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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2016 – Semaine 12

The Blue Pennant vous présente chaque fin de semaine son top 25 actualisé des meilleurs prospects disponibles pour la prochaine Draft NFL.

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The Blue Pennant vous présente chaque fin de semaine son top 25 actualisé des meilleurs prospects disponibles pour la prochaine Draft NFL.

La saison touche à sa fin, les prospects ont été observés sous toutes les coutures tout au long de la saison et n’ont presque plus de secrets pour les scouts. Surtout, les rencontres de fin d’année entre gros programmes permettent à de nombreux prospects de s’affronter et donnent des indications supplémentaires. Plus que deux ou trois rencontres pour se mettre en valeur, voire un peu plus pour les chanceux qui iront en playoffs.

Big Board – Top 25

OT Laremy Tunsil, Ole Miss

1. OT Laremy Tunsil, Mississippi (=)
2. DB Jalen Ramsey, Florida State (=)
3. CB Vernon Hargreaves, Florida (=)

4. QB Jared Goff, California (+2) hot_draft
Cette semaine : @ Stanford, L 22-35 ; 37/54 (68.5%), 386 yds, 2 TD.
Après un début de saison en fanfare, Jared Goff a accusé le coup face à des écuries moins dociles. De quoi éveiller des soupçons sur sa capacité à devenir un franchise quarterback NFL. Heureusement, le leader de la fac de Berkeley a sorti l’une de ses meilleures performances de l’année face à Stanford, possible futur champion de conférence Pac-12 et éventuellement l’un des qualifiables en playoffs. Même si Cal s’est incliné, Goff a montré d’excellentes choses ; souvent menacé par la défense adverse, il a gardé la tête froide et a encore fait étalage de la puissance de son bras et de sa précision.
Comparable à : QB Carson Palmer, Arizona Cardinals

5. DT A’Shawn Robinson, Alabama (=)
6. DE Emmanuel Ogbah, Oklahoma State (+1)

7. DE Joey Bosa, Ohio State (-3) cold_draft
Cette semaine : vs. Michigan State, L 14-17 ; 4 tackles (3 solo).
Attendu comme un ouragan cette saison, un poison pour les lignes offensives adverses, Joey Bosa semble finalement être rentré dans le rang, tout comme son équipe toute entière. De quoi faire douter les scouts. Il serait maintenant écarté du top 3 dans les prévisions de la plupart des experts. Si personne ne remet en cause sa défense contre la course, il ne semble pas assez fiable dans le pass rush pour se frotter aux meilleurs tackles de la Ligue. Contre Michigan State, Bosa a principalement été opposé au RT des Spartans, possiblement pour éviter l’affrontement avec LT Jack Conklin.
Comparable à : DE Mario Williams, Buffalo Bills

8. WR Laquon Treadwell, Mississippi (+5) hot_draft
Cette semaine : vs. Louisiana State, W 38-17 ; 4 rec, 58 yds, 1 TD.
Décevant en première partie de saison, Laquon Treadwell a largement inversé la tendance depuis. Il s’impose aujourd’hui clairement comme le meilleur prospect au poste de receveur de cette classe. Opposé à Tre’Davious White, l’un des meilleurs cornerbacks du pays, Treadwell a fait plus que résister ; il a martyrisé le défenseur de LSU toute la soirée. Si la ligne de statistiques du Rebel reste pourtant modeste, la faute en revient à des passes imprécises ou des interférences défensives. Le receveur de Mississippi devrait vraisemblablement partir dans le top 10 à la draft, particulièrement s’il confirme lors des derniers matches.
Comparable à : WR Andre Johnson, Indianapolis Colts

WR Laquon Treadwell, Ole Miss

9. LB Jaylon Smith, Notre Dame (=)
10. RB Ezekiel Elliott, Ohio State (+1)

11. QB Paxton Lynch, Memphis (N) hot_draft
Cette semaine : @ Temple, L 12-31 ; 25/34 (73.5%), 156 yds.
Le parcours sans faute des Tigers vire au cauchemar en cette fin de saison, avec trois défaites consécutives pour Memphis. Paxton Lynch n’a pas démérité mais il n’a pas été aidé par ses partenaires, dont le niveau demeure bien trop faible pour espérer s’imposer face à des équipes comme Navy, Houston et Temple. Lors de cette dernière rencontre face à la redoutable défense des Owls, Lynch n’a rien pu faire mais son talent devrait avoir plus d’opportunités de s’exprimer au niveau NFL. Son nom revient de plus en plus dans les prévisions pour le first pick.
Comparable à : QB Ryan Tannehill, Miami Dolphins

12. DL Robert Nkemdiche, Mississippi (-4)
13. QB Connor Cook, Michigan State (-1)
14. OL Ronnie Stanley, Notre Dame (-5)

15. DE Shaq Lawson, Clemson (+4) hot_draft
Cette semaine : vs. Wake Forest, W 33-13 ; 4 tackles (1 solo), 1.5 TFL.
Les experts sont plutôt partagés sur le cas Shaq Lawson. Pour certains, il n’a pas les qualités pour s’imposer durablement comme une menace de taille en NFL. Pour d’autres, sa saison prouve qu’il est l’un des meilleurs prospects défensifs de cette classe. Difficile de trancher et ce sera aux scouts et aux general managers de le faire.
Comparable à : OLB Ryan Kerrigan, Washington Redskins

16. DE Shilique Calhoun, Michigan State (-2)
17. RB Derrick Henry, Alabama (-2)
18. OLB Myles Jack, UCLA (-1)
19. DT Kenny Clark, UCLA (-3)
20. LB Reggie Ragland, Alabama (=)
21. LB/S Su’a Cravens, Southern California (-3)
22. S Jamal Adams, Louisiana State (=)
23. DL DeForest Buckner, Oregon (N)
24. LB Leonard Floyd, Georgia (+1)
25. CB Tre’Davious White, Louisiana State (-4)

Les cotes en hausse

TE Jake Butt, Michigan

Avec 533 yards et 3 touchdowns à la réception cette saison, TE Jake Butt (Michigan) est l’une des grandes satisfactions de la belle saison des Wolverines. De même que CB Mackensie Alexander (Clemson) avec les Tigers, qui s’est imposé comme l’un des meilleurs cornerbacks du pays, et qui pourrait être sélectionné dès le second tour.

À Baylor, le bon parcours de l’équipe toute entière a mis en lumière plusieurs de ses éléments clés, notamment OT Spencer Drango (Baylor) et DT Andrew Billings (Baylor). À tel point que les deux linemen pourraient partir au premier tour à la draft.

Opposé à Memphis, LB Tyler Matakevich (Temple) a sorti une performance impressionnante. S’il ne possède pas les capacités athlétiques pour être sélectionné dans les premiers tours, son instinct et sa productivité au niveau universitaire devraient encourager les franchises à se pencher sur son cas autour du quatrième tour.

Les cotes en baisse

QB Christian Hackenberg (Penn State) continue de jouer comme un quarterback qui n’a aucun avenir en tant que titulaire en NFL. La question est de savoir s’il possède réellement le potentiel pour inverser la tendance. Même chose pour OT Taylor Decker (Ohio State), auparavant considéré comme l’un des meilleurs left tackles de cette classe. Face à Shilique Calhoun, il a néanmoins tenu la route en protection de course et de passe.

Les duels à suivre

Texas Christian vs. Baylor
En dépit de nombreux absents de marque, comme QB Trevone Boykin et WR Josh Doctson, cette rencontre sera intéressante à suivre, particulièrement du côté de Baylor. Avec DT Andrew Billings et DE Shawn Oakman du côté de la défense, les Bears ont de bonnes chances de l’emporter. Surtout si OT Spencer Drango et WR Corey Coleman parviennent à faire briller le troisième quarterback de l’équipe, désormais titulaire.

Florida vs. Florida State
Les deux meilleurs defensive backs de cette classe seront opposés à distance dans ce choc floridien ; DB Jalen Ramsey devrait notamment être opposé à WR Demarcus Robinson.

La future vedette

WR Richie James, Middle Tennessee

WR Richie James, Middle Tennessee
Redshirt freshman – éligible en 2017

Courtisé uniquement par quelques facs mineures, Richie James a déjà commencé à se faire un nom en moins d’un an. Le receveur, qui a presque atteint les cent yards à la réception face à Alabama en début de saison, a déjà décroché tous les records pour un freshman à Middle Tennessee. Malgré tout, le faible niveau de la plupart des équipes qu’il affronte bride l’exposition de James sur la scène nationale et le Blue Raider ne devrait pas se présenter à la draft avant deux, voire trois ans.

Les rookies NFL

Avec 246 yards et 5 touchdowns, QB Jameis Winston (Tampa Bay Buccaneers) s’est hissé au sommet du classement des meilleurs QBs de la dernière journée NFL. Son rival pour le titre de meilleur quarterback rookie QB Marcus Mariota (Tennessee Titans) a, en revanche, connu une soirée difficile dans la défaite contre Jacksonville ; bien qu’il ait inscrit son premier touchdown à la course en carrière professionnelle, il a encaissé un sack qui a mis fin au match lors du dernier drive de son équipe pour la victoire.

Du côté de Seattle, on doit se féliciter de la dernière draft. RB Thomas Rawls (Seattle Seahawks) a cumulé 209 yards en attaque et deux touchdowns tandis que son partenaire WR Tyler Lockett (Seattle Seahawks) a également inscrit deux touchdowns à la réception. Les deux rookies ont inscrit les quatre touchdowns de l’équipe dans la victoire contre le rival de San Francisco.

Bonne pioche également pour Arizona Cardinals, qui s’est imposé contre Cincinnati grâce notamment à un touchdown incroyable de WR J.J. Nelson (Arizona Cardinals), qui a également enregistré 142 yards. RB David Johnson (Arizona Cardinals) continue de peser sur le jeu offensif de son équipe : s’il a cumulé seulement 118 yards et 3 touchdowns à la course cette saison, il est également une menace dans le jeu aérien avec 233 yards et 3 touchdowns au total. Une plaie pour les linebackers adverses.

Top 10 NFL Mock Draft

QB Paxton Lynch, Memphis

Difficile de faire dans l’originalité tant la hiérarchie des prospects cette année semble correspondre aux besoins des franchises les plus médiocres.

Cleveland aura néanmoins un choix crucial à faire pour choisir son nouveau quarterback, après plusieurs tentatives infructueuses ces dernières années.

Top 10

1. Cleveland Browns : QB Paxton Lynch, Memphis
2. San Diego Chargers : OT Laremy Tunsil, Mississippi
3. Tennessee Titans : DE Joey Bosa, Ohio State
4. Baltimore Ravens : DB Jalen Ramsey, Florida State
5. Detroit Lions : CB Vernon Hargreaves, Florida
6. San Francisco 49ers : QB Jared Goff, California
7. Dallas Cowboys : WR Laquon Treadwell, Mississippi
8. Washington Redskins (from Miami Dolphins) : QB Connor Cook, Michigan State
9. Oakland Raiders : OLB Myles Jack, UCLA
10. Jacksonville Jaguars : DL Robert Nkemdiche, Mississippi

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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