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Conférence Pac-12 : objectif Playoffs !

Après deux ans sans playoffs, la Pac-12 relèvera-t-elle la tête en 2019 dans le sillage de Huskies de Washington encore et toujours favoris ?

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Prédictions 2019 dans la conférence Pac-12

Champion 2019 : Washington.
MVP : QB Justin Herbert, Oregon.
Meilleur joueur offensif : RB Joshua Kelley, UCLA
Meilleur joueur défensif : DE Bradlee Anae, Utah.
Freshman de l’année : DE Kayvon Thibodeaux.
Prospects NFL à suivre : QB Justin Herbert (Oregon), QB KJ Costello (Stanford), QB Khalil Tate (Arizona), QB Jacob Eason (Washington), WR Laviska Shenault (Colorado), WR Michael Pittman Jr (USC), OT Walker Little (Stanford), OT Trey Adams (Washington), DT Leki Fotu (Utah), CB Jaylon Johnson (Utah).

Du 3 aout au 9 aout 2019, The Blue Pennant vous a présenté les principaux programmes de la conférence Pac-12 :

Oregon Ducks
Stanford Cardinal
UCLA Bruins
USC Trojans
Utah Utes
Washington Huskies

Tour d’horizon dans la conférence Pac-12

Une division North plus compétitive que jamais

Si la parité dans la division North lui a permis d’être l’une des plus passionnantes du pays depuis 2-3 saisons, elle est peut-être aussi responsable de l’exclusion de la Pac-12 du College Football Playoff depuis deux ans.

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Car avec quatre très sérieux prétendants au titre de division, on pourrait encore assister à une cannibalisation en règle dans la Pac-12 North. Malgré le départ de 8 joueurs vers la NFL, Washington débutera la saison comme favori pour conserver son titre de conférence grâce à la prise de pouvoir annoncée de QB Jacob Eason. Oregon possède une armada de playmakers en attaque menée par le candidat au trophée Heisman, QB Justin Herbert, tandis que Stanford a entrepris sa révolution en basculant vers le jeu aérien en raison de la présence du gunslinger QB K.J. Costello. Et il ne faudrait pas négliger une équipe de Washington State dont l’attaque Air Raid peut faire tomber n’importe quel cador à l’ouest du Mississippi. Même les Golden Bears de coach Justin Wilcox sont prêts à rugir. Ces quatre programmes pourraient débuter dans la saison dans le classement AP Top 25.

En comparaison, seul Utah parait en mesure de rivaliser dans la division South. USC semble en mode sauvetage après avoir nommé deux coordinateurs offensifs en un mois et UCLA se cherche encore pour la 2ème saison de Chip Kelly à la tête des Bruins. Arizona, Arizona State et Colorado sont un ton en-dessous.

« The Conference of Defense » ?

On n’aurait jamais cru pouvoir écrire ça un jour : la Pac-12 est-elle devenue une conférence défensive ?

En 2018, six programmes de la Pac-12 se sont classés dans le Top 50 concernant les points accordés par match. Depuis quelques années, la « Conference of Quarterbacks » est clairement dominée par ses défenses. Washington vient de remporter deux titres de champion de conférence avec un secteur défensif classé dans le Top 10 national. Stanford a trouvé la parade face à la Blur Offense d’Oregon en imposant son « Intellectual Brutality » (#11 en 2012 et #12 en 2013).

Cal a abandonné la Spread Offense de Sonny Dykes en donnant les clés de son programme à l’ancien guru défensif de Wisconsin, Justin Wilcox. Washington State a préservé son attaque Air Raid mais c’est clairement le travail du coordinateur défensif Alex Grinch, puis celui de son successeur Tracy Claeys, qui ont permis aux Cougars de se hisser, en 2017 et 2018, parmi les prétendants au titre de conférence.

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Enfin, cette saison, Mel Tucker, ancien disciple de Nick Saban (à Alabama) et Kirby Smart (à Georgia) a pris les commandes de Colorado… On est bien loin de la tendance du milieu des années 2010 marquées par l’embauche de stratège offensif (Mike Leach à Washington State, Rich Rodriguez à Arizona, Todd Graham à Arizona State, Sonny Dykes à Cal) dont l’objectif était de s’inspirer des succès de Chip Kelly à Oregon.

Une mini-Révolution est-elle en marche dans la Pac-12 ?

La Pac-12 épargnée par la draft NFL

Alors que toutes les conférences de l’élite du College Football voient leurs talents filer chez les pros dès leur éligibilité en poche (après 3 ans en NCAA), la Pac-12 a fait figure d’exception au printemps 2019.

Le senior QB Justin Herbert a ainsi pris tout le monde par surprise en annonçant son retour à Oregon avant possiblement d’être le 1st pick en 2020. Protégé par une ligne offensive expérimentée, il sera peut-être le héros que les Ducks attendent depuis Marcus Mariota.

Le favori dans la division South pourra également compter sur le retour de cinq joueurs-clés (RB Zack Moss, DE Bradlee Anae, DT Leki Fotu, CB Jaylon Johnson, S Julian Blackmon) qui auraient pu jouer le dimanche en 2019.

QB K.J. Costello (Stanford), OL Trey Adams (Washington), LB Troy Dye (Oregon), LB Evan Weaver (Cal), WR Michael Pittman Jr (USC) et WR Theo Howard (UCLA) sont autant de joueurs qui auraient été susceptibles de faire le saut dans la NFL dès cette saison et qui renforceront assurément le niveau de la Pac-12 en 2019.

Le match de l’année

Oregon @ Washington
le 19 octobre 2019
Les Ducks avaient triomphé des Huskies l’an dernier en overtime, sur le score de 30-27. Le senior QB Justin Herbert sera de retour en 2019 et son objectif est de conduire Oregon à un titre de conférence. Ce qui implique de finir champion dans une division où évolue Washington. L’équipe de coach Mario Cristobal est probablement l’adversaire le plus redoutable, et le plus redouté, par coach Chris Petersen dans la course pour le trône de Pac-12. Le vainqueur de cette rencontre prendra un avantage potentiellement déterminant pour la première place de la division Pac-12 North.

Calendrier complet de la conférence Pac-12

Nos prédictions

Division North

1. Washington Huskies

Prédiction : 10-2, 7-2 Pac-12.
En 2018 :
10-4, 7-2 Pac-12. Champion de conférence Pac-12. Rose Bowl : battu 28-23 par Ohio State.
Match décisif : contre Oregon, le 19 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Jake Browning, RB Myles Gaskin, TE Drew Sample, OT Kaleb McGary, DT Greg Gaines, LB Ben Burr-Kirven, CB Byron Murphy, CB Jordan Miller, SS Taylor Rapp, SS Jojo McIntosh.
Joueurs à suivre : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Andre Baccellia, TE Hunter Bryant, LT Trey Adams, DT Levi Onwuzurike, DE Benning Potoa’e, LB Ryan Bowman, CB Myles Bryant, CB Elijah Molden.
Future star : OLB Joe Tryon.

Devenu en quelques années une powerhousede la conférence Pac-12, Washington connait la recette qui mène au succès et l’ère Chris Petersen a permis de consolider les bases du programme de football à partir de classes de recrutement d’exception. Il en résulte un effectif bourré de qualité, dont les jeunes joueurs seront en mesure d’avoir leur chance en 2019 et d’émerger au sein de plusieurs groupes qui ont besoin à la fois de sang neuf et de continuité, en particulier chez les receveurs, les inside linebackers et les safeties. Avec une ligne offensive capable d’apporter une protection inébranlable aux nouveaux quarterback et running back titulaires, reste à savoir justement qui sera à la tête de l’attaque. Jacob Eason semble favori, bien que personne ne se soit encore montré à la hauteur de l’héritage de Jake Browning, détenteur de la plupart des records des Huskies pour un QB. Si Petersen espère briller au niveau national, il aura pourtant besoin d’un joueur solide à ce poste : sur les 20 quarterbacks titulaires lors des playoffs, dix avaient terminé dans le top 10 national en efficacité par les airs. L’attaque aura également besoin d’un vrai receveur numéro un pour accompagner le nouveau chef d’orchestre offensif. Une fois ces détails réglés, alors que Washington pourra se tester sans trop de risques lors des quatre premières rencontres de la saison face à Eastern Washington, dont le QB a émigré vers Washington State, Cal, Hawaii et BYU, la machine devrait se remettre en marche vers le titre de conférence Pac-12, avec potentiellement la défense la plus athlétique alignée par l’ancien coach de Boise State depuis son arrivée à Seattle.

2. Oregon Ducks

Prédiction : 10-2, 7-2 Pac-12.
En 2018 :
9-4, 5-4 Pac-12. Victoire 7-6 contre Michigan State au Redbox Bowl.
Match décisif : contre Auburn, le 31 aout.
Joueurs-clés partis : RB Tony Brooks-James, WR Dillon Mitchell, DE Jalen Jelks, LB Justin Hollins, SS Ugo Amadi.
Joueurs à suivre : QB Justin Herbert, RB CJ Verdell, WR Juwan Johnson, WR Mycah Pittman, LT Penei Sewell, C Jake Hanson, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Troy Dye, CB Deommodore Lenoir, CB Thomas Graham, FS Jevon Holland.
Future star : DE Kayvon Thibodeaux.

Ce n’est pas pour rien si Oregon a été désigné par les médias en troisième position pour remporter la Pac-12, derrière Washington et Utah. Le programme de football le plus cool du pays, avec son stade et ses infrastructures au top, ses uniformes chamarrés, et son passif récent de contender national, semble sur la bonne voie pour retrouver les sommets. Après une saison 2018 décevante sur certains points mais encourageante, avec le retour de leur quarterback superstar, d’une offensive line all-star, d’un jeu de course qui devrait encore monter en gamme et des playmakers en défense, les Ducks ont la recette pour se mettre en évidence en Pac-12 et au niveau national, en particulier avec un calendrier avantageux. Cette défense s’annonce déjà plus variée que celle de Jim Leavitt et devrait tirer partie de la polyvalence de certains joueurs majeurs. Si le pass rush s’améliore, que QB Justin Herbert fait briller ses partenaires offensifs et, surtout, si Oregon se remet à gagner régulièrement à l’extérieur, il ne devrait pas y avoir d’obstacle pour lutter jusqu’au bout avec Washington, Stanford et Washington State pour le titre de division Pac-12 North. Mario Cristobal avait bouclé la campagne 2018 avec trois victoires consécutives et les Ducks devront profiter du momentum pour parvenir à leurs fins cette année et satisfaire les ambitions d’une fanbase qui attend le retour en grâce de son équipe.

3. Stanford Cardinal

Prédiction : 8-4, 6-3 Pac-12.
En 2018 :
9-4, 6-3 Pac-12. Victoire 14-13 contre Pittsburgh au Sun Bowl.
Match décisif : contre Oregon, le 21 septembre.
Joueurs-clés partis : RB Bryce Love, WR JJ Arcega-Whiteside, WR Trenton Irwin, TE Kaden Smith, OG Nate Herbig, LB Bobby Okereke, LB Joey Alfieri, LB Sean Barton, CB Alijah Holder, P Jake Bailey.
Joueurs à suivre : QB KJ Costello, RB Cameron Scarlett, WR Michael Wilson, TE Colby Parkinson, LT Walker Little, RT Foster Sarell, DE Jovan Swann, LB Jordan Fox, LB Ricky Miezan, CB Paulson Adebo, K Jet Toner.
Future star : WR Elijah Higgins.

Stanford a bouclé l’exercice 2018 avec le jeu de passe le plus efficace de Pac-12. Le passage d’une attaque au sol à une attaque aérienne en fin de saison a permis à KJ Costello de se mettre en évidence et de relâcher la pression sur un groupe de running backs en difficulté. Le même scénario semble s’amorcer cette année et le QB du Cardinal pourrait donc renouer avec son rythme effréné de 38 passes en moyenne par match. Costello possède les capacités pour contrôler cette attaque, après s’être classé 16e du pays en passer rating. Néanmoins, cette attaque devrait régresser avec les pertes de Bryce Love, d’une bonne partie de la ligne offensive et de tous les playmakers à la réception. La défense possède le talent pour faire mieux mais a également perdu de nombreux titulaires et la jeunesse du groupe ne sera pas forcément gage de réussite. Si le pass rush et les cornerbacks seront au niveau, les énormes faiblesses au centre de la défense pourraient tourner au cauchemar pour une équipe habituée à contrôler le tempo du match. Évidemment, Stanford ne devrait pas s’effondrer car c’est une équipe qui plie parfois mais rompt rarement. Le titre de conférence Pac-12 semble cependant compliqué à aller décrocher alors que le Cardinal affrontera tous les cadors des deux divisions. Northwestern, UCF et Notre Dame seront également des adversaires redoutables capables de plomber le bilan des hommes de David Shaw. Après avoir terminé la saison 2018 hors du top 25 pour la seconde fois seulement depuis 2009, Stanford devrait néanmoins relever la tête si les essais à domicile sont transformés. En attendant une saison 2020 qui s’annonce sous les meilleures auspices, en fonction des underclassmen qui feront leur retour.

4. Washington State Cougars

Prédiction : 7-5, 4-5 Pac-12.
En 2018 :
11-2, 7-2 Pac-12.
Match décisif : contre Washington, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Gardner Minshew, RB James Williams, LT Andre Dillard, LB Peyton Pelluer.
Joueurs à suivre : RB Max Borghi, WR Tay Martin, WR Dezmon Patmon, C Fred Mauigoa, OT Abraham Lucas, NT Lamonte McDougle, LB Jahad Woods.
Future star : S Bryce Beekman.

En sept saisons passées sur le campus de Pullman, coach Mike Leach a transformé les Cougars en une équipe respectable, puis en un sérieux prétendant au titre de conférence Pac-12. En plus de son bilan de 26-10 en match de intra-conférence, Wazzu vient d’aligner 4 victoires d’affilée contre Oregon et 3 contre Stanford. Seul problème : les Cougars échouent toujours face au voisin Washington lors de l’Apple Cup (6 défaites d’affilée). Washington State a perdu son leader offensif QB Gardner Minshew mais espère que son successeur QB Gage Gubrud, arrivé en provenance d’Eastern Washington (FCS), pourrait garder l’attaque Air Raid à son plein régime. La défense devrait confirmer ses progrès pour la 2ème saison du coordinateur défensif Tracy Claeys mais les quelques incertitudes en attaque ne devrait pas permettre aux Cougars d’atteindre le plateau des 10 victoires en 2019.

5. California Golden Bears

Prédiction : 6-6, 4-5 Pac-12.
En 2018 :
7-6, 4-5 Pac-12.
Match décisif : à Stanford, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Patrick Laird, WR Kanawai Noa, WR Vic Wharton III, WR Moa Ways, LB Jordan Kunaszyk, DL Alex Funches.
Joueurs à suivre : RB Christopher Brown Jr, ILB Evan Weaver, CB Camryn Bynum, S Ashtyn Davis, S Jaylinn Hawkins.
Future star : LB Kuony Deng.

Les Golden Bears ont fait des progrès significatifs pour la 2ème saison de coach Justin Wilcox à la tête du programme de Berkeley. La défense est devenue l’une des plus combatives et rudes de la conférence Pac-12 ce qui a notamment permis à Cal de faire tomber le champion, Washington, au Memorial Stadium. Le Destin des Golden Bears devrait donc se décider en attaque. Le sophomore QB Chase Garbers (ou l’ancien de UCLA, QB Devon Modster) aura la lourde tâche de relancer une attaque qui souffrira d’inexpérience en 2019. Avec un calendrier peu favorable (match à Ole Miss, à Washington, à Oregon, à Utah, à Stanford et à UCLA), Cal n’est pas dans une situation favorable pour répéter les exploits de l’an dernier.

6. Oregon State Beavers

Prédiction : 2-10, 1-8 Pac-12.
En 2018 :
2-10, 1-8 Pac-12.
Match décisif : à Oregon, le 30 novembre.
Joueurs-clés partis : WR Timmy Hernandez, DT Kalani Vakameilalo, DB Dwayne Williams.
Joueurs à suivre : QB Jake Luton, QB Tristan Gebbia, RB Jermar Jefferson, WR Isaiah Hodgins, DL Jordan Whitley, LB Avery Roberts, OLB Hamilcar Rashad, S David Morris.
Future star : LB Avery Roberts.

En quelques mois, l’ancien QB vedette des Beavers, coach Jonathan Smith, a transformé la culture d’un programme à la dérive lors du départ de Gary Andersen en cours de saison 2017. Cependant, le chemin de la reconquête est encore long. L’attaque au sol est encore balbutiante et la défense reste le talon d’Achille de cette équipe (536 yards accordés en moyenne en 2018, #129 du pays). Toutefois, le coordinateur Brian Lindgren a la réputation d’être un excellent formateur de quarterback et le talent ne manque pas au poste de running back et de receveur. Les Beavers devraient encore trainer dans les bas-fonds de la Pac-12 en 2019 avant la rédemption en 2020 ?

Division South

1. Utah Utes

Prédiction : 10-2, 7-2 Pac-12.
En 2018 :
9-5, 6-3 Pac-12. Holiday Bowl : défaite 31-20 contre Northwestern.
Match décisif : à USC, le 20 septembre.
Joueurs-clés partis : LB Cody Barton, LB Chase Hansen, K Matt Gay, P Mitch Wishnowsky.
Joueurs à suivre : QB Tyler Huntley, RB Zach Moss, DE Bradlee Anae, DT Leki Fotu, LB Francis Bernard, CB Jaylon Johnson, FS Julian Blackmon.
Future star : WR Bryan Thompson.

En s’invitant au dernier Pac-12 Championship Game, les Utes se sont ouverts l’appétit et avec le retour de plusieurs playmakers expérimentés en attaque et en défense, Utah peut légitimement prétendre à un second titre de champion de division Pac-12 South. En négociant bien leurs deux matchs à USC et à Washington, ces Utes pourraient même viser plus haut : une improbable participation au College Football Playoff.

2. USC Trojans

Prédiction : 7-5, 5-4 Pac-12.
En 2018 :
5-7, 4-5 Pac-12.
Match décisif : contre Utah, le 20 septembre.
Joueurs-clés partis : RT Chuma Edoga, C Toa Lobendahn, LB Cameron Smith, LB Porter Gustin, CB Iman Marshall, FS Marvell Tell.
Joueurs à suivre : QB JT Daniels, RB Markese Stepp, WR Michael Pittman, WR Amon-Ra St. Brown, DE Drake Jackson, LB Palaie Gaoteote, LB Hunter Echols, CB Isaac Taylor-Stuart, FS Isaiah Pola-Mao.
Future star : DB Chase Williams.

USC a vécu une épreuve l’an passé avec son bilan négatif. Même si le programme est en reconstruction, au sein d’une année morne dans la division South, les fans et les boosters ne peuvent tolérer sept défaites et ils restent hébétés devant la décision de Lynn Swann de conserver Clay Helton à son poste. En cas de mauvais départ, avec un calendrier féroce, le coach pourrait bien être contraint de faire ses valises rapidement pour éviter aux Trojans de prendre l’eau avec lui, alors que le recrutement a déjà été impacté cette année. Les rumeurs concernant la nomination d’Urban Meyer, qui travaille désormais à Los Angeles pour la chaîne Fox, se font insistantes bien que non fondées. Ce serait un vrai scénario hollywoodien pour les fans californiens qui rêvent d’un grand coach mais qui espèrent tout de même une amélioration rapide de leur équipe, avec l’arrivée de Graham Harrell pour réveiller une attaque endormie en 2018. Si QB J.T. Daniels maîtrise le système Air Raid et que le sophomore progresse rapidement, l’escouade de receveurs devrait faire briller nouveau coordinateur offensif. USC se classe 21e au pays en terme de production offensive de retour pour cette saison… mais seulement 118ème du pays en ce qui concerne la production défensive. Cette jeune défense, en particulier le secondary très inexpérimenté et qui devrait donc commettre quelques erreurs occasionnelles, se cherche aussi un pass rush. Les candidats à l’émergence sont là et plusieurs jeunes joueurs pourraient exploser à la face du college football si les blessures épargnent les Trojans cette année. De quoi espérer la première place en division South. Clay Helton aura néanmoins besoin d’un miracle pour sauver sa peau avec les obstacles massifs qui se présenteront sur sa route semaine après semaine.

3. UCLA Bruins

Prédiction : 6-6, 5-4 Pac-12.
En 2018 :
3-9, 3-6 Pac-12.
Match décisif : à USC, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Wilton Speight, TE Caleb Wilson, LT Andre James, SS Adarius Pickett, P Stefan Flintoft.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Joshua Kelley, WR Demetric Felton, TE Devin Asiasi, LT Sean Rhyan, C Boss Tagaloa, DE Osa Odighizuwa, LB Krys Barnes, LB Keisean Lucier-South, CB Darnay Holmes, FS Quentin Lake.
Future star : OT Sean Rhyan.

Chip Kelly a rapidement compris que la reconstruction du programme de football à UCLA prendrait plus de temps que prévu. Avec une attaque anémique et une défense abominable, c’est toutes les fondations de l’équipe qui ont besoin d’être renforcées. Les deux classes de recrutement bouclées par l’ancien coach d’Oregon ont déjà permis d’apporter du sang neuf à des postes importants, en particulier sur les lignes offensive et défensive ainsi qu’en secondary. L’inexpérience demeure une inquiétude majeure mais la South Division n’est pas la plus dangereuse en Pac-12 et la fac de Los Angeles devrait faire meilleure figure que l’an passé avec une cinquième et avant-dernière place dans la division. Les Bruins connaitront probablement une belle progression cette année avec une attaque soutenue par une ligne offensive enfin stabilisée et un jeu de course féroce, bien que le poste de QB demeure une interrogation. UCLA pourrait encore connaître un début de saison compliqué avec un calendrier difficile et un effectif jeune en rodage. Dans l’ensemble, les préoccupations qui entourent l’équipe font penser que les Bruins n’iront pas chercher plus que six ou sept victoires, ce qui leur permettrait néanmoins de disputer leur premier bowl avec Chip Kelly à la barre, ce qui représenterait une belle évolution après une saison 2018 bouclée à 3-9. L’opinion générale reste néanmoins qu’il faudra attendre au minimum 2020 pour que l’équipe trouve son rythme de croisière et ne devienne une menace tangible en South Division, et peut être même en Pac-12 si l’ancien coach d’Oregon retrouve le succès qu’il avait rencontré à Eugene.

4. Arizona Wildcats

Prédiction : 6-6, 4-5 Pac-12.
En 2018 :
11-3, 8-1 Pac-12.
Match décisif : à Arizona State, le 29 novembre.
Joueurs-clés partis : WR Shawn Poindexter, WR Shun Brown, DL PJ Johnson, S Demetrius Flannigan-Fowles.
Joueurs à suivre : QB Khalil Tate, RB J.J. Taylor, OL Donovan Laie, LB Jalen Harris, LB Tony Fields, LB Colin Schooler, CB Jace Whittaker, S Scottie Fields Jr.
Future star : WR Boobie Curry.

Coach Kevin Sumlin n’a pas encore trouvé ses marques sur le campus de Tucson et la défaite à domicile contre Arizona State n’a pas été encore digérée par les fans des Wildcats. Un sursaut d’orgueil est attendu en 2019. Grande déception de la saison passée, le senior QB Khalil Tate sera revanchard et pourra compter sur plusieurs playmakers en attaque pour raviver un programme qui devait se battre pour le titre de division Pac-12 South l’an dernier. Si QB Khalil Tate retrouve ses jambes sous les ordres du coordinateur offensif Noel Mazzone, Arizona pourrait avoir l’arme ultime pour renverser une division encore une fois très médiocre ouverte.

5. Colorado Buffaloes

Prédiction : 6-6, 3-6 Pac-12.
En 2018 :
5-7, 2-5 Pac-12.
Match décisif : contre USC, le 25 octobre.
Joueurs-clés partis : RB Travon McMillian, LB Drew Lewis, S Evan Worthington.
Joueurs à suivre : QB Steven Montez, WR Laviska Shenault Jr, WR KD Nixon, DE Mustafa Johnson, LB Nate Landman, LB Davion Taylor.
Future star : S Hasaan Hypolite.

Deux ans après avoir remporté un titre surprise de champion de division Pac-12 South, les Buffaloes sont rentrés dans le rang (2 saisons consécutives avec un bilan de 5-7) conduisant la direction à renvoyer le coach Jim MacIntyre pour le remplacer par l’ancien coordinateur défensif d’Alabama et de Georgia, Mel Tucker. Les fans de CU devront être patients avant de voir les effets de la méthode « Made in SEC ». Toutefois, les Buffs peuvent compter sur un groupe de joueurs expérimentés qui pourraient créer 2-3 surprises en 2019. Le tandem QB Steven Montez/WR Laviska Shenault peut faire basculer un match sur un ou deux coups d’éclat. Si la défense parvient à prendre le bon rythme dès le mois de septembre, Colorado pourrait être la belle histoire de la saison dans la Pac-12.

6. Arizona State Sun Devils

Prédiction : 4-8, 2-7 Pac-12.
En 2018 :
7-6, 5-4 Pac-12.
Match décisif : contre Arizona, le 29 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Manny Wilkins, WR N’Keal Harry, NT Renell Wren.
Joueurs à suivre : RB Eno Benjamin, WR Brandon Aiyuk, DE Jermayne Lole, LB Merlin Robertson, S Aashari Croswell, CB Chase Lucas, CB Kobe Williams.
Future star : QB Jayden Daniels.

Équipe surprise de la saison passée, Arizona State pourrait connaitre une re-descente abrupte après avoir rendu une fiche positive l’an dernier. L’incertitude au poste de QB et le départ de WR N’Keal Harry vont handicaper une attaque qui pourrait devenir unidimensionnelle en 2019. RB Eno Benjamin sera assurément la cible de toutes les défenses adverses. La défense possède un joyau en DL Merlin Robertson mais cela pourrait ne pas suffire à un programme qui stagne dans l’insignifiance depuis 2014.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Preview 2020 : UCLA Bruins

Une attaque aérienne en progrès mais une défense perméable et des résultats décevants : assistons-nous déjà aux derniers jours de l’ére Chip Kelly à UCLA ?

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Crédit photo : Scott Chandler

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 4-8, 4-5 Pac-12.
Head coach : Chip Kelly, 3e année (7-17) – Résultats en carrière : 53-24.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 10, 7 en attaque, 3 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Joshua Kelley, WR Theo Howard, TE Devin Asiasi, OL Chris Murray, DB Darnay Holmes.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Demetric Felton, WR Kyle Philips, WR Chase Cota, DE Osa Odighizuwa, NT Otito Ogbonnia, CB Jay Shaw, SS Stephan Blaylock, FS Quentin Lake.

Déjà la troisième année pour Chip Kelly à Westwood et il faut bien avouer que l’ancien coach d’Oregon a connu un retour chaotique dans la conférence Pac-12. Attendu comme le messie par les Bruins, son aura n’a pas encore su faire la différence. À sa décharge, la mission impossible qu’il a acceptée, celle de remettre UCLA à sa place historique parmi les programmes majeurs du college football, demande du temps et de la patience.

Surtout, le style explosif de Kelly a été repris à toutes les sauces en Pac-12 et personne n’est plus pris de court par le génie offensif de l’ex-coach des Philadelphia Eagles. C’est ce qui explique la désillusion vécue l’an dernier, alors que les fans s’attendaient à des signes de progression pour la deuxième année du coach à la tête de la fac de LA. Au final, UCLA a bouclé la saison sur un pathétique bilan de 4-8, presque devenu un standard, sans participation à un bowl.

Les plus virulents estiment que l’équipe a même régressé lors des deux dernières années, les autres reconnaissent une progression modeste qui s’explique notamment par une ribambelle de blessures et l’inexpérience d’un effectif encore jeune. Néanmoins, il faut souligner l’irrégularité chronique qui a caractérisé les Bruins en 2019, tandis que les joueurs de Chip Kelly étaient encore en course pour le titre de division en novembre, signe d’une Division South où personne n’émerge réellement. Reste à voir quelle est la place de UCLA dans la chaîne alimentaire de la Pac-12 cette saison, après des années à servir de punching ball.

QB Dorian Thompson-Robinson – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Please stand up

Titulaire depuis l’arrivée de Kelly en Californie, QB Dorian Thompson-Robinson (2 701 yards, 21 TD, 12 INT en 2019) reprendra donc son poste, tenu avec plus ou moins de brio durant sa jeune carrière. Capable du meilleur, comme face à Washington State en 2019 avec ses 7 touchdowns, comme du pire, il est encore trop irrégulier pour permettre à UCLA de se reposer uniquement sur lui. C’est pourquoi un concurrent de taille a débarqué sur le campus de Westwood, QB Colson Yankoff, transféré de Washington et ancien prospect de renom, afin de bousculer la hiérarchie si besoin est.

Point faible des Bruins depuis de trop longues années, la ligne offensive semble toujours aussi fragile, malgré la présence de OT Sean Rhyan et du solide OT Jake Burton sur les extérieurs. Le polyvalent OL Duke Clemens sera chargé d’occuper un rôle de guard ou de center mais l’effectif reste mince, surtout depuis le transfert de Chris Murray vers Oklahoma. L’intérieur de la ligne devrait souffrir toute la saison si aucun signe de progression ne transpire d’une OL régulièrement en difficulté.

Il ne s’agit cependant pas de la seule faiblesse offensive à UCLA puisque l’escouade de receveurs semble assez faible, avec plusieurs pertes, dont trois transferts au poste de tight end et le départ du vétéran Theo Howard pour Oklahoma. Le meilleur receveur de retour n’est autre qu’un running back et WR Kyle Philips (60 réceptions, 681 yards, 5 TD), spécialiste du slot, est attendu comme le leader de l’unité après avoir établi le record de réceptions pour un freshman à UCLA.

WR Chase Cota (25 réceptions, 350 yards, 3 TD) et WR Jaylen Erwin (32 réceptions, 339 yards, 2 TD) sont également priés de passer un cap, ce qui devrait se faire si le quarterback titulaire le permet avec un niveau de jeu satisfaisant. Les jeunes WR Charles Njoku et WR Logan Loya, recrue quatre étoiles, attendent leur moment pour briller et il devrait arriver très rapidement.

WR Kyle Phillips – Crédit photo : Joe Akira/Daily Bruin staff

Le jeu au sol semble finalement être la véritable force de cette équipe, malgré le départ de Joshua Kelley pour la NFL. Le vétéran RB Demetric Felton (331 yards, 1 TD et 55 réceptions, 594 yards, 4 TD), meilleur coureur et receveur de retour cette année, devrait occuper le rôle de titulaire. Ancien receveur, il offre cependant peu de garanties derrière une ligne instable. Il sera ainsi épaulé par l’imposant RB Brittain Brown, transfuge de Duke, de retour après une blessure grave. RB Kazmeir Allen (63 yards) pourrait également se mettre en évidence, peut être même suffisamment pour s’attribuer le rôle de titulaire.

Une défense aérienne souvent enrhumée

Même combat pour la défense, qui se bat contre elle-même la plupart du temps. 113e défense du pays en 2019, avec 34.8 points de moyenne encaissés par match, elle n’est clairement pas la priorité de Chip Kelly, ni le point fort des Bruins. Le coordinateur défensif Jerry Azzinaro a pourtant été retenu mais il devrait être le premier fusible à sauter en cas de déroute de UCLA en 2020.

Avec 570 yards et 9 touchdowns concédés face à Anthony Gordon de Washington State ou encore 515 yards et 4 touchdowns inscrits par Kedon Slovis de USC l’an dernier, la défense aérienne est clairement le secteur le plus en difficulté. Le départ du leader Darnay Holmes, cornerback des New York Giants aujourd’hui, ne devrait cependant pas porter préjudice à un groupe plus expérimenté et suffisamment fourni.

CB Jay Shaw (30 plaquages, 1 fumble forcé, 1 int) et CB Rayshad Williams (33 plaquages, 2 passes défendues), les deux cornerbacks les plus expérimentés du groupe, devraient assurer la transition, épaulés du nouveau venu CB Obi Eboh, transféré de Stanford et déjà très expérimenté. Mais la bonne nouvelle pour le nouveau coach des DB Brian Norwood, c’est la profondeur et le niveau du groupe de safeties, constitué de S Stephan Blaylock (86 plaquages, 3 passes défendues,), leader en plaquages l’an dernier, S Elisha Guidry (32 plaquages) et S Quentin Lake (18 plaquages), tous suffisamment doués pour faire progresser une secondary qui a besoin de faire beaucoup mieux pour répondre aux attentes de Chip Kelly. Le renfort de S Qwuantrezz Knight sera également le bienvenu, l’ancien joueur de Kent State ayant choisi de terminer sa carrière universitaire sous le soleil californien.

DE Osa Odighizuwa (#92) – Crédit photo : UCLA Bruins

Avec une ligne défensive qui semble la meilleure alignée par Kelly depuis son arrivée, la défense contre la course devrait prendre une nouvelle dimension alors qu’il s’agissait déjà du point fort des Bruins l’an dernier. Le senior DE Osa Odighizuwa (46 plaquages, 10 pour perte, 3.5 sacks) fait son retour en patron de la défense, soutenu par l’imposant duo formé de DT Tyler Manoa (19 plaquages) et DT Otto Ogbonnia (12 plaquages, 1 sack) à l’intérieur. Il reste à espérer qu’un pass rush efficace puisse soutenir la secondary pour éviter les naufrages vécus en 2019 par la défense.

C’est la plus grande inconnue à l’heure actuelle, compte tenu du fait que les quatre linebackers titulaires l’an dernier ne font plus partie de l’équipe. De jeunes talents seront ainsi lancés dans le grand bain, comme le sophomore LB Carl Jones ou la recrue LB Damian Sellers, qui seront priés de rapidement se mettre au niveau. Ils pourront compter sur l’expérience de LB Bo Calvert (7 plaquages) et LB Leni Toailoa (33 plaquages, 7 pour perte dont 2.5 sacks), bien que les deux joueurs n’aient pas vu le terrain aussi souvent qu’espéré. LB Caleb Johnson, transféré de junior college, pourrait également apporter une contribution bienvenue à une escouade en totale reconstruction. Il ne faudra pas non plus compter sur des special teams qui devront se trouver de nouveaux titulaires aux rôles clés de kicker et punter.

Conclusion

L’embauche de Chip Kelly par UCLA avait retourné la Pac-12 il y a trois ans, après quelques années sous l’impulsion mitigée de Jim Mora, renvoyé au lendemain d’une énième défaite face au rival USC. L’ancien coach d’Oregon et des Philadelphia Eagles ne pourra pas jouir de son crédit éternellement et des résultats concrets, c’est-à-dire des victoires, sont attendus rapidement, en particulier au sein d’une Division South où personne n’émerge vraiment comme un favori indiscutable.

Programme réputé historiquement, situé sous le soleil californien, avec un superbe campus et un stade mythique, le Rose Bowl, UCLA se doit de faire rêver à nouveau. Les Bruins se montrent déjà plus entreprenants sur le plan du recrutement mais aucun leader ou star ne semble émerger du groupe, année après année. Il faudra montrer des signes de progression et se qualifier au minimum pour un bowl afin de conforter le projet de Chip Kelly et sauver sa place alors que la fanbase s’impatiente depuis déjà trop longtemps.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3

Résumé

Points forts
– Le jeu au sol si la ligne offensive le permet.
– Du talent chez les receveurs.
– La défense contre le jeu de course.

Points faibles
– La défense contre le jeu aérien.
– Pas de star ou de playmaker dans l’effectif.
– Une stagnation inquiétante malgré l’arrivée de Chip Kelly.

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Preview

Preview 2020 : Oregon Ducks

Malgré la perte de QB Justin Herbert, les Ducks d’Oregon possèdent toujours une attaque explosive et ils pourront compter sur la meilleure défense de la conférence Pac-12 pour rester dans la course au titre national.

Publié

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Crédit photo : Scott Boldt

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Ducks d’Oregon.

Oregon Ducks

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 12-2, 8-1 Pac-12. Rose Bowl : victoire contre Wisconsin (28-27).
Head coach : Mario Cristobal, 3e année (21-7) – Résultats en carrière : 48-54.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Andy Avalos.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Justin Herbert, OG Shane Lemieux, C Jake Hanson, LB Troy Dye.
Joueurs à suivre : QB Tyler Shough, QB Anthony Brown, RB CJ Verdell, WR Johnny Johnson, OT Penei Sewell, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Isaac Slade-Matautia, CB Thomas Graham, S Jevon Holland

Il y a six ans, Oregon bataillait en finale des playoffs avec à sa tête le vainqueur du Heisman Trophy, la légende, Marcus Mariota. Il y a quatre ans, les Ducks bouclaient leur saison sur un bilan atroce de 4-8. Devenu une référence sous la direction de Chip Kelly, le programme d’Eugene a rapidement sombré, jusqu’à se laisser dépasser par Washington ou Stanford dans sa propre division.

Heureusement, Mario Cristobal a remis les choses en ordre. Intronisé head coach à la suite d’une pétition signée par 70 joueurs d’Oregon exigeant sa nomination à la tête de l’équipe, il n’aura pas fallu longtemps pour remettre Eugene sur la carte. En 2019, Cristobal a conduit les Ducks au titre de conférence Pac-12, remporté face à Utah, et au Rose Bowl, grâce à une victoire disputée sur Wisconsin.

C’est aussi grâce à l’impact immédiat d’une classe de recrutement 2019 qui a rendu jaloux les rivaux d’Oregon. Avec une seconde classe consécutive dans le top 15 national cette année, l’effectif est blindé de talent et de jeunes joueurs prêts à devenir la référence à leur poste. De quoi envisager l’avenir sous les meilleurs auspices, et ce dès 2020.

Retour aux sources

Nouveau coach pour l’attaque, qui accueille ainsi Joe Moorhead, ancien coach de Mississippi State et coordinateur offensif réputé. Le nouveau bras droit de Cristobal devrait faire évoluer une attaque qui a montré des signes de progression évidents l’an dernier et qui espère capitaliser sur ses nombreux playmakers.

RB CJ Verdell (#7) – Crédit photo : Jaime Valdez-USA TODAY Sports

La tâche ne sera cependant pas aisée pour reconstruire une attaque qui a perdu son quarterback vedette, Justin Herbert, désormais joueur des Los Angeles Chargers, et la quasi totalité de sa ligne offensive. Heureusement, le seul titulaire de retour sur l’OL n’est autre que OT Penei Sewell, vainqueur de l’Outland Trophy en 2019, déjà considéré comme le meilleur prospect NFL au niveau universitaire à l’heure actuelle. Intraitable, le left tackle des Ducks sera essentiel pour protéger le nouveau QB, ouvrir la voie au jeu de course et assurer le rôle de leader d’une ligne en reconstruction.

Il pourra compter sur les nouveaux venus à ses côtés, le jeune OT Steven Jones et OL Alex Forsyth, joueur polyvalent dans le style de l’ex-Duck Calvin Throckmorton. Si le turnover sera important avec la perte de quatre titulaires sur la ligne, il faut souligner le talent particulier de Mario Cristobal pour construire des OL de très haut niveau et la qualité présente dans l’effectif laisse envisager une transition en douceur. Il faudra au moins ça pour profiter d’une escouade de coureurs prête à tout renverser en Pac-12.

RB CJ Verdell (1 220 yards, 8 TD en 2019) est de retour à son poste, toujours assisté du sprinter RB Travis Dye (658 yards) et de RB Cyrus Habibi-Likio (337 yards, 10 TD). Le groupe a ce qu’il faut pour s’imposer comme la meilleure brigade de coureurs de Pac-12. De quoi retirer un peu de pression des épaules du nouveau quarterback, en l’occurrence le sophomore QB Tyler Shough (144 yards, 3 TD), pro style passer qui attend son heure. Le jeune joueur a eu le temps d’apprendre dans l’ombre de Justin Herbert et devrait assurer la continuité.

Pour jouer le rôle de doublure, Oregon a accueilli QB Anthony Brown, transféré de Boston College, un joueur déjà expérimenté au niveau universitaire. La recrue QB Jay Butterfield, l’un des meilleurs du pays à son poste, devrait profiter d’une année redshirt sauf pépin imprévu.

Enfin, le groupe de receveurs est suffisamment fourni en quantité et en qualité pour garantir un jeu aérien à la hauteur des espérances d’une fanbase exigeante, puisque les vétérans WR Johnny Johnson (57 réceptions, 836 yards, 7 TD) et WR Jaylon Redd (50 réceptions, 465 yards, 7 TD) seront assistés de WR Devon Williams, transféré de USC, et du jeune WR Bryan Addison (18 réceptions, 203 yards, 1 TD), attendu au tournant après avoir été recruté en grandes pompes en 2018. Sans oublier les nombreux autres jeunes receveurs de talent de l’effectif, notamment le prospect quatre étoiles WR Kris Hutson.

OT Penei Sewell (#58) – Crédit photo : Oregon Athletics

Fear the Quack

Pas d’inquiétudes du côté de la défense, avec Andy Avalos déjà bien en place depuis l’an dernier. Les adversaires des Ducks risquent de voir déferler une tempête orange, jaune fluo, verte, ou quelque soit la couleur de l’uniforme, à chaque snap. En 2019, les Ducks ont fini à la première position en Pac-12 en sacks et ont provoqué énormément de turnovers.

On retrouvera donc le style ultra explosif cher à l’ancienne fac de Phil Knight, le bien connu PDG de Nike, et ce malgré le départ du quarterback défensif Troy Dye. L’unité défensive d’Oregon récupère énormément de titulaires cette année, et surtout de playmakers, puisque 11 des 13 meilleurs plaqueurs sont de retour.

À commencer par DE Kayvon Thibodeaux (35 plaquages, 14 pour perte 9 sacks), l’une des meilleures recrues du pays en 2019, déjà auteur de 9 sacks lors de sa saison true freshman au sein de la rotation. Avec les mammouths NT Jordon Scott (32 plaquages) et DT Austin Faoliu (39 plaquages, 5 pour perte, 2 sacks) à côté, cette ligne défensive a le potentiel pour faire partie des meilleures DL au niveau national. La profondeur pourrait être l’inquiétude majeure mais, une fois encore, le recrutement à la pointe ces deux dernières années devrait palier au problème de rotation.

Pour combler le départ de Troy Dye donc, Andy Avalos s’appuiera sur le duo de top prospects cinq étoiles LB Justin Flowe et LB Noah Sewell à l’intérieur, avec le vétéran LB Isaac Slade-Matautia (62 plaquages, 6.5 pour perte dont 1.5 sack, 11 passes défendues) prêt à prendre la direction de l’escouade de linebackers. LB Mase Funa (26 plaquages, 8.5 pour perte, 4 sacks) devrait également être un pilier du groupe dans un rôle de linebacker hybride sur l’extérieur.

DE Kevin Thibodeaux (#5) – Crédit photo : NBC Sports

Petite particularité à Oregon : le pass rush qui vient de partout, même de la secondary. Une secondary qui risque de faire du bruit, avec les retours des seniors CB Thomas Graham (64 plaquages, 5 pour perte, 10 passes défendues, 2 INT) et CB Deommodore Lenoir (47 plaquages, 2.5 pour perte, 7 passes défendues, 1 INT), qui ont senti qu’il se passe quelque chose à Eugene actuellement et qui ont donc repoussé d’un an leurs velléités de rejoindre la NFL. Ils seront assistés du jeune CB Mykael Wright (21 plaquages, 4 passes défendues, 1 INT), futur star défensive, et d’un groupe de safeties sans égal en Pac-12 : FS Jevon Holland (66 plaquages, 4.5 pour perte, 4 passes défendues, 1 INT, 1 TD), SS Brady Breeze (62 plaquages, 3 passes défendues, 2 INT, 3 TD), le vétéran SS Nick Pickett (45 plaquages, 6 passes défendues, 1 INT) et l’étoile montante FS Verone McKinley (46 plaquages, 4 INT).

On s’attend donc à pas mal de turnovers du côté de la défense des Ducks avec des playmakers à toutes les positions. Oregon pourra également sur ses special teams avec des returners d’exception sur les coups de pied, tandis que le choix sera difficile au poste de kicker avec plusieurs vétérans déjà dans le roster et deux recrues cinq étoiles au poste. De quoi éviter de nouvelles déconvenues dues à des field goals manqués.

Conclusion

Il y a tellement de talent au sein de cette équipe qu’elle devrait facilement terminer dans le top 3 des différents classements offensifs et défensifs de Pac-12. Reste à voir si ce sera suffisant pour prétendre à une place en playoffs. Oregon doit surtout éviter ses classiques sorties de route et profiter à fond de ses playmakers, en particulier en défense. Jeune mais expérimentée, extrêmement douée, cette équipe des Ducks cuvée 2020 est suffisamment armée pour battre n’importe qui au sein de sa conférence et réaliser le doublé en Pac-12.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.2

Résumé

Points forts
– Une défense pleine de playmakers à tous les postes.
– Le groupe de running backs le plus effrayant à l’Ouest du Mississippi.
– Un coaching staff qui maîtrise recrutement et développement.

Points faibles
– La ligne offensive à reconstruire rapidement.
– Un nouveau quarterback pour prendre la relève de Justin Herbert.
– Éviter les erreurs de parcours habituelles.

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Preview 2020 : Washington Huskies

Fin de l’ère Chris Petersen, nouveau coaching staff, nouveau QB : les Huskies devront encore se reposer sur leur défense pour espérer retrouver une place au Pac-12 Championship Game.

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Crédit photo : Washington Athletics

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Washington Huskies

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Las Vegas Bowl : victoire contre Boise State (38-7).
Head coach : Jimmy Lake, 1ère année.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Pete Kwiatkowski & Ikaika Maloe.
Titulaires de retour : 13, 4 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Aaron Fuller, TE Hunter Bryant, OT Trey Adams, C Nick Harris, FS Myles Bryant.
Joueurs à suivre : QB Kevin Thomson, QB Jacob Sirmon, RB Richard Newton, WR Jalen McMillan, OL Jaxson Kirkland, DT Levi Onwuzurike, DE Sav’ell Smalls, LB Edefuan Ulofoshio, CB Kyler Gordon, DB Elijah Molden.

L’ère Chris Petersen est désormais terminée à Washington. L’ancien coach de Boise State, qui a conduit les Huskies en playoffs, à une victoire au Rose Bowl et deux titres de conférence Pac-12, a décidé de suspendre sa carrière d’entraîneur. Il laisse les clés à son ancien coordinateur défensif, Jimmy Lake, qui devra donc remettre en ordre l’un des programmes majeurs de la côte Ouest ces dernières années, en dépit de nombreux départs en attaque.

Il faut le dire, malgré un bilan de 8-5, Washington a été l’une des déceptions de la saison 2019. Les Huskies n’ont pas su répondre aux attentes au sein de la conférence Pac-12, battus par Cal, Stanford, Oregon, Utah et Colorado. Avec les multiples départs en attaque, en particulier celui du quarterback Jacob Eason, le chantier est important mais la défense de Jimmy Lake pourrait bien s’imposer comme l’une des références au niveau national et assurer une transition en douceur. En attendant le retour au sommet, avec une classe de recrutement 2020 dans le top 20 national et au second rang en Pac-12, derrière les rivaux d’Oregon.

Un besoin vital de leadership

Il y avait du talent au sein d’une attaque qui a énormément déçu en 2019, terminant la saison à la huitième place de leur conférence au niveau offensif. Seulement quatre titulaires seront de retour cette année mais l’optimisme est de rigueur alors que Jimmy Lake a embauché John Donovan comme coordinateur offensif. L’ancien assistant de James Franklin à Vanderbilt et Penn State a passé les dernières années en NFL, chez les Jacksonville Jaguars, et il aura à disposition un effectif de qualité.

RB Richard Newton (#28) – Crédit photo : SI

Au sol, il faudra compter sur le puissant RB Richard Newton (498 yards et 10 TD en 2019), auteur de 11 touchdowns en 2019, dont 10 à la course, en seulement dix rencontres comme remplaçant. Il devrait logiquement devenir l’un des piliers d’une attaque qui se cherche de nouveaux leaders. La ligne offensive en reconstruction pourra compter sur les retours de OL Jaxson Kirkland, probable futur left tackle après avoir occupé le poste de right guard l’an dernier, et de OG Luke Wattenberg.

Pour les accompagner, les Huskies ont de la ressource grâce à un recrutement à la pointe et une formation efficace qui fait dernièrement de Washington un pipeline d’offensive linemen vers la NFL. La recrue quatre étoiles C Myles Murao devrait prendre la succession de Nick Harris, avec le jeune et immense OT Nate Kalepo comme potentiel right tackle et future star de la ligne.

Cette attaque aura cependant besoin de playmakers dans le jeu aérien, principalement au poste primordial de quarterback. Jacob Eason et son bras canon partis, QB Jacob Sirmon (19 yards) devait assurer la relève. Neveu de Peter Sirmon, DC à Cal, et cousin de Jackson Sirmon, linebacker à Washington, il faisait office de favori pour le onze de départ… avant l’arrivée au printemps de QB Kevin Thomson, le Big Sky Offensive Player of the Year en 2019, transféré de Sacramento State (FCS) pour jouer sa saison senior avec les Huskies. Il sera peut-être le QB d’expérience qui permettra une transition en douceur avant l’éclosion des deux quarterbacks prometteurs de l’effectif : la recrue quatre étoiles QB Ethan Garbers et le redshirt freshman QB Dylan Morris en remplaçants.

Évidemment, le casting de receveurs sera essentiel à la réussite du nouveau quarterback titulaire et Washington aura besoin de déterminer son go-to receiver rapidement. Les prétendants sont nombreux, entre les sophomores WR Terrell Bynum (368 yards, 2 TD) et WR Ty Jones (491 yards, 6 TD), sans oublier WR Puka Nacua (168 yards, 2 TD), titulaire à trois reprises comme freshman avant sa blessure. La recrue quatre étoiles WR Jalen McMillan pourrait également voir son talent éclore précocement. Enfin, il faudra compter sur TE Cade Otton (344 yards, 2 TD), l’un des meilleurs à son poste au sein de la conférence Pac-12.

DT Levi Onwuzurike – Crédit photo : Getty Images

Si l’attaque progresse aussi rapidement que la défense l’an passé et que les leaders attendus émergent, les Huskies devraient à nouveau marcher sur leurs adversaires et retrouver leur lustre récent.

Jeunesse et expérience

Ainsi, la défense se retrouve cette année comme le point fort du programme de Seattle. Décimée l’an dernier, elle a dû se reconstruire avec dix nouveaux titulaires et a forcément connu des moments compliqués, jusqu’à monter en puissance et s’imposer en atout pour les Huskies. Les performances en fin de saison face à Washington State et Boise State en sont la preuve, pour un groupe qui a terminé troisième meilleure défense de Pac-12 en 2019, en dépit d’une secondary blindée de freshmen et des lacunes en couverture chez les linebackers.

Cette saison, Pete Kwiatkowski pourra ainsi compter sur l’une des meilleures secondaries du pays malgré sa jeunesse, avec la présence de DB Elijah Molden (79 plaqueurs, 5.5 pour perte, 13 passes défendues, 3 fumbles forcés, 4 INT), référence à son poste et attendu de pied ferme en NFL. Aligné comme nickelback, il sera le patron d’une escouade de sophomores, dont le futur taulier CB Kyler Gordon (32 plaqueurs, 4 passes défendues), ainsi que CB Trent McDuffie (45 plaqueurs, 1 INT), FS Cameron Williams (32 plaqueurs, 3 INT) et SS Asa Turner (19 plaqueurs, 1 INT), tous les quatre titulaires en 2019 comme freshmen. Avec le vétéran CB Keith Taylor (59 plaqueurs, 2 pour perte, 5 passes défendues) pour assurer la rotation, il devrait être difficile d’avancer par les airs face aux Huskies.

Surtout que le pass rush devrait passer un cap. Construite autour des deux linemen DT Josiah Bronson (23 plaqueurs, 2 sacks) et la superstar DT Levi Onwuzurike (45 plaqueurs, 2 sacks), la défense de Washington comptera sur DE Ryan Bowman (34 plaqueurs, 9.5 pour perte dont 5.5 sacks, 3 fumbles forcés, 1 INT) et DE Joe Tryon (41 plaqueurs, 12.5 pour perte dont 8 sacks) pour mettre la pression sur les quarterbacks d’en face, avec la recrue vedette DE Sav’ell Smalls en remplaçant. Prospect cinq étoiles, il était considéré comme le troisième meilleur joueur du pays à son poste au sein de la classe de recrutement 2020.

CB Elijah Molden – Crédit photo : Alika Jenner, Getty Images

Derrière la ligne défensive, une importante rotation devrait s’effectuer pour les deux rôles de linebacker, avec le retour du jeune LB Edefuan Ulofoshio (47 plaqueurs, 3 sacks), titulaire à trois reprises l’an dernier et récompensé d’une bourse d’études. Probable futur patron du groupe, il sera flanqué de LB Jackson Sirmon (28 plaqueurs) ou LB MJ Tafisi (13 plaqueurs), sans compter les nombreux freshmen prêts à prendre des responsabilités.

C’est donc une défense blindée de playmakers qui devrait porter Washington cette saison, alors que les special teams devraient également se mettre en valeur. Les Huskies ont recruté le meilleur punter de junior college en 2020, P Triston Brown.

Conclusion

En 2019, Washington a déçu. Malgré une attaque explosive, la défense faisait peau neuve et les Huskies ont connu des ratés qui ne pardonnent pas. C’est le même son de cloche cette saison, de l’autre côté du ballon, avec une attaque qui doit se trouver sept nouveaux titulaires, dont un quarterback. Le départ de Chris Petersen, malgré une transition en douceur avec la promotion interne de Jimmy Lake, devrait en outre légèrement chambouler les systèmes et les esprits.

Le nouveau coach en place pourra toutefois se reposer sur une défense en béton armé pour faire oublier les incertitudes en attaque, avec de nombreux joueurs de très grand talent, en particulier au sein de la secondary. Un bon début pour faire face à la menace grandissante d’Oregon, de retour au top en Pac-12 et dans le recrutement.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’une des meilleures défenses du pays.
– Un recrutement d’élite pour un effectif très talentueux.
– Un nouveau coaching staff dans la continuité.

Points faibles
– L’attaque n’a pas encore de leader établi.
– Beaucoup de nouveaux titulaires du côté offensif.
– De nouveaux systèmes de jeu à maîtriser et un nouveau QB.

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Preview 2020 : California Golden Bears

En progression constante depuis l’arrivée de coach Justin Wilcox en 2017, les Golden Bears de California possèdent l’expérience et un quarterback talentueux pour menacer Oregon dans la division Pac-12 North.

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Crédit photo : Cal Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Golden Bears de California.

California Golden Bears

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Redbox Bowl : victoire contre Illinois (35-20).
Head coach : Justin Wilcox, 4e année (20-18) – Résultats en carrière : 20-18.
Coordinateur offensif : Bill Musgrave.
Coordinateur défensif : Tim DeRuyter & Peter Sirmon.
Titulaires de retour : 18, 10 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : LB Evan Weaver, FS Ashtyn Davis, SS Jaylinn Hawkins.
Joueurs à suivre : QB Chase Garbers, RB Christopher Brown, WR Nikko Remigio, RT Jake Curhan, NT Brett Johnson, LB Kuony Deng, LB Cameron Goode, CB Camryn Bynum, DB Elijah Hicks.

Quatrième rentrée à Cal pour Justin Wilcox et les attentes ont grimpées de manière exponentielle depuis son arrivée sur le campus de Berkeley. L’ancien coordinateur défensif de Boise State, Tennessee, Washington, USC et Wisconsin, qui s’est vu offrir son premier rôle de head coach chez les Golden Bears, n’a eu de cesse de faire progresser un programme en perdition. Après une première campagne à 5-7 en 2017, la saison 2018 s’est soldée sur un bilan de 7-6 prometteur et une fiche de 8-5 l’an dernier.

Les Golden Bears auront néanmoins besoin de faire mieux au sein de leur propre conférence s’ils espèrent continuer sur leur lancée. Malgré quelques obstacles, tous les espoirs sont permis du côté de la baie de San Francisco puisque Cal récupère un nombre confortable de joueurs comparé à 2019 et espère bien voir émerger plusieurs joueurs à des postes clés dans le jeu aérien et en défense.

Du neuf avec du vieux

Bonne nouvelle pour les Golden Bears, il y aura ainsi peu de changements en attaque. Avec la quasi totalité des titulaires 2019 de retour, les plus gros bouleversements se situent ainsi au niveau du coaching staff, où Beau Baldwin, l’ancien coordinateur offensif, a cédé sa place à Bill Musgrave, un habitué de la NFL.

QB Chase Garbers (#7) – Crédit photo : Cal Athletics

Comme l’an dernier, c’est le jeu au sol qui devrait porter l’attaque de Cal, avec RB Christopher Brown (914 yards et 8 TD en 2019) bien installé après des performances remarquées en dépit d’une ligne offensive instable. Il sera épaulé par le transfuge de Wisconsin RB Bradrick Shaw, dans son style plus en puissance, et par son remplaçant habituel RB Marcel Dancy (248 yards, 2 TD).

À côté de ça, l’OL ressemble à une épine dans le pied de Bill Musgrave. Cal a terminé 2019 à la 125e place nationale en nombre de sacks encaissés, avec environ 40% des dropbacks échouant à cause de pression sur le backfield. Pire, les Golden Bears ont recruté Angus McClure cet été comme coach de la ligne offensive suite au départ en retraite de Steve Greatwood. Meilleur recruteur que coach, McClure a passé cinq saisons à UCLA entre 2007 et 2011 pour un bilan affreux avec la ligne offensive.

Avec le modeste talent à disposition, dont seulement un prospect quatre étoiles et un trois étoiles au sein de l’escouade, il faudra compter sur le fait de récupérer presque toute la rotation 2019, ce qui laisse envisager une progression, aussi infime soit-elle. Au moins au poste de left tackle où OT Will Craig retrouvera son poste après deux saisons consécutives raccourcies sur blessure. L’ancien prospect quatre étoiles avait snobé Notre Dame pour la Californie il y a deux ans. Les tauliers C Michael Saffell et OT Jake Curhan devraient heureusement tenir la baraque un minimum.

Il faudra au moins ça pour protéger les miches du golden boy QB Chase Garbers (1 772 yards, 14 TD, 3 INT), qui a connu pas mal de déboires à Cal depuis sa titularisation surprise comme true freshman en 2018. Blessé à plusieurs reprises l’an dernier, il semble enfin prêt à prendre en main une attaque aérienne qui manque cependant de playmakers, hormis le slot receiver WR Nikko Remigio (38 réceptions, 513 yards, 3 TD) et TE Jake Tonges (13 réceptions, 262 yards, 1 TD). Le recrutement efficace dans ce secteur devrait toutefois apporter suffisamment de ressources au nouvel OC des Bears.

RB Christopher Brown (#34) – Crédit photo : Twitter/CalFootball

Le retour des « Takers » ?

Ces deux dernières années, Cal a perdu des joueurs de niveau NFL au sein de sa défense et 2020 pourrait marquer la régression d’un groupe bien fourni mais qui manque de talent brut. Les départs d’Evan Weaver, auteur de 181 plaquages en 2019, et de toute la rotation des safeties devraient poser problème contre la course alors que l’absence du nose tackle Chris Palmer, parti en 2018, s’était déjà faite ressentir l’an dernier.

Le jeune NT Brett Johnson (26 plaquages, 3.5 pour perte dont 1.5 sack) sera attendu au tournant, ainsi que LB Kuony Deng (119 plaquages, 7.5 pour perte dont 3 sacks, 8 passes défendues), l’acolyte de Weaver désormais patron d’une défense qui retrouve beaucoup de visages connus. CB Camryn Bynum (63 plaquages, 9 passes défendues, 1 INT) et DB Elijah Hicks (44 plaquages, 2 sacks, 5 passes défendues) seront les leaders d’une secondary sur laquelle compte beaucoup Justin Wilcox. Le second sera repositionné comme safety pour combler le manque d’expérience au poste. Auto-affublés du surnom “The Takers” en 2018 pour leur grand nombre de turnovers en défense, les defensive backs devraient à nouveau être au centre de l’attention au sein d’une conférence où le jeu aérien est au centre de tout.

Le pass rush sera également d’une importance capitale et, coup de pouce de la NCAA, les seniors DE Luc Bequette (52 plaquages, 4 pour perte dont 3 sacks, 2 fumbles forcés) et DE Zeandae Johnson (29 plaquages, 5 pour perte dont 3.5 sacks, 1 FF) ont obtenu une sixième année d’éligibilité suite aux nombreuses blessures qui ont émaillé leur carrière. Avec cinquante titularisations à eux-deux, ils formeront un duo solide sur la ligne, soutenus par LB Cameron Goode (57 plaquages, 14 pour perte dont 9.5 sacks), l’un des playmakers du groupe, et le vétéran LB Tevin Paul (28 plaquages, 3 sacks).

LB Cameron Goode – Crédit photo : Bearinsider

Toutefois, malgré les départs en défense, dont neuf des quinze meilleurs plaqueurs de 2019, l’ancien DC Justin Wilcox dispose du talent nécessaire et d’un coaching staff capable d’assurer la transition sans encombre. Le coordinateur défensif Tim DeRuyter sera cette année assisté de Peter Sirmon, précédemment coach des linebackers, pour préparer la transition d’après les experts puisque le premier pourrait être promu head coach dès 2021 au sein d’un autre programme.

Conclusion

Le monde du College Football se divise en deux catégories ; ceux qui pensent que Justin Wilcox va continuer de faire progresser les Golden Bears et ceux qui estiment que Cal a déjà atteint son apogée en 2019 avec l’effectif actuel. Difficile de contrarier les seconds tant cette équipe est blindée d’incertitudes. Néanmoins, il ne manque pas grand chose pour briller au sein de la Pac-12, en l’occurrence une ligne offensive efficace et une défense de retour au niveau attendu. En cas de nouvelle saison réussie, Justin Wilcox pourrait bien faire ses adieux à Berkeley pour un programme de plus grande envergure. C’est donc le moment ou jamais pour les Golden Bears, alors que les conditions semblent réunies pour briller.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts
– Une attaque qui ne peut que progresser.
– Des playmakers un peu partout en défense.
– Bill Musgrave, le nouvel OC, vétéran du coaching NFL.

Points faibles
– Le jeu aérien doit faire ses preuves.
– Le départ d’Evan Weaver et de tous les safeties.
– Un recrutement chiche en talent face aux cadors de Pac-12.

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Preview 2020

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