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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2014 – Week 4

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C’est le grand retour des Espoirs de la draft NFL sur The Blue Pennant !

Comme la saison dernière, Loic Baruteu vous présentera, tous les jeudis, l’actualité des meilleurs prospects pour la draft NFL 2014. Nouveauté pour cette saison : un Top 25 mis à jour chaque semaine avec un focus sur le top 10. De plus, vous saurez « who’s hot » et « who’s cold » !

Top 25 des meilleurs prospects NFL

1. DE Jadeveon Clowney, Jr, South Carolina
Cette semaine : Bye.
Cette saison : 10 tackles (8 solo, 2 ast), 3 TFL, 2 sacks, 1 FF.
Considéré comme l’un des meilleurs prospects défensifs de ces dernières décennies, Jadeveon Clowney est un véritable phénomène. Ses treize sacks l’an passé ont contribué à sa légende et les scouts NFL savent à quoi s’en tenir avec le defensive end bien qu’il ait été limité cette saison à deux sacks et dix tackles en trois matches. A sa décharge, Clowney était attendu au tournant et les linemen adverses sont concentrés sur lui à chaque instant. Il est toutefois si impressionnant que le first pick lui est presque assuré tant la plupart des franchises seraient prêtes à tout pour l’aligner sous leurs couleurs. Surtout son profil lui permet d’être aligné dans n’importe quel schéma défensif, comme DE ou OLB. Pour information, le Gamecock a déjà prévu de subir une opération au pied à l’issue de la saison.
Comparable à : DE Julius Peppers, Chicago Bears.
Destinations probables : N’importe quelle franchise avec le first pick.

2. QB Teddy Bridgewater, Jr, Louisville
Cette semaine : vs. Florida International, W 72-0 ; 17/22 (77.3%), 212 yds, 4 TD, 218.2 QB Rating.
Cette saison : 79/110 (71.8%), 1 214 yds, 14 TD, 1 int, 204.7 QB Rating.
Comparé à Aaron Rodgers ou Tom Brady, le quarterback originaire de Floride semble être le QB parfait pour les principales franchises en quête d’un joueur à ce poste. Bien qu’athlétique et capable de gagner quelques yards à la course de temps en temps, Teddy Bridgewater semble plus à l’aise comme pocket passer. Précis et doté d’un bon bras, il possède également l’intelligence et la capacité de gérer le clutch time. Bridgewater a clairement le potentiel d’un futur franchise player et il devrait logiquement être le premier quarterback appelé à la prochaine draft tant il semble au-dessus du lot dans une classe tout de même riche en qualité et en quantité à ce poste.
Comparable à : QB Aaron Rodgers, Green Bay Packers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Oakland Raiders.

3. OT Taylor Lewan, rSr, Michigan
Cette semaine : vs. Connecticut, W 24-21.
Solide, robuste, Taylor Lewan est un offensive tackle particulièrement doué pour le jeu au sol. Puissant et doté d’une grande force, il peut bouger les défenseurs adverses et semble déjà prêt pour le prochain niveau. Il devra cependant travailler sa couverture de passe car il peut rencontrer des difficultés face aux pass rushers rapides. Tout dépend de sa position d’engagement ; s’il parvient à poser ses mains sur le défenseur alors ce dernier aura toutes les difficultés du monde à se débarrasser de l’imposant Lewan mais dans le cas contraire ce dernier a des risques de se faire dépasser. Il s’était cependant bien débrouillé face à Jadeveon Clowney en janvier dernier.
Comparable à : OT Jake Long, St. Louis Rams.
Destinations probables : San Diego Chargers, Buffalo Bills, Kansas City Chiefs, Arizona Cardinals, Tennessee Titans, St. Louis Rams, Carolina Panthers.

4. OT Cyrus Kouandjio, Jr, Alabama
Cette semaine : vs. Colorado State, W 31-6.
Véritable phénomène à sa sortie de high school, Cyrus Kouandjio avait finalement atterrit à Alabama après quelques pérégrinations du côté d’Auburn. Bien lui en a pris puisque le left tackle titulaire du Tide a déjà remporté deux titres nationaux consécutifs et que son avenir s’annonce brillant en NFL. La qualité des linemen de Nick Saban n’est plus à démontrer et le joueur né au Cameroun a pu évoluer dans une offense où il a bloqué à la course pour Trent Richardson et Eddy Lacy, deux running backs aujourd’hui professionnels. Kouandjio a également à son actif quelques belles prouesses, notamment lors du dernier BCS Bowl face à Notre Dame, qui ont contribué à asseoir sa notoriété auprès des scouts.
Comparable à : OT Branden Albert, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : San Diego Chargers, Buffalo Bills, Kansas City Chiefs, Arizona Cardinals, Tennessee Titans, St. Louis Rams, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers.

5. OLB Anthony Barr, Sr, UCLA
Cette semaine : vs. New Mexico State, W 59-13 ; 3 tackles (2 solo, 1 ast), 1.5 TFL, 1 sack, 1 FF.
Cette saison : 19 tackles (12 solo, 7 ast), 5 TFL, 1 sack, 4 FF.
Ancien running back, Anthony Barr a été converti au poste d’OLB durant le spring practice 2012 des Bruins. A l’issue de sa première année à un nouveau poste auquel il a dû s’adapter rapidement, Barr compilait treize sacks et s’imposait comme l’un des meilleurs pass rushers de Pac-12. Le linebacker s’est par ailleurs illustré en contenant le tight end Zach Ertz face à Stanford l’an dernier, un bon point dans la mesure où les scouts s’intéressent particulièrement aux joueurs à son poste capable de jouer dans plusieurs dimensions et de veiller particulièrement sur les tight ends. Extrêmement vif à l’engagement, Barr dispose ainsi souvent d’un avantage sur son vis-à-vis pour pénétrer le back-field rapidement. Son potentiel est encore inexploité puisqu’il dispute seulement sa seconde saison au poste d’outside linebacker.
Comparable à : OLB Mario Williams, Buffalo Bills.
Destinations probables : New York Giants, Detroit Lions, New York Jets, Jacksonville Jaguars, Buffalo Bills, Arizona Cardinals, Philadelphia Eagles, Minnesota Vikings, Oakland Raiders.

6. OT Jake Matthews, Sr, Texas A&M
Cette semaine : vs. SMU, W 42-13.
De retour en 2013 malgré des projections plutôt bonnes lors de la dernière draft, le right tackle de Johnny Football a conservé sa belle côte de popularité auprès des scouts. Pour la petite histoire, Jake Matthews est le fils de l’immense légende de la NFL Bruce Matthews et il fait partie d’une fratrie qui est entièrement dévouée à l’OL des Aggies (l’aîné Kevin et le cadet Mike, tous deux centers). Il est donc le cousin de Clay Matthews qu’il pourrait avoir à affronter plus ou moins régulièrement en NFL selon sa prochaine destination. Les Lions seraient très intéressés pour l’aligner du côté opposé de Riley Reiff.
Comparable à : OT Joe Staley, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Detroit Lions, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers.

7. QB Brett Hundley, rSo, UCLA
Cette semaine : vs. New Mexico State, W 59-13 ; 23/35 (65.7%), 280 yds, 3 TD, 2 int, 149.8 QB Rating.
Cette saison : 61/92 (66.3%), 848 yds, 8 TD, 3 int, 165.9 QB Rating.
Recruté par Rick Neuheisel pour sa pistol offense, Brett Hundley est indéniablement un quarterback dual-threat qui s’intègre dans un système de spread offense. Peu à l’aise dans la pocket, il a souvent tendance à scrambler mais demeure moins athlétique qu’un Robert Griffin III par exemple. Précis sur passes courtes, Hundley est presque toujours aligné en formation shotgun mais les franchises NFL sont de plus en plus nombreuses à miser sur des quarterbacks capables de prendre leurs jambe à leur cou quand il le faut. Le QB des Bruins n’est qu’à sa deuxième saison sur le terrain mais ses prouesses l’an passé, en particulier son excellent match face à USC, et ses qualités de leadership intéressent forcément les quelques franchises NFL à la recherche d’un quarterback pour 2014.
Comparable à : QB Colin Kaepernick, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Oakland Raiders, Minnesota Vikings.

8. WR Marqise Lee, Jr, Southern California
Cette semaine : vs. Utah State, W 17-14 ; 6 rec, 72 yds.
Cette saison : 23 rec, 293 yds, 1 TD.
Difficile de briller quand Matt Barkley n’est plus là et que le play-calling frileux des Trojans empêche Marqise Lee de s’épanouir. Le dernier vainqueur du Biletnikoff Award n’en reste pas moins un formidable prospect pour les franchises professionnelles. Explosif, véritable menace pour les secondaries adverses, Lee est au top depuis sa saison freshman où il est même parvenu à éclipser Robert Woods. Après quelques drops à l’ouverture de la saison, le receveur d’Inglewood au passé torturé s’est bien repris. Malgré des statistiques décevantes pour un joueur de son calibre, la faute à l’anémie offensive des Trojans, il est redevenu le point d’ancrage du jeu aérien au point que presque la moitié des réceptions de l’équipe ont été concrétisées par Marqise Lee.
Comparable à : WR Victor Cruz, New York Giants.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, Carolina Panthers.

9. DT Louis Nix, rJr, Notre Dame
Cette semaine : vs. Michigan State, W 17-13 ; 6 tackles (1 solo, 5 ast), 1 BrUp.
Cette saison : 14 tackles (7 solo, 7 ast), 1 TFL, 1 BrUp.
L’autre star de la féroce défense 2012 de Notre Dame fait beaucoup moins d’émules que Manti Te’o à l’époque mais son potentiel NFL est encore plus exacerbé. Très agressif, Louis Nix est un monument et colle parfaitement au profil du nose tackle dans une défense 3-4. Il peut malgré tout évoluer dans une formation 4-3. Son potentiel athlétique est impressionnant tant il est capable de se mouvoir sur la ligne pour trouver l’ouverture, même face à des double teams. Confronté l’an passé à Barrett Jones et Chance Warmack au BCS Bowl, Nix a fait plus que se défendre et n’a pas montré de signes de fatigue au cours du match malgré cette rude opposition. Le leader défensif des Irish a les ressources pour devenir un joueur dominant au niveau professionnel.
Comparable à : DT Vince Wilfork, New England Patriots.
Destinations probables : Philadelphia Eagles, New England Patriots, Tennessee Titans, Dallas Cowboys, St. Louis Rams.

10. OLB C.J. Mosley, Sr, Alabama
Cette semaine : vs. Colorado State, W 31-6 ; 9 tackles (4 solo, 5 ast), 1 TFL.
Cette saison : 28 tackles (13 solo, 15 ast), 1 TFL.
Attendu l’an dernier à la draft, C.J. Mosley a décidé de revenir à Alabama une ultime saison, peut être pour essayer de remporter un troisième titre national avec le Tide. Mosley correspond au type des linebackers « sideline-to-sideline » comme les affectionnent les franchises NFL. Il rappelle les 49ers Patrick Willis et NaVorro Bowman pour sa capacité à s’impliquer dans l’action où qu’elle soit sur le terrain.
Comparable à : ILB Patrick Willis, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Minnesota Vikings, Dallas Cowboys, New York Giants, St. Louis Rams, Detroit Lions, Houston Texans.

11. QB Tajh Boyd, rSr, Clemson
Cette semaine : vs. NC State, W 26-14 ; 24/37 (64.9%), 244 yds, 3 TD, 147.0 QB Rating.
Cette saison : 56/90 (62.2%), 683 yds, 6 TD, 148.0 QB Rating.
Comparable à : Robert Griffin III, Washington Redskins.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Oakland Raiders, Minnesota Vikings.

12. WR Sammy Watkins, Jr, Clemson
Cette semaine : vs. NC State, W 26-14 ; 10 rec, 96 yds.
Cette saison : 19 rec, 242 yds, 1 TD.
Comparable à : WR Torrey Smith, Baltimore Ravens.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers.

13. QB Marcus Mariota, rSo, Oregon
Cette semaine : Bye.
Cette saison : 49/82 (59.8%), 889 yds, 7 TD, 179.0 QB Rating.
Comparable à : QB Vince Young.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers.

14. CB Bradley Roby, rJr, Ohio State
Cette semaine : vs. Florida A&M, W 76-0 ; 2 tackles (2 solo), 1 int.
Cette saison : 13 tackles (10 solo, 3 ast), 3 BrUp, 1 int.
Comparable à : CB Brandon Flowers, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : Chicago Bears, Miami Dolphins, Buffalo Bills, Cleveland Browns, Tennessee Titans, New York Giants.

15. TE Austin Seferian-Jenkins, Jr, Washington
Cette semaine : vs. Idaho State, W 56-0 ; 5 rec, 62 yds, 1 TD.
Cette saison : 8 rec, 70 yds, 1 TD.
Comparable à : TE Antonio Gates, San Diego Chargers.
Destinations probables : Cleveland Browns, Kansas City Chiefs, Green Bay Packers, Baltimore Ravens.

16. DE Stephon Tuitt, Jr, Notre Dame
Cette semaine : vs. Michigan State, W 17-13 ; 6 tackles (3 solo, 3 ast), 1 TFL, 1 sack.
Cette saison : 10 tackles (5 solo, 5 ast), 2 TFL, 2 sacks, 1 TD.
Comparable à : DE Marcus Spears, Baltimore Ravens.
Destinations probables : Baltimore Ravens, St. Louis Rams, New England Patriots, New Orleans Saints, Indianapolis Colts, Tampa Bay Buccaneers, Cincinnati Bengals, Chicago Bears.

17. CB Loucheiz Purifoy, Jr, Florida
Cette semaine : vs. Tennessee, W 31-17 ; 2 tackles (2 solo), 1 TFL.
Cette saison : 5 tackles (4 solo, 1 ast), 1 TFL.
Comparable à : CB Champ Bailey, Denver Broncos.
Destinations probables : Cleveland Browns, Miami Dolphins, Chicago Bears, Tennessee Titans.

18. DE Jackson Jeffcoat, Sr, Texas
Cette semaine : vs. Kansas State, W 31-21 ; 5 tackles (3 solo, 2 ast), 2 TFL, 2 sacks.
Cette saison : 22 tackles (10 solo, 12 ast), 3.5 TFL, 2 sacks, 1 BrUp.
Comparable à : OLB John Abraham, Arizona Cardinals.
Destinations probables : Atlanta Falcons, Tampa Bay Buccaneers, Seattle Seahawks.

19. QB Johnny Manziel, rSo, Texas A&M
Cette semaine : vs. SMU, W 42-13 ; 14/21 (66.7%), 244 yds, 1 TD, 1 int, 170.5 QB Rating.
Cette saison : 77/110 (70%), 1 228 yds, 12 TD, 4 int, 192.5 QB Rating.
Il n’y a pas à débattre sur le talent de Johnny Manziel qui est un formidable athlète et un quarterback pourvu d’un excellent bras. Le vainqueur du dernier Heisman Trophy a réalisé une performance fantastique face à Alabama, malgré la défaite, mais le fait qu’il soit un parfait abruti devrait inciter la plupart des franchises à chercher ailleurs. Cette classe de prospects est qui plus est suffisamment fournie en quarterback potentiellement futurs franchise players pour le faire glisser au second, voire au troisième tour.
Comparable à : QB Michael Vick, Philadelphia Eagles.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders.

20. TE Colt Lyerla, Jr, Oregon
Cette semaine : Bye.
Cette saison : 2 rec, 26 yds.
Comparable à : Rob Gronkowski, New England Patriots.
Destinations probables : New England Patriots, Kansas City Chiefs.

21. S Ha’Sean Clinton-Dix, Jr, Alabama
Cette semaine : vs. Colorado State, W 31-6 ; 4 tackles (2 solo, 2 ast).
Cette saison : 16 tackles (8 solo, 8 ast).
Comparable à : S Eric Berry, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : St. Louis Rams, New York Giants.

22. OLB Kyle Van Noy, rSr, Brigham Young
Cette semaine : vs. Utah, L 13-20 ; 8 tackles (5 solo, 3 ast), 1 TFL, 1 BrUp.
Cette saison : 20 tackles (11 solo, 9 ast), 4.5 TFL, 1 sack, 2 BrUp.
Comparable à : OLB Philip Wheeler, Miami Dolphins.
Destinations probables : New Orleans Saints, Atlanta Falcons.

23. OLB Morgan Breslin, Sr, Southern California
Cette semaine : vs. Utah State, W 17-14 ; 4 tackles (4 solo), 3 TFL, 2 sacks.
Cette saison : 9 tackles (7 solo, 2 ast), 5.5 TFL, 4 sacks.
Débarqué de JuCo l’an dernier à USC, Morgan Breslin s’est immédiatement imposé comme le pass rusher le plus féroce d’une défense en difficulté. Avec le renouveau défensif chez les Trojans (la formation « 52 » de Clancy Pendergast), les Californiens sont passés de l’une des pires défenses de première division l’an dernier à l’une des meilleures cette saison. Absent au premier match, Breslin est revenu suffisamment en forme pour débuter la saison avec deux sacks contre Wazzu. Il évolue dans une position hybride DE/OLB très proche de celles de Brian Cushing et Clay Matthews sous l’ère Pete Carroll.
Comparable à : OLB Robert Mathis, Indianapolis Colts.
Destinations probables : Philadelphia Eagles, Green Bay Packers, Baltimore Ravens, Tennessee Titans, Houston Texans.

24. RB Lache Seastrunk, rJr, Baylor
Cette semaine : vs. Louisiana-Monroe, W 70-7 ; 10 att, 156 yds, 1 TD.
Cette saison : 38 att, 417 yds, 6 TD.
Comparable à : RB Jahvid Best, Detroit Lions.
Destinations probables : St. Louis Rams, Cleveland Browns, New York Jets.

25. CB Jason Verrett, Sr, Texas Christian
Cette semaine : Bye.
Cette saison : 15 tackles (10 solo, 5 ast), 2 TFL, 1 sack, 5 BrUp.
Comparable à : CB Brent Grimes, Miami Dolphins.
Destinations probables : Indianapolis Colts, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Tennessee Titans, Carolina Panthers.

L’ancienne gloire universitaire

K Adam Vinatieri, South Dakota State (DII), Indianapolis Colts (NFL)

K Adam Vinatieri, South Dakota State / Indianapolis Colts

Originaire du South Dakota, celui que l’on connait aujourd’hui sous le surnom de « Mr. Clutch » et qui est peut être le meilleur kicker de l’Histoire de la NFL n’a pas toujours été destiné à une telle trajectoire sous les feux de la rampe.

Touche-à-tout, Adam Vinatieri s’illustre au high school en lutte, basketball, soccer, athlétisme et bien sûr football où il évolue comme quarterback et middle linebacker. Nommé dans la first team All-State du South Dakota, le prodige rejoint les Army Black Knights de la United States Military Academy mais il quitte West Point au bout de quelques semaines pour retourner dans sa région natale.

Devenu kicker et punter, Vinatieri remporte deux titres de Division II avec South Dakota State en quatre années et décroche le record du nombre de points inscrits avec cent quatre-vingt-cinq. Il rejoint ensuite les Amsterdam Admirals en NFL Europe où il évolue à nouveau comme kicker et punter durant une saison, à l’issue de laquelle il perd en finale du championnat.

Adam Vinatieri est recruté par les New England Patriots en 1996 avec qui il remportera trois Super Bowls en quatre participations. Sa légende se construit avec certaines des actions les plus anthologiques pour un kicker en NFL. Appelé « Iceman » pour sa résistance face à la pression ou « Automatic Adam » pour sa précision, c’est surtout le surnom de « Mr. Clutch » qui lui reste, notamment en raison de ses deux field goals décisifs lors des Super Bowls 2001 et 2003.

Vainqueur d’une autre bague avec les Indianapolis Colts, chez qui il évolue depuis 2006, Vinatieri figure au Panthéon des kickers et a de grandes chances de rejoindre un jour le Hall of Fame à Canton.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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12 commentaires

12 Comments

  1. dash ampli ing

    26 septembre 2013 at 09h36

    C est peut être mieux pour Manziel de pas tomber dans une équipe du low 5, je le vois pas réussir dans une équipe « faible »

  2. DOWN

    26 septembre 2013 at 10h02

    J’aime bien la phrase concernant J.MANZIEL « mais le fait qu’il soit un parfait abruti devrait inciter la plupart des franchises à chercher ailleurs » ! A voir s’il glissera au 2 ou 3ème tour… Tebow a bien été recruté au 1er tour alors tout est possible.

    • Karim63

      26 septembre 2013 at 11h29

      Ryan Shazier fait-il parti du top 50 des top prospects ? Moi en tout cas je trouve qu’il est juste incroyable !

      • Karim63

        26 septembre 2013 at 13h56

        Oups c’était pas pour te répondre ce commentaire ^^

  3. Loïc Baruteu

    26 septembre 2013 at 14h08

    Au passage j’ai oublié de le mentionner mais je remercie Verchain qui m’a aidé dans les comparaisons des prospects avec leurs aînés professionnels.

    Tim Tebow était un véritable saint et un bulldozer avec les Gators. C’était un pari intéressant pour la NFL pour une franchise qui n’avait rien à perdre et tout à gagner. Johnny Manziel a à peu près le même profil, c’est-à-dire très athlétique, instinctif et pas forcément un bon pocket passer, mais il n’est absolument pas mature ou capable de diriger une escouade de mecs dont certains ont la trentaine. Sans parler des quelques lacunes dans son jeu qui pourraient poser problème au niveau NFL.

    Ryan Shazier est effectivement largement dans le top 50, sa cote a grimpé en flèche ces derniers temps et il pourrait bien figurer dans le top 25 la semaine prochaine !

    • Verchain

      27 septembre 2013 at 07h21

      No problem, Verchain est un travailleur de l’ombre. Gros boulot de ta part sur cet article, chapeau bas… Et je ne vais pas porter notre discussion sur Bridgewater / Rodgers sur la place publique…

      • Nicolas N.

        27 septembre 2013 at 15h59

        Merde, ça m’aurait plus de lire ça, moi…

  4. GreenDay62

    26 septembre 2013 at 18h37

    Apparemment il n’y aura pas de grandes stars au poste de running back à la prochaine draft, vous parlez pas de Todd Gurley, vous en pensez quoi ?

  5. Loïc Baruteu

    26 septembre 2013 at 19h00

    C’est rare que des running backs sortent du lot en général. Concernant Todd Gurley il n’est pas éligible à la draft cette année mais j’imagine que pas mal de scouts ont les yeux rivés sur lui.

  6. vinnyroma

    26 septembre 2013 at 21h50

    Je ne suis pas hyper spécialiste mais je miserais quand même bien sur le RB d’Oregon de’anthony Thomas

  7. pazeltov

    26 septembre 2013 at 23h02

    Quelles sont les conditions pour être éligible à la draft? Comment ca se fait que Manziel soit éligible alors qu’il est sophomore?

  8. Loïc Baruteu

    26 septembre 2013 at 23h55

    Pour être éligible à la draft il faut justifier au moins trois années à l’université. Johnny Manziel est redshirt sophomore, donc éligible. Pour la règle du redshirt c’est un peu plus complexe, en gros c’est une année de transition que n’importe quel joueur peut utiliser une seule fois au cours de sa carrière universitaire. C’est particulièrement le cas des freshmen qui ne sont pas encore prêts à être alignés sur le terrain et qui peuvent bénéficier d’une année pour progresser ou des joueurs blessés gravement.

    Concernant De’Anthony Thomas c’est encore le paradoxe d’Oregon, comme l’explique Verchain dans le mailbag de son dernier #NotImpressed. C’est un joueur qui excelle dans une formation adaptée au jeu universitaire mais qui aura certainement des difficultés au niveau professionnel. En tout cas l’entière majorité des scouts reste sceptique. C’est un peu comme avec LaMichael James.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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