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Les espoirs de la draft NFL 2013 : Semaine 8

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Comme chaque mercredi, retrouvez le classement des 10 meilleurs prospects pour la draft NFL 2013 ainsi que le top 3 des plus grands espoirs par position et un portrait d’une ancienne vedette universitaire qui fait désormais les beaux jours d’une franchise NFL.

Le Top 10 des meilleurs prospects

1. QB Geno Smith, West Virginia

Cette semaine : vs. Kansas State 21/32 (65.6%), 143 YDS, 1 TD, 2 INT, 101.0 QB Rating.
Cette saison : 216/291 (74.2%), 2 414 YDS, 26 TD, 2 INT, 172.0 QB Rating.

Trop esseulé à West Virginia dont la défense apathique s’est encore fait démolir en beauté cette semaine par le quarterback de Kansas State, Collin Klein, Geno Smith a trop forcé et il a connu ses deux premières interceptions de la saison. Malgré tout ses statistiques restent correctes et ses performances passées ne doivent pas être oubliées. Il lui reste encore pas mal de matches pour continuer à impressionner les scouts. Ou pour confirmer qu’il n’est pas aussi imperfectible qu’on pouvait le croire.

Comparable à : Robert Griffin III, Washington Redskins.

Destinations possibles : Kansas City Chiefs, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Cleveland Browns, Arizona Cardinals.

2. DT Johnathan Hankins, Ohio State (+2)
Cette semaine : vs. Purdue 8 tackles (6 solo, 2 ast), 1 FG blocked.
Cette saison : 41 tackles (18 solo, 23 ast), 3 TFL, 1 sack, 1 FG blocked.

Johnathan Hankins s’est encore montré casse-pied pour l’offensive line d’en face et son équipier John Simon en a bien profité avec ses neuf tackles. Hankins a surtout fait parler de lui cette semaine pour le field goal qu’il a bloqué et qui a permis à Ohio State de rester dans le coup face à Purdue, puis d’arracher la victoire en overtime.

Comparable à : Kris Jenkins, Carolina Panthers.

Destinations possibles : Cleveland Browns, Tampa Bay Buccaneers, Carolina Panthers, Dallas Cowboys, Cincinnati Bengals, Jacksonville Jaguars, New Orleans Saints, Pittsburgh Steelers.

3. QB Matt Barkley, USC (+2)

Cette semaine : vs. Colorado 19/20 (95%), 298 YDS, 6 TD, 319.2 QB Rating.
Cette saison : 140/213 (65.7%), 1 773 YDS, 22 TD, 6 INT, 164.1 QB Rating.

Quelle semaine pour Matt Barkley ! Alors qu’il était sorti des discussions pour le Heisman Trophy et qu’on le pensait désormais incapable de rejouer à son niveau de la fin de saison dernière, on a bel et bien revu le Barkley cuvée 2011 dans la victoire écrasante des Trojans sur les modestes Buffaloes; précis sur les passes longues distances, capable de s’échapper de la poche et de passer en courant, le QB a été irréprochable. En prime il a enfin battu le record de passing TD en carrière d’USC et de Pac-12 détenu jusque-là par Matt Leinart ainsi que le record du meilleur pourcentage de complétion de passe pour au moins vingt passes lancées de la conférence, détenu avant lui par Rick Neuheisel. Sa seule passe incomplète résulte d’un drop de son receveur. Et Barkley a également égalé pour la troisième fois son record personnel et d’USC de six touchdowns lancés dans un match. Avec Arizona, Oregon, Arizona State, UCLA et Notre Dame comme prochains adversaires, le retour aux affaires de leur QB-star est une bonne nouvelle pour les Trojans.Comparable à : Drew Brees, New Orleans Saints.

Destinations possibles : Kansas City Chiefs, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Cleveland Browns, Arizona Cardinals.

4. ILB Manti Te’o, Notre Dame (+2)Cette semaine : vs. Brigham Young 10 tackles (1 solo, 9 ast), 0.5 TFL, 1 INT.
Cette saison : 69 tackles (28 solo, 41 ast), 2.5 TFL, 3 BrUp, 4 INT, 1 FR.

Notre Dame continue sa saison parfaite sans défaite sans avoir besoin de forcer en attaque puisque la défense fait largement le boulot, emmenée par un gigantesque Manti Te’o qui fait taire ceux qui le critiquaient pour son choix de rester une saison de plus à Notre Dame. Le linebacker peut même se prendre à rêver d’une finale nationale qui le consacrerait au panthéon des héros de South Bend.

Comparable à :
Rey Maualuga, Cincinnati Bengals.Destinations possibles : Chicago Bears, Cincinnati Bengals, Minnesota Vikings, Tampa Bay Buccaneers, Kansas City Chiefs.
5. DE/OLB Barkevious Mingo, LSU (+2)Cette semaine : vs. Texas A&M 3 tackles (3 solo), 1 TFL, 1 sack, 1 BrUp.
Cette saison : 23 tackles (15 solo, 8 ast), 4 TFL, 3 sacks, 2 BrUp.

Une bonne semaine pour Barkevious Mingo qui s’est montré complet, gênant l’adversaire à la passe et à la course comme le prouvent ses statistiques. Le casse-tête continue pour les adversaires des Tigers parce que, de toutes manières, si ce n’est pas lui qui frappe fort, c’est Sam Montgomery.

Comparable à : DeMarcus Ware, Dallas Cowboys.

Destinations possibles : Cleveland Browns, Indianapolis Colts, Tennessee Titans, New York Jets, Kansas City Chiefs, New Orleans Saints, Oakland Raiders.

6. DT Star Lotutelei, Utah (-4)Cette semaine : vs. Oregon State 3 tackles (1 solo, 2 ast), 1 TFL, 1 BrUp.
Cette saison : 27 tackles (18 solo, 9 ast), 7 TFL, 2 sacks, 3 BrUp, 2 FF.

Star Lotulelei fait le boulot comme d’habitude mais comme d’habitude ça ne suffit pas. Surtout face à l’épouvantail de Pac-12 Oregon State. L’équipe-surprise de la saison contre l’équipe qui déçoit, ça donne encore une défaite, la cinquième en sept matches et la quatrième consécutive, pour les Utes. C’est peut être la piètre performance générale d’Utah qui fait chuter Lotulelei ou classement ou alors simplement que les autres prospects sont au-dessus de lui finalement. Prochain test contre California qui fait un peu moins grise mine que les Utes.

Comparable à : Ryan Pickett, Green Bay Packers.

Destinations possibles : Tennessee Titans, Carolina Panthers, New Orleans Saints, Oakland Raiders, Minnesota Vikings, Cleveland Browns, Denver Broncos.

7. DE/OLB Bjoern Werner, Florida State (+1)Cette semaine : vs. Miami (FL) 3 tackles (2 solo, 1 ast), 1.5 TFL, 1.5 sack.
Cette saison : 36 tackles (14 solo, 22 ast), 4.5 TFL, 2.5 sacks.

Presque une promenade de santé pour Florida State qui affrontait son morose rival Miami (FL). Trois fois consécutives que les Hurricanes se laissent battre par les Seminoles dont l’attaque a bien tourné avec E.J. Manuel à la baguette. Mais la plus grande force de Florida State réside sûrement dans sa défense et c’est ce qui pourrait permettre aux Seminoles de faire parler d’eux à la fin de la saison. On dit merci au germano-américain Bjoern Werner qui continue de faire très mal aux adversaires malgré l’attention toute particulière qui lui est portée par les linemen adverses.Comparable à : Kyle Vanden Bosch, Detroit Lions.

Destinations possibles : New Orleans Saints, Tennessee Titans, Cincinnati Bengals, Denver Broncos, Pittsburgh Steelers, Atlanta Falcons, Jacksonville Jaguars, Dallas Cowboys, Philadelphia Eagles.

8. OLB Jarvis Jones, Georgia (-5)Cette semaine : Bye week.
Cette saison : 36 tackles (20 solo, 16 ast), 9.5 TFL, 5.5 sacks, 1 INT, 2 BrUp, 3 FF.

Son début de carrière universitaire a été difficile ; après avoir été déclaré médicalement inapte à la pratique du football par les médecins d’USC où il jouait alors, Jarvis Jones a demandé son transfert pour Georgia où il a fait mentir avec force les diagnostics californiens. Véritable monstre athlétique, il est une menace constante pour le quarterback adverse et les scouts lui prédisent déjà une grande carrière en NFL. Ses 13.5 sacks en 2011 l’ont consacré au panthéon des meilleurs pass rushers du pays et il ne fait aucun doute que de nombreuses franchises se l’arracheront en avril prochain.

Comparable à : Clay Matthews, Green Bay Packers.

Destinations possibles : New York Jets, Indianapolis Colts, Jacksonville Jaguars, Miami Dolphins, Cleveland Browns.

9. WR Robert Woods, USC (N)

Cette semaine : vs. Buffalo 8 REC, 132 YDS, 16.5 AVG, 4 TD.
Cette saison : 44 REC, 492 YDS, 11.2 AVG, 9 TD.

Le go-to-guy de Matt Barkley semble enfin s’être complètement remis de la blessure qui l’a quelque peu handicapé en début de saison. Avec huit réceptions dont la moitié pour des touchdowns (!), Robert Woods a dépassé le record en carrière de yards à la réception d’USC. Ses quatre TD sont également un record de l’université qu’il est désormais le seul à détenir. Doté d’un immense potentiel pour la NFL, Woods est capable de jouer aussi bien dans le slot que de courir des tracés profonds. Véritable menace dans la red zone, il ne drop que très rarement une passe et il est également habile dans les retours de coups de pied. La présence de Marqise Lee avait réduit son utilisation à USC mais lorsqu’on a besoin de lui, il est toujours aussi productif. De quoi plaire aux franchises qui cherchent une cible de choix pour leur quarterback.

Comparable à : Reggie Wayne, Indianapolis Colts.

Destinations possibles :
Miami Dolphins, St. Louis Rams, Minnesota Vikings, Houston Texans, New York Jets, Seattle Seahawks, Cincinnati Bengals.

10. DE Sam Montgomery, LSU (-1)

Cette semaine : vs. Texas A&M 2 tackles (1 solo, 1 ast), 0.5 TFL, 1 BrUp.
Cette saison : 23 tackles (11 solo, 12 ast), 9 TFL, 4 sacks, 1 BrUp, 1 FF.

La défense des Tigers faisait face à un défi de taille cette semaine contre les excellents tackles de Texas A&M Luke Joeckel et Jake Matthews ainsi que leur insaisissable quarterback Johnny Manziel. La victoire est au bout pour LSU mais Sam Montgomery et Barkevious Mingo ont tout de même été bien contenu par leurs adversaires. Avantage Joeckel et Matthews.

Comparable à : Brian Cushing, Houston Texans.

Destinations possibles : Jacksonville Jaguars, Dallas Cowboys, Indianapolis Colts, Seattle Seahawks, New York Jets, Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans.

Le Top 3 par position

Quarterbacks

1) Geno Smith, West Virginia (=)
2) Matt Barkley, Southern California (=)
3) E.J. Manuel, Florida State (N)
Pas de changement aux deux premières places mais Tyler Wilson (Arkansas) sort du podium. Son potentiel NFL est indéniable mais il ne joue pas comme un futur franchise QB. A sa place, le quarterback des Seminoles qui possède de grandes qualités athlétiques et un bon bras mais qui demeure un gros pari en NFL. E.J. Manuel réalise une bonne saison et il va être surveillé de très près d’ici la draft.

Running backs

1) Marcus Lattimore, South Carolina (=)
2) Eddie Lacy, Alabama (=)
3) Montee Ball, Wisconsin (N)
C’est confirmé, Montee Ball est en grande forme. Il pique la troisième place de Le’Veon Bell (Michigan State) et lui vole le siège de meilleur running back de Big Ten.

Wide receivers

1) Robert Woods, USC (+1)
2) Keenan Allen, California (-1)
3) Justin Hunter, Tennessee
Robert Woods se rappelle aux bons souvenirs des scouts avec une performance éblouissante ce week-end. Keenan Allen a fait un match solide mais le potentiel de son rival est peut être un poil plus élevé. A voir dans les prochaines semaines, en particulier si Woods peut s’affranchir définitivement de ses problèmes de blessures récurrentes.

Tight-ends

1) Tyler Eifert, Notre Dame (=)
2) Dion Sims, Michigan State (=)
3) Jordan Reed, Florida (=)
Pas de changement non plus et Tyler Eiffert ne devrait pas être inquiété pour sa première place jusqu’à la fin de la saison, lui qui devrait être sélectionné au premier tour de la draft.

Offensive Tackles

1) Luke Joeckel, Texas A&M (=)
2) Taylor Lewan, Michigan (=)
3) Eric Fischer, Central Michigan (N)
Difficile d’enlever Jake Matthews (Texas A&M) qui a montré de très belles choses contre le redoutable front seven de LSU, de même que Luke Jockel. Néanmoins le cousin de Clay Matthews cède sa place à Eric Fischer qui s’impose de plus en plus comme l’un des meilleurs joueurs à son poste. Il pourrait être nommé All-American à l’issue de la saison et tous les analystes l’envisagent au milieu du premier tour de la prochaine draft.

Offensive Guards

1) Chance Warmack, Alabama (=)
2) Barrett Jones, Alabama (=)
3) Johnathan Cooper, North Carolina (=)
Sûrement l’un des classements qui a le plus de chance de rester en l’état jusqu’à la fin de la saison.

Center

1) Khaled Holmes, Southern California (=)
2) Mario Benavides, Louisville (=)
3) Braxston Cave, Notre Dame (=)

Il y a deux semaines, Khaled Holmes manquait deux snaps lourds de conséquences pour USC et Braxston Cave réalisait une performance médiocre contre Stanford. Malgré tout, ils restent d’excellents prospects à leur poste et peuvent même être utilisés comme guards en NFL.

Defensive Tackles

1) Johnathan Hankins, Ohio State (+1)
2) Star Lotulelei, Utah (-1)
3) John Jenkins, Georgia (=)

Le phénomène Johnathan Hankins continue de prendre de l’ampleur et le Buckeye a de plus en plus de chances d’être choisi dans le top 5 de la prochaine draft.

Defensive Ends

1) Bjoern Werner, Florida State (=)
2) Sam Montgomery, Louisiana State (=)
3) Damontre Moore, Texas A&M (N)

Mauvais karma pour Jackson Jeffcoat (Texas) qui s’est blessé pour le reste de la saison et qui cède sa place à Damontre Moore, le fantastique pass rusher de Texas A&M qui compile des statistiques délirantes à ce stade de la saison (62 tackles, 17 TFL, 9.5 sacks, 1 FF). Moore a déjà mis au supplice l’OL de deux prétendants au titre cette année, LSU et Florida. Ce trio de tête a donc de bonnes chances de rester le même malgré qu’il s’agisse une fois de plus de la position la mieux représentée à la prochaine draft.

Inside Linebackers

1) Manti Te’o, Notre Dame (=)
2) Kevin Minter, LSU (N)
3) Michael Mauti, Penn State (N)

Manti Te’o est indétrônable avec ses performances de mammouth mais derrière tout reste possible. Kevin Minter réalise également une grosse saison avec des statistiques impressionnantes au sein de la redoutable escouade défensive des Tigers et Michael Mauti reste le dernier rayon de soleil des Nittany Lions cette saison. Deux beaux clients pour la NFL.

Outside Linebackers

1) Barkevious Mingo, LSU (+1)
2) Jarvis Jones, Georgia (-1)
3) C.J. Mosley, Alabama (=)

Jarvis Jones n’a pas joué depuis trois semaines (bye week puis blessure) et pendant ce temps Barkevious Mingo continue son entreprise de démolition des backfields qu’il rencontre.

Cornerbacks

1) Dee Miliner, Alabama (=)
2) Johnthan Banks, Mississippi State (=)
3) Xavier Rhodes, Florida State (=)

Pas de changement mais David Amerson (North Carolina State) et Nickell Robey (Southern California) poussent fort derrière.

Safeties

1) Eric Reid, Louisiana State (=)
2) T.J. McDonald, Southern California (=)
3) Kenny Vaccaro, Texas (=)

Trois joueurs extrêmement solides, leaders dans leur équipe respective. Robert Lester (Alabama) est au pied du podium.

L’ancienne gloire universitaire

DE Justin Tuck, Notre Dame / New York Giants

Véritable vedette au high school où il remporte deux bagues avec l’équipe de basketball et où il enregistre des statistiques phénoménales aux deux postes de linebacker et tight end, Justin Tuck est l’une des recrues les plus courtisées de l’Etat d’Alabama. Pour l’anecdote, le joueur avait débuté sa carrière comme quarterback.

Tuck décide de jouer pour les Fighting Irish de Notre Dame et c’est après une année sans voir le terrain qu’il fait ses débuts universitaires. Et malgré seulement 180 minutes jouées et une seule titularisation, il est nommé dans la third-team Freshman All-American.

Par la suite « The Freak », comme le surnomment ses coéquipiers, connaîtra deux saisons exemplaires où il enregistrera plusieurs records défensifs de Notre Dame dont ceux du plus grand nombre de sacks (24.5) et de tackles for loss (43) en carrière et celui du plus grand nombre de sacks (13.5) sur une seule saison. Le defensive end est nommé MVP des Fighting Irish en 2004 à l’issue de sa saison senior.

Malgré des résultats admirables lors du NFL Combine, Justin Tuck n’est sélectionné qu’au troisième tour de la draft car une ancienne blessure au genou inquiète les scouts qui lui reconnaissent tout de même de grandes qualités athlétiques et une force surprenante. Ce sont donc les New York Giants, habitués des steals le jour de la draft, qui sélectionnent le natif de l’Alabama. Un comble pour Tuck qui a grandi comme fan des Dallas Cowboys et des San Francisco 49ers, deux grands rivaux des Giants.

Depuis 2005 et sa sélection à la draft, Justin Tuck est devenu le capitaine de la défense des New York Giants avec qui il a été nommé deux fois All-Pro, sélectionné deux fois au Pro Bowl et surtout avec qui il a remporté deux Super Bowls.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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