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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2015 – Week 1

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C’est la rentrée sur The Blue Pennant avec la reprise de la saison ! On rempile donc pour une année supplémentaire avec cette rubrique, qui vous permettra de garder un œil sur les meilleurs prospects en vue de la prochaine Draft NFL.

Un premier classement plutôt basé sur les performances de l’an passé et sur le potentiel des joueurs, en attendant d’en voir un peu plus au cours de la saison.

Pour information, 17 prospects faisant partie de notre dernier top 25 2014 ont été sélectionnés au premier tour.

Voici le 1er Top 25 des espoirs de la draft NFL 2015 :

QB Marcus Mariota, Oregon

1. QB Marcus Mariota, Oregon HOT
Cette semaine : vs. South Dakota, W 62-13 ; 20/14 (70.0%), 267 yds, 3 TD, 6 rush, 43 yds, 1 TD
Pour commencer, une performance correcte face à un (très) faible adversaire, une tradition pour les Ducks histoire de se mettre en jambe. Mais rien ne peut éclabousser la réputation actuelle de Marcus Mariota, considéré comme l’un des favoris pour le Heisman Trophy et comme le futur first pick. A moins que la défense féroce de Michigan State ne l’ébranle suffisamment pour lui faire perdre sa contenance cette saison. Affaire à suivre.
Comparable à : QB Andrew Luck, Indianapolis Colts
Destinations probables : Cleveland Browns, New York Jets, Dallas Cowboys, St. Louis Rams, Tennessee Titans, Tampa Bay Buccaneers

2. DL Leonard Williams, Southern California HOT
Cette semaine : vs. Fresno State, W 52-13 ; 7 tackles (3 solo, 4 ast), 2 BrUp, 1 INT
Retenez bien son nom, car Leonard Williams devrait être l’un des défenseurs les plus dominants à se présenter à la draft depuis quelques années. Excellent pass rusher et run stuffer, son intelligence de jeu crève le plafond, comme le montre son interception face à Fresno State où il anticipe une passe courte qui lui atterrit dans les mains, avant de piétiner deux-trois joueurs puis d’être finalement stoppé pour un gain de dix yards. All-American en 2013 alors qu’il a joué toute la saison avec une blessure à l’épaule, USC compte énormément sur lui car il est l’un des rares Trojans efficaces dans le pass rush. Et son opposition à l’entraînement avec Damien Mama et Zach Banner a permis aux deux jeunes OL d’apprendre rapidement leur travail, au point de réussir leur premier match comme titulaires. Un joueur à suivre de très près.
Comparable à : J.J. Watt, Houston Texans
Destinations probables : New York Giants, New York Jets, Dallas Cowboys, Oakland Raiders, Jacksonville Jaguars

DL Leonard Williams

3. DE Randy Gregory, Nebraska
4. QB Jameis Winston, Florida State
5. OT Andrus Peat, Stanford
6. OT Cedric Ogbuehi, Texas A&M
7. WR Amari Cooper, Alabama
8. S Landon Collins, Alabama
9. CB Ifo Ekpre-Olomu, Oregon
10. OLB Vic Beasley, Clemson

11. DE Shilique Calhoun, Michigan State
12. TB Todd Gurley, Georgia
13. OT Brandon Scherff, Iowa
14. OT La’El Collins, Louisiana State

15. QB Brett Hundley, UCLA COLD
Cette semaine : @ Virginia Tech, W 27-20 ; 20/33 (60.6%), 242 yds, 15 rush, 39 yds, 1 TD
On ne va pas trop tirer sur l’ambulance car Brett Hundley n’a pas été épargné par la presse spécialisée après cette première sortie poussive. Attendu comme le feu follet d’une équipe ambitieuse, le QB des Bruins a marqué moins de touchdowns que sa défense. Cependant, cette première performance est à relativiser, tant la ligne offensive était poreuse pour UCLA. L’absence du center vétéran des Bruins a visiblement ébranlé l’OL, et par conséquent toute l’attaque de Jim Mora. Hundley n’est pas encore à terre dans la lutte pour le Heisman Trophy mais la concurrence sera rude.
Comparable à : QB Colin Kaepernick, San Francisco 49ers
Destinations probables : Cleveland Browns, New York Jets, Dallas Cowboys, St. Louis Rams, Tennessee Titans, Tampa Bay Buccaneers

QB Brett Hundley, UCLA

16. OT Cameron Erving, Florida State
17. WR Jaelen Strong, Arizona State
18. CB P.J. Williams, Florida State
19. DE Mario Edwards, Florida State
20. DT Michael Bennett, Ohio State
21. DE Noah Spence, Ohio State
22. RB Melvin Gordon, Wisconsin

23. WR Nelson Agholor, Southern California HOT
Cette semaine : vs. Fresno State, W 52-13 ; 5 rec, 57 yds, 2 TD
Légèrement éclipsé par le true freshman JuJu Smith, Nelson Agholor n’en demeure pas moins la principale menace offensive des Trojans dans le jeu aérien. En attestent ses deux touchdowns, l’un sur une passe en cloche à la lutte avec son vis-à-vis, l’autre sur un superbe décrochage dans le coin de la end zone. Sa réception acrobatique en deux temps a également été mis à l’honneur dans les highlights de la victoire des Trojans. Capable de s’aligner comme flanker ou slot receiver, Agholor est un atout maître dans le jeu de Steve Sarkisian, et certainement l’un des joueurs les plus scrutés par les scouts NFL présents au Coliseum pour ce match.
Comparable à : WR Robert Woods, Buffalo Bills
Destinations probables : Cleveland Browns, San Diego Chargers, San Francisco 49ers, Jacksonville Jaguars, Carolina Panthers, New England Patriots

24. S Kurtis Drummond, Michigan State
25. DT Ellis McCarthy, UCLA

L’ancienne gloire universitaire

LB Brian Orakpo, Texas Longhorns / Washington Redskins

LB Brian Orakpo, Texas Longhorns / Washington Reskins

Né à Houston, au Texas, de parents immigrants nigérians, Brian Orakpo a forcément rejoint les Longhorns de Mack Brown, véritable institution pour les prospects texans. Plaqueur agressif, il profite d’une saison redshirt en 2004 avant d’entrer par la grande porte en 2005, année à l’issue de laquelle il est couronné Freshman Defensive Player of the Year et Freshman All-American alors qu’il n’est pas titulaire. Durant cette période, Texas s’impose comme l’une des meilleures défenses du pays et remporte le championnat national au Rose Bowl 2006 face à USC.

Brian Orakpo poursuit ses efforts défensifs et contribue efficacement durant sa saison sophomore, mais une blessure au genou le ralentit en 2007. Ce qui ne l’empêche pas d’être nommé Defensive MVP du Holiday Bowl dont Texas sort vainqueur face à Arizona State, grâce à ses six plaquages et ses deux sacks dans la rencontre. Le defensive end explose finalement au cours de sa saison senior, durant laquelle il compile onze sacks. Orakpo remporte plusieurs distinctions, dont le titre de Big 12 Defensive Player of the Year ainsi que le Bronko Nagurski Award et le Bill Willis Trophy. Il est également le premier defensive end des Longhorns à être nommé All-American, depuis Tony Brackens en 1995.

Reconnu pour son éthique de travail et sa détermination à l’entraînement, Brian Orakpo impressionne au Combine, aussi bien par ses capacités athlétiques que par sa puissance physique. Le Texan est finalement sélectionné par les Washington Redskins avec le treizième choix de la draft. Repositionné en tant que linebacker, Orakpo continue d’affoler les attaques adverses au niveau NFL, ce qui lui vaut d’être désigné dans la All-Rookie Team en 2009 et d’être élu au Pro Bowl trois fois, en 2009, 2010 et 2013.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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10 commentaires

10 Comments

  1. down

    4 septembre 2014 at 18h52

    À destination probable concernant les qb hundley et mariota je ne vois Houston texans. Pourtant il me semble que c’est une franchise en manque de qb car fitzpatrick peut faire d’excellents matchs comme d’autres pitoyables et mallet à ciré le banc des patriots pendant 3-4 ans…

    • GreenDay

      4 septembre 2014 at 20h24

      Peut-être que Mallett va confirmer..

    • Loïc Baruteu

      5 septembre 2014 at 15h12

      Je laisse le bénéfice du doute à Ryan Mallett car les Pats sont réputés pour avoir d’excellents quarterbacks remplaçants, et Mallett peut marcher dans les traces de Matt Cassel.

  2. Mathieu

    4 septembre 2014 at 20h17

    17/25 c’est vraiment pas mal 😉

    • Loïc Baruteu

      5 septembre 2014 at 15h13

      Il y a encore une marge de progression, comme on dit dans les scouting reports 🙂

  3. GreenDay

    4 septembre 2014 at 20h23

    Mariota chez les Rams, j’en rêve…

  4. Krator

    5 septembre 2014 at 14h31

    Je suppose que tu voulais parler de Damien Mama ( prototype d’un bulldozer du fait de sa carcasse 2 mètres pour 170 kg !!!!) et de Toa Lobendahn ( plus petit gabarit mais alors une technique à 18 ans…) les deux freshman. Tu aurais même pu citer Viane Talamaivao ( autre freshman qui a presque autant de qualités que les deux précédents), qui a faut un très bon match contre fresno state.
    En parlant de la OL de USC Loïc, ne penses tu pas que ça peut rapidement devenir la meilleur OL universitaire très rapidement.
    Quand je vois déjà les 3 freshmans, qui travail au quotidien avec un Max Tuerk extrêmement performant en centre et qui guide les deux freshmans Mama et Toa en guards. L’opposition au quotidien avec un Williams et même Wood qui est un point essentiel à notre défense. Un Banner qui m’a plus qu’étonné. Athlétiquement parlant c’est un monstre et il a énormément travaillé sa technique de jambes. Et Wheeler qui fait du Wheeler peu compétant en course d’après moi mais extrêmement important contre la passe.
    L’année prochaine, certes il y aura sûrement la perte de Tuerk mais une ligne jeune et déjà mature, tu y ajoute Chris Brown qui pour moi a les qualités d’un Tuerk et aussi, surtout, Edoga (qui espérons le signera chez les Trojans) ça peut devenir une vraie muraille imperméable.
    BANNER – MAMA – LOBENDAHN – TALAMAIVAO – WHEELER ( voir déjà Edoga en LT )

    • Loïc Baruteu

      5 septembre 2014 at 15h19

      Ah merci de me lancer sur ce sujet, j’ai une très grosse estime pour l’importance de l’OL dans une attaque et je me morfondais ces deux dernières années.

      L’arrivée de Tim Drevno pour coacher l’OL est déjà un très gros plus. Sans oublier Khaliel Rodgers et Jordan Simmons. Le premier était RG titulaire durant l’offseason puis sa blessure a laissé le champ libre à Mama. Zach Banner est effectivement un monstre, il dépasse d’une tête tout le monde dans les huddles et l’opération du genou qu’il a effectué lui permet d’être beaucoup plus mobile. Le fait d’être opposé à Leonard Williams est véritablement un plus pour son entraînement.

      L’opposition entre Andrus Peat (#5) et Leonard Williams (#2) promet beaucoup demain soir.

      • Krator

        5 septembre 2014 at 18h19

        Peat vs Williams tout le monde attend ça outre atlantique et je pense que Williams va prendre le déçu sur cette fausse « opposition » du fait de l’ampleur de jeu de Williams qui ne va pas se contenter de foncer tête baissé sur Peat comme tout le monde attend.
        Avec encore un gros match de la OL et de Juju espérons

        • algerino

          7 septembre 2014 at 02h00

          Je dois avouer que je n’avais pas vraiment approfondi ma connaissance de votre OL, mais ils sont vraiment pas mauvais du tout les gros bébés !
          Merci d’avoir battu le Cardinal haha 🙂

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Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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