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NFL Draft

Les espoirs de la draft NFL 2013 : Semaine 7

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Comme chaque mercredi, retrouvez le classement des 10 meilleurs prospects pour la draft NFL 2013 ainsi que le top 3 des plus grands espoirs par position et un portrait d’une ancienne vedette universitaire qui fait désormais les beaux jours d’une franchise NFL.

Le Top 10 des meilleurs prospects

1. QB Geno Smith, West Virginia

Cette semaine : vs. Texas Tech 29/55 (52.7%), 275 YDS, 1 TD, 100.7 QB Rating.
Cette saison : 195/259 (75.3%), 2 271 YDS, 25 TD, 180.8 QB Rating.

Personne ne l’attendait à ce niveau mais Geno Smith a explosé depuis le début de la saison et il profite de la relative faiblesse des autres quarterbacks du pays pour s’imposer comme le favori à ce poste pour la prochaine draft. En général, les QB font de bons premiers choix comme l’ont prouvé ces deux dernières années Cameron Newton (Auburn – Carolina Panthers) et Andrew Luck (Stanford – Indianapolis Colts). Favori pour le Heisman Trophy à l’heure actuelle malgré une mauvaise semaine et une embarrassante défaite contre Texas Tech, Geno Smith porte son équipe avec notamment deux victoires convaincantes face à Baylor et Texas. Ses statistiques impressionnantes après seulement six matches parlent pour lui. Smith va tout de même devoir se reprendre et il aura l’occasion de frapper un grand coup face à Kansas State.

Comparable à : Robert Griffin III, Washington Redskins.

Destinations possibles : Kansas City Chiefs, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Cleveland Browns.


2. DT Star Lotutelei, Utah

Cette semaine : vs. UCLA 2 tackles (2 solo), 1 TFL, 1 sack.
Cette saison : 24 tackles (17 solo, 7 ast), 6 TFL, 2 sacks, 2 BrUp, 2 FF.

Star Lotulelei est la valeur sûre de la prochaine draft en ligne défensive. Imposant nose tackle, il a confirmé les espoirs placés en lui avant le début de la saison et il est de loin le meilleur joueur des tristes Utes grâce à son acharnement et sa présence imposante en défense. A la fois athlétique et puissant, deux qualités recherchées en NFL pour jouer à ce poste, Lotulelei a pu prouver récemment qu’il était capable de prendre le meilleur sur de gros clients puisqu’il a fait passer une mauvaise soirée au center d’USC Khaled Holmes, considéré comme le meilleur prospect à son poste. Ce dernier a eu toutes les peines du monde à contenir son adversaire direct et le coaching staff des Trojans a alors assigné deux voire trois bloqueurs sur certaines actions pour empêcher la star des Utes de faire son oeuvre. Lotulelei a le potentiel d’un first pick.

Comparable à : Ryan Pickett, Green Bay Packers.

Destinations possibles : Tennessee Titans, Carolina Panthers, New Orleans Saints, Oakland Raiders, Minnesota Vikings.

3. OLB Jarvis Jones, Georgia

Cette semaine : Bye week.
Cette saison : 36 tackles (20 solo, 16 ast), 9.5 TFL, 5.5 sacks, 1 INT, 2 BrUp, 3 FF.

Son début de carrière universitaire a été difficile ; après avoir été déclaré médicalement inapte à la pratique du football par les médecins d’USC où il jouait alors, Jarvis Jones a demandé son transfert pour Georgia où il a fait mentir avec force les diagnostics californiens. Véritable monstre athlétique, il est une menace constante pour le quarterback adverse et les scouts lui prédisent déjà une grande carrière en NFL. Ses 13.5 sacks en 2011 l’ont consacré au panthéon des meilleurs pass rushers du pays et il ne fait aucun doute que de nombreuses franchises se l’arracheront en avril prochain.

Comparable à : Clay Matthews, Green Bay Packers.

Destinations possibles : New York Jets, Indianapolis Colts, Jacksonville Jaguars, Miami Dolphins, Cleveland Browns.

4. DT Johnathan Hankins, Ohio State

Cette semaine : vs. Indiana 2 tackles (2 solo), 1 TFL.
Cette saison : 33 tackles (12 solo, 21 ast), 3 TFL, 1 sack.

Imposant, athlétique, puissant, performant ; Johnathan Hankins est tout ça à la fois. Le nose tackle des Buckeyes est la principale arme défensive d’Urban Meyer et son potentiel NFL est énorme. Sur le terrain, Hankins est une force incontestable dans les tranchées où il sème la pagaille dans les lignes offensives adverses. Réactif, il est également très bon pour contrer le jeu au sol. Les prospects avec le profil du joueur d’Ohio State ont généralement une grosse cote auprès des franchises.

Comparable à : Kris Jenkins, Carolina Panthers.

Destinations possibles : Cleveland Browns, Tampa Bay Buccaneers, Carolina Panthers, Dallas Cowboys, Cincinnati Bengals.

5. QB Matt Barkley, USC

Cette semaine : vs. Washington 10/20 (50%), 1 TD, 1 INT, 126.6 QB Rating.
Cette saison : 121/193 (62.7%), 16 TD, 6 INT, 148.0 QB Rating.

C’est le grand perdant pour l’instant alors qu’il était annoncé avant le début de la saison comme le favori incontesté pour le Heisman Trophy et le premier choix de la draft 2013. Après des débuts décevants au niveau personnel en comparaison de sa fin de saison 2011 canon, Matt Barkley a perdu gros et les scouts recommencent à le critiquer. Certains se demandent même s’il ne souffre pas d’un mal quelconque qui aurait affaibli son bras qui semble désormais moins puissant qu’en 2011 où il enchaînait les missiles en direction de ses receveurs-vedettes Lee et Woods. Après avoir relevé la tête face à Utah, Barkley s’est à nouveau montré très timide contre Washington et il devra faire bien mieux d’ici la fin de la saison s’il souhaite participer au BCS Championship Game avec ses Trojans.

Comparable à : Drew Brees, New Orleans Saints.

Destinations possibles : Kansas City Chiefs, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Cleveland Browns.

6. ILB Manti Te’o, Notre Dame

Cette semaine : vs. Stanford 11 tackles (3 solo, 8 ast).
Cette saison : 59 tackles (27 solo, 32 ast), 2 TFL, 3 BrUp, 3 INT, 1 FR.

C’est à la surprise générale que Manti Te’o a choisi de rester une année supplémentaire à la fac. Mais là où d’autres joueurs ayant pris la même décision ont perdu gros, comme Matt Barkley et Montee Ball, le linebacker des Fighting Irish a pour l’instant fait le bon choix puisqu’il réalise une excellente saison et s’affirme comme un défenseur complet et talentueux. Te’o n’est d’ailleurs pas inhérent au bon parcours de Notre Dame puisqu’il est l’âme de la défense et un véritable poison pour ses adversaires, comme s’en souvient Denard Robinson, le QB de Michigan intercepté deux fois dans le même match par le linebacker. Le natif d’Hawaii est désormais scruté par les scouts des franchises pros qui pourraient se l’arracher en tout début de draft.

Comparable à :
Rey Maualuga, Cincinnati Bengals.

Destinations possibles : Chicago Bears, Cincinnati Bengals, Minnesota Vikings, Tampa Bay Buccaneers, Kansas City Chiefs.

7. DE/OLB Barkevious Mingo, LSU

Cette semaine : vs. South Carolina 4 tackles (2 solo, 2 ast), 1 TFL, 1 sack.
Cette saison : 20 tackles (12 solo, 8 ast), 3 TFL, 2 sacks, 1 BrUp.

Barkevious Mingo est l’une des grosses cotes de la prochaine draft. Le Tiger est l’un des defensive ends les plus rapides du pays et il est un vrai danger pour les quarterbacks adverses. C’est aussi un grand leader puisqu’il a remporté le Jimmy Taylor Award lors du spring practice de LSU, un trophée qui récompense le leadership, l’effort et la performance. Même si la défense des Tigers semble moins redoutable que l’an passé, il reste que la paire formée par Mingo et son coéquipier Sam Montgomery devrait permettre à LSU de faire une fois de plus bonne figure face aux grosses écuries.

Comparable à : DeMarcus Ware, Dallas Cowboys.

Destinations possibles : Cleveland Browns, Indianapolis Colts, Tennessee Titans, New York Jets, Kansas City Chiefs, New Orleans Saints.

8. DE/OLB Bjoern Werner, Florida State

Cette semaine : vs. Boston College 1 tackle (0 solo, 1 ast), 1 BrUp.
Cette saison : 21 tackles (16 solo, 5 ast), 10 TFL, 6.5 sacks, 5 BrUp, 1 FF.

Bien qu’il sorte d’une petite forme face à Boston College, démoli par Florida State au passage, Bjoern Werner demeure l’une des grosses pointures du pays en ce qui concerne le pass rush. Avec déjà 6.5 sacks à la moitié de la saison il s’est révélé sur la scène nationale et semble déjà avoir composté son billet pour le premier tour de la draft. Après une très bonne année 2011, Werner s’est encore affuté puisqu’il a réduit son taux de masse graisseuse pendant l’offseason et le résultat est là. Né en Allemagne, le Seminole est attendu de pied ferme en NFL où il pourrait également être utilisé comme OLB dans une défense 3-4.

Comparable à : Kyle Vanden Bosch, Detroit Lions.

Destinations possibles : New Orleans Saints, Tennessee Titans, Cincinnati Bengals, Denver Broncos, Pittsburgh Steelers, Atlanta Falcons.

9. DE Sam Montgomery, LSU

Cette semaine : vs. South Carolina 3 tackles (2 solo, 1 ast), 2 TFL, 2 sacks, 1 FF.
Cette saison : 21 tackles (10 solo, 11 ast), 8.5 TFL, 4 sacks, 1 FF.

Grosse semaine pour Sam Montgomery qui a confirmé son statut de superstar en semant la pagaille dans le backfield des Gamecocks ; deux tackles for loss, deux sacks et un fumble forced ! D’excellentes statistiques pour le Tiger qui a réalisé sa meilleure performance de la saison. Excellent dans le pass rush mais également contre la course, la principale force de Montgomery est de posséder de longs bras dont il sait très bien se servir pour tenir à l’écart les offensive tackles et se projeter rapidement dans le backfield adverse pour chasser le quarterback ou le running back. LSU devrait à nouveau placer deux défenseurs très haut dans la draft avec Montgomery et Mingo.

Comparable à : Brian Cushing, Houston Texans.

Destinations possibles : Jacksonville Jaguars, Dallas Cowboys, Indianapolis Colts, Seattle Seahawks, New York Jets, Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans.

10. WR Keenan Allen, California

Cette semaine : vs. Washington State 11 REC, 166 YDS, 15.1 AVG, 1 TD.
Cette saison : 52 REC, 633 YDS, 12.2 AVG, 5 TD.

Victoire précieuse pour les Golden Bears dans la division North de la conférence Pac-12, division plutôt relevée cette année. Avec à l’oeuvre l’inévitable Keenan Allen qui pourrait bien être désigné All-American à l’issue de la saison. Le receveur affiche des statistiques plutôt honnêtes en l’absence d’un quarterback d’élite pour le tirer vers le haut mais c’est surtout son potentiel NFL qui devrait séduire les scouts. Avec sa taille, sa vitesse et sa capacité à attraper les balles hautes, Allen a les caractéristiques pour s’imposer rapidement comme l’option principale dans le jeu de passe d’une franchise pro.

Comparable à : Braylon Edwards, Seattle Seahawks.

Destinations possibles :
Miami Dolphins, Seattle Seahawks, St. Louis Rams, Carolina Panthers, Minnesota Vikings, New York Jets.

Le Top 3 par position

Quarterbacks

1) GENO SMITH, West Virginia
2) MATT BARKLEY, Southern California
3) TYLER WILSON, Arkansas

Running backs

1) MARCUS LATTIMORE, South Carolina
2) EDDIE LACY, Alabama
3) LE’VEON BELL, Michigan State

Wide receivers

1) KEENAN ALLEN, California
2) ROBERT WOODS, Southern California
3) JUSTIN HUNTER, Tennessee

Tight-ends

1) TYLER EIFERT, Notre Dame
2) DION SIMS, Michigan State
3) JORDAN REED, Florida

Offensive Tackles

1) LUKE JOECKEL, Texas A&M
2) TAYLOR LEWAN, Michigan
3) JAKE MATTHEWS, Texas A&M

Offensive Guards

1) CHANCE WARMACK, Alabama
2) BARRETT JONES, Alabama
3) JONATHAN COOPER, North Carolina

Center

1) KHALED HOLMES, Southern California
2) MARIO BENAVIDES, Louisville
3) BRAXSTON CAVE, Notre Dame

Defensive Tackles

1) STAR LOTULELEI, Utah
2) JOHNATHAN HANKINS, Ohio State
3) JOHN JENKINS, Georgia

Defensive Ends

1) BJOERN WERNER, Florida State
2) SAM MONTGOMERY, Louisiana State
3) JACKSON JEFFCOAT, Texas

Inside Linebackers

1) MANTI TE’O, Notre Dame
2) SHAYNE SKOV, Stanford
3) NICO JOHNSON, Alabama

Outside Linebackers

1) JARVIS JONES, Georgia
2) BARKEVIOUS MINGO, Louisiana State
3) C.J. MOSLEY, Alabama

Cornerbacks

1) DEE MILLINER, Alabama
2) JOHNTHAN BANKS, Mississippi State
3) XAVIER RHODES, Florida State

Safeties

1) ERIC REID, Louisiana State
2) T.J. MCDONALD, Southern California
3) KENNY VACCARO, Texas

L’ancienne gloire universitaire

CB Joe Haden, Florida / Cleveland Browns

Aujourd’hui devenu l’un des cornerbacks les plus redoutés de la Ligue, Joe Haden a auparavant été une vedette universitaire tout au long de sa carrière chez les Gators.

Premier true freshman de l’histoire de Florida à débuter le premier match de la saison comme titulaire au poste de cornerback, le natif du Maryland enregistre 63 tackles et une interception en douze rencontres pour sa première année et il est nommé Freshman All-American.

Sophomore en 2008, il dispute les quatorze rencontres de la saison et compile 77 tackles et trois interceptions. Joe Haden est également l’un des principaux contributeurs en défense dans la victoire de Florida au BCS Bowl face à Oklahoma et les Gators emmenés par Tim Tebow remportent le titre national.

En 2009, le cornerback est nommé All-American après une saison à 57 tackles, quatre interceptions et trois sacks. Il reçoit le prix de National Defensive Player of the Year et le MVP award des Gators avec Tebow.

Haden décide de se présenter à la draft NFL où il est sélectionné en septième position par les Cleveland Browns, son équipe actuelle.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

Publié

le

Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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