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Preview 2016 : Conférence SEC

De nouveau convaincue de sa suprématie sur le College Football suite au titre national d’Alabama, la conférence SEC sera encore le théâtre de chaudes luttes tout au long de la saison 2016. RB Leonard Fournette et les Tigers de LSU sauront-ils renverser les joueurs de coach Nick Saban ?

Crédit photo : SI

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Prédictions 2016 dans la conférence SEC

Champion 2016 : Alabama.
Champion de division East : Tennessee.
Champion de division West : Alabama.
MVP : RB Leonard Fournette, LSU.
Meilleur joueur offensif : QB Chad Kelly, Ole Miss.
Meilleur joueur défensif : DE Myles Garrett, Texas A&M.
Freshman de l’année : QB Jacob Eason, Georgia.

Tout au long de la semaine du 12 au 20 aout, The Blue Pennant vous a proposé des previews des principaux programmes de la conférence SEC :
Alabama Crimson Tide
Auburn Tigers
Florida Gators
Georgia Bulldogs
LSU Tigers
Ole Miss Rebels
Tennessee Volunteers
Texas A&M Aggies

Tour d’horizon dans la conférence SEC

De retour au sommet

« SEC, SEC, SEC » ! Pour certains, c’est le chant du diable. Pour les membres de la conférence SEC, c’est un doux refrain. C’est en tout cas celui que nous avons entendu du côté de Glendale (Arizona), en janvier dernier.

En s’imposant 45-40 face à Clemson lors du 2ème CFP National Championship Game de l’Histoire, le Crimson Tide d’Alabama a permis à la conférence SEC de retrouver sa suprématie sur le College Football; une domination mise à mal par le titre de champion 2015 des Buckeyes d’Ohio State. La SEC a remporté 8 des 10 dernières finales nationales, Alabama en a gagné 4 depuis 2009.

Certains observateurs mal informés s’étaient précipités à annoncer la fin du règne de la SEC après une saison 2015 décevante mais la présence de coach Nick Saban et celle du phénoménal junior RB Leonard Fournette (LSU) dans la division West et la montée en puissance Tennessee, Florida et Georgia dans l’East pourraient faire en sorte que cette hégémonie sera encore plus marquante en 2016.

L’Ouest fait toujours de l’ombre à l’Est

La division West a remporté les 7 derniers titres de champions de conférence et 8 des 9 derniers. Le souvenir des deux titres de champion de conférence de Florida (2006, 2008) semble si loin. Et rien n’indique un grand bouleversement en 2016.

Certes, Tennessee semble plus que jamais un candidat crédible pour malmener les ténors de l’Ouest mais le programme de Knoxville (Tennessee) semble bien seul. Florida et Georgia sont encore en chantier, et Missouri (champion 2013 et 2014) et South Carolina sont dans la tourmente. Kentucky et Vanderbilt attendent novembre et le début de la saison de basketball.

Depuis quelques saisons, Alabama, LSU, Ole Miss, Texas A&M, Auburn et même Mississippi State ont été dans les discussions pour le titre national. Rien du côté de l’East. Depuis 7 ans, le bilan des confrontations directes est de 81-35 à l’avantage de la division West. L’an passé ? 12-2. Ouch.

A la recherche de quarterbacks

A quelques jours du début de la saison, sauriez-vous citer le nom des 14 quarterbacks titulaires ? Non ? Normal, c’est l’indécision la plus totale.

Hormis Ole Miss (Chad Kelly) et Tennessee (Joshua Dobbs), aucun autre programme de la SEC est sûr à 100% de l’identité de celui qui va diriger son attaque, même du côté des champions nationaux en titre, Alabama.

Pour la 3ème année consécutive, un nouveau QB va diriger le secteur offensif du Crimson Tide. Le redshirt junior QB Cooper Bateman est le parfait « game manager » pour coach Nick Saban. Mais l’ancien prospect 5 étoiles, le redshirt freshman QB Blake Barnett, est l’un des QB les plus talentueux jamais recrutés par le coach d’Alabama.

À Auburn (QB John Franklin III ?), Texas A&M (QB Kenny Hill ?) et Florida (QB Luke Del Rio), ce sont des joueurs transférés qui devraient débuter la saison témoignant encore un peu plus d’un manque de profondeur flagrant à ce poste à travers la conférence SEC. A LSU, le prometteur junior QB Brandon Harris tarde à éclore et l’impatience commence à se manifester du côté de Bâton-Rouge. Coach Les Miles pourrait alors, lui aussi, se tourner vers un joueur transféré, QB Danny Etling (ex-Purdue). Même situation à Arkansas : QB Austin Allen va prendre la succession de son frère Brandon mais la présence de l’ancien prospect 5 étoiles de USC, QB Ricky Town, comme backup dans le roster des Razorbacks est pour le moins intrigante. Et encore un joueur transféré !

Décevants au poste de QB depuis le départ d’Aaron Murray, les Bulldogs de Georgia possèdent le plus beau joyau de la conférence avec le true freshman QB Jacob Eason. La tentation de le tester sera trop grande. Mais rien ne garantit des succès immédiats.

Nos prédictions

Division East

1. Tennessee Volunteers (9-4, 5-3 SEC en 2015)
Les Volunteers de Tennessee débutent la saison 2016 comme les favoris indiscutés pour remporter la division East.
18 titulaires de la saison dernière sont de retour et le talent général au sein du programme de Knoxville (Tennessee) a clairement progressé grâce à trois classes de recrues successives dans le Top 15 national.
L’embauche du coordinateur défensif Bob Shoop (ex-Vanderbilt et Penn State) devrait aider un secteur qui a accordé une moyenne élevée de 5.2 yards par jeu l’an passé. Il pourra compter sur le leadership des deux stars, LB Jalen Reeves-Maybin et CB Cameron Sutton.
L’attaque sera toujours menée par le junior QB Joshua Dobbs et l’énergique duo de running backs, Jalen Hurd/Alvin Kamara. Si coach Butch Jones parvient à développer l’attaque aérienne, Tennessee aura toutes les pièces en place pour assumer son rôle de « sleeper » dans la course à une place en College Football Playoff.
La réception d’Alabama, le 15 octobre prochain, pourrait être un avant-gout de la finale de la conférence SEC du mois de décembre prochain.

 

2. Georgia Bulldogs (10-3, 5-3 SEC)
Après 15 ans de bons et loyaux services, l’administration de Georgia a finalement pris la décision de renvoyer Mark Richt du poste de coach. Pas un seul titre de conférence SEC depuis 2005. C’en était trop. Pour le remplacer, les Bulldogs sont allés chercher son successeur chez le champion national, Alabama, avec leur ancien coordinateur défensif, Kirby Smart. Ancien étudiant de Georgia, il n’est pas un étranger des Dawgs et pourrait apporter un coup de fouet à un programme toujours en quête d’un premier titre national depuis 1980. Malgré la perte de solides leaders en défense (LB Jordan Jenkins, LB Leonard Floyd), le secteur défensif sera encore la force des Bulldogs en 2016… à moins que la star annoncée, le freshman QB Jacob Eason, fasse des étincelles dès sa première année comme titulaire. Et cela pourrait tout changer. Avec le retour du duo infernal de running backs, RB Nick Chubb / RB Sony Michel, Georgia serait alors un sérieux candidat à une place en playoffs. C’est peut-être un peu trop demander pour un coach de 1ère année et un QB true freshman. Le match du 1er octobre contre Tennessee sera décisif.

3. Florida Gators (10-4, 7-1 SEC)
Les Gators ont été l’équipe surprise de la saison 2015 dans la SEC. Pour sa première saison à Florida, coach Jim McElwain (ex-Colorado State) a permis au programme de Gainesville d’atteindre le plateau des 10 victoires et de remporter un inattendu titre de champion de division East. Toutefois, l’attaque s’est effondrée, en octobre, suite à la suspension du quarterback Will Grier (qui a finalement été transféré à West Virginia). Pourtant, grâce à une défense phénoménale et à une volonté indestructible qui leur a permis de régulièrement s’imposer dans les matchs serrés, les Gators se sont rendus jusqu’en finale de conférence. Sans véritable leader offensif, seront-ils faire aussi bien en 2016 ? Les performances en attaque dépendront largement de celles du futur titulaire, QB Luke Del Rio (fils du coach des Raiders d’Oakland, NFL). Les fondations restent solides en défense avec le retour de nombreux playmakers comme DE Cece Jefferson, LB Jarrad Davis et CB Jalen Tabor. Un calendrier difficile (matchs à Tennessee, à Arkansas, à Florida State) pourraient freiner les ardeurs d’un programme qui n’a plus remporté la conférence SEC depuis 2008.

4. Kentucky Wildcats (5-7, 2-6 SEC)
Les deux dernières saisons des Wildcats ont commencé dans l’euphorie (5-1 en 2014 et 4-1 en 2015) avant de s’effondrer complètement pour terminer avec une fiche de 5-7. Pour sa 4ème saison à la tête de Kentucky, coach Bob Stoops sait qu’il joue sa place. Il pourra compter sur la promotion de recrues 2014, la meilleure de l’Histoire récente de Kentucky, pour passer un cap. Le nouveau coordinateur offensif, Eddie Gran (ex-Cincinnati), aura pour mission de poursuivre le développement du prometteur sophomore QB Drew Barker. Ce dernier sera protégé par une solide ligne offensive et aidé par le dynamique RB Boom Williams. La défense devrait être plus problématique. Avec trois matchs de conférence à domicile face à Mississippi State, Vanderbilt et South Carolina, les Wildcats peuvent raisonnablement espérer une première participation à un bowl depuis 2010.

5. Vanderbilt Commodores (4-8, 2-6 SEC)
Après une saison 2014 catastrophique (3-9, 0-8 SEC), les Commodores ont progressé l’an passé remportant deux matchs de conférence SEC. Comme l’an dernier, la défense de Vanderbilt (21.0 points accordés par match, #22 du pays) devrait porter tous les espoirs de succès des Commodores en 2016 tant l’attaque et les équipes spéciales sont encore en chantier. Le retour de 4 joueurs offensifs blessés l’an dernier, dont WR C.J. Duncan, devrait aider.

6. South Carolina Gamecocks (3-9, 1-7 SEC)
L’ère Steve Spurrier est définitivement terminée. Celui qui avait permis aux Gamecocks d’atteindre le plateau des 11 victoires trois saisons consécutives (2011, 2012, 2013) a laissé sa place à un autre ancien coach des Gators de Florida, Will Muschamp. Sa mission : renforcer une épouvantable défense qui a accordé une moyenne de 429.8 yards par match en 2015, sans le leader LB Skai Moore, blessé au cours du printemps. Mais les ennuis ne s’arrêtent pas là : l’attaque, anémique la saison dernière, a perdu son seul playmaker, WR Pharoh Cooper, et ne connait pas son quarterback titulaire à l’aube du Fall Camp. Toutefois, le talent pur ne manque pas grâce à 5 promotions de recrutement successives dans le Top 30 au niveau national. Il faudra être patient du côté de Columbia (Caroline du Sud) avant retrouver l’élite de la division East.

7. Missouri Tigers (5-7, 1-7 SEC)
Après deux titres de champion de division SEC East inattendus en 2013 et 2014, les Tigers de Missouri ont connu une chute vertigineuse en 2015. En cause : la 2ème plus mauvaise attaque du pays l’an dernier (13.6 points par match et seulement 6 TD réussis en 8 matchs de conférence SEC). La menace de boycott de certains joueurs en protestation de la gestion par l’ancien président de multiples actes racistes sur le campus de Columbia (Missouri) a également entrainé le programme de football dans une spirale négative. Pourtant, l’événement majeur de la saison dernière aura été le départ de coach Gary Pinkel après 15 ans de bons et loyaux services. Après la suspension de QB Maty Mauk (désormais transféré) en septembre dernier, le sophomore QB Drew Lock a peiné à trouver le bon rythme. Pourtant, il détient la clé d’une amélioration significative du secteur offensif en 2016 car ni la ligne offensive, ni les running backs ou les receveurs autour de lui ne semblent avoir des aptitudes de playmakers. Coach Gary Odom (ex-coordinateur défensif) pourra toujours compter sur une solide défense mais est-ce que ce sera suffisant pour éviter une nouvelle saison de galère ? Pas sûr.

Division West

1. Alabama Crimson Tide (13-1, 7-1 SEC en 2015)
Laissé pour mort suite à une défaite inattendue à domicile contre Ole Miss, le Crimson Tide d’Alabama de coach Nick Saban a su trouver les ressources pour tout balayer sur son passage et remporter le titre de champion national 2015. L’Histoire ne plaide en faveur d’un back-to-back. Une seule fois depuis 1996 un programme a conservé son titre de champion (Alabama, 2011-12). Le chemin sera ardu (matchs contre USC, à Ole Miss, à Arkansas, à Tennessee, à LSU) d’autant plus que le Crimson Tide a perdu de nombreux leaders (C Ryan Kelly, DL A’Shawn Robinson, CB Cyrus Jones, LB Reggie Ragland) et le vainqueur du trophée Heisman 2015, RB Derrick Henry. Toutefois, les exceptionnels recrutements successifs de coach Nick Saban devrait permettre à Alabama de rester très compétitif, particulièrement en défense. Pour la 3ème année, l’attaque comptera sur un nouveau quarterback titulaire. Si les expériences QB Blake Sims et QB Jake Coker ont été positives, rien n’assure que le prochain titulaire (QB Cooper Bateman ?) sera assurer son rôle. Le sophomore RB Bo Scarborough, ancienne recrue 5 étoiles pourrait avoir beaucoup de responsabilités. Saura-t-il faire aussi bien que ces illustres prédécesseurs (Eddie Lacy, T.J. Yeldon, Derrick Henry) ? Le match à LSU sera capital.

2. LSU Tigers (9-3, 5-3 SEC)
Après le psychodrame de la fin de saison dernière, coach Les Miles revient en 2016 avec la ferme intention de faire taire ses contradicteurs. Menacé de renvoi pour une année 2015 manquée, il semble avoir reconquis son vestiaire dans la difficulté. Malgré tout, on ne peut effacer la fiche de 9-7 en match de conférence SEC lors des deux dernières saisons et les interrogations au poste de quarterback n’ont pas disparu pendant l’intersaison. Toutefois, la présence du candidat au trophée Heisman 2016, RB Leonard Fournette, et celle du complémentaire duo de receveurs Malachi Dupre / Travin Duval seront précieuses. Pour remplacer le coordinateur défensif Kevin Steele, parti subrepticement après le dernier Texas Bowl, les Tigers sont allés chercher le réputé Dave Aranda à Wisconsin. Le retour de 10 titulaires dont LB Kendell Beckwith et CB Tre’Davious White devrait permettre à LSU de rester dominant de ce côté du ballon. La saison 2016 des Tigers se jouera probablement au poste de quarterback. Sans une nette amélioration du prometteur QB Brandon Harris et du passing game, leurs chances de lutter pour le titre de division West ne seront pas supérieures à celles de l’an dernier. Mais un calendrier favorable en début de saison et la réception à Bâton-Rouge de leurs deux plus sérieux rivaux dans la SEC East pourraient leur permettre de participer à leur premier SEC Championship Game depuis 2011.

3. Ole Miss Rebels (10-3, 6-2 SEC)
Depuis sa prise de fonction en 2012, coach Hugh Freeze a transformé le programme du campus d’Oxford (Mississippi) pour en faire une puissance de la meilleure division du pays : 19 victoires en 2 saisons, du jamais vu depuis 1960 à Ole Miss. Certes, trois stars sont partis pour la NFL (LT Laremy Tunsil, WR Laquon Treadwell, DT Robert Nkemdiche) et seulement 10 titulaires sont de retour en 2016 mais la présence du meilleur quarterback de la conférence, QB Chad Kelly, et de nombreux playmakers en puissance autour de lui (TE Evan Engram, WR Damore’ea Stringfellow) font des Rebels une des équipes les plus redoutées du pays. La « Landshark Defense » a subi un changement de personnel mais le talent est toujours là. Avec DE Michael Haynes et DB Tony Conner à la baguette, qu’on ne s’attende pas à une baisse de régime. Une victoire lors du match d’ouverture contre Florida State pourrait propulser Ole Miss vers son objectif : participer à la première finale de conférence SEC de son Histoire. Toutefois, il faudra une énorme saison de QB Chad Kelly pour faire passer les Rebels à travers un calendrier infernal qui les verra jouer à Arkansas, à LSU et à Texas A&M.

4. Arkansas Razorbacks (8-5, 5-3 SEC)
Comme souvent ces dernières années, Arkansas a fini en force sa saison 2015 (7-2) après un début catastrophique (1-3). Maintenir ce momentum naissant demandera l’émergence de nouvelles stars en attaque suite au départ de QB Brandon Allen, RB Alex Collins, TE Hunter Henry et trois titulaires sur la ligne offensive dont OG Sebastian Tretola. Ainsi, on s’attend une certaine régression au niveau offensif qui pourrait être compensée par le retour de 9 titulaires au sein d’une défense bourrée de talent (DE Deatrich Wise Jr, LB Brooks Ellis). Reconstruire sans impacter le nombre de victoires est quasi-impossible dans la SEC West. Pourtant, en 4 saisons à la tête des Razorbacks, coach Bret Bielema a dressé de solides fondations sur le campus de Fayetteville (Arkansas). Avec 4 matchs de conférence à domicile face à Alabama, Ole Miss, Florida et LSU, les Razorbacks pourraient bien être le « poil à gratter » de la conférence SEC en 2016.

5. Texas A&M Aggies (8-5, 4-4 SEC)
La lune de miel à Texas A&M est terminée pour coach Kevin Sumlin. Les Aggies n’ont remporté que 11 rencontres de conférence SEC depuis trois ans et la « Fan Base » s’est réduite comme une peau de chagrin. Depuis l’ère Johnny Manziel, le programme a vécu par son attaque, il pourrait rebondir par sa défense en 2016. Pour sa 2ème saison à College Station (Texas), le coordinateur défensif John Chavis (ex-LSU) est sur la bonne voie : les progrès ont été constant tout au long de la saison dernière et le retour du meilleur joueur de ligne défensif du pays, DE Myles Garrett, sera un atout indiscutable. Autour de l’ancien prospect d’Oklahoma, RB Keith Ford, et d’un solide groupe de receveurs (Christian Kirk, Ricky Seals-Jones, Josh Reynolds, Damion Ratley, Speedy Noil), le senior QB Trevor Knight (ex-Oklahoma) détient probablement la clé de la saison des Aggies. Après une offseason mouvementée (départ de trois QBs, controverses diverses), Texas A&M possède le talent suffisant pour faire mieux que la saison passée (8-5).

6. Auburn Tigers (7-6, 2-6 SEC)
L’écroulement total des Tigers d’Auburn en 2015 a forcé coach Gus Malzahn a faire le ménage dans son staff de coach. Candidat à une place en College Football Playoff il y a un an jour pour jour, ils ont terminé à… la dernière place de la division SEC West. Arrivent donc un nouveau coordinateur défensif (Kevin Steele, ex-LSU) et plusieurs coachs de position (WR,OL,LB,DB). Explosif offensivement en 2014, Auburn a dû se contenter d’une moyenne de 22.1 points par match l’an dernier. Relancer ce qui a fait de coach Gus Malzahn sa marque de fabrique sera sa priorité #1. Tâche d’autant plus difficile que le poste de QB est encore en chantier (QB John Franklin III ?) et qu’aucun playmaker n’a émergé au printemps au niveau des coureurs et des receveurs. Défensivement, les Tigers sont solides sur la ligne de scrimmage. Ça semble plus problématique concernant le back seven avec notamment 3 nouveaux linebackers titulaires. Bien que les recrutements successifs de coach Malzahn ont été bons, trop d’interrogations en attaque persistent pour envisager une amélioration significative.

7. Mississippi State Bulldogs (9-4, 4-4 SEC)
Coach David Mullen a mené les Bulldogs à 6 participations consécutives à un bowl et élevé la respectabilité d’un programme qui n’en avait plus beaucoup. Cependant, trouver un remplaçant au meilleur quarterback de l’Histoire de Mississippi State (Dak Prescott) sera une lourde tâche. Et son successeur devra se débrouiller derrière une ligne offensive en reconstruction et sans running backs d’expérience. Défensivement, le coordinateur Manny Diaz a fait ses valises pour Miami laissant Peter Sirmon (ex-Tennessee Titans, NFL) assurer la transition sans la star, DL Chris Jones, parti pour la NFL. La quasi-totalité des joueurs qui ont remporté 19 matchs depuis 2014 sont partis. L’année s’annonce longue pour les Bulldogs.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis près de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le podcast TBP/Radiossa - Made in US. Expert NFL et NHL. Grand amateur de la NBA et du College Basketball. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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1 commentaire

1 commentaire

  1. DOWN

    11 août 2016 at 15h38

    GEAUX TIGERS !!!!!!!!!!!!!!!

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Preview 2019 : LSU Tigers

Malgré un calendrier difficile, LSU veut profiter de l’élan créé au soir du dernier Fiesta Bowl pour s’imposer comme un sérieux prétendant à une participation au College Football Playoff.

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Crédit photo : Bill Feig, The Advocate

LSU Tigers

Conférence SEC

Division West

En 2018 : 10-3, 5-3 SEC. Victoire 40-32 contre UCF au Fiesta Bowl.
Head Coach : Ed Orgeron, 4ème année (25-9) – Résultats en carrière: 41-36.
Coordinateur offensif : Steve Ensminger.
Coordinateur défensif : Dave Aranda.
Titulaires de retour : 18, 8 en attaque, 8 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : RB Nick Brossette, TE Foster Moreau, LG Garrett Brumfield, NT Ed Alexander, LB Devin White, CB Greedy Williams, FS John Battle, K Cole Tracy.
Joueurs à suivre : QB Joe Burrow, RB Clyde Edwards-Helaire, RB John Emery, WR Justin Jefferson, RG Damien Lewis, DE Rashard Lawrence, DL Siaki Ika, LB K’Lavon Chaisson, LB Jacobs Phillips, CB Derek Stingley, CB Kristian Fulton, SS Grant Delpit.

Il y a une dizaine d’années, LSU régnait sur le College Football, avec deux titres nationaux remportés en 2003 et 2007 et une finale nationale en 2011. Depuis la mise en place des playoffs en 2014, les Tigers n’y ont pourtant jamais participé. Depuis 2012, ils n’ont été à l’affiche que d’un seul bowl du New Year’s Six, l’an dernier au Fiesta Bowl remporté contre UCF. Enfin, sur les six dernières saisons, LSU n’a pas fait mieux qu’une 3ème place dans sa division. Cette cuvée 2019 pourrait néanmoins être celle du retour en grâce d’un programme sacré trois fois champion national.

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Nommé head coach intérimaire en septembre 2015 suite au renvoi de Les Miles, Ed Orgeron a ravi le cœur des fans avec des upsets réussis face à Miami, Auburn et Georgia et une saison à dix victoires pour trois défaites, dont un succès au Fiesta Bowl contre une équipe de UCF alors invaincue depuis 2016. L’ancien assistant de Pete Carroll à USC était plutôt menacé, avec son modeste pedigree, alors qu’il prenait, à LSU, la succession de deux légendes du College Football, Nick Saban et Les Miles. Originaire de Louisiane et ancien joueur de ligne défensive des Tigers, Orgeron excelle généralement dans le recrutement et n’a pas manqué d’enchaîner les classes de prestige, avec une promotion 2019 dans le top 5 national.

En découle un étalage de talent en défense, capable de rivaliser avec n’importe quel effectif du pays. LSU s’est également assuré les services de Joe Brady, assistant offensif de Sean Payton pendant deux ans avec les New Orleans Saints (NFL), désormais en charge d’entraîner les receveurs et de gérer le jeu de passe pour moderniser une attaque qui s’appuie généralement sur le jeu au sol et qui a donc montré ses limites l’an dernier derrière une ligne offensive en difficulté. De quoi envisager un avenir meilleur qu’une 3ème place de division en 2019 ?

Attaque

Le jeu de course en force, marque de fabrique des Tigers ces dernières années, pourrait vite devenir de l’histoire ancienne avec l’arrivée de Joe Brady comme coach du passing game. L’ancien assistant des New Orleans Saints a déjà commencé à mettre en place son attaque de type run/pass option (RPO) qui devrait s’avérer bien plus explosive, mais pas au point de lancer dans tous les sens : LSU s’appuiera certainement sur son jeu au sol pour contrôler le chrono et il ne faut pas s’attendre non plus à des scores faramineux.

Le senior QB Joe Burrow (2 894 yds, 16 TD, 5 INT, 7 TD au sol) est en tout cas prêt à s’adapter à une nouvelle attaque qui lui convient parfaitement. L’ancien transfuge d’Ohio State, titulaire en 2018 avec les Tigers et donc plus expérimenté, devrait briller et enregistrer des chiffres encore meilleurs que l’an passé au sein d’un schéma offensif qu’il maîtrise depuis son plus jeune âge. Capable de porter le ballon, il a le potentiel pour s’imposer comme le vrai patron de cette attaque.

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Il pourra compter sur une ligne offensive solide, pas forcément très sûre l’année dernière avec 36 sacks encaissés mais qui retrouve quatre de ses cinq titulaires et un groupe blindé. C Lloyd Cushenberry et RG Damien Lewis ont disputé les treize rencontres de la dernière campagne et ces deux-là ont le talent pour évoluer en NFL. LT Saahdiq Charles et RT Austin Deculus ont été alignés au minimum à dix reprises en 2018 et amèneront également leur expérience, même si les deux joueurs seront bousculés pour les rôles de titulaire par LT Badara Traore, arrivé de Junior College l’an dernier et le freshman RT Anthony Bradford. Le poste de left guard reste encore à attribuer avec OG Chasen Hines, le remplaçant le plus expérimenté de la saison passée, et OG Kardell Thomas en concurrence.

LSU devrait désormais régulièrement aligner trois ou quatre receveurs en attaque. Sans aucun problème étant donné la profondeur et la qualité du groupe : les six meilleurs receveurs de l’an passé sont de retour, avec WR Justin Jefferson (54 réceptions, 875 yards, 6 TD) prêt à émerger en véritable numéro un après avoir démontré sa complicité avec Joe Burrow l’an dernier. WR Stephen Sullivan (23 réceptions, 363 yards, 2 TD), WR Ja’Marr Chase (23 réceptions, 313 yards, 3 TD), WR Terrace Marshall (12 réceptions, 192 yards) et WR Derrick Dillon (22 réceptions, 307 yards, 2 TD) possèdent tous le talent et les compétences pour briller dans le jeu aérien et ils seront attendus au tournant. Les Tigers devront faire sans l’ex-capitaine Foster Moreau au poste de tight end et sa succession est l’une des grosses priorités en attaque, avec l’ancien joueur de Junior College TE T.K. McLendon et le junior TE Jamal Pettigrew en bonne position pour faire oublier l’ancien titulaire du poste malgré leur manque d’expérience.

Le départ du coureur Nick Brossette est beaucoup moins problématique. Malgré ses 1 000 yards et 14 touchdowns en 2018, son acolyte RB Clyde Edwards-Helaire (146 courses, 658 yards, 7 TD) reprendra les rênes après avoir mené de front le jeu au sol l’an dernier. Il sera rejoint par le true freshman RB John Emery, véritable sensation sur le campus de Bâton-Rouge. Le numéro deux du pays à son poste au sein de la classe de recrutement 2019 est déjà attendu comme un futur playmaker dès les premières rencontres de la saison. De quoi assurer un partage des tâches équitable entre jeu aérien et jeu de course.

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Défense

Cette défense de LSU est dangereuse. Elle a perdu les futures stars NFL Devin White et Greedy Williams mais retrouve huit titulaires, dont plusieurs potentiels All-American. À commencer par DE Rashard Lawrence (54 plaquages, 10.5 pour perte, 4 sacks), MVP défensif du Fiesta Bowl, de retour après une opération du genou au printemps. Il rejoindra une ligne défensive cauchemardesque, avec le sophomore NT Tyler Shelvin (9 plaquages, 1.5 sack) prêt à prendre une nouvelle dimension après avoir beaucoup joué l’an dernier, et le vétéran DE Glen Logan (46 plaquages, 4.5 pour perte, 4 sacks). Sans oublier une rotation à toute épreuve avec le true freshman DL Siaki Ika, recrue star, DL Breiden Fehoko (16 plaquages, 3 pour perte, 1.5 sack) et DL Neil Farrell (23 plaquages, 4 pour perte, 1.5 sack), gigantesque et capable d’occuper tous les postes de la ligne.

Le groupe de linebackers ne sera pas en reste avec LB Patrick Queen (40 plaquages, 5 pour perte, 1 sack) prêt à reprendre le poste de Devin White au milieu. L’ancien vainqueur du Butkus Award devrait cependant être remplacé dans le rôle de leader par LB Jacob Phillips (87 plaquages, 5.5 pour perte, 1 sack, 1 INT, 1 TD), le meilleur plaqueur en activité des Tigers. LB Michael Divinity (54 plaquages, 10.5 pour perte, 5 sacks, 1 INT) sera de nouveau aligné à l’extérieur, avec les juniors LB Andre Anthony (14 plaquages) et LB Ray Thornton (21 plaquages, 1 sack) dans la rotation. C’est surtout la santé de LB K’Lavon Chaisson (27 plaquages, 2 sacks en 2017) qui déterminera le niveau de cette escouade : blessé pour la saison lors du premier match en 2019, il est désormais considéré comme sujet aux blessures. S’il parvient à garder la forme, les Tigers profiteront d’un pass rusher extrêmement talentueux et capable de tirer vers le haut une défense déjà féroce.

L’enthousiasme ne s’arrête pas là, avec un secondary potentiellement le point fort de LSU. « DBU », baby ! Un peu de vétérans, un peu de jeunes mais uniquement du talent. L’absence de Greedy Williams à l’extérieur pourrait même passer inaperçu avec une autre des recrues phares dans l’effectif des Tigers, le true freshman CB Derek Stingley. Le potentiel NFL du jeune joueur pourrait vite s’affirmer alors que le senior CB Kristian Fulton (25 plaquages, 9 passes défendues, 1 INT), de retour après une longue absence pour blessure au pied, lui sera adjoint. SS Grant Delpit (74 plaquages, 9.5 pour perte, 5 sacks, 9 passes défendues, 5 INT), peut être le meilleur safety du pays, reprendra son poste après avoir mené statistiquement son équipe l’an dernier en sacks, interceptions et passes déviées.

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NB Kary Vincent (31 plaquages, 1 sack, 6 passes défendues, 1 INT) et FS JaCoby Stevens (35 plaquages, 6.5 pour perte, 1.5 sack, 5 passes défendues, 1 INT) seront les dernières pièces d’un groupe contre lequel il sera difficile de progresser par les airs. FS Jacoby Stevens a d’ailleurs finalement trouvé sa place à LSU après avoir été transféré en interne depuis l’attaque. Pas de vrai point faible donc au sein d’une défense des Tigers à l’image du rugueux Ed Orgeron.

Équipes spéciales

Statistiquement, les Tigers ont aligné l’une des meilleures unités spéciales du pays en 2018. Le mérite en revient en grande partie au coach Greg McMahon et son superbe recrutement dans le secteur. Malheureusement, le kicker Cole Tracy a quitté LSU après la plus belle saison de l’histoire du programme et sept records battus ou égalés. C’est la recrue PK Cade York qui devrait hériter des FGs avec sa jambe canon capable de marquer au-delà des cinquante yards, à moins que K Avery Atkins, déjà en charge des kickoffs, ne récupère également cette fonction. Le statut de punter titulaire revient en tout cas à P Zach Von Rosenberg, qui occupait déjà le poste à temps partiel avec Josh Growden l’an dernier. Celui-ci a choisi de quitter la Louisiane, initialement pour rentrer chez lui en Australie mais il a finalement été transféré à West Virginia.

Les Tigers auront besoin de plus de dynamisme dans les retours et ils pourront s’appuyer sur le vétéran Clyde Edwards-Helaire pour remonter les kickoffs. Le true freshman Derek Stingley pourrait bien s’affirmer comme punt returner s’il convertit les occasions qui lui sont données.

Calendrier

LSU n’aura pas un calendrier facile au sein de la rude division SEC West, avec les réceptions de Florida, Auburn, Arkansas et Texas A&M et des déplacements à Vanderbilt, Mississippi State, Alabama et Mississippi. Sur le papier, les Tigers partent gagnants sur six de ces huit adversaires. Le match contre les Gators paraît plus indécis et le défi du Tide est presque surhumain. Ed Orgeron aura l’occasion de tester la profondeur de son effectif face à Georgia Southern en ouverture de la saison mais n’aura pas plus de temps pour trouver le rythme avec un déplacement à Texas dès la deuxième semaine. LSU s’était incliné 20-6 lors de la dernière rencontre entre les deux équipes à Austin, en 1954. Avec une victoire, les Tigers s’affirmeraient comme outsiders pour les playoffs et pourraient facilement démarrer la saison à 5-0 avec des matches contre Northwestern et Utah State à Bâton-Rouge, avant de recevoir Florida.

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Match-clé
à Alabama, le 9 novembre
Les matches à Texas et contre les Gators seront évidemment de probables temps forts de la saison mais si LSU veut contrôler la division, il faudra battre Alabama. Il s’agit du match-clé pour des Tigers en quête d’une finale de conférence SEC face à l’ogre du College Football. Le Crimson Tide profitera d’un calendrier très abordable qui devrait permettre à l’équipe de Nick Saban de se frayer un chemin royal vers les playoffs. À moins que LSU ne se mette en travers à la mi-saison et n’ébranle les convictions.

Conclusion

Même si Ed Orgeron a perdu des éléments inestimables avec l’exode de Devin White et Greedy Williams pour la NFL, l’ancien defensive lineman de LSU retrouve la plupart des titulaires d’une équipe 2018 qui a surpris avec ses dix victoires et un triomphe contre UCF au Fiesta Bowl. Les superbes classes de recrutement successives de LSU ont néanmoins permis d’assurer un vivier talentueux capable d’assurer la transition et de donner aux Tigers les moyens de signer leur grand retour sur la scène nationale. L’objectif est clairement ce titre de division qui leur échappe depuis 2011. Suivra alors une place pour les playoffs.

Ils ont le quarterback, le running back, une OL qui devrait faire bien mieux qu’en 2018, une escouade de receveurs au top, une ligne défensive en or et un groupe de linebackers fourni, sans oublier un backfield défensif qui promet d’être l’un des meilleures du pays. De quoi donner de l’espoir aux fans de la fac de Louisiane, et ce, malgré un calendrier compliqué à l’extérieur avec Texas et Alabama au milieu de la route.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.2

Résumé

Points forts :
– Un quarterback en contrôle.
– Le jeu au sol.
– Le meilleur backfield défensif du pays.

Points faibles :
– Incertitude au poste de tight end.
– Absence d’un leader sur le second rideau.
– Manque de profondeur sur le front four.

Prédiction : 10-2, 6-2 SEC

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Preview

Preview 2019 : Texas A&M Aggies

Les Aggies feront face au calendrier le plus difficile au niveau FBS mais Texas A&M mené par un Jimbo Fisher ambitieux possède un effectif armé pour le combat dans la division SEC West.

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Crédit photo : Cooper Neill/Getty Images

Texas A&M Aggies

Conférence SEC

Division West

En 2018 : 9-4, 5-3 SEC.
Head Coach : Jimbo Fisher, 2ème année (9-4). En carrière : 92-27.
Coordinateur offensif : Darrell Dickey.
Coordinateurs défensifs : Mike Elko.
Titulaires de retour : 7 en attaque, 4 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : RB Trayveon Williams, C Erik McCoy, TE Jace Sternberger, DL Keke Kingsley, LB Otaro Alaka, DB Donovan Wilson.
Joueurs à suivre : QB Kellen Mond, RB Jashaun Corbin, WR Jhamon Ausbon, WR Quartney Davis, DE Michael Clemons, DE DeMarvin Leal, LB Buddy Johnson.

75 millions de $ sur 10 ans. Le contrat faramineux offert par Texas A&M à Jimbo Fisher, en décembre 2017, n’était pas sans mettre une certaine pression sur les épaules de l’ancien head coach de Florida State. Sa première saison à la tête des Aggies aura finalement été une réussite : un total de 9 victoires, une 2ème place dans la redoutable division SEC West, un premier succès sur LSU depuis 1995 et une victoire dans un bowl pour la première fois depuis 3 ans. Avec l’arrivée de l’ancien champion national 2013, les Aggies se remettent à rêver de détrôner Alabama dans la SEC.

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Texas A&M a d’ailleurs des raisons d’être optimiste. Le junior QB Kellen Mond a progressé tout au long de la saison dernière jusqu’à devenir l’un des trois meilleurs QBs de la conférence. Il est de retour entouré d’un groupe athlétique de receveurs et de plusieurs potentiels playmakers au poste de running back.

De l’autre côté du ballon, le coordinateur défensif Mike Elko a fait un travail fabuleux en développant l’un des meilleurs run stops du pays.

Tous les voyants sont au vert pour Texas A&M d’autant que l’arrivée de Jimbo Fisher a déjà eu un impact sur le recrutement. Toutefois, un calendrier dantesque pourrait empêcher les Aggies de concrétiser ces progrès par des victoires. Clemson, Alabama, LSU et Georgia sont au programme… et trois de ses matchs sont sur la route ! Ouch !

Attaque

Depuis son arrivée à College Station, Jimbo Fisher ne cesse de répéter combien il est satisfait de l’implication de ses joueurs et du changement culturel auquel adhère toute la Aggie Nation. Avec son coordinateur offensif Darrell Dickey, il a implanté des schémas qui sur-utilisent les I-Formation. Le jeu au sol est la base de cette attaque avec un quarterback qui évolue davantage en pocket passer que dans les systèmes précédents de Kevin Sumlin. Autre grande différence : le rôle prépondérant des tight-ends dans le jeu aérien. Avec TE Jace Sternberger, Jimbo Fisher avait trouvé son Nick O’Leary. Seul problème : il est parti pour la NFL après une saison fantastique.

Autre révélation de la saison : le junior QB Kellen Mond (3107 yards, 24 TD, 7 INT, 57.3%). On connaissait sa combativité et sa capacité de gagner des yards au sol. En quelques mois sous la direction de Jimbo Fisher, il a corrigé sa mécanique de passe devenant un passeur efficace et spectaculaire. S’il parvient à rester constant pendant les matchs et semaine après semaine, il pourrait battre tous les records des Aggies.

La perte de TE Jace Sternberger laisse un grand vide au poste de tight-end. Le true freshman 5-étoiles TE Baylor Cupp (#1 TE, #53 national du recrutement 2019), surnommé « Brock Gronk » (il est originaire de Brock au Texas et il ressemble dans son jeu à qui vous savez), est arrivé à College Station avec une hype phénoménale. Il devait prendre le relais mais une fracture de la jambe subie en début de camp d’entrainement a mis subitement un terme à sa saison 2019. Du coup, le sophomore TE Glenn Beal sera aligné comme titulaire.

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Heureusement pour QB Kellen Mond, le groupe de receveurs est de retour au complet. Le junior WR Jhamon Ausbon (31 réceptions, 375 yards) a enfin trouvé le bon rythme après un début de carrière inconstant. L’immense junior WR Kendrick Rogers (27 réceptions, 336 yards, 5 TD) est capable de réceptions spectaculaires tandis que WR Quartney Davis (45 réceptions, 585 yards, 7 TD), WR Camron Buckley (34 réceptions, 374 yards, 1 TD) et WR Hezekiah Jones (15 réceptions, 134 yards) sont de solides receveurs difficile à bouger.

Les Aggies ont perdu RB Trayveon Williams, qui a battu le record de l’université en 2018 avec un total de 1760 yards au sol. Toutefois, l’explosif sophomore RB Jashaun Corbin (346 yards, 1 TD, 5.7 yards par course) a montré de belles choses l’an dernier dans son rôle de backup. L’arrivée de l’ancien running back de UCF, le sophomore RB Cordarrian Richardson, apporte une 2ème option de qualité au sein d’une escouade de running backs dynamiques.

Tout ce petit monde évoluera derrière une ligne offensive mobile qui a permis à Texas A&M d’avoir la 3ème meilleure attaque au sol de la SEC l’an passé (219.0 yards). Quatre des cinq titulaires sont de retour à commencer par le tackle gauche LT Dan Moore Jr. Les juniors LG Jared Hocker, C Ryan McCollum et RT Carson Green sont fidèles au poste. Le redshirt freshman 4-étoiles RG Marcus Jenkins fera ses débuts.

Défense

En une seule saison, le coordinateur défensif Mike Elko a construit l’une des plus féroces défenses contre la course du pays (95.2 yards, #3 du pays). Bonne nouvelle pour les Aggies, l’âme et le coeur de ce secteur défensif sera de retour en 2019. Le junior DT Justin Madubuike (40 plaquages, 10.5 pour perte, 5.5 sacks) est peut-être le meilleur pure run-stopper de la SEC. Il sera encore aligné au côté de la révélation de la fin de saison passée, le sophomore DT Bobby Brown III (14 plaquages). Le junior DT Jayden Peevy (9 plaquages, 1 sack) apporte aussi son expérience.

Sur les extérieurs de cette ligne défensive, le junior DE Michael Clemons, de retour d’une blessure qui l’a écartée toute la saison 2018, a été indéfendable tout au long des spring practices. Il est prêt à exploser en 2019. Le sophomore DE Tyree Johnson (14 plaquages, 1.5 sacks) a connu quelques coups d’éclat l’an passé. Il sera en concurrence avec le sensationnel true freshman 5-étoiles, DE Demarvin Leal (#2 DT, #16 national du recrutement 2019), qui pourrait avoir un impact significative dès cet automne.

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C’est l’incertitude au poste de linebacker. Les deux titulaires sont partis. Avec ses 4 petites titularisations, le junior OLB Buddy Johnson (34 plaquages, 6 pour perte) est le plus expérimenté. Le sophomore ILB Anthony Hines III est bourré de talent mais il est lui aussi de retour de blessure (genou) tout comme l’ancien safety, le sophomore LB Ikenna Okeke. Afin de donner davantage de profondeur, l’ancien tight-end LB Aaron Hansford a rejoint ce groupe de TEs au printemps avec un certain succès. À suivre.

Si le front four a dépassé les attentes en 2018, le backfield défensif a souffert tout au long de l’année (253.2 yards par match, #12 de la SEC), ce malgré un pass rush souvent dominant. Redonner vie à la défense contre la passe sera d’ailleurs le défi #1 de Mike Elko.

L’absence du leadership de S Armani Watts s’est clairement fait ressentir la saison dernière. Du coup, si les titulaires CB Charles Oliver (31 plaquages, 1 INT, 8 passes défendues), CB Debione Renfro (37 plaquages, 1 sack, 5 passes défendues) et S Derrick Tucker (27 plaquages) sont de retour, ils ne sont pas assurés de conserver leur statut. Les juniors CB Myles  Jones (18 plaquages, 9 passes défendues), CB Elijah Blades (ex-JUCO) et S Keldrick Carper (13 plaquages), et le sophomore S Leon O’Neal Jr (14 plaquages, 1 INT) auront tous l’opportunité de gagner leur place.

Équipes spéciales

Les Aggies peuvent compter sur le retour du meilleur punter du pays en 2018, le senior P Braden Mann (51.0 yards par punt !). Auteur de plusieurs nouveaux records NCAA, ce dernier a remporté le trophée Ray Guy l’an dernier. Il y a plus d’incertitude au poste de kicker. Le sophomore K Seth Small a été très inconstant l’an passé ne réussissant qu’un 13/20 sur FG au delà de 30 yards. Sur retour de coup de pied, PR Roshauud Paul devrait être de retour tandis que KR Joshaun Corbin pourrait abandonner son rôle de kick returner s’il devait avoir un impact plus important sur le jeu au sol.

Calendrier

Ce qui attend les Aggies en 2019 est de l’ordre de la démesure. Dès la fin du mois de septembre, Texas A&M aura déjà rencontré le champion national en titre, un concurrent direct dans la SEC West et un rival historique ! Après un match d’ouverture face à Texas State, les hommes des Jimbo Fisher se déplaceront à Death Valley pour y affronter Clemson. La semaine suivante, Lamar (FCS) sera à College Station, puis ce sera au tour d’Auburn d’être en déplacement à Kyle Field. Les Aggies concluront ce premier mois de la saison par le voyage au AT&T Stadium d’Arlington pour le Southwest Classic Trophy contre Arkansas.

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À peine le temps d’un bye week qu’Alabama se présentera à College Station avant un déplacement des Aggies à Ole Miss. Texas A&M sera alors l’hôte de Mississippi State, UTSA et South Carolina. Le bouquet final d’un calendrier hors-norme : deux déplacements à Georgia et LSU pour mettre à cette saison de folie !

Match clé
contre Alabama, le 12 octobre
L’an passé, Nick Saban et le Crimson Tide ont pris facilement le dessus sur les Aggies version Jimbo Fisher s’imposant 45-23 à Tuscaloosa (Alabama). l’édition 2019 de cette rivalité naissante pourrait être bien différente. Texas A&M a fait d’énormes depuis ce match de l’an dernier. QB Kellen Mond est l’un des QBs les plus combatifs du pays et face à l’ogre Alabama, il pourrait sortir son meilleur match en carrière. Johnny Manziel n’avait-il pas été transcendé par l’événement en 2012 et 2013. Cinq semaines après un déplacement à Clemson, Texas A&M a une occasion en or de « shock the world » en faisant tomber le Crimson Tide à Kyle Field… pour la première fois de l’Histoire !

Conclusion

En accordant un contrat mastodonte à Jimbo Fisher, Texas A&M affirmait son ambition de régner sur la conférence SEC. L’an I de l’ancien coach de Florida State s’est révélé prometteur et les fans des Aggies veulent maintenant franchir la dernière marche : renverser le Crimson Tide d’Alabama dans la division SEC West. Le programme Texan peut compter sur un quarterback en pleine éclosion et sur une défense contre la course capable de rivaliser avec les puissants backfields offensifs de la SEC. Seul ombre au tableau : un calendrier dantesque à travers lesquel Texas A&M… se confrontera à la réalité avant une saison 2020 qui pourrait être celle de la consécration.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.2

Résumé

Points forts :
– Un quarterback qui arrive à maturité.
– Un groupe de receveurs fourni.
– Le run stop.

Points faibles :
– Une ligne offensive perméable.
– La défense aérienne.
– Un kicking game sur courant alternatif.

Prédiction : 8-4, 5-3 SEC

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Preview

Preview 2019 : Auburn Tigers

En reprenant la direction de l’attaque des Tigers, Gus Malzahn veut sauver sa place à la tête d’un programme d’Auburn talentueux en défense et prêt à jouer les trouble-fêtes dans la SEC.

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Crédit photo : Mark Humphrey, AP

Auburn Tigers

Conférence SEC

Division West

En 2018 : 8-5, 3-5 SEC.
Head Coach : Gus Malzahn, 7ème année (53-27). En carrière : 62-30.
Coordinateur offensif : Kodi Burns, Kenny Dillingham.
Coordinateurs défensifs : Kevin Steele, Travis Williams.
Titulaires de retour : 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Jarrett Stidham, WR Ryan Davis, WR Darius Slayton, LB Deshaun Davis, DB Jamel Dean.
Joueurs à suivre : RB JaTarvious Whitlow, WR Seth Williams, WR Anthony Schwartz, LT Prince Tega Wanogho, LG Marquel Harrell, DT Derrick Brown, DE/LB Nick Coe, DE Marlon Davidson, S Jeremiah Dinson, S Daniel Thomas.

Les Tigers auront été l’une des déceptions majeures de la saison 2018. Classé dans le Top 10 de pré-saison, Auburn n’a jamais joué au niveau attendu s’inclinant même à domicile contre LSU et Tennessee. Certains diront que ces deux matchs perdus par un écart combiné de 7 points ont été la différence entre une saison de 8 et 10 victoires mais la déroute 52-21 subie à Alabama lors de l’Iron Bowl a mis coach Gus Malzahn (et son contrat de 49 millions sur 7 ans) sur le « hot seat ».

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Car malgré la présence d’un excellent quarterback l’an passé, l’attaque des Tigers n’a fait que balbutier son jeu (389.9 yards par match, #79 du pays). Du coup, Gus Malzahn a repris les choses en main et assurera le play-calling offensif d’Auburn comme il l’avait fait lors du dernier Music City Bowl remporté par les Tigers… 63-14 contre Purdue. Bon présage pour la saison à venir ?

Son grand défi sera de trouver celui qui dirigera l’attaque en 2019. Jarrett Stidham parti prématurément vers la NFL, trois quarterbacks inexpérimentés seront en concurrence pour assurer la transition. Curieusement pour un coach réputé être un stratège offensif, Gus Malzahn pourra compter sur un secteur défensif qui a plus de certitudes. La ligne défensive autour du puissant DT Derrick Brown et du rapide DE Marlon Davidson est peut-être la meilleur du pays. Si Auburn parvient à retrouver son élan offensif de 2017, ces Tigers pourraient jouer le rôle d’arbitre dans une division SEC West relevé.

Attaque

Le coordinateur offensif Chip Lindsey n’a pas survécu à une saison 2018 plus que décevante. Il a filé vers Troy pour devenir head coach des Trojans laissant sa place au prometteur Kenny Dillingham (28 ans) qui sera le plus jeune coordinateur offensif de la SEC. Toutefois, l’ancien graduate assistant de Memphis n’assurera pas la play-calling pendant les matchs. C’est une tâche que Gus Malzahn a repris au mois de décembre dernier. Objectif : retrouver son fameux run-heavy spread system.

Première préoccupation du coach des Tigers : trouver son quarterback titulaire. Trois candidats sont en concurrence durant le Fall Camp. Le junior QB Malik Willis (5/7, 24 yards), backup de Jarrett Stidham pendant deux ans, est le seul avec une petite expérience en NCAA. Toutefois, ses présences sur le terrain n’ont jamais impressionné et c’est pourquoi l’immense redshirt freshman QB Joey Gatewood et le true freshman 5-étoiles QB Bo Nix ont toutes les chances. Ce dernier, fils de l’ancienne star des Tigers, Patrick Nix, est probablement le plus talentueux des trois. Saura-t-il démontrer la maturité nécessaire pour s’imposer comme le QB#1 ? Réponse le 31 aout face à Oregon.

Pour la première fois de la décennie, aucun running back d’Auburn en 2018 n’a atteint le plateau des 1000 yards au sol. Une ligne offensive déficiente, des blessures et une approche du rôle de coureur par comité expliquent cette situation. Le manque de talent aussi, peut-être. Le senior QB Kam Martin (458 yards au sol, 1 TD) ne s’est pas imposé comme attendu laissant la voie au sophomore RB JaTarvious Whitlow (787 yards au sol, 6 TD). Gus Malzahn demande beaucoup à ses running backs. Le titulaire peut s’attendre à toucher 250 fois le ballon en 2019.

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Les deux meilleurs receveurs des Tigers en 2018, Ryan Davis et Darius Slayton, ont filé vers la NFL. Toutefois, il y a des raisons de croire que le groupe de receveurs sera meilleur cette saison. Les sophomores WR Seth Williams (26 réceptions, 534 yards, 5 TD) et WR Anthony Schwartz (22 réceptions, 357 yards, 2 TD) ont progressé de manière fulgurante l’an dernier. Leur rôle devrait être plus important. Les vétérans WR Will Hastings, WR Eli Stove (3 réceptions, 17 yards) et WR Sal Cannella (12 réceptions, 111 yards, 3 TD) assurent une belle profondeur au sein d’une escouade pleine de promesses.

Finalement, les progrès de la ligne offensive seront déterminants. Inconstante, bousculée parfois même assiégée, elle a été le sujet de toutes les discussions au cours de l’intersaison. Les cinq titulaires sont de retour. LT Prince Tega Wanogho, LG Marquell Harrell, C Kaleb Kim, RG Mike Horton et RT Jack Driscoll doivent démontrer une plus grande cohésion.

Défense

On s’attend d’un programme dirigé par Gus Malzahn qu’il soit avant tout porté par son attaque… curieusement, c’est la défense qui a assuré l’essentiel depuis quelques saisons. Et cela pourrait être encore le cas en 2019.

Le front four a perdu le robuste DT Dontavius Russell mais cette ligne défensive est toujours considérée comme la meilleure du pays en raison du retour inattendu du senior DT Derrick Brown (48 plaquages, 10.5 pour perte, 4.5 sacks). Futur 1er tour de draft NFL, il va stabiliser l’intérieur sur le run stop avec le junior DT Tyrone Truesdell permettant à fantastique quatuor de pass rush de mettre énormément de pression dans le backfield adverse. Le senior DE Marlon Davidson (46 plaquages, 2.5 sacks) et le junior DE Nick Coe (26 plaquages, 13.5 pour perte, 7 sacks) sont des candidats à une sélection dans l’équipe All-SEC tandis que les juniors DE Big Kat Bryant (18 plaquages, 3.5 sacks) et DE TD Moultry seraient titulaires dans la plupart des autres programmes du pays. Dominer la ligne de scrimmage donne généralement un avantage dans la SEC c’est pourquoi Auburn a les ressources pour rester dans le coup dans tous ses matchs.

De bonnes performances sur la ligne sera d’ailleurs crucial car l’inexpérience du second rideau défensif pourrait être problématique. La succession de Deshaun Davis comme inside linebacker sera particulièrement critique.

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Le junior ILB KJ Britt (23 plaquages) part favori mais il ne serait pas surprenant de voir rapidement le true freshman 5-étoiles LB Owen Pappoe prendre le leadership à l’intérieur, lui qui devrait débuter la saison comme strong side linebacker. Recrue #1 des Tigers en 2019, ce dernier est peut-être le joueur de le plus athlétique à être sorti des lycées américains en 2018. OLB Chandler Wooten (10 plaquages) et OLB Zakoby McClain (4 plaquages) devraient tourner au 3ème poste de linebacker tout en sachant que le coordinateur défensif Kevin Steele propose régulièrement des systèmes 4-2-5 à deux linebackers, donc.

Enfin, le backfield défensif sera l’un des plus expérimentés de la SEC à l’aube de la saison 2019. Le duo de safeties est particulièrement réputé. Joueurs instinctifs et ultra-physiques, les seniors S Jeremiah Dinson (64 plaquages, 1 sack, 2 INT et 3 passes défendues) et S Daniel Thomas (74 plaquages, 2 INT) brillent aussi bien sur le run support que sur les coverages. Le senior CB Javaris Davis (41 plaquages, 2 INT, 8 passes défendues) et le prometteur junior CB Noah Igbinoghene (50 plaquages, 1 INT, 11 passes défendues) seront titularisés et le sophomore CB Christian Tutt (25 plaquages, 1 INT) occupera le poste de nickelback si besoin.

Équipes spéciales

Le junior P Arryn Siposs a finalement donné à Auburn ce que dont les Tigers manquaient depuis des années : un punter de qualité. Avec une moyenne de 44.2 yards par punt, il a terminé parmi les meilleurs du pays l’an passé. Ce n’est pas la même situation sur le kicking game. Le sophomore K Anders Carlson a les mêmes gênes que son frère Daniel mais pas le même talent. Il a déçu en 2018 avec à peine 60% de réussite sur les FG (15/25). KR Noah Igbinoghene (1 TD en 2018) sera fidèle au poste sur les kick returns tandis que le defensive back PR Christian Tutt débutera la saison comme punt returner.

Calendrier

Jouer dans la division SEC West vous assure des samedis dantesques. Ce sera le cas pour des Tigers qui seront en déplacement à Texas A&M, LSU et Florida avant la fin du mois d’octobre. Si on y ajoute la réception de Georgia et d’Alabama en plus d’un kickoff game face aux redoutables Ducks d’Oregon, vous avez compris que le calendrier 2019 d’Auburn sera l’un des plus difficiles du pays. Accueillir Mississippi State pour conclure le mois de septembre ne sera pas non plus une partie de plaisir. Ça devrait être plus simple contre Tulane, Kent State, Samford (FCS) et Ole Miss (quoique).

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Match clé
contre Georgia, le 16 novembre
Ce calendrier démentiel des Tigers en 2019 sera marquer par la visite des Bulldogs de Georgia au Jordan-Hare Stadium. Certes, le programme d’Athens a dominé Auburn en remportant 11 des 14 derniers affrontements (dont la finale conférence SEC 2017) mais les Tigers avaient donné une leçon 40-17 aux Dawgs en novembre 2017. Et si on allait encore assister à la seule défaite de Georgia en 2019 à l’occasion de ce Rivalry Game ?

Conclusion

Considérés comme des candidats au titre de champion de SEC en 2018, les Tigers ont été refroidis par une saison dernière décevante. Pourtant, ils possèdent toujours la meilleure ligne défensive du pays et l’un des plus redoutables backfield défensif du Sud des États-Unis. Coach Malzahn a repris les clés d’une attaque qui pourra compter sur de prometteurs playmakers au poste de running back et de receveur. Finalement, la seule chose qui pourrait séparer Auburn de l’élite nationale est la présence d’un quarterback performant. Si le prochain titulaire (Bo Nix ?) développe un certain leadership, tout est possible pour ces Tigers. Un calendrier épique ne sera toutefois pas leur allié.

  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts :
– Un effectif rapide et véloce.
– La meilleure ligne défensive du pays.
– Un backfield défensif dominant.

Points faibles :
– Incertitude au poste de QB.
– Une ligne offensive inconstante.
– Un second rideau défensif inexpérimenté.

Prédiction : 7-5, 3-5 SEC

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Preview

Preview 2019 : Florida Gators

Après avoir redressé la situation des Gators en une seule saison, Dan Mullen compte sur QB Feleipe Franks et un effectif ultra-talentueux pour faire tomber l’ogre de la SEC East, les Bulldogs de Georgia.

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Crédit photo : Allison Curry, Florida Gators

Florida Gators

Conférence SEC

Division East

En 2018 : 10-3, 5-3 SEC. Victoire 41-15 contre Michigan au Peach Bowl.
Head Coach : Dan Mullen, 2ème année (10-3) – Résultats en carrière: 79-49.
Coordinateur offensif : Billy Gonzales et John Hevesy.
Coordinateur défensif : Todd Grantham.
Titulaires de retour : 16, 7 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : RB Jordan Scarlett, LT Martez Ivey, RT Jawaan Taylor, DE CeCe Jefferson, LB Jachai Polite, LB Vosean Joseph, FS Chauncey Gardner-Johnson.
Joueurs à suivre : QB Feleipe Franks, RB Lamical Perine, WR Van Jefferson, WR Josh Hammond, LT Stone Forsythe, DE Jabari Zuniga, DE Jonathan Greenard, LB David Reese, CB CJ Henderson, CB Marco Wilson.

Il n’y a pas grand chose à dire sur la décennie écoulée : ces Florida Gators végètent depuis le départ du phénomène Tim Tebow et du coach Urban Meyer, en 2010. Tout de même deux titres de division, en 2015 et 2016, avant de se faire piétiner à chaque fois en finale de conférence SEC contre Alabama. Will Muschamp puis Jim McElwain n’ont pas su remettre au premier plan le programme de football de Gainesville (Floride), désormais aux mains de Dan Mullen depuis l’année dernière.

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Le second coach le plus victorieux de l’histoire de Mississippi State a déjà conduit Florida à une saison de dix victoires en l’espace d’un an, et une victoire démonstrative face à Michigan au Peach Bowl. Mullen n’est pas un inconnu à Gainesville : c’est lui qui occupait le rôle de coordinateur offensif il y a dix ans, dirigeant l’attaque durant deux finales nationales et faisant de Tebow un vainqueur du Heisman Trophy.

L’objectif de Florida en l’embauchant était clair : former un bon quarterback et remettre le programme de football sur le devant de la scène. Après seulement un an, le coach a bien avancé et semble en phase avec les ambitions. À tel point que les Gators font office de favoris avec Georgia pour le titre de division et une place en finale de SEC, potentiellement synonyme de qualification pour les playoffs.

Avec une équipe sans véritable point faible, aussi bien en attaque qu’en défense, un coaching staff expérimenté dans sa 2ème année et le momentum d’une saison 2018 miraculeuse, Florida s’affirme déjà comme un client sérieux au niveau national.

Attaque

S’il y a bien un joueur qui a profité de l’arrivée du génie offensif Dan Mullen, c’est QB Feleipe Franks (188/322, 2 457 yds, 24 TD, 6 INT), dont le développement a surpris tout le monde l’an dernier. Titulaire depuis 2017 au détriment de Malik Zaire et Luke Del Rio, il a bouclé l’exercice 2018 comme MVP du Peach Bowl. Redoutable dans le jeu court, on peut s’attendre à une progression cette année dans le jeu en profondeur, pour un joueur qui commet peu d’erreurs. Seul point d’interrogation : comment sera-t-il protégé derrière une ligne offensive presque toute neuve après le départ de quatre titulaires ?

LT Stone Forsythe sera le joueur à surveiller, alors qu’il était auparavant le remplaçant de Martez Ivey. Le départ précoce de Jawaan Taylor pour la NFL a également laissé un vide à droite, déjà comblé par le vétéran RT Sean Delance. Le seul titulaire de retour, C Nick Buchanan, permettra de solidifier l’intérieur d’une ligne aux fondations nouvelles. Cette OL devrait assurer l’essentiel, avec une bonne rotation, et sera testée dès le premier match face à la redoutable ligne défensive de Miami. Il s’agit de faire aussi bien qu’en 2018, avec le jeu offensif des Gators articulé autour de la course.

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Le backfield est plus que solide, avec le retour de RB Lamical Perine (826 yards au sol, 7 TD), déjà titulaire au sein d’une escouade de coureurs qui a fait un gros travail l’an dernier. La perte de Jordan Scarlett devrait rapidement être compensée par RB Dameon Pierce (424 yards au sol, 2 TD), sophomore prêt à passer au stade supérieur. Avec une rotation composée de RB Iverson Clement, RB Malik Davis et de la recrue RB Nayquan Wright, les Gators devraient encore courir beaucoup. Le polyvalent WR Kadarius Toney (25 réceptions, 260 yards, 1 TD, 240 yards au sol, 1 TD sur passe) pourrait même apporter sa pierre à l’édifice avec quelques courses inattendues à l’occasion, voire même une passe après son TD réussi par les airs l’an dernier. Son rôle principal sera néanmoins celui de receveur et il pourrait vite devenir indispensable à un quarterback qui aime les tracés courts grâce à sa vitesse électrisante.

Franks pourra également s’appuyer sur les vétérans WR Van Jefferson (35 réceptions, 503 yards, 6 TD), sa cible principale en 2018, et WR Trevon Grimes (26 réceptions, 364 yards, 2 TD), les deux têtes d’affiche de l’escouade aérienne. WR Josh Hammond (28 réceptions, 369 yards, 4 TD) et WR Freddie Swain (14 réceptions, 265 yards, 5 TD) seront principalement à la réception comme slot receivers. Enfin, si les tight ends n’avaient pas beaucoup servi à la réception la saison passée, il devrait en être autrement avec le développement de TE Lucas Kroll et du jeune TE Kyle Pitts (3 réceptions, 73 yards, 1 TD). C’est un groupe sans réelle faiblesse apparente qui sera donc chargé de marquer des points, à moins que la ligne offensive ne tarde à trouver son rythme.

Défense

Florida a réussi à conserver son coordinateur défensif Todd Grantham malgré des appels insistants du côté de la NFL et des Cincinnati Bengals. Dans la même continuité tactique, les sept titulaires de retour retrouveront l’agressive défense 3-4 basée sur un front three robuste avec deux safeties en profondeur. La majorité des défenseurs de 2018 est en place, malgré quelques pertes.

La ligne défensive semble increvable, avec un tandem sur les extérieurs composé de DE Jabari Zuniga (45 plaquages, 11 pour perte, 6.5 sacks), futur joueur NFL et Preseason First-Team All-SEC, et de DE Jeremiah Moon (31 plaquages, 1.5 sack), vétéran prêt à monter en grade pour remplacer Jachai Polite. Le pass rush pourrait ainsi être redoutable, avec l’apport de LB Amari Burney (12 plaquages), reconverti après avoir évolué comme safety par le passé, et surtout de LB Jonathan Greenard (48 plaquages, 15.5 pour perte, 7 sacks en 2017), transféré de Louisville avec son talent et son expérience.

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À l’intérieur de la ligne défensive, l’ancien transfuge de West Virginia DT Adam Shuler (39 plaquages) occupera l’espace, pour sa 2ème année dans le système de Grantham. Chez les linebackers, la perte de Vosean Joseph, meilleur plaqueur en 2018 et véritable force au milieu, sera difficile à compenser mais LB David Reese (77 plaquages) devrait reprendre le flambeau de leader alors qu’il était le dauphin de Joseph au classement des plaquages.

Le secondary n’aura pas de mal à rebondir malgré le départ de Chauncey Gardner-Johnson pour la NFL, avec les retours de six joueurs ayant été titularisés au minimum cinq fois l’an dernier. Le junior CB CJ Henderson (38 plaquages, 5 pour perte, 3 sacks, 2 fumbles forcés, 2 INT) est considéré comme l’un des meilleurs cornerbacks du pays et pourrait donc être la prochaine perle NFL d’une fac qui aime se faire appeler « DBU ». CB Marco Wilson (34 plaquages, 10 passes défendues en 2017) revient d’une blessure au genou mais occupera évidemment un rôle de titulaire. Le départ précoce de la recrue cinq étoiles Chris Steele (à USC) ne devrait pas même handicaper la rotation tant l’effectif est fourni. NB Trey Dean (26 plaquages, 6 passes défendues, 1 INT) est un joueur solide, de même que la paire FS Donovan Stiner (49 plaquages, 2 INT) et SS Jeawon Taylor (64 plaquages), avec SS Brad Stewart (41 plaquages, 2 INT, 1 TD) et FS Shawn Davis (22 plaquages) en remplaçants. Le secondary devrait s’en sortir aussi bien en 2019, associé à un pass rush cauchemardesque qui devrait faire de la défense de Florida une muraille difficile à transpercer.

Équipes spéciales

Le jeu de coup de pied sera l’une des grandes forces des Gators en 2019. K Evan McPherson a été le meilleur freshman du pays avec une moyenne de 89.5% sur FG (17/19). Le senior P Tommy Townsend a également terminé la saison passée avec une formidable ligne de stats (45.4 yards en moyenne par punt). PR Freddie Swain reprendra le rôle de punt returner après ses solides performances dans le domaine l’an dernier tandis que le receveur KR Kadarius Toney pourrait donner un coup de main pour que les Gators s’affirment plus dans les retours.

Calendrier

Comme chaque année, les calendriers au sein de la SEC sont brutaux, et Florida n’échappe pas à la règle, même en division East. Les Gators ne se simplifient pas la tâche non plus avec les rivaux floridiens de Miami au programme en ouverture de la saison. La féroce DL des Canes pourrait bien poser problème à la nouvelle OL de Dan Mullen. Florida a prévu deux cupcakes pour souffler, UT Martin et Towson (FCS), et recevra tout de même Tennessee, Auburn, Vanderbilt et Florida State, même si les Gators ont largement les ressources pour gagner chacune de ces rencontres. Ce qui sera déjà plus compliqué sur la route avec Kentucky, LSU, South Carolina et Missouri, et à Jacksonville en terrain neutre contre Georgia.

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Match-clé
contre Georgia (à Jacksonville, Floride), le 2 novembre
Ce n’est pas pour rien que les Bulldogs ont été désignés favoris pour la première place de la division East d’après les votes des médias. Le champion régnant reste pourtant sur deux revers bouleversants, en finale de conférence SEC contre Alabama et au Sugar Bowl contre Texas. Florida devra néanmoins se méfier d’une équipe efficace, dans ce qui ressemble à une petite finale de division entre les deux favoris. Les Gators restent sur deux revers face à Georgia et auront probablement à cœur de prendre une revanche alors que la défaite contre les Bulldogs en 2018 avait mis fin à leurs espoirs pour la SEC East.

Conclusion

En l’espace d’une saison, Dan Mullen a rappelé à tout Gainesville qu’il était l’un des grands artisans de la période dorée des Gators entre 2008 et 2010. En l’espace d’une saison, le coach a imposé son style, changé la culture d’une équipe qui piétinait, transformé un quarterback et atteint le plateau des dix victoires. Avec la plupart des titulaires de retour et une défense aux allures de forteresse, avec son pass rush de haut niveau et un secondary parmi les meilleurs du pays, Florida devrait continuer sur sa lancée de 2018, et probablement représenter un opposant farouche à Georgia dans la course au titre de division SEC East.

Évidemment, le calendrier sera à la hauteur des ambitions des Gators, qui veulent redevenir un poids lourd de la conférence SEC et qui sont bien partis pour y arriver. LSU ou Missouri sur la route et Georgia sur terrain neutre seront des adversaires coriaces, avec les deux derniers en quête d’un titre de division.

En 2018, Dan Mullen est devenu le troisième coach seulement, avec Clark Shaughnessy à Stanford en 1940 et Gus Malzahn à Auburn en 2013, à conduire pour sa première année une équipe de Power 5 à dix victoires après une saison où elle en avait gagné moins de cinq. Même s’il n’a pas Tim Tebow avec lui, le coach pourra compter sur un groupe complet, avec plusieurs stars prêtes à émerger, fourni et talentueux, capable de faire du bruit en Floride et dans le reste du pays.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.3

Résumé

Points forts :
– Profondeur en attaque.
– Deux premiers rideaux défensifs intimidant.
– Un duo de cornerbacks explosifs.

Points faibles :
– 4 nouveaux titulaires sur la ligne offensive
– Des running backs fragiles.

Prédiction : 10-2, 6-2 SEC

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