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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2016 – Final Edition

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The Blue Pennant vous présente sa sélection actualisée des meilleurs prospects disponibles pour la prochaine Draft NFL.

With the first pick in the 2016 NFL Draft, the Los Angeles Rams select…

Pour leur grand retour à Los Angeles, les Rams auront un nouveau quarterback. En grimpant dans la draft jusqu’au premier choix, la franchise qui quitte St. Louis a donc assuré son avenir à cette position cruciale et devrait sélectionner l’enfant du pays, le Californien Jared Goff, ou l’étoile montante Carson Wentz. Mais celui qui sera laissé de côté par les Rams devrait vite sécher ses larmes puisque les Philadelphia Eagles ont également monté un échange pour obtenir le deuxième choix, et devraient donc sans surprise choisir le quarterback restant parmi Goff et Wentz. Néanmoins, comme chaque année, la draft n’est pas une science exacte et elle devrait encore réserver de nombreuses surprises.

Rendez-vous vendredi à 2h du matin (heure française) pour le premier tour de la Draft NFL 2016 !

Les prospects à risque

OLB Leonard Floyd, Georgia
Le linebacker est de plus en plus associé aux New York Giants, qui n’ont pas sélectionné de LB au premier tour de la draft depuis 1984, car il aurait tapé dans l’œil du GM Jerry Reese. Néanmoins, les experts demeurent indécis à son sujet. Leonard Floyd est plutôt projeté comme un 3-4 OLB pour aider dans le pass rush. Pour certains cependant, le profil versatile du joueur lui permettrait d’être aligné comme defensive end ou comme linebacker dans une défense 4-3. Floyd est un joueur risqué dans les premières places de la draft, car plus talentueux que productif, et il demeure difficile de se prononcer quant à son avenir immédiat dans la Ligue ; il pourrait aussi bien devenir All-Pro comme faire simplement un titulaire efficace.

OLB Jaylon Smith, Notre Dame
Considéré comme un choix du top 10 avant sa blessure, les interrogations qui pèsent désormais sur le genou du joueur et sa longévité en NFL lui ont fait perdre beaucoup d’estime parmi les scouts. En outre, Jaylon Smith devrait manquer l’intégralité de la saison 2016. Pour certains experts, le jeu en vaut néanmoins la chandelle, surtout pour les franchises qui choisissent en fin de premier tour et en début de premier tour. Car si Smith revient à son meilleur niveau après une année « redshirt », l’équipe qui l’aura sélectionnée possèdera un potentiel All-Pro pour un choix pas si élevé étant donné sa valeur.

DE Shaq Lawson, Clemson
Toujours dans les discussions parmi les franchises du top 10, Shaq Lawson pourrait quand même glisser. La faute notamment aux inquiétudes nées autour de son épaule lors du combine. Son récent passage devant les médecins auraient cependant rassurés les GM soucieux.

DE Noah Spence, Eastern Kentucky
Pour certains experts, Noah Spence serait le meilleur pass rusher de cette classe. Mais ses antécédents devraient suffisamment effrayer les franchises pour qu’il glisse dans la draft. Effectivement, le joueur a été contrôlé positif à l’ecstasy à plusieurs reprises lorsqu’il jouait à Ohio State, entraînant son inéligibilité en Big Ten et le forçant à rejoindre Eastern Kentucky, où il a enregistré 11,5 sacks l’an dernier. Si le joueur s’est montré convaincant lors des interviews, il pourrait rapidement trouver preneur étant donné l’étendue de son talent.

DL Robert Nkemdiche, Mississippi
Considéré comme le meilleur prospect à rejoindre Ole Miss depuis Eli Manning en 1999, Robert Nkemdiche a du talent à revendre. Malheureusement, ses incartades en-dehors du terrain ont de quoi refroidir les GM au moment de sélectionner un joueur. Nkemdiche a notamment été inculpé pour possession de drogue après un accident impliquant sa chute du deuxième étage. Le joueur a déjà prévu d’acheter une panthère après la signature de son premier contrat NFL.

CB Kendall Fuller, Virginia Tech
Pour Kendall Fuller, le problème se situe au niveau de sa condition physique. Blessé au genou au début de la saison passée, le joueur a néanmoins eu le temps de briller pendant deux ans avec les Hokies. Son talent en fait un prospect de top 10 et les experts estiment qu’il est le meilleur de la fratrie des Fuller, qui compte déjà trois joueurs NFL. De loin le meilleur cornerback de cette classe en terme de talent, il devrait rapidement trouver un employeur si les inquiétudes autour de son genou sont levées.

WR Leonte Carroo, Rutgers
Contrairement aux joueurs pré-cités, Leonte Carroo n’a pas le talent d’un joueur d’élite susceptible d’être sélectionné dans le top 10. Pour les scouts, il devrait être choisi aux alentours du troisième tour. Sans ses nombreux red flags, notamment des charges de violence domestique, Carroo aurait néanmoins pu prétendre à une sélection au premier tour car il est sans doute le meilleur receveur avec Treadwell. Reste à savoir si son talent éclipsera son caractère tumultueux.

Big Board – Top 32

1. OT Laremy Tunsil, Mississippi
2015 All-SEC First Team

2. DB Jalen Ramsey, Florida State
2015 Consensus All-American
52 tackles (37 solo), 3.5 TFL, 1 sack, 10 BrUp, 1 FR, 1 TD.

3. LB Myles Jack, UCLA
15 tackles (9 solo), 1 BrUp, 1 int.

4. DE Joey Bosa, Ohio State
2015 All-American, 2015 First Team All-Big Ten
51 tackles (35 solo), 16 TFL, 5 sacks, 4 BrUp, 1 int, 1 FF.

5. QB Jared Goff, California
2015 First-team All-Pac-12
341/529 (64.5%), 4 719 yds, 43 TD, 13 int.

6. OL Ronnie Stanley, Notre Dame
2015 Consensus All-American

7. QB Carson Wentz, North Dakota State (FCS)
2016 NCAA Division I Championship Game Most Outstanding Player
130/208 (62.5%), 1 651 yds, 17 TD, 4 int.

8. OT Jack Conklin, Michigan State
2015 First-Team All-American, 2015 First Team All-Big Ten

9. DL DeForest Buckner, Oregon
2015 All-American, 2015 Pac-12 Defensive Player of the Year
83 tackles (45 solo), 17 TFL, 10.5 sacks, 5 BrUp.

10. RB Ezekiel Elliott, Ohio State
2015 First Team All-Big Ten, 2015 Sugar Bowl Offensive MVP
289 att, 1 821 yds, 23 TD, 27 rec, 206 yds.

11. DT Sheldon Rankins, Louisville
12. OLB Leonard Floyd, Georgia
13. DE Noah Spence, Eastern Kentucky
14. CB William Jackson III, Houston
15. CB Vernon Hargreaves III, Florida
16. WR Laquon Treadwell, Mississippi
17. QB Paxton Lynch, Memphis
18. DE Shaq Lawson, Clemson
19. OLB Darron Lee, Ohio State
20. DE Kevin Dodd, Clemson
21. DT A’Shawn Robinson, Alabama
22. CB Eli Apple, Ohio State
23. DT Vernon Butler, Louisiana Tech
24. OT Taylor Decker, Ohio State
25. DL Robert Nkemdiche, Mississippi
26. CB Kendall Fuller, Virginia Tech
27. OLB Jaylon Smith, Notre Dame
28. WR Corey Coleman, Baylor
29. DE Emmanuel Ogbah, Oklahoma State
30. NT Andrew Billings, Baylor
31. DT Jarran Reed, Alabama
32. ILB Reggie Ragland, Alabama

LES TOPS 3 PAR POSITION

Quarterbacks
1. Jared Goff, California (1er tour)
2. Carson Wentz, North Dakota State (1)
3. Paxton Lynch, Memphis (1)

Running backs
1. Ezekiel Elliott, Ohio State (1)
2. Derrick Henry, Alabama (2-3)
3. Devontae Booker, Utah (2-3)

Wide receivers
1. Laquon Treadwell, Mississippi (1)
2. Corey Coleman, Baylor (1-2)
3. Josh Doctson, Texas Christian (1-2)

Tight ends
1. Hunter Henry, Arkansas (2)
2. Austin Hooper, Stanford (2-3)
3. Nick Vannett, Ohio State (3)

Offensive tackles
1. Laremy Tunsil, Mississippi (1)
T2. Ronnie Stanley, Notre Dame (1)
T2. Jack Conklin, Michigan State (1)

Offensive guards
1. Cody Whitehair, Kansas State (1-2)
2. Christian Westerman, Arizona State (2)
3. Joshua Garnett, Stanford (2-3)

Centers
1. Ryan Kelly, Alabama (2-3)
2. Max Tuerk, Southern California (3)
3. Nick Martin, Notre Dame (3-4)

Defensive tackles
1. Sheldon Rankins, Louisville (1)
2. A’Shawn Robinson, Alabama (1)
3. Vernon Butler, Louisiana Tech (1-2)

Defensive ends
1. Joey Bosa, Ohio State (1)
2. DeForest Buckner, Oregon (1)
3. Noah Spence, Eastern Kentucky (1-2)

Linebackers
1. Myles Jack, UCLA (1)
2. Leonard Floyd, Georgia (1)
3. Darron Lee, Ohio State (1)

Cornerbacks
1. William Jackson III, Houston (1)
2. Vernon Hargreaves III, Florida (1)
3. Eli Apple, Ohio State (1)

Safeties
1. Jalen Ramsey, Florida State (1)
2. Vonn Bell, Ohio State (2)
3. Karl Joseph, West Virginia (2)

NFL MOCK DRAFT

Sauf surprise de taille, deux quarterbacks devraient être sélectionnés aux deux premières positions, comme l’an passé avec Jameis Winston et Marcus Mariota. D’autres échanges pourraient se monter, notamment avec les Tennessee Titans qui souhaitent retrouver un choix dans le top 10 pour sélectionner un left tackle. Les Bears, les Saints et les Jets seraient également très intéressés par Paxton Lynch et l’une de ces équipes pourrait monter dans la draft pour le sélectionner. Plus que quelques jours avant d’enfin être fixés !

1. Los Angeles Rams : QB Jared Goff, California
2. Philadelphia Eagles : QB Carson Wentz, North Dakota State
3. San Diego Chargers : OT Laremy Tunsil, Mississippi
4. Dallas Cowboys : DE Joey Bosa, Ohio State
5. Jacksonville Jaguars : OLB Myles Jack, UCLA
6. Baltimore Ravens : DB Jalen Ramsey, Florida State
7. San Francisco 49ers : DL DeForest Buckner, Oregon
8. Cleveland Browns : OT Jack Conklin, Michigan State
9. Tampa Bay Buccaneers : OT Ronnie Stanley, Notre Dame
10. New York Giants : OLB Leonard Floyd, Georgia
11. Chicago Bears : CB Vernon Hargreaves III, Florida
12. New Orleans Saints : QB Paxton Lynch, Memphis
13. Miami Dolphins : RB Ezekiel Elliott, Ohio State
14. Oakland Raiders : CB Eli Apple, Ohio State
15. Tennessee Titans : OT Taylor Decker, Ohio State
16. Detroit Lions : WR Laquon Treadwell, Mississippi
17. Atlanta Falcons : OLB Darron Lee, Ohio State
18. Indianapolis Colts : DT A’Shawn Robinson, Alabama
19. Buffalo Bills : DT Jarran Reed, Alabama
20. New York Jets : DE Shaq Lawson, Clemson
21. Washington Redskins : DT Andrew Billings, Baylor
22. Houston Texans : WR Corey Coleman, Baylor
23. Minnesota Vikings : WR Josh Doctson, TCU
24. Cincinnati Bengals : CB William Jackson III, Houston
25. Pittsburgh Steelers : DE Noah Spence, Eastern Kentucky
26. Seattle Seahawks : OT Jason Spriggs, Indiana
27. Green Bay Packers : ILB Reggie Ragland, Alabama
28. Kansas City Chiefs : SS Vonn Bell, Ohio State
29. New England Patriots : Forfeited Pick
30. Arizona Cardinals : DL Robert Nkemdiche, Mississippi
31. Carolina Panthers : CB Kendall Fuller, Virginia Tech
32. Denver Broncos : QB Connor Cook, Michigan State

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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5 commentaires

5 Comments

  1. Kelso

    26 avril 2016 at 20h14

    Est-ce que pour vous Goff est plus Nfl-ready que Wentz, et aura t-il une meilleur carrière NFL ?

    • mlagree

      26 avril 2016 at 20h59

      Actuellement, Jared Goff me semble davantage NFL-Ready que Carson Wentz, essentiellement parce que l’ancien quarterback de California a joué trois saisons complètes comme titulaire dans l’une des meilleures conférences NCAA (Pac-12) alors que Wentz n’a qu’une seule année d’expérience dans la 2ème division NCAA (FCS, ex-Division I-AA).
      Carson Wentz possède toutes les aptitudes athlétiques des meilleurs quarterbacks NFL mais son manque d’expérience et le niveau plus faible des défenses qu’il a affrontées avec North Dakota State ne me laissent pas penser qu’il jouera dès 2016 avec sa prochaine équipe (Philadelphie ?). Aura-t-il une meilleure carrière que Jared Goff ? Personnellement, j’en doute. Jared Goff est un joueur intelligent et combatif. Il me fait beaucoup penser à Derek Carr.

      • Kelso

        27 avril 2016 at 07h42

        Ok merci, ça me rassure ^^

  2. DOWN

    27 avril 2016 at 16h09

    Je vois Lynch finir aux Jets,avec ou sans la signature de Fitzpatrick (plutôt avec à mon avis).
    Les Saints sont des passoires en défense et je les vois plutôt signer un joueur de DL et peut être ensuite récupérer un QB au 2 ou 3ème tour ( Dak Prescott, QB, Mississippi State;Christian Hackenberg, QB, Penn State;Brandon Allen, QB, Arkansas… par exemple)

    • Kelso

      27 avril 2016 at 20h15

      Et Garrett Grayson, c’est mort pour l’après Brees ?

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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