Suivez-nous

NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – #5

Chaque semaine, Loïc Baruteu vous présente un tour d’horizon de l’actualité de la draft NFL 2018 : First pick, Who’s hot, who’s not, Top 32 et bien d’autres choses. Vous saurez tout sur les futures stars de la NFL.

Publié

le

Comme on aime bien croire qu’on peut prédire l’avenir à TBP, on analyse chaque semaine les prospects qui font du pied à la NFL et on rapporte ce qu’on a vu. Parce qu’on a sans doute plus de crédibilité que Migos, qui prédisait une saison sans défaite à Rutgers.

Losers rankings

Céline Dion a dit : « les derniers seront les premiers. » Encore une fois Céline est dans le vrai. On rigole maintenant des équipes en queue de peloton mais ce qui est bien avec la NFL, c’est que la rouetourne peut tourner rapidement. On va pas aller jusqu’à dire que les franchises à la traîne au classement le font exprès mais des fois c’est à croire que si.

D’ailleurs, quelqu’un peut prévenir les New York Giants que la pré-saison est terminée ? Pendant que son frangin se fait ériger une statue à Indianapolis, en attendant de donner son nom à des avenues, Eli se fait massacrer. Ses receveurs sont tous au chômage technique, sa ligne offensive a le niveau FCS, pas évident. On peut se foutre de sa gueule mais sans lui et ses potes d’une grande époque pas si lointaine, les Pats seraient à sept Super Bowls depuis 2002. Presque un monopole.

Embed from Getty Images

Mais attention, en dépit de tous leurs efforts, les Giants pourraient bien se faire souffler la dernière place de la Ligue. Les San Francisco 49ers donnent tout également, sans oublier les Cleveland Browns qui voient d’un mauvais œil qu’on lorgne sur la dernière place à laquelle ils sont habitués. Le changement, ça fait peur. On aura d’ailleurs droit à une belle finale de losers entre les Giants et les Niners à San Francisco, le 12 novembre.

Les Carson Chargers étaient également en course mais ils ont craqué contre New York et se retrouvent maintenant avec une victoire qui fait tâche sur le bilan comptable. Les Chicago Bears, qui ont évidemment pris la pire décision de leur histoire en se débarrassant de leur mascotte professionnelle Jay Cutler, le paient plein pot. Allez, puisque cette saison NFL est sens dessus dessous, on va faire un power ranking des équipes de la Ligue qui donnent envie de se crever les yeux devant son écran.

  1. New York Giants : cet été, à New York, on s’est dit que la solution pour retrouver la victoire, c’était de filer plein de cibles à Eli Manning. On a bricolé une ligne offensive, un jeu de course, on a ajouté Brandon Marshall et Evan Engram et roulez jeunesse. Le plan le plus foireux depuis la ligne Maginot. Surtout depuis que trois quarts des cibles en question sont out pour la saison.
  2. Cleveland Browns : on y a cru, du moins on voulait y croire. DeShone Kizer, le nouvel espoir, l’équilibre dans la force, etc. Tout le monde se demande comment Cleveland trouve encore l’énergie pour se battre chaque année, ils devraient tout simplement arrêter le football et essayer la pêche aux canards.
  3. Carson Chargers : Phillip Rivers n’en a rien à foutre, le maire de Los Angeles n’en a rien à foutre, les habitants de LA n’en ont rien à foutre, mais qui s’inquiète pour les Chargers ? Pourtant il est sympa ce stade de soccer, avec un virage en gazon décoré avec des palmiers. C’est bien pour pique-niquer avec des hot-dogs congelés à $20 et c’est quand même plus sympa de passer un dimanche au cirque qu’à Disneyland à Anaheim.
  4. San Francisco 49ers : c’est toujours la faute de Mike Singletary ? Peut être que Kaepernick, qui est devenu un peu vaudou avec ses robes de mama du bayou, a jeté un sort à son ancienne équipe. Mais bon, les Niners ont un calendrier plutôt facile donc ils devraient bien décrocher quelques victoires pour la forme. Vivement que la saison NBA reprenne pour les pauvres habitants de la baie.
  5. Exposition Park Rams : USC favori pour les playoffs, UCLA qui retrouve Josh Rosen, les Rams avec Gurley, les Chargers qui s’installent en banlieue, pratique pour faire ses courses à Costco en sortant du match après un quart-temps, il y avait de quoi s’emballer à LA avant le début des saisons pros et universitaires. Ça tourne au cauchemar, mais au moins les Trojans sont toujours invaincus à LA depuis plus d’un an. Pour les Rams, l’objectif est de composer une équipe entière avec des joueurs choisis dans le top 5 de la draft.
  6. Arizona Cardinals : seulement deux victoires cette saison, toutes deux en prolongation, face à Indianapolis et San Francisco. L’attaque des Cardinals marque environ 16 points par match, avec des adversaires franchement pas redoutables au palmarès cette saison. Mais attention, Adrian Peterson vient d’arriver. Donc ça ne devrait rien changer.
  7. Chicago Bears : une seule victoire cette saison, en overtime. Les Bears ont quand même affronté des équipes qui ne font pas rire, et ça ne va pas s’arranger. Jay Cutler avait senti le truc et il s’est démerdé pour atterrir aux Dolphins, où il neige de la poudreuse cette saison. Qu’est-ce qu’il est malin, ce con.
  8. Miami Dolphins : s’il y a une chose dont on est bien sûr, c’est qu’il n’y a que les coaches qui prennent de la coke à Miami. Parce que vu la férocité de l’attaque, les mecs tournent plutôt à la marie-jeanne. Ambiance rastafari, avec Jay Cutler en tête d’affiche, le mec le plus cool de la Terre. Jah bless.
  9. Houston Texans : juste quand les Texans commencent à se dire que ça peut le faire avec leur tout jeune quarterback, J.J. Watt est out pour la saison. Le mec qui dirige la défense, le mec qui motive les troupes. Whitney Mercilus n’est pas là non plus et Brian Cushing est suspendu quinze ans après s’être mis cher au cocktail de produits dopants. Le mec n’a pas vu le film sur Armstrong ou quoi…
  10. New York Jets : est-ce que quelqu’un y croit ? Les Jets vont probablement s’effondrer d’ici la fin de la saison, faut pas abuser non plus. À moins qu’ils prennent goût à la victoire maintenant qu’ils savent ce que ça fait.

Who’s hot?

Embed from Getty Images

DT Maurice Hurst, Michigan
Les Wolverines se sont bien plantés face à Michigan State mais Maurice Hurst n’aura rien à se reprocher, lui. Il a passé son temps à mettre la pression sur la ligne offensive et sur le quarterback adverses. Face à Brian Allen, le center potentiellement NFL-ready en dépit de son gabarit, Hurst a semé la panique avec sa vitesse d’exécution. Sachant qu’il peut aussi jouer comme DE dans la défense de Michigan, sa polyvalence est appréciable et c’est surtout un cauchemar pour les attaques d’en face.

QB Clayton Thorson, Northwestern
Tout le monde se réveille et découvre que Clayton Thorson pourrait faire un bon franchise quarterback en NFL. Comme il est entouré de peintres, c’est pas évident de juger son talent mais il semble quand même mettre un peu tout le monde d’accord. Le voilà maintenant projeté au premier tour, et on suivra sa progression de près parce que les Browns pourraient éventuellement le sélectionner pour un de leurs nouvelles expériences.

TE Jaylen Samuels, NC State
Voilà un nom à retenir pour la fin de la draft, sachant que Jaylen Samuels est sans doute capable d’être aligné comme receveur, voire running back en NFL. Les pros commencent à raffoler des joueurs offensifs capables de jouer un peu partout et Samuels a complètement le profil. Si une franchise tombe sous le charme, il pourrait même se retrouver sélectionné plus haut que prévu.

Who’s not?

Embed from Getty Images

QB Luke Falk, Washington State
C’est peut être cool d’être un quarterback, dans les films ils sortent toujours avec la capitaine des cheerleaders, qui occupe généralement ce poste parce qu’elle est la plus jolie du bahut. En vrai, personne n’aurait voulu échanger sa place avec celle de Luke Falk contre California. Le pauvre gars a balancé 5 interceptions dans le même match, sans aucun touchdown, et a donc dit bye bye à ses espoirs de remporter le Heisman à la fin de la saison.

OT Chukwuma Okorafor, Western Michigan
On n’avait pas encore parlé de lui mais il semble que Chukwuma Okorafor soit un prospect qui attire l’œil des scouts NFL. Du moins, quelques uns. Les autres estiment qu’il est trop « soft » pour se mesurer aux méchants et vicieux défenseurs de la Ligue. C’est vrai que rien que son nom fait penser aux Ewoks de Star Wars.

CB Tarvarus McFadden, Florida State
Le problème avec les cornerbacks XXL, c’est qu’ils ont tendance à trop jouer les gros durs. Contre Miami, par exemple, Tarvarus McFadden était complètement à la rue en couverture, et il est d’ailleurs responsable du touchdown encaissé dans les dernières secondes qui ont permis aux Hurricanes de s’imposer. On ne va pas le charger non plus, il n’était pas tout seul sur le terrain pendant une heure de jeu, mais les questions se posent sur sa capacité à couvrir son vis-à-vis une fois que ce dernier s’est débarrassé de lui. Avec son style, Tarvarus devrait faire pleuvoir les flags pour pass interference en NFL.

Top 32

Embed from Getty Images

1. DE Arden Key, LSU (+1)
Arden Key fait du Arden Key après des débuts poussifs à son retour de blessure, qui nous rappellent que revenir au plus haut niveau n’est pas aussi simple qu’ouvrir un bocal de cornichons. Un autre defensive end  avec le first pick en 2018 ? Faut pas rêver mais Key devrait quand même atterrir sur le podium.

2. QB Sam Darnold, USC (-1)
C’est compliqué pour USC, et donc pour Sam Darnold. Les coaches sont aux fraises, les receveurs les accompagnent et la ligne offensive a subi de lourdes pertes ces derniers temps. Du coup, le minot se retrouve un peu tout seul parce qu’on le force un peu à se démerder et ça finit souvent avec Darnold qui prend ses jambes à son cou pour échapper aux pass rushers qui passent l’OL comme Jacques Chirac un tourniquet du métro parisien. Sam force, prend parfois des mauvaises décisions ; le monde à l’envers alors qu’il a retourné la Pac-12 et Penn State l’an dernier. Et dire qu’il voulait rester un an de plus à USC. Mais barre-toi, franchement, prends le pognon.

3. RB Saquon Barkley, Penn State (+1)
La plupart des favoris au Heisman se sont plantés cette saison mais pas Saquon Barkley qui porte l’attaque de Penn State sur ses épaules depuis le début de la saison. Le gars n’a pas la grosse tête, du moins pas encore, il fait le taff, ça devrait plaire aux franchises NFL. Leonard Fournette a prouvé à tout le monde que ce n’est pas forcément une mauvaise idée de sélectionner un running back dans le top 5.

4. OT Trey Adams, Washington (-1)
On attendait avec impatience le match face à Wazzu et sa ligne défensive de mammouths pour tester un peu Trey Adams mais Cal a montré que les Cougars peuvent aussi être de gentils chatons. Est-ce qu’il y a une ligne défensive capable d’apporter ce challenge à Washington ? Dieu seul le sait, et il veut pas nous le dire.

5. QB Josh Rosen, UCLA (=)
C’est pas faute d’essayer mais Josh Rosen ne peut pas grand chose pour tirer cette équipe de UCLA du trou où elle s’est enterrée l’an dernier. Vivement qu’il atterrisse dans une équipe NFL où il sera vraiment bien entouré. Avec un vrai coach. Et des vrais joueurs. Pas San Francisco, du coup, ça serait pas sympa pour lui.

6. SS Derwin James, Florida State (=)
7. FS Minkah Fitzpatrick, Alabama (=)
8. WR Christian Kirk, Texas A&M (+1)
9. DE Bradley Chubb, NC State (+5)
10. WR Equanimeous St. Brown, Notre Dame (-2)
11. DT Da’Ron Payne, Alabama (-1)
12. OT Mike McGlinchey, Notre Dame (-1)
13. DT Christian Wilkins, Clemson (=)
14. OT Mike McGlinchey, Notre Dame (-3)
15. DE Dorance Armstrong, Kansas (+1)
16. QB Lamar Jackson, Louisville (-1)
17. OG Quenton Nelson, Notre Dame (+2)
18. WR Calvin Ridley, Alabama (-6)
19. DT Trenton Thompson, Georgia (-2)
20. OT Connor Williams, Texas (+1)
21. CB Iman Marshall, USC (-3)
22. WR Courtland Sutton, SMU (+3)
23. DE Harold Landry, Boston College (-1)
24. DE Austin Bryant, Clemson (N)
25. SS Ronnie Harrison, Alabama (+1)
26. OT Martinas Rankin, Mississippi State (+1)
27. QB Josh Allen, Wyoming (N)
28. LB Roquan Smith, Georgia (=)
29. QB Clayton Thorson, Northwestern (N)
30. TE Hayden Hurst, South Carolina (-1)
31. CB Carlton Davis, Auburn (N)
32. DE Duke Ejiofor, Wake Forest (-1)

Le duel à suivre

Embed from Getty Images

Dur de faire un choix donc démerdez-vous pour essayer de voir Notre Dame vs USC et Michigan vs Penn State. Ouais, les deux matches sont en même temps mais avec deux ordinateurs on peut se faire un multiplex maison. Bon, ceux qui ne sont pas encore passés à la fibre, laissez tomber.

À USC, il y a évidemment QB Sam Darnold, mais aussi WR Deontay Burnett, LB Cameron Smith, CB Iman Marshall, qui a d’ailleurs plutôt l’air d’un safety et qui pourrait changer de job chez les pros. En face, OG Quenton Nelson et OT Mike McGlinchey devraient s’en sortir face à une ligne défensive des Trojans décimée et inexpérimentée. Un peu pareil pour WR Equanimeous St. Brown et son nom cauchemardesque face à une secondary fébrile. À suivre aussi, la performance de LB Nyles Morgan face à une attaque qui a fait ses preuves. L’an dernier, du moins.

Dans l’autre gros match de la semaine, on regardera si DT Maurice Hurst et LB Mike McCray peuvent faire quelque chose contre RB Saquon Barkley. Attention à C Mason Cole, en lice pour le titre honorifique de meilleur center du pays pour la prochaine draft, mais surtout à l’armada de prospects NFL des Lions : LB Jason Cabinda, TE Mike Gesicki, S Marcus Allen ou encore WR DaeSean Hamilton, pour ne citer qu’eux.

Les rookies NFL

Embed from Getty Images

On se foutait bien de sa gueule quand RB Leonard Fournette (LSU/Jacksonville) disait en pré-saison que la NFL était facile mais y a plus grand chose à dire maintenant ; avec ses 2 touchdowns et 181 yards contre Pittsburgh, avec une victoire des Jaguars en plus, il en est déjà à 466 yards et 5 TD en autant de matches. QB Deshaun Watson (Clemson/Houston) commence aussi à prendre ses marques dans la Ligue, avec 5 touchdowns contre Kansas City, tranquille. Les Texans n’ont pas gagné mais ça laisse quand même augurer du meilleur pour l’avenir de la franchise texane.

Chez les défenseurs, il y a DE Myles Garrett (Texas A&M/Cleveland) qui a confirmé son statut de premier choix avec deux sacks pour son premier match, face aux Jets. D’ailleurs, la toute première action de sa carrière pro s’est terminée par un sack. Belle entrée en matière, les Browns n’en peuvent plus désormais ils se voient au Super Bowl. Ce serait oublier un peu vite que QB DeShone Kizer (Notre Dame/Cleveland) est redescendu de son nuage. Cleveland va encore avoir besoin d’un autre quarterback l’an prochain si ça continue.

Mention spéciale à LB Jarrad Davis (Florida/Detroit), auteur d’un super match défensif contre les Panthers, mais aussi à S John Johnson (Boston College/LA Rams) dont la présence s’est fait ressentir dans la secondary des Rams, et enfin DE Carl Lawson (Auburn/Cincinnati) qui commence à prendre ses marques chez les grands.

Le futur grand

Embed from Getty Images

RB Jonathan Taylor, Wisconsin
Jonathan Taylor est true freshman. Jonathan Taylor vient du New Jersey. Jonathan Taylor est septième du pays en yards à la course, quatrième en yards par rencontre. 767 yards. Et 9 touchdowns. En cinq matches. Voilà. Du coup, Jonathan Taylor a déjà été désigné Big Ten Offensive Player of the Year à deux reprises cette saison. C’est plutôt pas mal pour un gamin qui joue dans la même conférence que Saquon Barkley.

Le moment LOL

Bon, pas tellement le temps de faire de la recherche en profondeur avec ce road trip en cours donc pour ne pas vous laisser sur votre faim, voilà le trailer du merveilleux film Draft Day si vous ne l’avez pas encore vu.

Tout y est tellement premier degré que le film en devient hilarant, même si le doublage français fait saigner des oreilles.

  • Le proprio des Browns parade avec ses lunettes de soleil alors que le vrai doit plutôt faire profil bas.
  • Le quarterback remplaçant, qui sort d’une bonne demi-saison mais à qui on va filer les clés de la franchise, pépouze. En même temps, vu que c’est Clark Kent dans Smallville, on peut sans doute se fier à lui.
  • Le GM des Browns, « fils de » et qui a tout à prouver même si visiblement il est dans le biz depuis des années, avec une franchise naufragée depuis des décennies entre les mains, mais là c’est le point critique et il doit absolument se bouger le fion donc il sort des trades de son chapeau et entubent plusieurs franchises pour finir avec une ribambelle de choix de premier tour. Et aussi, à plus de cinquante balais, il se découvre lui-même, c’est l’épiphanie.
  • De la guimauve, beaucoup de guimauve, ça dégouline. On sait que les ricains en raffolent mais dans un film sur la NFL, qui est probablement le modèle de l’Empire dans Star Wars, ça fait bizarre.
  • Le casting d’acteurs hollywoodiens de seconde et troisième zones fait peine, même s’il faut saluer le lobbying des agents desdits acteurs qui a porté ses fruits.

Bref, le film reste à regarder pour les fans de football, ce que vous êtes sûrement puisque vous lisez ça. On y voit un peu les coulisses du « repêchage » et aussi que les stagiaires sont des êtres humains avec des sentiments, eux-aussi.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

Publicité
Ajouter un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

Publié

le

Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

Lire la suite

NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

Publié

le

Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
Lire la suite

NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

Publié

le

Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

Lire la suite

NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

Publié

le

Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

Lire la suite

Articles les plus lus