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Conférence Pac-12 : objectif Playoffs !

Après deux ans sans playoffs, la Pac-12 relèvera-t-elle la tête en 2019 dans le sillage de Huskies de Washington encore et toujours favoris ?

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Prédictions 2019 dans la conférence Pac-12

Champion 2019 : Washington.
MVP : QB Justin Herbert, Oregon.
Meilleur joueur offensif : RB Joshua Kelley, UCLA
Meilleur joueur défensif : DE Bradlee Anae, Utah.
Freshman de l’année : DE Kayvon Thibodeaux.
Prospects NFL à suivre : QB Justin Herbert (Oregon), QB KJ Costello (Stanford), QB Khalil Tate (Arizona), QB Jacob Eason (Washington), WR Laviska Shenault (Colorado), WR Michael Pittman Jr (USC), OT Walker Little (Stanford), OT Trey Adams (Washington), DT Leki Fotu (Utah), CB Jaylon Johnson (Utah).

Du 3 aout au 9 aout 2019, The Blue Pennant vous a présenté les principaux programmes de la conférence Pac-12 :

Oregon Ducks
Stanford Cardinal
UCLA Bruins
USC Trojans
Utah Utes
Washington Huskies

Tour d’horizon dans la conférence Pac-12

Une division North plus compétitive que jamais

Si la parité dans la division North lui a permis d’être l’une des plus passionnantes du pays depuis 2-3 saisons, elle est peut-être aussi responsable de l’exclusion de la Pac-12 du College Football Playoff depuis deux ans.

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Car avec quatre très sérieux prétendants au titre de division, on pourrait encore assister à une cannibalisation en règle dans la Pac-12 North. Malgré le départ de 8 joueurs vers la NFL, Washington débutera la saison comme favori pour conserver son titre de conférence grâce à la prise de pouvoir annoncée de QB Jacob Eason. Oregon possède une armada de playmakers en attaque menée par le candidat au trophée Heisman, QB Justin Herbert, tandis que Stanford a entrepris sa révolution en basculant vers le jeu aérien en raison de la présence du gunslinger QB K.J. Costello. Et il ne faudrait pas négliger une équipe de Washington State dont l’attaque Air Raid peut faire tomber n’importe quel cador à l’ouest du Mississippi. Même les Golden Bears de coach Justin Wilcox sont prêts à rugir. Ces quatre programmes pourraient débuter dans la saison dans le classement AP Top 25.

En comparaison, seul Utah parait en mesure de rivaliser dans la division South. USC semble en mode sauvetage après avoir nommé deux coordinateurs offensifs en un mois et UCLA se cherche encore pour la 2ème saison de Chip Kelly à la tête des Bruins. Arizona, Arizona State et Colorado sont un ton en-dessous.

« The Conference of Defense » ?

On n’aurait jamais cru pouvoir écrire ça un jour : la Pac-12 est-elle devenue une conférence défensive ?

En 2018, six programmes de la Pac-12 se sont classés dans le Top 50 concernant les points accordés par match. Depuis quelques années, la « Conference of Quarterbacks » est clairement dominée par ses défenses. Washington vient de remporter deux titres de champion de conférence avec un secteur défensif classé dans le Top 10 national. Stanford a trouvé la parade face à la Blur Offense d’Oregon en imposant son « Intellectual Brutality » (#11 en 2012 et #12 en 2013).

Cal a abandonné la Spread Offense de Sonny Dykes en donnant les clés de son programme à l’ancien guru défensif de Wisconsin, Justin Wilcox. Washington State a préservé son attaque Air Raid mais c’est clairement le travail du coordinateur défensif Alex Grinch, puis celui de son successeur Tracy Claeys, qui ont permis aux Cougars de se hisser, en 2017 et 2018, parmi les prétendants au titre de conférence.

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Enfin, cette saison, Mel Tucker, ancien disciple de Nick Saban (à Alabama) et Kirby Smart (à Georgia) a pris les commandes de Colorado… On est bien loin de la tendance du milieu des années 2010 marquées par l’embauche de stratège offensif (Mike Leach à Washington State, Rich Rodriguez à Arizona, Todd Graham à Arizona State, Sonny Dykes à Cal) dont l’objectif était de s’inspirer des succès de Chip Kelly à Oregon.

Une mini-Révolution est-elle en marche dans la Pac-12 ?

La Pac-12 épargnée par la draft NFL

Alors que toutes les conférences de l’élite du College Football voient leurs talents filer chez les pros dès leur éligibilité en poche (après 3 ans en NCAA), la Pac-12 a fait figure d’exception au printemps 2019.

Le senior QB Justin Herbert a ainsi pris tout le monde par surprise en annonçant son retour à Oregon avant possiblement d’être le 1st pick en 2020. Protégé par une ligne offensive expérimentée, il sera peut-être le héros que les Ducks attendent depuis Marcus Mariota.

Le favori dans la division South pourra également compter sur le retour de cinq joueurs-clés (RB Zack Moss, DE Bradlee Anae, DT Leki Fotu, CB Jaylon Johnson, S Julian Blackmon) qui auraient pu jouer le dimanche en 2019.

QB K.J. Costello (Stanford), OL Trey Adams (Washington), LB Troy Dye (Oregon), LB Evan Weaver (Cal), WR Michael Pittman Jr (USC) et WR Theo Howard (UCLA) sont autant de joueurs qui auraient été susceptibles de faire le saut dans la NFL dès cette saison et qui renforceront assurément le niveau de la Pac-12 en 2019.

Le match de l’année

Oregon @ Washington
le 19 octobre 2019
Les Ducks avaient triomphé des Huskies l’an dernier en overtime, sur le score de 30-27. Le senior QB Justin Herbert sera de retour en 2019 et son objectif est de conduire Oregon à un titre de conférence. Ce qui implique de finir champion dans une division où évolue Washington. L’équipe de coach Mario Cristobal est probablement l’adversaire le plus redoutable, et le plus redouté, par coach Chris Petersen dans la course pour le trône de Pac-12. Le vainqueur de cette rencontre prendra un avantage potentiellement déterminant pour la première place de la division Pac-12 North.

Calendrier complet de la conférence Pac-12

Nos prédictions

Division North

1. Washington Huskies

Prédiction : 10-2, 7-2 Pac-12.
En 2018 :
10-4, 7-2 Pac-12. Champion de conférence Pac-12. Rose Bowl : battu 28-23 par Ohio State.
Match décisif : contre Oregon, le 19 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Jake Browning, RB Myles Gaskin, TE Drew Sample, OT Kaleb McGary, DT Greg Gaines, LB Ben Burr-Kirven, CB Byron Murphy, CB Jordan Miller, SS Taylor Rapp, SS Jojo McIntosh.
Joueurs à suivre : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Andre Baccellia, TE Hunter Bryant, LT Trey Adams, DT Levi Onwuzurike, DE Benning Potoa’e, LB Ryan Bowman, CB Myles Bryant, CB Elijah Molden.
Future star : OLB Joe Tryon.

Devenu en quelques années une powerhousede la conférence Pac-12, Washington connait la recette qui mène au succès et l’ère Chris Petersen a permis de consolider les bases du programme de football à partir de classes de recrutement d’exception. Il en résulte un effectif bourré de qualité, dont les jeunes joueurs seront en mesure d’avoir leur chance en 2019 et d’émerger au sein de plusieurs groupes qui ont besoin à la fois de sang neuf et de continuité, en particulier chez les receveurs, les inside linebackers et les safeties. Avec une ligne offensive capable d’apporter une protection inébranlable aux nouveaux quarterback et running back titulaires, reste à savoir justement qui sera à la tête de l’attaque. Jacob Eason semble favori, bien que personne ne se soit encore montré à la hauteur de l’héritage de Jake Browning, détenteur de la plupart des records des Huskies pour un QB. Si Petersen espère briller au niveau national, il aura pourtant besoin d’un joueur solide à ce poste : sur les 20 quarterbacks titulaires lors des playoffs, dix avaient terminé dans le top 10 national en efficacité par les airs. L’attaque aura également besoin d’un vrai receveur numéro un pour accompagner le nouveau chef d’orchestre offensif. Une fois ces détails réglés, alors que Washington pourra se tester sans trop de risques lors des quatre premières rencontres de la saison face à Eastern Washington, dont le QB a émigré vers Washington State, Cal, Hawaii et BYU, la machine devrait se remettre en marche vers le titre de conférence Pac-12, avec potentiellement la défense la plus athlétique alignée par l’ancien coach de Boise State depuis son arrivée à Seattle.

2. Oregon Ducks

Prédiction : 10-2, 7-2 Pac-12.
En 2018 :
9-4, 5-4 Pac-12. Victoire 7-6 contre Michigan State au Redbox Bowl.
Match décisif : contre Auburn, le 31 aout.
Joueurs-clés partis : RB Tony Brooks-James, WR Dillon Mitchell, DE Jalen Jelks, LB Justin Hollins, SS Ugo Amadi.
Joueurs à suivre : QB Justin Herbert, RB CJ Verdell, WR Juwan Johnson, WR Mycah Pittman, LT Penei Sewell, C Jake Hanson, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Troy Dye, CB Deommodore Lenoir, CB Thomas Graham, FS Jevon Holland.
Future star : DE Kayvon Thibodeaux.

Ce n’est pas pour rien si Oregon a été désigné par les médias en troisième position pour remporter la Pac-12, derrière Washington et Utah. Le programme de football le plus cool du pays, avec son stade et ses infrastructures au top, ses uniformes chamarrés, et son passif récent de contender national, semble sur la bonne voie pour retrouver les sommets. Après une saison 2018 décevante sur certains points mais encourageante, avec le retour de leur quarterback superstar, d’une offensive line all-star, d’un jeu de course qui devrait encore monter en gamme et des playmakers en défense, les Ducks ont la recette pour se mettre en évidence en Pac-12 et au niveau national, en particulier avec un calendrier avantageux. Cette défense s’annonce déjà plus variée que celle de Jim Leavitt et devrait tirer partie de la polyvalence de certains joueurs majeurs. Si le pass rush s’améliore, que QB Justin Herbert fait briller ses partenaires offensifs et, surtout, si Oregon se remet à gagner régulièrement à l’extérieur, il ne devrait pas y avoir d’obstacle pour lutter jusqu’au bout avec Washington, Stanford et Washington State pour le titre de division Pac-12 North. Mario Cristobal avait bouclé la campagne 2018 avec trois victoires consécutives et les Ducks devront profiter du momentum pour parvenir à leurs fins cette année et satisfaire les ambitions d’une fanbase qui attend le retour en grâce de son équipe.

3. Stanford Cardinal

Prédiction : 8-4, 6-3 Pac-12.
En 2018 :
9-4, 6-3 Pac-12. Victoire 14-13 contre Pittsburgh au Sun Bowl.
Match décisif : contre Oregon, le 21 septembre.
Joueurs-clés partis : RB Bryce Love, WR JJ Arcega-Whiteside, WR Trenton Irwin, TE Kaden Smith, OG Nate Herbig, LB Bobby Okereke, LB Joey Alfieri, LB Sean Barton, CB Alijah Holder, P Jake Bailey.
Joueurs à suivre : QB KJ Costello, RB Cameron Scarlett, WR Michael Wilson, TE Colby Parkinson, LT Walker Little, RT Foster Sarell, DE Jovan Swann, LB Jordan Fox, LB Ricky Miezan, CB Paulson Adebo, K Jet Toner.
Future star : WR Elijah Higgins.

Stanford a bouclé l’exercice 2018 avec le jeu de passe le plus efficace de Pac-12. Le passage d’une attaque au sol à une attaque aérienne en fin de saison a permis à KJ Costello de se mettre en évidence et de relâcher la pression sur un groupe de running backs en difficulté. Le même scénario semble s’amorcer cette année et le QB du Cardinal pourrait donc renouer avec son rythme effréné de 38 passes en moyenne par match. Costello possède les capacités pour contrôler cette attaque, après s’être classé 16e du pays en passer rating. Néanmoins, cette attaque devrait régresser avec les pertes de Bryce Love, d’une bonne partie de la ligne offensive et de tous les playmakers à la réception. La défense possède le talent pour faire mieux mais a également perdu de nombreux titulaires et la jeunesse du groupe ne sera pas forcément gage de réussite. Si le pass rush et les cornerbacks seront au niveau, les énormes faiblesses au centre de la défense pourraient tourner au cauchemar pour une équipe habituée à contrôler le tempo du match. Évidemment, Stanford ne devrait pas s’effondrer car c’est une équipe qui plie parfois mais rompt rarement. Le titre de conférence Pac-12 semble cependant compliqué à aller décrocher alors que le Cardinal affrontera tous les cadors des deux divisions. Northwestern, UCF et Notre Dame seront également des adversaires redoutables capables de plomber le bilan des hommes de David Shaw. Après avoir terminé la saison 2018 hors du top 25 pour la seconde fois seulement depuis 2009, Stanford devrait néanmoins relever la tête si les essais à domicile sont transformés. En attendant une saison 2020 qui s’annonce sous les meilleures auspices, en fonction des underclassmen qui feront leur retour.

4. Washington State Cougars

Prédiction : 7-5, 4-5 Pac-12.
En 2018 :
11-2, 7-2 Pac-12.
Match décisif : contre Washington, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Gardner Minshew, RB James Williams, LT Andre Dillard, LB Peyton Pelluer.
Joueurs à suivre : RB Max Borghi, WR Tay Martin, WR Dezmon Patmon, C Fred Mauigoa, OT Abraham Lucas, NT Lamonte McDougle, LB Jahad Woods.
Future star : S Bryce Beekman.

En sept saisons passées sur le campus de Pullman, coach Mike Leach a transformé les Cougars en une équipe respectable, puis en un sérieux prétendant au titre de conférence Pac-12. En plus de son bilan de 26-10 en match de intra-conférence, Wazzu vient d’aligner 4 victoires d’affilée contre Oregon et 3 contre Stanford. Seul problème : les Cougars échouent toujours face au voisin Washington lors de l’Apple Cup (6 défaites d’affilée). Washington State a perdu son leader offensif QB Gardner Minshew mais espère que son successeur QB Gage Gubrud, arrivé en provenance d’Eastern Washington (FCS), pourrait garder l’attaque Air Raid à son plein régime. La défense devrait confirmer ses progrès pour la 2ème saison du coordinateur défensif Tracy Claeys mais les quelques incertitudes en attaque ne devrait pas permettre aux Cougars d’atteindre le plateau des 10 victoires en 2019.

5. California Golden Bears

Prédiction : 6-6, 4-5 Pac-12.
En 2018 :
7-6, 4-5 Pac-12.
Match décisif : à Stanford, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Patrick Laird, WR Kanawai Noa, WR Vic Wharton III, WR Moa Ways, LB Jordan Kunaszyk, DL Alex Funches.
Joueurs à suivre : RB Christopher Brown Jr, ILB Evan Weaver, CB Camryn Bynum, S Ashtyn Davis, S Jaylinn Hawkins.
Future star : LB Kuony Deng.

Les Golden Bears ont fait des progrès significatifs pour la 2ème saison de coach Justin Wilcox à la tête du programme de Berkeley. La défense est devenue l’une des plus combatives et rudes de la conférence Pac-12 ce qui a notamment permis à Cal de faire tomber le champion, Washington, au Memorial Stadium. Le Destin des Golden Bears devrait donc se décider en attaque. Le sophomore QB Chase Garbers (ou l’ancien de UCLA, QB Devon Modster) aura la lourde tâche de relancer une attaque qui souffrira d’inexpérience en 2019. Avec un calendrier peu favorable (match à Ole Miss, à Washington, à Oregon, à Utah, à Stanford et à UCLA), Cal n’est pas dans une situation favorable pour répéter les exploits de l’an dernier.

6. Oregon State Beavers

Prédiction : 2-10, 1-8 Pac-12.
En 2018 :
2-10, 1-8 Pac-12.
Match décisif : à Oregon, le 30 novembre.
Joueurs-clés partis : WR Timmy Hernandez, DT Kalani Vakameilalo, DB Dwayne Williams.
Joueurs à suivre : QB Jake Luton, QB Tristan Gebbia, RB Jermar Jefferson, WR Isaiah Hodgins, DL Jordan Whitley, LB Avery Roberts, OLB Hamilcar Rashad, S David Morris.
Future star : LB Avery Roberts.

En quelques mois, l’ancien QB vedette des Beavers, coach Jonathan Smith, a transformé la culture d’un programme à la dérive lors du départ de Gary Andersen en cours de saison 2017. Cependant, le chemin de la reconquête est encore long. L’attaque au sol est encore balbutiante et la défense reste le talon d’Achille de cette équipe (536 yards accordés en moyenne en 2018, #129 du pays). Toutefois, le coordinateur Brian Lindgren a la réputation d’être un excellent formateur de quarterback et le talent ne manque pas au poste de running back et de receveur. Les Beavers devraient encore trainer dans les bas-fonds de la Pac-12 en 2019 avant la rédemption en 2020 ?

Division South

1. Utah Utes

Prédiction : 10-2, 7-2 Pac-12.
En 2018 :
9-5, 6-3 Pac-12. Holiday Bowl : défaite 31-20 contre Northwestern.
Match décisif : à USC, le 20 septembre.
Joueurs-clés partis : LB Cody Barton, LB Chase Hansen, K Matt Gay, P Mitch Wishnowsky.
Joueurs à suivre : QB Tyler Huntley, RB Zach Moss, DE Bradlee Anae, DT Leki Fotu, LB Francis Bernard, CB Jaylon Johnson, FS Julian Blackmon.
Future star : WR Bryan Thompson.

En s’invitant au dernier Pac-12 Championship Game, les Utes se sont ouverts l’appétit et avec le retour de plusieurs playmakers expérimentés en attaque et en défense, Utah peut légitimement prétendre à un second titre de champion de division Pac-12 South. En négociant bien leurs deux matchs à USC et à Washington, ces Utes pourraient même viser plus haut : une improbable participation au College Football Playoff.

2. USC Trojans

Prédiction : 7-5, 5-4 Pac-12.
En 2018 :
5-7, 4-5 Pac-12.
Match décisif : contre Utah, le 20 septembre.
Joueurs-clés partis : RT Chuma Edoga, C Toa Lobendahn, LB Cameron Smith, LB Porter Gustin, CB Iman Marshall, FS Marvell Tell.
Joueurs à suivre : QB JT Daniels, RB Markese Stepp, WR Michael Pittman, WR Amon-Ra St. Brown, DE Drake Jackson, LB Palaie Gaoteote, LB Hunter Echols, CB Isaac Taylor-Stuart, FS Isaiah Pola-Mao.
Future star : DB Chase Williams.

USC a vécu une épreuve l’an passé avec son bilan négatif. Même si le programme est en reconstruction, au sein d’une année morne dans la division South, les fans et les boosters ne peuvent tolérer sept défaites et ils restent hébétés devant la décision de Lynn Swann de conserver Clay Helton à son poste. En cas de mauvais départ, avec un calendrier féroce, le coach pourrait bien être contraint de faire ses valises rapidement pour éviter aux Trojans de prendre l’eau avec lui, alors que le recrutement a déjà été impacté cette année. Les rumeurs concernant la nomination d’Urban Meyer, qui travaille désormais à Los Angeles pour la chaîne Fox, se font insistantes bien que non fondées. Ce serait un vrai scénario hollywoodien pour les fans californiens qui rêvent d’un grand coach mais qui espèrent tout de même une amélioration rapide de leur équipe, avec l’arrivée de Graham Harrell pour réveiller une attaque endormie en 2018. Si QB J.T. Daniels maîtrise le système Air Raid et que le sophomore progresse rapidement, l’escouade de receveurs devrait faire briller nouveau coordinateur offensif. USC se classe 21e au pays en terme de production offensive de retour pour cette saison… mais seulement 118ème du pays en ce qui concerne la production défensive. Cette jeune défense, en particulier le secondary très inexpérimenté et qui devrait donc commettre quelques erreurs occasionnelles, se cherche aussi un pass rush. Les candidats à l’émergence sont là et plusieurs jeunes joueurs pourraient exploser à la face du college football si les blessures épargnent les Trojans cette année. De quoi espérer la première place en division South. Clay Helton aura néanmoins besoin d’un miracle pour sauver sa peau avec les obstacles massifs qui se présenteront sur sa route semaine après semaine.

3. UCLA Bruins

Prédiction : 6-6, 5-4 Pac-12.
En 2018 :
3-9, 3-6 Pac-12.
Match décisif : à USC, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Wilton Speight, TE Caleb Wilson, LT Andre James, SS Adarius Pickett, P Stefan Flintoft.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Joshua Kelley, WR Demetric Felton, TE Devin Asiasi, LT Sean Rhyan, C Boss Tagaloa, DE Osa Odighizuwa, LB Krys Barnes, LB Keisean Lucier-South, CB Darnay Holmes, FS Quentin Lake.
Future star : OT Sean Rhyan.

Chip Kelly a rapidement compris que la reconstruction du programme de football à UCLA prendrait plus de temps que prévu. Avec une attaque anémique et une défense abominable, c’est toutes les fondations de l’équipe qui ont besoin d’être renforcées. Les deux classes de recrutement bouclées par l’ancien coach d’Oregon ont déjà permis d’apporter du sang neuf à des postes importants, en particulier sur les lignes offensive et défensive ainsi qu’en secondary. L’inexpérience demeure une inquiétude majeure mais la South Division n’est pas la plus dangereuse en Pac-12 et la fac de Los Angeles devrait faire meilleure figure que l’an passé avec une cinquième et avant-dernière place dans la division. Les Bruins connaitront probablement une belle progression cette année avec une attaque soutenue par une ligne offensive enfin stabilisée et un jeu de course féroce, bien que le poste de QB demeure une interrogation. UCLA pourrait encore connaître un début de saison compliqué avec un calendrier difficile et un effectif jeune en rodage. Dans l’ensemble, les préoccupations qui entourent l’équipe font penser que les Bruins n’iront pas chercher plus que six ou sept victoires, ce qui leur permettrait néanmoins de disputer leur premier bowl avec Chip Kelly à la barre, ce qui représenterait une belle évolution après une saison 2018 bouclée à 3-9. L’opinion générale reste néanmoins qu’il faudra attendre au minimum 2020 pour que l’équipe trouve son rythme de croisière et ne devienne une menace tangible en South Division, et peut être même en Pac-12 si l’ancien coach d’Oregon retrouve le succès qu’il avait rencontré à Eugene.

4. Arizona Wildcats

Prédiction : 6-6, 4-5 Pac-12.
En 2018 :
11-3, 8-1 Pac-12.
Match décisif : à Arizona State, le 29 novembre.
Joueurs-clés partis : WR Shawn Poindexter, WR Shun Brown, DL PJ Johnson, S Demetrius Flannigan-Fowles.
Joueurs à suivre : QB Khalil Tate, RB J.J. Taylor, OL Donovan Laie, LB Jalen Harris, LB Tony Fields, LB Colin Schooler, CB Jace Whittaker, S Scottie Fields Jr.
Future star : WR Boobie Curry.

Coach Kevin Sumlin n’a pas encore trouvé ses marques sur le campus de Tucson et la défaite à domicile contre Arizona State n’a pas été encore digérée par les fans des Wildcats. Un sursaut d’orgueil est attendu en 2019. Grande déception de la saison passée, le senior QB Khalil Tate sera revanchard et pourra compter sur plusieurs playmakers en attaque pour raviver un programme qui devait se battre pour le titre de division Pac-12 South l’an dernier. Si QB Khalil Tate retrouve ses jambes sous les ordres du coordinateur offensif Noel Mazzone, Arizona pourrait avoir l’arme ultime pour renverser une division encore une fois très médiocre ouverte.

5. Colorado Buffaloes

Prédiction : 6-6, 3-6 Pac-12.
En 2018 :
5-7, 2-5 Pac-12.
Match décisif : contre USC, le 25 octobre.
Joueurs-clés partis : RB Travon McMillian, LB Drew Lewis, S Evan Worthington.
Joueurs à suivre : QB Steven Montez, WR Laviska Shenault Jr, WR KD Nixon, DE Mustafa Johnson, LB Nate Landman, LB Davion Taylor.
Future star : S Hasaan Hypolite.

Deux ans après avoir remporté un titre surprise de champion de division Pac-12 South, les Buffaloes sont rentrés dans le rang (2 saisons consécutives avec un bilan de 5-7) conduisant la direction à renvoyer le coach Jim MacIntyre pour le remplacer par l’ancien coordinateur défensif d’Alabama et de Georgia, Mel Tucker. Les fans de CU devront être patients avant de voir les effets de la méthode « Made in SEC ». Toutefois, les Buffs peuvent compter sur un groupe de joueurs expérimentés qui pourraient créer 2-3 surprises en 2019. Le tandem QB Steven Montez/WR Laviska Shenault peut faire basculer un match sur un ou deux coups d’éclat. Si la défense parvient à prendre le bon rythme dès le mois de septembre, Colorado pourrait être la belle histoire de la saison dans la Pac-12.

6. Arizona State Sun Devils

Prédiction : 4-8, 2-7 Pac-12.
En 2018 :
7-6, 5-4 Pac-12.
Match décisif : contre Arizona, le 29 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Manny Wilkins, WR N’Keal Harry, NT Renell Wren.
Joueurs à suivre : RB Eno Benjamin, WR Brandon Aiyuk, DE Jermayne Lole, LB Merlin Robertson, S Aashari Croswell, CB Chase Lucas, CB Kobe Williams.
Future star : QB Jayden Daniels.

Équipe surprise de la saison passée, Arizona State pourrait connaitre une re-descente abrupte après avoir rendu une fiche positive l’an dernier. L’incertitude au poste de QB et le départ de WR N’Keal Harry vont handicaper une attaque qui pourrait devenir unidimensionnelle en 2019. RB Eno Benjamin sera assurément la cible de toutes les défenses adverses. La défense possède un joyau en DL Merlin Robertson mais cela pourrait ne pas suffire à un programme qui stagne dans l’insignifiance depuis 2014.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Jour de match : le programme de la week 8

Big Ten is back ! #5 Ohio State, #6 Penn State, #14 Wisconsin, #18 Michigan, #23 Minnesota sont de retour cette semaine !

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Crédit photo : Jamie Sabau/Getty Images

Big Ten is back !

Après avoir annoncé le report de ses compétitions automnales au mois d’aout dernier, la conférence Big Ten est finalement revenue sur sa décision (pour le football) et c’est ce week-end qu’elle donne le coup d’envoi d’une saison 2020 écourtée dont la calendrier a été réduit à 8 matchs intra-conférence.

#14 Wisconsin et Illinois ouvriront le bal dès vendredi soir tandis que le match #5 Ohio State vs Nebraska, suivi du rivalry game entre #23 Minnesota et #18 Michigan seront les moments forts de cette kickoff week pour la Big Ten.

Cette week 8 marque également le début de la saison dans la Mountain West, le favori Boise State accueillant Utah State sur son Smurf Turf.

En plus du match Minnesota-Michigan, deux autres affrontements entre équipes classées seront au programme ce week-end. #6 Oklahoma State reçoit #17 Iowa State dans ce qui pourrait bien être une répétition de la finale de conférence Big 12 et à Chapel Hill, #14 North Carolina et #23 North Carolina State seront opposés pour la 110ème édition d’une rivalité bouillante. Cette 8ème semaine de la saison aura des allures de Rivalry Week puisque #20 Kansas State reçoit Kansas lors du classique Sunflower Showdown.

À noter qu’à chaque fois lors des 4 dernières semaines, au moins une équipe du Top 10 a été battue par une équipe non-classée… Quelle sera la victime de la week 8 ? #2 Alabama à Tennessee ? #3 Notre Dame à Pittsburgh ? #8 Penn State à Indiana ?

Pour tout savoir de la week 8, suivez-le guide !

RB Spencer Sanders (#3), Oklahoma State – Crédit photo : SI

L’affiche de la semaine

#17 Iowa State (3-1) @ #6 Oklahoma State (3-0)

Où ? Boone Pickens Stadium, Stillwater, Oklahoma
Quand ? Samedi 24 octobre à 15h30 (21h30 en France)

Les Cowboys de #6 Oklahoma State et les Cyclones de #17 Iowa State sont peut-être les deux meilleures équipes de la conférence Big 12 depuis septembre dernier. #6 Oklahoma State, qui n’a pas joué depuis le 3 octobre, représente sans doute le dernier espoir de la Big 12 d’envoyer un de ses représentants en playoffs. Défaite interdite pour des Cowboys qui pourront compter sur le retour de blessure de QB Spencer Sanders. Face à la solide défense des Cowboys, RB Breece Hall et QB Brock Purdy ont une occasion en or de faire oublier la défaite surprise de #17 Iowa State face à Louisiana. Dans ce duel qui s’annonce serré, la clé du match sera surement la bataille des turnovers.
Pronostic : Iowa State 24, Oklahoma State 23.

Appalachian State football – Crédit photo : AppStateSports.com

Jeudi 22 octobre 2020

À partir de 01h30

Arkansas State (3-2) @ Appalachian State (2-1)

Où ? Kidd Brewer Stadium, Boone, Virginia occidentale
Quand ? Jeudi 23 octobre 2020 à 19h30 (01h30 en France)

Ça fait presque un mois qu’Appalachian State a joué son dernier match. Les Mountaineers savent qu’ils devront ralentir le jeu aérien d’Arkansas State qui a réussi 551 yards à la passe et 8 TD lors de son dernier match, contre Georgia State. RB Daetrich Harrington et le jeu au sol d’Appalachian State devraient faire la différence et ainsi permettre aux Mountaineers de retrouver le chemin de la victoire après leur défaite à Marshall.
Pronostic : Appalachian State 38, Arkansas State 28.

Crédit photo : Fred Zwicky, UI Public Affairs

Vendredi 23 octobre 2020

À partir de 01h00

Illinois (0-0) @ #14 Wisconsin (0-0)

Où ? Camp Randall Stadium, Madison, Wisconsin
Quand ? Vendredi 24 octobre 2020 à 20h00 (02h00 en France)

Début de l’ère QB Graham Mertz à Wisconsin suite à la blessure de QB Jack Coan. Le quarterback prodige des Badgers devra faire ses premiers pas sans RB Jonathan Taylor et WR Quintez Cephus, qui jouent désormais en NFL. Du côté d’Illinois, QB Brandon Peters et WR Josh Imatorbhebhe sont de retour après avoir infligé une défaite surprise aux Badgers l’an passé. Bis repetita ?
Pronostic : Wisconsin 34, Illinois 20.

Autres matchs à partir de 01h00

– Jacksonville State @ Florida International (01h00 en France)
– Tulsa @ South Florida (01h00 en France)
– Louisiana @ UAB (01h00 en France)

QB Justin Fields, Ohio State – Crédit photo : Steven Branscombe/Getty Images

Samedi 24 octobre 2020

À partir de 18h00

Nebraska (0-0) @ #5 Ohio State (0-0)

Où ? Ohio Stadium, Columbus, Ohio
Quand ? Samedi 24 octobre à 12h00 (18h00 en France)

Nebraska a été au premier rang de la contestation à travers la conférence Big Ten lorsque cette dernière a annoncé le report de sa saison de football au printemps. Du coup, cadeau : les Cornhuskers ont récupéré #5 Ohio State à Columbus pour débuter une saison qui se veut celle de la concrétisation pour coach Scott Frost. Nebraska reste sur un bilan de 9-15 lors des deux dernières saisons et les Cornhuskers n’ont pas rendu une fiche positive depuis 2016. De leur côté, les Buckeyes de #5 Ohio State restent sur une saison régulière 2019 invaincue. La courte défaite contre #1 Clemson en 1/2 finale des playoffs a donné un gout amer à l’intersaison. QB Justin Fields voudra débuter sa saison par une mise au point. Ça pourrait être douloureux pour Nebraska.
Pronostic : Ohio State 45, Nebraska 17.

#23 North Carolina State (4-1) @ #14 North Carolina (3-1)

Où ? Kenan Stadium, Chapel Hill, Caroline du Nord
Quand ? Samedi 24 octobre à 12h00 (18h00 en France)

On attendait avec impatience le duel à distance entre QB Sam Howell et QB Devin Leary… le quarterback de NC State sera finalement absent en raison d’une fracture de la jambe. La défense et le pass rush du Wolfpack ne suffiront peut-être pas pour faire subir aux Tar Heels une seconde défaite d’affilée après leur revers surprise à Florida State. L’an passé, North Carolina s’était imposé 41-10.
Pronostic : North Carolina 38, North Carolina State 17.

Autres matchs à partir de 18h00

– Syracuse @ #1 Clemson (18h00 en France)
– Kansas @ #20 Kansas State (18h00 en France)
– Florida Atlantic @ #22 Marshall (20h30 en France)
– Georgia Southern @ #25 Coastal Carolina (18h00 en France)
– Auburn @ Ole Miss (18h00 en France)
– TCU @ Oklahoma (18h00 en France)
– Temple @ Memphis (18h00 en France)
– Florida State @ Louisville (18h00 en France)
– Rutgers @ Michigan State (18h00 en France)
– Tulane @ UCF (20h00 en France)

WR Jaylen Waddle (#17), Alabama – Crédit photo : Donald Page, Getty Images

À partir de 21h30

#2 Alabama (4-0) @ Tennessee (2-2)

Où ? Neyland Stadium, Knoxville, Tennessee
Quand ? Samedi 24 octobre à 15h30 (21h30 en France)

L’attaque du Crimson Tide de #2 Alabama est irresistible depuis le début de la saison. QB Mac Jones marche dans les pas de Tua Tagovailoa et WR Jaylen Waddle, WR DeVonta Smith et RB Najee Harris semblent tout simplement inarrêtables. Le jeu au sol de Tennessee pourra-t-il profiter de la seule faille de Bama : la défense contre la course ? Nah. Le Crimson Tide en route vers une 14ème victoire contre son rival historique.
Pronostic : Alabama 45, Tennessee 17.

#3 Notre Dame (4-0) @ Pittsburgh (2-2)

Où ? Heinz Field, Pittsburgh, Pennsylvanie
Quand ? Samedi 24 octobre à 15h30 (21h30 en France)

L’absence de QB Ryan Pickett a été dramatique pour une attaque de Pittsburgh privée de son leader. Problème pour les Panthers : il devrait encore manquer le match de cette semaine en raison de sa blessure de la cheville. Du côté de #3 Notre Dame, QB Ian Book et l’attaque aérienne ont été horribles depuis le début de la saison. Les Fighting Irish sont restés invaincus en raison de l’émergence de RB Kyren Williams au poste de running back. La clé du match sera assurément l’opposition entre la ligne offensive des Fighting Irish (la meilleure du pays ?) et le pass rush dévastateur de Pittsburgh. Pour justifier sa 3ème place de l’AP Poll, #3 Notre Dame se doit de s’imposer largement dans ce match. L’équipe de coach Brian Kelly en est-elle capable ? Pas sûr.
Pronostic : Notre Dame 24, Pittsburgh 20.

Autres matchs à partir de 21h30

– #8 Penn State @ Indiana à 15h30 (21h30 en France)
– #19 Virginia Tech @ Wake Forest à 15h30 (21h30 en France)
– Houston @ Navy à 15h30 (21h30 en France)
– Baylor @ Texas à 15h30 (21h30 en France)
– Iowa @ Purdue à 15h30 (21h30 en France)
– Georgia Tech @ Boston College à 16h00 (22h00 en France)
– Kentucky @ Missouri à 16h00 (22h00 en France)
– West Virginia @ Texas Tech à 17h30 (23h30 en France)

Crédit photo : John Autey / Pioneer Press

À partir de 01h00

#18 Michigan (0-0) @ #23 Minnesota (0-0)

Où ? Doak Campbell Stadium, Tallahassee, Floride
Quand ? Samedi 17 octobre à 19h30 (01h30 en France).

6ème saison de coach Jim Harbaugh chez les Wolverines et toujours autant d’incertitude au poste de quarterback. QB Joe Milton devrait débuter la saison derrière une ligne offensive très rajeunie. Le groupe de receveurs manquant d’expérience, on devrait retrouver RB Zach Charbonnet comme fer de lance de l’attaque. Menée par le duo DE Kwity Paye et DE Aidan Hutchinson, la défense de #18 Michigan tentera de ralentir le duo infernal, QB Tanner Morgan / WR Rashod Bateman, qui a permis à #23 Minnesota de terminer la saison dernière avec un bilan étonnant de 11-2. Une victoire des Golden Gophers mettrait déjà l’équipe de DB Benjamin St-Juste en excellente position pour se lancer à l’attaque du titre de division Big Ten West.
Pronostic : Minnesota 27, Michigan 24.

#9 Cincinnati (3-0) @ #16 SMU (5-0)

Où ? Gerald J. Ford Stadium, Dallas, Texas
Quand ? Samedi 24 octobre à 21h00 (03h00 en France).

Ce sont les deux meilleures équipes du Group of Five qui s’affrontent à l’occasion de ce duel intra-AAC entre #9 Cincinnati et #16 SMU. Qui sortira vainqueur entre la défense de fer des Bearcats et l’attaque explosive des Mustangs ? #16 SMU reste sur deux succès acquis à l’arrâché (30-27 contre Memphis et 37-34 en overtime contre Tulane). Ce sera le premier match en déplacement de la saison pour #9 Cincinnati après trois victoires à domicile (Austin Peay, Army et South Florida).
Pronostic : SMU 23, Cincinnati 20.

Autres matchs à partir de 01h00

– Virginia @ #11 Miami à 19h00 (01h00 en France)
– South Carolina @ LSU à 19h00 (01h00 en France)
– Utah State @ Boise State à 19h00 (01h00 en France)
– Wyoming @ Nevada à 19h00 (01h00 en France)
– Hawai’i @ Fresno State à 19h30 (01h30 en France)
– Maryland @ Northwestern à 19h30 (01h30 en France)

QB Zach Wilson (#1), BYU – Crédit photo : USA Today Sports

À partir de 04h00

Texas State (1-5) @ #12 Brigham Young (5-0)

Où ? LaVell Edwards Stadium, Provo, Utah
Quand ? Samedi 24 octobre à 22h00 (04h00 en France).

Face à des Bobcats de Texas State qui mériteraient mieux que leur bilan actuel de 1-5, les Cougars de #12 Brigham Young viseront une 6ème victoire en autant de match. QB Zach Wilson semble avoir franchit un cap lors de ce début de saison. Difficile d’imaginer une défaite des Cougars dans ce match… qui se jouera à l’heure de #Pac12AfterDark ! Donc…
Pronostic : BYU 45, Texas State 20.

Autres matchs à partir de 04h00

– UNLV @ San Diego State à 22h30 (04h30 en France)
– Air Force @ San Jose State à 22h30 (04h30 en France)

Matchs annulés

– New Mexico @ Colorado State

Bonne semaine à tous !

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Preview

Preview 2020 : Ohio State Buckeyes

Menés par un candidat au trophée Heisman, QB Justin Fields, et une attaque de feu, ces Buckeyes d’Ohio State sont-ils l’équipe la plus complète du pays ?

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Buckeyes d’Ohio State.

Ohio State Buckeyes

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 13-1, 9-0 Big Ten. Champion de conférence Big Ten. Demi-finale du College Football Playoff : défaite contre Clemson (23-29).
Head coach : Ryan Day, 2ème année (13-1). Résultats en carrière : 16-1 (3 matchs en intérim en 2019).
Coordinateur offensif : Kevin Wilson 4ème année).
Co-cordinateur défensif : Greg Mattison (2ème année).
Co-coordinateur défensif : Kerry Coombs (1ère année).
Titulaires de retour : 15 (6/11 en attaque, 5/11 en défense, 4/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : CB Damon Arnette, TE Rashod Berry, OL Brandon Bowen, DT Jashon Cornell, RB J.K. Dobbins, S Jordan Fuller, DT DaVon Hamilton, LB Malik Harrison, WR K.J. Hill, OL Jonah Jackson, WR Austin Mack, CB Jeff Okudah, WR Binjinmen Victor, DE Chase Young.
Joueurs à suivre : QB Justin Fields, WR Chris Olave, OT Thayer Munford, OG Wyatt Davis, RB Trey Sermon, DB Shaun Wade, DE Zach Harrison, LB Pete Werner, LB Tuf Borland, LB Baron Browning.

Depuis un demi-siècle, 1971 précisément, Ohio State carbure à la moyenne impressionnante de 9.67 victoires et 2.75 défaites par saison. Depuis leur titre national de 1970, les Buckeyes ont remporté près de la moitié des titres de conférence Big Ten (23) mais, malgré cette domination quasiment sans partage dans le Midwest et quasiment inégalée dans le pays, ils n’ont accroché à leur tableau de chasse que deux bagues de champions nationaux (2002 et 2014 – NDLR : l’équipe de 2012 (12-0, 8-0) était inéligible à la post-saison pour raison de « Tattoogate » en 2010). Le dernier titre national de THE Ohio State University remonte au premier College Football Playoff en 2014 et, si OSU a participé à la moitié d’entre eux (3/6) depuis, il est temps pour les « Scarlet and Gray » de mettre fin à la domination récente d’Alabama (5 participations, 2 titres) et de Clemson (5 participations, 2 titres).

En 2019, après un blanchissage en saison régulière, Ohio State semblait bien parti pour faire perdre sa couronne à Clemson et aller défier LSU et son ancien poulain QB Joe Burrow. Mais, grâce à une interception cruciale dans l’en-but en toute fin de match, le champion en titre a privé OSU du voyage à La Nouvelle-Orléans (23-29). Un goût d’inachevé que les Buckeyes auront à cœur d’effacer en 2020.

Avec dix joueurs sélectionnés à la dernière draft NFL, dont deux des trois premiers choix (DE Chase Young, 1er, et CB Jeff Okudah, 3ème), et cinq autres vétérans embauchés en agents libres, 2020 est à nouveau une année où il faut remplacer une tonne de talent du coté de Columbus. L’an passé, pour sa première saison à la tête des Buckeyes, Ryan Day a hérité d’une écurie de course : la majorité de ses joueurs étaient issus des superbes cycles de recrutement des classes de 2017 et 2018, toutes deux classées deuxièmes dans le pays. Ses propres recrues forment la cinquième meilleure classe de 2020. Sur le papier, Ohio State version 2020 apparait plus talentueuse que la version 2019. Quand on sait que les meilleures classes sont signées par Alabama, Clemson, Georgia et autre Oklahoma, force est de constater la solide corrélation entre talent des recrues et performance sur le terrain. Il faudra attendre quelques années pour juger Ryan Day sur ses propres mérites mais, cette année, son escouade est suffisamment talentueuse pour décrocher le titre national 2020.

QB Justin Fields – Crédit photo : Jamie Sabau, Getty Images

Le meilleur quarterback du pays ?

Sans vouloir manquer de respect à Trevor Lawrence (QB, Clemson), QB Justin Fields est le favori pour le Trophée Heisman 2020. Ses statistiques 2019 (238/354, 3273 yards, 41 TD, 3 INT / 137 courses, 484 yards, 10 TD) devraient gonfler cette année et le positionner idéalement pour la fameuse cérémonie new-yorkaise et la Draft NFL 2021. Avec son arsenal offensif complet, Justin Fields est difficilement maitrisable sur un terrain, ce qui donne un avantage conséquent à Ohio State sur la majorité de ses adversaires. Comme si les Buckeyes avaient, en plus, besoin de ça…

Un jeu au sol tributaire de Justin Fields et Trey Sermon

Peut-on vraiment parler de faiblesses à Ohio State…?

Le challenge principal des Buckeyes en attaque est de remplacer RB J.K. Dobbins et trois de leurs cinq receveurs majeurs (K.J. Hill, Binjimen Victor et Austin Mack). A eux quatre, c’est 52% de la production offensive et 46% des touchdowns d’OSU qui regardera désormais les « Scarlet and Gray » à la télévision le samedi en attendant ses matchs du dimanche.

Ohio State a un riche héritage de porteurs de ballons, depuis le double-Heisman Archie Griffin jusqu’à Ezekiel Elliott en passant par Eddie George, Maurice Clarrett, Antonio Pittman ou encore Chris « Beanie » Wells. Avec un QB mobile comme Justin Fields, le jeu au sol sera encore l’un des points forts de l’attaque des Buckeyes. RB J.K. Dobbins est désormais chez les pros et RB Master Teague III (789 yards, 4 TD) était son successeur naturel pour prendre position cinq yards derrière la ligne de mêlée avant qu’une blessure au talon d’Achille ne mette en péril sa participation à la saison 2020. Ainsi, le poste de titulaire devrait revenir à RB Trey Sermon, fraichement débarqué d’Oklahoma après avoir manqué le dernier tiers de la saison 2019 suite à une blessure au genou. Le meilleur coureur des Sooners en 2018 (968 yards, 12 TD) apporte des munitions supplémentaires à ce qui s’annonce à nouveau comme un rouleau compresseur dévastateur à la course (5ème de FBS en 2019).

Dans les airs, OSU conserve son meilleur receveur de 2019 en la personne de WR Chris Olave (840 yards, 12 TD). A l’opposé de la ligne offensive, WR Garrett Wilson (432 yards, 5 TD) devrait capitaliser sur sa production 2019 à Columbus où il s’est imposé comme receveur #4 lors de sa première saison.

WR Chris Olave – Crédit photo : Cori Wade, The Lantern

La meilleure ligne offensive de la Big Ten

L’an dernier, la ligne offensive a permis à Ohio State de dramatiquement améliorer sa production au sol : +56% de yards et +70% de TD. Évidemment, Justin Fields est autrement mobile que QB Dwayne Haskins mais, même sans la contribution de son QB, le progrès de la ligne offensive est notable. Le talent de RB J.K. Dobbins n’est sans doute également pas étranger au succès 2019.

Néanmoins, les 35 sacks accordés en 2019 représentent moitié plus qu’en 2018. Cette année, la ligne perd OL Brandon Bowen et OL Jonah Jackson mais OG Wyatt Davis, OT Thayer Munford, OT Nicholas Petit-Frere et C Josh Myers ont tous un avenir professionnel et le groupe a le potentiel d’être le meilleur de la conférence Big Ten.

Un pass rush et un backfield défensif renouvelés

L’an passé, la défense au sol d’Ohio State a terminé huitième de FBS. En 2020, le groupe de linebackers perd son meilleur élément, LB Malik Harrison, mais les trois autres meilleurs plaqueurs à la position, LB Pete Werner (65 plaquages), LB Baron Browning (11 plaquages pour perte et 5 sacks) et LB Turf Borland (55 plaquages), sont tous de retour pour leur dernière année universitaire. C’est donc un deuxième rideau défensif très expérimenté qui devrait être l’atout principal de la défense des Buckeyes.

En revanche, la grande question est de savoir comment Ohio State va générer de la pression défensive. Le secondaire d’OSU est désormais à 75% en NFL et seul CB Shaun Wade reprend du service cette année. CB Sevyn Banks et CB Cameron Brown vont donc devoir se mettre au niveau de la meilleure défense contre la passe du pays en 2019.

La meilleure façon de les mettre à l’aise serait encore d’harasser le quarterback adverse mais, petit problème, l’inarrêtable et intraitable DE Chase Young est, lui aussi, devenu un joueur du dimanche. Exit également DT Jashon Cornell, DT DaVon Hamilton et LB Malik Harrison qui ont fourni l’an dernier la majorité des sacks et plaquages pour perte laissés en cadeau par Chase Young. En tout, ce sont cinq des six meilleurs « pass rushers » et sept des dix meilleurs plaqueurs qui ont terminé leurs carrières universitaires. DE Zach Harrison et DE Tyreke Smith vont donc se retrouver aux commandes, épaulés, ils l’espèrent, par DE Jonathon Cooper, de retour de blessure pour sa dernière saison à Columbus.

La plus grosse incertitude à Ohio State demeure néanmoins sa capacité à rester concentré pendant trois mois… Cela pourrait éviter un nouvel épisode de gelage de cerveau comme ceux qui ont provoqué les naufrages à Iowa en 2017 (24-55) et à Purdue en 2018 (20-49).

Conclusion

Depuis 2004, Ohio State n’a perdu plus de deux matchs de saison régulière qu’une seule fois, en 2011, l’année du limogeage de Jim Tressell suite au « Tattoogate ». Lors des huit saisons régulières qui ont suivi ce passage à vide temporaire, les Buckeyes n’ont perdu que six fois. Autant dire qu’il n’est pas très populaire du coté de Las Vegas de miser contre les hommes de Ryan Day.

Si les Buckeyes ont perdu un paquet de joueurs lors de la draft NFL, le talent n’a pas diminué d’un pouce. L’équipe a quelques points d’interrogation (« pass rush », secondaire, remplacement de la production offensive) mais pas vraiment de points d’inquiétude. En outre, Ohio State possède le meilleur (?) quarterback de la ligue ce qui, sauf blessure ou maladie, donne l’avantage théorique aux Buckeyes dans toutes leurs confrontations de la saison.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.6

Résumé

Points forts
– Le meilleur quarterback du pays
– Un jeu au sol prometteur
– Une défense barrage contre la course

Points faibles
– Un secondaire relativement inexpérimenté
– Un « pass rush » à reconstruire
– Plus de la moitié de la production offensive à remplacer

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Preview 2020 : Michigan Wolverines

Un effectif rajeuni, de nouveaux leaders en défense et un nouveau quarterback titulaire : les Wolverines sont-ils suffisamment armés pour survivre dans l’impitoyable division Big Ten East ?

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Crédit photo : Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Wolverines de Michigan.

Michigan Wolverines

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 9-4, 6-3 Big Ten. Citrus Bowl : défaite contre Alabama (16-35).
Head Coach : Jim Harbaugh, 6ème année (47-18). Résultats en carrière : 105-45.
Coordinateur offensif :  Josh Gattis (2ème année).
Coordinateur défensif : Don Brown (5ème année).
Titulaires de retour : 12 (5/11 en attaque, 6/11 en défense, 1/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : WR Tarik Black, OL Ben Bredeson, DL Michael Danna, LB Jordan Glasgow, CB Lavert Hill, LB Khaleke Hudson, S Josh Metellus, OL Michael Onwenu, QB Shea Patterson, WR Donovan Peoples-Jones, OL Cesar Ruiz, OL Jon Runyan Jr, LB Josh Uche, CB Ambry Thomas.
Joueurs à suivre : WR Ronnie Bell, RB Zach Charbonnet, WR Nico Collins, OT Jalen Mayfield, QB Joe Milton, S Brad Hawkins, DE Aidan Hutchinson, LB Cameron McGrone, DE Kwity Paye.

Pour tout le mal que l’on dit de Jim Harbaugh, l’ancien head coach des San Francisco 49ers a gagné 47 matchs en cinq saisons à Michigan. Peu d’entraineurs encore en activité peuvent se targuer d’un tel bilan. Depuis 2015, les Wolverines ont aussi battu cinq équipes du Top 25 par plus de 31 points, mieux que Clemson ou Alabama (4).

Le reste du tableau est néanmoins moins rose… Dans l’ère Harbaugh, Michigan a une fiche de 10-14 contre des équipes classées, 2-10 contre le Top 10, 1-4 en post-saison (dont quatre défaites de rang) et, surtout, 0-5 contre Ohio State. Gagner dix matchs par saison, oui, perdre contre le grand rival et en bowl, non !

Michigan peut se vanter de posséder chaque année l’une des meilleures défenses de FBS mais les Wolverines peinent en attaque, saison après saison. En 2019, Michigan était 11ème du pays en défense mais 68ème attaque. Il a fallu attendre la seconde mi-temps du match à Penn State (21-28) pour que l’attaque des Wolverines semble enfin cliquer. Notre Dame, balayée 45-14 à Ann Arbor, en a fait les frais. Mais Michigan a terminé sa saison régulière par une nouvelle déroute contre Ohio State (27-56) avant d’oublier de sortir du vestiaire au Citrus Bowl contre Alabama (16-35).

Avec dix joueurs sélectionnés en NFL et un nouveau quarterback aux manettes, Michigan est dans une année de transition mais conserve toujours un avantage conséquent au niveau du talent sur la majorité des équipes de la Big Ten.

RB Zach Charbonnet (#24) – Credit photo : Associated Press

Un jeu au sol salvateur

Le jeu de course enregistre le retour de RB Zach Charbonnet (726 yards, 11 TD) et RB Hassan Haskins (622 yards, 4 TD). L’an passé, l’attaque au sol de Michigan s’est progressivement amélioré une fois qu’Hassan Haskins a intégré la rotation. Aucun des deux joueurs ne sera dans la lutte au trophée Doak Walker mais le duo forme un solide « 1-2 punch ».

Après une saison de suspension (problèmes académiques), RB Chris Evans (1722 yards et 14 TD en trois ans) apportera son expérience et sa polyvalence. Plus léger que ses deux cadets, il est aussi plus à l’aise en réception et pourrait être utilisé sur jeu de passe.

Les Wolverines sont bien équipés dans le secteur de la course mais tout dépendra aussi de la ligne devant eux !

Le meilleur tandem de pass rushers de la Big Ten

L’extérieur de la ligne défensive pourrait avoir le meilleur tandem de la conférence avec DE Aidan Hutchinson (69 plaquages dont 10 pour perte et 3.5 sacks, 6 passes défendues) et DE Kwity Paye (50 plaquages dont 12.5 pour perte et 6.5 sacks), ce qui placerait encore Michigan tout prêt du Top 10 défensif de la ligue et du podium en conférence Big Ten. A l’intérieur, DT Christopher Hinton et DT Carlo Kemp sont également des murs contre la course, ce qui sera crucial contre les gros jeux de course de Wisconsin, Ohio State ou Penn State.

Le secondaire perd CB Lavert Hill (9 passes défendues, 3 INT) et S Josh Metellus (74 plaquages, 2 INT) mais S Brad Hawkins est entouré par pléthore de talent, à commencer par DB Daxton Hill, la recrue cinq étoiles et future star de la ligne arrière des Wolverines. DB Vincent Gray, déjà bien en place dans la rotation défensive en 2019, devrait voir son temps de jeu augmenter en 2020.

Un effectif amoindri par de nombreux départs

Quatre joueurs de la ligne offensive joueront désormais les dimanches après-midi. OT Jalen Mayfield est le seul titulaire de retour et il y a peu d’expérience autour de lui. Quand on connait l’importance de la ligne offensive et du temps qu’il faut pour la développer…

Le meilleur plaqueur, LB Khaleke Hudson (101 plaquages), et le meilleur sackeur, LB Josh Uche (7.5 sacks), de l’équipe sont désormais en NFL. LB Cameron McGrone (65 plaquages, 9 pour perte dont 2.5 sacks) a fait du bon boulot l’an dernier et mais il aura besoin que le « All-Big Ten 2018 » LB John Ross, blessé en 2019, revienne à son meilleur niveau.

DE Kwity Paye – Crédit photo : Associated Press

K Quinn Nordin (28/29 XP / 10/13 FG), P Will Hart (44.2 yards par punt, 23ème de FBS) et WR/PR Donovan People-Jones ont tous quitté Ann Arbor. Les spécialistes auront donc peu d’expérience en 2020 même si K Jake Moody (18/18 XP / 6/9 FG) a pris un tiers des coups de pieds placés et si le vétéran P Brad Robbins a déjà eu une solide expérience du terrain en 2017.

Des Wolverines toujours à la recherche d’un QB

Qui pour remplacer QB Shea Patterson ? Le titulaire à Michigan en 2018 et 2019, ancien transfuge d’Ole Miss, n’a pas eu une mauvaise carrière à Ann Arbor mais il n’a pas non plus été le David qui fait tomber le Goliath Buckeye. On ne peut guère lui jeter la pierre, les derniers quarterbacks des Wolverines (Jake Rudock, Wilton Speight, John O’Korn, Shane Morris, Brandon Peters ou encore Shea Patterson) n’ont pas vraiment marqué les annales, sans toutefois avoir été des catastrophes. Mais le coordinateur offensif Josh Gattis et les Wolverines attendent un peu plus de la position la plus importante sur le terrain. QB Joe Milton saura-t-il élever son niveau de jeu ?

WR Ronnie Bell (758 yards, 1 TD) et WR Nico Collins (729 yards, 7 TD) les leaders respectifs au nombre de yards et touchdowns en 2019 sont de retour pour mener le groupe des receveurs. Les pertes de WR Donovan Peoples-Jones et de WR Tarik Black seront délicate à mitiger compte tenu de la peu de profondeur du banc à la position qui comptera tout de même sur le vétéran TE Nick Eubanks comme soupape de sécurité.

Conclusion

Pour espérer détrôner Ohio State, Michigan va devoir s’améliorer dans deux catégories statistiques. Offensivement, Michigan est 1-5 ces trois dernières années quand son taux de réussite sur troisième tentative est inférieur à 30%. Défensivement, les Wolverines ont accordé plus de 4.7 yards par jeu à quatre reprises en 2019 (Wisconsin, Penn State, Ohio State et Alabama) pour autant de défaites. La défense de UM a perdu les sept derniers matchs dans lesquels la défense a accordé plus de six yards par jeu et est 28-1 lorsqu’elle en accorde mois de quatre.

Autre statistique intéressante pour l’une des meilleures défenses de la ligue : dans la zone rouge, l’attaque produit en moyenne 4.9 yards par jeu (34ème de FBS) mais la défense concède en moyenne 5.0 yards par jeu (115ème de FBS). Chiffres et lettres mis à part, Michigan luttera pour le titre de conférence Big Ten en 2020, il ne sera juste pas favori. Comme tous les ans depuis que Jim Harbaugh est aux commandes à Ann Arbor, Michigan va gagner dix matchs, perdre contre Ohio State, et tout le monde réclamera sa tête. A moins que…

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– Le meilleur groupe de porteurs de ballon de l’ère Harbaugh.
– Le meilleur tandem de defensive ends de la Big Ten.
– Un secondaire qui mixe expérience et talent prometteur.

Points faibles
– Une ligne offensive qui perd 80% de ses joueurs pour la NFL.
– Des linebackers clés à remplacer.
– Des équipes spéciales décimées.

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Preview

Preview 2020 : Wisconsin Badgers

Wisconsin a tourné la page « Jonathan Taylor » mais les Badgers sauront-ils préserver leur suprématie sur la division Big Ten West malgré le départ pour la NFL de leur running back superstar ? Éléments de réponse.

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Crédit photo : Andy Lyons, Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Badgers de Wisconsin.

Wisconsin Badgers

Conférence Big Ten

Division West
 

En 2019 : 10-4, 7-2 Big Ten. Champion de division Big Ten West. Rose Bowl : défaite contre Oregon (27-28).
Head coach : Paul Chryst, 6ème année (52-16). Résultats en carrière : 71-35.
Coordinateur offensif : Joe Rudolph (6ème année).
Coordinateur défensif : Jim Leonhard (4ème année).
Titulaires de retour : 18 (6/11 en attaque, 9/11 en défense, 3/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : LB Zach Baun, OL Tyler Biadasz, WR Quintez Cephus, P Anthony Lotti, OL David Moorman, LB Chris Orr, WR A.J. Taylor, RB Jonathan Taylor,
Joueurs à suivre : QB Jack Coan, RB Jalen Berger, OT Logan Bruss, OT Colan Van Lanen, TE Jake Ferguson, DE Isaiahh Loudermilk, LB Jack Sanborn, S Eric Burrell, CB Rachad Wildgoose, CB Faion Hicks.

On ne devient pas meilleur en attaque en perdant un joueur du calibre de RB Jonathan Taylor (320 courses, 2003 yards, 21 TD / 6 réceptions, 252 yards, 5 TD). Tout ce qu’a fait le néo Colt d’Indianapolis est d’être le premier joueur de Division 1 (FBS et FCS confondus) à atteindre la barre des 6000 yards au sol en trois saisons. Ses 6174 yards en carrière universitaire sont le deuxième plus gros total à Wisconsin (derrière Ron Dayne et ses 7125 yards) et le placent au sixième rang de la D1 de NCAA.

En 2019, les Badgers ont terminé 10-2 en saison régulière et remporté au moins dix victoires pour la quatrième fois en cinq ans. Une courte défaite au Rose Bowl contre Oregon (27-28) a ponctué une saison satisfaisante amis néanmoins marquée par deux nouveaux échecs contre Ohio State (7-38 et 21-34), dont le second en finale de conférence Big Ten, et un improbable revers à Illinois (23-24).

En 2020, Wisconsin est armé pour conserver son titre de division Big Ten West et espère évidemment s’adjuger la couronne de conférence qui lui échappe depuis 2012 malgré quatre voyages à Indianapolis ces sept dernières années. Pour la petite histoire, les Badgers n’ont jamais terminé au-delà de la deuxième place de la Big Ten West depuis ses débuts en 2014…

QB Jack Coan, Wisconsin – Crédit photo : AP

QB Jack Coan (236/339, 2727 yards, 18 TD, 5 INT) s’est montré plus que décent en 2019 avec quelques prestations contre Michigan et Michigan State dignes de l’échelon supérieur… mais aussi des performances assez douteuses contre Illinois et Oregon. QB Graham Mertz (9/10, 73 yards), qui est sans doute la meilleure recrue au poste de l’histoire des Badgers, est juste sur ses talons pour offrir un peu de compétition au poste qui devrait faire la différence entre un nouveau titre de la Big Ten West et une place en playoff.

Une robuste défense… orpheline des ses deux leaders de 2019

La défense de Wisconsin était 4ème de FBS en 2019. La vaste majorité des pièces majeures est de retour, ce qui inclut 18 des 20 meilleurs plaqueurs. Néanmoins, les deux leaders manquantes, LB Zach Baun (75 placages dont 19.5 pour perte et 12.5 sacks) et LB Chris Orr (78 placages dont 14 pour perte et 11.5 sacks) étaient, de très loin, les principaux perturbateurs derrière la ligne de mêlée adverse. À LB Jack Sanborn (80 placages, 5.5 sacks, 3 INT) et LB Noah Burks de prendre la relève.

DE Isaiahh Loudermilk (24 placages dont 5 pour perte et 3 sacks) et DL Garrett Rand (27 placages dont 3 pour perte) ne sont pas exactement des adeptes de la mise sous pression du quarterback adverse mais ils sont performants contre la course. Les Badgers étaient 5ème de FBS au niveau des sacks l’an dernier mais 50% de leur production s’envole avec Zach Braun et Nick Orr. DE Matt Henningsen (24 placages dont 5 pour perte et 4 sacks) apportera sa pierre à l’édifice pour un groupe qui pourrait partager la tâche. Certes, s’il n’est pas idéal de perdre autant de production de la part du « front seven », cela pourrait ne pas avoir grande incidence puisque…

Au fond du terrain, le secondaire récupère tout son beau monde, à commencer par CB Caesar Williams (9 passes défendues), CB Rachad Wildgoose, S Reggie Pearson (60 placages) et S Eric Burrell (2 INT). CB Faion Hicks et S Colin Wilder procurent de solides secondes options pour la 12ème défense contre la passe du pays en 2019 et qui peut légitimement viser le Top 10 en 2020 avec tout le monde de retour.

LB Jack Sanborn (#57) – Crédit photo : Stacy Revere, Getty Images

À quoi va ressembler l’attaque des Badgers sans Jonathan Taylor ?

Wisconsin perd son meilleur receveur, WR Quintez Cephus (901 yards, 7 TD), et, avec les départs de Jonathan Taylor et WR A.J. Taylor (263 yards, 2 TD), ce sont quatorze des dix-huit touchdowns aériens de 2019 qui s’envolent pour d’autres cieux. TE Jake Ferguson (407 yards, 2 TD) est donc la cible la plus expérimentée pour QB Jack Coan en 2020. Derrière lui, RB Garrett Groshek, WR Kendric Pryor et WR Danny Davis sont les seuls joueurs avec plus de six réceptions en 2019. Pas idéal.

La ligne offensive, qui n’a accordé que 1.43 sacks par match en 2019, perd trois titulaires mais Wisconsin n’a jamais trop de mal à remplacer ce côté des tranchées. Mis sur orbite par OL Cole Van Lanen et OL Logan Bruss, le jeu au sol devrait à nouveau être le fer de lance de l’attaque des Badgers, quelle surprise…

La question est davantage de savoir qui remplacera Jonathan Taylor derrière cette ligne. RB Nakia Watson (331 yards, 2 TD) et Garrett Groshek pourraient fort bien regarder le nouvel arrivant RB Jalen Berger porter la majorité des ballons et devenir la prochaine star des Badgers.

La protection du ballon a couté à Wisconsin cette risible défaite à Illinois (trois balles perdues dont deux dans le dernier quart temps) et le Rose Bowl (quatre balles perdues dont la dernière sur ses propres 30 yards). Au final, la saison des Badgers n’aurait pas été différente (sauf dans les tablettes de la NCAA et sur les brochures médias de l’école) s’ils avaient été plus précautionneux avec ces sept ballons mais control what you can control

WR Danny Davis (#6) – Crédit photo : Jeff Hanish, USA Today Sports

Un kicking game inquiétant

Autre point d’inquiétude, K Collin Larsh (12/18 FG) a manqué la moitié de ses tentatives entre 30 et 39 yards (3/6) en 2019. Et le titulaire P Anthony Lotti a quitté Madison. Ses 39.7 yards par punt l’ont placé au 105ème rang de la FBS l’an passé. Son remplaçant, P Connor Allen a tapé trois coups de pied en 2019 pour une moyenne encore plus faible de 38.3 yards. Beaucoup de marge de progression du côté des équipes spéciales donc…

Conclusion

Wisconsin a, à nouveau, l’équipe pour remporter la Big Ten West et menacer la suprématie d’Ohio State au Big Ten Championship Game. Les Badgers perdent Jonathan Taylor, 60% de leur ligne offensive et leur meilleur receveur mais l’intégralité de la ligne défensive et du backfield défensif reprend du service. La défense de Wisconsin était l’une des cinq meilleures du pays en 2019 et ne devrait pas perdre un poil de son efficacité contre la course ou le jeu aérien. Madison est une fabrique à joueurs de ligne offensive et porteurs de ballons. L’an passé, le temps de possession des Badgers (59.5%) était le plus haut du pays, plus d’une minute trente supérieur au second de FBS, Utah. Il faudra s’attendre au même plan de jeu cette saison, on ne change pas une recette qui gagne…

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.1

Résumé

Points forts
– Une défense aérienne qui récupère toutes ses pièces maitresses.
– La défense au sol.
– La promesse de continuité.

Points faibles
– Un groupe de receveurs inexpérimenté.
– Des équipes pas si spéciales.
– Une première partie de calendrier meurtrière.

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