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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2015 – Week 12

The Blue Pennant vous présente tous les vendredis son top 25, actualisé chaque semaine, des meilleurs prospects disponibles pour la prochaine Draft NFL.

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The Blue Pennant vous présente tous les vendredis son top 25, actualisé chaque semaine, des meilleurs prospects disponibles pour la prochaine Draft NFL.

Quelques changements dans le top 10 avec Jameis Winston qui maintient la tête de son équipe hors de l’eau dans les moments critiques. Les pass rushers ont toujours la cote, c’est pourquoi Shane Ray et Dante Fowler gagnent quelques places cette semaine.

Le principal sujet de la semaine, c’est le retour de Todd Gurley avec Georgia pour quelques instants, avant de se blesser pour le reste de la saison. Certains experts estiment que la cote du joueur pourrait chuter jusqu’au second tour, avec des franchises effrayées par le cas Marcus Lattimore notamment. On imagine mal cependant qu’aucune équipe ne fasse le pari de sélectionner le joueur avec son choix de premier tour, d’autant plus que Gurley est NFL ready depuis sa saison sophomore.

Big Board – Top 25

DL Leonard Williams, USC

1. DE Leonard Williams, Jr, Southern California (=) HOT
Cette semaine : vs. California, W 38-30 ; 8 tackles (4 solo), 1.5 TFL, 1.5 sacks
Chaque semaine, Leonard Williams confirme qu’il est l’un des prospects les plus excitants de ces dernières années. Régulier et décisif, il est d’une importance capitale au sein d’une défense souvent douteuse à USC. Capable de jouer defensive end dans une défense 4-3 où il pourrait également glisser à l’intérieur sur certains jeux, il devrait également exceller comme DE dans un schéma défensif 3-4. Féroce contre la course, agressif sur le quarterback, Williams peut semer le trouble dans le backefield adverse sur chaque action, même face à plusieurs opposants directs. En outre, le Trojan s’est montré particulièrement endurant, très souvent présent sur le terrain en raison de la profondeur d’effectif limitée à USC et du jeu offensif up-tempo. Un joueur d’impact rare qui devrait faire des étincelles en NFL.
Comparable à : DE J.J. Watt, Houston Texans
Destinations probables : Oakland Raiders, Jacksonville Jaguars, New York Giants, Atlanta Falcons, Tennessee Titans, Minnesota Vikings

2. QB Marcus Mariota, rJr, Oregon (=)
3. DE Randy Gregory, Jr, Nebraska (=)
4. OT Andrus Peat, Jr, Stanford (=)
5. OLB Shane Ray, rJr, Missouri (+1)
6. WR Amari Cooper, Jr, Alabama (-1)

7. QB Jameis Winston, rSo, Florida State (+5) HOT
Cette semaine : @ Miami (FL), W 30-26 ; 25/42 (59.5%), 304 yds, 1 TD, 1 INT
S’il y a eu un avantage à voir Florida State flirter avec la défaite plusieurs fois cette saison, c’était pour s’assurer que Jameis Winston est bien un joueur décisif. Pour la troisième fois en 2014, c’est le quarterback vedette des Seminoles qui a permis à son équipe de relever la tête en fin de match pour finalement s’imposer dans les derniers instants. Une capacité qui devrait plaire aux scouts NFL, malgré une saison décevante pour Winston après sa remarquable campagne l’an passé. En attendant, le QB va devoir rendre des comptes sur sa conduite hors du terrain devant une commission de discipline de son université le 2 décembre prochain, alors qu’il est toujours la cible d’une enquête pour viol.
Comparable à : QB Cam Newton, Carolina Panthers
Destinations probables : New York Jets, Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Houston Texans, St. Louis Rams

RB Melvin Gordon, Wisconsin

8. SS Landon Collins, Jr, Alabama (=)
9. DE Dante Fowler, Jr, Florida (+5)
10. OT Brandon Scherff, rSr, Iowa (-3)

11. RB Todd Gurley, Jr, Georgia (=)
12. CB P.J. Williams, Jr. Florida State (+3)

13. RB Melvin Gordon, rJr, Wisconsin (=) HOT
Cette semaine : vs. Nebraska, W 59-24 ; 25 att, 408 yds, 4 TD
Au-delà des statistiques impressionnantes de Melvin Gordon cette semaine, qui décroche un record NCAA prestigieux, la performance du Badger a été très révélatrice du profil du joueur : rapide, patient et puissant, Gordon s’est également montré efficace pour bloquer, notamment face au redoutable Randy Gregory. Tous ces aspects, qui font du joueur un running back très complet, devraient lui permettre d’être sélectionné rapidement au premier tour, d’autant plus que Todd Gurley pourrait perdre des places à la draft avec sa blessure au genou.
Comparable à : RB Jamaal Charles, Kansas City Chiefs
Destinations probables : New York Jets, Indianapolis Colts, New York Jets, New York Giants, Baltimore Ravens, Atlanta Falcons

14. WR Kevin White, Sr, West Virginia (+2)
15. OT La’El Collins, Sr, Louisiana State (-6)
16. CB Trae Waynes, rJr, Michigan State (+1)
17. WR Jaelen Strong, rJr, Arizona State (-7)
18. OLB Shaq Thompson, Jr, Washington (+2)
19. CB Ifo Ekpre-Olomu, Sr, Oregon (=)
20. DL Shawn Oakman, Jr, Baylor (N)
21. OLB Vic Beasley, rSr, Clemson (N)
22. OLB Leonard Floyd, So*, Georgia (-1)

ILB Benardrick McKinney, Mississippi State

23. ILB Benardrick McKinney, rJr, Mississippi State (N) HOT
Cette semaine : @ Alabama, L 25-20 ; 3 tackles (2 solo), 1 TFL
Malgré la défaite à Alabama, Benardrick McKinney a fait ce qu’il a pu pour permettre à son équipe de l’emporter. Le linebacker s’est imposé comme un joueur essentiel de la défense à Mississippi State et il semble prêt à endosser un rôle similaire en NFL. Efficace contre la course, McKinney est également solide en protection de passe, notamment pour couvrir les tight ends adverses. Il ne devrait clairement pas tomber plus bas que le second tour.
Comparable à : LB Rolando McClain, Dallas Cowboys
Destinations probables : Denver Broncos, Green Bay Packers, Minnesota Vikings, New Orleans Saints, Indianapolis Colts, Philadelphia Eagles

24. WR Sammie Coates, rJr, Auburn (N)
25. DL Arik Armstead, Jr, Oregon (-2)

* Leonard Floyd a passé un an à l’Académie militaire de Hargrave, ce qui l’autorise à se présenter à la draft puisqu’il totalise trois années dans l’enseignement supérieur avec ses deux saisons supplémentaires à Georgia.

Le week-end prochain, il sera difficile de trouver un match intéressant, la plupart des programmes majeurs affrontant des équipes bien plus modestes. Il sera donc compliqué de superviser les meilleurs prospects face à une faible opposition. On suivra quand même le choc entre USC et UCLA avec Leonard Williams qui tentera de déjouer la malédiction des Trojans face à Brett Hundley. Opposé à l’un des meilleurs receveurs du college football, Nelson Spruce de Colorado, Ifo Ekpre-Olomu devra également sortir une grosse performance.

Top 10 mock draft

QB Marcus Mariota, Oregon

Avec plusieurs équipes désespérément à la recherche d’un franchise quarterback, les Raiders et les Jaguars vont pouvoir négocier en position de force. Si Rex Ryan est renvoyé à l’issue de la saison NFL, les New York Jets pourraient vouloir repartir du bon pied, c’est-à-dire avec un QB autre qu’un jeune agitateur accusé de viol, et faire un effort pour aller chercher Marcus Mariota. Cependant, Jameis Winston a trop de talent pour être snobé et les Buccaneers pourraient tenter le coup. Dans ce scénario, c’est Jacksonville qui s’en sort le mieux puisque les Jaguars récupèrent Leonard Williams, qu’ils auraient choisi en deuxième position, et les bonus du trade avec les Buccaneers.

Pas tellement de surprises derrière, hormis peut être Dante Fowler. Le defensive end des Gators possède un fort potentiel et sa cote pourrait grimper d’ici la draft. C’est un choix logique pour des New York Giants qui ne devraient pas retenir Jason Pierre-Paul à la fin de la saison, et qui auront besoin d’un nouveau pass rusher pour l’avenir. Enfin, un autre trade, avec les Chicago Bears qui montent pour sélectionner Landon Collins.

1. New York Jets (from Raiders) : QB Marcus Mariota, Oregon
2. Tampa Bay Buccaneers (from Jaguars) : QB Jameis Winston, Florida State
3. Jacksonville Jaguars (from Buccaneers) : DE Leonard Williams, Southern California
4. Oakland Raiders (from Jets) : DE Randy Gregory, Nebraska
5. Tennessee Titans : OLB Shane Ray, Missouri
6. Washington Redskins : OT Andrus Peat, Stanford
7. New York Giants : DE Dante Fowler, Florida
8. Carolina Panthers : WR Amari Cooper, Alabama
9. Chicago Bears (from Rams) : SS Landon Collins, Alabama
10. New Orleans Saints : CB P.J. Williams, Florida State

L’ancienne gloire universitaire

WR Jeremy Maclin, Missouri Tigers / Philadelphia Eagles

WR Jeremy Maclin, ex-Missouri Tigers

S’il est resté plus ou moins dans l’ombre du médiatique DeSean Jackson à Philadelphie ces dernières années, Jeremy Maclin a enfin l’occasion de prendre son envol et son talent lui fait pousser des ailes. Originaire du Missouri, le receveur quatre étoiles choisit de donner son accord verbal à Mizzou en décembre 2005, deux semaines après avoir visité le campus. Maclin rejoint ensuite le programme de football en 2006 et passe sa première année comme redshirt.

Pour sa première saison, en 2007, le Tiger s’illustre rapidement et termine avec une double nomination comme All-American, en tant que receveur et all-purpose player, puisqu’il inscrit neuf touchdowns à la réception, quatre à la course, et trois autres en special teams. Son total de 2 776 yards confondus est d’ailleurs un record universitaire.

Redshirt sophomore en 2008, Jeremy Maclin confirme sa première campagne exceptionnelle, et se fait à nouveau remarquer dans tous les secteurs offensifs du jeu, et même comme quarterback à quelques rares occasions. A nouveau récompensé d’une double nomination en tant que All-American aux positions de receveur et de all-purpose player, le jeune prodige décide de mettre un terme prématurément à sa carrière universitaire et quitte Missouri avec de nombreux records à la clé, pour se présenter à la draft.

Gêné par plusieurs pépins physiques au combine, Maclin est tout de même sélectionné au premier tour en 2009, par les Philadelphia Eagles avec leur dix-neuvième choix. Une décision surprenante étant donné que Philly avait déjà sélectionné DeSean Jackson au second tour l’année précédente, et les deux joueurs possédant un profil similaire. Jeremy Maclin s’impose aujourd’hui comme l’un des meilleurs receveurs en NFL, alors qu’il devrait être free agent à la fin de la saison.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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10 commentaires

10 Comments

  1. DOWN

    21 novembre 2014 at 11h30

    Les Raiders ont beaucoup de manques. Seuls l’OL,le poste de QB et la défense contre la passe semblent être des secteurs assez tranquilles. La draft semble assez conséquente en joueurs de qualité en ce qui concerne la DL (que ce soit DE ou DT). Même si des joueurs comme Leonard Williams ou Randy Gregory sont des joueurs à fort potentiel qui devraient partir assez tôt dans la draft,ne serait il pas préférable pour les Raiders de drafer d’entrée un RB (Melvin Gordon,Todd Gurley) ? Il y a beaucoup moins de RB de qualité dans cette draft 2015 que de joueurs de DL dont certains excellents seront toujours disponibles au second tour.
    Jones Drew est cuit,Mc Fadden a loupé sa chance,DeMurray vient de faire 2 bons matchs mais je pense que c’est un bon remplaçant pas plus.

    • Loïc Baruteu

      21 novembre 2014 at 12h16

      Prendre un running back dans le top 5 c’est quand même très risqué. C’est sûrement l’un des postes où la transition est la plus difficile, presque tous les running backs sélectionnés au premier tour ces dernières années se sont plantés.

      Randy Gregory, et a fortiori Leonard Williams, sont des prospects qui peuvent devenir des joueurs d’élite rapidement et qui auront un impact immédiat. Il n’y a qu’une poignée de joueurs comme ça à la draft chaque année, c’est compliqué de faire l’impasse dessus.

      Dans ce scénario, les Raiders ont le premier choix du second tour et certainement le choix de second tour des Jets obtenu dans le trade, donc ils pourront sélectionner un autre RB talentueux comme Yeldon, Davis ou Abdullah.

  2. DOWN

    21 novembre 2014 at 15h33

    Je viens de regarder et il est vrai que les derniers RB sélectionnés au 1er tour à avoir marqué la NFL de leur empreinte sont Chris Johnson (2008),Marshawn Lynch (2007) et Adrian Peterson (2007). Ca commence à dater…
    Trent Richardson et Doug Martin ont tous les deux fait une très bonne saison rookie mais depuis ils se cherchent (et on les cherche aussi sur le terrain). Mark Ingram arrive apparement à maturité cette année seulement (4ème) et Ryan Matthews est le 1er tour le plus régulier de ces dernières saisons sans mettre le feu au stade pour autant… D’autres ont carrément disparus de la circulation (Wilson et Best sur blessure il me semble).

    Dans le mil une fois de plus 😉

    • Loïc Baruteu

      21 novembre 2014 at 18h23

      Ce qui va être le plus intéressant à suivre, c’est la saison des Raiders pour savoir s’ils auront le premier choix et s’ils conservent Derek Carr. Avec le premier choix, ils auront deux options :

      – Sélectionner Mariota ou Winston, chacun des deux pouvant être un upgrade à Carr, surtout si ce dernier ne fait pas une saison décente. C’est exactement le cas des Panthers en 2011 quand ils ont choisi Cam Newton au premier choix alors qu’ils avaient pris Jimmy Clausen l’année précédente au second tour.

      – Echanger le premier choix, sachant qu’il vaudra très cher. Les Redskins avaient échangé leur sixième choix en 2012, ainsi que celui du second tour et deux autres du premier tour (2013 et 2014), pour grimper de quatre places et choisir Robert Griffin III en deuxième position, derrière Andrew Luck. On peut imaginer un scénario semblable avec les Jets ou les Bucs comme partenaire de trade.

  3. Rookie_BzH

    21 novembre 2014 at 19h22

    Salut Barth, Rookie_BzH du BigBlueBlog au cas où tu n’aurais pas reconnu mon pseudo. Je suis peu la NCAA donc je ne commente pas mais je te lis souvent. Je me posais deux questions qui nous concernent en tant que fan des Giants :

    1- Si la draft se passe comme tu l’as prévu (Giants au 7e choix + deux trades aux premières places), penses- tu que les Giants devraient monter pour prendre Williams, quitte à vendre un peu la maison (j’ai regarder sur les tableaux qui permettent de « savoir » le prix des picks, en gros, pour passer du pick 7 au 3, il faudrait donner nos 3 premiers tours, ou alors faire un truc du style 7e choix+ 2e tour 2015 + 3e tour 2016, si il faut, on rajoute un 5 ou 6e tour), bref, quel est ton avis dessus ?

    2- J’ai vu une mock draft (oui, je sais, ça vaut ce que ça vaut), qui nous donnait Amari Cooper, histoire d’aligner une escouade terrifiante (OBJ, Cruz, Cooper + Randle + Corey Washington), même si c’est très peu probable vu qu’on a déjà utilisé un 1st round pick sur un WR l’an passé, ça te brancherai ? Car j’ai vu que Matt Miler, du BleacherRepport nous donnait un OT et ça ne me chauffait pas du tout.

    Merci pour tes réponses et continue comme ça 🙂

    • Loïc Baruteu

      22 novembre 2014 at 10h13

      Salut Bat ! Questions faciles vu que je me fais le scénario des Giants chaque semaine dans la tête 🙂

      1. Leonard Williams est annoncé comme un nouveau J.J. Watt, ou du moins un joueur capable d’un impact décisif sur chaque snap, il vaudra aussi très cher, sûrement plus que ce que tu as pu voir sur les tableaux. Ca serait une bêtise d’hypothéquer le futur à court terme de la franchise en donnant en plus le choix du premier tour 2016 par exemple. Et puis Jerry Reese est toujours très attaché à ses picks, je ne pense pas qu’il échangera son choix pour monter ou descendre.

      2. J’ai vu ça aussi mais ça me paraît quand même insensé. Déjà, ces dernières années, Reese a abandonné la stratégie du BPA au premier tour pour combler des besoins immédiats (Pugh, Wilson, Beckham). Avec le départ presque certain de JPP, le besoin le plus urgent ça sera un pass rusher.

      De toutes façons j’imagine que Big Blue va refaire le même coup que d’habitude, ils vont gagner quelques matches en fin de saison ; pas assez pour aller en playoffs, ni pour avoir un bon choix de draft. Je les vois bien choisir encore aux alentours du 15th pick.

      • Rookie_BzH

        23 novembre 2014 at 00h43

        Je suis entièrement d’accord, avec toi, je ne pense pas que Reese fera un trade ou prendra Cooper, c’était pour savoir si toi, si tu étais notre GM, tu le ferrais. Sinon, je suis d’accord que nous n’aurons pas un top 10 pick, notre fin de saison est plus facile et devrait nous permettre de finir autour de la 15e place (on joue 3 équipes du top 6 actuel de la draft 2015).

        Sinon, tu nous mets Fowler, un DE (la priorité, je suis d’accord) mais j’ai un problème avec lui (comme avec Gregory d’ailleurs), de ce que j’ai vu, ils me semblent être d’excellents pass-rusher mais c’est tout. J’ai vu le match de Fowler où il se faisait défoncer contre la course. Sachant qu’on va perdre JPP, très bon dans ce domaine, j’aimerai un joueur plus versatile. J’aime beaucoup Shawn Oakman, le DE de Baylor, qui est physiquement monstrueux et qui peut jouer, dans une 4-3 DE ou DT. J’aime vraiment beaucoup ce joueur et j’aimerai bien finir avec lui en mai. Un avis ?

        • Loïc Baruteu

          23 novembre 2014 at 11h36

          Il y a l’option Landon Collins, mais comme Jerry Reese semble plus enclin à combler le plus gros besoin au premier tour désormais, je pense qu’il prendra un pass rusher. Antrel Rolle est encore au top pour une ou deux années supplémentaires.

          Le seul problème de Dante Fowler, c’est qu’il irrégulier. C’est pour ça que tu l’as vu foirer, mais sinon il est à l’aise contre le jeu de course. Il peut également glisser à l’intérieur de la ligne défensive. Il a un premier pas mortel quand il est aligné à l’extérieur.

          Shawn Oakman c’est un projet, exactement comme l’était Jason Pierre-Paul. C’est donc difficile de le juger, donc je laisse les scouts NFL faire leur boulot là-dessus. Mais ça serait une surprise que les Giants le choisissent pour l’instant, sachant qu’il aura peut être besoin d’un temps d’adaptation.

  4. Luzoan

    22 novembre 2014 at 10h06

    Et comment les franchises vont se retrouver si Winston ou Mariota ne s’ engagent pas à la draft?

    • Loïc Baruteu

      22 novembre 2014 at 10h21

      Dans les deux cas ça serait une énorme surprise !

      Marcus Mariota est redshirt junior, il a passé quatre ans à l’université et il était déjà attendu l’an dernier à la draft mais il a préféré attendre. Il aura certainement son diplôme à la fin de la saison, s’il ne l’a pas déjà, et il n’aura pas vraiment de raison sérieuse de faire l’impasse sur la garantie d’un contrat énorme, qui se chiffre en millions de dollars sur plusieurs années, en NFL. Même si c’est pour gagner le titre ou le Heisman, il y a quand même peu de joueurs qui privilégient leur carrière universitaire à leur futur carrière pro. Et Oregon perd trois titulaires en ligne offensive l’an prochain, c’est encore plus risqué.

      Jameis Winston ça fait déjà un moment qu’il se plaint du système NCAA et il partira sûrement dès qu’il en aura l’occasion, donc à la fin de la saison. Surtout, ça lui permettrait d’échapper à d’éventuels sanctions de violation du code de conduite à Florida State. Il ne prendra certainement pas le risque de revenir dans l’équipe pour se retrouver suspendu plusieurs matches.

      Derrière eux par contre, il semble de plus en plus probable que des joueurs comme Connor Cook ou Dak Prescott, qui sont redshirt juniors, choisissent de rester un an de plus pour faire grimper leur cote, qui en a pris un coup ces derniers temps.

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NFL Draft

La liste des underclassmen se présentant à la draft NFL 2021

Depuis plusieurs années, la liste des underclassemen ne cesse de s’allonger à un point tel que ce sont plus d’une centaine de joueurs qui se présentent désormais avant la date limite fixée, cette année, au 18 janvier 2021.

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WR Ja'Marr Chase, LSU - Crédit photo : Kevin C. Cox, Getty Images

Après trois saisons d’éligibilité au sein d’un programme universitaire, tous les athlètes-étudiants (redshirt sophomore ou junior, donc) ont la possibilité de faire le saut chez les professionnels de la NFL sans avoir complété leurs quatre saisons d’éligibilité maximale : on les nomme les underclassmen.

En quoi les choses sont-elles différentes en 2021?

La NCAA a accordé exceptionnellement à chaque athlète-étudiant une année d’éligibilité supplémentaire en raison de la crise sanitaire dûe à la pandémie de covid-19 ce qui complexifie légèrement le processus. Selon les règles habituelles, un athlète-étudiant dispose de cinq années civiles au cours desquelles il peut jouer jusqu’à quatre ans au sein d’un programme de football. Cependant, cette nouvelle règle exceptionnelle de la NCAA en 2020 signifie désormais qu’un athlète-étudiant peut jouer une cinquième année, et son éligibilité est désormais répartie sur six années civiles et non cinq.

Par conséquent, à l’approche de la draft NFL 2021, tous les athlètes-étudiants auront encore une année d’éligibilité en NCAA, ce qui en fera de facto tous des underclassmen qui devront se déclarer avant la date limite. En raison du caractère exceptionnel de cette année, il est possible que la NFL accorde un délai supplémentaire aux athlètes-étudiants seniors qui ne se seraient pas déclarés avant la date limite du 18 janvier 2021. De plus, les invitations pour le scouting combine de la NFL pour les prospects seniors qui ne se sont pas encore déclarés à temps seront probablement retardées.

Cette situation inhabituelle affecte également les scouts NFL, qui ne sont pas autorisés à interagir avec les athlètes-étudiants encore éligibles au niveau NCAA. Ainsi, dans l’état actuel des choses, les scouts ne sont pas en mesure de communiquer avec un joueur senior dont la saison est terminée et qui n’aurait pas officiellement annoncé se présenter à la draft NFL 2021.

La liste ci-dessous comprend donc tous les joueurs underclassmen (redshirt sophomore et junior) ayant récemment renoncé à leur année d’éligibilité NCAA en 2021 et tous les athlètes-étudiants seniors qui ont décidé de ne pas jouer en 2020 en raison de la pandémie de covid-19.

Les underclassmen de présentant à la draft 2021

PosteNomUniversité
DTChristian BarmoreAlabama
QBMac JonesAlabama
LBDylan MosesAlabama
CBPatrick Surtain IIAlabama
WRJaylen WaddleAlabama
SAashari CrosswellArizona State
WRAnthony SchwartzAuburn
SJamien SherwoodAuburn
WRSeth WilliamsAuburn
TEHunter LongBoston College
LBIsaiah McDuffieBoston College
RBJaret PattersonBuffalo
OLBrady ChristensenBYU
WRDax MilneBYU
QBZach WilsonBYU
OLJames HudsonCincinnati
OLJackson CarmanClemson
QBTrevor LawrenceClemson
WRWarren JacksonColorado State
DEChris Rumph IIDuke
WRBlake ProehlEast Carolina
KEvan McPhersonFlorida
TEKyle PittsFlorida
CB Marco WilsonFlorida
OLCalvin AshleyFlorida A&M (FCS)
DEJoshua KaindohFlorida State
CBAsante Samuel JrFlorida State
CBTyson CampbellGeorgia
CBTrey HillGeorgia
QBJamie NewmanGeorgia
CBEric StokesGeorgia
LBAzeez OjulariGeorgia
OGKendrick GreenIllinois
SChristian UphoffIllinois State (FCS)
RBStevie Scott IIIIndiana
DTDaviyon NixonIowa
RBPooka Williams JrKansas
DEWyatt HubertKansas State
WRIsaiah McKoyKent State
LBJamin DavisKentucky
CBKelvin JosephKentucky
WRTutu AtwellLouisville
RBJavian HawkinsLouisville
WRJa’Marr ChaseLSU
WRTerrace Marshall JrLSU
DTTyler ShelvinLSU
CBKary Vincent JrLSU
RBKenneth GainwellMemphis
TEBrevin JordanMiami
DEJaelen PhillipsMiami
DEGregory RousseauMiami
WRNico CollinsMichigan
OLJalen MayfieldMichigan
LBCameron McGroneMichigan
CBAmbry ThomasMichigan
CBShakur BrownMichigan State
WRRashod BatemanMinnesota
CBBenjamin St-JusteMinnesota
SMarcus MurphyMississippi State
LBNick BoltonMissouri
OLLarry BoromMissouri
DTAlim McNeillNorth Carolina State
WRDyami BrownNorth Carolina
RBJavonte WilliamsNorth Carolina
QBTrey LanceNorth Dakota State (FCS)
OLSpencer BrownNorthern Iowa (FCS)
DEElerson SmithNorthern Iowa (FCS)
CBGreg Newsome IINorthwestern
OLRashawn SlaterNorthwestern
OL Aaron BanksNotre Dame
LBJeremiah Owusu-KoramoahNotre Dame
TETommy TrembleNotre Dame
OLWyatt DavisOhio State
QBJustin FieldsOhio State
DTTommy TogiaiOhio State
CBShaun WadeOhio State
OLAdrian EalyOklahoma
OLCreed HumphreyOklahoma
CBTre NorwoodOklahoma
DERonnie PerkinsOklahoma
CBKolby Harvell-PeelOklahoma State
RBChuba HubbardOklahoma State
WRElijah MooreOle Miss
SBrady BreezeOregon
SJevon HollandOregon
OTPenei SewellOregon
CBThomas Graham JrOregon
RBJermar JeffersonOregon State
CBNahshon WrightOregon State
TEPat FreiermuthPenn State
DEJayson OwehPenn State
LBMicah ParsonsPenn State
SParis FordPittsburgh
DTJalen TwymanPittsburgh
CBDarren HallSan Diego State
CBJaycee HornSouth Carolina
LBErnest JonesSouth Carolina
SIsrael MukuamuSouth Carolina
WRCade JohnsonSouth Dakota State (FCS)
CBPaulson AdeboStanford
WRSimi FehokoStanford
OTWalker LittleStanford
SAndre CiscoSyracuse
CBIfeatu MelifonwuSyracuse
STrill WilliamsSyracuse
STrevon MoehrigTCU
SAr’Darius WashingtonTCU
TEPro WellsTCU
CBBryce ThompsonTennessee
OTSamuel CosmiTexas
WRBrennan EaglesTexas
DEJoseph OssaiTexas
SCaden SternsTexas
WRJhamon AusbonTexas A&M
DTBobby Brown IIITexas A&M
LB Anthony Hines IIITexas A&M
OLJack AndersonTexas Tech
LBZaven CollinsTulsa
LBJordan SmithUAB
CBTay GowanUCF
CBOlaijah GriffinUSC
STalanoa HufangaUSC
WRAmon-Ta St.BrownUSC
DTJay TufeleUSC
DTMarlon TuipulotuUSC
OLAlijah Vera-TuckerUSC
OLChristian DarrisawVirginia Tech
CBCaleb FarleyVirginia Tech
WRSage SurrattWake Forest
DTLevi OnwuzurikeWashington
LBJoe TryonWashington
CBRachad WildgooseWisconsin
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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

Publié

le

Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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