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Preview 2019 : Tennessee Volunteers

Après une saison 2017 désastreuse, coach Jeremy Pruitt a redressé la barre d’un programme de Tennessee qui va dans la bonne direction et qui pourrait être la bonne surprise dans la conférence SEC.

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Tennessee Volunteers

Conférence SEC

Division East

En 2018 : 5-7, 2-6 SEC.
Head Coach : Jeremy Pruitt, 2ème année (5-7) – Résultats en carrière: 5-7.
Coordinateur offensif : Jim Chaney.
Coordinateur défensif : Derrick Ansley.
Titulaires de retour : 14, 8 en attaque, 6 en défense.
Joueurs-clés partis : QB Keller Chryst, DL Kyle Phillips, DL Shy Tuttle.
Joueurs à suivre : QB Jarrett Guarantano, RB Ty Chandler, WR Marquez Callaway, WR Jauan Jennings, DE Darrell Taylor, ILB Daniel Bituli, CB Bryce Thompson, S Nigel Warrior.

Hormis deux belles victoires contre Auburn et Kentucky, dans le top 25 lors de leur rencontre, les Vols se sont fait piétiner par à peu près tout le monde dans leur conférence pour finir à la dernière place de la division, derrière Vanderbilt. Presque une habitude pour Tennessee, qui n’a pas participé à un bowl depuis 2016. C’est pourquoi la fac de Peyton Manning avait choisi d’investir dans son coaching staff pour remettre sur pieds une équipe compétitive au sein de la conférence la plus féroce du college football. Exit Butch Jones, renvoyé en 2017 à l’issue d’une saison catastrophique.

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Jeremy Pruitt était ainsi arrivé l’an dernier à la tête du programme au terme d’une recherche chaotique, après avoir fait ses armes chez les cadors de la SEC, Georgia et Alabama, comme coordinateur défensif. Si le coach est toujours là cette année, son staff a subi quelques changements, notamment le départ du coordinateur offensif Tyson Helton pour diriger Western Kentucky. C’est Jim Chaney, ancien OC de Georgia, qui reprendra son rôle. En défense, Pruitt a choisi d’embaucher Derrick Ansley en tant que coordinateur alors qu’il appelait lui-même les jeux l’an dernier. L’ancien coach des DB des Oakland Raiders a déjà travaillé avec Pruitt à Alabama il y a quelques années et les deux se connaissent donc.

Enfin, l’ancien QB et champion national avec les Vols Tee Martin sera en charge du jeu aérien concernant le playcalling, tandis qu’il entraînera les receveurs. Il est également réputé comme l’un des meilleurs recruteurs du pays, de quoi poursuivre les efforts dans le recrutement de talents après une classe 2019 dans le top 15 national. Le talent, c’est surtout ce qui a manqué à Tennessee ces dernières années, alors qu’aucun Volunteer n’a été sélectionné à la dernière draft, pour la troisième fois en cinq ans.

Attaque

C’est une première depuis 2016, Tennessee aura le même quarterback à la barre pour la seconde saison consécutive. QB Jarrett Guarantano (1907 yards à la passe, 12 TD, 3 INT en 2018) est un vétéran, avec le potentiel pour passer un cap cette année. Malgré des statistiques pas franchement spectaculaires en 2018, le quarterback a montré qu’il commet peu d’erreurs avec ses trois petites interceptions. Guarantano pourra compter sur un supporting cast à la hauteur puisque tous les titulaires sont de retour en attaque cette année. Même si ce n’est un gage de succès pour les Vols dès cette saison, ce groupe devrait avoir progressé et connaître de meilleurs résultats.

À commencer par la ligne offensive, gros point faible la saison passée, incapable de bloquer pour le jeu au sol et d’empêcher les adversaires de s’infiltrer dans le backfield. L’OL devra donc faire beaucoup mieux et plusieurs changements y ont été apportés, à commencer par le recrutement de deux des meilleurs OT du pays, les prospects cinq étoiles OT Darnell Wright et OT Wanya Morris, qui pourraient briguer les postes de left et right tackle dès cette année. Sauf si LT Trey Smith se remet de ses nombreux pépins physiques, auquel cas il sera logiquement titularisé à gauche après avoir auparavant affiché le niveau d’un futur joueur NFL.

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OG Ryan Johnson a décroché de center vers guard, avec l’ancien transfuge d’Alabama C Brandon Kennedy prévu au milieu lorsqu’il sera remis de sa blessure au genou. En attendant, OL Nathan Neihaus devrait occuper l’intérim puis participer à la rotation avec les OT.

Cette ligne offensive plus solide devrait donner un sérieux coup de pouce à l’un des pires jeux au sol du pays en 2018. La blessure de RB Ty Chandler (630 yards au sol, 4 TD) dès l’ouverture de la saison n’avait rien arrangé mais le coureur vedette des Vols s’est bien remis et devrait demeurer le playmaker numéro un de cette attaque, capable de porter le ballon mais aussi de recevoir. Il pourrait bien s’affirmer comme le principal moteur offensif de cette équipe. Il partagera les portées avec RB Tim Jordan (522 yards au sol, 3 TD), solide l’an dernier lorsqu’il avait dû remplacer Chandler. Dans l’ensemble, Jeremy Pruitt pourra compter sur un groupe de coureurs expérimenté et talentueux, avec suffisamment de profondeur pour faire souffler les titulaires. Le true freshman RB Eric Gray, recrue quatre étoiles, pourrait bien intégrer cette rotation déjà bien fournie.

Le jeu aérien devrait connaître une progression également avec l’arrivée de l’ancien quarterback de Tennessee Tee Martin comme coach des receveurs. L’ancien OC de USC est un recruteur hors pair, qui commencera ses fonctions avec à sa disposition de nombreux vétérans, dont WR Marquez Callaway (37 réceptions, 592 yards, 2 TD), joueur très complet, WR Josh Palmer (23 réceptions, 484 yards, 2 TD), WR Jauan Jennings (30 réceptions, 438 yards, 3 TD), numéro un l’an dernier mais blessé plusieurs matches, et WR Brandon Johnson (14 réceptions, 132 yards), meilleur receveur des Volunteers en 2017 avant de se faire discret l’année passée. L’ancien joueur de junior college TE Dominick Wood-Anderson (17 réceptions, 140 yards, 2 TD) sera de retour et devrait facilement trouver sa place dans les combinaisons offensives.

Défense

Contrairement à l’attaque, la défense a perdu une poignée de joueurs mais six des huit meilleurs plaqueurs en 2018 sont toujours dans l’effectif. La mauvaise nouvelle, c’est que le front three a perdu tous ses titulaires et que le joueur le plus expérimenté de la ligne est le junior DE Matthew Butler avec ses 17 plaquages, depuis la blessure de DE Emmitt Gooden (33 plaquages, 7.5 pour perte, 1.5 sacks en 2018), le seul senior du groupe, qui sera contraint de manquer toute la saison. Le participant à la saison 3 de Last Chance U, arrivé il y a un an, pourra utiliser une année redshirt pour revenir l’an prochain, mais dans l’immédiat Tennessee est en mauvaise posture sur la ligne défensive. DT Aubrey Solomon est arrivé en provenance de Michigan mais les Vols attendent encore la décision de la NCAA pour savoir s’il pourra jouer cette année.

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Le redshirt freshman DL Kurott Garland, participant à quatre rencontres l’an dernier, n’a toujours pas participé un camp cette offseason, alors qu’il avait inscrit son nom sur le portail des transferts. Le transfuge de junior college DT Savion Williams sera rapidement mis à contribution, de même que DE John Mincey à l’extérieur, qui devra donc palier à l’absence de Gooden.

Heureusement, le nouveau DC Derrick Ansley pourra compter sur le pass rusher LB Darrell Taylor (36 plaquages, 8 sacks), de retour après avoir flirté avec la NFL. Le senior avait brillé en 2018 contre Georgia avec trois sacks et quatre contre Kentucky. À l’opposé, LB DeAndre Johnson (13 plaquages, 2 sacks) pourrait émerger après avoir fait partie de la rotation l’an dernier. Derrière eux, on verra défiler LB Kivon Bennett, LB Jordan Allen, dans sa deuxième saison avec Tennessee après avoir été transféré de junior college, et sans doute la recrue quatre étoiles LB Roman Harrison.

Le secondary est probablement le secteur défensif le plus prometteur. Le sophomore CB Bryce Thompson (32 plaquages, 3 INT, 4 passes défendues) a été récompensé d’une sélection dans l’équipe Freshman All-America au terme d’une saison 2018 plus que réussie. Il pourrait s’affirmer comme l’un des shutdown corners les plus redoutés de la SEC. Deux autres cornerbacks titularisés l’an passé seront de retour : le sophomore CB Alontae Taylor (40 plaquages, 2 passes défendues) et le senior CB Baylen Buchanan (49 plaquages, 4 passes défendues). Au poste de safety, le senior S Nigel Warrior (64 plaquages) n’a pas encore atteint le niveau de performance qu’on attendait de lui. Les fans des Vols espèrent qu’il retrouvera sa forme de 2017 lorsqu’il avait réussi 83 plaquages et forcé 3 fumbles. Le sophomore S Trevon Flowers (9 plaquages) ou le redshirt freshman S Brandon Davis débuteront la saison à ses côtés.

Équipes spéciales

Le jeu de coup de pied fût l’une des bonnes surprises de la saison 2018. Le junior K Brent Cimaglia (10/13) n’a manqué qu’un seul FG de moins de 40 yards terminant avec un % d’efficacité de 77%. Le sophomore P Joe Doyle (41.1 yards) a également été très précieux repoussant régulièrement les équipes adverses profondément dans leur territoire. PR Marquez Callaway (11.9 yards, 1 TD) sera de retour pour retourner les punts. C’est plus indécis sur les retours de kickoff. KR Ty Chandler et KR Bryce Thompson pourraient être utilisés en rotation.

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Calendrier

Encore un calendrier difficile pour Tennessee, qui évolue dans la pire conférence du pays en termes d’adversité : les opposants des Volunteers cette saison ont combiné un bilan de 100-57 en 2018. Au programme, Florida, Alabama, Kentucky et Missouri sur la route pour des duels compliqués, quelques cupcakes avec Georgia State, Chattanooga et UAB à domicile pour gonfler le bilan, la réception de BYU et des rencontres intra-conférence à Knoxville face à l’épouvantail Georgia, Mississippi State, South Carolina et enfin Vanderbilt pour conclure la saison. Avec une équipe améliorée, Tennessee devrait terminer avec un meilleur bilan qu’en 2018, même si les oppositions contre les Gators, le Tide et les Bulldogs semblent jouées d’avance.

Match-clé
à Florida, le 21 septembre
Les Volunteers se sont imposés à Gainesville pour la dernière fois en 2003. Sur les treize dernières confrontations entre les Tennessee et Florida, les Gators ont triomphé à douze reprises. Cette année, le programme mené par Dan Mullen sera l’une des équipes en forme et une victoire des Vols dès l’ouverture des matches de conférence SEC pourrait les mettre sur la bonne voie. À ce stade de la saison, la troupe de Jeremy Pruitt devrait logiquement être à 3-0 et enchaînerait donc une quatrième victoire consécutive face à un rival de division.

Conclusion

L’oeuvre de reconstruction menée par coach Jeremy Pruitt est encore en cours mais les arrivées de Jim Chaney et de Tee Martin pour diriger une attaque anémique l’an dernier pourrait permettre aux Volunteers de revenir dans la course à un bowl pour la première fois depuis 2016. Un pas dans la bonne direction mais encore loin des attentes des fans. Avec le retour de QB Jarrett Guarantano, RB Ty Chandler, RB Tim Jordan et la quasi-totalité des titulaires aux postes de receveur, linebacker et defensive back, Tennessee compte sur une certaine stabilité qui pourrait porter ses fruits en cours de saison. Il suffirait qu’un ou deux joueurs se développent rapidement sur la ligne de scrimmage pour que ces Volunteers deviennent une équipe « poil à gratter » dans la conférence SEC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts :
– Stabilité en attaque.
– Un duo de running backs complémentaire.
– Un backfield défensif efficace.

Points faibles :
– La ligne offensive.
– Manque de profondeur sur la ligne défensive.

Prédiction : 6-6, 2-6 SEC

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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Preview 2020 : UCLA Bruins

Une attaque aérienne en progrès mais une défense perméable et des résultats décevants : assistons-nous déjà aux derniers jours de l’ére Chip Kelly à UCLA ?

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Crédit photo : Scott Chandler

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 4-8, 4-5 Pac-12.
Head coach : Chip Kelly, 3e année (7-17) – Résultats en carrière : 53-24.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : x, x en attaque, x en défense.
Joueurs-clés partis : RB Joshua Kelley, WR Theo Howard, TE Devin Asiasi, OL Chris Murray, DB Darnay Holmes.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson,

Déjà la troisième année pour Chip Kelly à Westwood et il faut bien avouer que l’ancien coach d’Oregon a connu un retour chaotique dans la conférence Pac-12. Attendu comme le messie par les Bruins, son aura n’a pas encore su faire la différence. À sa décharge, la mission impossible qu’il a acceptée, celle de remettre UCLA à sa place historique parmi les programmes majeurs du college football, demande du temps et de la patience.

Surtout, le style explosif de Kelly a été repris à toutes les sauces en Pac-12 et personne n’est plus pris de court par le génie offensif de l’ex-coach des Philadelphia Eagles. C’est ce qui explique la désillusion vécue l’an dernier, alors que les fans s’attendaient à des signes de progression pour la deuxième année du coach à la tête de la fac de LA. Au final, UCLA a bouclé la saison sur un pathétique bilan de 4-8, presque devenu un standard, sans participation à un bowl.

Les plus virulents estiment que l’équipe a même régressé lors des deux dernières années, les autres reconnaissent une progression modeste qui s’explique notamment par une ribambelle de blessures et l’inexpérience d’un effectif encore jeune. Néanmoins, il faut souligner l’irrégularité chronique qui a caractérisé les Bruins en 2019, tandis que les joueurs de Chip Kelly étaient encore en course pour le titre de division en novembre, signe d’une Division South où personne n’émerge réellement. Reste à voir quelle est la place de UCLA dans la chaîne alimentaire de la Pac-12 cette saison, après des années à servir de punching ball.

QB Dorian Thompson-Robinson – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Please stand up

Titulaire depuis l’arrivée de Kelly en Californie, QB Dorian Thompson-Robinson (2 701 yards, 21 TD, 12 INT en 2019) reprendra donc son poste, tenu avec plus ou moins de brio durant sa jeune carrière. Capable du meilleur, comme face à Washington State en 2019 avec ses 7 touchdowns, comme du pire, il est encore trop irrégulier pour permettre à UCLA de se reposer uniquement sur lui. C’est pourquoi un concurrent de taille a débarqué sur le campus de Westwood, QB Colson Yankoff, transféré de Washington et ancien prospect de renom, afin de bousculer la hiérarchie si besoin est.

Point faible des Bruins depuis de trop longues années, la ligne offensive semble toujours aussi fragile, malgré la présence de OT Sean Rhyan et du solide OT Jake Burton sur les extérieurs. Le polyvalent OL Duke Clemens sera chargé d’occuper un rôle de guard ou de center mais l’effectif reste mince, surtout depuis le transfert de Chris Murray vers Oklahoma. L’intérieur de la ligne devrait souffrir toute la saison si aucun signe de progression ne transpire d’une OL régulièrement en difficulté.

Il ne s’agit cependant pas de la seule faiblesse offensive à UCLA puisque l’escouade de receveurs semble assez faible, avec plusieurs pertes, dont trois transferts au poste de tight end et le départ du vétéran Theo Howard pour Oklahoma. Le meilleur receveur de retour n’est autre qu’un running back et WR Kyle Philips (60 réceptions, 681 yards, 5 TD), spécialiste du slot, est attendu comme le leader de l’unité après avoir établi le record de réceptions pour un freshman à UCLA.

WR Chase Cota (25 réceptions, 350 yards, 3 TD) et WR Jaylen Erwin (32 réceptions, 339 yards, 2 TD) sont également priés de passer un cap, ce qui devrait se faire si le quarterback titulaire le permet avec un niveau de jeu satisfaisant. Les jeunes WR Charles Njoku et WR Logan Loya, recrue quatre étoiles, attendent leur moment pour briller et il devrait arriver très rapidement.

WR Kyle Phillips – Crédit photo : Joe Akira/Daily Bruin staff

Le jeu au sol semble finalement être la véritable force de cette équipe, malgré le départ de Joshua Kelley pour la NFL. Le vétéran RB Demetric Felton (331 yards, 1 TD et 55 réceptions, 594 yards, 4 TD), meilleur coureur et receveur de retour cette année, devrait occuper le rôle de titulaire. Ancien receveur, il offre cependant peu de garanties derrière une ligne instable. Il sera ainsi épaulé par l’imposant RB Brittain Brown, transfuge de Duke, de retour après une blessure grave. RB Kazmeir Allen (63 yards) pourrait également se mettre en évidence, peut être même suffisamment pour s’attribuer le rôle de titulaire.

Une défense aérienne souvent enrhumée

Même combat pour la défense, qui se bat contre elle-même la plupart du temps. 113e défense du pays en 2019, avec 34.8 points de moyenne encaissés par match, elle n’est clairement pas la priorité de Chip Kelly, ni le point fort des Bruins. Le coordinateur défensif Jerry Azzinaro a pourtant été retenu mais il devrait être le premier fusible à sauter en cas de déroute de UCLA en 2020.

Avec 570 yards et 9 touchdowns concédés face à Anthony Gordon de Washington State ou encore 515 yards et 4 touchdowns inscrits par Kedon Slovis de USC l’an dernier, la défense aérienne est clairement le secteur le plus en difficulté. Le départ du leader Darnay Holmes, cornerback des New York Giants aujourd’hui, ne devrait cependant pas porter préjudice à un groupe plus expérimenté et suffisamment fourni.

CB Jay Shaw (30 plaquages, 1 fumble forcé, 1 int) et CB Rayshad Williams (33 plaquages, 2 passes défendues), les deux cornerbacks les plus expérimentés du groupe, devraient assurer la transition, épaulés du nouveau venu CB Obi Eboh, transféré de Stanford et déjà très expérimenté. Mais la bonne nouvelle pour le nouveau coach des DB Brian Norwood, c’est la profondeur et le niveau du groupe de safeties, constitué de S Stephan Blaylock (86 plaquages, 3 passes défendues,), leader en plaquages l’an dernier, S Elisha Guidry (32 plaquages) et S Quentin Lake (18 plaquages), tous suffisamment doués pour faire progresser une secondary qui a besoin de faire beaucoup mieux pour répondre aux attentes de Chip Kelly. Le renfort de S Qwuantrezz Knight sera également le bienvenu, l’ancien joueur de Kent State ayant choisi de terminer sa carrière universitaire sous le soleil californien.

DE Osa Odighizuwa (#92) – Crédit photo : UCLA Bruins

Avec une ligne défensive qui semble la meilleure alignée par Kelly depuis son arrivée, la défense contre la course devrait prendre une nouvelle dimension alors qu’il s’agissait déjà du point fort des Bruins l’an dernier. Le senior DE Osa Odighizuwa (46 plaquages, 10 pour perte, 3.5 sacks) fait son retour en patron de la défense, soutenu par l’imposant duo formé de DT Tyler Manoa (19 plaquages) et DT Otto Ogbonnia (12 plaquages, 1 sack) à l’intérieur. Il reste à espérer qu’un pass rush efficace puisse soutenir la secondary pour éviter les naufrages vécus en 2019 par la défense.

C’est la plus grande inconnue à l’heure actuelle, compte tenu du fait que les quatre linebackers titulaires l’an dernier ne font plus partie de l’équipe. De jeunes talents seront ainsi lancés dans le grand bain, comme le sophomore LB Carl Jones ou la recrue LB Damian Sellers, qui seront priés de rapidement se mettre au niveau. Ils pourront compter sur l’expérience de LB Bo Calvert (7 plaquages) et LB Leni Toailoa (33 plaquages, 7 pour perte dont 2.5 sacks), bien que les deux joueurs n’aient pas vu le terrain aussi souvent qu’espéré. LB Caleb Johnson, transféré de junior college, pourrait également apporter une contribution bienvenue à une escouade en totale reconstruction. Il ne faudra pas non plus compter sur des special teams qui devront se trouver de nouveaux titulaires aux rôles clés de kicker et punter.

Conclusion

L’embauche de Chip Kelly par UCLA avait retourné la Pac-12 il y a trois ans, après quelques années sous l’impulsion mitigée de Jim Mora, renvoyé au lendemain d’une énième défaite face au rival USC. L’ancien coach d’Oregon et des Philadelphia Eagles ne pourra pas jouir de son crédit éternellement et des résultats concrets, c’est-à-dire des victoires, sont attendus rapidement, en particulier au sein d’une Division South où personne n’émerge vraiment comme un favori indiscutable.

Programme réputé historiquement, situé sous le soleil californien, avec un superbe campus et un stade mythique, le Rose Bowl, UCLA se doit de faire rêver à nouveau. Les Bruins se montrent déjà plus entreprenants sur le plan du recrutement mais aucun leader ou star ne semble émerger du groupe, année après année. Il faudra montrer des signes de progression et se qualifier au minimum pour un bowl afin de conforter le projet de Chip Kelly et sauver sa place alors que la fanbase s’impatiente depuis déjà trop longtemps.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3

Résumé

Points forts
– Le jeu au sol si la ligne offensive le permet.
– Du talent chez les receveurs.
– La défense contre le jeu de course.

Points faibles
– La défense contre le jeu aérien.
– Pas de star ou de playmaker dans l’effectif.
– Une stagnation inquiétante malgré l’arrivée de Chip Kelly.

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Preview

Preview 2020 : Oregon Ducks

Malgré la perte de QB Justin Herbert, les Ducks d’Oregon possèdent toujours une attaque explosive et ils pourront compter sur la meilleure défense de la conférence Pac-12 pour rester dans la course au titre national.

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Crédit photo : Scott Boldt

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Ducks d’Oregon.

Oregon Ducks

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 12-2, 8-1 Pac-12. Rose Bowl : victoire contre Wisconsin (28-27).
Head coach : Mario Cristobal, 3e année (21-7) – Résultats en carrière : 48-54.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Andy Avalos.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Justin Herbert, OG Shane Lemieux, C Jake Hanson, LB Troy Dye.
Joueurs à suivre : QB Tyler Shough, QB Anthony Brown, RB CJ Verdell, WR Johnny Johnson, OT Penei Sewell, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Isaac Slade-Matautia, CB Thomas Graham, S Jevon Holland

Il y a six ans, Oregon bataillait en finale des playoffs avec à sa tête le vainqueur du Heisman Trophy, la légende, Marcus Mariota. Il y a quatre ans, les Ducks bouclaient leur saison sur un bilan atroce de 4-8. Devenu une référence sous la direction de Chip Kelly, le programme d’Eugene a rapidement sombré, jusqu’à se laisser dépasser par Washington ou Stanford dans sa propre division.

Heureusement, Mario Cristobal a remis les choses en ordre. Intronisé head coach à la suite d’une pétition signée par 70 joueurs d’Oregon exigeant sa nomination à la tête de l’équipe, il n’aura pas fallu longtemps pour remettre Eugene sur la carte. En 2019, Cristobal a conduit les Ducks au titre de conférence Pac-12, remporté face à Utah, et au Rose Bowl, grâce à une victoire disputée sur Wisconsin.

C’est aussi grâce à l’impact immédiat d’une classe de recrutement 2019 qui a rendu jaloux les rivaux d’Oregon. Avec une seconde classe consécutive dans le top 15 national cette année, l’effectif est blindé de talent et de jeunes joueurs prêts à devenir la référence à leur poste. De quoi envisager l’avenir sous les meilleurs auspices, et ce dès 2020.

Retour aux sources

Nouveau coach pour l’attaque, qui accueille ainsi Joe Moorhead, ancien coach de Mississippi State et coordinateur offensif réputé. Le nouveau bras droit de Cristobal devrait faire évoluer une attaque qui a montré des signes de progression évidents l’an dernier et qui espère capitaliser sur ses nombreux playmakers.

RB CJ Verdell (#7) – Crédit photo : Jaime Valdez-USA TODAY Sports

La tâche ne sera cependant pas aisée pour reconstruire une attaque qui a perdu son quarterback vedette, Justin Herbert, désormais joueur des Los Angeles Chargers, et la quasi totalité de sa ligne offensive. Heureusement, le seul titulaire de retour sur l’OL n’est autre que OT Penei Sewell, vainqueur de l’Outland Trophy en 2019, déjà considéré comme le meilleur prospect NFL au niveau universitaire à l’heure actuelle. Intraitable, le left tackle des Ducks sera essentiel pour protéger le nouveau QB, ouvrir la voie au jeu de course et assurer le rôle de leader d’une ligne en reconstruction.

Il pourra compter sur les nouveaux venus à ses côtés, le jeune OT Steven Jones et OL Alex Forsyth, joueur polyvalent dans le style de l’ex-Duck Calvin Throckmorton. Si le turnover sera important avec la perte de quatre titulaires sur la ligne, il faut souligner le talent particulier de Mario Cristobal pour construire des OL de très haut niveau et la qualité présente dans l’effectif laisse envisager une transition en douceur. Il faudra au moins ça pour profiter d’une escouade de coureurs prête à tout renverser en Pac-12.

RB CJ Verdell (1 220 yards, 8 TD en 2019) est de retour à son poste, toujours assisté du sprinter RB Travis Dye (658 yards) et de RB Cyrus Habibi-Likio (337 yards, 10 TD). Le groupe a ce qu’il faut pour s’imposer comme la meilleure brigade de coureurs de Pac-12. De quoi retirer un peu de pression des épaules du nouveau quarterback, en l’occurrence le sophomore QB Tyler Shough (144 yards, 3 TD), pro style passer qui attend son heure. Le jeune joueur a eu le temps d’apprendre dans l’ombre de Justin Herbert et devrait assurer la continuité.

Pour jouer le rôle de doublure, Oregon a accueilli QB Anthony Brown, transféré de Boston College, un joueur déjà expérimenté au niveau universitaire. La recrue QB Jay Butterfield, l’un des meilleurs du pays à son poste, devrait profiter d’une année redshirt sauf pépin imprévu.

Enfin, le groupe de receveurs est suffisamment fourni en quantité et en qualité pour garantir un jeu aérien à la hauteur des espérances d’une fanbase exigeante, puisque les vétérans WR Johnny Johnson (57 réceptions, 836 yards, 7 TD) et WR Jaylon Redd (50 réceptions, 465 yards, 7 TD) seront assistés de WR Devon Williams, transféré de USC, et du jeune WR Bryan Addison (18 réceptions, 203 yards, 1 TD), attendu au tournant après avoir été recruté en grandes pompes en 2018. Sans oublier les nombreux autres jeunes receveurs de talent de l’effectif, notamment le prospect quatre étoiles WR Kris Hutson.

OT Penei Sewell (#58) – Crédit photo : Oregon Athletics

Fear the Quack

Pas d’inquiétudes du côté de la défense, avec Andy Avalos déjà bien en place depuis l’an dernier. Les adversaires des Ducks risquent de voir déferler une tempête orange, jaune fluo, verte, ou quelque soit la couleur de l’uniforme, à chaque snap. En 2019, les Ducks ont fini à la première position en Pac-12 en sacks et ont provoqué énormément de turnovers.

On retrouvera donc le style ultra explosif cher à l’ancienne fac de Phil Knight, le bien connu PDG de Nike, et ce malgré le départ du quarterback défensif Troy Dye. L’unité défensive d’Oregon récupère énormément de titulaires cette année, et surtout de playmakers, puisque 11 des 13 meilleurs plaqueurs sont de retour.

À commencer par DE Kayvon Thibodeaux (35 plaquages, 14 pour perte 9 sacks), l’une des meilleures recrues du pays en 2019, déjà auteur de 9 sacks lors de sa saison true freshman au sein de la rotation. Avec les mammouths NT Jordon Scott (32 plaquages) et DT Austin Faoliu (39 plaquages, 5 pour perte, 2 sacks) à côté, cette ligne défensive a le potentiel pour faire partie des meilleures DL au niveau national. La profondeur pourrait être l’inquiétude majeure mais, une fois encore, le recrutement à la pointe ces deux dernières années devrait palier au problème de rotation.

Pour combler le départ de Troy Dye donc, Andy Avalos s’appuiera sur le duo de top prospects cinq étoiles LB Justin Flowe et LB Noah Sewell à l’intérieur, avec le vétéran LB Isaac Slade-Matautia (62 plaquages, 6.5 pour perte dont 1.5 sack, 11 passes défendues) prêt à prendre la direction de l’escouade de linebackers. LB Mase Funa (26 plaquages, 8.5 pour perte, 4 sacks) devrait également être un pilier du groupe dans un rôle de linebacker hybride sur l’extérieur.

DE Kevin Thibodeaux (#5) – Crédit photo : NBC Sports

Petite particularité à Oregon : le pass rush qui vient de partout, même de la secondary. Une secondary qui risque de faire du bruit, avec les retours des seniors CB Thomas Graham (64 plaquages, 5 pour perte, 10 passes défendues, 2 INT) et CB Deommodore Lenoir (47 plaquages, 2.5 pour perte, 7 passes défendues, 1 INT), qui ont senti qu’il se passe quelque chose à Eugene actuellement et qui ont donc repoussé d’un an leurs velléités de rejoindre la NFL. Ils seront assistés du jeune CB Mykael Wright (21 plaquages, 4 passes défendues, 1 INT), futur star défensive, et d’un groupe de safeties sans égal en Pac-12 : FS Jevon Holland (66 plaquages, 4.5 pour perte, 4 passes défendues, 1 INT, 1 TD), SS Brady Breeze (62 plaquages, 3 passes défendues, 2 INT, 3 TD), le vétéran SS Nick Pickett (45 plaquages, 6 passes défendues, 1 INT) et l’étoile montante FS Verone McKinley (46 plaquages, 4 INT).

On s’attend donc à pas mal de turnovers du côté de la défense des Ducks avec des playmakers à toutes les positions. Oregon pourra également sur ses special teams avec des returners d’exception sur les coups de pied, tandis que le choix sera difficile au poste de kicker avec plusieurs vétérans déjà dans le roster et deux recrues cinq étoiles au poste. De quoi éviter de nouvelles déconvenues dues à des field goals manqués.

Conclusion

Il y a tellement de talent au sein de cette équipe qu’elle devrait facilement terminer dans le top 3 des différents classements offensifs et défensifs de Pac-12. Reste à voir si ce sera suffisant pour prétendre à une place en playoffs. Oregon doit surtout éviter ses classiques sorties de route et profiter à fond de ses playmakers, en particulier en défense. Jeune mais expérimentée, extrêmement douée, cette équipe des Ducks cuvée 2020 est suffisamment armée pour battre n’importe qui au sein de sa conférence et réaliser le doublé en Pac-12.

Évaluation
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Preview

Preview 2020 : Washington Huskies

Fin de l’ère Chris Petersen, nouveau coaching staff, nouveau QB : les Huskies devront encore se reposer sur leur défense pour espérer retrouver une place au Pac-12 Championship Game.

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Crédit photo : Washington Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Washington Huskies

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Las Vegas Bowl : victoire contre Boise State (38-7).
Head coach : Jimmy Lake, 1ère année.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Pete Kwiatkowski & Ikaika Maloe.
Titulaires de retour : 13, 4 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Aaron Fuller, TE Hunter Bryant, OT Trey Adams, C Nick Harris, FS Myles Bryant.
Joueurs à suivre : QB Kevin Thomson, QB Jacob Sirmon, RB Richard Newton, WR Jalen McMillan, OL Jaxson Kirkland, DT Levi Onwuzurike, DE Sav’ell Smalls, LB Edefuan Ulofoshio, CB Kyler Gordon, DB Elijah Molden.

L’ère Chris Petersen est désormais terminée à Washington. L’ancien coach de Boise State, qui a conduit les Huskies en playoffs, à une victoire au Rose Bowl et deux titres de conférence Pac-12, a décidé de suspendre sa carrière d’entraîneur. Il laisse les clés à son ancien coordinateur défensif, Jimmy Lake, qui devra donc remettre en ordre l’un des programmes majeurs de la côte Ouest ces dernières années, en dépit de nombreux départs en attaque.

Il faut le dire, malgré un bilan de 8-5, Washington a été l’une des déceptions de la saison 2019. Les Huskies n’ont pas su répondre aux attentes au sein de la conférence Pac-12, battus par Cal, Stanford, Oregon, Utah et Colorado. Avec les multiples départs en attaque, en particulier celui du quarterback Jacob Eason, le chantier est important mais la défense de Jimmy Lake pourrait bien s’imposer comme l’une des références au niveau national et assurer une transition en douceur. En attendant le retour au sommet, avec une classe de recrutement 2020 dans le top 20 national et au second rang en Pac-12, derrière les rivaux d’Oregon.

Un besoin vital de leadership

Il y avait du talent au sein d’une attaque qui a énormément déçu en 2019, terminant la saison à la huitième place de leur conférence au niveau offensif. Seulement quatre titulaires seront de retour cette année mais l’optimisme est de rigueur alors que Jimmy Lake a embauché John Donovan comme coordinateur offensif. L’ancien assistant de James Franklin à Vanderbilt et Penn State a passé les dernières années en NFL, chez les Jacksonville Jaguars, et il aura à disposition un effectif de qualité.

RB Richard Newton (#28) – Crédit photo : SI

Au sol, il faudra compter sur le puissant RB Richard Newton (498 yards et 10 TD en 2019), auteur de 11 touchdowns en 2019, dont 10 à la course, en seulement dix rencontres comme remplaçant. Il devrait logiquement devenir l’un des piliers d’une attaque qui se cherche de nouveaux leaders. La ligne offensive en reconstruction pourra compter sur les retours de OL Jaxson Kirkland, probable futur left tackle après avoir occupé le poste de right guard l’an dernier, et de OG Luke Wattenberg.

Pour les accompagner, les Huskies ont de la ressource grâce à un recrutement à la pointe et une formation efficace qui fait dernièrement de Washington un pipeline d’offensive linemen vers la NFL. La recrue quatre étoiles C Myles Murao devrait prendre la succession de Nick Harris, avec le jeune et immense OT Nate Kalepo comme potentiel right tackle et future star de la ligne.

Cette attaque aura cependant besoin de playmakers dans le jeu aérien, principalement au poste primordial de quarterback. Jacob Eason et son bras canon partis, QB Jacob Sirmon (19 yards) devait assurer la relève. Neveu de Peter Sirmon, DC à Cal, et cousin de Jackson Sirmon, linebacker à Washington, il faisait office de favori pour le onze de départ… avant l’arrivée au printemps de QB Kevin Thomson, le Big Sky Offensive Player of the Year en 2019, transféré de Sacramento State (FCS) pour jouer sa saison senior avec les Huskies. Il sera peut-être le QB d’expérience qui permettra une transition en douceur avant l’éclosion des deux quarterbacks prometteurs de l’effectif : la recrue quatre étoiles QB Ethan Garbers et le redshirt freshman QB Dylan Morris en remplaçants.

Évidemment, le casting de receveurs sera essentiel à la réussite du nouveau quarterback titulaire et Washington aura besoin de déterminer son go-to receiver rapidement. Les prétendants sont nombreux, entre les sophomores WR Terrell Bynum (368 yards, 2 TD) et WR Ty Jones (491 yards, 6 TD), sans oublier WR Puka Nacua (168 yards, 2 TD), titulaire à trois reprises comme freshman avant sa blessure. La recrue quatre étoiles WR Jalen McMillan pourrait également voir son talent éclore précocement. Enfin, il faudra compter sur TE Cade Otton (344 yards, 2 TD), l’un des meilleurs à son poste au sein de la conférence Pac-12.

DT Levi Onwuzurike – Crédit photo : Getty Images

Si l’attaque progresse aussi rapidement que la défense l’an passé et que les leaders attendus émergent, les Huskies devraient à nouveau marcher sur leurs adversaires et retrouver leur lustre récent.

Jeunesse et expérience

Ainsi, la défense se retrouve cette année comme le point fort du programme de Seattle. Décimée l’an dernier, elle a dû se reconstruire avec dix nouveaux titulaires et a forcément connu des moments compliqués, jusqu’à monter en puissance et s’imposer en atout pour les Huskies. Les performances en fin de saison face à Washington State et Boise State en sont la preuve, pour un groupe qui a terminé troisième meilleure défense de Pac-12 en 2019, en dépit d’une secondary blindée de freshmen et des lacunes en couverture chez les linebackers.

Cette saison, Pete Kwiatkowski pourra ainsi compter sur l’une des meilleures secondaries du pays malgré sa jeunesse, avec la présence de DB Elijah Molden (79 plaqueurs, 5.5 pour perte, 13 passes défendues, 3 fumbles forcés, 4 INT), référence à son poste et attendu de pied ferme en NFL. Aligné comme nickelback, il sera le patron d’une escouade de sophomores, dont le futur taulier CB Kyler Gordon (32 plaqueurs, 4 passes défendues), ainsi que CB Trent McDuffie (45 plaqueurs, 1 INT), FS Cameron Williams (32 plaqueurs, 3 INT) et SS Asa Turner (19 plaqueurs, 1 INT), tous les quatre titulaires en 2019 comme freshmen. Avec le vétéran CB Keith Taylor (59 plaqueurs, 2 pour perte, 5 passes défendues) pour assurer la rotation, il devrait être difficile d’avancer par les airs face aux Huskies.

Surtout que le pass rush devrait passer un cap. Construite autour des deux linemen DT Josiah Bronson (23 plaqueurs, 2 sacks) et la superstar DT Levi Onwuzurike (45 plaqueurs, 2 sacks), la défense de Washington comptera sur DE Ryan Bowman (34 plaqueurs, 9.5 pour perte dont 5.5 sacks, 3 fumbles forcés, 1 INT) et DE Joe Tryon (41 plaqueurs, 12.5 pour perte dont 8 sacks) pour mettre la pression sur les quarterbacks d’en face, avec la recrue vedette DE Sav’ell Smalls en remplaçant. Prospect cinq étoiles, il était considéré comme le troisième meilleur joueur du pays à son poste au sein de la classe de recrutement 2020.

CB Elijah Molden – Crédit photo : Alika Jenner, Getty Images

Derrière la ligne défensive, une importante rotation devrait s’effectuer pour les deux rôles de linebacker, avec le retour du jeune LB Edefuan Ulofoshio (47 plaqueurs, 3 sacks), titulaire à trois reprises l’an dernier et récompensé d’une bourse d’études. Probable futur patron du groupe, il sera flanqué de LB Jackson Sirmon (28 plaqueurs) ou LB MJ Tafisi (13 plaqueurs), sans compter les nombreux freshmen prêts à prendre des responsabilités.

C’est donc une défense blindée de playmakers qui devrait porter Washington cette saison, alors que les special teams devraient également se mettre en valeur. Les Huskies ont recruté le meilleur punter de junior college en 2020, P Triston Brown.

Conclusion

En 2019, Washington a déçu. Malgré une attaque explosive, la défense faisait peau neuve et les Huskies ont connu des ratés qui ne pardonnent pas. C’est le même son de cloche cette saison, de l’autre côté du ballon, avec une attaque qui doit se trouver sept nouveaux titulaires, dont un quarterback. Le départ de Chris Petersen, malgré une transition en douceur avec la promotion interne de Jimmy Lake, devrait en outre légèrement chambouler les systèmes et les esprits.

Le nouveau coach en place pourra toutefois se reposer sur une défense en béton armé pour faire oublier les incertitudes en attaque, avec de nombreux joueurs de très grand talent, en particulier au sein de la secondary. Un bon début pour faire face à la menace grandissante d’Oregon, de retour au top en Pac-12 et dans le recrutement.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’une des meilleures défenses du pays.
– Un recrutement d’élite pour un effectif très talentueux.
– Un nouveau coaching staff dans la continuité.

Points faibles
– L’attaque n’a pas encore de leader établi.
– Beaucoup de nouveaux titulaires du côté offensif.
– De nouveaux systèmes de jeu à maîtriser et un nouveau QB.

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Preview

Preview 2020 : California Golden Bears

En progression constante depuis l’arrivée de coach Justin Wilcox en 2017, les Golden Bears de California possèdent l’expérience et un quarterback talentueux pour menacer Oregon dans la division Pac-12 North.

Publié

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Crédit photo : Cal Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Golden Bears de California.

California Golden Bears

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Redbox Bowl : victoire contre Illinois (35-20).
Head coach : Justin Wilcox, 4e année (20-18) – Résultats en carrière : 20-18.
Coordinateur offensif : Bill Musgrave.
Coordinateur défensif : Tim DeRuyter & Peter Sirmon.
Titulaires de retour : 18, 10 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : LB Evan Weaver, FS Ashtyn Davis, SS Jaylinn Hawkins.
Joueurs à suivre : QB Chase Garbers, RB Christopher Brown, WR Nikko Remigio, RT Jake Curhan, NT Brett Johnson, LB Kuony Deng, LB Cameron Goode, CB Camryn Bynum, DB Elijah Hicks.

Quatrième rentrée à Cal pour Justin Wilcox et les attentes ont grimpées de manière exponentielle depuis son arrivée sur le campus de Berkeley. L’ancien coordinateur défensif de Boise State, Tennessee, Washington, USC et Wisconsin, qui s’est vu offrir son premier rôle de head coach chez les Golden Bears, n’a eu de cesse de faire progresser un programme en perdition. Après une première campagne à 5-7 en 2017, la saison 2018 s’est soldée sur un bilan de 7-6 prometteur et une fiche de 8-5 l’an dernier.

Les Golden Bears auront néanmoins besoin de faire mieux au sein de leur propre conférence s’ils espèrent continuer sur leur lancée. Malgré quelques obstacles, tous les espoirs sont permis du côté de la baie de San Francisco puisque Cal récupère un nombre confortable de joueurs comparé à 2019 et espère bien voir émerger plusieurs joueurs à des postes clés dans le jeu aérien et en défense.

Du neuf avec du vieux

Bonne nouvelle pour les Golden Bears, il y aura ainsi peu de changements en attaque. Avec la quasi totalité des titulaires 2019 de retour, les plus gros bouleversements se situent ainsi au niveau du coaching staff, où Beau Baldwin, l’ancien coordinateur offensif, a cédé sa place à Bill Musgrave, un habitué de la NFL.

QB Chase Garbers (#7) – Crédit photo : Cal Athletics

Comme l’an dernier, c’est le jeu au sol qui devrait porter l’attaque de Cal, avec RB Christopher Brown (914 yards et 8 TD en 2019) bien installé après des performances remarquées en dépit d’une ligne offensive instable. Il sera épaulé par le transfuge de Wisconsin RB Bradrick Shaw, dans son style plus en puissance, et par son remplaçant habituel RB Marcel Dancy (248 yards, 2 TD).

À côté de ça, l’OL ressemble à une épine dans le pied de Bill Musgrave. Cal a terminé 2019 à la 125e place nationale en nombre de sacks encaissés, avec environ 40% des dropbacks échouant à cause de pression sur le backfield. Pire, les Golden Bears ont recruté Angus McClure cet été comme coach de la ligne offensive suite au départ en retraite de Steve Greatwood. Meilleur recruteur que coach, McClure a passé cinq saisons à UCLA entre 2007 et 2011 pour un bilan affreux avec la ligne offensive.

Avec le modeste talent à disposition, dont seulement un prospect quatre étoiles et un trois étoiles au sein de l’escouade, il faudra compter sur le fait de récupérer presque toute la rotation 2019, ce qui laisse envisager une progression, aussi infime soit-elle. Au moins au poste de left tackle où OT Will Craig retrouvera son poste après deux saisons consécutives raccourcies sur blessure. L’ancien prospect quatre étoiles avait snobé Notre Dame pour la Californie il y a deux ans. Les tauliers C Michael Saffell et OT Jake Curhan devraient heureusement tenir la baraque un minimum.

Il faudra au moins ça pour protéger les miches du golden boy QB Chase Garbers (1 772 yards, 14 TD, 3 INT), qui a connu pas mal de déboires à Cal depuis sa titularisation surprise comme true freshman en 2018. Blessé à plusieurs reprises l’an dernier, il semble enfin prêt à prendre en main une attaque aérienne qui manque cependant de playmakers, hormis le slot receiver WR Nikko Remigio (38 réceptions, 513 yards, 3 TD) et TE Jake Tonges (13 réceptions, 262 yards, 1 TD). Le recrutement efficace dans ce secteur devrait toutefois apporter suffisamment de ressources au nouvel OC des Bears.

RB Christopher Brown (#34) – Crédit photo : Twitter/CalFootball

Le retour des « Takers » ?

Ces deux dernières années, Cal a perdu des joueurs de niveau NFL au sein de sa défense et 2020 pourrait marquer la régression d’un groupe bien fourni mais qui manque de talent brut. Les départs d’Evan Weaver, auteur de 181 plaquages en 2019, et de toute la rotation des safeties devraient poser problème contre la course alors que l’absence du nose tackle Chris Palmer, parti en 2018, s’était déjà faite ressentir l’an dernier.

Le jeune NT Brett Johnson (26 plaquages, 3.5 pour perte dont 1.5 sack) sera attendu au tournant, ainsi que LB Kuony Deng (119 plaquages, 7.5 pour perte dont 3 sacks, 8 passes défendues), l’acolyte de Weaver désormais patron d’une défense qui retrouve beaucoup de visages connus. CB Camryn Bynum (63 plaquages, 9 passes défendues, 1 INT) et DB Elijah Hicks (44 plaquages, 2 sacks, 5 passes défendues) seront les leaders d’une secondary sur laquelle compte beaucoup Justin Wilcox. Le second sera repositionné comme safety pour combler le manque d’expérience au poste. Auto-affublés du surnom “The Takers” en 2018 pour leur grand nombre de turnovers en défense, les defensive backs devraient à nouveau être au centre de l’attention au sein d’une conférence où le jeu aérien est au centre de tout.

Le pass rush sera également d’une importance capitale et, coup de pouce de la NCAA, les seniors DE Luc Bequette (52 plaquages, 4 pour perte dont 3 sacks, 2 fumbles forcés) et DE Zeandae Johnson (29 plaquages, 5 pour perte dont 3.5 sacks, 1 FF) ont obtenu une sixième année d’éligibilité suite aux nombreuses blessures qui ont émaillé leur carrière. Avec cinquante titularisations à eux-deux, ils formeront un duo solide sur la ligne, soutenus par LB Cameron Goode (57 plaquages, 14 pour perte dont 9.5 sacks), l’un des playmakers du groupe, et le vétéran LB Tevin Paul (28 plaquages, 3 sacks).

LB Cameron Goode – Crédit photo : Bearinsider

Toutefois, malgré les départs en défense, dont neuf des quinze meilleurs plaqueurs de 2019, l’ancien DC Justin Wilcox dispose du talent nécessaire et d’un coaching staff capable d’assurer la transition sans encombre. Le coordinateur défensif Tim DeRuyter sera cette année assisté de Peter Sirmon, précédemment coach des linebackers, pour préparer la transition d’après les experts puisque le premier pourrait être promu head coach dès 2021 au sein d’un autre programme.

Conclusion

Le monde du College Football se divise en deux catégories ; ceux qui pensent que Justin Wilcox va continuer de faire progresser les Golden Bears et ceux qui estiment que Cal a déjà atteint son apogée en 2019 avec l’effectif actuel. Difficile de contrarier les seconds tant cette équipe est blindée d’incertitudes. Néanmoins, il ne manque pas grand chose pour briller au sein de la Pac-12, en l’occurrence une ligne offensive efficace et une défense de retour au niveau attendu. En cas de nouvelle saison réussie, Justin Wilcox pourrait bien faire ses adieux à Berkeley pour un programme de plus grande envergure. C’est donc le moment ou jamais pour les Golden Bears, alors que les conditions semblent réunies pour briller.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts
– Une attaque qui ne peut que progresser.
– Des playmakers un peu partout en défense.
– Bill Musgrave, le nouvel OC, vétéran du coaching NFL.

Points faibles
– Le jeu aérien doit faire ses preuves.
– Le départ d’Evan Weaver et de tous les safeties.
– Un recrutement chiche en talent face aux cadors de Pac-12.

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