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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2014 – Bowl Games

Loïc Baruteu vous présente, tous les jeudis, l’actualité des meilleurs prospects pour la draft NFL 2014. Nouveauté pour cette saison : un Top 25 mis à jour chaque semaine avec un focus sur le top 10. De plus, vous saurez « who’s hot » et « who’s cold » !

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Loïc Baruteu vous présente, tous les jeudis, l’actualité des meilleurs prospects pour la draft NFL 2014. Nouveauté pour cette saison : un Top 25 mis à jour chaque semaine avec un focus sur le top 10. De plus, vous saurez « who’s hot » et « who’s cold » !

La saison est définitivement bouclée et il est temps maintenant de se tourner vers la draft NFL qui se déroulera du 8 au 10 mai prochain. Contre toute attente certains top prospects ont choisi de rester dans leur université, comme OG Cedric Ogbuehi (Texas A&M) ou OT Cameron Erving (Florida State) mais d’autres ont pris l’étonnante décision de se présenter chez les pros. Place maintenant à quelques mois de spéculation intense et d’observation pointilleuse pour anticiper quelles seront les futures stars de la NFL.

Top 25 des meilleurs prospects NFL

1. DE Jadeveon Clowney, Jr, South Carolina (+1)
Capital One Bowl : vs. Wisconsin, W 34-24 ; 5 tackles (4 solo), 1 TFL, 2 BrUp.
Cette saison : 40 tackles (28 solo), 11.5 TFL, 3 sacks, 4 BrUp, 1 FF.
Pas de sack face à Wisconsin mais Jadeveon Clowney a été un vrai poison pour l’attaque adverse et il a montré toute sa rage et sa puissance sur plusieurs actions décisives, notamment en fin de rencontre; le Gamecock a dévié deux passes dans le dernier quart-temps, dont une qui a ensuite été interceptée. Si Clowney a été beaucoup critiqué cette saison, il n’en demeure pas moins l’un des meilleurs prospects de cette cuvée. Souvent très bien bloqué par ses adversaires, il a néanmoins permis à ses partenaires de briller.
Comparable à : DE Julius Peppers, Chicago Bears.
Destinations probables : Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Minnesota Vikings, Atlanta Falcons, St. Louis Rams.

2. OT Jake Matthews, Sr, Texas A&M (+1)
Chick-fil-A Bowl : vs. Duke, W 52-48.
Jake Matthews a une fois de plus impressionné dans le Chick-fil-A Bowl et il a quasiment assuré sa place dans le top 5 de la draft, sauf surprise. Doté d’une excellente technique, le meilleur left tackle de cette classe possède la puissance suffisante et les capacités athlétiques pour résister à tous les types de pass rushers au niveau NFL et Matthews devrait rapidement s’établir dans la Ligue, que ce soit à gauche ou à droite de la ligne offensive. Le lineman de Texas A&M n’est pas un mauler mais il compense lors des phases à la course par son application. Il possède en outre un bon CV puisqu’il a protégé Johnny Manziel pendant plusieurs saisons et un excellent pedigree puisqu’il est le fils de Bruce Matthews et le cousin de Clay Matthews.
Comparable à : OT Joe Staley, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins.

3. QB Teddy Bridgewater, Jr, Louisville (-2)
Russell Athletic Bowl : vs. Miami (FL), W 36-9 ; 35/45 (77.8%), 447 yds, 3 TD, 183.2 QB Rating, 1 rush. TD.
Cette saison : 303/427 (71.0%), 3 970 yds, 31 TD, 4 int, 171.1 QB Rating, 1 rush. TD.
Face à une équipe de Miami (FL) qui a déçu toute la saison, Teddy Bridgewater se devait de terminer en beauté sa carrière universitaire. Pressenti pour être sélectionné en première position à la draft par les Houston Texans, le quarterback a sorti un match exceptionnel face aux Hurricanes. Originaire de Floride, Bridgewater s’est montré très solide face aux équipes de cet Etat en 2013 et Miami et Jacksonville ont du soucis à se faire en NFL. La belle fin de saison du QB des Cardinals a rassuré les franchises professionnelles intéressées.
Comparable à : QB Aaron Rodgers, Green Bay Packers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

4. WR Sammy Watkins, Jr, Clemson (+1)
Orange Bowl : vs. Ohio State, W 40-35 ; 16 rec, 227 yds, 2 TD.
Cette saison : 101 rec, 1 464 yds, 12 TD.
Inarrêtable cette saison, l’explosif receveur de Clemson a été éblouissant face à Ohio State dont il a torturé la défense tout au long du match. Sammy Watkins a permis à son quarterback Tajh Boyd de briller pour son dernier match universitaire et ce dernier pourra le remercier lorsqu’il sera sélectionné à la draft par une franchise séduite par son profil. Avec un impressionnant total de seize réceptions et deux touchdowns lors de l’Orange Bowl, Watkins clôt de la meilleure des façons sa carrière universitaire et les defensive backs professionnels peuvent déjà s’attendre à une rude opposition avec le Tiger.
Comparable à : WR Torrey Smith, Baltimore Ravens.
Destinations probables : Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Cleveland Browns.

5. OT Greg Robinson, rSo, Auburn (N)
BCS National Championship : vs. Florida State, L 31-34.
Personne ne s’attendait à ce que l’offensive tackle d’Auburn ne se présente déjà à la draft mais l’excellente saison des Tigers a mis en lumière le travail phénoménal effectué par Greg Robinson en protection de passe et en jeu de course. Considéré comme le favori pour le first pick 2015, Robinson a décidé de s’inscrire pour passer pro après avoir reçu une évaluation de premier tour par le NFL draft advisory board. L’OT d’Auburn est désigné comme l’un des meilleurs bloqueurs à son poste et il devrait être choisi dans le top 10 en mai prochain.
Comparable à : OG Chance Warmack, Tennessee Titans.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins.

6. OLB Khalil Mack, rSr, Buffalo (=)
Famous Idaho Potato Bowl : vs. San Diego State, L 24-49 ; 6 tackles (5 solo), 1 BrUp.
Cette saison : 100 tackles (56 solo), 19 TFL, 10.5 sacks, 7 BrUp, 5 FF, 3 int, 2 TD.
Difficile de classer Khalil Mack puisqu’il n’a pas affronté beaucoup d’adversaires redoutables cette saison, hormis Ohio State dont il avait martyrisé la ligne offensive en ouverture, et le linebacker n’a pas été brillant dans la défaite des Bulls face à San Diego State. Pour autant Mack est sûrement le joueur le plus polyvalent de cette cuvée à son poste car il est aussi bon en pass rush qu’en couverture et sa cote dépendra surtout de l’affection que lui porteront les franchises en début de premier tour. Le linebacker de Buffalo pourrait être un steal s’il descend dans la draft comme certains experts l’imaginent, entre le dixième et le quinzième choix.
Comparable à : OLB Von Miller, Denver Broncos.
Destinations probables : Buffalo Bills, Pittsburgh Steelers, Tampa Bay Buccaneers, Atlanta Falcons, New York Giants, Tennessee Titans.

7. OLB Anthony Barr, Sr, UCLA (-3)
Sun Bowl : vs. Virginia Tech, W 42-12 ; 3 tackles (0 solo).
Cette saison : 66 tackles (43 solo), 20 TFL, 10 sacks, 1 BrUp, 6 FF, 1 FR.
Comme Khalil Mack, Anthony Barr pourrait chuter dans la draft et même un peu plus que le joueur de Buffalo, jusqu’à la fin du premier tour. En cause, quelques imperfections comme l’habitude pour le Bruin de manquer certains plaquages dans l’open field et son manque de technique en pass rush. Pourtant ses statistiques cette saison et ses capacités athlétiques font de lui un prospect intéressant pour une défense 3-4 et il ne fait aucun doute qu’une franchise donnera sa chance à Barr qui a le talent pour devenir une menace défensive, à condition de se perfectionner techniquement.
Comparable à : OLB Mario Williams, Buffalo Bills.
Destinations probables : New York Giants, Jacksonville Jaguars, Arizona Cardinals, Oakland Raiders, Cleveland Browns, Minnesota Vikings, Atlanta Falcons, Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans.

8. CB Darqueze Dennard, Sr, Michigan State (+10)
Rose Bowl : vs. Stanford, W 24-20 ; 3 tackles (0 solo), 1 TFL.
Cette saison : 62 tackles (33 solo), 3.5 TFL, 10 BrUp, 2 FF, 4 int.
C’est la valeur qui monte et la victoire convaincante des Spartans dans le match ultra-défensif attendu au Rose Bowl contre Stanford a joué en sa faveur. Désormais considéré de loin comme le meilleur cornerback de cette classe, Darqueze Dennard est même comparé au tout-puissant Darrelle Revis. Cependant le cornerback de Michigan State ne possède peut être pas les capacités athlétiques suffisantes pour exceller en 1-on-1 man et il devrait plutôt convenir à une couverture de zone du fait de sa capacité à reconnaître et anticiper le jeu. Cette classe est suffisamment faible en prospects défensifs pour que Dennard soit sélectionné assez haut en dépit de ses quelques faiblesses.
Comparable à : CB Alfonzo Dennard, New England Patriots.
Destinations probables : Green Bay Packers, Cleveland Browns, Tennessee Titans, Chicago Bears, Detroit Lions, Dallas Cowboys, Carolina Panthers, San Francisco 49ers, New England Patriots.

9. QB Johnny Manziel, rSo, Texas A&M (-1)
Chick-fil-A Bowl : vs. Duke, W 52-48 ; 30/38 (78.9%), 382 yds, 4 TD, 198.1 QB Rating, 1 rush. TD.
Cette saison : 300/429 (69.9%), 37 TD, 13 int, 172.9 QB Rating, 8 rush. TD.
Johnny Football (et non Johnny Basketball) a marqué de son empreinte l’histoire de Texas A&M et du college football en étant le premier freshman à recevoir le Heisman Trophy puis avec la victoire surprenante des Aggies en 2012 face à Alabama. Malgré un bilan moins brillant en 2013, Manziel n’en a pas moins fait parler de lui tout au long de la saison et il a su se montrer décisif, comme face à Duke en guise d’adieu à son public. Pour l’instant, difficile de prédire la place du quarterback à la prochaine draft tant son profil est intrigant; à peine plus grand que Russell Wilson, certains experts émettent des doutes sur la capacité de Manziel à adapter son jeu au niveau professionnel.
Comparable à : QB Michael Vick, Philadelphia Eagles.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

10. QB Blake Bortles, rJr, Central Florida (N)
Fiesta Bowl : vs. Baylor, W 52-42 ; 20/31 (64.5%), 301 yds, 3 TD, 2 int, 165.1 QB Rating, 1 rush. TD.
Cette saison : 259/382 (67.8%), 3 581 yds, 25 TD, 9 int, 163.4 QB Rating, 6 rush. TD.
Ancien tight end, Blake Bortles a vu sa cote grimper en flèche en fin de saison et le quarterback que tout le monde attendait dans les premières places de la draft 2015 a décidé de sauter le pas prématurément. Doté du gabarit idéal pour son poste (1m93, 103 kg) mais surtout de capacités athlétiques impressionnantes pour un QB, Bortles a été le principal artisan de la victoire surprise de Central Florida face au favori Baylor dans le Fiesta Bowl. Les scouts NFL ont certainement un œil sur lui depuis son impressionnante campagne sophomore en 2012 et son combine sera très intéressant à suivre afin de juger des capacités athlétiques de Blake Bortles face aux autres quarterbacks.
Comparable à : QB Cameron Newton, Carolina Panthers.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

11. WR Mike Evans, rSo, Texas A&M (-2)
Chick-fil-A Bowl : vs. Duke, W 52-48 ; 4 rec, 72 yds.
Cette saison : 69 rec, 1 394 yds, 12 TD.
Comparable à : WR Vincent Jackson, Tampa Bay Buccaneers.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers, Carolina Panthers, Cleveland Browns, Houston Texans.

12. ILB C.J. Mosley, Sr, Alabama (+1)
Sugar Bowl : vs. Oklahoma, L 31-45 ; 6 tackles (5 solo).
Cette saison : 108 tackles (62 solo), 9 TFL, 5 BrUp, 1 FF.
Comparable à : ILB Patrick Willis, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Minnesota Vikings, Dallas Cowboys, New York Giants, St. Louis Rams, Detroit Lions, Houston Texans, Atlanta Falcons, Buffalo Bills, New Orleans Saints.

13. WR Marqise Lee, Jr, Southern California (+3)
Las Vegas Bowl : vs. Fresno State, W 45-20 ; 7 rec, 118 yds, 2 TD.
Cette saison : 57 rec, 791 yds, 4 TD.
Comparable à : WR Victor Cruz, New York Giants.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers, Carolina Panthers, Cleveland Browns.

14. TE Eric Ebron, rJr, North Carolina (N)
Belk Bowl : vs. Cincinnati, W 39-17 ; 7 rec, 78 yds.
Cette saison : 62 rec, 973 yds, 3 TD.
Comparable à : TE Vernon Davis, San Francisco 49ers.
Destinations probables : New York Giants, New York Jets, Green Bay Packers, Carolina Panthers, Kansas City Chiefs.

15. QB Derek Carr, rSr, Fresno State (-8) COLD
Las Vegas Bowl : vs. Southern California, L 20-45 ; 29/54 (53.7%), 216 yds, 2 TD, 1 int, 95.8 QB Rating.
Cette saison : 453/659 (68.7%), 5 082 yds, 50 TD, 8 int, 156.1 QB Rating, 2 rush. TD.
L’attaque explosive et prolifique de Fresno State n’a pas réussi à s’affirmer face à la solide défense des Trojans qui a mis à mal Derek Carr avec une pression constante et une bonne couverture de passe. Le petit frère de David Carr a rapidement déchanté face à la meilleure défense qu’il a eu à affronter cette saison mais la valeur des quarterbacks demeure très haute à l’approche de la draft et le leader des Bulldogs peut compter sur son bras canon pour séduire certaines franchises.
Comparable à : QB Jay Cutler, Chicago Bears.
Destinations probables : Arizona Cardinals, Jacksonville Jaguars, Tennessee Titans, Cleveland Browns, Philadelphia Eagles, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Houston Texans, Minnesota Vikings.

16. OT Cyrus Kouandjio, Jr, Alabama (-5)
Sugar Bowl : vs. Oklahoma, L 31-45.
Comparable à : OT Branden Albert, Kansas City Chiefs.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins, San Diego Chargers, New England Patriots.

17. DT Ra’Shede Hageman, rSr, Minnesota (N)
Cette semaine : vs. Wisconsin, L 7-20 ; 3 tackles (3 solo), 2 TFL.
Cette saison : 32 tackles (20 solo), 11 TFL, 2 sacks, 7 BrUp, 2 kicks blocked, 1 int.
Comparable à : DT Marcell Dareus, Buffalo Bills.
Destinations probables : New England Patriots, Seattle Seahawks, Dallas Cowboys, Chicago Bears, New Orleans Saints, Green Bay Packers, Miami Dolphins.

18. OT Taylor Lewan, rSr, Michigan (-6)
Buffalo Wild Wings Bowl : vs. Kansas State, L 14-31.
Comparable à : OT Jake Long, St. Louis Rams.
Destinations probables : Tampa Bay Buccaneers, Tennessee Titans, Arizona Cardinals, Carolina Panthers, Pittsburgh Steelers, New York Giants, St. Louis Rams, Atlanta Falcons, Oakland Raiders, Buffalo Bills, Miami Dolphins, San Diego Chargers, New England Patriots.

19. WR Kelvin Benjamin, rSo, Florida State (N) HOT
BCS National Championship : vs. Auburn, W 34-31 ; 4 rec, 54 yds, 1 TD.
Cette saison : 54 rec, 1 011 yds, 15 TD.
Épanoui cette année au côté du vainqueur du Heisman Trophy, Jameis Winston, le jeune receveur des Seminoles a décidé de se présenter à la draft NFL après une saison prolifique et couronnée d’un titre national. Pour les médias, Kelvin Benjamin évoque déjà le grand Calvin Johnson du fait de son gabarit (1m96, 106 kg) mais de son propre aveu le receveur de Florida State était déjà comparé à Megatron lorsqu’il était au high school. Pour l’anecdote, c’est Benjamin qui a capté la dernière passe du BCS National Championship pour un touchdown dans les dernières secondes, synonyme de victoire pour les Seminoles. Son combine sera très intéressant à suivre pour connaître les réelles capacités athlétiques de l’imposant receveur.
Comparable à : WR Calvin Johnson, Detroit Lions.
Destinations probables : New York Jets, Pittsburgh Steelers, Oakland Raiders, Tampa Bay Buccaneers, Baltimore Ravens, Kansas City Chiefs, Philadelphia Eagles, San Francisco 49ers, Carolina Panthers, Cleveland Browns.

20. CB Justin Gilbert, Sr, Oklahoma State (+2)
Cotton Bowl : vs. Missouri, L 31-41 ; 2 tackles (2 solo), 1 int.
Cette saison : 42 tackles (37 solo), 7 BrUp, 7 int, 3 TD.
Comparable à : CB Josh Norman, Carolina Panthers.
Destinations probables : Green Bay Packers, Cleveland Browns, Tennessee Titans, Chicago Bears, Detroit Lions, Dallas Cowboys, Carolina Panthers, San Francisco 49ers, New England Patriots.

21. OLB Ryan Shazier, Jr, Ohio State (-7)
Orange Bowl : vs. Clemson, L 35-40 ; 9 tackles (7 solo).
Cette saison : 144 tackles (102 solo), 23.5 TFL, 7 sacks, 4 BrUp, 4 FF, 1 punt blocked.
Comparable à : OLB Daryl Washington, Arizona Cardinals.
Destinations probables : Atlanta Falcons, Cincinnati Bengals, Washington Redskins, Buffalo Bills, Detroit Lions.

22. TE Jace Amaro, Jr, Texas Tech (-7)
Holiday Bowl : vs. Arizona State, W 37-23 ; 8 rec, 112 yds.
Cette saison : 106 rec, 1 352 yds, 7 TD.
Comparable à : TE Jermichael Finley, Green Bay Packers.
Destinations probables : Green Bay Packers, Kansas City Chiefs, Pittsburgh Steelers, New England Patriots, New York Jets.

23. DE Kony Ealy, rJr, Missouri (N)
Cotton Bowl : vs. Oklahoma State, W 41-31 ; 6 tackles (4 solo), 2 TFL, 2 sacks, 1 BrUp.
Cette saison : 42 tackles (30 solo), 14 TFL, 8 sacks, 6 BrUp, 3 FF, 1 int, 1 TD.
Comparable à : OLB Aldon Smith, San Francisco 49ers.
Destinations probables : Dallas Cowboys, Tennessee Titans, Chicago Bears, Cleveland Browns, San Diego Chargers.

24. DT Louis Nix, rJr, Notre Dame (-5)
Pinstripe Bowl : vs. Rutgers, W 29-16 ; Did not play.
Cette saison : 27 tackles (11 solo), 2 TFL, 2 BrUp.
Comparable à : DT Vince Wilfork, New England Patriots.
Destinations probables : Philadelphia Eagles, New England Patriots, Tennessee Titans, Dallas Cowboys, St. Louis Rams, Minnesota Vikings, New York Giants, Atlanta Falcons, New Orleans Saints.

25. DE Stephon Tuitt, Jr, Notre Dame (=)
Pinstripe Bowl : vs. Rutgers, W 29-16 ; 4 tackles (1 solo), 1.5 TFL, 1.5 sacks.
Cette saison : 49 tackles (24 solo), 9 TFL, 7.5 sacks, 2 BrUp, 1 FF, 1 int, 1 TD.
Comparable à : DE Marcus Spears, Baltimore Ravens.
Destinations probables : Baltimore Ravens, St. Louis Rams, New England Patriots, New Orleans Saints, Indianapolis Colts, Tampa Bay Buccaneers, Cincinnati Bengals, Chicago Bears.

L’ancienne gloire universitaire

QB Peyton Manning, Tennessee / Denver Broncos

Tout le monde connait Peyton Manning et son immense carrière en NFL, auréolée de quatre titres de MVP et d’une victoire au Super Bowl, mais peu de gens savent que le quarterback a été une vedette du college football avec les Tennessee Volunteers et que son avenir était tout tracé jusqu’au niveau professionnel.

Né à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, Peyton est le fils d’Archie Manning, un grand quarterback à Ole Miss puis aux New Orleans Saints. Son grand frère Cooper est également une vedette du football au high school mais il doit mettre un terme à sa carrière universitaire pour des raisons médicales. Le cadet, Eli, suit les traces de son grand frère Peyton au poste de quarterback. C’est déjà un bon modèle au high school puisqu’il conduit son équipe à un bilan de trente-quatre victoires pour seulement cinq défaites durant les trois saisons où il est titulaire à la Isidore Newman School. Très convoité, le jeune prodige choisit Tennessee pour son cursus et sa carrière universitaires alors que tout le monde s’attendait à ce qu’il rejoigne Ole Miss, l’alma mater de son père.

Troisième dans le depth chart lors de sa saison freshman, Peyton Manning foule néanmoins le terrain prématurément avec les blessures des deux autres quarterbacks situés avant lui dans la hiérarchie de l’équipe. Il est nommé SEC Freshman of the Year. C’est en 1995 pour sa seconde année qu’il est définitivement titulaire et qu’il mène les Vols à une saison presque parfaite, avec seulement une défaite face à Florida mais la troisième place nationale et une victoire contre Ohio State au Citrus Bowl. Le quarterback de Tennessee finit déjà sixième au classement du Heisman Trophy.

L’année suivante, les Volunteers sont considérés parmi les favoris pour le titre national mais une nouvelle défaite face à Florida, durant laquelle Peyton Manning est intercepté quatre fois, puis une autre face à Memphis mettent un terme à leurs espoirs et Tennessee se contente de remporter à nouveau le Citrus Bowl, cette fois face à Northwestern avec quatre touchdowns et la récompense de MVP du match. Bien qu’il ait obtenu son diplôme en communication en seulement trois ans et qu’il soit annoncé comme le top pick de la draft, le QB décide de rester pour son année senior.

En 1997, pour la troisième année consécutive, Peyton Manning s’incline face aux Gators mais les Vols terminent tout de même leur saison avec un bilan de 13-1, ce qui leur permet de finir à la troisième place du classement national, de remporter le titre de conférence SEC face à Auburn puis d’affronter Nebraska, numéro deux, à l’Orange Bowl. En cas de victoire de Tennessee et de défaite de Michigan, numéro un, au Rose Bowl, les Volunteers auraient enfin pu remporter le titre national mais le jeu de course surpuissant des Cornhuskers inflige une cuisante défaite à Manning et ses équipiers. Celui-ci remporte pléthore de récompenses; nommé All-American, il reçoit entre autres le Maxwell Award, le Johnny Unitas Award ou encore le Davey O’Brien Award.

Le quarterback décroche de nombreux records à Tennessee et dans la SEC et son numéro 16 est retiré par les Volunteers. Malgré des doutes concernant sa force et sa mobilité, Peyton Manning est sélectionné avec le premier choix de la draft 1998 par les Indianapolis Colts. Au cours de sa carrière NFL il a remporté quatre titres de MVP, un Super Bowl et a été nommé treize fois au Pro Bowl et sept fois dans dans l’AP First-Team All-Pro. L’ancien Vol a établi la majorité des records offensifs à Indianapolis avant de rejoindre les Denver Broncos en 2012, après une saison hors du terrain. Il a d’ailleurs été désigné AP NFL Comeback Player of the Year lors de sa première saison dans le Colorado pour s’être remis d’une blessure extrême au cou.

A l’heure d’affronter les New England Patriots de son meilleur ennemi Tom Brady en finale de conférence AFC, Peyton Manning est considéré comme l’un des meilleurs quarterbacks de l’histoire de la grande Ligue. Le quarterback des Patriots porte d’ailleurs son rival en très haute estime, comme il l’a déjà déclaré : « Pour moi, il est le meilleur de tous les temps. C’est un ami, et quelqu’un que j’observe et que j’admire depuis toujours, parce qu’il veut toujours progresser, il veut toujours être meilleur. »

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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1 commentaire

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  1. Luzoan

    17 janvier 2014 at 11h34

    Super article Monsieur Loic, bien raconté, l histoire de Manning!

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NFL Draft

La liste des underclassmen se présentant à la draft NFL 2021

Depuis plusieurs années, la liste des underclassemen ne cesse de s’allonger à un point tel que ce sont plus d’une centaine de joueurs qui se présentent désormais avant la date limite fixée, cette année, au 18 janvier 2021.

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WR Ja'Marr Chase, LSU - Crédit photo : Kevin C. Cox, Getty Images

Après trois saisons d’éligibilité au sein d’un programme universitaire, tous les athlètes-étudiants (redshirt sophomore ou junior, donc) ont la possibilité de faire le saut chez les professionnels de la NFL sans avoir complété leurs quatre saisons d’éligibilité maximale : on les nomme les underclassmen.

En quoi les choses sont-elles différentes en 2021?

La NCAA a accordé exceptionnellement à chaque athlète-étudiant une année d’éligibilité supplémentaire en raison de la crise sanitaire dûe à la pandémie de covid-19 ce qui complexifie légèrement le processus. Selon les règles habituelles, un athlète-étudiant dispose de cinq années civiles au cours desquelles il peut jouer jusqu’à quatre ans au sein d’un programme de football. Cependant, cette nouvelle règle exceptionnelle de la NCAA en 2020 signifie désormais qu’un athlète-étudiant peut jouer une cinquième année, et son éligibilité est désormais répartie sur six années civiles et non cinq.

Par conséquent, à l’approche de la draft NFL 2021, tous les athlètes-étudiants auront encore une année d’éligibilité en NCAA, ce qui en fera de facto tous des underclassmen qui devront se déclarer avant la date limite. En raison du caractère exceptionnel de cette année, il est possible que la NFL accorde un délai supplémentaire aux athlètes-étudiants seniors qui ne se seraient pas déclarés avant la date limite du 18 janvier 2021. De plus, les invitations pour le scouting combine de la NFL pour les prospects seniors qui ne se sont pas encore déclarés à temps seront probablement retardées.

Cette situation inhabituelle affecte également les scouts NFL, qui ne sont pas autorisés à interagir avec les athlètes-étudiants encore éligibles au niveau NCAA. Ainsi, dans l’état actuel des choses, les scouts ne sont pas en mesure de communiquer avec un joueur senior dont la saison est terminée et qui n’aurait pas officiellement annoncé se présenter à la draft NFL 2021.

La liste ci-dessous comprend donc tous les joueurs underclassmen (redshirt sophomore et junior) ayant récemment renoncé à leur année d’éligibilité NCAA en 2021 et tous les athlètes-étudiants seniors qui ont décidé de ne pas jouer en 2020 en raison de la pandémie de covid-19.

Les underclassmen de présentant à la draft 2021

PosteNomUniversité
SAashari CrosswellArizona State
WRAnthony SchwartzAuburn
WRSeth WilliamsAuburn
TEHunter LongBoston College
LBIsaiah McDuffieBoston College
RBJaret PattersonBuffalo
OLBrady ChristensenBYU
WRDax MilneBYU
QBZach WilsonBYU
OLJames HudsonCincinnati
OLJackson CarmanClemson
QBTrevor LawrenceClemson
WRWarren JacksonColorado State
DEChris Rumph IIDuke
WRBlake ProehlEast Carolina
KEvan McPhersonFlorida
TEKyle PittsFlorida
CB Marco WilsonFlorida
OLCalvin AshleyFlorida A&M (FCS)
DEJoshua KaindohFlorida State
CBAsante Samuel JrFlorida State
CBTyson CampbellGeorgia
CBTrey HillGeorgia
QBJamie NewmanGeorgia
CBEric StokesGeorgia
LBAzeez OjulariGeorgia
OGKendrick GreenIllinois
SChristian UphoffIllinois State (FCS)
DTDaviyon NixonIowa
RBPooka Williams JrKansas
DEWyatt HubertKansas State
WRIsaiah McKoyKent State
LBJamin DavisKentucky
CBKelvin JosephKentucky
WRTutu AtwellLouisville
RBJavian HawkinsLouisville
WRJa’Marr ChaseLSU
WRTerrace Marshall JrLSU
DTTyler ShelvinLSU
CBKary Vincent JrLSU
RBKenneth GainwellMemphis
TEBrevin JordanMiami
DEJaelen PhillipsMiami
DEGregory RousseauMiami
WRNico CollinsMichigan
OLJalen MayfieldMichigan
LBCameron McGroneMichigan
CBAmbry ThomasMichigan
CBShakur BrownMichigan State
WRRashod BatemanMinnesota
CBBenjamin St-JusteMinnesota
SMarcus MurphyMississippi State
LBNick BoltonMissouri
OLLarry BoromMissouri
DTAlim McNeillNorth Carolina State
WRDyami BrownNorth Carolina
RBJavonte WilliamsNorth Carolina
QBTrey LanceNorth Dakota State (FCS)
OLSpencer BrownNorthern Iowa (FCS)
DEElerson SmithNorthern Iowa (FCS)
CBGreg Newsome IINorthwestern
OLRashawn SlaterNorthwestern
OL Aaron BanksNotre Dame
LBJeremiah Owusu-KoramoahNotre Dame
TETommy TrembleNotre Dame
OLAdrian EalyOklahoma
OLCreed HumphreyOklahoma
CBTre NorwoodOklahoma
DERonnie PerkinsOklahoma
RBChuba HubbardOklahoma State
WRElijah MooreOle Miss
SBrady BreezeOregon
SJevon HollandOregon
OTPenei SewellOregon
CBThomas Graham JrOregon
RBJermar JeffersonOregon State
CBNahshon WrightOregon State
TEPat FreiermuthPenn State
DEJayson OwehPenn State
LBMicah ParsonsPenn State
SParis FordPittsburgh
DTJalen TwymanPittsburgh
CBDarren HallSan Diego State
CBJaycee HornSouth Carolina
LBErnest JonesSouth Carolina
SIsrael MukuamuSouth Carolina
WRCade JohnsonSouth Dakota State (FCS)
CBPaulson AdeboStanford
WRSimi FehokoStanford
OTWalker LittleStanford
SAndre CiscoSyracuse
CBIfeatu MelifonwuSyracuse
STrill WilliamsSyracuse
STrevon MoehrigTCU
SAr’Darius WashingtonTCU
TEPro WellsTCU
CBBryce ThompsonTennessee
OTSamuel CosmiTexas
WRBrennan EaglesTexas
DEJoseph OssaiTexas
SCaden SternsTexas
WRJhamon AusbonTexas A&M
DTBobby Brown IIITexas A&M
LB Anthony Hines IIITexas A&M
OLJack AndersonTexas Tech
LBZaven CollinsTulsa
LBJordan SmithUAB
CBTay GowanUCF
CBOlaijah GriffinUSC
STalanoa HufangaUSC
WRAmon-Ta St.BrownUSC
DTJay TufeleUSC
DTMarlon TuipulotuUSC
OLAlijah Vera-TuckerUSC
OLChristian DarrisawVirginia Tech
CBCaleb FarleyVirginia Tech
WRSage SurrattWake Forest
DTLevi OnwuzurikeWashington
LBJoe TryonWashington
CBRachad WildgooseWisconsin
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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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