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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2016 – Semaine 11

The Blue Pennant vous présente chaque fin de semaine son top 25 actualisé des meilleurs prospects disponibles pour la prochaine Draft NFL.

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The Blue Pennant vous présente chaque fin de semaine son top 25 actualisé des meilleurs prospects disponibles pour la prochaine Draft NFL.

La fin de saison régulière approche à grands pas et cette période est généralement la plus riche en enseignements au regard des prospects NFL. Certains, comme Will Fuller de Notre Dame, choisiront de rester une année de plus au niveau universitaire. D’autres vont se révéler, laisser entrevoir un potentiel que les franchises professionnelles sauront juger. Plus que jamais, les scouts auront les yeux rivés sur les acteurs du college football.

Big Board – Top 25

LT Laremy Tunsil, Ole Miss

1. OT Laremy Tunsil, Mississippi (=)
2. DB Jalen Ramsey, Florida State (=)
3. CB Vernon Hargreaves, Florida (=)
4. DE Joey Bosa, Ohio State (=)

5. DT A’Shawn Robinson, Alabama (+5) hot_draft

6. QB Jared Goff, California (+2)
7. DE Emmanuel Ogbah, Oklahoma State (=)

8. DL Robert Nkemdiche, Mississippi (-2) cold_draft

9. OL Ronnie Stanley, Notre Dame (-4)
10. LB Jaylon Smith, Notre Dame (-1)
11. RB Ezekiel Elliott, Ohio State (=)
12. QB Connor Cook, Michigan State (=)
13. WR Laquon Treadwell, Mississippi (=)
14. DE Shilique Calhoun, Michigan State (=)
15. RB Derrick Henry, Alabama (=)
16. DT Kenny Clark, UCLA (+3)
17. OLB Myles Jack, UCLA (=)
18. LB/S Su’a Cravens, Southern California (+4)

19. DE Shaq Lawson, Clemson (N) hot_draft

20. LB Reggie Ragland, Alabama (+1)
21. CB Tre’Davious White, Louisiana State (+2)

22. S Jamal Adams, Louisiana State (N) hot_draft

23. DT Adolphus Washington, Ohio State (+2)
24. OG Vadal Alexander, Louisiana State (N)
25. LB Leonard Floyd, Georgia (N)

 Les cotes en hausse

WR Sterling Sharpe, Oklahoma

Opposé à Vernon Hargreaves le week-end passé, WR Pharoh Cooper (South Carolina) n’a pas démérité. Son profil devrait plaire aux franchises NFL en quête d’un receveur numéro deux. Idem pour WR Sterling Shepherd (Oklahoma), bien que ses récentes performances puissent le propulser en fin de premier tour.

En cette fin de saison, l’un des prospects dont la cote s’envole littéralement est DE Yannick Ngakoue (Maryland). Excellent face à Michigan State, il a déjà enregistré douze sacks en 2015. Avec une fin de saison similaire et un combine réussi, il devrait être assuré d’être au moins choisi au deuxième tour.

Pour finir sur des defensive backs, CB Zack Sanchez (Oklahoma) et CB Cyrus Jones (Alabama) sont les deux cotes qui grimpent ces derniers temps. La victoire des Sooners face à Baylor a mis en évidence les efforts défensifs du premier, tandis que la fin de saison canon du Tide expose Jones et ses qualités pour éclipser les receveurs adverses.

Les cotes en baisse

Plus la saison avance et plus DL Shawn Oakman (Baylor) déçoit. Attendu comme le leader défensif de Baylor, il n’a jamais confirmé son potentiel cette année et sa cote ne cesse de baisser.

Même chose pour OT Jack Conklin (Michigan State), au sujet de qui les experts se posent de plus en plus la question de savoir s’il peut left tackle en NFL après son match raté contre Maryland. Il devrait vraisemblablement être positionné à droite ou à l’intérieur de la ligne dans la Ligue.

Les duels à suivre

DE Joey Bosa, Ohio State

Oregon vs. Southern California
Malgré un début de saison difficile pour ces deux équipes, le flou qui règne dans la Pac-12 offre une chance aux Ducks et aux Trojans de se battre encore pour une place en finale de conférence. Pour y parvenir, Oregon pourra compter sur DL DeForest Buckner pour gêner QB Cody Kessler, tandis que LB/S Su’a Cravens et CB Kevon Seymour seront attendus au tournant en l’absence de plusieurs joueurs défensifs majeurs, face à l’une des meilleures attaques du pays.

Ohio State vs. Michigan State
Le match tant attendu se profile finalement. Face à l’armada offensive des Buckeyes, composée de RB Ezekiel Elliott et WR Michael Thomas entre autres, DE Shilique Calhoun devra faire de son mieux. Sans oublier QB Connor Cook, qui sera observé face à DE Joey Bosa, LB Darron Lee et S Vonn Bell.

Mississippi vs. Louisiana State
Dans ce choc de la SEC, on retrouvera en vrac au casting : OG Vadal Alexander, CB Tre’Davious White et S Jamal Adams du côté des Tigers, OT Laremy Tunsil, TE Evan Engram ou encore WR Laquon Treadwell pour Ole Miss.

Oklahoma vs. Texas Christian
Si la présence de WR Josh Doctson ne devrait se préciser qu’au dernier moment, l’opposition entre QB Trevone Boykin et CB Zack Sanchez devrait néanmoins assurer le spectacle. Sans oublier un WR Sterling Shepherd en pleine bourre avec les Sooners en cette fin de saison.

La future vedette

RB Dalvin Cook, Florida State
Sophomore – éligible en 2017

RB Dalvin Cook, Florida State

Prospect numéro un en Florida à son arrivée sur le campus de Talahassee, Dalvin Cook a mis le temps avant de choisir Florida State. Préalablement engagé verbalement avec Clemson, puis Florida, le running back a finalement choisi les Seminoles. Probablement sans regret aujourd’hui puisqu’il est bien placé pour décrocher plusieurs records d’efficacité offensive du programme de football. Véritable leader de l’attaque des Noles, Cook est loin l’un des running backs les plus efficaces au niveau national et a longtemps figuré parmi les favoris pour le Heisman Trophy. Plus qu’une saison avant d’être autorisé à se présenter à la draft.

Les rookies NFL

Il s’en est fallu de peu que les New York Giants ne gâchent une fois de plus la saison parfaite des New England Patriots. SS Landon Collins (New York Giants) avait la victoire au bout des gants sur une affreuse passe de Tom Brady mais le rookie a relâché le ballon sur ce qui semblait une interception facile. Quant à l’autre bleu, LT Ereck Flowers (New York Giants), il a été mis en difficulté face à Chandler Jones mais montre de plus en plus des signes de progression.

Dans le même match, DT Malcolm Brown (New England Patriots) a réussi un sack sur Eli Manning. L’ancien Longhorn confirme son potentiel cette saison avec les Pats. Habitué aux honneurs depuis ses premiers pas sur les terrains NFL, CB Marcus Peters (Kansas City Chiefs) a encore réussi une interception le week-end passé, ainsi que deux passes déviées.

Du côté des coureurs, RB Jeremy Langford (Chicago Bears) s’est illustré avec deux touchdowns à la course pendant que RB Matt Jones (Washington Redskins) a survolé le terrain avec 187 yards et un touchdown. Cette cuvée de running backs est réellement exceptionnel, comme ne cessent de le souligner les médias américains.

Top 10 NFL Mock Draft

La quête presque biblique des Browns pour trouver un quarterback prendra-t-elle fin avec Paxton Lynch ? Rien ne permet de l’affirmer mais les experts ont fait du QB de Memphis le favori pour rejoindre Cleveland et potentiellement être sélectionné en première position. Pour le reste, rien à signaler si ce n’est les Cowboys qui auront un choix difficile dans cette configuration, entre choisir un joueur offensif d’impact avec Ezekiel Elliott ou un playmaker défensif avec Jalen Ramsey.

1. Cleveland Browns : QB Paxton Lynch, Memphis
2. Tennessee Titans : OT Laremy Tunsil, Mississippi
3. San Diego Chargers : DE Joey Bosa, Ohio State
4. Detroit Lions : CB Vernon Hargreaves, Florida
5. Dallas Cowboys : DB Jalen Ramsey, Florida State
6. Baltimore Ravens : DL Robert Nkemdiche, Mississippi
7. San Francisco 49ers : QB Jared Goff, California
8. Jacksonville Jaguars : OLB Myles Jack, UCLA
9. New Orleans Saints : DT A’Shawn Robinson, Alabama
10. Washington Redskins : WR Laquon Treadwell, Mississippi

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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4 commentaires

4 Comments

  1. Guerlouche

    21 novembre 2015 at 15h35

    vous pensez pas que Myles Jack se soit mis hors jeu avec son retrait de UCLA?

    • Loïc Baruteu

      21 novembre 2015 at 17h51

      Son potentiel est trop grand pour que sa cote ne baisse trop. Il devrait au moins être pris dans le top 20. Même s’il sort d’une lourde blessure, les mecs ont un staff médical béton pour les remettre sur pied.

      Par exemple, Todd Gurley a été sélectionné en 10e position à la draft alors qu’il avait manqué plus de la moitié de sa dernière saison.

      • Guerlouche

        22 novembre 2015 at 21h43

        oui mais la c’est pas par blessure comme Gurley,mais il a quitter le campus comme sa,sa dénote pas un mauvais caractère ou quelques choses comme sa?

        • Loïc Baruteu

          23 novembre 2015 at 11h42

          Il s’est barré après sa blessure, justement pour se concentrer sur son rétablissement et pour se présenter à la draft. Ça montre sa détermination à réussir en pro déjà. Les études, je pense que les franchises s’en foutent un peu sinon elles ne choisiraient pas dans le top 10 des mecs qui ont un score au Wonderlic au ras des pâquerettes.

          Myles Jack reste un talent rare, il trouvera vite preneur.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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