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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2014 – Week 9

Loïc Baruteu vous présente, tous les jeudis, l’actualité des meilleurs prospects pour la draft NFL 2014. Nouveauté pour cette saison : un Top 25 mis à jour chaque semaine avec un focus sur le top 10. De plus, vous saurez « who’s hot » et « who’s cold » !

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Loïc Baruteu vous présente, tous les jeudis, l’actualité des meilleurs prospects pour la draft NFL 2014. Nouveauté pour cette saison : un Top 25 mis à jour chaque semaine avec un focus sur le top 10. De plus, vous saurez « who’s hot » et « who’s cold » !

Top 25 des meilleurs prospects NFL

Cette semaine les semi-finalistes pour le Maxwell Award et le Chuck Bednarik Award ont été dévoilés et certains des prétendants figurent dans notre classement. Pour information, le Maxwell Award est une récompense remise depuis 1937 et similaire au Heisman Trophy, qui couronne le meilleur joueur universitaire du pays. Manti Te’o (Notre Dame / San Diego Chargers) en est le dernier lauréat. Le Chuck Bednarik Award, du nom d’une ancienne grande figure des Philadelphia Eagles, récompense le meilleur défenseur universitaire du pays chaque année depuis 1995 et, là encore, c’est Manti Te’o qui a remporté cette récompense l’an passé.


1. DE Jadeveon Clowney, Jr, South Carolina (+2)

Cette semaine : vs. Missouri, W 27-24 ; 5 tackles (4 solo), 1 TFL, 1 BrUp.
Cette saison : 24 tackles (17 solo), 6.5 TFL, 2 sacks, 1 BrUp, 1 FF.
Maintenant que les polémiques des dernières semaines se sont apaisées, Jadeveon Clowney est revenu au sommet. Bien qu’il n’ait pas fait des étincelles face à Missouri, la glorieuse victoire des Gamecocks contre les Tigers rejaillit sur le defensive end. Maintenant, même si son potentiel est toujours ce qu’il est, Clowney a encore beaucoup à prouver d’ici la fin de la saison puis au combine. Car même si le joueur expliquait qu’il s’entraîne beaucoup plus durement cette année que l’an passé, la vérité du terrain est différente et la vedette de South Carolina n’est plus le monstre qu’il était en 2012.
Comparable à : DE Julius Peppers, Chicago Bears.
Destinations probables : New York Giants, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers.

2. OT Jake Matthews, Sr, Texas A&M (-1)
Cette semaine : vs. Vanderbilt, W 56-24.
Il devient de plus en plus difficile de trouver quelque chose à dire sur le fils de Bruce Matthews chaque semaine. L’attaque des Aggies continue de cartonner et c’est en partie grâce à son receveur futur All-American Mike Evans qui brille grâce au dernier vainqueur du Heisman Trophy Johnny Manziel qui brille lui-même grâce à sa ligne offensive, en particulier son left tackle Jake Matthews. Tout va bien dans le meilleur des mondes même si l’affreuse défense de Texas A&M ne permettra pas à tout ce petit monde de se mêler à la lutte pour le titre national.
Comparable à : OT Joe Staley, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders.

3. QB Marcus Mariota, rSo, Oregon (+1) 
MAXWELL AWARD SEMIFINALIST
Cette semaine : vs. UCLA, W 42-14 ; 21/28 (75%), 230 yds, 1 TD, 155.8 QB Rating.
Cette saison : 144/225 (64%), 2 281 yds, 20 TD, 178.5 QB Rating, 9 rush. TD.
Les Bruins montraient les crocs avant le match et ils ont bien tenu le coup jusqu’à la mi-temps mais l’attaque des Ducks s’est réveillée en seconde période et a écrasé UCLA. Marcus Mariota peut s’appuyer sur ses running backs pour détourner l’attention mais c’est bien lui la principale menace de l’attaque d’Oregon. Extrêmement précis depuis quelques matches? capable d’apporter une menace aérienne mais aussi au sol, le quarterback montre une certaine maturité encourageante, pour un joueur dans sa seconde saison comme titulaire, en prévision de la NFL. Chip Kelly et son soucis de quarterbacks à Philadelphie doit certainement surveiller de très près son ancien poulain.
Comparable à : QB Vince Young.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers.

4. OLB Anthony Barr, Sr, UCLA (-2)
BEDNARIK AWARD SEMIFINALIST
Cette semaine : vs. Oregon, L 14-42 ; 4 tackles (4 solo), 2 TFL, 2 sacks, 1 FF.
Cette saison : 39 tackles (24 solo), 13 TFL, 6 sacks, 5 FF.
Anthony Barr s’est démené face à Oregon mais ça n’a pas suffit à faire flancher le monstre à trois têtes de la Pac-12. Le linebacker a réussi à atteindre deux fois le quarterback adverse en première mi-temps, et il a d’ailleurs provoqué un fumble sur un sack mais Mariota a pu réparer sa perte de balle en recouvrant le ballon. Barr a également provoqué un holding par le left tackle des Ducks Tyler Johnstone et il a passé la majeure partie du match en double team, bloqué par deux linemen. Le Bruin confirme largement son éclosion de l’an dernier en tant que pass rusher féroce, après avoir assuré la transition du poste de running back, et il ne fait aucun doute qu’il sera sélectionné au moins dans le top 10 à la draft.
Comparable à : OLB Mario Williams, Buffalo Bills.
Destinations probables : New York Giants, Jacksonville Jaguars, Arizona Cardinals, Oakland Raiders, San Diego Chargers, Cleveland Browns, New York Jets, Houston Texans, Minnesota Vikings.

5. QB Teddy Bridgewater, Jr, Louisville (=)
MAXWELL AWARD SEMIFINALIST
Cette semaine : vs. South Florida, W 34-3 ; 25/29 (86.2%), 344 yds, 3 TD, 220.0 QB Rating.
Cette saison : 179/243 (73.7%), 2 557 yds, 23 TD, 2 int, 191.6 QB Rating.
Match parfaitement maîtrisé face à South Florida par les Cardinals et en particulier leur quarterback Teddy Bridgewater. Le joueur ne lâche rien cette saison et il excelle chaque semaine, bien que l’on puisse lui reprocher la faiblesse de son calendrier et des défenses qu’il affronte. En trois confrontations avec les Bulls de South Florida, Bridgewater a complété 79% de ses passes pour 841 yards, huit touchdowns et aucune interception. Le natif de Miami fait tout ce qu’il peut pour permettre à son équipe de rester dans le gratin national cette saison.
Comparable à : QB Aaron Rodgers, Green Bay Packers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Cleveland Browns, Tampa Bay Buccaneers, Philadelphia Eagles, Houston Texans, Pittsburgh Steelers.

6. OT Taylor Lewan, rSr, Michigan (=)
Cette semaine : Bye.
Une fois n’est pas coutume, cette classe est riche en offensive tackles et Taylor Lewan pourrait en pâtir. Le lineman de Michigan ne s’est pas présenté l’an dernier face à une rude concurrence mais il devra cette année faire face à la jeune garde aux dents longues, notamment l’étoile montante Cameron Erving ou James Hurst. Les franchises NFL auront une fois de plus l’embarras du choix pour faire leur sélection.
Comparable à : OT Jake Long, St. Louis Rams.
Destinations probables : San Diego Chargers, Arizona Cardinals, Tennessee Titans, St. Louis Rams, Carolina Panthers, Atlanta Falcons, Oakland Raiders.

7. DT Louis Nix, rJr, Notre Dame (=)
Cette semaine : vs. Air Force, W 45-10 ; Did not play.
Cette saison : 22 tackles (9 solo), 2 TFL, 2 BrUp.
Louis Nix n’a pas participé à la promenade des Irish face à Air Force en raison d’une blessure à l’épaule contractée il y a un peu plus d’une semaine lors de la victoire contre USC. Le nose tackle pourrait également manquer le match face à Navy, un coup dur pour Notre Dame tant l’attaque des Midshipmen est tournée vers le jeu au sol avec près de trois cents yards à la course par rencontre.
Comparable à : DT Vince Wilfork, New England Patriots.
Destinations probables : Philadelphia Eagles, New England Patriots, Tennessee Titans, Dallas Cowboys, St. Louis Rams, Minnesota Vikings, New York Giants, Atlanta Falcons.

8. QB Johnny Manziel, rSo, Texas A&M (+2)
MAXWELL AWARD FINALIST
Cette semaine : vs. Vanderbilt, W 56-24 ; 25/35 (71.4%), 305 yds, 4 TD, 1 int, 176.6 QB Rating.
Cette saison : 184/252 (73%), 2 594 yds, 22 TD, 8 int, 181.9 QB Rating, 6 rush. TD.
Johnny Football semble s’être bien remis de la blessure à l’épaule qui l’a gêné durant sa fin de match à Auburn et il a même refusé publiquement une invitation à une soirée piscine avec les cheerleaders de Vanderbilt, la veille du match. Fin du folklore ? Le quarterback a peut être enfin compris qu’il était scruté de tous les côtés et que son attitude et son comportement seront un sujet brûlant lorsqu’il rencontrera les nombreuses franchises NFL intéressées par un QB avant la draft. En un peu moins de trois quart-temps Manziel a mis le feu à la défense des Commodores, une obligation pour la victoire étant donné la nullité déconcertante de l’escouade défensive des Aggies. Il n’a pas beaucoup porté lui-même le ballon (quatre courses, onze yards) mais il a fait remarquer que ce n’était pas le plan de jeu adopté par son coach Kevin Sumlin face à Vanderbilt. Dominant sur le terrain, Johnny Manziel figure parmi les favoris à sa propre succession au palmarès du Heisman Trophy. Assagi ? Peut être pas tout à fait.
Comparable à : QB Michael Vick, Philadelphia Eagles.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Houston Texans.

9. OT Cyrus Kouandjio, Jr, Alabama (-1)
Cette semaine : vs. Tennessee, W 45-10.
Considéré comme le meilleur élément d’une ligne offensive pourtant très solide, Cyrus Kouandjio (#71) ne laisse personne lui marcher sur les pieds. Agressif, dominateur, le left tackle du Tide a de beaux jours devant lui en NFL. Pour l’instant le lineman né au Cameroun peut rêver d’un troisième titre de champion national cette saison tant la machine tourne bien à Tuscaloosa.
Comparable à : OT Branden Albert, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : San Diego Chargers, Buffalo Bills, Kansas City Chiefs, Arizona Cardinals, Tennessee Titans, St. Louis Rams, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers.

10. WR Sammy Watkins, Jr, Clemson (-1)
Cette semaine : vs. Maryland, W 40-27 ; 14 rec, 163 yds.
Cette saison : 58 rec, 813 yds, 5 TD.
Record d’université pour Sammy Watkins avec ses quatorze réceptions face à Maryland. Clemson a dominé son sujet et si le receveur des Tigers n’a pas inscrit de touchdown ce week-end, il n’en a pas moins été d’une aide précieuse dans la quête de la victoire avec 163 yards à la réception. Rapide, explosif, puissant et fluide après la réception, Watkins a le potentiel pour évoluer comme flanker en NFL et devenir une menace offensive de premier ordre, sachant que le Tiger a déjà fait face à des défenses rugueuses.
Comparable à : WR Torrey Smith, Baltimore Ravens.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers, Carolina Panthers.

11. Khalil Mack, rSr, Buffalo (+6)
BEDNARIK AWARD SEMIFINALIST
Cette semaine : vs. Kent State, W 41-21 ; 10 tackles (8 solo), 1 TFL, 1 sack, 1 int.
Cette saison : 54 tackles (32 solo), 11 TFL, 7 sacks, 4 BrUp, 1 FF, 3 int, 2 TD.
Comparable à : OLB Von Miller, Denver Broncos.
Destinations probables : Buffalo Bills, San Diego Chargers, Pittsburgh Steelers.

12. WR Mike Evans, rSo, Texas A&M (+2)
MAXWELL AWARD SEMIFINALIST
Cette semaine : vs. Vanderbilt, W 56-24 ; 5 rec, 77 yds, 2 TD.
Cette saison : 48 rec, 1 101 yds, 11 TD.
Comparable à : WR Vincent Jackson, Tampa Bay Buccaneers.
Destinations probables : Baltimore Ravens, San Francisco 49ers, Kansas City Chiefs, Cleveland Browns, Cincinnati Bengals, Detroit Lions.

13. QB Brett Hundley, rSo, UCLA (-2)
Cette semaine : vs. Oregon, L 14-42 ; 13/19 (68.4 %), 64 yds, 1 TD, 2 int, 93.0 QB Rating, 1 rush. TD.
Cette saison : 146/218 (67%), 1 725 yds, 14 TD, 8 int, 147.3 QB Rating, 4 rush. TD.
Comparable à : QB Colin Kaepernick, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Oakland Raiders, Minnesota Vikings, Pittsburgh Steelers.

14. DT Ra’Shede Hageman, rSr, Minnesota (+4)
Cette semaine : vs. Nebraska, W 34-23 ; 3 tackles (3 solo), 2 TFL, 1 sack.
Cette saison : 27 tackles (16 solo), 8.5 TFL, 2 sacks, 6 BrUp, 2 kicks blocked, 1 int.
Comparable à : DT Marcell Dareus, Buffalo Bills.
Destinations probables : New England Patriots, Seattle Seahawks, Dallas Cowboys, Chicago Bears, New Orleans Saints.

15. DE Vic Beasley, rJr, Clemson (+5)
BEDNARIK AWARD SEMIFINALIST
Cette semaine : vs. Maryland, W 40-27 ; 4 tackles (4 solo), 3 TFL, 1 sack.
Cette saison : 26 tackles (20 solo), 15 TFL, 10 sack, 5 BrUp, 3 FF, 1 FR, 1 TD.
Destinations probables : Buffalo Bills, Baltimore Ravens, Green Bay Packers, Seattle Seahawks.

16. QB Tajh Boyd, rSr, Clemson (-3)
MAXWELL AWARD SEMIFINALIST
Cette semaine : vs. Maryland, W 40-27 ; 28/41 (68.3%), 304 yds, 1 TD, 1 int, 133.7 QB Rating, 1 rush. TD.
Cette saison : 168/263 (63.9%), 2 243 yds, 17 TD, 5 int, 153.1 QB Rating, 6 rush. TD.
Comparable à : Robert Griffin III, Washington Redskins.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Oakland Raiders, Minnesota Vikings, Philadelphia Eagles.

17. OLB C.J. Mosley, Sr, Alabama (-5)
BEDNARIK AWARD SEMIFINALIST
Cette semaine : vs. Tennessee, W 45-10 ; 1 tackle (1 solo), 1 TFL.
Cette saison : 59 tackles (30 solo), 5.5 TFL, 3 BrUp.
Comparable à : ILB Patrick Willis, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Minnesota Vikings, Dallas Cowboys, New York Giants, St. Louis Rams, Detroit Lions, Houston Texans, Atlanta Falcons.

18. CB Ifo Ekpre-Olomu, Jr, Oregon (+6) HOT
BEDNARIK AWARD SEMIFINALIST
Cette semaine : vs. UCLA, W 42-14 ; 3 tackles (2 solo).
Cette saison : 44 tackles (26 solo), 2 TFL, 2 BrUp, 2 int.
Le cornerback et leader de l’excellente secondary des Ducks s’impose de plus en plus comme le meilleur joueur de cette classe à son poste. Ifo Ekpre-Olomu est seulement dans sa seconde saison comme titulaire mais il a été si dominant l’an dernier que les équipes adverses évitent de lancer dans sa direction. Le Duck vient d’ailleurs d’être nommé parmi les quinze semi-finalistes pour le Jim Thorpe Award qui récompense le meilleur defensive back du pays à chaque fin de saison. Ekpre-Olomu est surnommé « The Total Package » au sein de son équipe car ses partenaires estiment qu’il sait tout faire sur un terrain et qu’il n’a pas de point faible.
Comparable à : CB Richard Sherman, Seattle Seahawks.
Destinations probables : Green Bay Packers, Cleveland Browns, Tennessee Titans, Chicago Bears, Detroit Lions, Dallas Cowboys.

19. OLB Ryan Shazier, Jr, Ohio State (N)
BEDNARIK AWARD SEMIFINALIST
Cette semaine : vs. Penn State, W 63-14 ; 10 tackles (6 solo), 1 TFL, 1 sack.
Cette saison : 66 tackles (44 solo), 9 TFL, 2 sacks, 1 BrUp, 2 FF.
Comparable à : OLB Daryl Washington, Arizona Cardinals.
Destinations probables : Atlanta Falcons, Cincinnati Bengals, Washington Redskins, Buffalo Bills.

20. S Ha’Sean Clinton-Dix, Jr, Alabama (+2)
Cette semaine : vs. Tennessee, W 45-10 ; 2 tackles (2 solo), 1 BrUp.
Cette saison : 31 tackles (18 solo), 3 BrUp, 1 int.
Comparable à : S Eric Berry, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : St. Louis Rams, New York Giants, Dallas Cowboys.

21. CB Jason Verrett, Sr, Texas Christian (N)
Cette semaine : vs. Texas, L 7-30 ; 5 tackles (5 solo), 1 BrUp, 1 int.
Cette saison : 33 tackles (26 solo), 3.5 TFL, 1 sack, 12 BrUp, 2 int.
Comparable à : CB Brent Grimes, Miami Dolphins.
Destinations probables : Indianapolis Colts, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Tennessee Titans, Carolina Panthers.

22. WR Marqise Lee, Jr, Southern California (-6) COLD
Cette semaine : vs. Utah, W 19-3 ; Did not play.
Cette saison : 32 rec, 403 yds, 1 TD.
USC aurait bien besoin du retour de son receveur vedette en cette période de profusion de blessés dans l’escouade des receveurs. Après avoir manqué une bonne partie du training camp à cause d’une blessure à l’épaule, Marqise Lee est gêné cette saison par un genou blessé qui l’a tenu écarté du terrain face à Notre Dame puis Utah. Aucune date de retour n’a encore été décidée et rien ne semble annoncer que le joueur sera aligné face à Oregon State. Le problème reste que, malgré des campagnes freshman puis sophomore extraordinaires, le receveur n’a pas confirmé son statut de playmaker lorsqu’il a joué cette saison et les scouts NFL seront peut être moins enclins à le sélectionner les yeux fermés.
Comparable à : WR Victor Cruz, New York Giants.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, Carolina Panthers, Cincinnati Bengals.

23. OLB Trent Murphy, Sr, Stanford (+2)
BEDNARIK AWARD SEMIFINALIST
Cette semaine : vs. Oregon State, W 20-12 ; 8 tackles (4 solo), 3.5 TFL, 2.5 sacks, 1 BrUp, kick blocked.
Cette saison : 33 tackles (18 solo), 13.5 TFL, 9.5 sacks, 3 BrUp, 1 kick blocked, 1 int, 1 TD.
Comparable à : Brian Cushing, Houston Texans.
Destinations probables : Atlanta Falcons, Denver Broncos, Dallas Cowboys, Seattle Seahawks.

24. OT Cameron Erving, rJr, Florida State (N)
Cette semaine : vs. NC State, W 49-17.
Comparable à : OT Duane Brown, Houston Texans.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Miami Dolphins, Carolina Panthers, Kansas City Chiefs, Seattle Seahawks.

25. OG Cyril Richardson, Sr, Baylor (N)
Cette semaine : vs. Kansas, W 59-14.
Comparable à : OG Mike Iupati, San Francisco 49ers.
Destinations probables : San Diego Chargers, Denver Broncos, Atlanta Falcons, Seattle Seahawks.

L’ancienne gloire universitaire

RB Maurice Jones-Drew, ex-UCLA Bruins et Jacksonville Jaguars (NFL)

RB Maurice Jones-Drew, UCLA / Jacksonville Jaguars

Né à Oakland, Maurice Jones-Drew est un pur produit de la Californie et il évolue au high school à Concord au sein des prestigieux De La Salle Spartans qui détiennent le record de matches remportés consécutivement avec un impressionnant total de cent cinquante-et-un ! Durant ses trois années dans l’équipe, le joueur n’a pas perdu un seul match. Jones-Drew est alors un running back prolifique et un linebacker intraitable. En tant que junior il inscrit les quatre touchdowns des Spartans dans la rencontre au sommet entre De La Salle et Long Beach Poly, les deux écoles les mieux classées du pays. Prospect quatre étoiles, considéré comme le meilleur all-purpose back du pays, Maurice Jones-Drew rejoint UCLA en 2003.

Malgré son problème de petite taille, le running back mène son équipe en yards à la course chaque année durant les trois ans qu’il passe à Pasadena. Recordman dans de multiples domaines à UCLA, Jones-Drew possède également le record universitaire de la moyenne de yards par punt return décroché lors de sa saison junior en 2005. C’est cette même année qu’il est nommé dans la first team All-Pac-10 en tant que punt returner et dans la second team All-Pac-10 comme running back, dans l’ombre de Reggie Bush qui évolue chez l’ennemi à USC. Le Bruin est également reconnu comme All-American au poste de all-purpose back et kick returner.

Maurice Jones-Drew inscrit cinq touchdowns à la course et deux sur des retours de coup de pied lors sa campagne freshman en 2003, huit à la course, trois à la réception et un sur un retour en tant que sophomore en 2004 puis treize au sol et quatre sur réception en 2005 lors de sa dernière année à UCLA. Durant sa carrière au high school et à l’université, le joueur californien a également été une vedette en athlétisme, principalement au sprint sur cinquante-cinq mètres.

L’ancien Bruin se présente à la draft NFL 2006 où il n’est sélectionné qu’au second tour, en soixantième position au total, par les Jacksonville Jaguars. Ce qui signifie que chacune des trente-deux équipes de la grande Ligue a fait l’impasse sur le joueur, du fait de sa petite taille, et Jones-Drew se sert aujourd’hui de cette motivation puisqu’il a notamment choisi le numéro 32 pour cette raison. Depuis son entrée dans la NFL, le Jaguar a décroché plusieurs records de la franchise de Jacksonville et il a été nommé trois fois All-Pro en 2009, 2010 et 2011 tandis qu’il a participé au Pro Bowl ces trois mêmes années.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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9 commentaires

9 Comments

  1. Pacman0life

    31 octobre 2013 at 14h23

    Tout d’abord, je tenais à vous remercier pour cet excellent site que j’ai découvert il y a peu de temps !

    Ensuite, j’aimerais savoir ce que vous pensiez de Jordan Lynch (QB, Nothern Illinois) ? Est ce qu’il va se présenter à la Draft cette année ? Si oui, à quel tour le voyez vous sortir ?

    Merci et bonne continuation !

    • Loïc Baruteu

      31 octobre 2013 at 17h48

      Nous sommes tous reconnaissants envers Morgan, le rédacteur en chef, qui abat un boulot formidable chaque jour pour faire tourner le site. Merci à lui !

      Concernant Jordan Lynch, c’est maintenant ou jamais car il est dans sa dernière année à la fac. Il parait peu probable qu’il soit sélectionné à la draft, surtout qu’il y a énormément de talent dans cette classe. Les franchises à la recherche d’un QB pourront se satisfaire dans les premiers tours avec Bridgewater, Manziel, Mettenberger, Boyd, Carr, Murray pour ne citer qu’eux, peut être également Mariota et Hundley s’ils se déclarent. Il aura certainement sa chance en tant qu’undrafted free agent, à moins qu’il n’aille voir en CFL ou en Arena Football League.

  2. Karim63

    31 octobre 2013 at 15h00

    MJD est meilleur que reggie bush en Nfl (meme si cette année il est médiocre ) comme quoi la roue tourne .

  3. Karim63

    31 octobre 2013 at 15h00

    MJD est meilleur que reggie bush en Nfl (meme si cette année il est médiocre ) comme quoi la roue tourne .

  4. Falcons92170

    31 octobre 2013 at 15h27

    salut,

    est ce que vous pouvez mettre les mensurations des joueurs svp pour les prochains articles

    • Loïc Baruteu

      31 octobre 2013 at 17h52

      Effectivement c’est possible, ce sera fait pour la semaine prochaine.

  5. kevin

    6 novembre 2013 at 10h49

    bravo pour votre travail c’est du très bon boulot et je ne sais pas comment on ferait sans vous 🙂 ! juste une petite question comment ce fait-il que vous ne parlez pas de kyle Van Noy alors que c’est l’un des meilleurs prospect NFL au poste de rusher selon les commentateurs américains ?

    • Loïc Baruteu

      6 novembre 2013 at 20h21

      Kyle Van Noy était encore classé après la W8 mais il y a beaucoup de concurrence à son poste et il ne mérite peut être pas de figurer dans les vingt-cinq meilleurs joueurs universitaires. Lorsque je fais ce classement je commence par faire une revue pour chacun des postes puis j’estime la valeur générale de chaque joueur ainsi que sa future place possible à la draft. Bien entendu c’est très subjectif mais je garde un œil sur les avis des experts outre-Atlantique pour être certain de ne pas faire n’importe quoi. C’est une sorte de consensus entre les opinions des pros et mon avis personnel.

      Bref tout ça pour dire que je ne considère pas Van Noy dans le top 25 actuellement même s’il n’est pas loin. Je lui préfère des joueurs comme Beasley, Shazier, Mack notamment.

      Et merci pour les compliments, ça fait toujours plaisir !

  6. kevin

    8 novembre 2013 at 09h39

    merci de ta réponse

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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