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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – #3

Chaque semaine, Loïc Baruteu vous présente un tour d’horizon de l’actualité de la draft NFL 2018 : First pick, Who’s hot, who’s not, Top 32 et bien d’autres choses. Vous saurez tout sur les futures stars de la NFL.

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Comme on aime bien croire qu’on peut prédire l’avenir à TBP, on analyse chaque semaine les prospects qui font du pied à la NFL et on rapporte ce qu’on a vu. Parce qu’on a sans doute plus de crédibilité que Migos, qui prédisait une saison sans défaite à Rutgers.

Et la Ivy League ?

On en parle très peu, sûrement parce que ça n’a aucun intérêt, mais l’Ivy League possède une conférence de football où les petits génies des huit grandes facs historiques américaines se fracassent le cervelet chaque week-end. Comme le niveau est assez nul et les stades moyennement sexy, et qu’en plus l’Ivy League ne participe pas aux bowls de post-season. Pourtant, en 1949, le joueur de Penn Chuck Bednarik est sélectionné en première position par les Philadelphia Eagles et c’est aujourd’hui un Hall of Famer et une légende de ce sport. Historiquement, Columbia, Penn et Yale sont les trois programmes majeurs de la conférence, même si Harvard est devenue la place forte aujourd’hui.

Il y a donc quand même quelques mecs qui émergent et se retrouvent en NFL, même si c’était bien plus simple à l’époque quand le sport universitaire n’était pas complètement professionnalisé. Cette année, il n’y a eu aucun migrant d’Ivy League sélectionné à la draft, même si Alex Torgersen s’est trouvé un job confortable de troisième quarterback à Washington après avoir été signé puis coupé par Atlanta. Torgersen possède le record de yards à la passe en carrière à Penn, la classe. On ne devrait évidemment pas le voir jouer de sitôt, sauf catastrophe chez les Redskins qui n’ont déjà pas besoin de ça.

En 2016, deux joueurs étaient sélectionnés à la draft : le tight end Seth DeValve, de Princeton, par les Cleveland Browns au quatrième tour, seulement trois places après Dak Prescott, et l’offensive tackle Cole Toner, d’Harvard, par les Arizona Cardinals au cinquième tour même si on s’attendait à entendre ce nom prononcé bien plus tôt ; Cole nous a rappelé que la cote d’un prospect est surtout définie par le niveau de confrontation face auquel il a évolué. Dominer des peintres n’impressionne pas vraiment.

DeValve a tout de même inscrit 2 touchdowns en 10 réceptions et 127 yards pour les Browns en 2016, et a surtout fait parler de lui en étant le premier joueur blanc à se joindre au mouvement de protestation face à l’hymne national initié par Colin Kaepernick. Quant à Toner, il a participé à deux rencontres comme rookie l’an dernier avant d’être coupé cette saison et de signer sur le practice squad des Cincinnati Bengals.

En NFL, on trouve quand même pas mal de monde qui sort d’Ivy League mais principalement des membres de l’organisation. Jason Garrett, head coach des Dallas Cowboys, est diplômé de Princeton et Bill O’Brien, à la tête des Texans, sort de Brown. Robert Kraft, le fameux propriétaire des Patriots, et Javier Loya, proprio de Houston, sont tous deux des alumni de Columbia. Dans l’ensemble, les anciens d’Ivy League qui bossent dans l’orga d’une franchise NFL sortent surtout de Dartmouth ou Harvard. Du côté des joueurs, ils ne s’éternisent généralement pas dans la Ligue même si on peut citer le quarterback Ryan Fitzpatrick (Tampa Bay Buccaneers) d’Harvard, dans sa 13e année, et le long snapper Zak DeOssie (New York Giants) de Brown, double champion du Super Bowl en dix ans de carrière.

Et pour 2018, a-t-on une chance de voir un prospect d’Ivy League sélectionné à la draft ? Probablement, puisque OG Larry Allen III, rejeton du Hall of Famer Larry Allen Jr. et actuel joueur d’Harvard, devrait se présenter. Les scouts aiment son gabarit et sa puissance, et particulièrement ce qu’il a dans le crâne après avoir suivi des études dans l’une des facs les plus reconnues au monde. Un bon joueur de vestiaire comme la plupart des alumni d’Ivy League.

Who’s hot?

OT Martinas Rankin, Mississippi State
Opposé à Arden Key, Martinas Rankin a plutôt bien tenu la baraque. Déjà, les Bulldogs ont gagné. En plus, Rankin s’est avéré excellent en protection de passe pour donner le temps à son quarterback de bien démolir la défense de LSU. Les regards commencent à se tourner vers lui après ses récentes prestations. Il n’y a pas foule à son poste, il pourrait faire un bon left tackle en NFL, ce qui attisera forcément l’intérêt général et ce peut être même dès le premier tour.

DE James Hearns, Louisville
On se demandait si James Hearns avait simplement fait un match pourri face à North Carolina ou s’il avait perdu son niveau. On a eu la réponse face à Clemson. Si tous les autres défenseurs de Louisville s’étaient donnés autant que lui, le résultat final aurait certainement été différent. Avec 8 tackles et 2 sacks malgré une protection en double team face à lui la plupart du match, Hearns a rappelé aux scouts qu’il a le talent d’un prospect du premier tour.

WR Deontay Burnett, USC
Finalement, à chaque fois qu’on regarde les highlights de Sam Darnold, il y a toujours ce numéro 80 au bout de l’action, cet ancien prospect trois étoiles perdu dans un troupeau de receveurs quatre ou cinq étoiles. Il y a eu le Rose Bowl, avec 3 touchdowns à la réception, et il y a ce début de saison en boulet de canon où Deontay Burnett s’est affirmé tout seul, comme un grand, comme le meilleur receveur des Trojans cette année, et peut être même du pays. En tout cas, PFF l’adore. Il y a sans doute encore un peu de place pour un receveur de chez USC en NFL.

Who’s not?

WR Jester Weah, Pittsburgh
Ok, il n’a rien d’une superstar mais Jester Weah semblait faire un bon prospect pour intégrer une escouade de receveurs NFL et pourquoi pas même devenir une bonne cible d’appoint. Le receveur figure d’ailleurs sur la watchlist du Senior Bowl, ou l’école de la seconde chance avant la NFL. Mais sa prestation anémique dans la défaite contre Oklahoma State ne joue clairement pas en sa faveur alors qu’on attend de lui qu’il soit le leader d’un groupe inexpérimenté. Jester n’a pas le choix, il se doit se bouger le cul cette saison s’il ne veut pas rater son rêve américain de jouer chez les pros.

CB Duke Dawson, Florida
Ce n’est pas l’engagement qui est remis en cause mais malheureusement Duke Dawson est un peu frêle pour se mesurer aux mastodontes de NFL. Face à Tennessee, il s’est fait marcher sur la tronche par le running back John Kelly à plusieurs reprises. Sa faiblesse face à la course devrait donc le faire dégringoler à la draft, même si son activité est intense sur le terrain : 6 tackles, 1 TFL, 2 passes défendues et 1 interception contre les Vols pour le slot cornerback de poche.

DE Harold Landry, Boston College

Harold Landry était complètement aux fraises contre Notre Dame. Opposé au right tackle, censé être le point faible de la ligne offensive des Irish, le pass rusher de Boston College n’a jamais pesé et s’est même éteint complètement les quelques fois où il était aligné face à Mike McGlinchey ou Quenton Nelson. C’est sympa de faire briller les autres mais c’est pas comme ça qu’on décroche une sélection au premier tour de la draft.

Top 32

1. QB Sam Darnold, USC (=)
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Alors que dire de Sam Darnold, qui ne cligne pas même les yeux devant des DL d’une tonne ? Malgré un coaching staff de non-voyants et une escouade de receveurs presque tous manchots, le QB continue sa route avec sa série de victoires qu’il maintient en vie presque tout seul depuis un an. On ne devrait pas trop tarder à voir apparaître des memes avec Darnold et Chuck Norris.

2. DE Arden Key, LSU (+1)
Ça y est, Arden Key est revenu jouer. C’était bien, un peu de pression sur le quarterback de Mississippi State pour commencer mais rien de trop méchant, histoire que les Tigers se fassent quand même démolir. Pas folichon du coup, mais son papa était là pour mettre de l’ambiance à propos de l’absence inexpliquée de son fiston pendant plusieurs semaines cet été : « c’était le moment de s’écarter du football. Il s’est perdu. Il a eu trop de succès, trop tôt. Toute cette pression d’être un étudiant-athlète. On avait oublié qu’il était toujours un gamin essayant de trouver sa voie dans la vie. Tout ça lui est tombé dessus. (…) Il a beaucoup changé. Il devait définir ses priorités. Il voit la vie différemment parce qu’il s’est éloigné du football. Il n’a jamais été loin. En s’éloignant, il l’apprécie encore plus. » Crise existentielle d’ado à la Pascal le grand frère, mauvais road trip à Tijuana, on ne saura probablement jamais la raison de cet éloignement passager. En tout cas, c’était bien d’en profiter maintenant avant qu’on lui pose un traceur GPS sous la peau dans la Ligue.

3. QB Josh Rosen, UCLA (-1)
Bon, Josh a perdu une place pour marquer le coup. C’est quand même la loose de se prendre une branlée en défense par Memphis quand on vise le titre de conférence, les Bruins sont redevenus ce poulet sans tête de l’an dernier qui perdait tous ses repères en déplacement. Même s’il n’y a pas grand chose à reprocher à Josh Rosen qui concentre 99,9% de l’attaque entre ses mains. Le jeu au sol est classé 102e du pays, avec 365 yards en trois rencontres. Le jeu aérien est classé 2e du pays. Deux moches interceptions quand même pour Josh, même si la deuxième est surtout une erreur de communication avec son receveur.

4. OT Trey Adams, Washington (+2)
Trey Adams débarque dans ce top 5 comme Donald Trump à l’ONU, et ce pour plusieurs raisons. Premièrement, cette classe est pour l’heure considérée comme faiblarde au niveau des offensive tackles et la valeur du garçon de Washington s’en trouve multipliée. Deuxièmement, Adams semble avoir retrouvé le niveau affiché contre Alabama l’an dernier et qui avait fait frémir les poils du nez de la plupart des scouts NFL. Agile comme une danseuse étoile, il est aussi bon en protection de passe que dans le block pour la course et devrait faire un bon LT titulaire dès ses débuts dans la Ligue.

5. RB Saquon Barkley, Penn State (-1)
Saquon Barkley commence à ressembler à Christian McCaffrey et ces running backs capables de réceptionner plus de 100 yards par match. Quel malheur de le voir reculer dans ce classement hautement subjectif mais la vie est faite de choix. Sélectionner un running back dans les premières minutes de la draft, c’est comme sélectionner un kicker au second tour. Évidemment, il y a toujours une franchise en mal de clinquant pour décider qu’il s’agit d’une bonne décision. Donc Saquon Barkley a autant de chances que Leonard Fournette l’an dernier, par exemple, d’entendre son nom appelé assez rapidement. Allez les Colts, on fait ça.

6. SS Derwin James, Florida State (-1)
7. FS Minkah Fitzpatrick, Alabama (=)
8. WR Equanimeous St. Brown, Notre Dame (+1)
9. WR Calvin Ridley, Alabama (-1)
10. WR Christian Kirk, Texas A&M (+1)
11. DT Da’Ron Payne, Alabama (+1)
12. DT Trenton Thompson, Georgia (+1)
13. OT Mike McGlinchey, Notre Dame (+3)
14. DT Christian Wilkins, Clemson (=)
15. QB Lamar Jackson, Louisville (-5)
16. DE Dorance Armstrong, Kansas (+1)
17. OG Quenton Nelson, Notre Dame (+3)
18. CB Iman Marshall, USC (-3)
19. CB Kevin Toliver, LSU (-1)
20. DE Bradley Chubb, NC State (-1)
21. DT Andrew Brown, Virginia (=)
22. LB Cameron Smith, USC (=)
23. OT Connor Williams, Texas (=)
24. WR Courtland Sutton, SMU (=)
25. DT Vita Vae, Washington (=)
26. CB Tarvarus McFadden, Florida State (=)
27. TE Hayden Hurst, South Carolina (=)
28. LB Matthew Thomas, Florida State (=)
28. DE Harold Landry, Boston College (-6)
29. DE Sam Hubbard, Ohio State (=)
30. RB Derrius Guice, LSU (=)
31. WR Parris Campbell, Ohio State (=)
32. WR Antonio Callaway, Florida (=)

Le duel à suivre

Mississippi State vs. Georgia
Comme on dit, y a rien de folichon cette semaine au programme. Mais il y a quand même une affiche de SEC pas dégueu, avec pas mal de prospects NFL. On a déjà parlé de OT Martinas Rankin qui pète le feu cette saison avec les Bulldogs et qui garde bien les fesses de QB Nick Fitzgerald au frais, même si celui-ci devrait avoir quelques frayeurs à l’intérieur avec DT Trenton Thompson en face. On verra aussi le duo composé de RB Nick Chubb et RB Sony Michel, deux prospects avec des prophéties différentes puisque Chubb pourrait bien être sélectionné dès le premier tour si son corps fragile lui laisse du répit.

FS Dominick Sanders devrait être la caution anti-aérienne pour faire face au bon jeu de passe de Mississippi State et à WR Donald Gray, mais pas sûr que ça suffise. Verdict très bientôt.

Les rookies NFL

Que s’est-il passé en NFL le week-end dernier pour les petits nouveaux ? Certains continuent de se faire balloter dans tous les sens comme les receveurs des Pats dans le trafic mais d’autres ont déjà bien pris leurs marques. Comme QB Deshaun Watson (Houston) avec son superbe touchdown à la course de 49 yards pour offrir la victoire aux Texans devant les Bengals. S’il n’est pas encore au top niveau jeu aérien, Watson a déjà montré des signes de progression depuis ses débuts très récents en NFL.

Pour l’élection du rookie de la semaine, la Ligue avait sélectionné RB Kareem Hunt (Kansas City), qui continue d’impressionner avec ses 2 touchdowns face aux Eagles, FS Malik Hooker (Indianapolis), pour sa première interception chez les pros, DE Solomon Thomas (San Francisco), pour lui remonter le moral d’être dans une équipe aussi nulle et pour sa présence défensive, RB Chris Carson (Seattle), qui a atteint les 100 yards au total, et enfin LB Tyus Bowser (Baltimore), auteur d’un sack et d’une interception.

Bravo à WR Juju Smith-Schuster (Pittsburgh), quatrième receveur dans la hiérarchie mais qui devrait vite obtenir une promotion. Avec un touchdown la semaine dernière et un physique imposant dont il n’hésite pas à se servir, c’est une menace de plus dans l’attaque déjà flippante des Steelers.

Par contre, les Browns doivent continuer de penser qu’ils sont maudits avec les quarterbacks. Alors qu’ils pensaient avoir trouvé une pépite en QB DeShone Kizer (Cleveland), ce dernier a fait absolument n’importe quoi contre les Ravens : 2 sacks, 3 interceptions et 1 fumble, sans inscrire de touchdown et en passant un quart-temps sur la touche pour des migraines, visiblement héréditaires et qu’il avait déjà au lycée, sale bilan sur l’état de leur quarterback après à peine quelques rencontres en pro.

Le futur grand

LB Devin Bush, Michigan
Avec son nom qui rappelle de si bons souvenirs au département des sports de USC et aux fans des Saints, Devin Bush est la grosse valeur montante de l’année du côté de Michigan. La moitié des joueurs de son équipe l’a déjà qualifié de « monstre » en interview et l’autre moitié le fera sûrement dans les prochains jours. Il faut dire que le linebacker, qui compte déjà 4 sacks en trois matches, s’est imposé sur l’extérieur de la défense comme une vraie plaie pour les attaques adverses. Sophomore, Bush n’était pas attendu aussi vite à un tel niveau de performance et de régularité, ce qui fait encore dire aux observateurs que le meilleur reste à venir pour celui qui pourrait s’imposer comme le meilleur pass rusher du pays.

Le moment LOL

On remonte à 2007, où seulement huit prospects étaient alors invités à la draft pour le premier tour. Presque de la franc-maçonnerie. Brady Quinn est l’un d’entre eux. Le quarterback de Notre Dame a remporté plusieurs récompenses de prestige et les scouts s’attendent à le voir partir dans le top 5. Surtout avec les Cleveland Browns qui possèdent le troisième choix de la draft et qui ont absolument besoin d’un QB. Sauf que rien ne se passe comme prévu pour le pauvre Brady qui porte admirablement mal son prénom et qui va passer une sale soirée.

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Outre le fait d’être sélectionné par les Browns, qui étaient déjà une équipe de merde où personne ne voulait se retrouver à l’époque, Quinn doit attendre le 22e choix pour enfin entendre son nom prononcé par Roger Goodell. Alors que les sept autres mecs invités avec lui étaient déjà tous partis dans les huit premières sélections. Brady décide de faire du boudin, parce que quand même il faut pas déconner mais c’est déjà une star et il va emmener n’importe quelle franchise au Super Bowl direct. Du moins c’est sans doute le discours de ses agents qui avaient dû lui promettre une sélection dans le top 5, voire le top 3.

Cleveland toujours décide de faire le bon choix, pour une fois, en prenant Joe Thomas avec le 3rd pick, même si à l’époque ils se sont fait déglinguer parce que tout le monde voulait Quinn. Les Browns le veulent aussi mais ils doivent désormais attendre le second tour et ça fait loin. Comme les Raiders ont déjà pris Jamarcus Russell, là-aussi une sage décision, et que les autres franchises n’ont soit pas envie d’un QB, soit pas envie de Brady Quinn, ce dernier glisse tranquillement jusqu’au 22e choix des Dallas Cowboys. Comme on n’est pas dans un film avec Kevin Costner, les Browns ont eu un peu de mal à monter un échange pour grimper au premier tour mais les Texans sont chauds et Cleveland peut enfin choisir l’élu.

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Ce dernier, qui s’emmerde royalement depuis qu’il est tout seul dans la green room, s’est mis à l’aise. Pris par surprise, peut être assommé par le fait d’être choisi par les Browns alors qu’il pensait y avoir échappé, Brady débarque devant Roger Goodell débraillé, chewing-gum à la bouche et cheveux en vrac. Une attitude jugée « anti-professionnelle » par Joe Theismann, un autre ancien QB de Notre Dame. Ce à quoi Brady lui répond qu’en gros il n’en avait rien à foutre de sa dégaine après avoir poireauté quatre heures et demi car il voulait monter le plus vite possible sur scène pour que son cauchemar s’arrête.

Mais son cauchemar ne faisait que commencer. Outre la relation conflictuelle entre la franchise de Cleveland et sa capacité à trouver un bon quarterback, Brady Quinn n’était franchement pas l’homme de la situation, même si on le comparait avant son arrivée en NFL à Carson Palmer. Après trois années où il joue très peu avec les Browns, l’ancien Irish entame sa nouvelle carrière de journeyman avec une belle pige d’une saison à Kansas City où il balance deux touchdowns et huit interceptions.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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5 commentaires

5 Comments

  1. Tamoul_à_moustache

    23 septembre 2017 at 11h16

    Salut Loïc. Super rubrique pour se tenir au courant, il y a tellement de joueurs à suivre chaque semaine !
    Pour la section Rookies NFL, tu pourrais rappeler leur fac, stp? Alors, c’était il y a seulement un an qu’ils sont partis et « DeShone Kizer (Browns/Notre Dame) » c’est lourd à écrire mais, moi, ca me permettrait de me souvenir d’où ils viennent 🙂

    • Loïc Baruteu

      24 septembre 2017 at 15h18

      Ça me paraît acceptable, allez !

  2. pep

    24 septembre 2017 at 00h23

    Etonné encore une fois (comme les années précédentes) de ne pas voir QB Bayer Mayfield dans cette liste.

    • Loïc Baruteu

      24 septembre 2017 at 15h32

      Il a des traits NFL, quant à savoir s’il vaut un choix de premier tour, la question reste entière. Les scouts se méfient de la transition des QB stars du college football en NFL. Il y a dix ans, les Sooners avaient déjà un QB star, Jason White, qui a remporté le Heisman et qui les a conduit en finale nationale, pourtant il n’a même pas été sélectionné à la draft. Il y a énormément de paramètres, par exemple le fait que Mayfield a été arrêté cet été, qu’il était un prospect moyen en sortant de high school, qu’il a été transféré de Texas Tech où il n’était pas titulaire, etc.

      Bref une équipe peut toujours tomber in love comme on dit mais pour l’instant son profil laisse songeur.

      • pep

        25 septembre 2017 at 23h04

        Merci pour ces éclaircissement Loic.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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