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Conférence Pac-12 : objectif Playoffs !

Après deux ans sans playoffs, la Pac-12 relèvera-t-elle la tête en 2019 dans le sillage de Huskies de Washington encore et toujours favoris ?

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Prédictions 2019 dans la conférence Pac-12

Champion 2019 : Washington.
MVP : QB Justin Herbert, Oregon.
Meilleur joueur offensif : RB Joshua Kelley, UCLA
Meilleur joueur défensif : DE Bradlee Anae, Utah.
Freshman de l’année : DE Kayvon Thibodeaux.
Prospects NFL à suivre : QB Justin Herbert (Oregon), QB KJ Costello (Stanford), QB Khalil Tate (Arizona), QB Jacob Eason (Washington), WR Laviska Shenault (Colorado), WR Michael Pittman Jr (USC), OT Walker Little (Stanford), OT Trey Adams (Washington), DT Leki Fotu (Utah), CB Jaylon Johnson (Utah).

Du 3 aout au 9 aout 2019, The Blue Pennant vous a présenté les principaux programmes de la conférence Pac-12 :

Oregon Ducks
Stanford Cardinal
UCLA Bruins
USC Trojans
Utah Utes
Washington Huskies

Tour d’horizon dans la conférence Pac-12

Une division North plus compétitive que jamais

Si la parité dans la division North lui a permis d’être l’une des plus passionnantes du pays depuis 2-3 saisons, elle est peut-être aussi responsable de l’exclusion de la Pac-12 du College Football Playoff depuis deux ans.

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Car avec quatre très sérieux prétendants au titre de division, on pourrait encore assister à une cannibalisation en règle dans la Pac-12 North. Malgré le départ de 8 joueurs vers la NFL, Washington débutera la saison comme favori pour conserver son titre de conférence grâce à la prise de pouvoir annoncée de QB Jacob Eason. Oregon possède une armada de playmakers en attaque menée par le candidat au trophée Heisman, QB Justin Herbert, tandis que Stanford a entrepris sa révolution en basculant vers le jeu aérien en raison de la présence du gunslinger QB K.J. Costello. Et il ne faudrait pas négliger une équipe de Washington State dont l’attaque Air Raid peut faire tomber n’importe quel cador à l’ouest du Mississippi. Même les Golden Bears de coach Justin Wilcox sont prêts à rugir. Ces quatre programmes pourraient débuter dans la saison dans le classement AP Top 25.

En comparaison, seul Utah parait en mesure de rivaliser dans la division South. USC semble en mode sauvetage après avoir nommé deux coordinateurs offensifs en un mois et UCLA se cherche encore pour la 2ème saison de Chip Kelly à la tête des Bruins. Arizona, Arizona State et Colorado sont un ton en-dessous.

« The Conference of Defense » ?

On n’aurait jamais cru pouvoir écrire ça un jour : la Pac-12 est-elle devenue une conférence défensive ?

En 2018, six programmes de la Pac-12 se sont classés dans le Top 50 concernant les points accordés par match. Depuis quelques années, la « Conference of Quarterbacks » est clairement dominée par ses défenses. Washington vient de remporter deux titres de champion de conférence avec un secteur défensif classé dans le Top 10 national. Stanford a trouvé la parade face à la Blur Offense d’Oregon en imposant son « Intellectual Brutality » (#11 en 2012 et #12 en 2013).

Cal a abandonné la Spread Offense de Sonny Dykes en donnant les clés de son programme à l’ancien guru défensif de Wisconsin, Justin Wilcox. Washington State a préservé son attaque Air Raid mais c’est clairement le travail du coordinateur défensif Alex Grinch, puis celui de son successeur Tracy Claeys, qui ont permis aux Cougars de se hisser, en 2017 et 2018, parmi les prétendants au titre de conférence.

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Enfin, cette saison, Mel Tucker, ancien disciple de Nick Saban (à Alabama) et Kirby Smart (à Georgia) a pris les commandes de Colorado… On est bien loin de la tendance du milieu des années 2010 marquées par l’embauche de stratège offensif (Mike Leach à Washington State, Rich Rodriguez à Arizona, Todd Graham à Arizona State, Sonny Dykes à Cal) dont l’objectif était de s’inspirer des succès de Chip Kelly à Oregon.

Une mini-Révolution est-elle en marche dans la Pac-12 ?

La Pac-12 épargnée par la draft NFL

Alors que toutes les conférences de l’élite du College Football voient leurs talents filer chez les pros dès leur éligibilité en poche (après 3 ans en NCAA), la Pac-12 a fait figure d’exception au printemps 2019.

Le senior QB Justin Herbert a ainsi pris tout le monde par surprise en annonçant son retour à Oregon avant possiblement d’être le 1st pick en 2020. Protégé par une ligne offensive expérimentée, il sera peut-être le héros que les Ducks attendent depuis Marcus Mariota.

Le favori dans la division South pourra également compter sur le retour de cinq joueurs-clés (RB Zack Moss, DE Bradlee Anae, DT Leki Fotu, CB Jaylon Johnson, S Julian Blackmon) qui auraient pu jouer le dimanche en 2019.

QB K.J. Costello (Stanford), OL Trey Adams (Washington), LB Troy Dye (Oregon), LB Evan Weaver (Cal), WR Michael Pittman Jr (USC) et WR Theo Howard (UCLA) sont autant de joueurs qui auraient été susceptibles de faire le saut dans la NFL dès cette saison et qui renforceront assurément le niveau de la Pac-12 en 2019.

Le match de l’année

Oregon @ Washington
le 19 octobre 2019
Les Ducks avaient triomphé des Huskies l’an dernier en overtime, sur le score de 30-27. Le senior QB Justin Herbert sera de retour en 2019 et son objectif est de conduire Oregon à un titre de conférence. Ce qui implique de finir champion dans une division où évolue Washington. L’équipe de coach Mario Cristobal est probablement l’adversaire le plus redoutable, et le plus redouté, par coach Chris Petersen dans la course pour le trône de Pac-12. Le vainqueur de cette rencontre prendra un avantage potentiellement déterminant pour la première place de la division Pac-12 North.

Calendrier complet de la conférence Pac-12

Nos prédictions

Division North

1. Washington Huskies

Prédiction : 10-2, 7-2 Pac-12.
En 2018 :
10-4, 7-2 Pac-12. Champion de conférence Pac-12. Rose Bowl : battu 28-23 par Ohio State.
Match décisif : contre Oregon, le 19 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Jake Browning, RB Myles Gaskin, TE Drew Sample, OT Kaleb McGary, DT Greg Gaines, LB Ben Burr-Kirven, CB Byron Murphy, CB Jordan Miller, SS Taylor Rapp, SS Jojo McIntosh.
Joueurs à suivre : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Andre Baccellia, TE Hunter Bryant, LT Trey Adams, DT Levi Onwuzurike, DE Benning Potoa’e, LB Ryan Bowman, CB Myles Bryant, CB Elijah Molden.
Future star : OLB Joe Tryon.

Devenu en quelques années une powerhousede la conférence Pac-12, Washington connait la recette qui mène au succès et l’ère Chris Petersen a permis de consolider les bases du programme de football à partir de classes de recrutement d’exception. Il en résulte un effectif bourré de qualité, dont les jeunes joueurs seront en mesure d’avoir leur chance en 2019 et d’émerger au sein de plusieurs groupes qui ont besoin à la fois de sang neuf et de continuité, en particulier chez les receveurs, les inside linebackers et les safeties. Avec une ligne offensive capable d’apporter une protection inébranlable aux nouveaux quarterback et running back titulaires, reste à savoir justement qui sera à la tête de l’attaque. Jacob Eason semble favori, bien que personne ne se soit encore montré à la hauteur de l’héritage de Jake Browning, détenteur de la plupart des records des Huskies pour un QB. Si Petersen espère briller au niveau national, il aura pourtant besoin d’un joueur solide à ce poste : sur les 20 quarterbacks titulaires lors des playoffs, dix avaient terminé dans le top 10 national en efficacité par les airs. L’attaque aura également besoin d’un vrai receveur numéro un pour accompagner le nouveau chef d’orchestre offensif. Une fois ces détails réglés, alors que Washington pourra se tester sans trop de risques lors des quatre premières rencontres de la saison face à Eastern Washington, dont le QB a émigré vers Washington State, Cal, Hawaii et BYU, la machine devrait se remettre en marche vers le titre de conférence Pac-12, avec potentiellement la défense la plus athlétique alignée par l’ancien coach de Boise State depuis son arrivée à Seattle.

2. Oregon Ducks

Prédiction : 10-2, 7-2 Pac-12.
En 2018 :
9-4, 5-4 Pac-12. Victoire 7-6 contre Michigan State au Redbox Bowl.
Match décisif : contre Auburn, le 31 aout.
Joueurs-clés partis : RB Tony Brooks-James, WR Dillon Mitchell, DE Jalen Jelks, LB Justin Hollins, SS Ugo Amadi.
Joueurs à suivre : QB Justin Herbert, RB CJ Verdell, WR Juwan Johnson, WR Mycah Pittman, LT Penei Sewell, C Jake Hanson, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Troy Dye, CB Deommodore Lenoir, CB Thomas Graham, FS Jevon Holland.
Future star : DE Kayvon Thibodeaux.

Ce n’est pas pour rien si Oregon a été désigné par les médias en troisième position pour remporter la Pac-12, derrière Washington et Utah. Le programme de football le plus cool du pays, avec son stade et ses infrastructures au top, ses uniformes chamarrés, et son passif récent de contender national, semble sur la bonne voie pour retrouver les sommets. Après une saison 2018 décevante sur certains points mais encourageante, avec le retour de leur quarterback superstar, d’une offensive line all-star, d’un jeu de course qui devrait encore monter en gamme et des playmakers en défense, les Ducks ont la recette pour se mettre en évidence en Pac-12 et au niveau national, en particulier avec un calendrier avantageux. Cette défense s’annonce déjà plus variée que celle de Jim Leavitt et devrait tirer partie de la polyvalence de certains joueurs majeurs. Si le pass rush s’améliore, que QB Justin Herbert fait briller ses partenaires offensifs et, surtout, si Oregon se remet à gagner régulièrement à l’extérieur, il ne devrait pas y avoir d’obstacle pour lutter jusqu’au bout avec Washington, Stanford et Washington State pour le titre de division Pac-12 North. Mario Cristobal avait bouclé la campagne 2018 avec trois victoires consécutives et les Ducks devront profiter du momentum pour parvenir à leurs fins cette année et satisfaire les ambitions d’une fanbase qui attend le retour en grâce de son équipe.

3. Stanford Cardinal

Prédiction : 8-4, 6-3 Pac-12.
En 2018 :
9-4, 6-3 Pac-12. Victoire 14-13 contre Pittsburgh au Sun Bowl.
Match décisif : contre Oregon, le 21 septembre.
Joueurs-clés partis : RB Bryce Love, WR JJ Arcega-Whiteside, WR Trenton Irwin, TE Kaden Smith, OG Nate Herbig, LB Bobby Okereke, LB Joey Alfieri, LB Sean Barton, CB Alijah Holder, P Jake Bailey.
Joueurs à suivre : QB KJ Costello, RB Cameron Scarlett, WR Michael Wilson, TE Colby Parkinson, LT Walker Little, RT Foster Sarell, DE Jovan Swann, LB Jordan Fox, LB Ricky Miezan, CB Paulson Adebo, K Jet Toner.
Future star : WR Elijah Higgins.

Stanford a bouclé l’exercice 2018 avec le jeu de passe le plus efficace de Pac-12. Le passage d’une attaque au sol à une attaque aérienne en fin de saison a permis à KJ Costello de se mettre en évidence et de relâcher la pression sur un groupe de running backs en difficulté. Le même scénario semble s’amorcer cette année et le QB du Cardinal pourrait donc renouer avec son rythme effréné de 38 passes en moyenne par match. Costello possède les capacités pour contrôler cette attaque, après s’être classé 16e du pays en passer rating. Néanmoins, cette attaque devrait régresser avec les pertes de Bryce Love, d’une bonne partie de la ligne offensive et de tous les playmakers à la réception. La défense possède le talent pour faire mieux mais a également perdu de nombreux titulaires et la jeunesse du groupe ne sera pas forcément gage de réussite. Si le pass rush et les cornerbacks seront au niveau, les énormes faiblesses au centre de la défense pourraient tourner au cauchemar pour une équipe habituée à contrôler le tempo du match. Évidemment, Stanford ne devrait pas s’effondrer car c’est une équipe qui plie parfois mais rompt rarement. Le titre de conférence Pac-12 semble cependant compliqué à aller décrocher alors que le Cardinal affrontera tous les cadors des deux divisions. Northwestern, UCF et Notre Dame seront également des adversaires redoutables capables de plomber le bilan des hommes de David Shaw. Après avoir terminé la saison 2018 hors du top 25 pour la seconde fois seulement depuis 2009, Stanford devrait néanmoins relever la tête si les essais à domicile sont transformés. En attendant une saison 2020 qui s’annonce sous les meilleures auspices, en fonction des underclassmen qui feront leur retour.

4. Washington State Cougars

Prédiction : 7-5, 4-5 Pac-12.
En 2018 :
11-2, 7-2 Pac-12.
Match décisif : contre Washington, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Gardner Minshew, RB James Williams, LT Andre Dillard, LB Peyton Pelluer.
Joueurs à suivre : RB Max Borghi, WR Tay Martin, WR Dezmon Patmon, C Fred Mauigoa, OT Abraham Lucas, NT Lamonte McDougle, LB Jahad Woods.
Future star : S Bryce Beekman.

En sept saisons passées sur le campus de Pullman, coach Mike Leach a transformé les Cougars en une équipe respectable, puis en un sérieux prétendant au titre de conférence Pac-12. En plus de son bilan de 26-10 en match de intra-conférence, Wazzu vient d’aligner 4 victoires d’affilée contre Oregon et 3 contre Stanford. Seul problème : les Cougars échouent toujours face au voisin Washington lors de l’Apple Cup (6 défaites d’affilée). Washington State a perdu son leader offensif QB Gardner Minshew mais espère que son successeur QB Gage Gubrud, arrivé en provenance d’Eastern Washington (FCS), pourrait garder l’attaque Air Raid à son plein régime. La défense devrait confirmer ses progrès pour la 2ème saison du coordinateur défensif Tracy Claeys mais les quelques incertitudes en attaque ne devrait pas permettre aux Cougars d’atteindre le plateau des 10 victoires en 2019.

5. California Golden Bears

Prédiction : 6-6, 4-5 Pac-12.
En 2018 :
7-6, 4-5 Pac-12.
Match décisif : à Stanford, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Patrick Laird, WR Kanawai Noa, WR Vic Wharton III, WR Moa Ways, LB Jordan Kunaszyk, DL Alex Funches.
Joueurs à suivre : RB Christopher Brown Jr, ILB Evan Weaver, CB Camryn Bynum, S Ashtyn Davis, S Jaylinn Hawkins.
Future star : LB Kuony Deng.

Les Golden Bears ont fait des progrès significatifs pour la 2ème saison de coach Justin Wilcox à la tête du programme de Berkeley. La défense est devenue l’une des plus combatives et rudes de la conférence Pac-12 ce qui a notamment permis à Cal de faire tomber le champion, Washington, au Memorial Stadium. Le Destin des Golden Bears devrait donc se décider en attaque. Le sophomore QB Chase Garbers (ou l’ancien de UCLA, QB Devon Modster) aura la lourde tâche de relancer une attaque qui souffrira d’inexpérience en 2019. Avec un calendrier peu favorable (match à Ole Miss, à Washington, à Oregon, à Utah, à Stanford et à UCLA), Cal n’est pas dans une situation favorable pour répéter les exploits de l’an dernier.

6. Oregon State Beavers

Prédiction : 2-10, 1-8 Pac-12.
En 2018 :
2-10, 1-8 Pac-12.
Match décisif : à Oregon, le 30 novembre.
Joueurs-clés partis : WR Timmy Hernandez, DT Kalani Vakameilalo, DB Dwayne Williams.
Joueurs à suivre : QB Jake Luton, QB Tristan Gebbia, RB Jermar Jefferson, WR Isaiah Hodgins, DL Jordan Whitley, LB Avery Roberts, OLB Hamilcar Rashad, S David Morris.
Future star : LB Avery Roberts.

En quelques mois, l’ancien QB vedette des Beavers, coach Jonathan Smith, a transformé la culture d’un programme à la dérive lors du départ de Gary Andersen en cours de saison 2017. Cependant, le chemin de la reconquête est encore long. L’attaque au sol est encore balbutiante et la défense reste le talon d’Achille de cette équipe (536 yards accordés en moyenne en 2018, #129 du pays). Toutefois, le coordinateur Brian Lindgren a la réputation d’être un excellent formateur de quarterback et le talent ne manque pas au poste de running back et de receveur. Les Beavers devraient encore trainer dans les bas-fonds de la Pac-12 en 2019 avant la rédemption en 2020 ?

Division South

1. Utah Utes

Prédiction : 10-2, 7-2 Pac-12.
En 2018 :
9-5, 6-3 Pac-12. Holiday Bowl : défaite 31-20 contre Northwestern.
Match décisif : à USC, le 20 septembre.
Joueurs-clés partis : LB Cody Barton, LB Chase Hansen, K Matt Gay, P Mitch Wishnowsky.
Joueurs à suivre : QB Tyler Huntley, RB Zach Moss, DE Bradlee Anae, DT Leki Fotu, LB Francis Bernard, CB Jaylon Johnson, FS Julian Blackmon.
Future star : WR Bryan Thompson.

En s’invitant au dernier Pac-12 Championship Game, les Utes se sont ouverts l’appétit et avec le retour de plusieurs playmakers expérimentés en attaque et en défense, Utah peut légitimement prétendre à un second titre de champion de division Pac-12 South. En négociant bien leurs deux matchs à USC et à Washington, ces Utes pourraient même viser plus haut : une improbable participation au College Football Playoff.

2. USC Trojans

Prédiction : 7-5, 5-4 Pac-12.
En 2018 :
5-7, 4-5 Pac-12.
Match décisif : contre Utah, le 20 septembre.
Joueurs-clés partis : RT Chuma Edoga, C Toa Lobendahn, LB Cameron Smith, LB Porter Gustin, CB Iman Marshall, FS Marvell Tell.
Joueurs à suivre : QB JT Daniels, RB Markese Stepp, WR Michael Pittman, WR Amon-Ra St. Brown, DE Drake Jackson, LB Palaie Gaoteote, LB Hunter Echols, CB Isaac Taylor-Stuart, FS Isaiah Pola-Mao.
Future star : DB Chase Williams.

USC a vécu une épreuve l’an passé avec son bilan négatif. Même si le programme est en reconstruction, au sein d’une année morne dans la division South, les fans et les boosters ne peuvent tolérer sept défaites et ils restent hébétés devant la décision de Lynn Swann de conserver Clay Helton à son poste. En cas de mauvais départ, avec un calendrier féroce, le coach pourrait bien être contraint de faire ses valises rapidement pour éviter aux Trojans de prendre l’eau avec lui, alors que le recrutement a déjà été impacté cette année. Les rumeurs concernant la nomination d’Urban Meyer, qui travaille désormais à Los Angeles pour la chaîne Fox, se font insistantes bien que non fondées. Ce serait un vrai scénario hollywoodien pour les fans californiens qui rêvent d’un grand coach mais qui espèrent tout de même une amélioration rapide de leur équipe, avec l’arrivée de Graham Harrell pour réveiller une attaque endormie en 2018. Si QB J.T. Daniels maîtrise le système Air Raid et que le sophomore progresse rapidement, l’escouade de receveurs devrait faire briller nouveau coordinateur offensif. USC se classe 21e au pays en terme de production offensive de retour pour cette saison… mais seulement 118ème du pays en ce qui concerne la production défensive. Cette jeune défense, en particulier le secondary très inexpérimenté et qui devrait donc commettre quelques erreurs occasionnelles, se cherche aussi un pass rush. Les candidats à l’émergence sont là et plusieurs jeunes joueurs pourraient exploser à la face du college football si les blessures épargnent les Trojans cette année. De quoi espérer la première place en division South. Clay Helton aura néanmoins besoin d’un miracle pour sauver sa peau avec les obstacles massifs qui se présenteront sur sa route semaine après semaine.

3. UCLA Bruins

Prédiction : 6-6, 5-4 Pac-12.
En 2018 :
3-9, 3-6 Pac-12.
Match décisif : à USC, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Wilton Speight, TE Caleb Wilson, LT Andre James, SS Adarius Pickett, P Stefan Flintoft.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Joshua Kelley, WR Demetric Felton, TE Devin Asiasi, LT Sean Rhyan, C Boss Tagaloa, DE Osa Odighizuwa, LB Krys Barnes, LB Keisean Lucier-South, CB Darnay Holmes, FS Quentin Lake.
Future star : OT Sean Rhyan.

Chip Kelly a rapidement compris que la reconstruction du programme de football à UCLA prendrait plus de temps que prévu. Avec une attaque anémique et une défense abominable, c’est toutes les fondations de l’équipe qui ont besoin d’être renforcées. Les deux classes de recrutement bouclées par l’ancien coach d’Oregon ont déjà permis d’apporter du sang neuf à des postes importants, en particulier sur les lignes offensive et défensive ainsi qu’en secondary. L’inexpérience demeure une inquiétude majeure mais la South Division n’est pas la plus dangereuse en Pac-12 et la fac de Los Angeles devrait faire meilleure figure que l’an passé avec une cinquième et avant-dernière place dans la division. Les Bruins connaitront probablement une belle progression cette année avec une attaque soutenue par une ligne offensive enfin stabilisée et un jeu de course féroce, bien que le poste de QB demeure une interrogation. UCLA pourrait encore connaître un début de saison compliqué avec un calendrier difficile et un effectif jeune en rodage. Dans l’ensemble, les préoccupations qui entourent l’équipe font penser que les Bruins n’iront pas chercher plus que six ou sept victoires, ce qui leur permettrait néanmoins de disputer leur premier bowl avec Chip Kelly à la barre, ce qui représenterait une belle évolution après une saison 2018 bouclée à 3-9. L’opinion générale reste néanmoins qu’il faudra attendre au minimum 2020 pour que l’équipe trouve son rythme de croisière et ne devienne une menace tangible en South Division, et peut être même en Pac-12 si l’ancien coach d’Oregon retrouve le succès qu’il avait rencontré à Eugene.

4. Arizona Wildcats

Prédiction : 6-6, 4-5 Pac-12.
En 2018 :
11-3, 8-1 Pac-12.
Match décisif : à Arizona State, le 29 novembre.
Joueurs-clés partis : WR Shawn Poindexter, WR Shun Brown, DL PJ Johnson, S Demetrius Flannigan-Fowles.
Joueurs à suivre : QB Khalil Tate, RB J.J. Taylor, OL Donovan Laie, LB Jalen Harris, LB Tony Fields, LB Colin Schooler, CB Jace Whittaker, S Scottie Fields Jr.
Future star : WR Boobie Curry.

Coach Kevin Sumlin n’a pas encore trouvé ses marques sur le campus de Tucson et la défaite à domicile contre Arizona State n’a pas été encore digérée par les fans des Wildcats. Un sursaut d’orgueil est attendu en 2019. Grande déception de la saison passée, le senior QB Khalil Tate sera revanchard et pourra compter sur plusieurs playmakers en attaque pour raviver un programme qui devait se battre pour le titre de division Pac-12 South l’an dernier. Si QB Khalil Tate retrouve ses jambes sous les ordres du coordinateur offensif Noel Mazzone, Arizona pourrait avoir l’arme ultime pour renverser une division encore une fois très médiocre ouverte.

5. Colorado Buffaloes

Prédiction : 6-6, 3-6 Pac-12.
En 2018 :
5-7, 2-5 Pac-12.
Match décisif : contre USC, le 25 octobre.
Joueurs-clés partis : RB Travon McMillian, LB Drew Lewis, S Evan Worthington.
Joueurs à suivre : QB Steven Montez, WR Laviska Shenault Jr, WR KD Nixon, DE Mustafa Johnson, LB Nate Landman, LB Davion Taylor.
Future star : S Hasaan Hypolite.

Deux ans après avoir remporté un titre surprise de champion de division Pac-12 South, les Buffaloes sont rentrés dans le rang (2 saisons consécutives avec un bilan de 5-7) conduisant la direction à renvoyer le coach Jim MacIntyre pour le remplacer par l’ancien coordinateur défensif d’Alabama et de Georgia, Mel Tucker. Les fans de CU devront être patients avant de voir les effets de la méthode « Made in SEC ». Toutefois, les Buffs peuvent compter sur un groupe de joueurs expérimentés qui pourraient créer 2-3 surprises en 2019. Le tandem QB Steven Montez/WR Laviska Shenault peut faire basculer un match sur un ou deux coups d’éclat. Si la défense parvient à prendre le bon rythme dès le mois de septembre, Colorado pourrait être la belle histoire de la saison dans la Pac-12.

6. Arizona State Sun Devils

Prédiction : 4-8, 2-7 Pac-12.
En 2018 :
7-6, 5-4 Pac-12.
Match décisif : contre Arizona, le 29 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Manny Wilkins, WR N’Keal Harry, NT Renell Wren.
Joueurs à suivre : RB Eno Benjamin, WR Brandon Aiyuk, DE Jermayne Lole, LB Merlin Robertson, S Aashari Croswell, CB Chase Lucas, CB Kobe Williams.
Future star : QB Jayden Daniels.

Équipe surprise de la saison passée, Arizona State pourrait connaitre une re-descente abrupte après avoir rendu une fiche positive l’an dernier. L’incertitude au poste de QB et le départ de WR N’Keal Harry vont handicaper une attaque qui pourrait devenir unidimensionnelle en 2019. RB Eno Benjamin sera assurément la cible de toutes les défenses adverses. La défense possède un joyau en DL Merlin Robertson mais cela pourrait ne pas suffire à un programme qui stagne dans l’insignifiance depuis 2014.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et MLB. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Podcast Bowl – Episode 142 : Spécial Preview de la Pac-12

Traumatisée par une saison 2020 chaotique, la Pac-12 retrouve une certaine normalité… et espère placer une équipe en playoffs (Oregon ?) pour la 1ère fois depuis 2017.

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le

On poursuit nos previews 2021 avec notre présentation complète de la conférence de la côte ouest américaine, la Pac-12.

Grégory Richard et Morgan Lagrée vous présentent les 12 programmes de la Pac-12. Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?

Vous saurez tout à l’aube du début de saison 2021 dans la Pac-12.

Au programme :

  • Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?
  • Hot seat : quel coach de la Pac-12 est le plus menacé ?
  • Nos pronostics.

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Preview 2021 : USC Trojans

Un effectif talentueux, de nombreux playmakers dans tous les secteurs, le meilleur QB de la Pac-12 : mais que manque-t-il aux Trojans de USC pour retrouver le premier plan national ?

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le

Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 5-1 (5-0 Pac-12).
Head coach : Clay Helton, 6e année (45-23). Résultat en carrière : 45-23.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 15, 8 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Stephen Carr, WR Amon-Ra St. Brown, WR Tyler Vaughns, OT Elijah Vera-Tucker, DT Marlon Tuipulotu, DT Jay Tufele, LB Palaie Gaoteote, CB Olaijah Griffin, S Talanoa Hufanga.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, RB Keaontay Ingram, WR Drake London, WR Bru McCoy, DT Ishmael Sopsher, DE Drake Jackson, DE Korey Foreman, CB Chris Steele, S Isaiah Pola-Mao.

Sixième année à la tête des Trojans pour le décrié Clay Helton, qui affiche un palmarès bien maigre de 45-23 à USC, dont un faible 2-3 en bowls : une hérésie pour les fans et les boosters. Si l’histoire entre le coach et la fac californienne avait bien débuté, avec une victoire épique au Rose Bowl en 2017 et un titre de conférence Pac-12 en 2018, la suite s’est nettement compliquée, au point que Helton est constamment pointé du doigt. Difficile cependant de casser le contrat du coach, protégé en 2020 par un parachute doré d’une valeur exorbitante de 20 millions de dollars, une somme impensable en période de pertes financières dues au Covid.

Néanmoins, USC pourrait finir par se séparer de Clay Helton en 2021 puisque ses indemnités en cas de licenciement s’élèveront à 10 millions de dollars cette saison, un montant plus abordable pour la riche fac privée de Los Angeles. En attendant, le coach bénéficiera du bénéfice du doute et d’un effectif à la fois expérimenté et extrêmement talentueux, malgré de nombreux départs pour la NFL ou sur transfert.

Avec une attaque annoncée comme renversante, blindée de playmakers et protégée par une OL en progrès, et une défense qui voit le retour de nombreux piliers, USC espère au moins remporter le titre de Division South, déjà acquis l’an passé, pour remporter cette fois-ci la Pac-12. Avec dans un coin de la tête l’objectif de s’inviter pour la première fois au College Football Playoff.

USC doit mieux protéger QB Kedon Slovis

Les Trojans vont jouer par les airs, beaucoup, passionnément, à la folie. Graham Harrell, disciple de Mike Leach et de l’attaque Air Raid, connait bien son groupe pour sa troisième année comme coordinateur offensif et il dispose surtout de QB Kedon Slovis (1921 yards à la passe, 17 TD, 7 INT en 6 matchs en 2020), l’un des favoris pour le Heisman Trophy, désormais junior et titulaire depuis 2019. Malgré un spring practice en dents de scie, le quarterback est devenu le vrai leader de cette attaque et ses qualités de passe en font un pion parfait dans le jeu de Harrell.

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : Keith Birmingham, Pasadena Star-News

Si le jeune quarterback n’a pas été franchement aidé par une ligne offensive un peu à la ramasse l’an dernier en protection de passe, les choses devraient s’améliorer cette saison avec des joueurs plus expérimentés et une concurrence saine à plusieurs postes, notamment celui de right tackle où le vétéran OT Jalen McKenzie a été bousculé pendant le spring practice par le redshirt freshman OT Jonah Monheim, top prospect en 2019. Le rôle de left tackle, précédemment occupé par Austin Jackson puis Elijah Vera-Tucker, deux choix de premier tour à la draft NFL, échoira au freshman OT Courtland Ford qui s’est révélé au printemps et qui aura donc la lourde tâche de succéder aux deux superstars.

Beaucoup de talent au skill positions

Comme d’habitude, le groupe de receveurs des Trojans est blindé en qualité, et ce malgré les pertes d’Amon-Ra St. Brown et Tyler Vaughns, deux des cibles les plus prolifiques de Slovis ces deux dernières années. Heureusement, la vedette WR Drake London sera là, promue au rang de cible numéro un, épaulé par l’ancien prospect cinq étoiles WR Bru McCoy et WR KD Nixon, transféré de Colorado. Les freshmen WR Gary Bryant et WR Michael Jackson devraient également apporter leur pierre à l’édifice.

Enfin, le jeu au sol ne sera encore qu’un prétexte pour surprendre l’adversaire, alors qu’il n’est absolument pas au centre du système offensif des Trojans (97.3 yards au sol, #120 National). Surtout après les départs de RB Stephen Carr à Indiana et RB Markese Stepp à Nebraska. Il ne reste désormais que le vétéran RB Vavae Malepeai et RB Keaontay Ingram, débarqué en provenance de Texas cette saison, pour faire souffler Slovis et ses receveurs. L’un des deux devrait émerger comme coureur principal alors que Mike Jinks, coach des running backs, envisage de changer sa stratégie qui consistait à impliquer plusieurs joueurs dans la rotation. Un volte-face qui s’explique par les médiocres résultats des Trojans au sol en 2020.

USC ajoute le prospect #1 du recrutement 2021 à un solide front four

USC voulait take back the West (« re-conquérir l’Ouest ») cette année au niveau du recrutement et l’objectif numéro un, le prospect cinq étoiles numéro un du pays, DE Korey Foreman, a rejoint les Trojans après une intense cour de Clay Helton. Il devrait vraisemblablement entrer dans la rotation mais il n’est pas assuré d’un rôle de titulaire puisque DE Drake Jackson est la superstar de cette défense californienne, attendu au premier tour de la prochaine draft et déjà ultra dominant au spring practice, et que le vétéran DE Nick Figueroa a assuré en 2020.

DL Drake Jackson (#99), USC – Crédit photo : Sean M. Haffey/Getty Images

Le plus gros chantier défensif se trouve ainsi à l’intérieur de la ligne, après les départs de Jay Tufele et Marlon Tuipulotu pour la NFL, celui de Caleb Tremblay pour Tennessee, sans oublier l’absence sur blessure de DT Brandon Pili. Le coaching staff travaillera donc avec un groupe quasi inédit, renforcé par le transfuge d’Alabama DT Ishmael Sopsher (#5 DT, #47 National du recrutement 2019), ancien top prospect du Crimson Tide. Le redshirt freshman DT Jamar Sekona a quant à lui retourné le spring practice et la recrue quatre étoiles NT Jay Toia est déjà prêt physiquement pour le jeu universitaire. Avec en outre un DT Tuli Tuipulotu impressionnant au printemps, cette ligne défensive pourrait finalement s’avérer le point fort de la défense, contre toute attente.

Un backfield défensif déplûmé

À moins que la secondary ne continue sur sa lancée, en dépit du départ de Talanoa Hufanga pour la NFL. L’ancien Pac-12 Defensive Player of the Year laisse un vide énorme au sein de la défense des Trojans mais le vétéran S Isaiah Pola-Mao devrait assurer la succession, avec ses 121 plaquages et 5 interceptions en carrière. Le renfort de S Xavion Alford sera le bienvenu, dans un groupe de defensive backs qui inclut de nombreux cadors de Pac-12 ; l’ancien prospect cinq étoiles CB Chris Steele et CB Isaac Taylor-Stuart formeront l’une des paires les plus solides du pays, avec CB Greg Johnson ou encore DB Max Williams en soutien. Il faudra également compter sur le top prospect CB Ceyair Wright pour donner un coup de main régulier.

Le milieu de la défense sera tenu par les vétérans LB Ralen Goforth et LB Kana’i Mauga suite au départ de Palaie Gaoteote pour Ohio State. Goforth prendra donc la place de ce dernier, déjà auréolé d’une grosse expérience avec USC. Cette défense paraît en tout cas suffisamment équilibrée et expérimentée pour progresser sous la direction du defensive coordinator Todd Orlando, dans sa seconde année à LA, et s’imposer comme l’une des meilleures de la conférence. Du côté des Trojans, on espère évidemment faire mieux dans la red zone, le point faible en 2020, tout en conservant les habitudes de turnovers prises l’an passé.

S Isaiah Pola-Mao (#21), USC – Crédit photo : Harry How, Getty Images

Les Trojans ne manquent jamais de joueurs explosifs à faire évoluer sur retours de coups de pied et une solide rotation devrait s’établir, même si les titulaires dans l’exercice en 2020 sont tous partis, à l’exception de Gary Bryant.

Chez les spécialistes, l’Australien P Ben Griffiths sera de retour pour une troisième saison comme titulaire alors que sa moyenne de 46,4 yards par punt en 2020 est la meilleure à USC depuis 2003. Le sophomore K Parker Lewis sera le kicker des Trojans pour la seconde année consécutive, après avoir terminé 20e au rang national en field goals en tant que true freshman, avec 60% de touchbacks sur ses kickoffs. Pour finir, le vétéran LS Damon Johnson sera long snapper pour une cinquième saison en 2021.

Calendrier

Pour la première fois depuis 2009, les Trojans joueront tous leurs matches de saison régulière les samedis. En apparence accessible, ce calendrier ne le sera pas tant que ça, avec trois opposants hors-conférence tous classés dans le top 25 l’an dernier. Cependant, avec sept matches à domicile contre cinq à l’extérieur, USC espère bien profiter de l’avantage du terrain, bien que les déplacements à Notre Dame et Arizona State s’annoncent périlleux, avec de possibles surprises à Washington State, Colorado ou California, des équipes en forme récemment.

Si les Trojans éviteront Oregon et Washington au calendrier cette année, le match d’ouverture face au champion régnant de Mountain West San Jose State ne sera pas une partie de plaisir. En conférence, USC recevra Stanford, Oregon State, Utah, Arizona et UCLA, avant de conclure la saison régulière face à BYU, qui s’était imposé en 2019 contre les joueurs de Clay Helton.

La fac de LA peut espérer s’inviter en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas, même si les Trojans perdent une ou deux rencontres au calendrier, mais il faudra sans doute être quasi parfait pour accrocher l’une des quatre places disponibles pour des playoffs qui se jouent presque traditionnellement sans équipe de Pac-12.

Source : FBS schedules

Conclusion

Après une saison régulière 2020 réussie, conclue par cinq victoires en cinq matches, USC s’est écrasé en finale de conférence Pac-12 face à une équipe d’Oregon qui remplaçait Washington, privé de match pour cause de Covid. Cette année, avec un groupe expérimenté, un quarterback dans la meilleure forme de sa carrière et des systèmes de jeu bien établis, l’objectif est clair : remporter la conférence Pac-12. Il faudra déjà s’imposer au sein d’une division robuste, qui compte Arizona State, Utah et potentiellement UCLA comme outsiders sérieux.

Les Trojans espèrent ainsi faire du bruit au niveau national et se rapprocher d’une place en playoffs qui leur échappe depuis la création du CFP en 2014. Il faudra pour ça se montrer plus réguliers que lors des campagnes précédentes et éviter les erreurs de débutant de la part d’un coach dans sa sixième année à la tête du programme. En cas de nouvelle désillusion, Clay Helton devrait ainsi faire ses adieux à la cité des anges, pour le plus grand bonheur de fans qui n’attendent qu’une seule chose : le retour au premier plan national de USC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la Pac-12.
– De nombreux playmakers offensifs.
– Un front fort intimidant.

Points faibles :
– Une ligne offensive dysfonctionnelle.
– Un backfield défensif en chantier.
– Un coach condamné.

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Preview

Preview 2021 : UCLA Bruins

Chip Kelly possède son effectif le plus expérimenté depuis son arrivée à Westwood : les Bruins de UCLA menés par QB Dorian Thompson-Robinson seront-ils l’équipe surprise de la Pac-12 en 2021 ?

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Crédit photo : bruinsnation.com

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 3-4 (3-4 Pac-12).
Head Coach : Chip Kelly, 4e année (10-21). Résultat en carrière : 56-28.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 19, 9 en attaque, 10 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Demetric Felton, DE Osa Odighizuwa, CB Elijah Gates.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Zach Charbonnet, RB Brittain Brown, WR Kyle Philips, TE Greg Dulcich, C Sam Marrazzo, LB Caleb Johnson, LB Bo Calvert, S Quentin Lake, DB Qwuantrezz Knight.

En 1919, le programme de football de la branche sud de l’Université de Californie à Westwood est créé, sous le nom de Southern Branch Grizzlies. Les débuts de l’équipe ne sont guère glorieux mais la fin des années 1920 et le changement d’appellation vers UCLA Grizzlies, puis UCLA Bruins, marque le début d’une longue tradition de victoires pour un programme qui remporte le titre national en 1954.

Quel rapport avec Chip Kelly, qui aborde sa quatrième saison sur un siège éjectable après une arrivée tonitruante à UCLA comme fils prodigue de la Pac-12 ? Sa série actuelle de trois saisons sans bilan de victoires positif est la plus longue depuis le début des années 20, quand les Bruins s’appelaient donc les Southern Branch Grizzlies. Autant dire une éternité.

On se souvient que Jim Mora, lui-aussi considéré à son arrivée comme le futur sauveur d’un programme en perte de vitesse, avait été renvoyé au terme de la conférence de presse suivant une défaite face à USC au Coliseum, le 18 novembre 2017. Kelly pourrait bien connaitre le même sort; l’ancien d’Oregon a eu carte blanche pour composer son staff, bâtir son équipe après trois cycles de recrutement et surtout distiller sa science du jeu offensif. Un échec jusque-là mais cette saison 2021 s’annonce comme un véritable tournant, qui conclura potentiellement le passage du coach à LA en cas de nouvelle défaillance ou qui lui permettra de sauver sa tête si la mayonnaise prend enfin.

La montée en puissance de DTR

Lorsque le célèbre Chip Kelly a signé à Westwood, il faut avouer qu’on s’attendait à une déferlante de points du côté de Pasadena. Il aura cependant fallu attendre 2020 pour retrouver un semblant de l’attaque explosive mise en place à Oregon, avec 455 yards et 35 points en moyenne par match.

QB Dorian Thompson-Robinson, UCLA – Crédit photo : Ashley Landis, AP

Le mérite en revient d’abord à une ligne offensive enfin efficace après des années de naufrage dans ce domaine. Il faut croire que Justin Frye, coordinateur offensif et coach de ligne, a fait du bon travail de ce côté-là.

L’an dernier, la ligne des Bruins a permis au jeu de course de s’installer à la 12ème place nationale au classement des meilleurs jeux au sol tout en protégeant efficacement QB Dorian Thompson-Robinson (1 120 yards à la passe, 65% d’efficacité, 12 TD, 4 INT et 306 yards au sol, 3 TD en 5 matchs joués en 2020), enfin en position de briller pour sa 3ème année comme titulaire à UCLA. Plus précis et efficace à la passe mais également redoutable pour progresser à la course, il sera l’un des éléments principaux de la réussite ou de l’échec des Bruins cette saison.

Un jeu au sol redoutable

Parmi les dix titulaires offensifs de retour figurent donc les cinq joueurs de ligne alignés l’an passé, dont le vétéran C Sam Marrazzo, leader incontesté et pilier de l’OL, et OT Sean Rhyan. Malgré le départ du meilleur coureur Demetric Felton vers la NFL, Chip Kelly pourra compter sur RB Brittain Brown (543 yards au sol, 4 TD) et RB Kazmeir Allen pour assurer la transition, avec en guest star RB Zach Charbonnet, ancien top prospect transféré de Michigan où il avait brillé pour sa saison freshman. Il ne fait aucun doute que les Bruins devraient donc à nouveau se reposer sur un jeu au sol très solide, en espérant être épargnés par les blessures.

Le jeu aérien, emmené par Thompson-Robinson donc, profitera de la présence de TE Greg Dulcich (26 réceptions, 517 yards, 5 TD), probable futur prospect NFL, et de l’imposant TE Mike Martinez, sans oublier évidemment le junior WR Kyle Philips (38 réceptions, 370 yards, 2 TD), leader au nombre de réceptions lors des saisons 2019 et 2020. Là encore, UCLA a su profiter d’un portail des transferts en plein effervescence pour attirer du talent avec WR Kam Brown, ancien de Texas A&M, destiné à rapidement contribuer au secteur offensif. Enfin, WR Logan Loya pourrait bien être la révélation de la saison s’il justifie son statut de jeune espoir, au sein d’une attaque qui devrait continuer sur sa belle lancée pour permettre aux Bruins de gagner enfin des matches.

LB Caleb Johnson (#40), UCLA – Crédit photo : UCLA Athletics

Un pass rush très agressif

Après deux saisons catastrophiques en 2018 et 2019, l’arrivée de Brian Norwood comme assistant au coach principal a changé la donne; si le coordinateur défensif Jerry Azzinaro, qui suit Chip Kelly depuis l’époque Oregon, avec un passage aux Eagles et aux Niners en NFL, semblait sur la sellette, il a finalement conservé son poste mais a pu profiter du souffle apporté par les systèmes de Norwood, ancien coordinateur défensif de Navy. En 2020, les Bruins ont ainsi dominé la Pac-12 en moyenne de sacks par match (3.29) et de yards concédés par portée (3.6).

De quoi envisager la saison 2021 avec des étoiles dans les yeux alors que la défense a perdu un seul titulaire, la superstar Osa Odighizuwa, sélectionné au troisième tour de la dernière draft, qui pourrait cependant manquer aux Bruins au centre de la ligne. Le staff espère trouver en NT Otito Ogbonnia (16 plaquages, 1.5 pour perte, 1.5 sacks), DT Tyler ManoaDE Mitchell Agude (24 plaquages, 9 pour perte dont 2.5 sacks, 3 fumbles forcés) et DE Datona Jackson (15 plaquages, 2.5 pour perte) une rotation capable de faire oublier l’ancien mastodonte.

Norwood et Azzinaro espèrent probablement capitaliser sur leur réussite défensive de l’an passée, basée sur des pass rushers agressifs et explosifs, en particulier le vétéran LB Caleb Johnson (44 plaquages, 7 pour perte, 5.5 sacks, 1 INT). UCLA s’est même arrangé pour faire venir du renfort de poids, en l’occurrence les linebackers LB Ale Kaho, ancien top prospect transféré d’Alabama, et LB Jordan Genmark Heath, en provenance de Notre Dame. Avec en plus un LB Bo Calvert (28 plaquages) taille patron pour contrôler le milieu de la défense et le vétéran LB Martell Irby, ancien running back absent en 2020 sur blessure, enfin de retour, la profondeur est assurée.

Une défense en déficit de turnovers en 2020

Au niveau de la secondary, le spring practice a montré la même tendance qu’en fin de saison dernière : un manque de capacité à créer des turnovers (seulement 11 en 7 matchs en 2020) et un manque de cohésion et d’automatisme responsables de beaucoup de yards accordés.

L’un des leaders de l’escouade, S Quentin Lake (33 plaquages, 1 INT), et la recrue DB Devin Kirkwood ont fait sensation, mais il ne fait aucun doute que S Stephan Blaylock (42 plaquages, 2 INT) et CB Obi Eboh (19 plaquages, 2 pour perte, 1 sack) sauront se mettre en valeur au sein d’une unité qui retrouve tous ses éléments de 2020. En particulier l’excellent DB Qwuantrezz Knight (39 plaquages, 4.5 pour perte, 1 sack, 1 fumble récupéré, 1 TD), leader vocal et tour de contrôle de cette secondary depuis son poste de nickelback.

DB Qwuantrezz Knight (#24), UCLA – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Cette défense est donc attendue comme l’une des plus féroces de Pac-12 cette année, avec des joueurs expérimentés qui ont montré une vraie progression en 2020 et qui espèrent ainsi s’affirmer comme la principale ressource de cette équipe de UCLA.

K Nicholas Barr-Mira a réussi 6 field goals sur 7 l’an dernier et 30 conversions de touchdown sur 31, de quoi lui assurer de conserver son rôle de titulaire en 2021. Même continuité au poste de punter où P Luke Akers, fils de l’ancien kicker NFL David Akers, reprendra sa place après sa première campagne comme titulaire l’an dernier. Reste à voir si la couverture et les retours feront mieux après une saison moyenne dans ces secteurs en 2020, avec un Kyle Philips qui n’a pas été transcendant sur retours de punt.

Calendrier

Malheureusement pour Chip Kelly, les Bruins n’auront pas le calendrier le plus simple du pays en 2021, loin de là. Si le match d’ouverture face à Hawaii à Pasadena est largement à la portée de UCLA, il faudra enchaîner face à LSU la semaine suivante pour la toute première apparition des Tigers au Rose Bowl, puis Fresno State, l’un des cadors du Group of Five. En ce qui concerne la Pac-12, les joueurs de Kelly se déplaceront à Stanford, Arizona, Washington, Utah et USC et un bilan positif à l’extérieur serait une superbe performance.

UCLA recevra également de gros clients au Rose Bowl outre LSU et Fresno State puisqu’il faudra affronter Arizona State à Pasadena début octobre et Oregon fin octobre pour le Homecoming. Enfin, les hommes de Kelly recevront Colorado mi-novembre après une semaine de repos pour ce qui devrait être une victoire, avant de conclure la saison régulière avec la réception de Cal.

Source : FBS Schedule

Conclusion

Débarqué en grandes pompes en 2017 pour un contrat de cinq ans, l’ancien coach d’Oregon était censé rendre au programme de Westwood sa gloire passée et se repositionner comme l’une des grosses écuries de la côte Ouest. Son bilan étant ce qu’il est après trois saisons, bien pâle, Kelly pourrait donc prendre la porte rapidement si la situation ne s’améliore pas, surtout au regard de ses nombreuses sorties de route, comme son obstination à conserver un defensive coordinator complètement largué depuis quatre ans.

Il convient cependant de laisser le bénéfice du doute à l’ancien artificier de génie de la Pac-12, qui a révolutionné le jeu offensif de la côte pacifique lors de son passage à Oregon. Premièrement, car les quatre défaites subies en 2020 l’ont été par six points d’écart maximum, avec une courte défaite contre Oregon au Autzen Stadium, face à USC, et au terme de deux prolongations contre Stanford. Deuxièmement, car l’attaque et la défense des Bruins ont énormément progressé l’an dernier. Et troisièmement, pour finir, parce que cette équipe construite patiemment par Chip Kelly ressemble enfin à quelque chose avec ses 19 titulaires de retour.

Avec une ligne offensive digne d’un programme majeur de Pac-12 et des playmakers en nombre, UCLA pourrait finalement renverser la situation et signer sa première saison au bilan positif sous l’ère Chip Kelly, à condition d’afficher une solidité défensive qui a longtemps manqué aux Bruins de l’ancien coach d’Oregon et de maîtriser un calendrier qui s’annonce déjà épuisant. Il faudra au minimum se qualifier pour un bowl de fin de saison, un objectif qui échappe au programme de Westwood depuis 2017 et une défaite au Cactus Bowl contre Kansas State.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Le QB le plus explosif de la Pac-12.
– Une ligne offensive expérimentée.
– Un pass rush dominant.

Points faibles :
– Manque de profondeur au poste de receveur.
– Une inconstance générale.
– La défense aérienne.

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Preview

Preview 2021 : Washington Huskies

Portés par un jeu au sol au fort potentiel et une défense de fer, les Huskies de Washington ont les armes pour jouer les premiers rôles dans la Pac-12 North.

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Washington Huskies

Pac-12

Division North
 

En 2020 : 3-1.
Head Coach : Jimmy Lake, 2e année (3-1). Résultat en carrière : 3-1.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Bob Gregory.
Titulaires de retour : 17, 9 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : WR Puka Nacua, DT Levi Onwuzurike, LB Joe Tryon, CB Elijah Molden, CB Keith Taylor.
Joueurs à suivre : QB Dylan Morris, TE Cade Otton, OT Jaxson Kirkland, LB Edefuan Ulofoshio, LB Ryan Bowman,CB Brendan Radley-Hiles, CB Trent McDuffie.

Si le programme de football de Washington est aujourd’hui une référence au sein de la conférence Pac-12, il revient de loin. Un an après leur second titre national en 1991, les Huskies ont subi de lourdes sanctions imposées par la NCAA et la Pac-10 pour une affaire on ne peut plus classique à cette époque du College Football de joueurs payés par les boosters. S’ensuit une période de disette, avant un retour aux premiers rangs de Pac-10 sous Rick Neuheisel entre 1999 et 2004, coach finalement accusé de multiples violations des règles universitaires concernant le recrutement. Les Huskies touchent définitivement le fond en 2008 sous Tyrone Willingham, avec un affreux bilan de 0-12. À cette période où la conférence Pacific réfléchit à l’intégration de nouveaux programmes, Washington semble menacé de céder sa place. Heureusement, la Pac-10 décide de s’étendre et devient la Pac-12 en 2012, alors que Steve Sarkisian a déjà remis le programme des Huskies sur les bons rails.

En 2014, Chris Petersen, coach de Boise State convoité par de grands programmes à travers le pays, est embauché pour remplacer Sarkisian avec la réussite que l’on connait aujourd’hui; champion de conférence Pac-12 en 2016 et 2018, invité au College Football Playoff en 2016, Washington s’impose désormais comme un cador sur la côte ouest, champion de Division North l’an dernier sous la direction de Jimmy Lake, successeur de Petersen.

Les Huskies ont dû céder leur place en finale de conférence à Oregon au terme d’une saison 2020 galère minée par la pandémie mais le retour à un calendrier plus commun devrait leur permettre de laisser exprimer tout leur talent après plusieurs années d’un recrutement de haut niveau.

Incertitude au poste de quarterback…

Depuis l’exceptionnelle saison 2016 de Jake Browning, les Huskies n’ont pas été gâtés au poste de quarterback; Browning a finalement régressé en 2017 et 2018, tandis que son successeur Jacob Eason n’a pas su reprendre le flambeau en 2019. Convaincant lors des quatre sorties de Washington l’an dernier, QB Dylan Morris semble néanmoins en mesure de mettre fin à cette mauvaise série, dans un système offensif très conservateur porté sur le jeu au sol en 2020. Dans sa deuxième année, le coordinateur offensif John Donovan pourrait cependant donner plus de responsabilités au quarterback sophomore.

QB Dylan Morris, Washington – Crédit photo : Ted Warren, AP

Menacé pendant le spring practice par deux nouveaux quarterbacks, la recrue cinq étoiles QB Sam Huard et le transfuge de Colorado State QB Patrick O’Brien, Morris semble cependant le mieux armé pour conserver le poste de titulaire. Le fall camp permettra de trancher, même si le fils de Damon Huard et neveu de Brock Huard, deux anciens quarterbacks des Huskies avec une belle carrière NFL, semble encore trop inexpérimenté tandis qu’O’Brien sort d’une saison décevante en 2020.

Le quarterback titulaire sera en tout cas bien protégé derrière la ligne offensive la plus imposante de l’histoire de Washington, qui retrouve ses cinq titulaires, dont le gigantesque OG Ulumoo Ale, le vétéran C Luke Wattenberg, de retour pour une sixième saison, et OT Jaxson Kirkand, 1st-Team All-Pac-12 l’an passé. Avec TE Cade Otton, également 1st-Team All-Pac-12 et considéré comme l’un des meilleurs bloqueurs du pays à son poste, le backfield offensif des Huskies semble extrêmement bien entouré.

…compensée par un jeu au sol ultra-dominant

Le jeu au sol sera au centre de l’attention après une campagne 2020 où Washington s’est beaucoup reposé sur ce secteur pour l’animation offensive. Les Huskies ont utilisé quatre running backs l’an dernier dans leur rotation, et tous sont de retour. Le junior RB Richard Newton apparaît comme le chouchou du coach, après 11 touchdowns en 2019 comme freshman, mais il devra s’imposer comme numéro un face aux seniors RB Sean McGrew et RB Kamari Pleasant, tous deux dans leur sixième année, sans oublier RB Cameron Davis, impliqué dans les quatre rencontres disputées par les Huskies l’an dernier.

John Donovan devrait donc se reposer à nouveau sur son jeu au sol, porté par quatre coureurs expérimentés et une ligne offensive en béton armé, en attendant peut être de trouver une vraie cible numéro un dans le jeu aérien. Le départ de Puka Nacua sur transfert a fait mal mais WR Ja’Lynn Polk, transféré de Texas Tech, espère bien s’affirmer dans ce rôle, à moins que l’un des vétérans WR Terrell BynumWR Jalen McMillan ou WR Rome Odunze ne s’impose comme go-to guy du quarterback titulaire. On suivra attentivement le développement de la recrue WR Jabez Tinae, potentiel joyau d’une solide classe 2021.

TE Cade Otton, Washington – Crédit photo : Ben Margot, AP

Cette attaque des Huskies semble donc en mesure de continuer à gagner des matches au sein d’une Division North qui s’annonce disputée, avec presque l’intégralité de ses titulaires de retour et une marge de progression intéressante aux postes clés dans le jeu aérien.

Du changement dans la continuité en défense

La nouveauté en défense, c’est surtout le départ du coordinateur défensif Pete Kwiatkowski pour Texas, où exerce désormais l’ancien coach des Huskies Steve Sarkisian. Washington a néanmoins choisi la continuité avec la promotion de Bob Gregory au poste; l’ancien coach des linebackers et des special teams depuis 2016 est membre du staff depuis l’arrivée de Chris Petersen à Seattle, en 2014. Reste à voir si la philosophie défensive sera chamboulée ou si Gregory continuera sur la lancée de son prédécesseur.

Malheureusement, il faudra se passer de LB Zion Tupuola-Fetui, l’une des révélations en 2020, après sa blessure au tendon d’Achille durant le spring practice, synonyme de fin de saison précoce. Attendu comme l’un des pass rushers les plus féroces du pays après sept sacks en quatre matches, il devrait faire son retour en 2022. Washington pourra néanmoins se reposer sur des joueurs de qualité pour le pass rush, avec l’expérimenté LB Ryan Bowman dans sa sixième année, l’ancienne recrue cinq étoiles LB Sav’ell Smalls prêt à assumer son statut et le transfuge de Texas A&M DE Jeremiah Martin, révélation du spring practice.

Au milieu de la défense, Bob Gregory aura à disposition un tandem de choc, entre la star montante et ancien walk-on LB Edefuan Ulofoshio, 2nd-Team All-Pac-12 en 2020, et LB Jackson Sirmon. Titulaires l’an dernier, tous deux sophomores, ils seront d’une importance capitale pour soutenir une secondary en chantier.

S Asa Turner, Washington – Crédit photo : AP Photo/Ted S. Warren

Effectivement, les Huskies ont besoin de deux nouveaux cornerbacks titulaires suite aux départs d’Elijah Molden et Keith Taylor. CB Trent McDuffie et CB Kyler Gordon devraient prendre leurs responsabilités, après une sélection 2nd-Team All-Pac-12 pour le premier, tandis que CB Brendan Radley-Hiles, transféré d’Oklahoma après trois saisons comme titulaire, est un renfort de poids pour le rôle de nickel cornerback orphelin du génie Molden. Les postes de safeties seront sans doute soumis à une rotation intensive, tant les deux titulaires S Asa Turner et S Alex Cook n’ont pas convaincu la saison passée. Avec DB Kyler Gordon et le redshirt freshman S Jacobe Covington en embuscade, il faut ainsi s’attendre à voir tourner les joueurs à ces postes.

Pour finir avec le nerf de la guerre, les tranchées, malgré la perte préjudiciable du mammouth Levi Onwuzurike, le retour de DT Tuli Letuligasenoa après sa blessure en 2020 devrait être extrêmement bénéfique pour une ligne défensive qui alternera avec DT Sam Taimani et DT Faatui Tuitele. Avec plus de 400 kg au total pour ces trois beaux specimens, c’est un euphémisme de conclure que l’avant-garde défensive sera solidement ancrée sur sa ligne de scrimmage.

Les Huskies ont investi en special teams ces dernières années, avec deux joueurs boursiers aux postes de kicker et punter. K Peyton Henry est déjà titulaire depuis trois saisons alors que P Race Porter reprendra son statut de titulaire pour une seconde année consécutive et Washington n’a pas vraiment de souci à se faire pour ses équipes spéciales.

Calendrier

Après une mise en jambe face à un sparring-partner largement à la portée des Huskies, Montana en l’occurrence, le déplacement à Michigan pourrait s’avérer très délicat. Malgré tout, les principales difficultés au calendrier de Washington, Oregon et Arizona State, deux favoris pour le titre de leur division respective, se joueront à domicile sous la pluie de Seattle. Reste à voir si les Huskies feront un sans faute en conférence, au sein d’une Pac-12 qui se cannibalise chaque année. Oregon State, Stanford et Arizona à l’extérieur pourraient poser problème mais Washington évitera USC et Utah, deux adversaires coriaces que l’équipe de Jimmy Lake pourrait retrouver en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas.

Conclusion

Champion de Division North avec un bilan de 3-1 en 2020, la saison passée tronquée a ressemblé à un tour de chauffe pour un programme des Huskies en transition suite au départ de Chris Petersen. Blindé à tous les postes après des années d’un recrutement judicieux et qualitatif, avec presque tous les titulaires de retour, grâce notamment à l’extension de l’éligibilité des seniors à six ans suite au Covid, il ne reste plus aux Huskies qu’à maîtriser un calendrier homogène. À condition d’affirmer son identité offensive, entre philosophie conservatrice portée sur le jeu au sol et adaptation au football moderne tourné vers la passe.

Le changement de direction défensive, avec le passage de témoin entre Pete Kwiatkowski et Bob Gregory, ne devrait pas entraîner de profonde révolution pour un groupe qui s’est affirmé comme l’atout des Huskies en 2020. Avec l’émergence annoncée de différents jeunes joueurs à tous les niveaux, Washington fait peur à la Pac-12 et cherchera évidemment à s’inviter en playoffs. Au sein d’une conférence visiblement plus compétitive que la saison dernière, le programme de Seattle devra éviter les erreurs de parcours, souvent synonymes de game over, en dépit de son coaching staff paradoxalement expérimenté mais jeune sur divers postes à responsabilité.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts :
– Une ligne offensive All-conference.
– Un backfield offensif fourni.
– Du leadership sur le second rideau défensif.

Points faibles :
– Incertitude au poste de quarterback.
– Absence d’un vrai receveur #1.
– Un pass rush en chantier.

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