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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2014 – Week 12

Loïc Baruteu vous présente, tous les jeudis, l’actualité des meilleurs prospects pour la draft NFL 2014. Nouveauté pour cette saison : un Top 25 mis à jour chaque semaine avec un focus sur le top 10. De plus, vous saurez « who’s hot » et « who’s cold » !

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Loïc Baruteu vous présente, tous les jeudis, l’actualité des meilleurs prospects pour la draft NFL 2014. Nouveauté pour cette saison : un Top 25 mis à jour chaque semaine avec un focus sur le top 10. De plus, vous saurez « who’s hot » et « who’s cold » !

Top 25 des meilleurs prospects NFL

1. QB Marcus Mariota, rSo, Oregon (=) 
Cette semaine : vs Utah, W 44-21 ; 19/26 (73.1%), 288 yds, 3 TD, 204.2 QB Rating.
Cette saison : 183/285 (64.2%), 2 819 yds, 25 TD, 176.2 QB Rating, 9 rush. TD.
Nouvelles consignes pour Marcus Mariota suite à son genou blessé : plus de courses ! Retour à un jeu plus traditionnel pour le quarterback des Ducks qui a dû s’appuyer uniquement sur son bras droit face à Utah. Et Mariota est revenu dans la lutte pour le Heisman Trophy par la seule force de son bras. Il ne rejoindra sûrement pas son ancien coach Chip Kelly à Philly en NFL puisque les Eagles n’auront certainement pas la possibilité de sélectionner le joueur d’Oregon et le quarterback hawaïen devrait être l’une des stars de la prochaine draft.
Comparable à : QB Vince Young.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

2. OLB Anthony Barr, Sr, UCLA (+1)
Cette semaine : vs. Washington, W 41-31 ; 7 tackles (5 solo), 1.5 TFL, 1 sack.
Cette saison : 51 tackles (33 solo), 14.5 TFL, 7 sack, 1 BrUp, 5 FF.
Même s’il est éclipsé ces derniers temps par son équipier Myles Jack, qui s’illustre aussi bien en attaque qu’en défense, Anthony Barr reste le leader défensif des Bruins et l’un des prospects les plus convoités par les franchises NFL. Le linebacker s’est montré décisif avec un sack qui a mis fin à un drive des Huskies à un moment important du match, lorsque les deux équipes étaient au coude à coude pour la victoire.
Comparable à : OLB Mario Williams, Buffalo Bills.
Destinations probables : New York Giants, Jacksonville Jaguars, Arizona Cardinals, Oakland Raiders, San Diego Chargers, Cleveland Browns, New York Jets, Houston Texans, Minnesota Vikings, Atlanta Falcons, Tampa Bay Buccaneers.

3. OT Jake Matthews, Sr, Texas A&M (-1)
Cette semaine : Bye.
Repos forcé cette semaine pour Jake Matthews et les Aggies avant le choc de la SEC face à LSU. L’attaque de Texas A&M devra se montrer sous son meilleur joueur car sa défense anémique devrait avoir quelques difficultés face aux Tigers. En ce qui concerne Matthews, il est toujours considéré comme le meilleur left tackle disponible et il semble improbable qu’il ne soit pas choisi en premier chez les linemen. Il ne devrait pas y avoir de surprise de dernière minute comme Fisher et Joeckel l’an dernier.
Comparable à : OT Joe Staley, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins, San Diego Chargers, New England Patriots.

4. DE Jadeveon Clowney, Jr, South Carolina (=)
Cette semaine : vs. Florida, W 19-14 ; 5 tackles (3 solo), 2 TFL.
Cette saison : 32 tackles (22 solo), 8.5 TFL, 2 sacks, 2 BrUp, 1 FF.
Jadeveon Clowney a souffert d’une blessure au pied assez tôt dans le match face aux Gators mais il a pu revenir sur le terrain par la suite. Le problème reste que le defensive end a beaucoup été gêné par des blessures au pied depuis le high school et il a été limité toute la saison après une campagne 2012 monstrueuse. Si les red flags continuent de s’accumuler, Clowney pourrait bien perdre quelques places et quelques centaines de milliers de dollars à la draft.
Comparable à : DE Julius Peppers, Chicago Bears.
Destinations probables : New York Giants, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Minnesota Vikings, Atlanta Falcons.

5. QB Teddy Bridgewater, Jr, Louisville (=)
Cette semaine : vs. Houston, W 20-13 ; 19/29 (65.5%), 203 yds, 124.3 QB Rating.
Cette saison : 219/309 (70.9%), 3 048 yds, 24 TD, 3 int, 177.4 QB Rating.
Courte victoire pour Louisville contre la modeste équipe de Houston et match sans étincelles de la part de Teddy Bridgewater. Cela faisait vingt-deux matches depuis le dernier match sans touchdown à la passe du quarterback et ses 203 yards représentent son plus faible total depuis dix-neuf rencontres. Bridgewater conserve cependant sa place parmi les favoris pour le first pick 2014 malgré plusieurs prestations décevantes cette saison et une opposition faiblarde chaque semaine.
Comparable à : QB Aaron Rodgers, Green Bay Packers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

6. WR Sammy Watkins, Jr, Clemson (=)
Cette semaine : vs. Georgia Tech, W 55-31 ; 5 rec, 104 yds, 2 TD.
Cette saison : 71 rec, 1 086 yds, 9 TD.
Sammy Watkins a une fois de plus fait étalage de ses capacités de playmaker face à Georgia Tech avec deux touchdowns dont un de 44 yards où sa vitesse de pointe a laissé sur le carreau tous les défenseurs adverses. Le combine sera très intéressant à suivre dans le cas du Tiger car les franchises NFL auront certainement des difficultés à se décider entre lui et Mike Evans, l’autre receveur d’élite de cette classe.
Comparable à : WR Torrey Smith, Baltimore Ravens.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers, Carolina Panthers, Cleveland Browns.

7. OLB Khalil Mack, rSr, Buffalo (+2)
Cette semaine : vs. Toledo, L 41-51 ; 15 tackles (6 solo), 2 TFL, 1 BrUp.
Cette saison : 74 tackles (40 solo), 13.5 TFL, 7.5 sacks, 6 BrUp, 2 FF, 3 int, 2 TD.
La cote de Khalil Mack n’en finit plus de grimper et il devrait être sélectionné dans le top 10 de la draft en tant que l’un des meilleurs pass rushers disponibles. Le joueur de Buffalo a peut être affronté une faible opposition cette année mais il faut se rappeler qu’il avait complètement désorganisé la ligne offensive d’Ohio State en début de saison.
Comparable à : OLB Von Miller, Denver Broncos.
Destinations probables : Buffalo Bills, San Diego Chargers, Pittsburgh Steelers, Philadelphia Eagles, Atlanta Falcons, New York Giants.

8. QB Johnny Manziel, rSo, Texas A&M (-1)
Cette semaine : Bye.
Cette saison : 230/315 (73.0%), 3 313 yds, 31 TD, 11 int, 186.9 QB Rating, 8 rush. TD.
Johnny Manziel fait son retour dans les conversations pour le Heisman Trophy et beaucoup estiment que le quarterback de Texas A&M mérite de remporter à nouveau le trophée, malgré un paquet d’interceptions comparé à l’an passé et l’absence de signature win. Son potentiel au niveau NFL fait cependant état de certaines inquiétudes et, avec la multitude de quarterbacks de talent, certaines franchises pourraient décider de ne pas tenter un pari risqué. Manziel affrontera LSU le week-end prochain et il doit s’attendre à une rude opposition.
Comparable à : QB Michael Vick, Philadelphia Eagles.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

9. OT Cyrus Kouandjio, Jr, Alabama (-1)
Cette semaine : vs. Mississippi State, W 20-7.
Petite victoire pour Alabama face à Mississippi State et on attend impatiemment de voir le Tide opposé à une concurrence plus rude (Auburn ?) pour voir si l’équipe de Nick Saban tient toujours la route dans les grands duels. Quant à Cyrus Kouandjio il est toujours solide, sa meilleure publicité étant la position de son quarterback A.J. McCarron dans le top 5 des prétendants au Heisman Trophy. Il pourrait toutefois souffrir de la rude concurrence à son poste à la draft et passer après Lewan ou Erving.
Comparable à : OT Branden Albert, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins, San Diego Chargers, New England Patriots.

10. WR Mike Evans, rSo, Texas A&M (+3)
Cette semaine : Bye.
Cette saison : 57 rec, 1 263 yds, 12 TD.
Le receveur a marqué des points cette saison et s’est affirmé comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, parmi les receveurs. Physique et doté de bonnes mains, son duo avec Johnny Manziel a fait briller l’attaque de Texas A&M et beaucoup de franchises NFL devraient être très attirées par le profil de Mike Evans. Il se classe à la troisième place en yards à la réception dans tout le pays et ses douze touchdowns font également bonne figure sur son CV.
Comparable à : WR Vincent Jackson, Tampa Bay Buccaneers.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers, Carolina Panthers, Cleveland Browns, Houston Texans.

11. OT Taylor Lewan, rSr, Michigan (-1)
Cette semaine : vs. Northwestern, W 27-19 (3OT).
Comparable à : OT Jake Long, St. Louis Rams.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins, San Diego Chargers, New England Patriots.

12. OLB C.J. Mosley, Sr, Alabama (=)
Cette semaine : vs. Mississippi State, W 20-7 ; 8 tackles (6 solo), 1 FF.
Cette saison : 8 tackles (6 solo), 7 TFL, 5 BrUp, 1 FF.
Comparable à : ILB Patrick Willis, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Minnesota Vikings, Dallas Cowboys, New York Giants, St. Louis Rams, Detroit Lions, Houston Texans, Atlanta Falcons, Buffalo Bills, New Orleans Saints.

13. OT Cameron Erving, rJr, Florida State (-2)
Cette semaine : vs. Syracuse, W 59-3.
Comparable à : OT Duane Brown, Houston Texans.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins, San Diego Chargers, New England Patriots.

14. DT Louis Nix, rJr, Notre Dame (=)
Cette semaine : Bye.
Cette saison : 27 tackles (11 solo), 2 TFL, 2 BrUp.
Comparable à : DT Vince Wilfork, New England Patriots.
Destinations probables : Philadelphia Eagles, New England Patriots, Tennessee Titans, Dallas Cowboys, St. Louis Rams, Minnesota Vikings, New York Giants, Atlanta Falcons, New Orleans Saints.

15. OLB Ryan Shazier, Jr, Ohio State (=)
Cette semaine : vs. Illinois, W 60-35 ; 16 tackles (11 solo), 3.5 TFL, 1.5 sacks, 1 FF.
Cette saison : 89 tackles (62 solo), 15.5 TFL, 5.5 sacks, 1 BrUp, 3 FF.
Comparable à : OLB Daryl Washington, Arizona Cardinals.
Destinations probables : Atlanta Falcons, Cincinnati Bengals, Washington Redskins, Buffalo Bills, Detroit Lions.

16. WR Marqise Lee, Jr, Southern California (+4)
Cette semaine : vs. Stanford, W 20-17 ; 6 rec, 83 yds.
Cette saison : 44 rec, 604 yds, 2 TD.
Comparable à : WR Victor Cruz, New York Giants.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers, Carolina Panthers, Cleveland Browns.

17. DE Vic Beasley, rJr, Clemson (-1)
Cette semaine : vs. Georgia Tech, W 55-31 ; 2 tackles (1 solo), 1.5 TFL, 1 BrUp.
Cette saison : 29 tackles (21 solo), 16.5 TFL, 10 sacks, 6 BrUp, 3 FF, 1 FR, 1 TD.
Comparable à : OLB Bruce Irvin, Seattle Seahawks.
Destinations probables : Buffalo Bills, Baltimore Ravens, Green Bay Packers, Seattle Seahawks, Tennessee Titans, Detroit Lions, Dallas Cowboys.

18. CB Ifo Ekpre-Olomu, Jr, Oregon (-1)
Cette semaine : vs. Utah, W 44-21 ; 1 tackle (1 solo).
Cette saison : 57 tackles (32 solo), 3 TFL, 2 BrUp, 1 FF, 2 int.
Comparable à : CB Richard Sherman, Seattle Seahawks.
Destinations probables : Green Bay Packers, Cleveland Browns, Tennessee Titans, Chicago Bears, Detroit Lions, Dallas Cowboys, Carolina Panthers, San Francisco 49ers, New England Patriots.

19. S Ha’Sean Clinton-Dix, Jr, Alabama (=)
Cette semaine : vs. Mississippi State, W 20-7 ; 4 tackles (1 solo), 0.5 TFL, 1 BrUp, 1 int.
Cette saison : 40 tackles (22 solo), 0.5 TFL, 4 BrUp, 2 int.
Comparable à : S Eric Berry, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : St. Louis Rams, New York Giants, Dallas Cowboys.

20. OLB Trent Murphy, Sr, Stanford (+5) HOT
Cette semaine : vs. Southern California, L 17-20 ; 8 tackles (6 solo), 4 TFL, 2 sacks, 1 FF.
Cette saison : 45 tackles (25 solo), 18 TFL, 12 sacks, 3 BrUp, 1 FF, 1 kick blocked, 1 int, 1 TD.
Fin du rêve cette saison pour Stanford, hors événements inattendus, et peut être même après car le Cardinal s’apprête à perdre quinze seniors titulaires l’an prochain. Trent Murphy a fait grimper sa cote toute la saison et son match face à USC a confirmé la tendance. Si la ligne offensive des Trojans n’est pas non plus un rempart insurmontable, le joueur a pu attraper à deux reprises le fuyant quarterback Cody Kessler pour autant de sacks, et surtout un fumble provoqué qui aurait pu faire beaucoup de bien à Stanford si USC n’avait pas bloqué le field goal du Cardinal sur le drive suivant. Pour en revenir à Murphy, il s’est imposé cette année comme le joueur le plus solide d’une ligne défensive très dominante et son avenir chez les pros s’annonce brillant.
Comparable à : Brian Cushing, Houston Texans.
Destinations probables : Atlanta Falcons, Denver Broncos, Dallas Cowboys, Seattle Seahawks, Philadelphia Eagles, Chicago Bears.

21. DT Ra’Shede Hageman, rSr, Minnesota (-3)
Cette semaine : vs. Penn State, W 24-10 ; 1 tackle (1 solo), 1 BrUp.
Cette saison : 29 tackles (17 solo), 9 TFL, 2 sacks, 7 BrUp, 2 kicks blocked, 1 int.
Comparable à : DT Marcell Dareus, Buffalo Bills.
Destinations probables : New England Patriots, Seattle Seahawks, Dallas Cowboys, Chicago Bears, New Orleans Saints, Green Bay Packers, Miami Dolphins.

22. QB Derek Carr, rSr, Fresno State (N)
Cette semaine : Bye.
Cette saison : 323/465 (69.5%), 3 421 yds, 32 TD, 4 int, 152.3 QB Rating, 2 rush. TD.
Comparable à : QB Jay Cutler, Chicago Bears.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

23. QB Brett Hundley, rSo, UCLA (-2) COLD
Cette semaine : vs. Washington, W 41-31 ; 13/22 (59.1%), 159 yds, 2 TD, 149.8 QB Rating.
Cette saison : 196/289 (67.8%), 2 384 yds, 20 TD, 8 int, 154.4 QB Rating, 7 rush. TD.
Passé l’effet de surprise de l’an dernier, Brett Hundley s’avère finalement être un bon quarterback, sans non plus crever le plafond. Les scouts devraient tout de même apprécier son potentiel mais il devrait y réfléchir à deux fois avant de se présenter à la draft cette année. Le joueur a plusieurs fois critiqué le système universitaire et ses « représentants » ont rencontré Jay-Z, avec sa casquette d’agent sportif de la boîte qu’il a fondé, Roc Nation. Hundley semble donc prêt à faire le grand saut chez les pros. Il aura cependant beaucoup de concurrence chez les quarterbacks. Deux rencontres décisives à venir pour UCLA face à Arizona State puis USC.
Comparable à : QB Colin Kaepernick, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

24. OG Cyril Richardson, Sr, Baylor (-1)
Cette semaine : vs. Texas Tech, W 63-34.
Comparable à : OG Mike Iupati, San Francisco 49ers.
Destinations probables : San Diego Chargers, Denver Broncos, Atlanta Falcons, Seattle Seahawks.

25. CB Jason Verrett, Sr, Texas Christian (N)
Cette semaine : vs. Kansas State, L 33-31 ; 4 tackles (4 solo), 1 FF.
Cette saison : 38 tackles (30 solo), 3.5 TFL, 1 sack, 12 BrUp, 1 FF, 2 int.
Comparable à : CB Brent Grimes, Miami Dolphins.
Destinations probables : Indianapolis Colts, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Tennessee Titans, Carolina Panthers, San Francisco 49ers.

L’ancienne gloire universitaire

SS Troy Polamalu, USC et Pittsburgh Steelers (NFL)

Troy Polamalu, Southern California / Pittsburgh Steelers

Né en Californie d’ascendants samoans, Troy Polamalu effectue sa scolarité et sa carrière au high school dans l’Oregon où il s’illustre en attaque comme running back et en défense en tant que defensive back. Le joueur reçoit les honneurs All-State en football et basketball durant sa saison junior tandis qu’il passe la majeure partie de son année senior à l’écart du terrain suite à une blessure.

Polamalu décide de revenir en Californie pour sa carrière universitaire afin de jouer pour les Trojans, en 1999. Utilisé comme remplaçant pour son année freshman, à la fois comme strong safety et free safety, il enregistre malgré tout d’excellentes statistiques avec notamment deux sacks, deux fumbles forcés et un punt bloqué. Titulaire par la suite comme strong safety durant trois ans, Troy Polamalu continue de s’illustrer avec quatre punts bloqués et six interceptions. Il est nommé All-American à l’issue de sa saison senior et figure parmi les finalistes du Jim Thorpe Award remis au meilleur defensive back du pays.

Blessé durant l’échauffement de l’Orange Bowl, son dernier match à USC, le safety voit son temps de jeu limité durant la rencontre et il est par la suite contraint de manquer le combine et le Senior Bowl. Les scouts NFL sont toutefois présents au Pro Day d’USC quelques semaines avant la draft pour voir en action Polamalu, qui est choisi en seizième position par les Pittsburgh Steelers.

Troy Polamalu est depuis devenu une légende vivante de la NFL, enregistrant 31 interceptions en dix ans et remportant deux Super Bowls. Le safety a également été invité sept fois au Pro Bowl, a été désigné NFL Defensive Player of the Year en 2010 et figure dans la NFL 2000s All-Decade Team ainsi que la Pittsburgh Steelers All-Time Team. L’ancien Trojan est aussi connu pour être l’égérie de la marque de shampoing Head & Shoulders dont la maison mère Procter & Gamble a contracté une assurance d’un million de dollars pour sa chevelure.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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9 commentaires

9 Comments

  1. DOWN

    21 novembre 2013 at 09h32

    J’aurais aimé trouver Boyd,le QB de Clemson dans ce top 25. Si Watkins cumule autant de yards et de touchdowns c’est que Boyd lui donne quelques bons ballons quand même…

    • Loïc Baruteu

      21 novembre 2013 at 11h58

      A moins que Boyd ne brille particulièrement grâce à Watkins. Le problème, et c’est quand même assez rare, c’est qu’il y a une classe de quarterbacks très profonde en qualité et en quantité et Boyd en subit les conséquences. Il a du talent mais peut être moins de potentiel NFL que Mariota, Bridgewater, Hundley, Carr, Mettenberger. Le cas de Manziel est à part, on lui accord le bénéfice du doute mais rien n’indique qu’il pourra percer chez les pros.

      • fred

        21 novembre 2013 at 14h16

        Boyd moins de potentiel que Mettenberger?
        j’ai un fort doute là…

      • DOWN

        21 novembre 2013 at 15h40

        Je suis d’accord avec Fred. Etant moi même supporter de LSU,je suis ravi de la progression que Mettenberger a faite cette saison. Rien à voir avec 2012. Mais je pense que Boyd reste meilleur,même si c’est de peu,ainsi que de Carr. Le QB de Clemson précède d’ailleurs celui de LSU dans la plupart des mock draft (qui se plantent lamentablement en général il est vrai). Mariota,Manziel,Bridgewater,Hundley font l’unanimité,même si une année de plus à UCLA ne ferait pas de mal à Hundley à mon avis…

  2. Mathieu

    21 novembre 2013 at 22h20

    pas de Jordan Matthews (Vanderbilt) ? Je le vois bien partir au 1er tour lui..

  3. Loïc Baruteu

    21 novembre 2013 at 23h46

    Fred, DOWN : justement Mettenberger a fait de gros progrès cette saison et il n’a pas atteint la pleine mesure de son potentiel. Il a déjà de solides bases (bras canon, mouvement des pieds, précision) et ses défauts peuvent être corrigés. C’est la valeur montante chez les quarterbacks cette saison. A l’inverse Boyd semble plafonner et son très mauvais match contre Florida State ne joue pas en sa faveur, d’autant plus que Clemson n’a pas affronté que des cadors cette saison.

    Mathieu : comme tout, beaucoup de prétendants et peu d’élus. C’est un vrai casse-tête chaque semaine pour décider du classement, des joueurs qui en sortent, qui y rentrent. Cependant je ne pense pas que Jordan Matthews ait assez de valeur pour figurer parmi les vingt-cinq meilleurs prospects de cette classe.

    • DOWN

      22 novembre 2013 at 12h19

      Les 2 seront sélectionnés à la draft de toute façon et si Mettenberger,Boyd,Bridgewater ou Mariota est sélectionné par les Vikings,ce sera une bonne pioche. Meilleure que Ponder ou Freeman en tout cas…

      • fred

        22 novembre 2013 at 14h55

        oui je ne comprends tjrs pas comment ces 2 là sont partis aussi haut (12eme et 17eme) à la draft avec les stats qu’ils avaient en ncaa…

    • fred

      22 novembre 2013 at 15h13

      Mettenberger a un super bras je suis d’accords mais il me semble avoir un manque cruel de leadership pour réussir en nfl
      par contre le w.e. dernier j’ai découvert P.J. Walker le QB de temple et il m’a vraiment impressionné, à mon avis il peut aller tres loin celui là.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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