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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2016 – Semaine 3

The Blue Pennant vous présente tous les vendredis son top 25, actualisé chaque semaine, des meilleurs prospects disponibles pour la prochaine Draft NFL.

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The Blue Pennant vous présente tous les vendredis son top 25, actualisé chaque semaine, des meilleurs prospects disponibles pour la prochaine Draft NFL.

En faisant le tour des mocks draft, à ce stade de la saison, on constate qu’il n’existe encore aucun consensus sur le futur premier choix. Evidemment, il est encore bien trop tôt pour en juger. Premièrement, car personne ne sait qui sera propriétaire de ce pick alors que la NFL n’a commencé que depuis deux semaines. Deuxièmement, car plusieurs prospects font office de grands favoris et qu’il est compliqué de déterminer lequel aura le plus de valeur intrinsèque au niveau supérieur. Mais personne n’est encore pressé de voir arriver la draft, synonyme de traversée du désert pour les fans de football, alors que la saison bat son plein après un quart des rencontres déjà disputées.

Big Board – Top 25

QB Jared Goff, Cal

1. OL Ronnie Stanley, Notre Dame (=)
2. DE Joey Bosa, Ohio State (=)

3. QB Jared Goff, California (+1) hot_draft
Cette semaine : @ Texas, W 45-44 ; 27/37 (73%), 268 yds, 3 TD.
Pour certains, Jared Goff est le prochain Peyton Manning. Carrément. Avec un ratio de neuf touchdowns pour deux interceptions en trois rencontres, le quarterback des Golden Bears apparaît comme un candidat sérieux pour le Heisman Trophy, sans faire de bruit. Il est surtout à deux doigts de faire entrer Cal dans le top 25 national. Au programme d’un calendrier très difficile, Goff et son équipe affronteront consécutivement Utah, UCLA, USC et Oregon. Même s’il semble hautement improbable, voire très utopique, que les Bears s’en sortent indemnes, les performances du QB face à ces adversaires redoutables donneront une bonne indication de ses réelles capacités.
Comparable à : QB Carson Palmer, Arizona Cardinals

4. DE Robert Nkemdiche, Mississippi (+1)
5. CB Vernon Hargreaves, Florida (+1)
6. DB Jalen Ramsey, Florida State (+1)

7. LB Jaylon Smith, Notre Dame (+4) hot_draft
Cette semaine : vs. Georgia Tech, W 30-22 ; 5 tackles (4 solo), 2 BrUp, 1 FF, 1 FR.
Encore un match plein pour Jaylon Smith. Le linebacker pourrait bien être la sensation à Notre Dame cette saison, particulièrement si l’équipe outrepasse ses nombreux problèmes de blessures et continue sur sa belle lancée. Utilisé à l’intérieur et à l’extérieur, il a prouvé sa polyvalence et certains experts le comparent à Patrick Willis, l’ancien linebacker des 49ers, pour ses formidables capacités athlétiques. Pour son coach Brian Kelly, Smith est le meilleur linebacker qu’il a entraîné jusqu’ici. Devant Manti Te’o donc.
Comparable à : OLB Von Miller, Denver Broncos

8. OT Laremy Tunsil, Mississippi (=)

9. LB Myles Jack, UCLA (=) cold_draft
Cette semaine : vs. Brigham Young, W 24-23 ; 6 tackles (3 solo), 1 BrUp, 1 interception.
L’annonce de l’absence pour la saison de Myles Jack a jeté un froid à UCLA, déjà privé sur blessure de plusieurs titulaires en défense. De loin le meilleur linebacker des Bruins en même temps que l’un des plus redoutables du pays, il a permis à son équipe de s’imposer face à Brigham Young avec une interception cruciale en fin de match. Il reste maintenant à déterminer si ses prodigieuses capacités athlétiques, qui lui permettaient de porter le ballon au sol en attaque et de couvrir les receveurs adverses dans le slot en défense, seront altérées par sa blessure au genou. Jack sera probablement rétabli pour le combine où il pourra répondre à cette question que doivent déjà se poser les scouts NFL.
Comparable à : ILB Lawrence Timmons, Pittsburgh Steelers

LB Jaylon Smith, Notre Dame

10. QB Cardale Jones, Ohio State (-7) cold_draft
Cette semaine : vs. Northern Illinois, W 20-13 ; 4/9 (44.4%), 36 yards, 2 interceptions.
Après une première semaine très solide qui avait fait plaisir aux scouts, Cardale Jones a subi l’humiliation d’être renvoyé sur le banc au cours de la victoire laborieuse des Buckeyes contre Northern Illinois. Avec notamment deux interceptions au compteur, le joueur a relancé la course au poste de quarterback titulaire à Ohio State. Si son potentiel reste intact, la façon dont il a joué au cours des deux derniers matches a fait sourciller les plus optimistes à son sujet. Il reste encore du temps à Jones pour mieux lancer cette année, à moins qu’Urban Meyer ne le laisse sur le banc. Ce qui devrait définitivement avoir un impact négatif sur sa sélection à la draft.
Comparable à : QB Cam Newton, Carolina Panthers

11. RB Ezekiel Elliott, Ohio State (+2) hot_draft
Cette semaine : vs. Northern Illinois, W 20-13 ; 23 att, 108 yds (4.7 avg), 2 rec, 6 yds.
Malgré son fumble et le fait qu’il n’ait pas pesé sur le score, Ezekiel Elliott a plutôt bien couru face à Northern Illinois. Surtout en considérant la nouvelle contre-performance offensive des Buckeyes. Son style de jeu rapide et puissant et sa capacité à bloquer en font l’un des meilleurs du pays à son poste. Etant donné la réussite des running backs sélectionnés à la dernière draft pour leurs débuts en NFL, les franchises seront peut être moins frileuses à sélectionner des coureurs.
Comparable à : RB Le’Veon Bell, Pittsburgh Steelers

12. WR Tyler Boyd, Pittsburgh (-2)
13. DT A’Shawn Robinson, Alabama (+6)
14. CB Kendall Fuller, Virginia Tech (=)
15. DE Shilique Calhoun, Michigan State (+1)
16. ILB Scooby Wright, Arizona (-4)
17. RB Derrick Henry, Alabama (-2)

18. LB/S Su’a Cravens, Southern California (+2) hot_draft
Cette semaine : vs. Stanford, L 31-41 ; 13 tackles (7 solo), 1 TFL, 1 sack, 1 BrUp.
C’est peu de dire que Su’a Cravens s’est démené face à Stanford. Au sein d’une défense qui a complètement sombré dans la défaite, le linebacker était absolument partout, prouvant une fois de plus qu’il devrait porter une cape rouge et un « S » sur la poitrine. Souvent comparé à l’ex-Trojan Troy Polamalu pour son intensité et sa puissance, Cravens est également un leader et un capitaine à USC, comme l’était son illustre prédécesseur. Si son rôle reste à définir en NFL, il ne devrait pas mettre longtemps à s’affirmer comme l’un des défenseurs les plus athlétiques et les plus efficaces de la Ligue.
Comparable à : S Antrel Rolle, Chicago Bears

19. WR Laquon Treadwell, Mississippi (-2)
20. DE Emmanuel Ogbah, Oklahoma State (+1)

RB Ezekiel Elliott, Ohio State

21. QB Connor Cook, Michigan State (+4) hot_draft
Cette semaine : vs. Air Force, W 35-21 ; 15/23 (65.2%), 247 yds, 4 TD.
Pour la deuxième semaine consécutive, Connor Cook a montré des signes de progression. En particulier dans sa précision de passe. Avec désormais huit touchdowns et une interception au compteur cette saison, il fait partie des quarterbacks qui comptent. Le calendrier relativement abordable de Michigan State devrait lui permettre de briller encore et de s’affirmer éventuellement comme le meilleur prospect à son poste cette année. C’est en tout cas l’opinion anticipée de plusieurs experts.
Comparable à : QB Matt Ryan, Atlanta Falcons

22. OT Jack Conklin, Michigan State (-4)
23. OT Taylor Decker, Ohio State (-1)
24. LB Reggie Ragland, Alabama (N)

25. LB Leonard Floyd, Georgia (-2) cold_draft
Cette semaine : vs. South Carolina, W 52-20 ; 5 tackles (4 solo), 1 TFL, 1 sack.
Repositionné comme inside linebacker, Leonard Floyd apparaît souvent complètement perdu en couverture de passe. Pion essentiel de la défense de Georgia l’an passé, son nouveau placement à une position compliquée apparaît comme une vraie marque de confiance de la part de son coach. Reste que l’impact de Floyd s’est amenuisé, comme on a pu le constater face à South Carolina. Les scouts ne devraient cependant pas lui en tenir rigueur puisqu’il semble plutôt destiné à évoluer comme pass rusher en NFL.
Comparable à : OLB Trent Cole, Indianapolis Colts

Les cotes en hausse

Eclipsé par les soucis de quarterback de Notre Dame, WR Will Fuller n’en demeure pas moins la principale attraction offensive des Fighting Irish. Auteur de quinze touchdowns l’an dernier, le receveur en est déjà à cinq cette saison. WR Demarcus Robinson est l’autre receveur en vue ces derniers temps. Le Gator devrait encore prendre de l’importance cette saison lorsque le QB de Florida sera plus à l’aise aux commandes de l’attaque.

À Palo Alto, QB Kevin Hogan retrouve des couleurs depuis sa pâle prestation contre Northwestern. Face à USC, le quarterback du Cardinal a disséqué la secondary adverse, profitant d’une protection impeccable de sa ligne.

Les cotes en baisse

Encore une performance minable pour QB Christian Hackenberg qui n’en finit pas de décevoir son coach, les fans de Penn State et les scouts NFL. Avec un pourcentage de complétion sous les 50% et un touchdown pour deux interceptions en trois rencontres, le quarterback voit sa cote fondre comme neige au soleil.

De même que OLB Devonte Fields. Depuis ses débuts fracassants avec TCU, plusieurs blessures et scandales extra-sportifs ont semble-t-il eu raison de la carrière du joueur. Désormais à Louisville, il patauge en défense et n’a toujours pas enregistré un seul sack cette saison.

Les duels à suivre

QB Christian Hackenberg, Penn State

Tennessee vs. Florida
Le duel entre WR Demarcus Robinson et CB Cameron Sutton devrait valoir son pesant d’or. Les deux prospects sont considérés comme des choix de premier tour et ils devraient donner du piment à une rencontre pas forcément séduisante sur le papier. CB Vernon Hargreaves devra également se méfier de l’escouade de receveurs des Vols, dont le potentiel ne s’est toujours pas exprimé mais qui demeure dangereuse.

Arizona State vs. USC
RB/WR D.J. Foster devrait offrir une opposition à la hauteur de LB/S Su’a Cravens, qui se promène en défense chaque semaine. Le Sun Devil a inscrit un touchdown lors de chacune des deux dernières rencontres face aux Trojans. OL Max Tuerk devra également faire de son mieux pour résister à la pression de la ligne défensive adverse, souvent ardente dans le désert de l’Arizona.

UCLA vs. Arizona
Après avoir passé le test BYU avec succès, UCLA reçoit Arizona pour un duel au sommet de la division South. Pour son retour, CB Ishmael Adams devra contenir WR Cayleb Jones. Suspendu lors des trois derniers matches, le cornerback pourrait éventuellement se présenter à la draft s’il renouvelle ses performances de l’an passé. DT Danny Clark sera opposé à une ligne offensive plutôt solide cette saison et devra s’employer au mieux pour déjouer l’attaque des Wildcats.

La future vedette

DE/OLB Porter Gustin, Southern California
Freshman – éligible en 2018

Avant même d’avoir posé le pied sur le terrain d’entraînement des Trojans, Porter Gustin était déjà considéré comme l’un des plus grands espoirs au sein de l’une des meilleures classes de recrutement du pays cette année. Taillé comme un athlète NFL alors qu’il n’a que 18 ans, le joueur rappelle les plus grandes heures du programme de football de USC avec des pass rushers féroces et musculeux comme Brian Cushing ou Clay Matthews. En trois rencontres, il a déjà compilé six plaquages, dont un et demi pour une perte et un demi sack. Gustin pourrait même s’imposer comme titulaire sous peu après la performance insipide de la défense des Trojans face à Stanford.

Les rookies NFL

RB Matt Jones, Washington Redskins

Avec 8.4 yards de moyenne en cinq courses et un touchdown, RB David Johnson (Arizona Cardinals, ex-Northern Iowa) a impressionné dans la large victoire de son équipe face à Chicago. Déjà auteur d’un touchdown sur réception en première semaine, le running back sélectionné au troisième tour pourrait s’avérer l’un des steals de la dernière draft.

RB Matt Jones (Washington Redskins, ex-Florida) a quant à lui mis au supplice la défense de St. Louis avec plusieurs courses dévastatrices et deux touchdowns.

En défense, CB Marcus Peters (Kansas City Chiefs, ex-Washington) s’est permis d’intercepter Peyton Manning, pour une transformation en touchdown de 55 yards. Il s’agit de la deuxième interception de l’ancien Huskie en autant de matches.

QB Marcus Mariota (Tennessee Titans, ex-Oregon) a égalé le record du légendaire Dan Marino en compilant six touchdowns lors des deux premières semaines de sa saison rookie. Le quarterback a pourtant connu une rencontre difficile face à la féroce défense de Cleveland, subissant sept sacks et deux fumbles.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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4 commentaires

4 Comments

  1. Tom

    25 septembre 2015 at 15h34

    Toujours aussi bon cet article ! J’adore le nouveau format. Good job.

    • Loïc Baruteu

      26 septembre 2015 at 12h20

      Merci 😉

      Au passage, si quelqu’un a des propositions pour étoffer la rubrique, je suis toujours à l’écoute.

      • Mathieu

        27 septembre 2015 at 21h36

        Très bonne rubrique comme toujours !

        Par contre j’ai vu que Robert Nkemdiche pourrait passer DT en pro. Ton avis ?

        • Loïc Baruteu

          27 septembre 2015 at 23h54

          Selon le schéma défensif, carrément. Après il ne jouera pas NT mais sur des situations de pass rush, tu le mets au centre comme faisaient les Giants avec Justin Tuck et le mec peut exploser à travers la ligne.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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le

Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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