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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2014 – Week 6

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Loïc Baruteu vous présente, tous les jeudis, l’actualité des meilleurs prospects pour la draft NFL 2014. Nouveauté pour cette saison : un Top 25 mis à jour chaque semaine avec un focus sur le top 10. De plus, vous saurez « who’s hot » et « who’s cold » !

Top 25 des meilleurs prospects NFL

1. QB Teddy Bridgewater, Jr, Louisville (+1)
Cette semaine : vs. Temple, W 30-7 ; 25/35 (71.4%), 348 yds, 2 TD, 173.8 QB Rating.
Cette saison : 104/145 (71.7%), 1 562 yds, 16 TD, 1 int, 197.2 QB Rating.
Pas de difficultés pour Bridgewater face à Temple avec des statistiques classiques pour lui et une victoire au bout. Le match face à Rutgers sera intéressant même si Louisville fait figure de favori. Le calendrier des Cardinals est suffisamment faible pour permettre à Bridgewater de continuer à assurer de bonnes performances sans avoir à sortir ses tripes. Vivement la saison des bowls pour pouvoir juger de la valeur du quarterback face à une opposition plus difficile. En attendant Teddy Bridgewater se retrouve au top.
Comparable à : QB Aaron Rodgers, Green Bay Packers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Oakland Raiders.

2. DE Jadeveon Clowney, Jr, South Carolina (-1)
Cette semaine : vs. Kentucky, W 35-28 ; Did not play.
Cette saison : 12 tackles (8 solo, 4 ast), 3 TFL, 2 sacks, 1 FF.
Même si son potentiel est impressionnant, le flou qui règne autour de Jadeveon Clowney cette saison pourrait lui porter préjudice. Le DE souffre des mêmes symptômes que Johnny Football, notamment une tête qui enfle prématurément. Clowney a montré plusieurs signes d’agacement cette saison, en particulier du fait qu’il soit trop bien gardé par les offensive lines adverses pour pouvoir aligner des statistiques aussi démentes que l’an passé, tandis que ses efforts sont parfois vains avec le manque d’expérience de ses partenaires des Gamecocks qui ne profitent pas de toutes les occasions. Le joueur s’est plusieurs fois fait porter pâle aux entraînements et il a même manqué le dernier match sans explication convaincante. Il se murmure qu’il préférerait attendre sagement la fin de la saison pour se concentrer sur sa future carrière professionnelle…
Comparable à : DE Julius Peppers, Chicago Bears.
Destinations probables : New York Giants, Oakland Raiders.

3. OLB Anthony Barr, Sr, UCLA (+2)
Cette semaine : vs. Utah, W 34-27 ; 5 tackles (5 solo), 3 TFL, 2 sacks.
Cette saison : 24 tackles (17 solo, 7 ast), 8 TFL, 3 sacks, 4 FF.
Avec sa performance face aux Utes et la baisse de popularité auprès des scouts de Jadeveon Clowney, Anthony Barr voit sa cote grimper encore un peu plus et il pourrait être le premier pass rusher appelé à la prochaine draft. Ce qui intrigue particulièrement c’est le fait qu’il possède une marge de progression encore inconnue puisqu’il était running back il y a encore deux ans. Mais la vitesse à laquelle il s’est adapté à son nouveau poste de linebacker permet de penser que Barr possède une vraie science du jeu en plus de ses qualités athlétiques. Les New York Giants, qui connaissent un début de saison épouvantable, pourraient être très intéressés par le profil du Bruin afin d’aligner enfin un linebacker digne de ce nom après des années de disette au sein cette escouade.
Comparable à : OLB Mario Williams, Buffalo Bills.
Destinations probables : New York Giants, Jacksonville Jaguars, Arizona Cardinals, Oakland Raiders.

4. OT Taylor Lewan, rSr, Michigan (-1)
Cette semaine : vs. Minnesota, W 42-13.
Les Wolverines sont toujours invaincus avec une victoire convaincante face à l’épouvantail Minnesota. Il faudra profiter de toutes les occasions avant d’affronter Ohio State en clôture de saison régulière. Quarantième match comme left tackle titulaire pour le géant Taylor Lewan qui prouve sa longévité et son talent. Bien qu’il soit NFL-ready depuis l’an dernier, le fait qu’il ne se soit pas présenté à la draft pour obtenir son diplôme l’honore. S’il souffrait de la concurrence de Luke Joeckel (Jacksonville Jaguars) et Eric Fisher (Kansas City Chiefs) l’an dernier à son poste, il va devoir faire attention cette année à Jake Matthews et Cyrus Kouandjio qui paraissent plus complets et qui pourraient lui passer devant dans l’ordre d’appel de la prochaine draft.
Comparable à : OT Jake Long, St. Louis Rams.
Destinations probables : San Diego Chargers, Arizona Cardinals, Tennessee Titans, St. Louis Rams, Carolina Panthers.

5. OT Jake Matthews, Sr, Texas A&M (+2)
Cette semaine : Bye.
Bien à l’abri derrière sa ligne offensive l’an passé avec Luke Joeckel (Jacksonville Jaguars) et Jake Matthews, Johnny Manziel a affolé les compteurs au point de remporter le Heisman Trophy. Les interrogations pesaient néanmoins cette année avec le départ de son LT vers la NFL tandis que le changement de poste de Matthews de droite à gauche était la principale inquiétude : l’ancien right tackle allait-il assurer la transition ? La réponse est oui après quelques matches où Texas A&M continue de se montrer solide, grâce à Manziel et par extension à Jake Matthews qui excelle dans son nouveau rôle. Les scouts NFL sont donc rassurés, le fils de Bruce Matthews est capable d’évoluer aussi bien à gauche qu’à droite de la ligne offensive.
Comparable à : OT Joe Staley, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers.

6. QB Tajh Boyd, rSr, Clemson (=)
Cette semaine : vs. Syracuse, W 49-14 ; 20/27 (74.1%), 455 yds, 5 TD, 2 int, 261.9 QB Rating.
Cette saison : 93/141 (66%), 1 449 yds, 14 TD, 2 int, 182.2 QB Rating, 4 rush. TD.
Pas grand chose à dire à propos de Tajh Boyd cette semaine hormis qu’il a signé une très belle performance, le genre de celles qu’on attend d’un contender au Heisman Trophy ou d’un futur NFL franchise QB. Pour changer, on va donc s’intéresser un peu à son passé histoire d’en savoir un peu plus sur le bonhomme. Originaire de Virginie, le jeune Tajh Boyd est considéré comme l’un des meilleurs quarterbacks du pays en 2009 à sa sortie de high school. Il participe donc la même année à la grande messe des meilleurs prospects, le fameux U.S. Army All-American Bowl. Avec sept passes complétées sur neuf lancées et surtout trois touchdowns, Boyd remporte le Pete Dawkins Trophy qui consacre le MVP de cette rencontre entre recrues-vedettes. Remise depuis 2001, c’est la première et unique fois que cette récompense a été partagé puisque Bryce Brown (Tennessee / Philadelphia Eagles) était co-MVP. Tajh Boyd a depuis confirmé son potentiel en tant que QB d’une équipe de Clemson toujours invaincue cette saison.
Comparable à : Robert Griffin III, Washington Redskins.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Oakland Raiders, Minnesota Vikings.

7. QB Brett Hundley, rSo, UCLA (+1)
Cette semaine : vs. Utah, W 34-27 ; 17/27 (63%), 211 yds, 1 TD, 1 int, 133.4 QB Rating, 1 rush. TD.
Cette saison : 78/119 (65.5%), 1 059 yds, 9 TD, 4 int, 158.5 QB Rating, 3 rush. TD.
Match moyen pour Brett Hundley avec notamment une interception assez moche sous pression, sur les vingt yards des Bruins, retournée directement en touchdown. Dans l’ensemble UCLA et Hundley ont été bien aidés par la défense qui a multiplié les turnovers. Cependant le jeune quarterback conserve sa belle cote grâce à son potentiel et du fait de son inexpérience qui peut encore expliquer ses quelques erreurs. Effectivement Brett Hundley n’est que dans sa seconde année en tant que titulaire mais les Bruins sont actuellement invaincus et c’est en partie grâce au QB.
Comparable à : QB Colin Kaepernick, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Oakland Raiders, Minnesota Vikings.

8. OT Cyrus Kouandjio, Jr, Alabama (-4)
Cette semaine : vs. Georgia State, W 45-3.
Une petite chute au classement pour Cyrus Kouandjio car la concurrence est rude à son poste et que les franchises NFL du top 10 iront peut être plutôt chercher des joueurs à un autre poste. La hiérarchie n’est pas encore définitive entre Lewan, Matthews et Kouandjio et les trois meilleurs offensive tackles du pays seront sous les feux des projecteurs jusqu’à la fin de la saison, et même après. Le left tackle du Tide a très bien tenu son rôle face à Georgia State et a bien aidé l’attaque à empiler les touchdowns, notamment le second sur une course de T.J. Yeldon à quatre yards de la end zone adverse. Les linemen de Nick Saban plaisent toujours aux scouts donc il n’y a pas de soucis à se faire pour Kouandjio qui est rarement en difficulté à son poste.
Comparable à : OT Branden Albert, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : San Diego Chargers, Buffalo Bills, Kansas City Chiefs, Arizona Cardinals, Tennessee Titans, St. Louis Rams, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers.

9. CB Bradley Roby, rJr, Ohio State (+1)
Cette semaine : vs. Northwestern, W 40-30 ; 6 tackles (5 solo, 1 ast), 1 punt blocked, 1 TD.
Cette saison : 27 tackles (21 solo, 6 ast), 1 TFL, 6 BrUp, 1 punt blocked, 2 int, 1 TD.
Bradley Roby a prouvé ce week-end qu’il pouvait également être une menace en special teams avec un punt bloqué à l’entrée de la end zone de Northwestern. Le cornerback a surgi à toute vitesse et s’est ensuite chargé de récupérer le ballon pour convertir son action en touchdown. Roby a été décisif dans la victoire de son équipe avec cet exploit. Un match plein pour le Buckeye qui a également tenu la baraque en défense.
Comparable à : CB Brandon Flowers, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : Chicago Bears, Miami Dolphins, Buffalo Bills, Cleveland Browns, Tennessee Titans, New York Giants.

10. QB Marcus Mariota, rSo, Oregon (+7) 
Cette semaine : vs. Colorado, W 57-16 ; 16/27 (59.3%), 355 yds, 5 TD, 230.8 QB Rating, 2 rush. TD.
Cette saison : 76/134 (56.7%), 1 358 yds, 14 TD, 176.3 QB Rating, 7 rush. TD.
Machine arrière pour Marcus Mariota ; après l’avoir gratifié de la déplaisante étiquette « cold » la semaine passée, je fais mon mea culpa. Le QB sophomore des Ducks a crevé l’écran ce week-end avec quarante-deux points à lui tout-seul, comprenez sept touchdowns, dont deux à la course. Oregon fonctionne toujours aussi bien malgré le départ de Chip Kelly et c’est en grande partie grâce au leadership et à l’efficacité offensive de Mariota, qui est parti sur une grosse base pour finir la saison avec quelques records nationaux au niveau national. La tentation sera sans doute très forte pour Kelly de choisir son ancien quarterback à la prochaine draft, malgré la présence de Vick, Foles et Barkley dans le roster des Eagles.
Comparable à : QB Vince Young.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers.

11. WR Sammy Watkins, Jr, Clemson (=)
Cette semaine : vs. Syracuse, W 49-14 ; 4 rec, 126 yds, 1 TD.
Cette saison : 29 rec, 481 yds, 3 TD.
Comparable à : WR Torrey Smith, Baltimore Ravens.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers.

12. OLB C.J. Mosley, Sr, Alabama (=)
Cette semaine : vs. Georgia State, W 45-3 ; 6 tackles (4 solo, 2 ast), 2 TFL.
Cette saison : 41 tackles (20 solo, 21 ast), 3.5 TFL, 1 BrUp.
Comparable à : ILB Patrick Willis, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Minnesota Vikings, Dallas Cowboys, New York Giants, St. Louis Rams, Detroit Lions, Houston Texans.

13. TE Austin Seferian-Jenkins, Jr, Washington (+1)
Cette semaine : vs. Stanford, L 28-31 ; 4 rec, 58 yds.
Cette saison : 14 rec, 149 yds, 2 TD.
Comparable à : TE Antonio Gates, San Diego Chargers.
Destinations probables : Cleveland Browns, Kansas City Chiefs, Green Bay Packers, Baltimore Ravens.

14. DT Louis Nix, rJr, Notre Dame (-1)
Cette semaine : vs. Oklahoma, L 21-35 ; 5 tackles (1 solo, 4 ast).
Cette saison : 19 tackles (8 solo, 11 ast), 1 TFL, 1 BrUp.
Comparable à : DT Vince Wilfork, New England Patriots.
Destinations probables : Philadelphia Eagles, New England Patriots, Tennessee Titans, Dallas Cowboys, St. Louis Rams.

15. WR Marqise Lee, Jr, Southern California (-6)
Cette semaine : Bye.
Cette saison : 30 rec, 385 yds, 1 TD.
Blessé au genou face à Arizona State il y a plus d’une semaine, le receveur-vedette des Trojans ne devrait pas être remis pour le prochain match contre Arizona et sa disponibilité pour le déplacement à Notre Dame dans une semaine est encore hypothétique. L’occasion pour USC de tester d’autres options à la passe puisque pour l’heure aucun autre receveur hormis Nelson Agholor n’a capté plus de deux passes. En ce qui concerne Marqise Lee, sa chute au classement est la résultante de sa blessure et de sa saison compliquée ; après une saison junior moins reluisante, Robert Woods (Buffalo Bills) n’a été sélectionné qu’au second tour l’an dernier alors qu’il était un prospect de très grande valeur auparavant. Lee peut quand même compter sur son potentiel et ses capacités athlétiques pour plaire aux scouts, en attendant son retour sous la houlette d’un nouvel offensive coordinator qui lui permettra peut être de briller à nouveau.
Comparable à : WR Victor Cruz, New York Giants.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, Carolina Panthers.

16. S Ha’Sean Clinton-Dix, Jr, Alabama (-1)
Cette semaine : vs. Georgia State, W 45-3 ; Did not play.
Cette saison : 24 tackles (14 solo, 10 ast), 2 BrUp.
Comparable à : S Eric Berry, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : St. Louis Rams, New York Giants.

17. QB Johnny Manziel, rSo, Texas A&M (-1)
Cette semaine : Bye.
Cette saison : 100/140 (71.4%), 1 489 yds, 14 TD, 4 int, 188.1 QB Rating, 3 rush. TD.
Comparable à : QB Michael Vick, Philadelphia Eagles.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders.

18. DE Stephon Tuitt, Jr, Notre Dame (=)
Cette semaine : vs. Arizona State, W 37-34 ; 3 tackles (1 solo, 2 ast), 1.5 TFL, 1 sack, 1 FF.
Cette saison : 18 tackles (8 solo, 10 ast), 4.5 TFL, 3 sacks, 1 FF, 1 int, 1 TD.
Comparable à : DE Marcus Spears, Baltimore Ravens.
Destinations probables : Baltimore Ravens, St. Louis Rams, New England Patriots, New Orleans Saints, Indianapolis Colts, Tampa Bay Buccaneers, Cincinnati Bengals, Chicago Bears.

19. OLB Ryan Shazier, Jr, Ohio State (=)
Cette semaine : vs. Northwestern, W 40-30 ; 10 tackles (8 solo, 2 ast), 1 TFL.
Cette saison : 47 tackles (34 solo, 13 ast), 8 TFL, 1 sack, 1 BrUp, 2 FF.
Comparable à : OLB Daryl Washington, Arizona Cardinals.
Destinations probables : Atlanta Falcons, Cincinnati Bengals, Washington Redskins.

20. OLB Kyle Van Noy, rSr, Brigham Young (=)
Cette semaine : vs. Utah State, W 31-14 ; 5 tackles (2 solo, 3 ast), 1 TFL, 1 BrUp, 1 int, 1 TD.
Cette saison : 32 tackles (18 solo, 14 ast), 6.5 TFL, 1 sack, 4 BrUp, 1 int, 1 TD.
Comparable à : OLB Philip Wheeler, Miami Dolphins.
Destinations probables : New Orleans Saints, Atlanta Falcons.

21. DT Ra’Shede Hageman, rSr, Minnesota (N)
vs. Michigan, L 13-42 ; 3 tackles (2 solo, 1 ast), 1 TFL.
Cette saison : 23 tackles (12 solo, 11 ast), 6.5 TFL, 1 sack, 3 BrUp, 2 kicks blocked.
Comparable à : Marcell Dareus, Buffalo Bills.
Destinations probables : New England Patriots, Seattle Seahawks, Dallas Cowboys, Chicago Bears.

22. CB Loucheiz Purifoy, Jr, Florida (-1)
Cette semaine : vs. Arkansas, W 30-10 ; 4 tackles (2 solo, 2 ast), 1 TFL, 1 sack, 1 int, 1 TD.
Cette saison : 11 tackles (6 solo, 5 ast), 1 TFL, 1 sack, 1 int, 1 TD.
Comparable à : CB Champ Bailey, Denver Broncos.
Destinations probables : Cleveland Browns, Miami Dolphins, Chicago Bears, Tennessee Titans.

23. CB Jason Verrett, Sr, Texas Christian (=)
Cette semaine : vs. Oklahoma, L 17-20 ; 6 tackles (4 solo, 2 ast), 0.5 TFL, 2 BrUp.
Cette saison : 22 tackles (15 solo, 7 ast), 2.5 TFL, 1 sack, 9 BrUp.
Comparable à : CB Brent Grimes, Miami Dolphins.
Destinations probables : Indianapolis Colts, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Tennessee Titans, Carolina Panthers.

24. WR Mike Evans, rSo, Texas A&M (-2)
Cette semaine : Bye.
Cette saison : 28 rec, 691 yds, 5 TD.
Comparable à : WR Vincent Jackson, Tampa Bay Buccaneers.
Destinations probables : Baltimore Ravens, San Francisco 49ers, Kansas City Chiefs, Cleveland Browns, Cincinnati Bengals, Detroit Lions.

25. OLB Trent Murphy, Sr, Stanford (N) 
Cette semaine : vs. Washington, W 31-28 ; 6 tackles (3 solo, 3 ast), 2.5 TFL, 2 sacks, 1 BrUp.
Cette saison : 18 tackles (11 solo, 7 ast), 6 TFL, 4 sacks, 2 BrUp, 1 int, 1 TD.
Sûrement le meilleur pass rusher de la féroce défense du Cardinal, Trent Murphy a pris la bonne décision en restant à Stanford une saison de plus. Outre une nouvelle opportunité de jouer le BCS Championship Game, le joueur a vu sa cote grimper en flèche depuis l’an dernier au point qu’il est désormais projeté au premier tour, parfois assez haut. Capable d’évoluer comme 4-3 DE ou 3-4 OLB, ou hybride dans le système de Pete Carroll aux Seahawks, Murphy est un joueur imposant et agressif. C’est aussi le capitaine et l’un des leaders de l’une des meilleures défenses du pays. Un CV qui devrait taper dans l’œil des scouts.
Comparable à : Brian Cushing, Houston Texans.
Destinations probables : Atlanta Falcons, Denver Broncos, Dallas Cowboys, Seattle Seahawks.

L’ancienne gloire universitaire

QB Alex Smith, Utah Utes

QB Alex Smith, Utah Utes / Kansas City Chiefs

Né dans l’Etat du Washington, c’est en Californie que le jeune quarterback Alex Smith fait ses premières armes. Titulaires pour ses deux dernières saisons à Helix Charter High School, il conduit son équipe à une fiche de 25-1 dont deux titres de California Interscholastic Federation (CIF) San Diego, l’équivalent du championnat. Smith est nommé deux fois MVP de son équipe et meilleur joueur offensif de sa conférence, en sus de tous les records qu’il décroche à Helix. Le QB évolue avec Reggie Bush au high school, qu’il retrouvera en 2004 en finale du Heisman Trophy (remporté par Matt Leinart).

Président de sa classe en dernière année, excellent élève puisqu’il obtient son diplôme avec un grade point average (GPA) de 4.4 sur 5 ! Smith obtient ce résultat grâce à un programme en partenariat avec San Diego State qui lui permet d’acquérir des crédits et des bases solides pour les études universitaires. Seulement noté trois étoiles par Scout et deux par Rivals en tant que prospect, il choisit Utah où il est désigné titulaire pour sa saison sophomore.

Sous la spread offense d’Urban Meyer, Alex Smith réussit une première saison à plus de deux mille yards agrémentée de quinze touchdowns pour trois interceptions et cinq touchdowns au sol. C’est en 2004 qu’il crève l’écran avec trente-deux touchdowns à la passe contre quatre interceptions et dix touchdowns à la course. Le QB mène les Utes à une large victoire dans le Fiesta Bowl 2005 contre les Pittsburgh Panthers, il est nommé Mountain West Conference Player of the Year et termine quatrième au vote final du Heisman Trophy.

Toujours excellent élève, Smith obtient son diplôme de Bachelor (équivalent licence) en deux ans seulement contre quatre normalement et il débute un diplôme de Master (équivalent Maîtrise) qu’il n’aura pas le temps de terminer puisqu’il est sélectionné à la draft 2005 avec le premier choix par les San Francisco 49ers. Malheureusement il ne confirme pas son statut de first pick jusqu’à l’arrivée de Jim Harbaugh à la tête des Niners qui tire le meilleur du QB, avant de l’envoyer aux Kansas City Chiefs cette année avec l’émergence de Colin Kaepernick comme quarterback titulaire dans la baie. C’est la première fois qu’Alex Smith quitte la côte Ouest pour jouer au football mais son début de saison est encourageant.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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6 commentaires

6 Comments

  1. Zafara

    10 octobre 2013 at 16h48

    Bonjour,

    La lecture d’un top 5 de chaque poste est-il envisageable pour la Week 10 ?

    Merci beaucoup, vous faites un sacré travail !

    • Loïc Baruteu

      11 octobre 2013 at 10h45

      Pourquoi pas ? Nous avions décidé de changer la formule par rapport à l’an dernier pour passer d’un top 3 à chaque position à un top 25 généralisé étant donné que certains postes ont assez peu d’intérêt (center par exemple) mais une synthèse de l’ensemble des positions est évidemment une possibilité.

      Je vais y penser et je laisse durer le suspense 😉

  2. Falcons92170

    10 octobre 2013 at 17h35

    salut,

    ça serait cool qu’on m’explique pourquoi hundley est si haut dans ce classement?

    Il est loin d’être NFL ready (même très loin) et je trouve qu’il une lecture du jeux atroce.

    merci de me répondre et encore super travail à toute léquipe

    • Loïc Baruteu

      11 octobre 2013 at 11h02

      De manière générale c’est rare qu’un quarterback soit NFL-ready à sa sortie du college. C’est également très difficile de juger si un QB pourra réussir au niveau professionnel, c’est peut être le poste où il y a le plus de bust.

      Tout ce qu’on peut faire c’est juger des qualités utiles en NFL qu’un prospect possède. Dans le cas de Brett Hundley il possède un bon bras, il est intelligent et rapide. Il correspond parfaitement aux nouveaux standards de la Ligue (Griffin, Kaepernick, etc.) car il peut aussi bien gagner des yards à la passe qu’à la course. Il a également réussi à hausser son niveau de jeu lorsqu’il le fallait, face à USC l’an dernier ou Nebraska il y a un mois.

      La majorité des scouts s’accordent pour dire qu’il est sûrement le deuxième meilleur prospect au poste de quarterback cette année, devant Boyd, Mariota et les autres. Il est encore jeune puisqu’il est seulement dans sa seconde saison comme titulaire et il possède encore une bonne marge de progression.

      Tout ça mis bout à bout fait de Brett Hundley un excellent prospect que les franchises NFL à la recherche d’un quarterback vont sans doute s’arracher.

  3. Gaetan

    13 octobre 2013 at 05h57

    Trés bon article.

    Je pense personnelement que Clowney sera drafté plus bas vu tout le bordel qu on fait sur lui en ce moment aux states.

    Que pense tu receveur de Stanford qui monte en puissance Ty Montgomery
    Il ressemble trés fortement a Deseon Jackson ce mec et il me plait vraiment beaucoup.

    • Loïc Baruteu

      13 octobre 2013 at 15h24

      Effectivement Clowney fait beaucoup parler de lui en ce moment, pas de la meilleure façon. Ça pourrait lui faire perdre des places à la draft, il va sûrement devoir rendre des comptes au combine pendant les entretiens avec les franchises. Pour l’instant les équipes en mesure de le choisir dans le top 5 sont soit plutôt à la recherche d’un QB, soit ce sont des franchises bien tenues comme les Giants et les Steelers qui prennent peu de risques à la draft. Mais actuellement on ne connait pas encore tous les détails, peut être que ses absences sont justifiées mais que les médias se sont montés la tête.

      Ah Ty Montgomery ! Il me rapporte un paquet de point en fantasy league 🙂 Je ne sais pas tellement quoi en penser, comme tu le dis il a une progression fulgurante cette saison alors qu’il était relativement discret ces deux dernières années. A suivre !

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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