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Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – #4

Chaque semaine, Loïc Baruteu vous présente un tour d’horizon de l’actualité de la draft NFL 2018 : First pick, Who’s hot, who’s not, Top 32 et bien d’autres choses. Vous saurez tout sur les futures stars de la NFL.

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Comme on aime bien croire qu’on peut prédire l’avenir à TBP, on analyse chaque semaine les prospects qui font du pied à la NFL et on rapporte ce qu’on a vu. Parce qu’on a sans doute plus de crédibilité que Migos, qui prédisait une saison sans défaite à Rutgers.

« I know I’m the No. 1 QB of the Redskins. » – Robert Griffin, ex-quarterback des Bears de Baylor en 2012

À la demande générale d’une personne, on va se pencher sur la question des quarterbacks qui sortent de la fac : un QB de college football qui a tout défoncé fait-il pour autant un bon QB en NFL ? Spoil : la réponse est non.

On en a des exemples tous les ans mais on continue d’attendre le messie chaque année en sachant qu’il peut tout aussi bien se planter royalement. Les Darnold, Rosen, Allen, Mayfield, Jackson, Falk, etc., comment savoir s’ils seront balèzes chez les pros ? Outre les arcanes impénétrables du monde du scouting des franchises NFL, il y a quand même des indices.

Prenons l’exemple d’anciens vainqueurs du Heisman, au hasard Johnny Manziel, énorme vedette à Texas A&M et joueur inarrêtable qui a ensuite baissé son froc et fait ses besoins sur la franchise toute entière des Browns. Évidemment, les scouts et la plupart des gens avec la télévision savaient que ce QB socialement déviant avait peu de chances de réussir en pro mais Cleveland y est allé quand même. Tous les quarterbacks ne sont cependant pas aussi mentalement instables que Manziel ou ils le cachent mieux, mais parfois les qualités physiques ne conviennent pas au jeu NFL, même si des gars comme Russell Wilson font évoluer la mentalité des GM.

On regarde si le quarterback possède un bras suffisamment puissant, la rapidité de son jeu de jambes, la vitesse de lancer, sa prise de décision, sa capacité à supporter la pression, à gérer son espace, éviter le pass rush, etc. Est-ce qu’il a joué dans une pro-style offense ? Une air-raid offense ? Il y a énormément de variantes sur le plan physique et on recherche des qualités comme le leadership, la maturité, l’équilibre mental, etc. Bref, c’est très compliqué et les scouts regardent plus loin que les statistiques, même si c’est forcément très important.

Jason White, le quarterback des Oklahoma Sooners en 2003, qui s’adjuge le Heisman et conduit son équipe au BCS Championship Game, n’a même pas été drafté. Sur les trente-deux quarterbacks NFL titulaires actuellement, cinq ont remporté le Heisman Trophy au cours des quinze dernières années. Matt Leinart, Tim Tebow, Robert Griffin et Johnny Manziel ont connu des carrières plus ou moins courtes chez les pros. Il y a aussi des franchises maudites ou tout simplement pas douées pour encadrer et entraîner un joueur. La réunion des Browns et de Manziel est un bon exemple pour expliquer le processus de la fission nucléaire aux enfants.

Bref, tout ça pour dire que si Baker Mayfield ou Luke Falk ne jouissent pas d’une énorme considération en dépit de leurs stats, ou que Josh Allen est si bien vu malgré des sorties perturbantes face aux top teams, c’est parce qu’il y a un monde d’écart entre le college football et la NFL et beaucoup de paramètres à prendre en compte. On pourrait en parler sur des pages mais on ne trouverait toujours pas la bonne recette pour faire d’un quarterback de college football un vrai patron de franchise pro. Donc on va s’arrêter là.

Who’s hot?

LB Roquan Smith, Georgia
C’est la honte mais on l’avait zappé la semaine dernière en teasing du match entre Mississippi State et Georgia. On sait très bien que c’est lui le meilleur joueur de Georgia depuis le début de la saison et qu’il porte la défense en leader avec les statistiques qui vont avec. En même temps, on a le temps de parler et de reparler de Roquan Smith d’ici la fin, même si ça viendra vite comme chaque année. Carpe diem. Roquan a beaucoup pesé dans le game avec ses 8 tackles et le souk qu’il a mis dans le backfield de Mississippi State, pour permettre à Georgia de s’imposer dans ce combat de Bulldogs, Michael Vick style.

DE Bradley Chubb, NC State
Il faut aimer le danger pour avoir parié sur le Wolfpack à l’extérieur mais finalement il s’est bien passé ce qu’on n’attendait pas : Florida State s’est fait défoncer par NC State. Et c’est en grande partie grâce à son pass rusher vedette Bradley Chubb, qui a victimisé le left tackle adverse toute la soirée, au point de finir à 7 tackles, dont 2 sacks, 1 forced fumble et surtout une pression infernale sur le quarterback. Avec des performances pareilles tout au long de la saison, Chubb pourrait bien débarquer dans la première partie du first round.

WR David Sills, West Virginia
« Baby quarterback » n’a pas connu la trajectoire qu’on lui annonçait à 13 ans, lorsqu’il a reçu sa première offre de bourse de USC par l’intermédiaire de l’inénarrable Lane Kiffin, mais il trace sa route et devrait même s’inviter un de ces quatre en NFL. Recruté par les Mountaineers comme QB, repositionné comme receveur puis transféré à El Camino College pour rejouer quarterback, avant de revenir à West Virginia comme receveur, tout ça en seulement deux ans, David Sills est éligible chez les pros et ses performances régulières depuis le début de la saison ainsi que son intelligence de jeu pourraient lui faire gagner un billet d’entrée pour la Ligue. Ça tombe bien, les Jets ont besoin d’un QB lol.

Who’s not?

WR Calvin Ridley, Alabama
Oh, un joueur d’Alabama qui est « not » ? Les gars du Tide sont généralement des prospects qui connaissent le taff en arrivant et qui sont extrêmement bien coachés, ce qui explique les énormes livraisons de joueurs à chaque draft NFL. Mais Calvin Ridley est en petite forme cette saison, alors qu’il devrait tout péter pour sa dernière année. Les inquiétudes sur ses drops ont trouvé écho face à Vanderbilt, lorsqu’il a manqué une réception qu’il aurait dû capter pour un touchdown. En outre, les scouts estiment qu’il doit prendre de la masse pour jouer en pro. On est encore loin du combine mais pour l’instant Calvin perd du terrain sur les autres top receveurs de cette classe.

QB Nick Fitzgerald, Mississippi State
Une vraie purge offensive pour les Bulldogs, ce match face à Georgia. Opposé à un front seven démoniaque qui a réduit au silence le jeu au sol de Mississippi State, Nick Fitzgerald a sorti l’une de ses pires performances, manquant constamment de précision dans ses passes et balançant des bonnes briques. Georgia s’est fait plaisir et ses défenseurs, invisibles aux yeux du QB, sont allés chercher 2 interceptions. Fitzgerald a montré qu’il a du pain sur la planche pour assurer comme pocket passer et qu’il doit prendre la sage décision de revenir à la fac l’an prochain.

LB Josey Jewell, Iowa
Eh oui, Josey Jewell, que vous avez élu, mesdames et messieurs, joueur défensif de la semaine passée. Il a évidemment assuré le spectacle avec de belles statistiques, mais s’est aussi pris la misère à plusieurs reprises par Saquon Barkley, qui s’échappait régulièrement des plaquages du linebacker. Évidemment, on parle d’un running back intenable mais ils sont beaucoup comme lui en NFL et les scouts se demandent si Jewell ne manquera pas des tackles en série chez les pros comme il l’a fait face à Barkley. Ce match face à Penn State a confirmé la cote de Josey, qui est plutôt vu comme un cireur de banc de touche pour la Ligue.

Top 32

1. QB Sam Darnold, USC (=)
USC ne convainc pas franchement mais reste invaincu. Comme si Sam Darnold avait toujours le moyen de faire gagner son équipe. Comme avec Jésus Christ, il y a eu un avant et un après. Et après Darnold donc, USC est à 13-1, dont treize victoires consécutives. Ça balance pas mal d’interceptions cette année mais la moitié est imputable à son escouade de receveurs aux mains lubrifiées. Ou alors il fait exprès de balancer des interceptions parce qu’il s’emmerde sur le terrain. Mais quel génie.

2. DE Arden Key, LSU (=)
Arden Key cette année, c’est un peu un touriste dans le college football. Tout le monde sait, et surtout lui, qu’il sera pris à une position vertigineuse à la draft, potentiellement avec le premier choix, donc il se promène un peu et profite du panorama avant de prendre ses valises qui sont déjà prêtes. Contre Syracuse, il a empilé 2 tackles. Eh oui, tout ça. Il faut dire à sa décharge que les autres équipes évitent de jouer avec lui parce qu’il est trop fort. Ça joue perso et le petit Arden se tourne les pouces en pensant à ce qu’il va s’acheter avec son premier contrat. Une maison à Los Angeles ? Parfait pour une transition en douceur chez les Rams, ou les Bronzés de la NFL.

3. OT Trey Adams, Washington (+1)
Il faut croire que les Huskies sont désormais des types importants dans le biz du college football. Sans trembler face à Colorado, la défense de Washington a sorti les crocs. Trey Adams a fait le taff, ni plus, ni moins. Pour l’instant, parce que ça peut vite changer d’ici la draft, le left tackle des champions de Pac-12 en titre est le meilleur prospect à son poste pour 2018. On le verra peut être en finale nationale cette fois-ci.

4. RB Saquon Barkley, Penn State (+1)
Avant le début de la saison, tout le monde se disait : « mon Dieu, Penn State est verni avec Trace McSorley et Saquon Barkley dans le backfield. » Maintenant, tout le monde a oublié le quarterback et n’a d’yeux que pour le running back. Mais comment en est-on arrivés là ? Il suffit de regarder les highlights offensifs des Lions contre Iowa. On y voit pratiquement toujours le même joueur, qui transperce une défense qui s’est quand même fait une bonne réputation. Barkley a même mis la honte à Josey Jewell et a battu un record de Penn State en total de yards. Solide sur les appuis.

5. QB Josh Rosen, UCLA (-2)
Peste, Josh perd encore des places, ça craint. UCLA perd et Jim Mora sue à grosses goûtes. C’est pas génial de se faire découper en lamelles comme un oignon par Stanford qui vient de se prendre la honte par San Diego State, qui est désormais l’équipe de football qui pèse dans le Sud profond de la Californie en attendant le futur déménagement des Chargers à Tijuana. Josh a un peu mal joué quand même. Même s’il a balancé 60 tentatives de passe, dont les deux tiers sont arrivées à bon port, il s’est montré maladroit par instants avec des passes peu précises et notamment 2 interceptions. On sait que le QB des Bruins est capable de moments magiques mais la régularité est son plus gros problème pour l’instant. Ça et la nullité générale de son équipe. Ça fait beaucoup trop à gérer pour un gamin, accroche-toi Josh et vise mieux stp.

Power moves

Une publication partagée par Josh Rosen (@josh3rosen) le 17 Oct. 2015 à 12h15 PDT

6. SS Derwin James, Florida State (=)
7. FS Minkah Fitzpatrick, Alabama (=)
8. WR Equanimeous St. Brown, Notre Dame (=)
9. WR Christian Kirk, Texas A&M (+1)
10. DT Da’Ron Payne, Alabama (+1)
11. OT Mike McGlinchey, Notre Dame (+2)
12. WR Calvin Ridley, Alabama (-3)
13. DT Christian Wilkins, Clemson (+1)
14. DE Bradley Chubb, NC State (+6)
15. QB Lamar Jackson, Louisville (=)
16. DE Dorance Armstrong, Kansas (=)
17. DT Trenton Thompson, Georgia (-5)
18. CB Iman Marshall, USC (=)
19. OG Quenton Nelson, Notre Dame (-2)
20. CB Kevin Toliver, LSU (-1)
21. OT Connor Williams, Texas (+2)
22. DE Harold Landry, Boston College (+6)
23. DT Andrew Brown, Virginia (-2)
24. LB Cameron Smith, USC (-2)
25. WR Courtland Sutton, SMU (-1)
26. SS Ronnie Harrison, Alabama (N)
27. OT Martinas Rankin, Mississippi State (N)
28. LB Roquan Smith, Georgia (N)
29. TE Hayden Hurst, South Carolina (-2)
30. DT Vita Vae, Washington (-5)
31. DE Duke Ejiofor, Wake Forest (N)
32. WR Parris Campbell, Ohio State (-1)

Le duel à suivre

Virginia Tech vs. Clemson
Il y a bien un Alabama – Mississippi intéressant ce week-end mais comme on sera en Virginie, autant parler de ce match, ça fait réviser. Sur le papier, ça donne quand même une équipe des Hokies qui semble meilleure que celle de l’an passé face au champion en titre Clemson. Il y a évidemment un paquet de joueurs NFL des deux côtés, en particulier sur la ligne défensive des Tigers dont on ne peut s’empêcher de parler ou de cauchemarder la nuit. DT Christian WilkinsDE Austin Bryant et DE Clelia Ferrell ont été éprouvé cette saison et s’en sont toujours sortis comme des chefs.

En attaque chez Clemson, il y a WR Deon Cain qui sera rudoyé par l’infernale secondary des Hokies avec CB Adonis Alexander et CB Brandon Facyson, mais encore CB Greg Stroman et FS Terrell Edmunds. Dans l’ensemble, cette défense de Virginia Tech devrait opposer un gros défi à Clemson, soutenue par le cadet de Terrell, LB Tremaine Edmunds, probable future star NFL, et LB Andrew Motuapuaka.

Les rookies NFL

Qu’est-ce que ça donne du côté des « fils de pute » qui jouent chez les pros ? En attendant la guerre civile, la vie continue. Cette saison est un peu folle, mais pas assez pour que les Browns jouent avec un bon quarterback. QB DeShone Kizer (Notre Dame/Cleveland) a fait illusion au début mais ça va moins bien depuis que la vraie saison a commencé. On attend du progrès ou un autre candidat à l’abattoir pour les Browns l’an prochain.

QB Deshaun Watson (Clemson/Houston) a bien géré son match face aux Pats malgré la défaite, puis il a filé sa première semaine de salaire aux mesdames de la cantine des Texans pour les aider à se remettre des catastrophes naturelles qui ont frappé Houston récemment. On ne parle évidemment pas des Jacksonville Jaguars mais de l’ouragan Harvey. Il y a des choses plus importantes dans la vie que le football. C’est ce que doit se dire DE Solomon Thomas (Stanford/San Francisco) depuis le début de la saison. Porté disparu sur le terrain, Thomas est sans doute à la recherche de son moi intérieur dans la folle ambiance wawache de San Francisco. Peut être s’est-il mis à la peinture, à poser nu, à fumer des longues cigarettes roulées, à assister à des concerts d’électropop. Ça serait bien qu’il revienne vite parce que les 49ers ont besoin de joueurs, a fortiori de bons joueurs.

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Sinon, RB Leonard Fournette (LSU/Jacksonville) a mis son touchdown habituel, RB Christian McCaffrey (Stanford/Carolina) continue sa lente transformation comme receveur, FS Malik Hooker (Ohio State/Indianapolis) se construit un ratio d’1 interception par match. Mais surtout, K Jake Elliott (Memphis/Philadelphia), un rookie, est devenu le nouveau héros de Philly avec un field goal de 61 yards pour la victoire dans les ultimes instants de la rencontre face aux Giants. Bravo à DE Jeremiah Valoaga (UNLV/Detroit), non drafté, pour son premier sack chez les pros, peut être le premier d’une longue série.

Le futur grand

WR John Ursua, Hawaii
John Ursua a bien choisi sa destination. Peinard sous les cocotiers, il peut profiter de l’attaque explosive, quand elle fonctionne, des Rainbow Warriors. Depuis le début de la saison, il a compilé 453 yards à la réception et 3 touchdowns. Tout ça en ayant manqué une rencontre. Il faut dire qu’il avait bien démarré avec déjà 272 yards et 1 TD en ouverture face à Massachusetts. Du coup, Johnny a été intégré à la watchlist du Biletnikoff Award, qui récompense chaque année le meilleur receveur du pays. Tout ça c’est bien mais le Warrior n’est plus tout jeune non plus puisqu’il a passé deux ans, cocorico, en mission pour une église à Paris. Quelqu’un l’a déjà croisé à Barbès ?

Le moment LOL

Incroyable mais vrai, en 1982, les Tampa Bay Buccaneers se plantent de mec. Un peu comme les Français aux élections. À cette époque lointaine où l’on sait faire du feu depuis peu, les moyens de communication sont encore rudimentaires. La franchise floridienne choisit d’envoyer à New York le responsable de l’équipement comme représentant à la draft. Voilà. Ah non, il y a encore plus drôle en fait. Pat Marcuccillo, c’est son nom, reçoit comme instruction d’inscrire deux noms sur deux cartes différentes : Sean Farrell, un OL de Penn State, et Booker Reese, un pass rusher de Bethune-Cookman, soit les deux cibles des Bucs pour le premier tour.

Lorsque vient le tour de Tampa Bay, soit le 17e choix, les mecs ne se pressent pas et laissent défiler quatorze minutes. Il n’en reste plus qu’une quand Ken Herock, un des boss de la franchise à l’époque, appelle Pat pour lui donner ses instructions : « Écoute, Pat, tu as deux noms avec toi. On ne choisit pas Sean Farrell, on choisit Booker Reese. Vas y. »

Sauf qu’avec le bruit ambiant, Pat n’entend pas Kenny lui parler de Booker Reese. Comme il a clairement entendu prononcer le nom de Sean Farrell, il pense que c’est le choix des Bucs. En toute tranquillité, il refile donc la carte avec le nom du lineman et Pete Rozelle, grand manitou de la Ligue avant Goodell, annonce la sélection du joueur de Penn State par Tampa Bay. Le front staff resté à Tampa est sur le cul mais reprend vite ses esprits car la franchise veut Booker Reese. Un trade est monté pour que les Buccaneers puissent choisir le defensive end au début du second tour, en échange de leur choix de premier tour de l’année suivante. Amen.

Contre toute attente, ce dernier s’avère plutôt mauvais et ne pèsera jamais sur le jeu de son équipe, qu’il quitte après deux saisons dans l’ombre. À l’inverse, l’indésirable Sean Farrell est probablement l’un des meilleurs offensive linemen de l’histoire des Bucs. Cependant, après son arrivée, la franchise s’empêtre dans des résultats pourris. À l’issue de son contrat, il décide de prolonger pour un an en espérant une progression, mais il se taille finalement chez les Patriots où l’herbe est plus verte. Au cours de sa dernière saison, Farrell avait d’ailleurs balancé aux supporters : « Je sais ce que je veux pour Noël… Me tirer de Tampa Bay. » Destinée.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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