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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2014 – Week 13

Loïc Baruteu vous présente, tous les jeudis, l’actualité des meilleurs prospects pour la draft NFL 2014. Nouveauté pour cette saison : un Top 25 mis à jour chaque semaine avec un focus sur le top 10. De plus, vous saurez « who’s hot » et « who’s cold » !

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Loïc Baruteu vous présente, tous les jeudis, l’actualité des meilleurs prospects pour la draft NFL 2014. Nouveauté pour cette saison : un Top 25 mis à jour chaque semaine avec un focus sur le top 10. De plus, vous saurez « who’s hot » et « who’s cold » !

Top 25 des meilleurs prospects NFL

1. QB Marcus Mariota, rSo, Oregon (=) 
Cette semaine : vs. Arizona, L 16-42 ; 27/41 (65.9%), 308 yds, 2 TD, 2 int, 135.3 QB Rating.
Cette saison : 210/326 (64.4%), 3 127 yds, 27 TD, 2 int, 171.1 QB Rating, 9 rush. TD.
Promis à la finale de conférence Pac-12 après la victoire d’USC face à Stanford, les Ducks ont trouvé le moyen de saborder le navire en s’inclinant contre une valeureuse équipe des Wildcats qui a su saisir sa chance. Les deux seules fois où Oregon n’a pas réussi à marquer au moins quarante-deux points, l’équipe s’est inclinée. Marcus Mariota n’a pas brillé face à Arizona, il nous avait habitué à mieux que deux petits touchdowns et surtout deux interceptions, les deux premières pour le quarterback cette saison. Il ne faut pas oublier que l’ancien grand favori du Heisman Trophy n’est pas au mieux de sa forme actuellement, handicapé par son genou. Rien ne dit non plus que Mariota ne reviendra pas jouer avec les Ducks l’an prochain, Andrew Luck et Matt Barkley ont bien essayé récemment de rester une saison de plus pour briller individuellement et collectivement.
Comparable à : QB Vince Young.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

2. OLB Anthony Barr, Sr, UCLA (=)
Cette semaine : vs. Arizona State, L 33-38 ; 7 tackles (2 solo), 2.5 TFL, 1 sack, 1 FR.
Cette saison : 58 tackles (38 solo), 17 TFL, 8 sacks, 1 BrUp, 5 FF, 1 FR.
C’était la rencontre à ne pas perdre mais les Bruins n’ont rien pu faire contre Arizona State, malgré une fin de match plus tranchante. Anthony Barr a tenu son rang, comme d’habitude. On attend de voir ce qu’il donnera au Coliseum face à USC. Ça ne changera sans doute pas grand chose, les scouts étant déjà persuadés de son talent, mais ça peut valoir le coup d’œil en face de la ligne offensive poreuse des Trojans.
Comparable à : OLB Mario Williams, Buffalo Bills.
Destinations probables : New York Giants, Jacksonville Jaguars, Arizona Cardinals, Oakland Raiders, San Diego Chargers, Cleveland Browns, New York Jets, Houston Texans, Minnesota Vikings, Atlanta Falcons, Tampa Bay Buccaneers.

3. OT Jake Matthews, Sr, Texas A&M (=)
Cette semaine : vs. Louisiana State, L 10-34.
Match difficile pour Jake Matthews face à la défense agressive de LSU qui a bien bousculé la ligne offensive des Aggies. Malgré tout le lineman a été régulier toute la saison et il possède une excellente connaissance du jeu qui devraient lui assurer d’être en bonne position dans le top 10 de la prochaine draft, certainement dominé par une pelletée de quarterbacks.
Comparable à : OT Joe Staley, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins, San Diego Chargers, New England Patriots.

4. DE Jadeveon Clowney, Jr, South Carolina (=)
Cette semaine : vs. Coastal Carolina, W 70-10 ; Did not play.
Cette saison : 32 tackles (22 solo), 8.5 TFL, 2 sacks, 2 BrUp, 1 FF.
Jadeveon Clowney est resté sur le banc face à Coastal Carolina et il faut dire que les Gamecocks n’avaient pas tellement besoin de lui vu le niveau de l’adversaire. Pas de controverse cette fois-ci car c’est le coordinateur offensif de South Carolina qui a autorisé le defensive end à reposer sa blessure au pied, qui sera opérée dès la fin de la saison. Clowney jouera néanmoins face à Clemson où il essaiera d’enregistrer son troisième sack de la saison. Seulement…
Comparable à : DE Julius Peppers, Chicago Bears.
Destinations probables : New York Giants, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Minnesota Vikings, Atlanta Falcons.

5. QB Teddy Bridgewater, Jr, Louisville (=)
Cette semaine : vs. Memphis, W 24-17 ; 26/36 (72.2%), 220 yds, 1 TD, 132.7 QB Rating.
Cette saison : 245/345 (71.0%), 3 268 yds, 25 TD, 3 int, 172.8 QB Rating.
Pas d’étincelles pour Bridgewater une fois de plus mais une victoire importante pour Louisville dans un match qui a été plus compliqué qu’il n’y parait. Le quarterback des Cardinals est toujours considéré comme un probable first pick mais il n’a pas encore souhaité s’exprimer quant à son avenir l’an prochain, à la fac ou en NFL, à l’issue de son éventuel dernier match à domicile avec Louisville.
Comparable à : QB Aaron Rodgers, Green Bay Packers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

6. OLB Khalil Mack, rSr, Buffalo (+1)
Cette semaine : vs. Miami (OH), W 44-7 ; 8 tackles (7 solo), 3 TFL, 3 sacks, 3 FF.
Cette saison : 82 tackles (47 solo), 16.5 TFL, 10.5 sacks, 6 BrUp, 5 FF, 3 int, 2 TD.
Et une nouvelle performance monstrueuse pour Khalil Mack ; trois sacks et trois fumbles forcés, dont un retourné pour soixante yards ! Le joueur, nominé parmi les cinq finalistes pour le Butkus Award, continue d’affoler les compteurs et les scouts NFL. Mack est actuellement considéré comme le linebacker le plus complet de cette classe.
Comparable à : OLB Von Miller, Denver Broncos.
Destinations probables : Buffalo Bills, San Diego Chargers, Pittsburgh Steelers, Philadelphia Eagles, Atlanta Falcons, New York Giants.

7. WR Sammy Watkins, Jr, Clemson (-1)
Cette semaine : vs. Citadel, W 52-6 ; 7 rec, 58 yds, 1 TD.
Cette saison : 78 rec, 1 144 yds, 10 TD.
Pas grand chose à dire sur le match de Sammy Watkins face à une équipe bien en-dessous du niveau des Tigers. Le receveur a capté un nouveau touchdown pour atteindre la barre des dix unités cette saison. Il a également été nominé parmi les trois finalistes pour le Biletnikoff Award qui devrait être très serré cette année.
Comparable à : WR Torrey Smith, Baltimore Ravens.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers, Carolina Panthers, Cleveland Browns.

8. WR Mike Evans, rSo, Texas A&M (+2)
Cette semaine : vs. Louisiana State, L 10-34 ; 4 rec, 51 yds.
Cette saison : 61 rec, 1 314 yds, 12 TD.
Un grand gaillard qui court vite, ça fait forcément rêver les franchises à la recherche d’un receveur d’élite. L’excellente saison statistique de Mike Evans joue en plus en sa faveur, sachant qu’il a certainement plus servi Manziel que l’inverse. Le receveur a fait preuve de grandes qualités de playmaker et il a gagné beaucoup de yards après réception. Si l’attaque de Texas A&M a été aussi irrésistible cette saison c’est en grande partie grâce à lui. Evans a été désigné dans le trio de finalistes pour le Biletnikoff Award.
Comparable à : WR Vincent Jackson, Tampa Bay Buccaneers.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers, Carolina Panthers, Cleveland Browns, Houston Texans.

9. OT Cyrus Kouandjio, Jr, Alabama (=)
Cette semaine : vs. Chattanooga, W 49-0.
C’est presque une tradition pour le Tide qui se tape chaque saison quelques équipes sorties de nul part histoire de se faire mousser un peu. Passer de Chattanooga à Auburn va sûrement faire un choc aux gars de Nick Saban. Heureusement Alabama peut s’appuyer sur sa très solide ligne offensive menée par les frères Kouandjio dont le grand frère, Cyrus, left tackle vicieux et physique, est l’un des prospects les plus intéressants de la prochaine draft.
Comparable à : OT Branden Albert, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins, San Diego Chargers, New England Patriots.

10. OT Cameron Erving, rJr, Florida State (+3)
Cette semaine : vs. Idaho, W 80-14.
Cameron Erving a effectué un travail impeccable toute la saison pour protéger le côté aveugle de Jameis Winston et sa cote n’a de cesse de grimper. Il pourrait aussi bien être sélectionné avant Cyrus Kouandjio. Ancien defensive tackle très athlétique, Erving ne bénéficie pas de la même hype que les Kouandjio et Lewan mais il est au moins aussi bon qu’eux comme il l’a prouvé cette saison. Les scouts connaissent sa valeur et il devrait pas s’attarder le soir de la draft.
Comparable à : OT Duane Brown, Houston Texans.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins, San Diego Chargers, New England Patriots.

11. QB Johnny Manziel, rSo, Texas A&M (-3) COLD
Cette semaine : vs. Louisiana State, L 10-34 ; 16/41 (39.0%), 224 yds, 1 TD, 2 int, 83.2 QB Rating.
Cette saison : 246/356 (69.1%), 3 537 yds, 32 TD, 13 int, 174.9 QB Rating, 8 rush. TD.
Comme il n’y a pas vraiment d’autres joueurs du top 25 dont la cote baisse ces derniers temps, on va (encore) parler de Johnny Manziel. De toutes façons il adore ça. On voyait bien que cette saison n’avait pas la même saveur que l’an dernier pour les Aggies et leur quarterback et on en a eu la confirmation face à LSU. Manziel a été très vilain contre les Tigers avec un pourcentage de complétion affreux et deux nouvelles interceptions à ajouter à son médiocre bilan statistique de ce côté-là cette année. Le QB ne fait plus gagner son équipe lors des matches importants mais il y aura certainement une franchise prête à tenter le coup à la draft.
Comparable à : QB Michael Vick, Philadelphia Eagles.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

12. OLB C.J. Mosley, Sr, Alabama (=)
Cette semaine : vs. Chattanooga, W 49-0 ; 7 tackles (4 solo), 2 TFL.
Cette saison : 88 tackles (47 solo), 9 TFL, 5 BrUp, 1 FF.
Comparable à : ILB Patrick Willis, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Minnesota Vikings, Dallas Cowboys, New York Giants, St. Louis Rams, Detroit Lions, Houston Texans, Atlanta Falcons, Buffalo Bills, New Orleans Saints.

13. OT Taylor Lewan, rSr, Michigan (-2)
Cette semaine : vs. Iowa, L 21-24.
Comparable à : OT Jake Long, St. Louis Rams.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins, San Diego Chargers, New England Patriots.

14. DT Louis Nix, rJr, Notre Dame (=)
Cette semaine : vs. Brigham Young, W 23-13 ; Did not play.
Cette saison : 27 tackles (11 solo), 2 TFL, 2 BrUp.
Comparable à : DT Vince Wilfork, New England Patriots.
Destinations probables : Philadelphia Eagles, New England Patriots, Tennessee Titans, Dallas Cowboys, St. Louis Rams, Minnesota Vikings, New York Giants, Atlanta Falcons, New Orleans Saints.

15. OLB Ryan Shazier, Jr, Ohio State (=)
Cette semaine : vs. Indiana, W 42-14 ; 20 tackles (16 solo), 5 TFL, 1 sack, 1 BrUp, 1 FF.
Cette saison : 109 tackles (78 solo), 20.5 TFL, 6.5 sacks, 2 BrUp, 4 FF.
Comparable à : OLB Daryl Washington, Arizona Cardinals.
Destinations probables : Atlanta Falcons, Cincinnati Bengals, Washington Redskins, Buffalo Bills, Detroit Lions.

16. WR Marqise Lee, Jr, Southern California (=)
Cette semaine : vs. Colorado, W 47-29 ; Did not play.
Cette saison : 44 rec, 604 yds, 2 TD.
Comparable à : WR Victor Cruz, New York Giants.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers, Carolina Panthers, Cleveland Browns.

17. DE Vic Beasley, rJr, Clemson (=)
Cette semaine : vs. Citadel, W 52-6 ; 1 tackle (1 solo).
Cette saison : 31 tackles (22 solo), 17 TFL, 10 sacks, 6 BrUp, 3 FF, 1 FR, 1 TD.
Comparable à : OLB Bruce Irvin, Seattle Seahawks.
Destinations probables : Buffalo Bills, Baltimore Ravens, Green Bay Packers, Seattle Seahawks, Tennessee Titans, Detroit Lions, Dallas Cowboys.

18. QB Derek Carr, rSr, Fresno State (+4)
Cette semaine : vs. New Mexico, W 69-28 ; 27/37 (73.0%), 522 yds, 7 TD, 253.9 QB Rating.
Cette saison : 350/502 (69.7%), 3 943 yds, 39 TD, 4 int, 159.7 QB Rating, 2 rush. TD.
Comparable à : QB Jay Cutler, Chicago Bears.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

19. S Ha’Sean Clinton-Dix, Jr, Alabama (=)
Cette semaine : vs. Chattanooga, W 49-0 ; 3 tackles (3 solo), 1 TFL.
Cette saison : 44 tackles (25 solo), 1.5 TFL, 4 BrUp, 2 int.
Comparable à : S Eric Berry, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : St. Louis Rams, New York Giants, Dallas Cowboys.

20. OLB Trent Murphy, Sr, Stanford (=)
Cette semaine : vs. California, W 63-13 ; 4 tackles (3 solo), 1 TFL, 1 sack, 2 BrUp.
Cette saison : 49 tackles (28 solo), 19 TFL, 13 sacks, 5 BrUp, 1 FF, 1 kick blocked, 1 int, 1 TD.
Comparable à : Brian Cushing, Houston Texans.
Destinations probables : Atlanta Falcons, Denver Broncos, Dallas Cowboys, Seattle Seahawks, Philadelphia Eagles, Chicago Bears.

21. CB Justin Gilbert, Sr, Oklahoma State (N) HOT
Cette semaine : vs. Baylor, W 49-17 ; 2 tackles (2 solo).
Cette saison : 37 tackles (32 solo), 5 BrUp, 6 int, 3 TD, 1 KR TD.
Justin Gilbert représente la valeur montante ces derniers temps ; attendu et observé pour sa saison senior après une campagne junior décevante, le Cowboy en a mis plein la vue. Cornerback très athlétique, il possède également une excellente coordination entre son regard et ses mains, ce qui lui a permis d’enregistrer six interceptions cette saison, dont deux face à Texas. En 2011, en tant que sophomore, Gilbert avait notamment intercepté Andrew Luck (Indianapolis Colts), Ryan Tannehill (Miami Dolphins), Robert Griffin III (Washington Redskins) et Landry Jones (Pittsburgh Steelers). Le joueur d’Oklahoma State est également une menace sur les retours de coups de pied, une corde de plus à son arc qui pourrait être appréciée en NFL.
Comparable à : CB Josh Norman, Carolina Panthers.
Destinations probables : Green Bay Packers, Cleveland Browns, Tennessee Titans, Chicago Bears, Detroit Lions, Dallas Cowboys, Carolina Panthers, San Francisco 49ers, New England Patriots.

22. CB Ifo Ekpre-Olomu, Jr, Oregon (-4)
Cette semaine : vs. Arizona, L 16-42 ; 9 tackles (8 solo), 1 TFL, 1 BrUp.
Cette saison : 66 tackles (40 solo), 4 TFL, 3 BrUp, 1 FF, 2 int.
Comparable à : CB Richard Sherman, Seattle Seahawks.
Destinations probables : Green Bay Packers, Cleveland Browns, Tennessee Titans, Chicago Bears, Detroit Lions, Dallas Cowboys, Carolina Panthers, San Francisco 49ers, New England Patriots.

23. DT Ra’Shede Hageman, rSr, Minnesota (-2)
Cette semaine : vs. Wisconsin, L 7-20 ; 3 tackles (3 solo), 2 TFL.
Cette saison : 32 tackles (20 solo), 11 TFL, 2 sacks, 7 BrUp, 2 kicks blocked, 1 int.
Comparable à : DT Marcell Dareus, Buffalo Bills.
Destinations probables : New England Patriots, Seattle Seahawks, Dallas Cowboys, Chicago Bears, New Orleans Saints, Green Bay Packers, Miami Dolphins.

24. QB Brett Hundley, rSo, UCLA (-1)
Cette semaine : vs. Arizona State, L 33-38 ; 18/26 (69.2%), 253 yds, 2 TD, 1 int, 168.7 QB Rating.
Cette saison : 214/315 (67.9%), 2 637 yds, 22 TD, 9 int, 155.6 QB Rating, 7 rush. TD.
Comparable à : QB Colin Kaepernick, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

25. OG David Yankey, Sr, Stanford (N)
Cette semaine : vs. California, W 63-13.
Comparable à : OG David DeCastro, Pittsburgh Steelers.
Destinations probables : San Diego Chargers, Denver Broncos, Atlanta Falcons, Seattle Seahawks.

L’ancienne gloire universitaire

Ndamukong Suh, ex-Nebraska, Detroit Lions (NFL)

DT Ndamukong Suh, Nebraska / Detroit Lions

Joueur le plus détesté de la grande Ligue, Ndamukong Suh en est également l’un des meilleurs éléments. Né à Portland dans l’Oregon, il se distingue en football comme lineman en défense et en attaque. Il est considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’Etat et reçoit des offres de programmes de football prestigieux comme Mississippi State, Miami (FL) ou encore California. C’est pourtant avec Nebraska que le prospect quatre étoiles s’engage, très loin de sa région natale. Ndamukong Suh s’est également illustré au high school en lancer de poids ; il a décroché le record de distance de son école en 2005.

Sa carrière universitaire débute mal puisque le joueur se blesse après deux matches ; le defensive tackle doit mettre un terme à sa saison pour se faire opérer mais il bénéficie d’un medical redshirt qui lui permet de conserver ses quatre années d’éligibilité. Back up en 2006, Suh compile néanmoins d’excellentes statistiques et il est titulaire en 2007 onze fois sur les douze matches des Cornhuskers. Il explose véritablement en 2008 durant sa saison junior à l’issue de laquelle il est nommé dans la first-team All-Big 12 grâce notamment à ses 76 tackles qui représentent le meilleur total individuel de l’équipe, une première pour un defensive lineman à Nebraska depuis 1973.

Attendu comme le messie pour sa saison senior en 2009, Ndamukong Suh comble toutes les attentes avec douze sacks, avec quatre et demi lors de la défaite face à Texas dans le Big 12 Championship Game, dont il est nommé MVP. Il est l’une des principales raisons pour que la défense de Nebraska soit classée parmi les meilleures du pays. A l’issue de cette saison il est nommé All-American, finaliste du Heisman Trophy et il remporte le AP College Football Player of the Year Award, le Bronco Nagurski Trophy (meilleur défenseur), le Chuck Bednarik Award (meilleur défenseur), le Lombardi Award (meilleur DL ou LB), le Bill Willis Trophy (meilleur DL) et le Outland Trophy (meilleur interior lineman).

Ndamukong Suh se présente à la draft 2010 où la plupart des experts considèrent qu’il a le potentiel pour devenir l’un des defensive linemen les plus dominants de l’histoire de la NFL. Impressionnant au combine, l’ancien Cornhusker ne rassure cependant pas les franchises puisqu’il choisit le même agent que Michael Crabtree qui avait imposé un hold out de six semaines aux San Francisco 49ers après la draft 2009. Suh est finalement choisi en seconde position par les Detroit Lions derrière le quarterback Sam Bradford, contre qui il réalise la première interception de sa carrière professionnelle peu après le début de la saison. Le joueur de Detroit enregistre également très rapidement son premier sack et son premier touchdown suite à un fumble.

Ndamukong Suh est très critiqué pour son style de jeu parfois trop agressif mais il est nommé NFL Defensive Rookie of the Year et il participe deux fois au Pro Bowl, en 2010 et 2012. A ce jour le defensive tackle a déjà reçu $209 000 d’amendes par la Ligue pour quatre violations des règles. Mais l’argent n’est pas un problème pour Suh qui a signé un contrat de $68M sur cinq ans avec Detroit et qui a donné $2.6M à son ancienne université, Nebraska ; la plupart revenant au département athlétique et le reste dans le but de créer une bourse d’étude pour l’école d’ingénieur d’où est diplômé le joueur.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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4 commentaires

4 Comments

  1. Mathieu

    28 novembre 2013 at 14h26

    Selon Matt Miller (NFL draft scout), des sources proches de QB Mariota indiquerait qu’il va retourner a Oregon pour son année redshirt Junior et espérer remporter le titre avant de faire le grand saut. tu en pense quoi ? Perso je trouve que sa lui ferait du bien de rester encore un an (du point de vue physique notamment)..

    • Loïc Baruteu

      28 novembre 2013 at 14h55

      Il y a les points positifs ; ça permettrait à Mariota d’obtenir son diplôme, d’accrocher quelques records à Oregon, d’avoir un autre essai pour le titre national et le Heisman Trophy. Mais il y a aussi le négatif ; il pourrait faire une moins bonne saison, comme Matt Barkley en 2012, ou pire se blesser gravement. Là il est dans le top 3, dans un an il y a beaucoup de choses qui peuvent changer ça.

      Après je ne pense pas qu’il ait forcément besoin de rester un an supplémentaire, il a été très dominant cette année et il était déjà excellent l’an dernier pour sa première saison. Je ne sais pas s’il a encore une marge de progression en college football, ou alors elle est réduite. Je pense qu’il est prêt pour faire le grand saut, maintenant ça va dépendre de ce qu’il veut.

      • yacine

        28 novembre 2013 at 18h35

        En effet ça va essentiellement dépendre de ce qu’il compte faire, comment il se sent face à la situation de faire le grand saut. Tout le monde connait son caractère réservé et plutôt timide, cette saison il est devenu beaucoup plus vocal ce qui est un gros plus, donc je pense que c’est surtout ça à quoi il va réfléchir : est-ce que personnellement il se voit être drafté haut et devoir rapidement gérer une franchise NFL?
        Parce que niveau performance, dominance face aux autres top QB, progression il y est au niveau college.

        Et comme dit Loïc, beaucoup peut se passer en une saison et la blessure n’est jamais loin ( regarde son genou depuis le match face à Stanford ça aurait pu mal tourner)

  2. Mathieu

    28 novembre 2013 at 19h12

    Merci pour la réponse. Oui, il y a les pour et les contres (surtout la peur de la blessure). De toute manière il a encore un peu le temps je crois. Un joueur dois se déclarer éligible avant le 15 janvier (pas sur)..

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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