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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – #5

Chaque semaine, Loïc Baruteu vous présente un tour d’horizon de l’actualité de la draft NFL 2018 : First pick, Who’s hot, who’s not, Top 32 et bien d’autres choses. Vous saurez tout sur les futures stars de la NFL.

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Comme on aime bien croire qu’on peut prédire l’avenir à TBP, on analyse chaque semaine les prospects qui font du pied à la NFL et on rapporte ce qu’on a vu. Parce qu’on a sans doute plus de crédibilité que Migos, qui prédisait une saison sans défaite à Rutgers.

Losers rankings

Céline Dion a dit : « les derniers seront les premiers. » Encore une fois Céline est dans le vrai. On rigole maintenant des équipes en queue de peloton mais ce qui est bien avec la NFL, c’est que la rouetourne peut tourner rapidement. On va pas aller jusqu’à dire que les franchises à la traîne au classement le font exprès mais des fois c’est à croire que si.

D’ailleurs, quelqu’un peut prévenir les New York Giants que la pré-saison est terminée ? Pendant que son frangin se fait ériger une statue à Indianapolis, en attendant de donner son nom à des avenues, Eli se fait massacrer. Ses receveurs sont tous au chômage technique, sa ligne offensive a le niveau FCS, pas évident. On peut se foutre de sa gueule mais sans lui et ses potes d’une grande époque pas si lointaine, les Pats seraient à sept Super Bowls depuis 2002. Presque un monopole.

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Mais attention, en dépit de tous leurs efforts, les Giants pourraient bien se faire souffler la dernière place de la Ligue. Les San Francisco 49ers donnent tout également, sans oublier les Cleveland Browns qui voient d’un mauvais œil qu’on lorgne sur la dernière place à laquelle ils sont habitués. Le changement, ça fait peur. On aura d’ailleurs droit à une belle finale de losers entre les Giants et les Niners à San Francisco, le 12 novembre.

Les Carson Chargers étaient également en course mais ils ont craqué contre New York et se retrouvent maintenant avec une victoire qui fait tâche sur le bilan comptable. Les Chicago Bears, qui ont évidemment pris la pire décision de leur histoire en se débarrassant de leur mascotte professionnelle Jay Cutler, le paient plein pot. Allez, puisque cette saison NFL est sens dessus dessous, on va faire un power ranking des équipes de la Ligue qui donnent envie de se crever les yeux devant son écran.

  1. New York Giants : cet été, à New York, on s’est dit que la solution pour retrouver la victoire, c’était de filer plein de cibles à Eli Manning. On a bricolé une ligne offensive, un jeu de course, on a ajouté Brandon Marshall et Evan Engram et roulez jeunesse. Le plan le plus foireux depuis la ligne Maginot. Surtout depuis que trois quarts des cibles en question sont out pour la saison.
  2. Cleveland Browns : on y a cru, du moins on voulait y croire. DeShone Kizer, le nouvel espoir, l’équilibre dans la force, etc. Tout le monde se demande comment Cleveland trouve encore l’énergie pour se battre chaque année, ils devraient tout simplement arrêter le football et essayer la pêche aux canards.
  3. Carson Chargers : Phillip Rivers n’en a rien à foutre, le maire de Los Angeles n’en a rien à foutre, les habitants de LA n’en ont rien à foutre, mais qui s’inquiète pour les Chargers ? Pourtant il est sympa ce stade de soccer, avec un virage en gazon décoré avec des palmiers. C’est bien pour pique-niquer avec des hot-dogs congelés à $20 et c’est quand même plus sympa de passer un dimanche au cirque qu’à Disneyland à Anaheim.
  4. San Francisco 49ers : c’est toujours la faute de Mike Singletary ? Peut être que Kaepernick, qui est devenu un peu vaudou avec ses robes de mama du bayou, a jeté un sort à son ancienne équipe. Mais bon, les Niners ont un calendrier plutôt facile donc ils devraient bien décrocher quelques victoires pour la forme. Vivement que la saison NBA reprenne pour les pauvres habitants de la baie.
  5. Exposition Park Rams : USC favori pour les playoffs, UCLA qui retrouve Josh Rosen, les Rams avec Gurley, les Chargers qui s’installent en banlieue, pratique pour faire ses courses à Costco en sortant du match après un quart-temps, il y avait de quoi s’emballer à LA avant le début des saisons pros et universitaires. Ça tourne au cauchemar, mais au moins les Trojans sont toujours invaincus à LA depuis plus d’un an. Pour les Rams, l’objectif est de composer une équipe entière avec des joueurs choisis dans le top 5 de la draft.
  6. Arizona Cardinals : seulement deux victoires cette saison, toutes deux en prolongation, face à Indianapolis et San Francisco. L’attaque des Cardinals marque environ 16 points par match, avec des adversaires franchement pas redoutables au palmarès cette saison. Mais attention, Adrian Peterson vient d’arriver. Donc ça ne devrait rien changer.
  7. Chicago Bears : une seule victoire cette saison, en overtime. Les Bears ont quand même affronté des équipes qui ne font pas rire, et ça ne va pas s’arranger. Jay Cutler avait senti le truc et il s’est démerdé pour atterrir aux Dolphins, où il neige de la poudreuse cette saison. Qu’est-ce qu’il est malin, ce con.
  8. Miami Dolphins : s’il y a une chose dont on est bien sûr, c’est qu’il n’y a que les coaches qui prennent de la coke à Miami. Parce que vu la férocité de l’attaque, les mecs tournent plutôt à la marie-jeanne. Ambiance rastafari, avec Jay Cutler en tête d’affiche, le mec le plus cool de la Terre. Jah bless.
  9. Houston Texans : juste quand les Texans commencent à se dire que ça peut le faire avec leur tout jeune quarterback, J.J. Watt est out pour la saison. Le mec qui dirige la défense, le mec qui motive les troupes. Whitney Mercilus n’est pas là non plus et Brian Cushing est suspendu quinze ans après s’être mis cher au cocktail de produits dopants. Le mec n’a pas vu le film sur Armstrong ou quoi…
  10. New York Jets : est-ce que quelqu’un y croit ? Les Jets vont probablement s’effondrer d’ici la fin de la saison, faut pas abuser non plus. À moins qu’ils prennent goût à la victoire maintenant qu’ils savent ce que ça fait.

Who’s hot?

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DT Maurice Hurst, Michigan
Les Wolverines se sont bien plantés face à Michigan State mais Maurice Hurst n’aura rien à se reprocher, lui. Il a passé son temps à mettre la pression sur la ligne offensive et sur le quarterback adverses. Face à Brian Allen, le center potentiellement NFL-ready en dépit de son gabarit, Hurst a semé la panique avec sa vitesse d’exécution. Sachant qu’il peut aussi jouer comme DE dans la défense de Michigan, sa polyvalence est appréciable et c’est surtout un cauchemar pour les attaques d’en face.

QB Clayton Thorson, Northwestern
Tout le monde se réveille et découvre que Clayton Thorson pourrait faire un bon franchise quarterback en NFL. Comme il est entouré de peintres, c’est pas évident de juger son talent mais il semble quand même mettre un peu tout le monde d’accord. Le voilà maintenant projeté au premier tour, et on suivra sa progression de près parce que les Browns pourraient éventuellement le sélectionner pour un de leurs nouvelles expériences.

TE Jaylen Samuels, NC State
Voilà un nom à retenir pour la fin de la draft, sachant que Jaylen Samuels est sans doute capable d’être aligné comme receveur, voire running back en NFL. Les pros commencent à raffoler des joueurs offensifs capables de jouer un peu partout et Samuels a complètement le profil. Si une franchise tombe sous le charme, il pourrait même se retrouver sélectionné plus haut que prévu.

Who’s not?

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QB Luke Falk, Washington State
C’est peut être cool d’être un quarterback, dans les films ils sortent toujours avec la capitaine des cheerleaders, qui occupe généralement ce poste parce qu’elle est la plus jolie du bahut. En vrai, personne n’aurait voulu échanger sa place avec celle de Luke Falk contre California. Le pauvre gars a balancé 5 interceptions dans le même match, sans aucun touchdown, et a donc dit bye bye à ses espoirs de remporter le Heisman à la fin de la saison.

OT Chukwuma Okorafor, Western Michigan
On n’avait pas encore parlé de lui mais il semble que Chukwuma Okorafor soit un prospect qui attire l’œil des scouts NFL. Du moins, quelques uns. Les autres estiment qu’il est trop « soft » pour se mesurer aux méchants et vicieux défenseurs de la Ligue. C’est vrai que rien que son nom fait penser aux Ewoks de Star Wars.

CB Tarvarus McFadden, Florida State
Le problème avec les cornerbacks XXL, c’est qu’ils ont tendance à trop jouer les gros durs. Contre Miami, par exemple, Tarvarus McFadden était complètement à la rue en couverture, et il est d’ailleurs responsable du touchdown encaissé dans les dernières secondes qui ont permis aux Hurricanes de s’imposer. On ne va pas le charger non plus, il n’était pas tout seul sur le terrain pendant une heure de jeu, mais les questions se posent sur sa capacité à couvrir son vis-à-vis une fois que ce dernier s’est débarrassé de lui. Avec son style, Tarvarus devrait faire pleuvoir les flags pour pass interference en NFL.

Top 32

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1. DE Arden Key, LSU (+1)
Arden Key fait du Arden Key après des débuts poussifs à son retour de blessure, qui nous rappellent que revenir au plus haut niveau n’est pas aussi simple qu’ouvrir un bocal de cornichons. Un autre defensive end  avec le first pick en 2018 ? Faut pas rêver mais Key devrait quand même atterrir sur le podium.

2. QB Sam Darnold, USC (-1)
C’est compliqué pour USC, et donc pour Sam Darnold. Les coaches sont aux fraises, les receveurs les accompagnent et la ligne offensive a subi de lourdes pertes ces derniers temps. Du coup, le minot se retrouve un peu tout seul parce qu’on le force un peu à se démerder et ça finit souvent avec Darnold qui prend ses jambes à son cou pour échapper aux pass rushers qui passent l’OL comme Jacques Chirac un tourniquet du métro parisien. Sam force, prend parfois des mauvaises décisions ; le monde à l’envers alors qu’il a retourné la Pac-12 et Penn State l’an dernier. Et dire qu’il voulait rester un an de plus à USC. Mais barre-toi, franchement, prends le pognon.

3. RB Saquon Barkley, Penn State (+1)
La plupart des favoris au Heisman se sont plantés cette saison mais pas Saquon Barkley qui porte l’attaque de Penn State sur ses épaules depuis le début de la saison. Le gars n’a pas la grosse tête, du moins pas encore, il fait le taff, ça devrait plaire aux franchises NFL. Leonard Fournette a prouvé à tout le monde que ce n’est pas forcément une mauvaise idée de sélectionner un running back dans le top 5.

4. OT Trey Adams, Washington (-1)
On attendait avec impatience le match face à Wazzu et sa ligne défensive de mammouths pour tester un peu Trey Adams mais Cal a montré que les Cougars peuvent aussi être de gentils chatons. Est-ce qu’il y a une ligne défensive capable d’apporter ce challenge à Washington ? Dieu seul le sait, et il veut pas nous le dire.

5. QB Josh Rosen, UCLA (=)
C’est pas faute d’essayer mais Josh Rosen ne peut pas grand chose pour tirer cette équipe de UCLA du trou où elle s’est enterrée l’an dernier. Vivement qu’il atterrisse dans une équipe NFL où il sera vraiment bien entouré. Avec un vrai coach. Et des vrais joueurs. Pas San Francisco, du coup, ça serait pas sympa pour lui.

6. SS Derwin James, Florida State (=)
7. FS Minkah Fitzpatrick, Alabama (=)
8. WR Christian Kirk, Texas A&M (+1)
9. DE Bradley Chubb, NC State (+5)
10. WR Equanimeous St. Brown, Notre Dame (-2)
11. DT Da’Ron Payne, Alabama (-1)
12. OT Mike McGlinchey, Notre Dame (-1)
13. DT Christian Wilkins, Clemson (=)
14. OT Mike McGlinchey, Notre Dame (-3)
15. DE Dorance Armstrong, Kansas (+1)
16. QB Lamar Jackson, Louisville (-1)
17. OG Quenton Nelson, Notre Dame (+2)
18. WR Calvin Ridley, Alabama (-6)
19. DT Trenton Thompson, Georgia (-2)
20. OT Connor Williams, Texas (+1)
21. CB Iman Marshall, USC (-3)
22. WR Courtland Sutton, SMU (+3)
23. DE Harold Landry, Boston College (-1)
24. DE Austin Bryant, Clemson (N)
25. SS Ronnie Harrison, Alabama (+1)
26. OT Martinas Rankin, Mississippi State (+1)
27. QB Josh Allen, Wyoming (N)
28. LB Roquan Smith, Georgia (=)
29. QB Clayton Thorson, Northwestern (N)
30. TE Hayden Hurst, South Carolina (-1)
31. CB Carlton Davis, Auburn (N)
32. DE Duke Ejiofor, Wake Forest (-1)

Le duel à suivre

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Dur de faire un choix donc démerdez-vous pour essayer de voir Notre Dame vs USC et Michigan vs Penn State. Ouais, les deux matches sont en même temps mais avec deux ordinateurs on peut se faire un multiplex maison. Bon, ceux qui ne sont pas encore passés à la fibre, laissez tomber.

À USC, il y a évidemment QB Sam Darnold, mais aussi WR Deontay Burnett, LB Cameron Smith, CB Iman Marshall, qui a d’ailleurs plutôt l’air d’un safety et qui pourrait changer de job chez les pros. En face, OG Quenton Nelson et OT Mike McGlinchey devraient s’en sortir face à une ligne défensive des Trojans décimée et inexpérimentée. Un peu pareil pour WR Equanimeous St. Brown et son nom cauchemardesque face à une secondary fébrile. À suivre aussi, la performance de LB Nyles Morgan face à une attaque qui a fait ses preuves. L’an dernier, du moins.

Dans l’autre gros match de la semaine, on regardera si DT Maurice Hurst et LB Mike McCray peuvent faire quelque chose contre RB Saquon Barkley. Attention à C Mason Cole, en lice pour le titre honorifique de meilleur center du pays pour la prochaine draft, mais surtout à l’armada de prospects NFL des Lions : LB Jason Cabinda, TE Mike Gesicki, S Marcus Allen ou encore WR DaeSean Hamilton, pour ne citer qu’eux.

Les rookies NFL

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On se foutait bien de sa gueule quand RB Leonard Fournette (LSU/Jacksonville) disait en pré-saison que la NFL était facile mais y a plus grand chose à dire maintenant ; avec ses 2 touchdowns et 181 yards contre Pittsburgh, avec une victoire des Jaguars en plus, il en est déjà à 466 yards et 5 TD en autant de matches. QB Deshaun Watson (Clemson/Houston) commence aussi à prendre ses marques dans la Ligue, avec 5 touchdowns contre Kansas City, tranquille. Les Texans n’ont pas gagné mais ça laisse quand même augurer du meilleur pour l’avenir de la franchise texane.

Chez les défenseurs, il y a DE Myles Garrett (Texas A&M/Cleveland) qui a confirmé son statut de premier choix avec deux sacks pour son premier match, face aux Jets. D’ailleurs, la toute première action de sa carrière pro s’est terminée par un sack. Belle entrée en matière, les Browns n’en peuvent plus désormais ils se voient au Super Bowl. Ce serait oublier un peu vite que QB DeShone Kizer (Notre Dame/Cleveland) est redescendu de son nuage. Cleveland va encore avoir besoin d’un autre quarterback l’an prochain si ça continue.

Mention spéciale à LB Jarrad Davis (Florida/Detroit), auteur d’un super match défensif contre les Panthers, mais aussi à S John Johnson (Boston College/LA Rams) dont la présence s’est fait ressentir dans la secondary des Rams, et enfin DE Carl Lawson (Auburn/Cincinnati) qui commence à prendre ses marques chez les grands.

Le futur grand

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RB Jonathan Taylor, Wisconsin
Jonathan Taylor est true freshman. Jonathan Taylor vient du New Jersey. Jonathan Taylor est septième du pays en yards à la course, quatrième en yards par rencontre. 767 yards. Et 9 touchdowns. En cinq matches. Voilà. Du coup, Jonathan Taylor a déjà été désigné Big Ten Offensive Player of the Year à deux reprises cette saison. C’est plutôt pas mal pour un gamin qui joue dans la même conférence que Saquon Barkley.

Le moment LOL

Bon, pas tellement le temps de faire de la recherche en profondeur avec ce road trip en cours donc pour ne pas vous laisser sur votre faim, voilà le trailer du merveilleux film Draft Day si vous ne l’avez pas encore vu.

Tout y est tellement premier degré que le film en devient hilarant, même si le doublage français fait saigner des oreilles.

  • Le proprio des Browns parade avec ses lunettes de soleil alors que le vrai doit plutôt faire profil bas.
  • Le quarterback remplaçant, qui sort d’une bonne demi-saison mais à qui on va filer les clés de la franchise, pépouze. En même temps, vu que c’est Clark Kent dans Smallville, on peut sans doute se fier à lui.
  • Le GM des Browns, « fils de » et qui a tout à prouver même si visiblement il est dans le biz depuis des années, avec une franchise naufragée depuis des décennies entre les mains, mais là c’est le point critique et il doit absolument se bouger le fion donc il sort des trades de son chapeau et entubent plusieurs franchises pour finir avec une ribambelle de choix de premier tour. Et aussi, à plus de cinquante balais, il se découvre lui-même, c’est l’épiphanie.
  • De la guimauve, beaucoup de guimauve, ça dégouline. On sait que les ricains en raffolent mais dans un film sur la NFL, qui est probablement le modèle de l’Empire dans Star Wars, ça fait bizarre.
  • Le casting d’acteurs hollywoodiens de seconde et troisième zones fait peine, même s’il faut saluer le lobbying des agents desdits acteurs qui a porté ses fruits.

Bref, le film reste à regarder pour les fans de football, ce que vous êtes sûrement puisque vous lisez ça. On y voit un peu les coulisses du « repêchage » et aussi que les stagiaires sont des êtres humains avec des sentiments, eux-aussi.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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NFL Draft

NFL Star Academy ’22 – Episode 1

Loïc Baruteu fait le tour de l’actualité de la draft NFL 2022 : les news, conseil de classe, speed dating, etc… on se croirait à la Star Ac’ !
Vous saurez tout sur les futures stars du dimanche.

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L’immense foire aux bestiaux de Roger Goodell et ses copains patrons de franchises NFL se déroulera à nouveau comme prévu, parce que même une pandémie mondiale ne pourrait empêcher le big boss d’annoncer les noms des élus depuis son fauteuil préféré, et puis la NASA a développé un programme pour détourner les astéroïdes qui viendraient perturber l’événement.

On reprend donc l’évaluation maison des prospects chez The Blue Pennant, maintenant que la saison a bien avancé et qu’on distingue un peu mieux les prospects qui ont la cote et les autres.

Pour info, la Draft NFL 2022 se tiendra à Las Vegas, dans le Nevada, on l’imagine avec force spectacle, du 28 au 30 avril.

Fil d’actu

La méthode Saban quand les joueurs du Tide n’ont pas le moral

Nick Saban est connu pour être un recruteur d’exception à Alabama mais il est surtout capable de développer les talents à merveille comme l’atteste une NFL remplie à moitié d’anciens joueurs du Tide. Pote de Bill Belichick, les deux légendes du sport partagent le même attrait pour les cajoleries. Il y a deux semaines, Saban a déféqué sur ses joueurs devant la presse, consterné par leur attitude “poor-me” à l’entraînement, en gros une sorte d’apitoiement de la part de certains joueurs, à l’encontre de l’attitude conquérante attendue par le coach. Une méthode qui a déjà fait ses preuves ces dernières années et qui a encore fonctionné puisque le Tide a finalement roulé sur Arkansas (42-35) et Auburn (24-22/OT) dans foulée.

Spectacle aérien à Tuscaloosa

En parlant de l’affiche Abalama – Arkansas, on a eu droit à du spectacle offensif de qualité. Normal pour un match aux allures de All-Star Game des receveurs, avec trois des meilleurs prospects au poste face à la caméra : WR Jameson Williams et WR John Metchie du côté du Tide et WR Treylon Burks pour les Razorbacks. Les deux premiers ont compilé 363 yards et 4 touchdowns en 18 réceptions à eux-deux et Burks était tout aussi apprêté avec ses 179 yards et 2 touchdowns en 8 réceptions. On pourrait les retrouver tous les trois au premier tour de la Draft en avril prochain.

Top WR prospects put on a show as Alabama escapes vs. Arkansas | The Draft  Wire
WR John Metchie (#8) et WR Jameson Williams (#1) – photo : USA Today

Un receveur au livre des records à Alabama

Encore Alabama, déso, et encore WR Jameson Williams ; le receveur a décroché un record du Tide, pas évident étant donné les joueurs d’exception qui l’ont précédé. Face à Arkansas encore, Williams a inscrit 3 touchdowns dans un match pour la quatrième fois cette saison, devenant ainsi le premier joueur de l’histoire d’Alabama à réaliser cet exploit. Avec encore trois, voire quatre matches si tout se passe bien, à venir pour la troupe de Nick Saban, le receveur pourrait même aller chercher d’autres records offensifs.

Big Men Touchdowns

Surnommé Godzilla, DL Jordan Davis a effectivement l’habitude de piétiner les linemen adverses comme des buildings japonais. Face à Charleston Southern, le joueur de Georgia et futur joueur pro a eu l’honneur d’ouvrir le score, aligné face à ses confrères avec l’attaque des Bulldogs, pour un touchdown à la course assez moche mais efficace. Une nouvelle mode avec le touchdown à la réception du left tackle Andrew Thomas, ancien joueur de Georgia lui-même, pour les New York Giants en NFL.

QB Jack Miller de retour avec les Buckeyes… puis s’en va

Il n’était encore qu’au début de sa carrière avec Ohio State mais l’ancien prospect quatre étoiles QB Jack Miller a de l’avenir. Et ce n’est pas l’escadron de la justice américaine qui l’empêchera d’accomplir son destin, puisque sa convocation devant le juge pour “conduite en état d’ivresse” a été ramenée à un “refus d’obtempérer” tout mignon alors que le quarterback avait refusé de souffler dans l’éthylotest lors d’un contrôle routier près du campus. Suspendu à l’époque par le programme, il a donc été réintégré aux Buckeyes. Freshman, Miller a complété 7 passes sur 14 en quatre rencontres dans le garbage time.

Finalement, quelques jours plus tard, il a annoncé son… départ du programme de Columbus via le portail des transferts. ¯\_(ツ)_/¯

Clap de fin pour WR Justyn Ross à Clemson

Le receveur vedette des Tigers, WR Justyn Ross, ne terminera pas la saison puisqu’il a été opéré d’une fracture de fatigue au pied la semaine passée. Le futur joueur pro pourrait être prêt pour le bowl de Clemson mais il a déjà prévu de s’inscrire à la prochaine draft en tant qu’underclassman, comme l’a confirmé son coach Dabo Swinney devant la presse : “il sera remis pour s’entraîner en vue du combine. Il n’a pas besoin d’un saison supplémentaire ici, il va s’inscrire.”

DE Kayvon Thibodeaux and the Art of the Pass Rush

La Pac-12 est encore à la ramasse dans le Power 5 mais elle devrait encore nous pondre quelques pépites NFL, comme DE Kayvon Thibodeaux, mis en avant dans une courte vidéo il y a deux mois par la conférence, avec des témoignages de coaches, confrères de pass rush mais aussi d’ex-victimes comme QB Dorian Thompson-Robinson ou QB Chase Garbers. Shellshock.

Fly Eagle

Les Philadelphia Eagles devraient aborder la draft avec trois choix de premier tour ; le leur, celui des Miami Dolphins et celui des Indianapolis Colts, obtenu dans le cadre de l’échange de Carson Wentz vers l’Indiana. Même si Jalen Hurts n’est finalement pas si nul à Philly comme intermittent du spectacle, la franchise établie dans la ville de l’amour fraternel pourrait néanmoins négocier ces choix pour grimper à la draft et sélectionner un quarterback pour l’avenir. Difficile en tout cas d’imaginer les Eagles recruter trois prospects au premier tour étant donné l’énorme impact sur la masse salariale qu’un tel scénario impliquerait.

La course au Heisman

Avec sa saison incroyable et les excellents résultats de Michigan State cette année, RB Kenneth Walker figurait clairement parmi les favoris pour le Heisman Trophy mais l’écrasante victoire d’Ohio State contre les Spartans (56-7) a peut être gâché ses chances. Le coureur a été limité à 25 yards, son plus faible total cette saison, en seulement 6 courses, avec une réception de 4 yards à côté. Walker n’a plus joué en seconde mi-temps, pour le préserver de ses douleurs à la cheville, alors que Michigan State se faisait de toutes façons défoncer. Ce qui n’entache pas forcément la cote du joueur pour la prochaine draft puisqu’il fait figure de prospect numéro un au poste pour l’heure.

Du coup, le trophée Heisman devrait se jouer entre QB Bryce Young (Alabama), QB CJ Stroud (Ohio State), DE Aidan Hutchinson (Michigan) et LB Will Anderson (Alabama).

QB#1

Comme chaque année, il y a des franchises NFL qui alignent des peintres au poste de quarterback et qui ont les yeux rivés sur le college football pour trouver la pépite. La classe 2022 ne semble pas exceptionnelle aux yeux des experts, qui considèrent QB Matt Corral (Mississippi) comme le prospect numéro un au poste, bien qu’il n’ait cependant pas l’étoffe d’un Trevor Lawrence ou d’un Joe Burrow. Derrière lui, QB Kenny Pickett (Pittsburgh), QB Sam Howell (North Carolina), QB Carson Strong (Nevada), QB Desmond Ridder (Cincinnati) ou encore QB Malik Willis (Liberty) sont régulièrement cités pour les premières places de la draft et la hiérarchie a encore le temps de changer d’ici la draft.

Matt Corral fait ses adieux à Ole Miss avant le dernier match à domicile :  “Cette équipe signifie quelque chose pour moi”
QB Matt Corral – photo : AP

Bal de la promo’

Le Senior Bowl se précise avec sa longue liste d’invités VIP. En vrac, parmi les gros noms qui ont déjà accepté leur invitation, on peut citer S Jaquan Brisker (Penn State), DL Travis Jones (Connecticut), LB Devin Lloyd (Utah), LB Chad Muma (Wyoming), OL Abraham Lucas (Washington State), TE Isaiah Likely (Coastal Carolina) ou WR Romeo Doubs (Nevada). Le Senior Bowl se tiendra à Mobile, dans l’Alabama, comme depuis 1952, et se déroulera le 5 février prochain. On reviendra évidemment sur l’événement, avec de nouveaux convives incroyables d’ici là.

Mel Tucker invite la NFL à la maison

Le coach de Michigan State a décidé d’inviter les scouts des franchises NFL pour évaluer les prospects, en toute convivialité : “nous voulons être un lieu accueillant pour la NFL pour qu’ils nous évaluent et qu’ils puissent avoir les informations les plus précises à propos des joueurs. C’est un coup de pouce pour eux car la NFL n’aime pas les inconnus. Ils veulent tout savoir.” Une approche similaire à celle de Nick Saban, et totalement à l’opposée de celle de Mark Dantonio, coach légendaire des Spartans, qui traitait les scouts NFL comme des “voleurs de banque” selon Pete Thamel de Yahoo Sports.

Les aventures de DT DeMarvin Leal à Las Vegas

C’est bientôt jour de paie pour l’un des meilleurs prospects de cette draft, le défenseur de Texas A&M DT DeMarvin Leal, qui a décidé de s’inscrire à la prochaine draft comme il l’a claironné sur son Insta. Le joueur sera donc à Las Vegas en avril prochain, très, très probablement au premier tour, avec un gros contrat à la clé. Avec 58 plaquages cette saison, Leal est premier dans la catégorie chez les defensive linemen de toute la conférence SEC. On ne sait pas encore si l’imposant Aggie participera au bowl de fin de saison de Texas A&M.

Colin in Black and White

L’ancien quarterback pro Colin Kaepernick, reconverti égérie des droits de l’Homme sponsorisé par Nike, a collaboré avec Netflix pour la série Colin in Black and White qui revient sur les débuts déjà troublés de la carrière du joueur. La construction intéressante du récit, fiction ponctuée d’analyses de Kaepernick sur le football et la société amérikkkaine, vaut le coup d’œil, bien que la première saison se borne à ses années high school. L’ancien QB des Niners ose même la comparaison entre la draft et le marché aux esclaves des folles années dans le Sud américain.

Le départ du fils prodigue

Fin de carrière, magistrale, à Minnesota pour RB Mohamed Ibrahim qui ne reviendra pas avec les Gophers l’an prochain puisqu’il a décidé de s’inscrire à la prochaine draft. Victime d’une rupture des tendons d’Achille dès le premier match de la saison, un crève-cœur pour ceux qui l’avaient en fantasy, le quatrième meilleur coureur en touchdowns à la course de l’histoire du programme (33) s’est donc contenté d’une place sur la touche avant de rebondir dès l’an prochain chez les pros. Désigné Big Ten RB of the Year en 2021, il figure parmi les principaux prospects à son poste.

La grande classe de linebackers

La classe de linebackers qui s’annonce pour la prochaine draft est déjà plutôt costaude. Pas étonnant donc de retrouver plusieurs des meilleurs prospects au poste parmi les six finalistes pour le Butkus Award 2021, décerné au meilleur linebacker du pays. LB Nakobe Dean (Georgia), LB Damone Clark (LSU), LB Devin Lloyd (Utah) et LB Chad Muma (Wyoming) sont ainsi en compétition pour la récompense et le seront probablement à nouveau pour une sélection au premier tour en avril prochain.

Pittsburgh, Pickett et Addison en finale

Pittsburgh a validé son billet pour la finale de conférence ACC à la suite de sa victoire 48-38 sur Virginia, en grande partie une fois de plus à l’aide du duo QB Kenny Pickett et WR Jordan Addison. Les deux futurs joueurs NFL ont brillé toute la saison et Pickett a balancé pour 340 yards contre les Cavaliers, ainsi que 4 touchdowns, tous à destination d’Addison. On reviendra plus en profondeur sur Pickett, l’héritier de Dan Marino, la semaine prochaine. Restez connectés les jeunes.

Le nouvel eldorado du college football

Le monde a failli brûler lorsque, coup sur coup, Lincoln Riley a annoncé son départ d’Oklahoma pour prendre la direction du programme de football à USC, avant que Brian Kelly n’enchaîne sur son départ de Notre Dame pour entraîner Notre Dame. OMG. Ce dernier a signé pour dix ans et 95 millions de dollars, pas mal, tandis que l’ancien coach des Sooners a obtenu dans son contrat un jet privé à disposition 24h/24 pour la family Riley payé par l’employeur, USC. Du coup, il paraît que certains coaches NFL seraient intéressés par des contrats mirifiques comme ceux-là, parce que c’est cool de décider de prendre son jet pour partir aux Bahamas à 2h du mat’. Premier ciblé par les rumeurs, Urban Meyer des Jacksonville Jaguars a réfuté ses intentions de revenir aux sources mais la saison NFL est encore en plein développement et il faudra attendre 2022 pour éventuellement voir Bill Belichick passer des entretiens à Arizona State.

Kirk Ferentz est un mec sympa

Alors que Michigan s’apprête à défoncer Iowa, sans doute, le coach des Hawkeyes a comparé celui qui lui donne sûrement des cauchemars cette semaine, DE Aidan Hutchinson, à deux anciennes légendes NFL : Reggie White et John Randle. Alors évidemment en conférence de presse on dit des trucs gentils mais Kirk Ferentz n’a peut être pas tort alors que le Wolverine est attendu dans le top 5 à la draft et qu’il est en course pour le Heisman Trophy en dépit de son poste handicapant pour l’obtention du trophée suprême.

NFL Livestock Exchange

Les mois qui précèdent la draft ressemblent à une séance à Wall Street un jour de semaine ; ça cote, ça décote, les valeurs s’envolent, chutent, les mauvaises rumeurs abîment les cotations, les traders/scouts sont sous amphétamines, etc. À la fermeture de la séance, quels sont donc les prospects à la hausse et à la baisse sur le marché ? Grâce à une ingénieuse méthode de valorisation en fonction des contrats signés par les rookies en 2021 sur quatre ans (trois pour les undrafted free agents), The Blue Pennant vous file des tuyaux sur les valeurs actuelles.

$20,000,000 – $35,000,000 : Top 10
$10,000,000 – $20,000,000 : 1st Round
$5,000,000 – $10,000,000 : 2nd Round
$4,000,000 – $5,000,000 : 3rd Round
$3,000,000 – $4,000,000 : 4th, 5th, 6th, 7th Rounds
$500,000 : Undrafted

LB Bumper Pool, Arkansas ➚➚ $7,500,000
vs Missouri (W 34-17) : 13 tackles

Fan d’Arkansas depuis tout petit, pourtant né au Texas, LB Bumper Pool avait des choses à prouver face au plus grand rival des Razorbacks, LSU, il y a quelques semaines. Le linebacker underclassman, au centre d’une escouade redoutable à Arkansas depuis l’an passé, a terminé la rencontre comme meilleur plaqueur avec 13 plaquages, dont 2 pour perte. Avec ses 120 plaquages sur la saison, au deuxième rang dans la conférence SEC, il est de loin le chef de file dans l’exercice au sein de son équipe. Reste à voir si Bumper reviendra une saison supplémentaire à Arkansas ou s’il tentera sa chance en NFL dès 2022, ce qui semble être une bonne idée s’il finit l’année sur une aussi belle note, malgré la récente courte défaite face à l’ogre Alabama.

QB Kedon Slovis, USC ➘➘➘ $4,000,000
vs BYU (L 31-35) : did not play

C’est la dégringolade dans les boards pour QB Kedon Slovis, à l’image de l’équipe qu’il était censé mener cette saison. Le tintouin à USC n’aura évidemment pas arrangé ses performances, avec Clay Helton débarqué en début de saison et un coach intérimaire qui essaie de garder la tête hors de l’eau, et qui n’y arrive d’ailleurs pas. Le quarterback a même perdu sa place au profit du freshman QB Jaxson Dart, titularisé face à UCLA puis BYU. Considéré avant la saison comme l’un des prospects les plus intéressants à son poste pour la draft, Slovis a enchaîné les performances médiocres et devrait revenir pour sa saison senior, à USC ou ailleurs si le rôle de titulaire ne lui échoit plus, afin de faire remonter sa cote. Le Californien avait explosé lors de saison freshman, au point d’être propulsé à la place de QB JT Daniels, aujourd’hui à Georgia.

DE Isaiah Chambers, McNeese State$4,000,000
vs Northwestern State (L 24-20) : no data

Belle saison de la part de l’ancien joueur de Houston, DE Isaiah Chambers, transféré vers le modeste programme de McNeese State cette année. Évidemment pas super médiatisé au sein d’une obscure équipe de football, le pass rusher a tout de même enregistré 9,5 sacks et 4 fumbles provoqués au cours de la campagne actuelle. Isaiah attend probablement avec impatience une invitation pour un all-star game de fin de saison afin de se mettre en évidence devant les scouts NFL face à des prospects d’élite. Tous les ans des joueurs de programmes mineurs se propulsent ainsi sur le devant de la scène et ce pourrait bien être l’ancien prospect quatre étoiles cette année.

OG Zion Johnson, Boston College ➘➘ $5,000,000
vs Wake Forest (L 10-41)

Mauvaise idée de se planter face à Florida State, qui demeure quand même médiatisé malgré un passage à vide qui commence à durer plusieurs années. OG Zion Johnson a souffert face aux défenseurs rapide et imposants des Seminoles il y a deux semaines et n’a pas rassuré les scouts qui le jugent durement sur son petit gabarit pour un prospect pro. Il pourrait d’ailleurs être déplacé comme center en NFL, où il devrait survivre grâce à ses qualités athlétiques. Zion a tout de même perdu des points après sa mauvaise performance, en espérant qu’il puisse rebondir et faire grimper sa cote à nouveau.

QB Malik Willis, Liberty ➚➚ $30,000,000
vs Army (L 16-31) : 24/46 (52,2%), 305 yards, 1 TD, 1 interceptions

Révélation l’an passé, sur la même trajectoire cette saison, QB Malik Willis s’apprête à faire sauter la banque à la prochaine draft. Pour l’instant, il est en ballotage avec Matt Corral et Kenny Pickett dans l’esprit des experts pour le statut honorifique de meilleur prospect au poste de quarterback, mais ses qualités athlétiques et physiques pourraient l’avantager au moment d’être comparé de près à ses concurrents, même si sa principale qualité reste son bras impressionnant et sa mobilité. Il reste cependant sur deux matches assez mous, face à Louisiana-Lafayette et Army, bien que pas vraiment aidé par les nombreuses blessures chez ses receveurs.

WR Chris Olave, Ohio State ➚➚ $9,000,000
vs Michigan (L 27-42) : 7 receptions, 88 yards

WR Chris Olave aura marqué les esprits à Ohio State, et il aura même marqué l’histoire des Buckeyes contre Michigan State, devenant le joueur numéro un of all time en touchdowns à la réception, avec 35, soit un de plus que David Boston, le précédent détenteur du record. Impressionnant face aux Spartans, faisant étalage de toutes ses qualités pour se démarquer et recevoir le ballon dans toutes les positions, Chris a encore fait grimper sa cote en attendant la fin de saison excitante des Buckeyes. S’il n’a pas forcément la carrure d’un receveur numéro un en NFL, les avis s’accordent sur son potentiel pour émerger comme numéro deux d’exception chez les pros. Un profil qui pourrait lui permettre de grimper en fin de premier tour avec une régularité dans les bonnes performances face à des défenses de haut niveau en playoffs et un combine de qualité.

QB Bailey Zappe, Western Kentucky ➚➚ $5,000,000
vs Marshall (W 53-21) : 25/48 (52,1%), 328 yards, 4 TD

Le prospect le plus sexy de la conférence USA est un quarterback, ladies and gentlemen, et il a affolé les compteurs toute la saison ; avec quatre matches au-delà des 400 yards à la passe, dont un à plus de 500 yards, QB Bailey Zappe a brillé par les airs. Prolifique, c’est ainsi qu’on peut le qualifier avec ses 5 000 yards et 52 touchdowns pour seulement 9 interceptions en 2021. Néanmoins, le QB de Western Kentucky n’a pas affronté les défenses les plus féroces du pays et c’est ce qui lui vaut la réserve des scouts mais Bailey a déjà accepté son invitation pour le Senior Bowl, où il aura la chance de se mettre en évidence face à des joueurs d’un tout autre calibre. Pour l’instant en tout cas, difficile de l’imaginer occuper un autre rôle que celui de remplaçant sur le long terme en NFL.

WR Jack Sorenson, Miami (OH)$3,000,000
vs Kent State (L 47-48) : 4 receptions, 81 yards, 1 TD

On a très peu parlé de WR Jack Sorenson dans les médias, par manque d’exposition sans doute, malgré ses quatre dernières saisons extrêmement productives. Alors que le receveur réussit une année encore plus fantastique, avec 69 réceptions pour 1 290 yards et 10 touchdowns jusqu’ici, son nom commence à circuler. Malgré son petit gabarit et sa vitesse moyenne, son sens du jeu et sa férocité en font un joueur solide et sûr dans le jeu aérien. On le compare un petit peu à Hunter Renfrow des Las Vegas Raiders et c’est un joli compliment pour le joueur de Miami (OH).

RB Kevin Marks, Buffalo ➘➘➘ $0
vs Ball State (L 3-20) : 3 carries, 4 yards

Successeur de Jaret Patterson à Buffalo, RB Kevin Marks était attendu comme une sorte de messie avant la saison et les experts le voyaient déjà comme un choix de fin de draft. C’était sans compter sur des performances très décevantes, à la limite du ridicule, avec seulement 414 yards au sol pour 5 touchdowns et 8 réceptions sur l’exercice actuel. À sa décharge, Marks a galéré avec les blessures mais ça ne suffira pas à convaincre des scouts NFL qui doivent déjà se tourner ailleurs.

CB Andrew Booth, Clemson ➚➚ $10,000,000
vs South Carolina (W 30-0) : 1 tackle, 1 BrUp, 2 interceptions

Rapide et précis dans les airs, CB Andrew Booth a encore donné un récital en couverture aérienne face à l’attaque explosive de Wake Forest ; avec 1 interception et 2 passes déviées, il n’a pas chômé et son profil apparait de plus en plus comme celui d’un potentiel titulaire NFL, au crépuscule d’une carrière universitaire solide. Envisagé en début de saison comme un prospect de troisième tour de draft, son nom revient désormais régulièrement dans le top 5 des cornerbacks qui devraient être disponibles en avril prochain. Ses 2 interceptions face à South Carolina ne sont pas non plus passées inaperçues.

LB Mike Rose, Iowa State$3,500,000
vs TCU (W 48-14) : 6 tackles, 2 TFL, 1 BrUp

Défaite serrée pour les Cyclones face à Oklahoma il y a deux semaines mais ce n’est pas faute d’avoir essayé du côté de LB Mike Rose. Le patron de la défense a tout donné, terminant le match avec 6 plaquages dont 3 pour perte et 2 sacks, ainsi qu’une passe déviée pour une interception d’Iowa State qui a permis d’égaliser en fin de match, redonnant un peu d’espoir aux perdants. Mike a ensuite enchaîné sur une belle perf’ contre les Horned Frogs, avec une victoire à la clé cette fois-ci. Le talentueux linebacker, instinctif et proactif, s’est donc encore bien mis en avant face à un adversaire costaud et on le suivra de près comme tous les scouts d’ici la draft.

Speed Dating

WR Ty Fryfogle, Indiana
Classe : SR
Taille : 188 cm
Poids : 97 kg
Signe astro : Raymond Poulidor

En voilà un nom rigolo. Fryfogle, qu’on peut traduire par « faire frire le brouillard », ne permettra pas de faire de super jeux de mots mais ce nom pourrait claquer sur un jersey NFL. Le senior, 3rd-Team All-American en 2020, s’est rapidement retrouvé lancé dans le grand bain dès sa saison freshman avec Indiana, avant d’émerger petit à petit comme une cible de choix. Demi-finaliste du Biletnikoff Award en 2019 et 2020, il s’est un peu éteint cette saison, devenu le point d’attention numéro un des défenses adverses, mais son profil plaît toujours aux scouts qui l’envisagent comme un solide receveur en NFL, capable d’assumer le rôle de numéro deux dans une attaque aérienne pro. Ancien joueur de basketball au high school, Ty est le fils d’un ancien joueur de Mississippi mais il avait finalement choisi les Hoosiers en 2018 plutôt qu’Ole Miss et Idaho, ses finalistes. On attendra de connaître ses capacités athlétiques dans les ateliers d’avant-draft pour le juger complètement mais pour l’instant il reste encore du chemin pour convaincre des franchises pro de le sélectionner avant les derniers tours, surtout avec un pourcentage de drops qui grimpe à un vertigineux 15% cette saison.

Graines de millionaires

Parce que les rookies sont de récents anciens joueurs de college football et qu’on les aime encore, on suit leurs performances pour leurs grands débuts dans la Ligue. On commence cette semaine avec les attaquants.

Fin du game, C Creed Humphrey (Oklahoma / Kansas City) est l’Offensive Rookie of the Year. Lol. Évidemment ça n’arrivera pas, le rôle de center est sans doute le moins sexy de tout le sport mais le rookie des Chiefs réalise une saison sensationnelle à un poste compliqué. Kansas City avait besoin de protéger son meilleur atout, Patrick Mahomes, et la sélection de Creed au deuxième tour est un coup de génie.

Contre toute attente, le grassouillet qui fumait pépouze son cigare dans le vestiaire après une éclatante victoire en finale de championnat national, QB Mac Jones (Alabama / New England), est visiblement le meilleur quarterback de la classe 2021. Sa situation est peut être plus propice à son éclosion, pas sûr qu’il ait excellé in money makin’ Manhattan où le dernier QB de talent chez les Jets s’appelait Joe Namath, à l’époque où la NFL était en noir et blanc. Condoléances QB Zach Wilson (BYU / NY Jets), cette franchise est maudite.

Il y a trois semaines, CBS Sports s’est permis de noter les choix de premier tour de la dernière draft et ils n’ont pas été tendres avec les quarterbacks : C- pour QB Trevor Lawrence (Clemson / Jacksonville) et QB Justin Fields (Ohio State / Chicago), D+ pour Zach Wilson et QB Trey Lance (North Dakota State / San Francisco). Et un sympathique B pour Mac Jones, donc.

Tout le monde s’est bien marré quand WR Ja’Marr Chase (LSU / Cincinnati) s’est ridiculisé tout au long des matches de pré-saison mais son alchimie avec son ancien quarterback, Joe Burrow, est finalement revenue comme une seconde nature. Étincelant en début d’exercice, le receveur a quelque peu perdu en intensité, signe qu’il aurait gagné le respect des défenses adverses selon le vénérable Mike Tomlin.

C’est plus compliqué pour deux offensive linemen sélectionnés assez haut à la draft, en l’occurence OT Penei Sewell (Oregon / Detroit) qui s’est pris les pieds dans le tapis en début de saison et qui commence seulement à émerger, et OT Alex Leatherwood (Alabama / Las Vegas), complètement à la rue en protection de passe, avec 27 pressions subies en huit rencontres. Ça va bien mieux du côté de OT Rashawn Slater (Northwestern / LA Chargers), OL Alijah Vera-Tucker (USC / NY Jets) et OT Christian Darrisaw (Virginia Tech / Minnesota), tous trois solides titulaires au sein de leur franchise respective. OT Sam Cosmi (Texas / Washington) a montré de belles promesses mais il a manqué pas mal de temps de jeu pour diverses blessures et il faut espérer que la situation s’arrange pour l’ancien Longhorn.

Enfin, PFF s’est penché sur les meilleurs rookies jusqu’à ce stade, un classement évidemment dominé par Creed Humphrey et Mac Jones, avec TE Kyle Pitts (Florida / Atlanta), WR DeVonta Smith (Alabama / Philadelphia), OG Trey Smith (Tennessee / Kansas City), WR Rondale Moore (Purdue / Arizona) et WR Jaylen Waddle (Alabama / Miami) dans le top 10 offensif. Pas mal de joueurs choisis au premier tour, comme quoi les franchises ne se sont pas trop plantées en 2021. À part sans doute les Giants qui ont pris WR Kadarius Toney (Florida / NY Giants) avec le douzième choix et qui ne le font pratiquement pas jouer. On peut tout de même espérer en voir un peu plus de la part du receveur suite au renvoi du coordinateur offensif Jason Garrett, alors qu’il a fait monter subitement l’excitation des fans de Big Blue lors de ses quelques apparitions.

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NFL Draft

Le Guide TBP de la Draft NFL 2021 est disponible !

Un guide de plus de 90 pages pour tout savoir des futures stars de la NFL à l’approche de la Draft 2021 !

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En 2020, la Draft NFL ne s’est pas déroulée comme prévu. Initialement promise à Las Vegas où des moyens fastueux avaient été envisagés, elle s’est finalement déroulée en direct de la man’s cave de Roger Goodell, bien à l’aise dans son fauteuil préféré.

Cette année, la situation s’est un peu arrangée puisque les Américains ont été vaccinés massivement et la NFL a donc choisi de proposer un format alternatif, avec différents événements “en présentiel” à Cleveland.

Quelques prospects seront ainsi invités, avec les fans et les médias également de la partie. La majorité des prospects restera cependant à la maison, comme l’an dernier, avec un système similaire pour suivre leurs réactions en direct.

Quant aux équipes de management et de scouting des franchises, elles seront autorisées à se réunir dans leurs locaux ou autre lieu permettant d’appliquer les protocoles sanitaires toujours en vigueur.

Cette édition 2021 sera évidemment particulière puisque la saison 2020 a été tronquée, imprévisible, alors que de nombreux matches ont été annulés et que pas mal de prospects avaient pris la décision de ne pas jouer. Comme les autres secteurs de métier, les scouts des franchises NFL ont dû se réinventer pour exercer leurs talents. Les fameuses “tapes”, ces retransmissions des matches, auront une importance particulière alors que le NFL Scouting Combine a notamment été annulé.

Ce guide reprend donc les diverses observations des scouts sur les prospects actuels, qu’il s’agisse de leurs performances en carrière universitaire, de leurs évaluations au Pro Day, de leur profil et des éventuels red flags. Les besoins des franchises NFL ont également été actualisés après la première vague de la Free Agency pour cibler au mieux la situation au moment de la Draft.

Bonne lecture et bonne Draft !

Téléchargez votre exemplaire gratuit du Guide TBP de la Draft NFL 2021 ici.

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NFL Draft

La liste des underclassmen se présentant à la draft NFL 2021

Depuis plusieurs années, la liste des underclassemen ne cesse de s’allonger à un point tel que ce sont plus d’une centaine de joueurs qui se présentent désormais avant la date limite fixée, cette année, au 18 janvier 2021.

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WR Ja'Marr Chase, LSU - Crédit photo : Kevin C. Cox, Getty Images

Après trois saisons d’éligibilité au sein d’un programme universitaire, tous les athlètes-étudiants (redshirt sophomore ou junior, donc) ont la possibilité de faire le saut chez les professionnels de la NFL sans avoir complété leurs quatre saisons d’éligibilité maximale : on les nomme les underclassmen.

En quoi les choses sont-elles différentes en 2021?

La NCAA a accordé exceptionnellement à chaque athlète-étudiant une année d’éligibilité supplémentaire en raison de la crise sanitaire dûe à la pandémie de covid-19 ce qui complexifie légèrement le processus. Selon les règles habituelles, un athlète-étudiant dispose de cinq années civiles au cours desquelles il peut jouer jusqu’à quatre ans au sein d’un programme de football. Cependant, cette nouvelle règle exceptionnelle de la NCAA en 2020 signifie désormais qu’un athlète-étudiant peut jouer une cinquième année, et son éligibilité est désormais répartie sur six années civiles et non cinq.

Par conséquent, à l’approche de la draft NFL 2021, tous les athlètes-étudiants auront encore une année d’éligibilité en NCAA, ce qui en fera de facto tous des underclassmen qui devront se déclarer avant la date limite. En raison du caractère exceptionnel de cette année, il est possible que la NFL accorde un délai supplémentaire aux athlètes-étudiants seniors qui ne se seraient pas déclarés avant la date limite du 18 janvier 2021. De plus, les invitations pour le scouting combine de la NFL pour les prospects seniors qui ne se sont pas encore déclarés à temps seront probablement retardées.

Cette situation inhabituelle affecte également les scouts NFL, qui ne sont pas autorisés à interagir avec les athlètes-étudiants encore éligibles au niveau NCAA. Ainsi, dans l’état actuel des choses, les scouts ne sont pas en mesure de communiquer avec un joueur senior dont la saison est terminée et qui n’aurait pas officiellement annoncé se présenter à la draft NFL 2021.

La liste ci-dessous comprend donc tous les joueurs underclassmen (redshirt sophomore et junior) ayant récemment renoncé à leur année d’éligibilité NCAA en 2021 et tous les athlètes-étudiants seniors qui ont décidé de ne pas jouer en 2020 en raison de la pandémie de covid-19.

Les underclassmen de présentant à la draft 2021

PosteNomUniversité
DTChristian BarmoreAlabama
QBMac JonesAlabama
LBDylan MosesAlabama
CBPatrick Surtain IIAlabama
WRJaylen WaddleAlabama
SAashari CrosswellArizona State
WRAnthony SchwartzAuburn
SJamien SherwoodAuburn
WRSeth WilliamsAuburn
TEHunter LongBoston College
LBIsaiah McDuffieBoston College
RBJaret PattersonBuffalo
OLBrady ChristensenBYU
WRDax MilneBYU
QBZach WilsonBYU
OLJames HudsonCincinnati
OLJackson CarmanClemson
QBTrevor LawrenceClemson
WRWarren JacksonColorado State
DEChris Rumph IIDuke
WRBlake ProehlEast Carolina
KEvan McPhersonFlorida
TEKyle PittsFlorida
CB Marco WilsonFlorida
OLCalvin AshleyFlorida A&M (FCS)
DEJoshua KaindohFlorida State
CBAsante Samuel JrFlorida State
CBTyson CampbellGeorgia
CBTrey HillGeorgia
QBJamie NewmanGeorgia
CBEric StokesGeorgia
LBAzeez OjulariGeorgia
OGKendrick GreenIllinois
SChristian UphoffIllinois State (FCS)
RBStevie Scott IIIIndiana
DTDaviyon NixonIowa
RBPooka Williams JrKansas
DEWyatt HubertKansas State
WRIsaiah McKoyKent State
LBJamin DavisKentucky
CBKelvin JosephKentucky
WRTutu AtwellLouisville
RBJavian HawkinsLouisville
WRJa’Marr ChaseLSU
WRTerrace Marshall JrLSU
DTTyler ShelvinLSU
CBKary Vincent JrLSU
RBKenneth GainwellMemphis
TEBrevin JordanMiami
DEJaelen PhillipsMiami
DEGregory RousseauMiami
WRNico CollinsMichigan
OLJalen MayfieldMichigan
LBCameron McGroneMichigan
CBAmbry ThomasMichigan
CBShakur BrownMichigan State
WRRashod BatemanMinnesota
CBBenjamin St-JusteMinnesota
SMarcus MurphyMississippi State
LBNick BoltonMissouri
OLLarry BoromMissouri
DTAlim McNeillNorth Carolina State
WRDyami BrownNorth Carolina
RBJavonte WilliamsNorth Carolina
QBTrey LanceNorth Dakota State (FCS)
OLSpencer BrownNorthern Iowa (FCS)
DEElerson SmithNorthern Iowa (FCS)
CBGreg Newsome IINorthwestern
OLRashawn SlaterNorthwestern
OL Aaron BanksNotre Dame
LBJeremiah Owusu-KoramoahNotre Dame
TETommy TrembleNotre Dame
OLWyatt DavisOhio State
QBJustin FieldsOhio State
DTTommy TogiaiOhio State
CBShaun WadeOhio State
OLAdrian EalyOklahoma
OLCreed HumphreyOklahoma
CBTre NorwoodOklahoma
DERonnie PerkinsOklahoma
CBKolby Harvell-PeelOklahoma State
RBChuba HubbardOklahoma State
WRElijah MooreOle Miss
SBrady BreezeOregon
SJevon HollandOregon
OTPenei SewellOregon
CBThomas Graham JrOregon
RBJermar JeffersonOregon State
CBNahshon WrightOregon State
TEPat FreiermuthPenn State
DEJayson OwehPenn State
LBMicah ParsonsPenn State
SParis FordPittsburgh
DTJalen TwymanPittsburgh
CBDarren HallSan Diego State
CBJaycee HornSouth Carolina
LBErnest JonesSouth Carolina
SIsrael MukuamuSouth Carolina
WRCade JohnsonSouth Dakota State (FCS)
CBPaulson AdeboStanford
WRSimi FehokoStanford
OTWalker LittleStanford
SAndre CiscoSyracuse
CBIfeatu MelifonwuSyracuse
STrill WilliamsSyracuse
STrevon MoehrigTCU
SAr’Darius WashingtonTCU
TEPro WellsTCU
CBBryce ThompsonTennessee
OTSamuel CosmiTexas
WRBrennan EaglesTexas
DEJoseph OssaiTexas
SCaden SternsTexas
WRJhamon AusbonTexas A&M
DTBobby Brown IIITexas A&M
LB Anthony Hines IIITexas A&M
OLJack AndersonTexas Tech
LBZaven CollinsTulsa
LBJordan SmithUAB
CBTay GowanUCF
CBOlaijah GriffinUSC
STalanoa HufangaUSC
WRAmon-Ta St.BrownUSC
DTJay TufeleUSC
DTMarlon TuipulotuUSC
OLAlijah Vera-TuckerUSC
OLChristian DarrisawVirginia Tech
CBCaleb FarleyVirginia Tech
WRSage SurrattWake Forest
DTLevi OnwuzurikeWashington
LBJoe TryonWashington
CBRachad WildgooseWisconsin
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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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