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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – #7

Loïc Baruteu vous présente un tour d’horizon de l’actualité de la draft NFL 2018 : Mock Draft 1.0, les rookies NFL et le moment LOL. Vous saurez tout sur les futures stars de la NFL.

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Comme on aime bien croire qu’on peut prédire l’avenir à TBP, on analyse chaque semaine les prospects qui font du pied à la NFL et on rapporte ce qu’on a vu. Parce qu’on a sans doute plus de crédibilité que Migos, qui prédisait une saison sans défaite à Rutgers.

Qui veut gagner des millions ?

Ces dernières années, de plus en plus de redshirt sophomores et de juniors se présentent à la draft, après seulement trois ans à la fac donc. On les appelle les underclassmen.

Qui se barre ?

Ça y est, c’est l’hémorragie. Avec la fin de saison, pas mal d’underclassmen ont déjà fait leur choix. En vrac, ceux qui ont décidé de tenter leur chance chez les grands et qui ont de bonnes chances d’être sélectionnés : OG Maea Teuhema (Southeastern Louisiana), FS Jordan Whitehead (Pittsburgh), RB Royce Freeman (Oregon), CB J.C. Jackson (Maryland), WR D.J. Moore (Maryland), K Eddy Pineiro (Florida), WR Simmie Cobbs (Indiana), LB Leighton Vander Esch (Boise State), LB Matthew Thomas (Florida State), DE Josh Sweat (Florida State), CB Jaire Alexander (Louisville), QB Josh Allen (Wyoming) et WR Courtland Sutton (SMU).

Ça en fait du monde, et c’est encore loin d’être fini puisque la plupart des programmes majeurs n’ont pas encore joué leur bowl. Ohio State, Alabama, Clemson, Penn State, USC, etc. devraient fournir un bon paquet d’underclassmen également.

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Qui retourne en classe (lol) ?

WR David Sills (West Virginia) a décidé de rester à la fac. Pas con, surtout avec son quarterback qui a également rempilé.

P’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non

OMG le suspense est insoutenable avec QB Sam Darnold (USC) et QB Josh Rosen (UCLA), qui filent de l’urticaire à la presse spécialisée américaine. Sachant que tous les deux ont une chance d’être sélectionné avec le premier choix, ils feraient bien de se présenter et de récupérer un gros chèque. Même si ce chèque vient de Cleveland.

Sinon, il paraît que QB Lamar Jackson (Louisville) a déjà trouvé un agent. Même pas peur des Browns. LB Malik Jefferson (Texas) aurait également pris la décision de s’inscrire pour la draft et CB Denzel Ward (Ohio State) serait plutôt pour passer chez les pros. Beaucoup de conditionnel, on en saura bien plus mi-janvier.

Mock Draft 1.0

Les mocks draft, c’est aussi pertinent qu’une photo d’oxygène pour un homme qui se noie comme on dit, mais ça fait passer le temps. Et comme l’actu’ est calme en attendant les vrais bowls à venir, il faut bien le passer, le temps.

1. Cleveland Browns : QB Lamar Jackson, Louisville

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Il paraît clair que les Browns vont choisir un quarterback après l’échec Deshone Kizer. Maintenant, la question à plus de 30 millions de dollars, soit la valeur du contrat de Myles Garrett, first pick en 2017 : les Browns choisiront-ils un autre Johnny Manziel avec Josh Rosen ou feront-ils le choix du gentil garçon bien élevé, Sam Darnold ? Ni l’un, ni l’autre, surprise. Même si Hue Jackson, ancien coordinateur offensif à USC, a encore des liens affectifs avec son ancienne fac, comme le prouvait la sélection de Cody Kessler au troisième tour en 2016, un reach, pas certain qu’il prendra la décision cette fois-ci. Lamar Jackson sort de deux campagnes productives, où il a porté son équipe entière sur le dos, et c’est un quarterback mobile néanmoins doté d’un excellent bras.

2. New York Giants : QB Sam Darnold, USC

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New York sort d’une saison historique, pour tout un tas de sales raisons : head coach viré, general manager viré, premier match manqué par Eli Manning depuis 2004, pire bilan de l’histoire de la franchise, mutinerie dans le vestiaire, on en passe et des meilleurs. Bref, le nouveau GM a du boulot qui l’attend. Avec le deuxième choix de la draft, ça pourrait bien entendu aider. Les fans de New York veulent conserver Eli, un souhait partagé par le proprio, et mettre l’accent sur la ligne offensive à la free agency pour ensuite sélectionner Saquon Barkley. Tant que l’on ne connait pas l’identité et les habitudes du prochain GM de Big Blue, difficile d’imaginer la décision de la franchise, qui avait sélectionné Lawrence Taylor la dernière fois qu’elle possédait le second choix de la draft, il y a presque quarante ans. Un QB mobile et qui a prouvé deux années de suite qu’il est productif et capable de rendre meilleure son attaque pourrait néanmoins tenter le front office en prévision de l’après-Eli, qui pourrait arriver plus vite que prévu.

3. Indianapolis Colts : DE Bradley Chubb, NC State

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Andrew Luck est dans un tel état que personne ne sait quoi faire à Indianapolis. Faut-il conserver l’ancien quarterback de Stanford en espérant qu’il se remette de sa très lourde blessure à l’épaule ? Faut-il s’en débarrasser et conserver Jacoby Brissett, récupéré auprès des Pats, comme titulaire ? Ou encore sélectionner un QB à la draft avec le troisième choix ? Dans l’immédiat, il semble qu’on n’en soit pas encore arrivé à une telle extrémité, en espérant que Luck retrouve la santé pour au moins lancer le ballon correctement. Les Colts n’ont pas de pass rusher d’élite, ils n’ont d’ailleurs presque pas de pass rush du tout ; Bradley Chubb est pour l’heure considéré comme le meilleur dans ce secteur, il a fait pas mal de grabuge cette saison et partira sans doute assez haut à la draft. Les Colts auront un choix difficile à faire étant donné les trous dans leur roster mais un pass rush consistant apporte généralement pas mal de répit à la défense toute entière.

4. Cleveland Browns (from Houston Texans) : RB Saquon Barkley, Penn State

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En 2016, les Texans ont refilé leur choix de premier tour 2017 aux Browns pour récupérer Deshaun Watson. Si Cleveland aurait sans doute pu s’accommoder avec l’ancien QB de Clemson aux commandes, ils ne s’en trouvent pas plus mal cette année avec un choix de top 5 en plus du premier choix général qu’ils ont décroché au mérite. Les Browns ont remporté un seul match en deux saisons mais ça pourrait changer avec un tandem offensif composé désormais de Lamar Jackson et Saquon Barkley, considéré parfois comme le meilleur prospect de tous les temps au poste de running back. De tous les temps. Quelques investissements sur la ligne et chez les receveurs et Cleveland est en route pour marquer cinquante points par match. Si la défense se démerde pour en encaisser moins, les Browns devraient retrouver la sensation de gagner.

5. San Francisco 49ers : CB Minkah Fitzpatrick, Alabama

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C’est bon, les Niners ont leur quarterback. Ça va beaucoup mieux, d’un coup. N’empêche que la secondary a besoin d’aide ; un CB est une priorité, surtout s’il s’agit d’un shutdown cornerback capable de se débrouiller en un contre un face à son joueur. Minkah Fitzpatrick est probablement le meilleur prospect à ce poste cette année. Globalement, c’est peut être le meilleur joueur défensif de cette classe. Capable d’évoluer comme cornerback ou safety, c’est un joueur qui transpire le football et qui pourrait vite devenir le patron de la secondary si ses qualités se confirment en NFL, ce dont personne ne doute.

6. Chicago Bears : WR Calvin Ridley, Alabama

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Les Bears ont besoin d’un receveur numéro un pour aider un peu leur quarterback rookie Mitch Trubisky. Calvin Ridley sort du même moule qu’Amari Cooper, également un ancien du Tide, même s’il n’a pas tellement eu l’opportunité d’exprimer pleinement son talent à Alabama où le jeu au sol compte pour 95% de la tactique offensive. Chicago a besoin d’entourer un peu mieux son jeune QB. Avec un vrai receveur numéro un pour lancer le ballon et quelques ajustements en attaque avec la free agency et le reste de la draft, Trubisky n’aura plus d’excuse en 2018.

7. Tampa Bay Buccaneers : FS Derwin James, Florida State

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Derwin James peut évoluer un peu partout sur le terrain, peut être même nose tackle si on lui demande. Ancien prospect cinq étoiles, Derwin avait tranquillement conclu sa saison true freshman à Florida State avec 91 tackles. Malgré une grave blessure en 2016, le Seminole est revenu au top de sa forme cette année et certains le voient comme le meilleur safety à se présenter à la draft depuis une dizaine d’années, soit un joueur capable de changer le visage d’une défense tout entière. Qu’il soit aligné comme FS, SS, voire CB, Derwin a le potentiel pour transformer la secondary des Bucs.

8. Cincinnati Bengals : OG Quenton Nelson, Notre Dame

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Les Bengals auront probablement un nouveau coach en 2018, qui sera sûrement tenté de dégager Andy Dalton après une saison bancale. Josh Rosen est là, les Bengals, c’est bien connu, ne sourcillent même pas lorsqu’il s’agit de signer un joueur au caractère complexe, la fusion est possible. Néanmoins, Andy en a encore sous le capot et le protéger un peu pourrait lui permettre de revenir à son meilleur niveau. Quenton Nelson est un guard, le choisir dans le top 10 semble aberrant mais c’est surtout un futur Pro Bowler pour dix ou quinze ans.

9. Denver Broncos : OT Connor Williams, Texas

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John Elway se jettera probablement sur un quarterback free agent à l’issue de la saison, comme Kirk Cousins ou Andrew Luck s’il est libre. À moins que la tête pensante des Broncos décide de sélectionner un QB à la draft. Dans tous les cas, Denver a besoin d’aide sur la ligne offensive, en particulier au poste de right tackle. Connor Williams est resté sous le radar cette saison après une blessure au genou au début de l’automne mais c’est un All-American 2016 qui fait une réelle différence lorsqu’il est aligné et qui possède le profil pour s’imposer en NFL. Avec Garett Bolles en LT, Connor devrait débuter à droite, du moins dans un premier temps.

10. New York Jets : QB Josh Rosen, UCLA

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Les Jets veulent un franchise quarterback depuis des années. Boum, The Rosen One. Un gamin qui se prend en photo avec une meuf dans un jacuzzi dans sa piaule d’étudiant. Un gamin qui joue au golf avec une casquette « Fuck Trump ». Un gamin qui n’hésite pas à ouvrir sa trop grande gueule. Les fans vont l’adorer. Broadway Josh. Sam Darnold aux Giants, Josh Rosen aux Jets, New York est prêt à s’enflammer.

11. Arizona Cardinals : OT Mike McGlinchey, Notre Dame

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Visiblement, Bruce Arians est toujours satisfait de Carson Palmer, actuellement blessé, et de son remplaçant Blaine Gabbert. Difficile d’imaginer le coach des Cardinals pousser pour Josh Allen, le seul prospect qui semble taillé pour l’attaque d’Arizona. Le QB de Wyoming est bien trop entouré d’incertitudes, surtout si Arians se sent bien avec son groupe de quarterbacks actuel. Les Cardinals pourraient néanmoins faire bon usage de Mike McGlinchey, le mammouth de Notre Dame. Avec D.J. Humphries à gauche et McGlinchey à droite, la ligne offensive devrait déjà être plus solide et éviter aux quarterbacks de risquer leur vie à chaque snap.

12. Oakland Raiders : LB Roquan Smith, Georgia

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Les Raiders ont pas mal de trous en défense et ne devraient pas sélectionner de joueur offensif ici, à moins qu’ils estiment urgent de chercher un left tackle pour remplacer le vieillissant Donald Penn. Dans l’immédiat, l’idée serait plus de trouver un shutdown cornerback, un pass rusher pour aider Khalil Mack ou un DT pour éviter à Oakland de se retrouver à nouveau avec la pire défense de la Ligue contre la course en 2018. Ou encore un vrai ILB capable de diriger cette défense et de prendre la suite de l’intérimaire Navorro Bowman. L’escouade de linebackers des Raiders est très inexpérimentée et la franchise sera sûrement très active pendant la free agency mais Roquan Smith est un prospect régulièrement projeté dans le top 10, un joueur emblématique de la meilleure défense du pays à Georgia et un soutien immédiat pour stopper le jeu de course adverse.

13. Washington Redskins : DE Arden Key, LSU

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Énorme point d’interrogation au-dessus de l’offseason à venir des Redskins. Devenu le fantasme de la plupart des franchises à la recherche d’un QB, Kirk Cousins pourrait très bien faire ses valises et laisser Washington dans une sale situation. S’il se taille, la franchise serait forcée de trouver un nouveau quarterback, durant la free agency ou à la draft. Malheureusement, un choix hors du top 10 ne laisse pas tellement de possibilités. Les Redskins pourraient monter un échange zinzin comme ils avaient fait pour Robert Griffin s’ils n’ont pas été échaudés à l’époque. Ou descendre dans la draft pour récupérer d’autres choix. Quoi qu’il en soit, la franchise de la capitale a besoin d’aide en défense, alors que les Redskins ont sélectionné trois pass rushers depuis 2014, sans grand succès. Arden Key demeure le defensive end avec le plus gros potentiel malgré une saison écourtée sur blessure et une production pas forcément à la hauteur des attentes.

14. Miami Dolphins : RB Ronald Jones, USC

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Un reach pour certains. Ronald Jones pourrait bénéficier de l’attention portée au groupe de running backs rookies de la saison en cours. Les franchises semblent moins frileuses depuis quelques années à sélectionner un coureur dès les premiers choix. Les Dolphins ont vraiment besoin de quelqu’un après avoir transféré Jay Ajayi chez les Eagles. Ronnie sort d’une saison splendide, où il a notamment bien positionné son nom sur l’échelle des running backs de légende qui sont passés par USC. Joueur offensif complet, menace à la course et à la réception, il sort du même moule que Saquon Barkley, bien que le Nittany Lion en ait plus sous la pédale.

15. Los Angeles Chargers : OT Kolton Miller, UCLA

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Kolton Miller est l’un des prospects les plus en vue à l’heure actuelle et sa cote ne cesse de grimper. Gigantesque, puissant, excellent en protection de passe, le left tackle des Bruins n’a pas vraiment de défaut, même si les experts estiment qu’il doit encore gagner en force. Le joueur a donc engagé un coach professionnel pour travailler et devrait décrocher un joli score au combine pour rassurer tout le monde. Après deux ans à protéger Josh Rosen, Kolton s’est fait un joli CV et, en dépit du jeu de course pourri de UCLA, il est aussi plutôt efficace pour bloquer lorsqu’il faut courir. Les Chargers pourraient ainsi bétonner le côté droit de leur ligne offensive avec l’addition de Kolton et donner à Philip Rivers un peu plus de sécurité ainsi que de nouvelles possibilités pour le jeu au sol.

16. Green Bay Packers : DE Clelin Ferrell, Clemson

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Ted Thompson, GM des Packers, est bien connu pour être un adepte du BPA (best pick available). En outre, Green Bay n’a pas sélectionné un joueur offensif au premier tour depuis 2011. L’absence d’Aaron Rodgers a mis en évidence les nombreuses défaillances de la franchise du Wisconsin. Si le QB vedette pourrait sans doute faire bon usage d’une nouvelle cible, c’est surtout la défense des Packers qui devrait retenir l’attention du front office. Un peu de pression sur les lignes offensives adverses ne peut pas faire de mal. Clelin Ferrell est un pilier d’une défense de Clemson qui participe aux playoffs pour la troisième année consécutive.

17. Baltimore Ravens : WR Courtland Sutton, SMU

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L’an dernier, les Ravens ont sélectionné cinq défenseurs et deux OG à la draft. En fait, les deux derniers receveurs choisis par Baltimore sont Chris Moore au quatrième tour en 2016 et Breshad Perriman au premier tour en 2015. Ces deux-là n’ont clairement pas le profil d’un receveur numéro un, et Jeremy Maclin et Mike Wallace non plus. Courtland Sutton, par contre, est considéré comme l’un des tout meilleurs receveurs de cette classe et son gabarit imposant en fait naturellement une cible de choix dans la red zone. Dans tous les cas, les Ravens sont dans l’obligation de prendre un WR pour donner une cible viable à Joe Flacco.

18. Seattle Seahawks : OT Orlando Brown, Oklahoma

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Les Seahawks ont envoyé leur choix de deuxième tour aux Jets pour Sheldon Richardson et celui du troisième tour aux Texans pour Duane Brown, ce qui leur laisse un simple choix de premier tour pour trouver un titulaire capable d’améliorer l’équipe rapidement. Le choix ne sera pas simple, surtout si Richard Sherman va voir ailleurs. Néanmoins, la ligne offensive est un problème de taille, même avec l’arrivée de Duane Brown comme left tackle. Germain Ifedi est un bust et Orlando Brown est le meilleur OT disponible ici. Il ne semble pas encore prêt pour évoluer à gauche en NFL mais on lui demandera de s’installer à droite dans un premier temps.

19. Detroit Lions : NT Vita Vea, Washington

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Rien n’est sûr mais il semble bien que Haloti Ngata se dirige vers une retraite bien méritée à l’issue de cette saison, qu’il a d’ailleurs passé à l’infirmerie la plupart du temps. Les Lions peuvent compter sur A’Shawn Robinson pour quelques années si tout va bien mais ils devront lui trouver quelqu’un pour faire la paire. Si la free agency ne leur permet pas de recruter à leur convenance, Vita Vea pourrait être disponible. Le gigantesque defensive tackle de Washington, qui a notamment ratatiné la ligne offensive de Stanford cette année, est aussi efficace contre le jeu au sol que dans le pass rush, et peut être aligné comme nose tackle ou à l’extérieur d’une défense 3-4 comme DE. Avec en plus le potentiel pour être Pro Bowler régulièrement.

20. Dallas Cowboys : WR James Washington, Oklahoma State

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James Washington est un steal ici, un receveur explosif capable d’étirer le jeu dans la profondeur. Exactement ce dont les Cowboys ont besoin en attaque. L’America’s Team a réellement besoin d’aide en défense mais une cible supplémentaire pour le jeu aérien ne se refuse pas, particulièrement dans le cas présent. Washington pourrait être sélectionné dans le top 5 selon certains et Dallas s’est fait une spécialité de récupérer des joueurs prévus bien plus haut depuis quelques années.

21. Tennessee Titans : LB Ogbonnia Okoronkwo, Oklahoma

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Les Titans ont besoin d’aide pour leur pass rush et Ogbonnia Okoronkwo est l’un des meilleurs dans l’exercice parmi les prospects de cette classe. Avec son profil à la Khalil Mack ou Von Miller, sa capacité à couvrir et sa vitesse, Okoronkwo est déjà l’un des chouchous des fans de Tennessee en vue de la prochaine draft. La dernière pièce manquante pour la défense de Dick LeBeau, devenant instantanément l’une des plus effrayantes de la Ligue.

22. Buffalo Bills : QB Baker Mayfield, Oklahoma

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Buffalo a plusieurs besoins à satisfaire rapidement, en particulier aux postes de quarterback et défensive tackle, suite au départ de Marcell Dareus. S’ils se sentent suffisamment confiants avec l’idée de sélectionner Baker Mayfield, dont le principal défaut reste son gabarit inférieur à la moyenne des quarterbacks pros, les Bills pourraient enfin trouver leur franchise quarterback. Surtout, le Sooner est un gagnant, qui vient de remporter le Heisman et qui a conduit son équipe en playoffs. Son caractère bien trempé qui lui a parfois valu une importante attention médiatique pourrait également rebuter quelques franchises mais ce qu’on demande à un QB, c’est d’en avoir. Et Baker en a.

23. Atlanta Falcons : DT Christian Wilkins, Clemson

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Dontari Poe agent libre à la fin de la saison, les Falcons vont devoir injecter un peu de sang neuf à l’intérieur de leur ligne défensive. En 2015, Atlanta a sélectionné Vic Beasley au premier tour puis son équipier à Clemson Grady Jarrett au quatrième, tous deux devenus des joueurs d’impact. Il faut dire que Clemson s’est fait une belle réputation grâce à sa ligne défensive ces dernières années et Christian Wilkins est l’un des patrons dans les tranchées chez les Tigers. Si le bonhomme descend jusqu’aux Falcons, il ne devrait pas y avoir à hésiter trop longtemps.

24. New Orleans Saints : LB Malik Jefferson, Texas

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Malik Jefferson est envoyé aux Saints depuis que des irréductibles acharnés ont commencé à balancer des mocks draft pour 2018 il y a plusieurs mois. Difficile d’imaginer une autre sélection tant la franchise de New Orleans a besoin d’un middle linebacker. Malik répond au cahier des charges actuel avec sa vitesse hallucinante ; avant même d’entrer à Texas, il était déjà plus rapide au 40-yard dash que les linebackers NFL. Malgré la situation chaotique chez les Longhorns durant son passage, le LB a développé ses instincts et c’est une force contre la course.

25. Buffalo Bills (from Kansas City Chiefs) : DT Maurice Hurst, Michigan

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Les Bills ont donc sélectionné un quarterback et auraient bien besoin d’un DT, à condition d’avoir le coup de cœur pour un des bestiaux encore disponible. Dans le cas contraire, choisir une cible pour son nouveau QB n’est jamais une mauvaise idée. Ancien DC, Sean McDermott pourrait être intéressé par un joueur à vocation défensive avec au moins un de ses deux choix du premier tour, surtout avec le transfert de Dareus et l’éventuel départ de Kyle Williams. Il y aurait donc une place à prendre au centre de la ligne défensive et Maurice Hurst semble avoir les épaules pour s’y installer. Le Wolverine est comparé à un Aaron Donald miniature par sa capacité à complètement désorganiser les attaques adverses. Un bon point de départ pour la défense à bricoler des Bills.

26. Jacksonville Jaguars : OL Billy Price, Ohio State

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Les Jags semblent enfin sortis de leur médiocrité habituelle, tirés vers le haut par leur rookie Leonard Fournette et leur défense surnommée « Sacksonville », mais la ligne offensive n’est pas encore au niveau pour viser le sommet. Jacksonville a besoin de renfort rapidement pour bétonner tout ça et mieux protéger son quarterback. Avec Billy Price, les Jaguars disposent d’un joueur hyper solide et capable d’être aligné en OG ou en C, ce qui a le mérite de donner pas mal de flexibilité pour composer une ligne offensive digne de ce nom.

27. Los Angeles Rams : CB Joshua Jackson, Iowa

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Ça fait longtemps que les Rams n’ont pas eu de choix hors du top 10 mais leur incroyable saison a changé bien des choses pour la franchise récemment installée à Los Angeles. Malgré tout, la fin du premier tour permet toujours de dénicher quelques perles et les Rams ont avant tout besoin de renforcer leur secondary, étant donné la situation contractuelle de la majorité des CB dans l’effectif, pratiquement tous en fin de contrat. Avec ses trois interceptions face à Ohio State et 17 passes défendues cette année, Joshua Jackson a déjà fait pas mal parler de lui et beaucoup voient en lui un futur shutdown cornerback capable de remplacer Trumaine Johnson dès 2018.

28. Carolina Panthers : DE Sam Hubbard, Ohio State

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La ligne défensive des Buckeyes s’est fait une petite réputation dans le monde du college football, notamment grâce à Nick Bosa, le frangin de Joey. On raconte que le gamin Nick est le meilleur prospect NFL à Ohio State. Malheureusement, il ne sera pas éligible avant un an. Néanmoins, son équipier Sam Hubbard vaut également qu’on s’intéresse à lui. Les Panthers pourraient chercher un left tackle pour remplacer Matt Kalil ou un cornerback mais ils ont besoin de renfort dans le pass rush et Hubbard sait faire ça, avec ses 26 TFL et 14 sacks en trois saison avec les Buckeyes.

29. Pittsburgh Steelers : SS Ronnie Harrison, Alabama

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Les Steelers font partie de ces franchises intelligentes qui sélectionnent généralement le meilleur joueur dispo à la draft. Si la grave blessure de Ryan Shazier pourrait contraindre Pittsburgh à se tourner vers un linebacker au profil similaire, dans l’immédiat un renfort au sein de la secondary pourrait faire de l’effet. Ronnie est un prospect dont le potentiel n’a pas encore été pleinement exprimé mais qui a déjà évolué au plus haut niveau avec Alabama et son effectif blindé de futurs joueurs pros. Capable de couvrir les tight ends adverses, il devrait immédiatement améliorer la défense des Steelers, déjà effrayante.

30. Minnesota Vikings : CB Isaiah Oliver, Colorado

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Les Vikings ont probablement un œil sur Ronnie Harrison pour remplacer Andrew Sendejo et former une paire redoutable avec Harrison Smith mais ils n’en auront peut être pas l’occasion. Minnesota pourrait ainsi se rabattre sur un cornerback pour venir renforcer un groupe déjà solide et une défense qui fait peur. Avec une NFL complètement pass-happy depuis quelques années, disposer d’un trio d’excellents cornerbacks est un avantage certain. Isaiah Oliver a vu sa cote s’envoler cette année et les Vikings devraient aimer son grand gabarit et sa capacité à repérer le ballon en l’air pour empêcher la réception. Le joueur de Colorado est encore irrégulier mais il sera suffisamment bien entouré pour apprendre et progresser.

31. New England Patriots : QB Josh Allen, Wyoming

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Les Patriots se sont séparés de Jacoby Brissett et Jimmy Garoppolo, ce qui devrait les contraindre à sélectionner au moins un quarterback à la draft. Parce qu’il faut quelqu’un derrière Tom Brady, à la fois pour le remplacer au pied levé en cas d’éventuelle suspension, mais aussi parce que le golden boy n’est plus tout jeune et qu’il faudra bientôt penser à un successeur. Josh Allen est loin de faire l’unanimité mais certains scouts le considèrent comme un diamant brut, comme disent les ricains, et Bill Belichick est probablement le meilleur coach pour le polir et le faire briller. Si jamais Brady décide de jouer jusqu’à 50 ans, Allen pourra éventuellement servir dans un énième trade du front office des Pats.

32. Philadelphia Eagles : OT Mitch Hyatt, Clemson

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Jason Peters se fait (très) vieux et les Eagles vont devoir penser à l’avenir s’ils ne veulent pas soudainement se retrouver avec une ligne bancale incapable de protéger Carson Wentz ou d’ouvrir la voie pour Jay Ajayi. Le nouveau front staff de Philly n’a sélectionné aucun OL l’an dernier et il pourrait donc bien s’agir d’une priorité de l’offseason, avec la ligne défensive. Mitch Hyatt n’est sûrement pas considéré comme le meilleur prospect à son poste mais il est très appliqué, possède une bonne technique et le jeu de jambes le plus efficace de cette classe. Il n’a peut être pas le potentiel de Mike McGlinchey ou Connor Williams mais il possède ce qu’il faut pour s’installer comme left tackle pour plusieurs années.

Les rookies NFL

C’est bientôt la saison des récompenses en NFL et on saura enfin qui sont les rookies de l’année après une lutte de longue haleine. RB Kareem Hunt (Toledo/Kansas City) est un peu le favori en attaque depuis que QB Deshaun Watson (Clemson/Houston) est en congé maladie, même si RB Leonard Fournette (LSU/Jacksonville) aura son mot à dire après une saison exceptionnelle. De l’autre côté du ballon, c’est plus tranché et tout le monde s’attend à ce que CB Marshon Lattimore (Ohio State/New Orleans) soit désigné après avoir transfiguré la défense contre la passe des Saints en seulement quelques matches.

Hunt, RB Alvin Kamara (Tennessee/New Orleans), Lattimore et ST Budda Baker (Washington/Arizona) seront donc les représentants de la génération 2017 au Pro Bowl, en attendant d’éventuels remplacements. CB Tre’Davious White (LSU/Buffalo), en course pour le titre de Defensive Rookie of the Year, est en embuscade. On compte déjà une demi-douzaine de sélectionnés qui ne participeront pas, comme Donald Penn, Ryan Shazier ou Carson Wentz, et il se peut que d’autres rookies soient appelés.

Au passage, l’ancien phénomène CB Adoree’ Jackson (USC/Tennessee) a eu quelques opportunités d’être aligné en attaque cette saison, comme à USC. Kick returner et punt returner à mi-temps, il figure parmi les trois meilleurs cornerbacks de la Ligue en défense contre la réception lorsque la passe est contestée et s’est donc également invité en attaque, avec une poignée de courses et une tentative de passe qu’il n’a pu réceptionner.

Le moment LOL

Avec un peu de chance, l’édition 2017 de la Draft NFL pourrait bien ressembler à celles de 1983 et 2004, lorsque des joueurs sélectionnés avec le premier choix ont décidé de ne pas jouer pour l’équipe qui les voulait.

En 1983, c’est John Elway qui refuse de jouer pour les Baltimore Colts. Le quarterback issu de Stanford n’est visiblement pas emballé à l’idée de jouer pour la pire franchise de l’époque, ainsi que son coach Frank Kush, reconnu pour sa sévérité. John menace ainsi de se consacrer entièrement au baseball et de rejoindre les New York Yankees si Baltimore décide quand même de le sélectionner avec son premier choix. Plusieurs pistes sont envisagées, notamment un trade avec Joe Montana, légendaire QB des San Francisco 49ers qui sort d’une saison de merde.

Finalement, un accord est trouvé avec les Denver Broncos, où John Elway passera toute sa carrière NFL couronnée de deux titres de champion. Un an après, les Colts déménagent à Indianapolis et la franchise devra attendre 1998 et la sélection de Peyton Manning pour enfin sortir de la médiocrité.

En parlant de Manning, c’est le frangin Eli qui fait le même coup en 2004, aux San Diego Chargers cette fois. Alors que la franchise californienne possède le premier choix cette année-là, le joueur de Mississippi annonce qu’il ne jouera pas s’il est sélectionné par les Chargers. Finalement, un arrangement est trouvé entre San Diego et les New York Giants, qui sélectionnent Philip Rivers pour l’envoyer à l’Ouest tandis que Manning fait le trajet inverse. Eli est donc quand même forcé de monter sur scène et de poser avec le maillot de la franchise pour laquelle il refuse de jouer. Malaise. Comme Elway, le QB des Giants a remporté deux bagues avec son équipe.

Cette année, les médias ont d’abord relayé une information selon laquelle Sam Darnold, considéré comme l’un des top prospects et le premier choix potentiel, aurait décidé de rester une saison de plus à USC pour éviter d’être sélectionné par les Cleveland Browns, qui ont gagné un match en deux ans et qui ont sécurisé le first pick depuis un bon bout de temps. Depuis quelques jours, il parait que Josh Rosen, dans la même position que Darnold, aurait également dans l’idée de rester à UCLA, voire de refuser carrément de jouer pour les Browns. Cleveland a aligné plus d’une vingtaine de quarterbacks différents depuis 1993.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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2 commentaires

2 Comments

  1. DOWN

    28 décembre 2017 at 09h49

    La draft 2018 est elle assez bonne en running back pour que Detroit et Indianapolis se permettent d’attendre le second tour pour en choisir un (ils avancent pas au sol), sachant que les Giants vont certainement en prendre dès leur second choix ? Arizona et Seattle n’ont ils pas également besoin d un coureur ?
    Les Patriots ne peuvent ils pas attendre le 2 ou 3ème tour pour recruter un QB ?
    Selon toi où va atterrir Bradford, ancien #1 de la draft ? 2010 je crois… Denver ? Cincinnati ? A l’infirmerie ? Ailleurs
    L’ordre de cette draft est fausse vu que les Vikings finiront le choix 32 du 1er tour 😉
    Skol !

    • Loïc Baruteu

      28 décembre 2017 at 11h35

      Haha c’est l’ordre de draft mis à jour par la NFL chaque semaine, j’imagine que c’est perturbant d’imaginer les Eagles remporter le Super Bowl
      Effectivement cette classe est hyper fournie en RB mais Saquon Barkley est très au-dessus, Indianapolis pourrait le sélectionner dès le troisième choix. Après, si plusieurs franchises se mettent à sélectionner un RB au premier tour, ça pourrait en inciter d’autres à rapidement en prendre un aussi mais il devrait y en avoir pas mal au second tour.
      Si les Pats estiment que Josh Allen est un franchise QB et qu’il tombe jusqu’à eux, ça devrait être dur de résister. Il faut penser à l’après-Brady et les Pats ont absolument besoin d’un back-up après avoir échangé Brisset et Garoppolo.
      Aucune idée pour Bradford, je ne suis pas trop la FA mais Cincinnati a déjà un bon QB, j’imagine qu’ils lui donneront une nouvelle chance en l’entourant un peu mieux. Denver, éventuellement Washington, Indianapolis, Jacksonville, pourraient chercher un QB. Arizona aussi si Bruce Arians est mis dehors.

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NFL Draft

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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