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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – Episode #8

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Comme on aime bien croire qu’on peut prédire l’avenir à TBP, on analyse chaque semaine les prospects qui font du pied à la NFL et on rapporte ce qu’on a vu. Parce qu’on a sans doute plus de crédibilité que Migos, qui prédisait une saison sans défaite à Rutgers.

WITH THE FIRST PICK IN THE 2018 NFL DRAFT…

Plus que quelques heures avant de connaître enfin le nom du roi de la promo. Les Cleveland Browns sont encore une fois en bonne position pour sélectionner un playmaker, en espérant que cette fois ils ne se plantent pas. Myles Garrett était une bonne pioche l’an dernier, ça serait bien de trouver un quarterback cette année après des siècles de galère à ce poste. Coup de pot, les Browns ont l’embarras du choix. Pas mal d’experts considèrent cette cuvée de quarterbacks comme la meilleure de l’histoire de la draft. Rien que ça.

Il y a Josh Allen, dont personne ne voulait entendre parler à cause de sa précision douteuse et du fait qu’il ait évolué dans une équipe de faible niveau. Entouré de peintres, il a forcément connu des moments difficiles, surtout face aux grosses écuries qui ont croisé son chemin. Depuis la fin de la saison, la cote de Josh n’a cessé de grimper, entre son excellent combine où les médias ont failli s’évanouir sur une passe de 66 yards, et les comparaisons avec Ben Roethlisberger ou Carson Wentz, qui a partagé le même coach que le QB de Wyoming. Et comme les Browns auraient flashé sur lui, Allen a autant de chances que n’importe qui d’être sélectionné en première position.

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Josh Allen, Wyoming

À moins que les experts ne se soient plantés, ce qui arrive chaque année avec une régularité aussi efficace que les impôts. Parce que Sam Darnold est aussi plutôt bien vu du côté des scouts. Malgré une saison décevante vis-à-vis des attentes autour du MVP offensif du Rose Bowl 2017, le golden boy californien est toujours tenu en grande estime par le monde de la NFL.

La décision de Sam de ne pas lancer au combine a fait tiquer les patrons de franchises, jusqu’à ce Pro Day sous la pluie à Los Angeles, où le QB a balancé des dizaines de passes parfaites sans sourciller. De quoi prouver aux Browns, aux Giants, aux Jets ou aux Bills, qui évoluent tous dans des stades ouverts et dans des régions capricieuses, qu’il est complètement capable de lancer comme il faut malgré des conditions difficiles. Sans parler du potentiel d’un joueur encore jeune et qui n’a été titulaire que deux saisons jusqu’ici.

Il y a aussi Saquon Barkley, qui a survolé le truc. C’était son combine, merci aux autres d’être venus.Dès le premier jour, le running back a explosé les chronos, tapé plus de reps au développé-couché que le left tackle de Baker Mayfield et a répondu aux questions comme un grand, en mec habitué. On avait déjà ses highlights à Penn State, on a maintenant ses perfs à Indianapolis pour savoir que Barkley devrait péter la NFL en deux dès sa saison rookie.qui a tout simplement cassé en deux le combine.

Même si la hype s’est un peu éteinte, notamment parce que les Browns sont désormais sous pression pour sélectionner un quarterback avec le premier choix depuis que les Jets ont récupéré le troisième choix, le running back est un talent incroyable capable de transformer une attaque. Ce dont auraient bien besoin les Browns, qui seront peut être contraints de sélectionner le running back de Penn State avec leur premier choix s’ils tiennent vraiment à lui, sachant que les Giants pourraient se ruer dessus en deuxième position.

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Josh Rosen, UCLA

Quant à Baker Mayfield et Josh Rosen, aucun des deux n’a réellement été relié à Cleveland mais les voies des franchises NFL sont impénétrables et on n’est jamais à l’abri d’une surprise. Comme un trade, par exemple. Bien que les Browns aient visiblement écarté l’idée d’échanger leur premier choix cette année, qui vaut de l’or étant donné la valeur des top prospects disponibles. Difficile d’abandonner un siège aussi confortable.

TBP MOCK DRAFT

Si vous étiez sur les plages pour profiter des premiers rayons de soleil, sachez que Morgan et Grégory nous ont livré un mock draft à quatre mains le week-end dernier. L’occasion de passer en revue une dernière fois les différents scénarios possibles. On va se contenter du top 10, c’est déjà pas mal.

1. Cleveland Browns : QB Sam Darnold, USC

Pourquoi c’est jouable. Les Browns vont prendre un quarterback avec le premier choix, aucun doute. Les Giants qui brouillent les cartes et les Jets grimpés dans le top 3 ont mis la pression à Cleveland. Tyrod Taylor sera néanmoins titulaire à la rentrée donc le rookie pourra attendre son tour tranquillement en apprenant les bases à l’entraînement. Les dernières indications envoient Josh Allen (Wyoming) ou Sam Darnold dans l’Ohio, deux prospects avec un potentiel effrayant mais qui ont encore besoin de progresser pour peser dans le game.

Pourquoi c’est chaud. Comme on a dit, Josh Allen est pas mal attribué aux Browns avec ce premier choix dans les mocks draft d’outre-Atlantique. Visiblement, Cleveland est tombé in love. Les Browns pourraient aussi laisser tomber le first pick dans un trade, par exemple avec les Giants, les Jets, les Bills, etc. Ou jouer la surprise avec Saquon Barkley (Penn State), le meilleur joueur de cette draft.

2. New York Giants : QB Josh Rosen, UCLA

Pourquoi c’est jouable. Eli Manning a 37 ans, on ne sait pas si Davis Webb fera un bon titulaire après lui, et les Giants ont l’opportunité de sélectionner un top quarterback avec ce second choix. Et si les choses tournent mal en début de saison, le nouveau coach Pat Shurmur pourrait lancer son rookie. Josh Rosen (UCLA) est régulièrement envoyé aux Giants pour ses qualités de passeur hors pair. Surtout, son expériences après trois années comme titulaire avec les Bruins pourrait peser dans la balance.

Pourquoi c’est chaud. Josh Rosen a besoin d’une ligne solide car il supporte très mal la pression et passe son temps à l’infirmerie. D’ailleurs les Giants ont besoin de renfort sur l’OL et Quenton Nelson (Notre Dame) est considéré comme le meilleur guard à sortir de la fac depuis longtemps. Dave Gettleman pourrait aussi sélectionner Saquon Barkley pour réveiller un jeu de course anémique ou Bradley Chubb (NC State) après avoir retourné Jason Pierre-Paul à sa Floride natale. Sans parler d’un trade down pour récupérer d’autres picks. Il paraît que les Giants et les Bills auraient trouvé un terrain d’entente pour un échange le soir de la draft. Mais si Big Blue choisit un QB, il pourrait plutôt s’agir de Sam Darnold, si le prodige californien est encore disponible, lui qui a décroché les mâchoires du front staff de New York pendant son Pro Day.

3. New York Jets : QB Josh Allen, Wyoming

Pourquoi c’est jouable. Les Jets n’ont pas grimpé de trois places dans la draft pour faire un peu parler d’eux, dont tout le monde se fout. Gang Green veut un quarterback. Ça semble compliqué de monter un peu plus haut, même si les Giants ont l’air ouvert pour un trade. Les Jets devront donc attendre patiemment leur tour, en espérant qu’un prospect comme Josh Allen soit disponible. Comparé à Carson Wentz parce qu’il vient aussi d’une petite fac et qu’il possède un bras impressionnant, Allen a tout pour taper dans l’œil d’une franchise à la recherche d’un QB.

Pourquoi c’est chaud. Josh Allen ne descendra peut être pas jusque là. Avec toute la hype autour de lui, il semble bien parti pour Cleveland et le first pick. Disponible au deuxième choix, il pourrait alors partir pour l’autre franchise de NYC ou ailleurs si les Giants montent un échange. Les Jets devront vraisemblablement plutôt se décider entre Josh Rosen et Baker Mayfield (Oklahoma) mais ça tombe bien parce qu’il paraît que Gang Green a flashé sur le vainqueur du dernier Heisman.

4. Cleveland Browns : RB Saquon Barkley, Penn State

Pourquoi c’est jouable. C’est l’hypothèse la plus probable pour Cleveland ici. Saquon Barkley est un futur patron dans cette Ligue et les Browns ont besoin d’aide dans le secteur offensif. Longtemps annoncé comme first pick après son combine de héros grec, le running back a perdu un peu de poids dans la conversation face à Sam Darnold et Josh Allen mais les Browns pourraient tout de même avoir l’opportunité de le sélectionner ici avec le rush des autres franchises pour un quarterback.

Pourquoi c’est chaud. Les Browns ont également des besoins en défense et pourraient ne pas se permettre de choisir deux joueurs offensifs aussi haut dans la draft. Bradley Chubb ou Minkah Fitzpatrick (Alabama) sont des prétendants sérieux, surtout le pass rusher qui aurait les faveurs du GM John Dorsey ; le duo Myles Garrett – Chubb en défense pourrait calmer les ardeurs adverses. Un trade down est également possible, potentiellement avec les Bills et leur multitude de picks dans les deux premiers tours cette année.

5. Denver Broncos : OG Quenton Nelson, Notre Dame

Pourquoi c’est jouable. Les Broncos ont signé un quarterback. Case Keenum. John Elway tient son starter, il va pouvoir se concentrer sur d’autres secteurs. Par exemple l’intérieur de sa ligne offensive qui a besoin d’aide. Le poste de guard n’a jamais été aussi important dans une Ligue qui compte désormais pas mal de profils à la Aaron Donald. Avec Quenton Nelson, Denver s’assurerait un titulaire de calibre All Pro pour son OL.

Pourquoi c’est chaud. Case Keenum. Le gars a peu d’expérience pour diriger une équipe et pourrait bien se planter dans le Colorado. Elway aura peut être l’occasion d’aller chercher Baker Mayfield, qui a tapé dans l’œil du GM : les Broncos ont demandé le QB dans leur roster au Senior Bowl, l’ont rencontré au Combine, étaient à son Pro Day en masse et l’ont invité à Denver sur deux jours la semaine dernière. La piste est chaude et Denver ne devrait pas hésiter si les Jets ne le prennent pas. Elway pourrait même monter au deuxième choix dans un échange avec les Giants pour s’assurer les services de Mayfield.

6. Indianapolis Colts : LB Roquan Smith, Georgia

Pourquoi c’est jouable. Le joueur de Macon, en Géorgie pas en Saône-et-Loire, est déjà comparé à Luke Kuechly ou Danny Trevathan. Cette saison, Roquan Smith a remporté le Butkus Award, a été nommé First-Team All-American et a disputé la finale nationale avec Georgia. Les Colts ne se sont pas vraiment préoccupés du poste de linebacker pendant la free agency et ils devront en choisir un à la draft. Le patron de la défense des Bulldogs est un client sérieux.

Pourquoi c’est chaud. Les Colts sont déjà descendus de trois places, un signe qu’ils n’ont pas forcément de cible prioritaire. Les experts leur attribuent généralement Bradley Chubb ou Saquon Barkley mais ces deux joueurs seront probablement déjà partis. Dans ce cas, Indy pourrait encore trade down avec une équipe à la recherche d’un quarterback, comme Arizona, Buffalo voire Miami. En plus, si les Colts veulent un linebacker, ils pourraient aussi se tourner vers Tremaine Edmunds (Virginia Tech) dont la cote a explosé cet hiver.

7. Tampa Bay Buccaneers : DE Bradley Chubb, NC State

Pourquoi c’est jouable. Les experts envoient tous Derwin James (Florida State) à Tampa Bay mais le safety a refusé l’invitation de la franchise floridienne et ça fait mal, ça fait mal. Et puis, malgré l’arrivée de Jason Pierre-Paul, les Bucs ont besoin de pass rushers pour l’une des pires défenses de la Ligue en terme de pression sur le QB adverse. Si Bradley Chubb est dispo, Tampa Bay ne devrait pas hésiter longtemps.

Pourquoi c’est chaud. Si les franchises du top 6 se jettent sur des quarterbacks, Barkley, Nelson et compagnie, Tampa Bay pourrait se retrouver en position pour sélectionner Chubb. Néanmoins, le manque de qualité au poste de pass rusher dans cette draft fait du joueur un profil rare et son tour viendra certainement avant ce septième choix. Il y a également l’hypothèse Minkah Fitzpatrick si les Bucs tiennent vraiment à renforcer leur secondary avec un joueur dominant.

8. Chicago Bears : LB Tremaine Edmunds, Virginia Tech

Pourquoi c’est jouable. 19 ans, c’est l’âge de Tremaine Edmunds. Il ne sera même pas autorisé par la loi à sabrer le champagne lorsqu’il sera sélectionné au premier tour de cette draft. Malgré son jeune âge, le linebacker est déjà l’un des joueurs les plus productifs de cette classe : 106 tackles, dont 18.5 TFL, en 2016 et 109 tackles, dont 14.5 TFL, en 2017, Edmunds est une véritable machine, bête athlétique capable de couvrir le terrain en long et en large. Un profil qui rappelle Brian Urlacher à Chicago, qui pourrait constituer une escouade de linebackers terrifiante avec Danny Trevathan, Nick Kwiatkoski et le tout jeune joueur de Virginia Tech.

Pourquoi c’est chaud. Edmunds ne sera peut être plus disponible à ce stade de la draft, c’est dire s’il a ébloui les scouts, notamment au combine. Dans ce cas, les Bears pourraient se jeter sur un autre top prospect encore disponible, comme Quenton Nelson ou Roquan Smith. Ils pourraient aussi lorgner sur un cornerback comme Denzel Ward (Ohio State) ou Minkah Fitzpatrick pour apporter du soutien à Kyle Fuller et Prince Amukamara. Chicago a également besoin d’aide dans le pass rush. Enfin, Calvin Ridley (Alabama), qui a rendu visite aux Bears récemment, est un candidat potentiel pour former un tandem jeune et prometteur avec Mitch Trubisky.

9. San Francisco 49ers : DB Minkah Fitzpatrick, Alabama

Pourquoi c’est jouable. Les 49ers tiennent leur quarterback du turfu, ils n’ont désormais plus qu’à bétonner leur roster pour se sortir d’un marasme qui a trop duré. Avec Richard Sherman et Akhello Witherspoon comme cornerbacks, K’Waun Williams et Jimmie Ward comme slot CB, Minkah Fitzpatrick pourrait faire son trou comme free safety à la place d’Adrian Colbert, le choix de septième tour des Niners l’an dernier.

Pourquoi c’est chaud. San Francisco tient déjà ses titulaires en secondary et Fitzpatrick pourrait faire doublon avec Jimmie Ward, un DB polyvalent au profil similaire. Si Roquan Smith ou Tremaine Edmunds sont disponibles ici, les 49ers pourraient être tentés. L’hypothèse Courtland Sutton (SMU) est également privilégiée par certains qui voient en lui le potentiel go-to guy de Jimmy Garoppolo dans le jeu aérien.

10. Oakland Raiders : CB Denzel Ward, Ohio State

Pourquoi c’est jouable. En queue de top 10, les Raiders auront toujours la possibilité de sélectionner un futur playmaker comme Denzel Ward, grand favori des mocks draft pour atterrir à Oakland. Il rejoindrait ainsi son ancien partenaire à Ohio State, Gareon Conley, lui-aussi cornerback et sélectionné au premier tour l’an dernier par la franchise californienne.

Pourquoi c’est chaud. John Gruden voudra probablement apporter de l’aide à Khalil Mack en défense, qu’il s’agisse du pass rush avec un joueur comme Marcus Davenport (UTSA) ou de l’escouade de linebackers si Roquan Smith ou Tremaine Edmunds sont encore là. Minkah Fitzpatrick serait également un renfort de choix pour la secondary. Il y a aussi l’éventualité du remplacement de Donald Penn, qui commence à se faire très vieux, par un rookie comme Connor Williams (Texas) ou Mike McGlinchey (Notre Dame). Enfin, Oakland pourrait préférer un autre top cornerback comme Joshua Jackson (Iowa), selon le profil recherché.

WHO’S HOT?

LB Shaquem Griffin, UCF
C’est la belle histoire cette année. Capitaine des champions nationaux auto-proclamés de UFC, Shaquem Griffin est né sans main gauche, ce qui aurait pu annihiler toute ambition de jouer au football. Mais l’énorme motivation du joueur, probablement remarquée parmi les scouts pros, lui a permis de devenir une machine sur le terrain. Au point de s’inviter au combine, où il a réalisé le meilleur temps au 40-yard dash pour un linebacker dans l’histoire de l’événement pré-draft. Les images de son bench press avec une main artificielle ont fait le tour des réseaux sociaux.

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Shaquem Griffin, Central Florida

LB Uchenna Nwosu, USC
Tandis que certains se demandent comment prononcer son nom, d’autres qui ont moins de temps à perdre cherchent plutôt à savoir si l’un des meilleurs défenseurs de Pac-12 en 2017 correspond plutôt à un profil de linebacker ou de defensive end. Avec 75 tackles, 9.5 sacks l’an dernier et 19 passes déviées sur les deux saisons passées, Nwosu semble avoir sa place en NFL et les experts sont unanimes. Son gabarit devrait néanmoins le brider pour évoluer comme edge rusher, en dépit de qualités athlétiques certaines.

SS Troy Apke, Penn State
Troy Apke, c’est ce mec qui a pété le chrono au 40-yd dash avec un temps de 4.34 secondes alors que personne ne s’y attendait vraiment, même si l’ancien receveur s’est fait une belle réput’ de sprinteur depuis le high school. Troy, c’est un peu l’exemple du gars qui était invité au combine parce qu’il fallait faire le nombre et qui s’est démerdé pour provoquer ce petit boum-boum dans le cœur des scouts. À voir qui dégainera le premier pour s’attirer les services de l’ancien strong safety de Penn State, un gars expérimenté avec déjà quatre années de football de haut niveau derrière lui.

CB Parry Richardson, Tulane
Au milieu d’une classe blindée en cornerbacks, Parry Richardson a fait la diff’ au combine, avec le meilleur temps au 40-yard dash cette année et 15 reps au développé-couché. Une superbe performance pour le CB de Tulane, pas forcément imposant physiquement, mais qui a prouvé ses possibilités pour couvrir en profondeur et se mesurer à des receveurs physiques. Parry pourrait bien être appelé dès la fin du premier tour si il plaît vraiment à quelqu’un.

WHO’S NOT?

WR Simmie Cobbs, Indiana
Avec son grand gabarit, Simmie Cobbs s’imaginait déjà en fin de premier ou au second tour de la draft, comme l’annonçaient les experts, au moment de faire l’impasse sur sa saison senior à Indiana. Mais ses performances athlétiques médiocres au combine devraient lui causer du tort et il pourrait désormais attendre le troisième jour de la draft pour trouver une équipe.

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Orlando Brown, Oklahoma

OT Orlando Brown, Oklahoma
Un massacre. All-American en 2017, Orlando Brown a bossé dur pour convaincre les scouts NFL qu’il mérite sa chance et les experts l’envoyaient déjà dans le top 10 de la draft, à la sortie d’une saison passée à protéger le vainqueur du Heisman et à s’inviter en playoffs avec Oklahoma. Sauf que sa prestation au combine, avec un petit 15 reps au bench press et un temps de presque 6 secondes au 40-yard dash, l’ont complètement cramé. Brown s’inscrit plutôt comme un projet et non pas un prospect fini prêt à jouer le dimanche. L’ancien Sooner devrait glisser après le troisième tour.

DE Hercules Mata’afa, Washington State
L’exemple parfait du joueur productif au niveau universitaire qui se retrouve bridé dans ses ambitions pros par ses capacités physiques limitées. Pass rusher redouté en Pac-12, Hercules Mata’afa a terminé parmi les derniers aux différents ateliers du combine et, à moins d’un gros retournement de situation au Pro Day, il pourrait bien entrer en NFL comme undrafted free agent.

WR Jordan Lasley, UCLA
Après une saison à neuf touchdowns comme go-to guy de Josh Rosen, Jordan Lasley avait obtenu son invitation au combine. Où il s’est complètement planté. Avec un médiocre 4.50 secondes au 40-yard dash, Lasley n’a impressionné personne avec ses mesures athlétiques, toutes hors du top 15 du groupe de receveurs. Pire, il a commis plusieurs drops pendant les ateliers de réception, une faute sans doute éliminatoire aux yeux des scouts NFL. Le meilleur receveur de UCLA l’an dernier ne devrait même pas être appelé à la draft.

TOP 32

1. RB Saquon Barkley, Penn State

Regarder Saquon Barkley courir, c’est comme assister à un ballet au Bolchoï, on hallucine de voir un être humain réussir des mouvements aussi fous. Le running back de Penn State, parfois considéré comme le meilleur prospect cette année, est aussi doué pour courir comme un sprinteur olympique, éviter les plaquages comme ces mecs à poil qui envahissent les pelouses au foot, bloquer comme un tight end, attraper le cuir comme un receveur. En somme, il a le potentiel pour rendre n’importe quelle attaque au sol terriblement dangereuse. Et puis il cartonne aussi en special teams. All Eyez On Me.

2. OG Quenton Nelson, Notre Dame

Seulement quatre offensive guards ont été choisi dans le top 5 lors des vingt dernières années. Quenton Nelson est suffisamment NFL-ready pour s’inviter tout en haut de cette draft. Pour certains, le gros bébé de South Bend serait le seul prospect avec le potentiel d’un Hall of Famer cette année. L’aligner dès cette saison, c’est l’assurance de booster son jeu au sol et de fournir un blindage renforcé au quarterback pour les séquences de passe.

3. QB Sam Darnold, USC

Sam Darnold est largement considéré comme le meilleur quarterback de cette classe par les analystes, et les scouts en pensent probablement de même, en particulier après son Pro Day. Le gamin de 20 ans, qui avait cassé le Rose Bowl en deux il y a un an et demi, n’a pas changé depuis cette soirée du 1er janvier 2017 où quelques mâchoires s’étaient décrochées. Sam a simplement dû se démerder la saison passée derrière une ligne décimée et entouré de receveurs qui ont attendu la mi-saison pour se sortir les doigts. D’où un bon nombre de turnovers, qu’il multiplie dès qu’il force sous pression pour créer une action. Pêché de jeunesse.

4. DE Bradley Chubb, NC State

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Bradley Chubb, North Carolina State

5. QB Josh Rosen, UCLA

Josh Rosen est le seul autre quarterback de cette classe, avec son meilleur ennemi Sam, à pouvoir s’intégrer rapidement dans n’importe quel système offensif NFL. Les interrogations sur son caractère et son dossier médical devraient faire réfléchir les franchises à la recherche d’un QB mais Josh possède un énorme potentiel. Les experts le considèrent comme le meilleur pocket passer de cette classe et il pourrait éventuellement être sélectionné en première position si les conditions sont réunies, c’est-à-dire si les Browns flashent sur lui ou si une équipe amoureuse grimpe tout en haut.

6. DB Minkah Fitzpatrick, Alabama
7. QB Baker Mayfield, Oklahoma
8. LB Tremaine Edmunds, Virginia Tech
9. FS Derwin James, Florida State
10. CB Joshua Jackson, Iowa
11. QB Josh Allen, Wyoming
12. NT Vita Vea, Washington
13. LB Roquan Smith, Georgia
14. CB Denzel Ward, Ohio State
15. OT Connor Williams, Texas
16. WR Calvin Ridley, Alabama
17. DT Da’Ron Payne, Alabama
18. WR Courtland Sutton, SMU
19. OT Tyrell Crosby, Oregon
20. QB Lamar Jackson, Louisville
21. DE Marcus Davenport, UTSA
22. OT Mike McGlinchey, Notre Dame
23. LB Leighton Vander Esch, Boise State
24. DT Taven Bryan, Florida
25. C James Daniels, Iowa
26. CB Donte Jackson, LSU
27. LB Rashaan Evans, Alabama
28. WR D.J. Moore, Maryland
29. OG Will Fernandez, UTEP
30. DE Rasheem Green, USC
31. OG Isaiah Wynn, Georgia
32. CB Jaire Alexander, Louisville

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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