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Conférence SEC : la fin de la suprématie d’Alabama ?

Alabama et Georgia se partagent le titre de champion de SEC depuis 5 ans : les destins du Crimson Tide et des Bulldogs sont-ils encore irrémédiablement liés en 2019 ?

Crédit photo : Jason Getz-USA TODAY Sports

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Prédictions 2019 dans la conférence SEC

Champion 2019 : Alabama.
Champion de division East : Georgia.
Champion de division West : Alabama.
MVP : QB Tua Tagovailoa, Alabama.
Meilleur joueur offensif : RB Ke’Shawn Vaughn, Vanderbilt.
Meilleur joueur défensif : DE Nick Coe, Auburn.
Freshman de l’année : RB John Emery, LSU.
Prospects NFL à suivre : QB Tua Tagovailoa (Alabama), WR Jerry Jeudy (Alabama), OT Andrew Thomas (Georgia), DT Derrick Brown (Auburn), DE Raewkwon Davis (Alabama), LB Jacob Phillips (LSU), LB Dylan Moses (Alabama), K’Lavon Chaisson (LSU), S Grant Delpit (LSU), CB C.J. Henderson (Florida).

Du 10 août au 22 août 2019, The Blue Pennant vous a présenté les principaux programmes de la conférence SEC :
Alabama Crimson Tide
Arkansas Razorbacks
Auburn Tigers
Florida Gators
Georgia Bulldogs
LSU Tigers
Missouri Tigers
Texas A&M Aggies
Tennessee Volunteers

Tour d’horizon dans la conférence SEC

Une finale jouée d’avance ?

C’est presque un vrai paradoxe. Considérée comme la conférence la plus huppée et la plus dense en talent du Power 5, la SEC semble aussi se distinguer par son côté disparate. Car qui pourrait disputer la suprématie annoncée d’Alabama et de Georgia dans leur division respective ?

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Oui, Florida a une chance, avec en plus une confrontation face aux Bulldogs, sur terrain neutre à Jacksonville. Oui, LSU et Texas A&M ont des arguments pour surprendre, au vu de leur défense et du développement continu de leur quarterback. Oui, Auburn a déjà réussi à mâter ‘Bama lors de l’Iron Bowl, comme en 2017. Mais sur le papier, l’escouade du Tide et des Dawgs est tellement riche que même en gagnant une bataille, les opposants ne sont pas sûrs de gagner la guerre de la saison régulière, et son allure de marathon.

L’Ouest vraiment plus forte ?

L’autre question qui se pose concerne l’écart de niveau entre les deux divisions. Et dans le sillage de ‘Bama, l’Ouest a l’air plus fringant et en capacité de qualifier au moins quatre équipes pour un bowl du Nouvel An. Mais cette impression est-elle fondée ?

On est en droit de se le demander, au vu des bilans de 2018. Non content d’aligner plus de programmes à au moins six victoires (six contre cinq pour les voisins), l’Est a aussi remporté le duel des « cross-divisionals », avec neuf manches en sa faveur, contre six pour l’Ouest. Certes, la domination annoncée de Florida et Georgia pourraient coûter quelques plumes aux seconds couteaux de la division, mais des programmes rodés comme Missouri ou South Carolina ont des arguments pour être de belles surprises (les Tigers seront malgré tout privés de bowl pour raisons académiques, ndlr).

Mot d’ordre : stabilité

Compétitive, la SEC n’est pas forcément impatiente. Pour preuve, l’absence de changement de head coach pendant l’intersaison. Il s’agit de la seule conférence du Power 5 à ne pas avoir virer de technicien principal.

Les modifications sont plus notables en termes de coordinateur : 11 nouvelles têtes sur 28 possibles, dont l’intégralité du casting changé à Alabama, Georgia, Ole Miss et Tennessee. Six équipes ont changé de play-callers offensifs, ce qui pourrait redistribuer quelques cartes, au-delà des six nouveaux quarterbacks aux commandes (Kelly Bryant, Riley Neal, Joey Gatewood ou Bo Nix, Keytaon Thompson, Ben Hicks, Matt Corral).

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Match de l’année

30 novembre, Auburn vs. Alabama
C’est l’une des affiches incontournables de la conférence SEC et de la division Ouest. C’est aussi et surtout l’une des rares étapes piégeuses pour Alabama ces dernières années.

En 2013, l’historique Kick-Six de Chris Davis avait privé le Tide d’une finale BCS tout en permettant à Auburn d’aller défier (en vain) Florida State pour le titre. En 2017, les Tigers avaient éjecté le voisin d’une finale de conférence en dominant dans les tranchées et en allant se frotter (en vain) à Georgia pour le titre de la SEC. Les joueurs de Nick Saban savent donc que l’Iron Bowl n’est jamais à prendre à la légère, encore moins en dernière semaine de saison régulière, au Jordan Hare Stadium.

Certains matchups en font déjà saliver plus d’un, comme le duel entre la O-Line de Bama et le front-4 d’Auburn, ainsi que le jeu au sol des Tigers face au solide run stop made in Tuscaloosa.

Nos prédictions

Division East

1. Georgia Bulldogs

En 2018 : 11-3, 7-1 SEC. Champion de conférence.
Prédiction : 11-1, 7-1 SEC.
Match décisif : vs. Florida, le 2 novembre
Joueurs-clés partis : RB Elijah Holyfield, WR Riley Ridley, WR Mecole Hardman, TE Isaac Nauta, C Lamont Gaillard, LB D’Andre Walker, CB DeAndre Baker.
Joueurs à suivre : QB Jake Fromm, RB D’Andre Swift, WR Demetris Robertson, OT Andrew Thomas, G Solomon Kindley, NT Jordan Davis, LB Monty Rice, S Richard LeCounte III, S J.R. Reed, CB Eric Stokes, K Rodrigo Blankenship.
Future star : LB Nakobe Dean.

Nouvelle place forte de la division SEC Est, depuis 2017, Georgia entend bien le rester avec un groupe aussi jeune que talentueux. Bien sûr, le programme d’Athens devra gérer les changements de coordinateurs, avec les départs de Jim Chaney et Mel Tucker, mais la concurrence sera telle qu’elle devrait donner une bonne dynamique. En attaque, le quarterback Jake Fromm et son coureur D’Andre Swift seront les fers de lance, protégés par l’une des toutes meilleures lignes offensives du pays, dont le tackle Andrew Thomas, annoncé comme un futur top 10 de la draft. Des interrogations demeurent sur le poste de receveur, après le renvoi de Jeremiah Holloman, mais des projets (Pickens, Blaylock) ont de l’envergure pour le faire oublier. Défensivement, à l’exception du safety J.R. Reed, quasiment personne n’est sûr d’être titulaire. Beaucoup de jeunes sont déjà prêts à prendre le pouvoir (Davis, Stokes, Campbell) et d’autres ne devraient pas tarder à le prendre (Nakobe Dean, Nolan Smith). Même avec la progression de Florida, ne pas atteindre la finale de conférence serait un véritable échec pour les hommes de Kirby Smart.

2. Florida Gators

En 2018 : 10-3, 5-3 SEC.
Prédiction : 10-2, 6-2 SEC.
Match décisif : vs. Georgia, le 2 novembre
Joueurs-clés partis : RB Jordan Scarlett, OT Jawaan Taylor, DL CeCe Jefferson, LB Vosean Joseph, LB Jachai Polite, DB Chauncey Gardner-Johnson.
Joueurs à suivre : QB Feleipe Franks, RB Lamical Perine, WR Van Jefferson, DE Jabari Zuniga, DL Kyree Campbell, LB David Reese, CB C.J. Henderson, CB Marco Wilson, S Brad Stewart.
Future star : OT Richard Gouraige.

L’ère Dan Mullen a plutôt bien démarré en 2018. Sur le fond, Florida n’a bien sûr pas renoué avec la finale de conférence, atteinte deux fois sous la coupe de Jim McElwain. Mais sur la forme, le programme de Gainesville semble avoir retrouvé une certaine cohérence. Défensivement, les ouailles de Todd Grantham font toujours peur, à l’image du backfield défensif complet et du probable futur premier tour de draft C.J. Henderson. Mais l’attaque est aussi en net progrès, comme l’a démontré le quarterback Feleipe Franks, auteur d’une fin de saison dernière canon. Le principal challenge concernera tout de même le secteur offensif, avec 4 linemen sur 5 en fin d’éligibilité et il sera urgent de vite les remplacer. Comme lors de leur dernière campagne, les Gators peuvent atteindre le plateau des dix victoires, et pourront clairement juger de leur niveau lors du Classic de Jacksonville, face à Georgia, début novembre. La dernière confrontation avait vu les Bulldogs s’imposer avec 19 points d’avance.

3. Missouri Tigers

En 2018 : 8-5, 4-4 SEC.
Prédiction : 8-4, 4-4 SEC.
Match décisif : vs. South Carolina, le 21 septembre
Joueurs-clés partis : QB Drew Lock, RB Damarea Crockett, WR Emmanuel Hall, TE Kendall Blanton, DT Terry Beckner, LB Terez Hall
Joueurs à suivre : QB Kelly Bryant, RB Larry Roundtree, WR Jalen Knox, WR Johnathon Johnson, TE Albert Okwuegbunam, G Tre’Vour Wallace-Simms, DT Jordan Elliott, LB Cale Garrett, CB DeMarkus Acy.
Future star : LB Nick Bolton.

Missouri a soufflé le chaud et le froid pendant l’intersaison. Forts de transferts glamours, à l’image de Kelly Bryant et Jonathan Nance, les Tigers ont été douchés par un scandale académique au sein du programme sportif et se retrouvent (sous réserve d’appel) suspendus de bowl. Motivé ou pas, le programme de Columbia ne sera pas à prendre à la légère, avec un jeu au sol hyper rodé, emmené par Larry Roundtree, et un run stop effrayant, symbolisé par les deux tauliers Jordan Elliott et Cale Garrett. Comme lors de leur succès à Florida, l’année dernière, Missouri a plus que jamais les armes pour arracher des victoires surprises dans des confrontations intra-SEC et devrait clairement se battre pour le podium, quelque soit leur challenge de fin de saison.

4. Kentucky Wildcats

En 2018 : 10-3, 5-3 SEC.
Prédiction : 7-5, 3-5 SEC.
Match décisif : vs. Missouri, le 26 octobre
Joueurs-clés partis : RB Benny Snell, TE C.J. Conrad, OT George Asafo-Adjei, LB Josh Allen, S Mike Edwards, CB Derrick Baity, CB Lonnie Johnson.
Joueurs à suivre : QB Terry Wilson, RB Asim Rose, WR Lynn Bowden, OT Landon Young, G Logan Stenberg, DL Quinton Bohanna, LB Kash Daniel, LB Boogie Watson.
Future star : CB Brandin Echols.

Place au renouvellement de cycle ! Après avoir fait grandir pas mal de prospects, en défense, pour permettre à Kentucky d’obtenir une saison à dix victoires, Mark Stoops a vu beaucoup de ses défenseurs quitter Lexington pour rallier la NFL. Le backfield défensif a été le plus touché avec que des titulaires en partance, une donnée d’importance quand on voit que le jeu à la passe se développe dans la SEC. Mais ne vous y trompez pas : les Wildcats ont les armes pour répliquer. L’attaque, emmenée par Terry Wilson, a été l’une des plus imprévisibles, et la polyvalence du coureur Asim Rose, jumelé à l’explosivité du receveur Lynn Bowden, permettront de continuer dans cette voie. On notera également le retour de blessure du tackle Landon Young pour épauler efficacement d’autres cadors du poste, comme le guard Logan Stenberg ou le centre Drake Jackson. En défense, la transition s’annonce donc inéluctable, avec un temps d’adaptation plus conséquent pour le pass rush. Côté run stop, des leaders sont toujours là, à l’image du lineman défensif Quinton Bohanna ou du linebacker Kash Daniel. Dur d’imaginer Kentucky de nouveau à dix victoires mais les réceptions de Florida ou de Missouri s’annoncent épiques…

5. South Carolina Gamecocks

En 2018 : 7-6, 4-4 SEC.
Prédiction : 6-6, 3-5 SEC.
Match décisif : @ Missouri, le 21 septembre
Joueurs-clés partis : WR Deebo Samuel, OT Dennis Daley, LB Bryson Allen-Williams, CB Rashad Fenton, S Steven Montac.
Joueurs à suivre : QB Jake Bentley, RB Rico Dowdle, WR Bryan Edwards, DE D.J. Wonnum, DT Javon Kinlaw, LB T.J. Brunson, LB Sherrod Greene, CB Jaycee Horn, S R.J. Roderick.
Future star : WR Josh Vann.

Un temps considéré comme le principal rival de Georgia, dans la division Est, South Carolina a vite déchanté en 2018. Une volée concédée face aux Bulldogs, à Columbia, en ouverture de la saison et une campagne que les Gamecocks ont globalement traversé en fantôme. Si la défense a payé un trop grand nombre de blessés, et l’inexpérience de l’escouade, l’attaque a elle peiné à trouver du rythme, sous la coupe du nouveau coordinateur Bryce McClendon. Ce dernier se sait attendu, avec des stars similaires à la saison passée (Bentley comme quarterback, Dowdle comme running back, Edwards en receveur numéro 1). Le très jeune backfield défensif (Jaycee Horn, Israel Mukuamu, R.J. Roderick) devra confirmer ses bonnes dispositions de 2018 et pourra compter sur une ligne défensive riche en talent et en rotation. Pas sûr que South Carolina lutte pour les premiers rangs, mais faire mieux que les sept victoires de l’an passé n’aurait rien d’un exploit, au vu du groupe actuel.

6. Tennessee Volunteers

En 2018 : 5-7, 2-6 SEC.
Prédiction : 6-6, 2-6 SEC.
Match décisif : vs. South Carolina, le 26 octobre
Joueurs-clés partis : OT Drew Richmond, DE Kyle Phillips, NT Shy Tuttle, S Micah Abernathy.
Joueurs à suivre : QB Jarrett Guarantano, WR Jauan Jennings, WR Marquez Callaway, OL Trey Smith, LB Darrell Taylor, LB Daniel Bituli, LB Darrin Kirkland, CB Bryce Thompson, S Nigel Warrior.
Future star : OT Wanya Morris.

C’est l’année 2 de l’ère Jeremy Pruitt. Avec de belles promesses en perspective. Pour sa prise de fonction, à Knoxville, l’ancien coordinateur défensif d’Alabama a développé le secteur qu’il connait le mieux, en facilitant l’éclosion de joueurs comme les cornerbacks Bryce Thompson ou Alontae Taylor. Pas de quoi faire de Tennessee un monstre défensif, mais l’alliage des différentes pièces du puzzle pourrait être bénéfique pour 2019. Le gros problème des Volunteers aura surtout été l’attaque, car malgré un Jarrett Garantuano relativement propre au poste de quarterback, l’offense a été incapable de trouver un rythme suffisant, à la passe comme au sol. Le coordinateur Tyson Helton nommé head coach à Western Kentucky (?!), c’est Jim Chaney, ancien de Georgia qui tentera d’apporter plus de cohérence à une équipe revancharde, après avoir vécu les pires années de son histoire. Les forces majeures des Vols devraient se trouver sur la ligne offensive, avec les deux recrues phares Wanya Morris et Darnell Wright pour assister le déjà taulier Trey Smith, ou encore sur le deuxième rideau défensif, avec le pass rusher Darnell Taylor ou le quatuor de plaqueurs Bituli-Ignont-Kirkland-Peterson. Soyons clairs : ce ne sera qu’avec une attaque digne de ce nom, surtout à la course, que Tennessee pourra prétendre disputer la troisième place de la division, derrière les ogres Georgia et Florida.

7. Vanderbilt Commodores

En 2018 : 6-7, 3-5 SEC.
Prédiction : 5-7, 2-6 SEC.
Match décisif : vs. Missouri, le 19 octobre
Joueurs-clés partis : QB Kyle Shurmur, OT Justin Skule, LB Jordan Griffin, CB Joejuan Williams.
Joueurs à suivre : QB Riley Neal, RB Ke’Shawn Vaughn, WR Kalija Lipscomb, TE Jared Pinkney, DL Dayo Odeyingbo, LB Dimitri Moore.
Future star : CB Tre’ Douglas.

Depuis l’arrivée de Derek Mason comme head coach, Vanderbilt est devenu une force défensive du pays et de la conférence SEC. Mais depuis quelques mois, cette donnée tend à changer. Moins fringant défensivement, le programme de Nashville sort peu à peu des playmakers offensifs, comme le coureur Ke’Shawn Vaughn, auteur de 1 244 yards et 12 touchdowns l’année passée, mais aussi le receveur Kalija Lipscomb et le tight end Jared Pinkney. Si le transfert de Ball State, Riley Neal, arrive à concerner tout ce beau monde depuis son poste de quarterback, Vandy pourrait être un sérieux trouble-fête de la conférence. Restera aussi à négocier le sérieux turnover qui s’amorce en défense, avec un renouvellement de moitié côté titulaires, mais Mason a de beaux atouts dans sa manche, notamment sur le front seven. Il ne serait pas étonnant de revoir les Commodores participer à un bowl cette année.

Division West

1. Alabama Crimson Tide

En 2018 : 14-1, 8-0 SEC. Champion de conférence.
Prédiction : 12-0, 8-0 SEC.
Match décisif : @ Auburn, le 30 novembre
Joueurs-clés partis : QB Jalen Hurts, RB Damien Harris, RB Josh Jacobs, TE Irv Smith, OT Jonah Williams, C Ross Pierschbacher, DL Quinnen Williams, DL Isaiah Buggs, LB Mack Wilson, S Deionte Thompson.
Joueurs à suivre : QB Tua Tagovailoa, RB Najee Harris, WR Jerry Jeudy, WR Henry Ruggs, WR DeVonta Smith, WR Jaylen Waddle, OT Alex Leatherwood, OT Jedrick Wills, DL LaBryan Ray, DL Raekwon Davis, LB Anfernee Jennings, LB Terrell Lewis, LB Dylan Moses, S Xavier McKinney.
Future star : RB Trey Sanders.

Est-il encore utile de présenter Alabama ? Seul programme à avoir toujours participé aux playoffs, avec deux titres nationaux à la clé, le Crimson Tide s’avance encore l’un des trois gros favoris de cette nouvelle campagne, au prix d’un recrutement d’envergure, surtout sur la ligne offensive. Tua Tagovailoa est encore aux commandes de l’attaque et revient revanchard, après une saison canon gâchée par les erreurs et les blessures dans la dernière ligne droite. Il pourra toujours compter sur une excellente O-Line, donc, un backfield offensif encore fourni, malgré les départs de Josh Jacobs et Damien Harris, et un groupe de receveur quasi inchangé, avec le détonnant quatuor Jeudy-Ruggs-Smith-Waddle. En défense, le nouveau coordinateur Charles Kelly comptera sur une infirmerie moins remplie, avec le retour par exemple du cornerback Trevon Diggs au sein du secondary. Depuis 2008, l’équipe de Tuscaloosa n’a jamais fait moins bien que dix victoires. Une série qui a de fortes chances de se poursuivre en 2019. Avec encore les playoffs à la clé.

2. LSU Tigers

En 2018 : 10-3, 5-3 SEC.
Prédiction : 11-1, 7-1 SEC.
Match décisif : vs. Texas A&M, le 30 novembre
Joueurs-clés partis : RB Nick Brossette, TE Foster Moreau, G Garrett Brumfield, NT Ed Alexander, LB Devin White, CB Greedy Williams, S John Battle.
Joueurs à suivre : QB Joe Burrow, WR Justin Jefferson, WR Ja’Marr Chase, C Lloyd Cushenberry, DL Rashard Lawrence, LB K’Lavon Chaisson, LB Michael Divinity, CB Kristian Fulton, CB Derek Stingley, S Grant Delpit.
Future star : RB John Emery.

Attendu comme le principal concurrent de ‘Bama dans la division Ouest, l’an passé, avant un lourd revers à Bâton Rouge, LSU s’avance encore comme une force de la conférence à ne surtout pas sous-estimer. La défense de Dave Aranda a des talents à tous les étages et la colonne vertébrale Rashard Lawrence-Jacob Phillips-K’Lavon Chaisson-Grant Delpit devrait donner pas mal de maux de têtes. En attaque, Joe Burrow a globalement limité les erreurs mais devra franchir un nouveau pallier pour alimenter une escouade de receveurs de qualité, avec Justin Jefferson en vedette et le duo Ja’Marr Chase-Terrace Marshall en nouveaux tauliers. Ultra décisive l’année dernière, la ligne offensive sera une des clés pour ouvrir des brèches à la nouvelle pépite du backfield John Emery. Parlant de future star, tout le monde attend de découvrir le potentiel de la recrue 5 étoiles Derek Stingley au poste de cornerback. Bref, l’effectif de Louisiana State est complet et peut largement prétendre à un bowl majeur en 2019.

3. Texas A&M Aggies

En 2018 : 9-4, 5-3 SEC.
Prédiction : 8-4, 5-3 SEC.
Match décisif : vs. Auburn, le 21 septembre
Joueurs-clés partis : RB Trayveon Williams, TE Jace Sternberger, C Erik McCoy, DE Landis Durham, DL Kingsley Keke, LB Tyrel Dodson, LB Otaro Alaka, S Donovan Wilson.
Joueurs à suivre : QB Kellen Mond, WR Jhamon Ausbon, WR Kendrick Rogers, WR Quartney Davis, DT Justin Madubuike, CB Charles Oliver, S Derrick Tucker, S Leon O’Neal.
Future star : OT Kenyon Green.

Pour sa première année à la tête des Aggies, Jimbo Fisher a rendu une belle copie. Sa principale prouesse aura été de développer efficacement Kellen Mond au poste de quarterback. Le junior a de quoi continuer dans la bonne direction avec Kendrick Rogers, Jhamon Ausbon ou encore Quartney Davis comme cibles principales. L’intrigue offensive sera de trouver un successeur à Trayveon Williams, mangeur de ballon sur le jeu au sol l’année passée. Défensivement, le challenge est de taille, avec le défensive tackle Justin Madubuike comme seul revenant sur le premier rideau. Mais de bonnes classes de recrutement pourraient limiter la période de transition, avec l’éclosion attendue du defensive end Bobby Brown ou du safety Leon O’Neal.

4. Auburn Tigers

En 2018 : 8-5, 3-5 SEC.
Prédiction : 7-5, 4-4 SEC.
Match décisif : vs. Alabama, le 30 novembre
Joueurs-clés partis : QB Jarrett Stidham, WR Darius Slayton, DT Dontavious Russell, LB Deshaun Davis, CB Jamel Dean.
Joueurs à suivre : RB JaTarvious Whitlow, WR Eli Stove, WR Anthony Schwartz, OT Prince Tega Wanogho, DE Nick Coe, DE Marlon Davidson, DT Derrick Brown, CB Noah Igbinoghene, S Jeremiah Dinson, S Daniel Thomas.
Future star : DE Owen Pappoe.

Le chaud et le froid. Capable de faire tomber Bama, lors de l’Iron Bowl, pour une qualification inespérée à la finale de conférence de 2017, Auburn est sérieusement rentré dans les rangs l’an dernier, avec un Jarrett Stidham irrégulier au poste de quarterback. L’objectif principal de coach Gus Malzahn sera de lui trouver un suppléant pour cette nouvelle campagne, avec le redshirt freshman Joey Gatewood ou le true freshman Bo Nix pour se tirer la bourre. L’heureux élu aura encore un jeu au sol de qualité, avec le développement du coureur JaTarvious Whitlow, et un très grand nombre de cibles mobiles et explosives, avec Eli Stove, Seth Williams ou Anthony Schwartz. Là où les Tigers devraient marquer des points, c’est en défense. Le front-four est sûrement l’un des tous meilleurs au pays, avec Nick Coe, Marlon Davidson et Derrick Brown, annoncé comme un futur top 5 de la draft 2020. Ce groupe se devra d’être compétitif pour sauver un Malzahn sur la sellette et pour qui un bilan d’au moins neuf victoires, avec la manière, s’annonce essentiel.

5. Arkansas Razorbacks

En 2018 : 2-10, 0-8 SEC.
Prédiction : 6-6, 2-6 SEC.
Match décisif : vs. Texas A&M, le 28 septembre
Joueurs-clés partis : WR Jared Cornelius, G Hjalte Froholdt, OT Brian Wallace, LB Dre Greenlaw, S Santos Ramirez.
Joueurs à suivre : QB Ben Hicks, RB Rakeem Boyd, TE Cheyenne O’Grady, OT Colton Jackson, DL McTelvin Agim, LB Bumper Pool, LB De’Jon Harris, S Kamren Curl.
Future star : WR Trey Knox.

Oublier 2018 ! Telle est la mission de coach Chad Morris et des Razorbacks d’Arkansas. Pour sa première année à Fayetteville, le technicien a vécu une année calamiteuse, symbolisée par les erreurs répétées sur équipes spéciales. Pour se relancer, il lui fallait donc des hommes de confiance : en l’occurence, Ben Hicks, son ancien quarterback de SMU. L’escouade offensive est jeune, mais avec Traylon Burks et Trey Knox en receveurs, aux côtés du tight end vétéran Cheyenne O’Grady, elle pourrait rapidement décoller. On suivra aussi l’ancienne star de « Last Chance U », Rakeem Boyd, après une saison aboutie du running back (734 yards, 2 TD). Défensivement, le coordinateur réputé John Chavis aura aussi son mot à dire, avec un groupe performant, notamment sur le jeu au sol. On ne présente pas forcément le lineman polyvalent McTelvin Agim, mais les linebackers De’Jon Harris et Bumper Pool joueront sans doute un grand rôle dans la rédemption des Razorbacks. Obtenir six victoires sera une première étape qui reste dans les cordes du programme, au vu des forces en présence.

6. Mississippi State Bulldogs

En 2018 : 8-5, 4-4 SEC.
Prédiction : 6-6, 2-6 SEC.
Match décisif : vs. Ole Miss, le 28 novembre
Joueurs-clés partis : QB Nick Fitzgerald, RB Aeris Williams, C Elgton Jenkins, DE Montez Sweat, DE Gerri Green, DT Jeffery Simmons, CB Jamal Peters, S Mark McLaurin, S Johnathan Abram.
Joueurs à suivre : QB Keytaon Thompson, RB Kylin Hill, G Darryl Williams, LB Erroll Thompson, LB Willie Gay, CB Cameron Dantzler, S Jacquarius Landrews.
Future star : S Marcus Murphy.

L’histoire nous a appris à ne jamais prendre Mississippi State à la légère. Mais pour sa deuxième année comme head coach des Bulldogs, Joe Moorehead fait face à une sérieuse vague de départs. Le carnage touche notamment la défense, avec les passages de Montez Sweat, Gerri Green, Jeffery Simmons, Johnathan Abram, Jamal Peters ou Mark McLaurin chez les pros. Pour ne rien arranger, le programme de Starkville a perdu deux leaders en attaque, avec le quarterback Nick Fitzgerald et le centre Elgton Jenkins. Comme toute formation de la SEC, les anciennes grosses recrues sont prêtes à prendre la suite, mais il ne sera pas évident d’installer un jeu aérien efficace en attaque ou d’avoir un pass rush performant d’emblée en défense. Une qualification en bowl ne serait déjà pas si mal en soi, à moins que MSU nous révèle de belles surprises comme de coutume, dans le sillage du running back Kylin Hill.

7. Ole Miss Rebels

En 2018 : 5-7, 1-7 SEC.
Prédiction : 5-7, 1-7 SEC.
Match décisif : @ Mississippi State, le 28 novembre
Joueurs-clés partis : QB Jordan Ta’amu, WR D.K. Metcalf, WR A.J. Brown, WR DeMarkus Lodge, TE Dawson Knox, OT Greg Little, G Javon Patterson, CB Ken Webster, S Zedrick Woods.
Joueurs à suivre : QB Matt Corral, RB Scottie Phillips, OT Alex Givens, DT Josiah Coatney, DT Benito Jones, LB Mohamed Sanogo, S Myles Hartsfield.
Future star : WR Elijah Moore.

L’heure du (vrai) nouveau départ. Au lendemain des sanctions de la NCAA, suite aux pot-de-vins versés aux recrues sous l’ère Hugh Freeze, Ole Miss a pu tenir le coup, en convaincant les stars de l’époque de rester. Cette vague peu à peu partie, à l’image du tackle Greg Little et des receveurs A.J. Brown et D.K. Metcalf, coach Matt Luke repart quasiment d’une page blanche, surtout en attaque. Cela ne veut pas dire que le talent n’existe pas, avec d’anciennes grosses recrues, comme le quarterback Matt Corral et le receveur Elijah Moore. Le coaching staff affiche aussi de nouvelles arrivées sexy, avec les nominations de Rich Rodriguez comme coordinateur offensif et de Mike MacIntyre en défense. Cela étant, la jeunesse globale de l’effectif pourrait souffrir dans une conférence comme la SEC et tout autre objectif qu’une éligibilité en bowl parait encore farfelu.

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

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Preview 2021 : Arizona State Sun Devils

Un effectif expérimenté et affamé à l’image de l’explosif QB Jayden Daniels : et si les Sun Devils d’Arizona State étaient le prétendant numéro 1 au titre de champion de division Pac-12 South ?

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Crédit photo : Arizona State Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Sun Devils d’Arizona State.

Arizona State Sun Devils

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 2-2 (2-2 Pac-12).
Head Coach : Herm Edwards, 4e année (17-13). Résultat en carrière : 17-13.
Coordinateur offensif : Zak Hill.
Coordinateur défensif : Antonio Pierce.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 9 en défense.
Joueurs-clés partis : WR Frank Darby.
Joueurs à suivre : QB Jayden Daniels, RB Rachaad White, WR Geordon Porter, OT Kellen Diesch, DT Jermayne Lole, DT DJ Davidson, DE Tyler Johnson, DE Travez Moore, LB Darien Butler, S Evan Fields.

Cette année, Arizona State est l’épouvantail de la conférence Pac-12. Si les grosses écuries comme Washington, Oregon ou USC font à nouveau figures de favoris pour le titre final à Las Vegas, leurs plans pourraient bien être déjoués par une éventuelle surprise venue du désert. Il faut dire que les Sun Devils ont montré des signes évidents de progression depuis l’arrivée d’Herm Edwards sur le campus de Tempe. L’ancien coach des New York Jets et des Kansas City Chiefs, réputé pour ses discours de vestiaire légendaires à la Al Pacino dans Any Given Sunday, a transformé une équipe correcte à son meilleur niveau en un contender de Division South en trois saisons.

Abandonné par sa défense et une attaque irrégulière l’an dernier, Arizona State a néanmoins bouclé son bilan de quatre matches à l’équilibre, avec deux victoires et autant de défaites, mais le potentiel de l’effectif actuel annonce de beaux jours sous le soleil de l’Arizona. Les médias sont unanimes : ces Sun Devils cuvée 2021 ont tout pour retourner la Pac-12 et s’inviter là où on ne les attend habituellement pas. Reste à voir si les planètes s’alignent, surtout dans une situation tendue alors que la NCAA conduit actuellement une enquête sur des violations dans le recrutement à Arizona State.

Une attaque portée par le QB le plus explosif de la Pac-12

À commencer par QB Jayden Daniels (701 yards à la passe, 5 TD, 1 INT et 223 yards au sol, 4 TDs en 4 matchs), dont les performances seront observées à la loupe. Titulaire pour la troisième année consécutive, le patron de l’attaque d’Arizona State est attendu comme l’un des meilleurs joueurs offensifs de Pac-12 si sa progression se déroule comme prévu.

QB Jayden Daniels (#5), Arizona State – Crédit photo : Felix Mattos

Extrêmement athlétique, un peu frêle cependant pour se risquer trop souvent à courir, Daniels semble capable de monter en puissance après une saison 2020 décevante où il n’a pas été gâté par le manque de talent chez ses receveurs. Avec 60,7% de passes complétées en 2019 et 58,3% en 2020, sa précision fait tâche mais l’espoir est de mise avec une ligne offensive expérimentée et un groupe de receveurs enfin au niveau malgré l’absence d’un vrai numéro 1.

Malgré la relative inexpérience de cette escouade, qui a seulement perdu Frank Darby cette saison et tout de même renforcée par l’arrivée de WR Bryan Thompson sur transfert en provenance de Utah, le sophomore WR Geordon Porter (5 réceptions, 120 yards, 1 TD) et le freshman WR Elijhah Badger, déjà comparé à Brandon Aiyuk et révélation du spring practice, seront des soutiens de poids dans le jeu aérien.

Un jeu au sol dévastateur

Herm Edwards a déjà fait savoir que cette attaque misera sur l’équilibre entre jeu de passe et course, probablement à raison alors que les Sun Devils ont fini en première position en attaque au sol l’an dernier (234.2 yards en moyenne par match, #7 du pays). La ligne offensive retrouve quatre titulaires, dont le vétéran OT Kellen Diesch et la star montante OG Dohnovan West, 1st-Team All-Pac-12 en 2020, avec pour objectif de faire briller RB Rachaad White (42 courses, 420 yards, 5 TD, 8 réceptions, 151 yards, 1 TD), premier en yards à la course et à la réception l’an dernier, le mammouth RB Chip Trayanum (49 courses, 290 yards, 4 TD) et le bolide RB Daniyel Ngata. Sans oublier Jayden Daniels, capable de prendre ses jambes à son cou lorsqu’il le faudra. L’ancien joueur de North Carolina, OT Triston Miller, est également attendu comme une recrue de choix pour renforcer une ligne offensive prometteuse.

Il fait ainsi peu de doute quant au fait que l’attaque des Sun Devils, qui a fini la saison passée avec 70 points face à Arizona et 46 contre Oregon State, sera l’une des attractions de la saison sur la côte Ouest.

OLB Merlin Robertson, Arizona State – Crédit photo : Arizona State Athletics

Une défense opportuniste

L’ancien All Pro NFL Antonio Pierce sera donc à la tête de la défense des Sun Devils, pas forcément attendue au tournant car l’attaque devrait suffire à faire gagner des matches dans un football moderne où la défense ne gagne plus forcément le championnat. L’objectif sera ainsi de contenir suffisamment les attaques adverses pour permettre à Jayden Daniels et sa troupe de faire la différence.

Arizona State pourra compter sur un groupe solide, expérimenté, qui alignera un front four absolument effrayant, composé de DT DJ Davidson (19 plaquages, 1 sack) et DT Jermaine Lole (24 plaquages, 1.5 sacks), deux joueurs aux mensurations NFL qui semblent promis à une carrière future chez les pros. Assistés de DE Tyler Johnson (16 plaquages, 5 sacks), 2nd-Team All-Pac-12 en 2020 et numéro un en sacks chez les Sun Devils l’an dernier, et de DE Travez Moore, transféré de LSU, ils devraient permettre au pass rush de progresser encore après une courte campagne prometteuse dans le système 4-3 de Robert Rodriguez, coach de la DL en provenance des Minnesota Vikings l’année passée.

Les vétérans LB Merlin Robertson (24 plaquages, 1 INT) et LB Darien Butler (15 plaquages), titulaires depuis quatre ans déjà, patrouilleront au milieu de la défense et feront profiter de leur expérience aux jeunes et futurs tauliers d’Arizona State. Malgré cet étalage de talent dans le front seven, c’est bel et bien la secondary des Sun Devils qui pourrait jouer les premiers rôles en 2021.

Le meilleur backfield défensif de la Pac-12

Avec la superstar CB Chase Lucas (15 plaquages, 5 passes défendues, 1 fumble forcé) et CB Jack Jones (5 plaquages) aux extrémités, soutenus par le duo de safeties S Evan Fields (38 plaquages, 3 fumbles forcés), meilleur plaqueur de l’équipe l’année dernière, et S DeAndre Pierce (24 plaquages, 1 INT), le potentiel est visiblement là pour continuer sur la lancée de l’année dernière, alors que cette défense était numéro un en Pac-12 en points inscrits sur des actions défensives.

DB Chase Lucas, Arizona State – Crédit photo : Jennifer Stewart, Getty Images

Double 1st-Team All-Pac-12, P Michael Turk est déjà considéré comme l’un des meilleurs punters de l’histoire d’Arizona State et il devrait logiquement reprendre sa place, sauf catastrophe majeure. Le poste de kicker demeure à l’inverse une réelle interrogation et la compétition se poursuivra durant le fall camp pour définir un titulaire. Enfin, le sophomore DJ Taylor reprendra son rôle de kick returner après avoir été nommé au sein de la 2nd-Team All-Pac-12 l’an dernier en tant que true freshman.

Calendrier

Arizona State devrait débuter tranquillement sa saison avec deux victoires, à la maison, face à Southern Utah puis UNLV. Le calme avant la tempête puisqu’il faudra affronter BYU à Provo dans un match déjà couperet. La réception de Colorado, le déplacement à UCLA et la rencontre contre Stanford à Tempe semblent des formalités pour une équipe attendue potentiellement en finale de conférence.

Les Sun Devils se déplaceront ensuite à Utah avant une bye week bienvenue avant d’affronter Washington State et surtout le grand rival pour le titre de Division South, USC. Arizona State n’aura pas le temps de souffler puisqu’il faudra ensuite aller jouer à Washington et Oregon State, pour finir sur la réception du rival Arizona qui voudra probablement prendre sa revanche après la raclée reçue en 2020.

La troupe de coach Edwards pourrait donc boucler la saison régulière avec un bilan très positif, nécessaire pour s’inviter en finale de conférence Pac-12 à Las Vegas le 3 décembre.

Conclusion

En 2020, les Sun Devils ont manqué de mordant lorsqu’il le fallait, en attaque comme en défense. Du côté offensif, il faut souligner une irrégularité parfois décisive, comme dans la défaite face à USC après une seconde mi-temps plafonnée à trois points sur field goal, qui devrait cependant s’améliorer avec des playmakers en puissance à tous les postes. En face, défensivement, il faudra résister mieux qu’en 2020, alors que les adversaires du programme de Tempe ont converti 45% de leurs tentatives sur 3rd downs.

Le pedigree NFL du coach Herm Edwards semble commencer à porter ses fruits, à condition de voir l’éclosion annoncée du quarterback Jayden Daniels, nouveau messie du côté d’Arizona State. Si le joueur s’impose enfin comme le patron qu’il devrait être, cette attaque pourrait bien être presque inarrêtable, comme face à Arizona l’an dernier, quand les Sun Devils s’étaient imposés 70-7. En manœuvrant habilement un calendrier abordable, Arizona State pourrait ainsi remporter son second titre de Division South après celui de 2013, et même son premier titre de conférence Pac-12 depuis 2007.

Les chiffres records de ventes de billets à Tempe montrent en tout cas le fort engouement autour du programme de football, en dépit de l’atmosphère tendue actuellement suite à l’enquête de la NCAA concernant de multiples violations des règles concernant le recrutement. Même si Herm Edwards pourrait être évincé en fonction des conclusions de l’enquête, l’ancien coach NFL a tenu à rassurer les fans, expliquant que la situation ne perturbera pas les joueurs. À suivre, donc.

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Preview

Preview 2021 : Utah Utes

Avec l’arrivée de QB Charlie Brewer, les Utes de Utah possèdent peut-être le leader offensif qui manquait à un programme toujours aussi redoutable en défense.

Publié

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Crédit photo : Rick Bowmer, Associated Press

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Utes d’Utah.

Utah Utes

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 3-2, 3-2 Pac-12.
Head Coach : Kyle Whittingham, 17ème année (134-66). Résultat en carrière : 134-66.
Coordinateur offensif : Andy Ludwig.
Coordinateur défensif : Morgan Scalley.
Titulaires de retour : 18, 9 en attaque, 9 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Jake Bentley, RB Devin Brumfield, WR Bryan Thompson, S Nate Ritchie.
Joueurs à suivre : QB Charlie Brewer, WR Britain Covey, TE Brant Kuithe, C Nick Ford, OG Sataoa Laumea, DE Mika Tafua, LB Devin Lloyd, LB Nephi Sewell, CB JaTravis Broughton, CB Clark Phillips.

« Je pense que nous aurons une équipe de football complète. Nous avions des interrogations à certains postes mais je pense que nous y avons répondu. » – Kyle Whittingham, head coach des Utes de Utah.

Après une saison 2020 tronquée en guise d’échauffement pour une équipe des Utes en transition, Kyle Whittingham est ressorti du spring practice confiant. Il faut dire qu’Utah a fait peau neuve à différents niveaux, depuis son quarterback jusqu’à son nouveau stade, le Rice-Eccles Stadium, rénové et agrandi.

Le coach des Utes, qui aborde sa dix-septième saison à la tête du programme de Salt Lake City, espère remporter son quatrième titre de Division South après ceux de 2015, 2018 et 2019, et même aller plus loin avec un couronnement en Pac-12, récompense qui échappe à Utah depuis son arrivée en 2011 dans la conférence Pacific.

Les Utes auront également à cœur d’honorer la mémoire du running back Ty Jordan, décédé à Noël dernier d’un tir à l’abdomen qu’il se serait infligé accidentellement. Le jeune joueur de 19 ans, Pac-12 Offensive Freshman of the Year en 2020, sera dans tous les esprits au moment de fouler la pelouse à la rentrée.

QB Charlie Brewer, Utah – Crédit photo : Kevin Cody, Daily Utah Chronicle

Charlie Brewer, meilleur QB depuis Alex Smith ?

Si les Utes n’ont pas été aussi dangereux l’an passé, c’est aussi parce que leur quarterback Jake Bentley n’avait rien d’un foudre de guerre. Désormais transféré à South Alabama, il devrait être remplacé par QB Charlie Brewer (9700 yards à la passe, 65 TDs, 28 INTs en carrière), titulaire pendant quatre ans à Baylor où il a obtenu ses lettres de noblesse. Ce dernier peut-il être le meilleur quarterback à Utah depuis Alex Smith ? Yes, he can. Sous son impulsion, Baylor était devenu un sérieux prétendant en Big 12 et il devrait être au sommet de ses capacités pour son ultime campagne universitaire. À moins de perdre la compétition pour le poste, avec QB Cameron Rising de retour de blessure, et les arrivées sur le campus du freshman QB Ja’Quinden Jackson, transféré de Texas, et de la recrue quatre étoiles QB Peter Costelli.

Brewer pourra compter sur le vétéran WR Britain Covey (19 réceptions, 264 yds, 3 TD), l’un des piliers de cette attaque des Utes, mais aussi sur le nouvel arrivant WR Theo Howard, ancien top prospect, passé par UCLA et Oklahoma. Malheureusement, Bryan Thompson est aussi passé par le portail des transferts pour déménager de Salt Lake City au désert, à Arizona State, mais les géants WR Devaughn Vele (1m95) et WR Solomon Enis (11 réceptions, 108 yards, 1 TD) devraient pouvoir assurer la transition. Le premier s’est d’ailleurs imposé comme l’une des stars du spring practice. Sans oublier TE Brant Kuithe (25 réceptions, 236 yards), 2nd-Team All-Pac-12 en 2020, capable d’aller chercher la profondeur si besoin.

Un jeu au sol au niveau d’un vrai prétendant ?

Tout ce beau monde sera bien entouré, avec une ligne offensive au potentiel monstre, qui retrouve ses cinq titulaires, dont C Nick Ford, 1st-Team All-Pac-12 l’an dernier et futur choix de premier tour grâce à ses qualités sur la ligne et sa polyvalence à tous les postes de l’OL. Il sera notamment épaulé par le sophomore OG Sataoa Laumea, 2nd-Team All-Pac-12 en 2020.

De quoi paver une voie royale à une escouade de coureurs remplumée malgré la perte tragique de Ty Jordan, qui accueille ainsi RB TJ Pledger (695 yards au sol, 6 TDs en carrière) en provenance d’Oklahoma et RB Chris Curry débarqué de LSU. Avec le jeune RB Micah Bernard dans la rotation, les Utes devraient amortir sans souci les départs de Devin Brumfield à Tulane et Jordan Wilmore à Fresno State.

LB Devin Lloyd (#0), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Une défense surpuissante

Il ne fait absolument aucun doute que la défense des Utes devrait faire son retour en grâce après une saison médiocre en 2020, avec un monstre à deux têtes au milieu, en l’occurence le duo LB Devin Lloyd (48 plaquages, 10 pour perte, 2 sacks), 2nd-Team All-American, et LB Nephi Sewell (40 plaquages, 1 fumble forcé, 2 fumbles recouverts, 2 INT, 1 TD), deux joueurs au potentiel NFL évident. De quoi continuer à piétiner les coureurs adverses, surtout avec la ligne défensive effrayante composée du senior DT Viane Moala et de DE Mike Tafua (14 plaquages, 3 sacks) et DE Maxs Tupai (5 plaquages), trois immenses bonhommes qui poseront de vrais problèmes aux lignes offensives adverses.

Les errances défensives de l’an passé étaient surtout dues à une secondary en reconstruction quasi totale après de nombreux départs de joueurs chez les pros à l’issue de la campagne 2019. Avec une année d’expérience au compteur, les sophomores CB JaTravis Broughton (26 plaquages) et CB Clark Phillips (25 plaquages, 1 INT, 1 TD) devraient composer l’un des meilleurs duos de cornerbacks de Pac-12. S Vonte Davis (16 plaquages, 1 sack, 2 INT), omniprésent à l’arrière de la défense l’an dernier, reprendra sa place mais les Utes devront trouver un remplaçant à Nate Ritchie, désormais en mission pour son église pour les deux prochaines années.

La blessure du vétéran S RJ Hubert n’arrange donc pas les affaires de coach Whittingham et le true freshman S Cole Bishop devrait ainsi être lancé dans le grand bain plus tôt que prévu. Il ne sera pas la seule recrue à être impliqué dès ses débuts à la fac puisque le top prospect LB Ethan Calvert, l’une des meilleures recrues de l’histoire du programme, devrait passer pas mal de temps sur le terrain pour donner un coup de main à ses aînés.

Dans l’ensemble, avec une secondary potentiellement bien meilleure qu’en 2020, une ligne défensive monstrueuse et des superstars aux postes de linebacker, Utah devrait retrouver la solidité défensive qui faisait sa force ces dernières années.

CB Clark Phillips (#8), Utah – Crédit photo : Utah Athletics

Vainqueur de la compétition durant le fall camp 2020 pour le rôle de kicker titulaire, K Jadon Redding reprendra sa place après 100% de field goals réussis la saison dernière, portant son total en carrière à 18/21 et 73 conversions réussies sur 73. Le receveur vedette Briton Covey reprendra quant à lui son statut de returner numéro un après avoir été nommé au sein de la 1st-Team All-Pac-12 l’an passé avec une moyenne de 28,3 yards sur kick return et 16,1 sur punt return. P Jared March devrait démarrer comme titulaire mais il faudra patienter jusqu’au fall camp pour s’en assurer.

Calendrier

L’ouverture de la saison se déroulera donc le jeudi 2 septembre dans le stade flambant neuf des Utes, le Rice-Eccles Stadium de Salt Lake City, face à la modeste équipe de Weber State. Une rencontre qui devrait être riche d’enseignements, avant deux déplacements périlleux face au rival BYU à Provo, puis à San Diego State. Utah retrouvera ensuite son stade pour le début des rencontres de conférence Pac-12, avec la réception de Washington State avant une bye week précoce.

Les joueurs de Kyle Whittingham auront donc peu de répit à partir de début octobre, avec un enchaînement de matches incluant des déplacements à USC, Oregon State, Stanford, Arizona et des rencontres à domicile contre Arizona State, UCLA, Oregon et enfin Colorado. Un calendrier monstrueux, malgré l’absence de Washington, qui voit cependant Utah recevoir ses principaux rivaux de division, à savoir Arizona State et UCLA. Le déplacement à USC se fera ainsi après la bye week, avec des Utes frais et reposés.

Une victoire face aux Trojans et un parcours sans faute face aux prétendants à la Division South permettraient ainsi aux Utes de s’inviter pour la troisième fois en quatre ans en finale de conférence Pac-12, à Las Vegas, avec l’espoir de se voir enfin couronné champion de la côte Ouest.

Source : FBS Schedules

Conclusion

Avec ses 18 titulaires de retour cette année, il n’est pas déraisonnable de penser que cette équipe 2021 des Utes est peut être la meilleure qu’ait pu diriger Kyle Whittingham au cours de sa longue carrière à Utah. La défense paraît insubmersible, plus expérimentée en secondary et composée d’un front seven redoutable, et l’attaque devrait encore progresser avec une situation en net progrès au poste de quarterback. Charlie Brewer semble le favori pour le rôle de titulaire après son impressionnant parcours à Baylor mais il devra gagner la compétition au fall camp face à Cameron Rising, désigné titulaire avant la saison 2020 mais blessé rapidement.

Utah fait forcément office de contender pour le titre de division, et une victoire face à USC à Los Angeles en début de saison pourrait être déterminante, alors que les Utes n’ont pas gagné face aux Trojans à LA depuis 1916. Avec Arizona State au calendrier la semaine suivante, à la maison cette fois, les joueurs de Kyle Whittingham ont les cartes en main pour se révéler comme l’une des équipes surprises de la saison au niveau national, et pourquoi pas aller chatouiller des cadors dans un bowl majeur.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts :
– Un quarterback expérimenté.
– Un jeu au sol puissant.
– L’effectif le plus physique de la conférence.

Points faibles :
– Absence d’un vrai receveur #1.
– Un backfield défensif encore très jeune.

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Preview

Podcast Bowl – Episode 142 : Spécial Preview de la Pac-12

Traumatisée par une saison 2020 chaotique, la Pac-12 retrouve une certaine normalité… et espère placer une équipe en playoffs (Oregon ?) pour la 1ère fois depuis 2017.

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On poursuit nos previews 2021 avec notre présentation complète de la conférence de la côte ouest américaine, la Pac-12.

Grégory Richard et Morgan Lagrée vous présentent les 12 programmes de la Pac-12. Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?

Vous saurez tout à l’aube du début de saison 2021 dans la Pac-12.

Au programme :

  • Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?
  • Hot seat : quel coach de la Pac-12 est le plus menacé ?
  • Nos pronostics.

Bonne écoute !

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Preview 2021 : USC Trojans

Un effectif talentueux, de nombreux playmakers dans tous les secteurs, le meilleur QB de la Pac-12 : mais que manque-t-il aux Trojans de USC pour retrouver le premier plan national ?

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Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 5-1 (5-0 Pac-12).
Head coach : Clay Helton, 6e année (45-23). Résultat en carrière : 45-23.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 15, 8 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Stephen Carr, WR Amon-Ra St. Brown, WR Tyler Vaughns, OT Elijah Vera-Tucker, DT Marlon Tuipulotu, DT Jay Tufele, LB Palaie Gaoteote, CB Olaijah Griffin, S Talanoa Hufanga.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, RB Keaontay Ingram, WR Drake London, WR Bru McCoy, DT Ishmael Sopsher, DE Drake Jackson, DE Korey Foreman, CB Chris Steele, S Isaiah Pola-Mao.

Sixième année à la tête des Trojans pour le décrié Clay Helton, qui affiche un palmarès bien maigre de 45-23 à USC, dont un faible 2-3 en bowls : une hérésie pour les fans et les boosters. Si l’histoire entre le coach et la fac californienne avait bien débuté, avec une victoire épique au Rose Bowl en 2017 et un titre de conférence Pac-12 en 2018, la suite s’est nettement compliquée, au point que Helton est constamment pointé du doigt. Difficile cependant de casser le contrat du coach, protégé en 2020 par un parachute doré d’une valeur exorbitante de 20 millions de dollars, une somme impensable en période de pertes financières dues au Covid.

Néanmoins, USC pourrait finir par se séparer de Clay Helton en 2021 puisque ses indemnités en cas de licenciement s’élèveront à 10 millions de dollars cette saison, un montant plus abordable pour la riche fac privée de Los Angeles. En attendant, le coach bénéficiera du bénéfice du doute et d’un effectif à la fois expérimenté et extrêmement talentueux, malgré de nombreux départs pour la NFL ou sur transfert.

Avec une attaque annoncée comme renversante, blindée de playmakers et protégée par une OL en progrès, et une défense qui voit le retour de nombreux piliers, USC espère au moins remporter le titre de Division South, déjà acquis l’an passé, pour remporter cette fois-ci la Pac-12. Avec dans un coin de la tête l’objectif de s’inviter pour la première fois au College Football Playoff.

USC doit mieux protéger QB Kedon Slovis

Les Trojans vont jouer par les airs, beaucoup, passionnément, à la folie. Graham Harrell, disciple de Mike Leach et de l’attaque Air Raid, connait bien son groupe pour sa troisième année comme coordinateur offensif et il dispose surtout de QB Kedon Slovis (1921 yards à la passe, 17 TD, 7 INT en 6 matchs en 2020), l’un des favoris pour le Heisman Trophy, désormais junior et titulaire depuis 2019. Malgré un spring practice en dents de scie, le quarterback est devenu le vrai leader de cette attaque et ses qualités de passe en font un pion parfait dans le jeu de Harrell.

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : Keith Birmingham, Pasadena Star-News

Si le jeune quarterback n’a pas été franchement aidé par une ligne offensive un peu à la ramasse l’an dernier en protection de passe, les choses devraient s’améliorer cette saison avec des joueurs plus expérimentés et une concurrence saine à plusieurs postes, notamment celui de right tackle où le vétéran OT Jalen McKenzie a été bousculé pendant le spring practice par le redshirt freshman OT Jonah Monheim, top prospect en 2019. Le rôle de left tackle, précédemment occupé par Austin Jackson puis Elijah Vera-Tucker, deux choix de premier tour à la draft NFL, échoira au freshman OT Courtland Ford qui s’est révélé au printemps et qui aura donc la lourde tâche de succéder aux deux superstars.

Beaucoup de talent au skill positions

Comme d’habitude, le groupe de receveurs des Trojans est blindé en qualité, et ce malgré les pertes d’Amon-Ra St. Brown et Tyler Vaughns, deux des cibles les plus prolifiques de Slovis ces deux dernières années. Heureusement, la vedette WR Drake London sera là, promue au rang de cible numéro un, épaulé par l’ancien prospect cinq étoiles WR Bru McCoy et WR KD Nixon, transféré de Colorado. Les freshmen WR Gary Bryant et WR Michael Jackson devraient également apporter leur pierre à l’édifice.

Enfin, le jeu au sol ne sera encore qu’un prétexte pour surprendre l’adversaire, alors qu’il n’est absolument pas au centre du système offensif des Trojans (97.3 yards au sol, #120 National). Surtout après les départs de RB Stephen Carr à Indiana et RB Markese Stepp à Nebraska. Il ne reste désormais que le vétéran RB Vavae Malepeai et RB Keaontay Ingram, débarqué en provenance de Texas cette saison, pour faire souffler Slovis et ses receveurs. L’un des deux devrait émerger comme coureur principal alors que Mike Jinks, coach des running backs, envisage de changer sa stratégie qui consistait à impliquer plusieurs joueurs dans la rotation. Un volte-face qui s’explique par les médiocres résultats des Trojans au sol en 2020.

USC ajoute le prospect #1 du recrutement 2021 à un solide front four

USC voulait take back the West (« re-conquérir l’Ouest ») cette année au niveau du recrutement et l’objectif numéro un, le prospect cinq étoiles numéro un du pays, DE Korey Foreman, a rejoint les Trojans après une intense cour de Clay Helton. Il devrait vraisemblablement entrer dans la rotation mais il n’est pas assuré d’un rôle de titulaire puisque DE Drake Jackson est la superstar de cette défense californienne, attendu au premier tour de la prochaine draft et déjà ultra dominant au spring practice, et que le vétéran DE Nick Figueroa a assuré en 2020.

DL Drake Jackson (#99), USC – Crédit photo : Sean M. Haffey/Getty Images

Le plus gros chantier défensif se trouve ainsi à l’intérieur de la ligne, après les départs de Jay Tufele et Marlon Tuipulotu pour la NFL, celui de Caleb Tremblay pour Tennessee, sans oublier l’absence sur blessure de DT Brandon Pili. Le coaching staff travaillera donc avec un groupe quasi inédit, renforcé par le transfuge d’Alabama DT Ishmael Sopsher (#5 DT, #47 National du recrutement 2019), ancien top prospect du Crimson Tide. Le redshirt freshman DT Jamar Sekona a quant à lui retourné le spring practice et la recrue quatre étoiles NT Jay Toia est déjà prêt physiquement pour le jeu universitaire. Avec en outre un DT Tuli Tuipulotu impressionnant au printemps, cette ligne défensive pourrait finalement s’avérer le point fort de la défense, contre toute attente.

Un backfield défensif déplûmé

À moins que la secondary ne continue sur sa lancée, en dépit du départ de Talanoa Hufanga pour la NFL. L’ancien Pac-12 Defensive Player of the Year laisse un vide énorme au sein de la défense des Trojans mais le vétéran S Isaiah Pola-Mao devrait assurer la succession, avec ses 121 plaquages et 5 interceptions en carrière. Le renfort de S Xavion Alford sera le bienvenu, dans un groupe de defensive backs qui inclut de nombreux cadors de Pac-12 ; l’ancien prospect cinq étoiles CB Chris Steele et CB Isaac Taylor-Stuart formeront l’une des paires les plus solides du pays, avec CB Greg Johnson ou encore DB Max Williams en soutien. Il faudra également compter sur le top prospect CB Ceyair Wright pour donner un coup de main régulier.

Le milieu de la défense sera tenu par les vétérans LB Ralen Goforth et LB Kana’i Mauga suite au départ de Palaie Gaoteote pour Ohio State. Goforth prendra donc la place de ce dernier, déjà auréolé d’une grosse expérience avec USC. Cette défense paraît en tout cas suffisamment équilibrée et expérimentée pour progresser sous la direction du defensive coordinator Todd Orlando, dans sa seconde année à LA, et s’imposer comme l’une des meilleures de la conférence. Du côté des Trojans, on espère évidemment faire mieux dans la red zone, le point faible en 2020, tout en conservant les habitudes de turnovers prises l’an passé.

S Isaiah Pola-Mao (#21), USC – Crédit photo : Harry How, Getty Images

Les Trojans ne manquent jamais de joueurs explosifs à faire évoluer sur retours de coups de pied et une solide rotation devrait s’établir, même si les titulaires dans l’exercice en 2020 sont tous partis, à l’exception de Gary Bryant.

Chez les spécialistes, l’Australien P Ben Griffiths sera de retour pour une troisième saison comme titulaire alors que sa moyenne de 46,4 yards par punt en 2020 est la meilleure à USC depuis 2003. Le sophomore K Parker Lewis sera le kicker des Trojans pour la seconde année consécutive, après avoir terminé 20e au rang national en field goals en tant que true freshman, avec 60% de touchbacks sur ses kickoffs. Pour finir, le vétéran LS Damon Johnson sera long snapper pour une cinquième saison en 2021.

Calendrier

Pour la première fois depuis 2009, les Trojans joueront tous leurs matches de saison régulière les samedis. En apparence accessible, ce calendrier ne le sera pas tant que ça, avec trois opposants hors-conférence tous classés dans le top 25 l’an dernier. Cependant, avec sept matches à domicile contre cinq à l’extérieur, USC espère bien profiter de l’avantage du terrain, bien que les déplacements à Notre Dame et Arizona State s’annoncent périlleux, avec de possibles surprises à Washington State, Colorado ou California, des équipes en forme récemment.

Si les Trojans éviteront Oregon et Washington au calendrier cette année, le match d’ouverture face au champion régnant de Mountain West San Jose State ne sera pas une partie de plaisir. En conférence, USC recevra Stanford, Oregon State, Utah, Arizona et UCLA, avant de conclure la saison régulière face à BYU, qui s’était imposé en 2019 contre les joueurs de Clay Helton.

La fac de LA peut espérer s’inviter en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas, même si les Trojans perdent une ou deux rencontres au calendrier, mais il faudra sans doute être quasi parfait pour accrocher l’une des quatre places disponibles pour des playoffs qui se jouent presque traditionnellement sans équipe de Pac-12.

Source : FBS schedules

Conclusion

Après une saison régulière 2020 réussie, conclue par cinq victoires en cinq matches, USC s’est écrasé en finale de conférence Pac-12 face à une équipe d’Oregon qui remplaçait Washington, privé de match pour cause de Covid. Cette année, avec un groupe expérimenté, un quarterback dans la meilleure forme de sa carrière et des systèmes de jeu bien établis, l’objectif est clair : remporter la conférence Pac-12. Il faudra déjà s’imposer au sein d’une division robuste, qui compte Arizona State, Utah et potentiellement UCLA comme outsiders sérieux.

Les Trojans espèrent ainsi faire du bruit au niveau national et se rapprocher d’une place en playoffs qui leur échappe depuis la création du CFP en 2014. Il faudra pour ça se montrer plus réguliers que lors des campagnes précédentes et éviter les erreurs de débutant de la part d’un coach dans sa sixième année à la tête du programme. En cas de nouvelle désillusion, Clay Helton devrait ainsi faire ses adieux à la cité des anges, pour le plus grand bonheur de fans qui n’attendent qu’une seule chose : le retour au premier plan national de USC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la Pac-12.
– De nombreux playmakers offensifs.
– Un front fort intimidant.

Points faibles :
– Une ligne offensive dysfonctionnelle.
– Un backfield défensif en chantier.
– Un coach condamné.

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