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Preview 2019 : Oregon Ducks

Avec le retour d’une future star de la NFL au poste de QB et l’éclosion annoncée d’une fantastique promotion de recrues, les Ducks s’affirment comme de sérieux prétendants au titre de champion de Pac-12.

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Oregon Ducks

Conférence Pac-12

Division North

En 2018 : 9-4, 5-4 Pac-12. Victoire 7-6 contre Michigan State au Redbox Bowl.
Head Coach : Mario Cristobal, 2ème année (9-5) – Résultats en carrière: 36-52.
Coordinateur offensif : Marcus Arroyo.
Coordinateur défensif : Andy Avalos.
Titulaires de retour : 17, 9 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Tony Brooks-James, WR Dillon Mitchell, DE Jalen Jelks, LB Justin Hollins, SS Ugo Amadi.
Joueurs à suivre : QB Justin Herbert, RB CJ Verdell, WR Juwan Johnson, WR Mycah Pittman, LT Penei Sewell, C Jake Hanson, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Troy Dye, CB Deommodore Lenoir, CB Thomas Graham, FS Jevon Holland.

Depuis la finale perdue pour le titre national face à Ohio State en 2014, le programme de football d’Oregon n’a cessé de régresser, passant de contender national à outsider dans la division North de la Pac-12. En 2018, malgré de préoccupants problèmes de régularité en attaque et en défense, et une difficulté à gagner à l’extérieur, les Ducks ont bouclé l’année avec neuf victoires pour quatre défaites, faisant preuve d’une certaine efficacité et surtout du retour sur le devant de la scène de Nike U et son programme de football le plus cool du pays.

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Avec des têtes d’affiche nationales aux postes clés et des points forts en pagaille, il en faudra peu pour que l’équipe de Mario Cristobal, désigné head coach il y a un an suite à la pétition signée par environ 70 joueurs pour le nommer à la tête du programme, ne rappelle à son bon souvenir le gotha national. La continuité apportée par Cristobal dans la culture établie à Eugene a permis de boucler une classe de recrutement 2019 historique, avec plusieurs recrues blue chip capables d’élever le niveau global d’une équipe déjà en bonne position dans les sondages pour la lutte au titre de conférence Pac-12.

Le quarterback Justin Herbert sera évidemment la figure de proue des Ducks alors qu’il revient sur le campus pour une ultime année, quand la NFL l’attendait à la dernière draft. Future franchise player professionnel, Herbert porte sur ses épaules les attentes de la fanbase passionnée qui siège au Autzen Stadium, et qui pourra profiter de sept rencontres à domicile cette année. L’occasion également pour le nouveau coordinateur défensif Andy Avalos (ex-Boise State) d’étaler sa science défensive afin de booster un pass rush déficient.

Attaque

QB Justin Herbert (240/404, 3 151 yards, 29 TD, 8 INT, 2 TD au sol) est donc de retour à Eugene pour une dernière danse. Annoncé dans le top 10 de la dernière draft NFL, le joueur a finalement choisi de revenir à la tête des Ducks après deux saisons fructueuses. En 2017 déjà, Herbert avait dirigé l’équipe à six victoires et deux défaites pendant une saison tronquée par les blessures. Sa marge de progression reste énorme et Mario Cristobal compte énormément sur lui pour remporter la division, la conférence et pourquoi pas un ticket pour les playoffs. Les possibilités sont grandes, surtout avec un casting de poids autour du quarterback, à commencer par une OL de haut niveau.

Les cinq titulaires de l’an passé seront fidèles au poste, avec la star LT Penei Sewell, dont l’absence en deuxième partie de saison 2018 s’était faite ressentir, LG Shane Lemieux, sélectionné dans la 2ème équipe All-Pac-12, et C Jake Hanson, le senior leader de ce groupe. Avec ses 25 titularisations consécutives et deux saisons sans encaisser un sack, Hanson est un client sérieux. Le poste de guard droit pourrait se jouer entre le vétéran OL Calvin Throckmorton, également en compétition pour le rôle de tackle droit avec RT Brady Aiello, et le transfuge d’Alabama OG Dallas Warmack. Sans oublier l’ancien joueur de JUCO, top prospect en 2017, OG Malasela Aumavae-Laulu, pour étoffer la rotation. Cette impressionnante ligne offensive devrait également paver une voie royale au jeu de course.

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Jeu de course qui pourrait devenir le point fort inattendu de cette attaque, avec un tandem composé des sophomores RB CJ Verdell (202 courses, 1 018 yards, 10 TD) et RB Travis Dye (739 yards au sol, 4 TD), qui ont couru pour environ 1 800 yards à eux deux l’an passé, pour quatorze touchdowns. L’électrisant duo sera soutenu par RB Cyrus Habibi-Likio (36 yards, 7 TD), déjà utilisé auparavant en situations de goal line, et qui devrait prendre plus d’ampleur dans le système offensif. Sans oublier une recrue de poids en la personne de RB Sean Dollars (#2 APB, #143 National en 2019), l’un des meilleurs coureurs de sa classe. Le true freshman pourrait porter le ballon dès cette année.

Avec une ligne offensive aux allures de muraille, un des meilleurs quarterbacks du pays et un groupe de running backs bien fourni, il ne reste plus qu’aux receveurs de briller pour que l’attaque d’Oregon ne fasse régner à nouveau la terreur. Cette dernière formalité demeure cependant la plus incertaine, avec le départ de Dillon Mitchell, top receveur l’an dernier. Une perte majeure néanmoins compensée par l’arrivée de WR Juwan Johnson (25 réceptions, 352 yards, 1 TD) en provenance de Penn State. L’ancien Nittany Lion devrait donner un coup de fouet au jeu aérien, avec sa capacité à trouver la profondeur. WR Jaylon Redd (38 réceptions, 433 yards, 5 TD) devrait émerger en solide numéro deux, dans le slot pour profiter de ses qualités explosives. Le redshirt freshman WR Bryan Addison (1 réception, 12 yds) pourrait être la bonne surprise de la rentrée.

Sans oublier le true freshman WR Mycah Pittman, l’une des vedettes du superbe recrutement des Ducks, early enrollee au printemps et à la réception de sept passes durant le spring game. Il devrait être régulièrement aligné dans le slot dès cette année. Les tight ends TE Jacob Breeland (24 réceptions, 377 yards, 2 TD), probable futur All-American, et TE Cam McCormick apporteront leur expérience à un groupe de receveurs encore immature dans le système offensif explosif des Ducks.

Le jeu au sol devrait cependant être la pierre angulaire de l’attaque d’Oregon, avec un Justin Herbert capable d’y apporter sa contribution. C’est néanmoins exposer un quarterback d’élite qui a déjà manqué plusieurs rencontres en 2017 sur blessure et le potentiel futur vainqueur du Heisman Trophy devrait donc se contenter surtout de lancer, ce que veulent également voir les scouts NFL. En cas d’impératif, Mario Cristobal devra faire confiance à son remplaçant QB Tyler Shough, redshirt l’an dernier après avoir été recruté en tant que prospect numéro un de l’État d’Arizona. C’est lui qui devrait prendre la place de titulaire dans un an, à moins que la recrue QB Cale Millen n’ait l’occasion de se mettre en évidence d’ici là.

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Défense

Andy Avalos débarque donc à Eugene après avoir éprouvé ses qualités de stratège défensif à Boise State. Le nouveau coordinateur défensif sera ainsi attendu au tournant avec une défense expérimentée à sa disposition, fondée sur des joueurs athlétiques à tous les niveaux. Les Ducks cherchent à faire passer leur pass rush au stade supérieur, après 28 sacks en 2018. Ils pourront compter sur le meilleur joueur de high school au niveau national, la recrue cinq étoiles DE Kayvon Thibodeaux. DT Keyon Ware-Hudson, lui-aussi arrivé cette année à Eugene, pourrait également intégrer la rotation, c’est dire la qualité du recrutement d’Oregon cette année. Pour l’heure, le poste pivot restera occupé par le vétéran NT Jordon Scott (29 plaquages, 3.5 pour perte, 1 sack), l’un des meilleurs de la conférence à son poste. Sur le papier, cette ligne défensive a le calibre pour faire chavirer n’importe quelle ligne offensive du pays.

L’escouade des linebackers ne sera pas en reste, malgré le départ de Justin Hollins. Le retour du meilleur plaqueur 2018 LB Troy Dye (115 plaquages, 8 pour perte, 2 sacks, 1 INT) assure une certaine continuité et une menace omniprésente dans le backfield et en couverture. À l’opposé, le senior LB La’Mar Winston (40 plaquages, 4.5 pour perte, 2 sacks) sera également chargé d’aider le pass rush. Là-aussi, une recrue pourrait briller avec l’apport de LB Mase Funa qui devrait profiter d’un peu de temps de jeu dès cette année. À l’intérieur, l’espace sera occupé par le vétéran LB Bryson Young qui a émergé au printemps et qui sera vraisemblablement titulaire pour sa dernière année universitaire. LB Isaac Slade-Matautia (20 plaquages) devrait l’accompagner, avec une rotation solide derrière eux.

La secondary n’est cependant pas encore une valeur sûre, en dépit des retours de CB Deommodore Lenoir (52 plaquages, 9 passes défendues, 3 INT) et CB Thomas Graham (56 plaquages, 1 sack, 18 passes défendues, 3 INT, 1 TD), titulaires pour la troisième saison consécutive à leur poste, avec le potentiel pour former l’une des meilleures paires du pays. Les positions de safety semblent en bonnes mains malgré le départ d’Ugo Amadi, avec le ball hawk FS Jevon Holland (44 plaquages, 6 passes défendues, 5 INT) pour couvrir l’espace et le vétéran SS Nick Pickett (59 plaquages, 1 INT). Ce dernier devrait aussi être aligné nickelback à l’occasion, lorsque les coaches décideront de faire souffler le redshirt freshman NB Verone McKinley, qui s’est mis en évidence au spring practice.

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C’est le vétéran SS Brady Breeze (10 plaquages) qui prendrait ainsi la place de Pickett à l’arrière. Derrière tous ces piliers, la rotation sera cependant bien jeune et pourrait causer du tort à Oregon en cas de blessure d’un titulaire. La recrue CB Mykael Wright, un autre joyau de cette classe 2019, devrait cependant être jeté dans le grand bain rapidement pour faire souffler ses aînés.

Équipes spéciales

Catastrophiques en 2018, classées 111e du pays et 128e en efficacité sur les field goals, les special teams d’Oregon ont besoin de progresser. Le junior K Adam Stack est de retour mais devrait céder sa place à la recrue K Camden Lewis, embauché pour prendre la place de titulaire. Le jeune joueur pourrait même être essayé au poste de punter.

Néanmoins, le senior P Blake Maimone et le sophomore P Tom Snee auront l’opportunité de décrocher une promotion au fall camp. Amadi et Mitchell partis pour la NFL, le coaching staff s’appuiera sur les dynamiques Jevon Holland, Jaylon Redd, Deommodore Lenoir et Travis Dye pour les retours de coup de pieds.

Calendrier

Oregon est déjà désigné favori dans dix de ses futures rencontres. Avec sept matches à domicile dans le chaudron du Autzen Stadium et pas de matches consécutifs à l’extérieur pour la première fois depuis 2014, pour une équipe en difficulté en 2018 sur la route, les voyants sont au vert. Cal, Washington State, Arizona et Colorado ont tous progressé mais se présenteront à Eugene comme outsiders et les Ducks ne doivent pas se faire surprendre. Surtout avec des déplacements délicats à Stanford, Washington, USC et Arizona State. L’ouverture des matches de conférence contre le Cardinal à Palo Alto sera déterminante pour une rencontre devenue rivalité historique dans la course au titre de Pac-12 et les Ducks devraient être en pleine possession de leurs moyens après une mise en jambes chez eux face à Nevada et Montana.

Match-clé
contre Auburn (Dallas, TX), le 31 août
Les Ducks n’héritent pas d’un calendrier facile avec une Pac-12 qui s’est renforcée et une compétition pour le titre de division qui s’annonce féroce mais Mario Cristobal doit voir plus loin que sa conférence. Cette équipe possède les armes nécessaires pour s’inviter dans le top 4 national et disputer les playoffs. Auburn n’est peut être plus la tête d’affiche d’il y a quelques années mais reste un programme majeur du pays et Oregon pourrait marquer les esprits avec une victoire démonstrative en ouverture de la saison, dans le célèbre AT&T Stadium de Dallas.

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Conclusion

Ce n’est pas pour rien si Oregon a été désigné par les médias en troisième position pour remporter la Pac-12, derrière Washington et Utah. Le programme de football le plus cool du pays, avec son stade et ses infrastructures au top, ses uniformes chamarrés, et son passif récent de contender national, semble sur la bonne voie pour retrouver les sommets. Après une saison 2018 décevante sur certains points mais encourageante, avec le retour de leur quarterback superstar, d’une offensive line all-star, d’un jeu de course qui devrait encore monter en gamme et des playmakers en défense, les Ducks ont la recette pour se mettre en évidence en Pac-12 et au niveau national, en particulier avec un calendrier avantageux.

Cette défense s’annonce déjà plus variée que celle de Jim Leavitt et devrait tirer partie de la polyvalence de certains joueurs majeurs. Si le pass rush s’améliore, que QB Justin Herbert fait briller ses partenaires offensifs et, surtout, si Oregon se remet à gagner régulièrement à l’extérieur, il ne devrait pas y avoir d’obstacle pour lutter jusqu’au bout avec Washington, Stanford et Washington State pour le titre de division Pac-12 North. Mario Cristobal avait bouclé la campagne 2018 avec trois victoires consécutives et les Ducks devront profiter du momentum pour parvenir à leurs fins cette année et satisfaire les ambitions d’une fanbase qui attend le retour en grâce de son équipe.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.9

Résumé

Points forts :
– Le futur 1st pick de la draft 2020 au poste de QB ?
– Une ligne offensive expérimentée.
– Des vétérans en défense sur les trois rideaux.

Points faibles :
– Des receveurs maladroits.
– Manque de profondeur sur le secondary.
– Le kicking game.

Prédiction : 10-2, 7-2 Pac-12

Trailer

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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Preview 2020 : Stanford Cardinal

Handicapé par les blessures l’an passé et diminué par des classes de recrutement minces, le Cardinal de Stanford de coach David Shaw est-il sur le déclin après des années de domination dans la Pac-12 ?

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Crédit photo : JOHN TODD, isiphotos.com

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui le Cardinal de Stanford.

Stanford Cardinal

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 4-8.
Head coach : David Shaw, 10e année (86-34) – Résultats en carrière : 86-34.
Coordinateur offensif : Tavita Pritchard.
Coordinateur défensif : Lance Anderson.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB KJ Costello, RB Cameron Scarlett, TE Colby Parkinson, DT Michael Williams, DE Jovan Swann, LB Casey Toohill, LB Andrew Pryts.
Joueurs à suivre : QB David Mills, WR Simi Fehoko, LT Walker Little, RT Foster Sarell, DE Thomas Booker, LB Gabe Reid, LB Curtis Robinson, CB Paulson Adebo.

Il faut remonter à 2008 pour trouver trace d’une saison sans bowl du côté de Stanford. Entre temps, le Cardinal a connu sa meilleure période historiquement, avec des titres de division, de conférence, des victoires à l’Orange Bowl et au Rose Bowl, et une présence régulière dans le top 10 national. Les saisons 2018 et 2019 ont cependant sérieusement bousculé les nouvelles habitudes du programme de Palo Alto.

Piétinés par Washington et Oregon, douchés par Washington State, USC et même UCLA l’an dernier, les joueurs de David Shaw ont connu l’affront d’un bilan négatif en 2019. Une saison où tout est allé de travers, entre les blessures de joueurs clés, l’effondrement d’un système offensif basé sur la course et le déclin d’une défense réputée jusqu’ici.

Nombreux sont ceux qui estiment que la période dorée du Cardinal est terminée, alors que de nombreux transferts ont frappé le programme cette année et que David Shaw se refuse encore à modifier un coaching staff en difficulté. Pas sûr que 2020 soit plus glorieux dans ces conditions.

QB David Mills (#15) – Crédit photo : David Madison, Getty Images

Nouveau look pour une nouvelle vie

Dépassé par les événements en 2018, Stanford avait été contraint d’abandonner son style tout en course pour un jeu aérien plus moderne, profitant de receveurs aux dimensions démesurées comme JJ Arcega-Whiteside ou Colby Parkinson pour avancer. L’an dernier, même combat, avec moins de réussite dans le jeu de passe pour un naufrage complet en attaque. Auparavant porté par une ligne offensive de haut niveau et un jeu de course efficace, le Cardinal a montré ses limites avec l’absence sur blessure de titulaires importants sur la ligne.

La faute pourrait aussi revenir au coaching staff dépassé, en particulier le coordinateur offensif Tavita Pritchard, qui aborde sa troisième saison avec Stanford. Également coach des quarterbacks, on lui reproche les développements ratés de KJ Costello, désormais parti pour Mississippi State, et de QB David Mills (1960 yards à la passe, 11 TD et 5 int en 2019), recrue cinq étoiles à l’époque et futur titulaire du poste. S’il est peut être le meilleur passeur de l’effectif, ce dernier a montré des lacunes techniques préoccupantes. Il devrait cependant faire mieux en 2020 avec une meilleure protection, de quoi espérer un meilleur débit de points.

Le jeu au sol profitera d’une ligne offensive solide, qui retrouve OT Walker Little à gauche après une saison blanche, OT Foster Sarell à droite et le All-Pac-12 C Drew Dalman au milieu. Tant qu’elle reste en bon état, puisque les blessures avaient gâché le niveau de l’OL du Cardinal en 2019, alors que la profondeur pourrait poser problème tant le groupe est jeune, notamment après les transferts des anciens titulaires Devery Hamilton et Henry Hattis.

Sans une ligne capable, la saison devrait être longue pour un groupe de coureurs loin des standards habituels. Pas de Christian McCaffrey ou de Bryce Love cette année, David Shaw devra compter sur le sophomore RB Austin Jones (227 yards au sol, 1 TD) et la recrue RB EJ Smith, fiston du légendaire Emmitt Smith. Le premier à saisir sa chance devrait être propulsé sur le devant de la scène.

WR Simi Fehoka (#13) – Crédit photo : Ezra Shaw, Getty Images

Néanmoins, à moins d’un énième bouleversement de dernière minute auxquels Stanford nous a habitué ces dernières saisons, l’attaque devrait largement se reposer sur Mills et une escouade de receveurs expérimentée, avec quatre receveurs de retour ayant cumulé 158 réceptions, 2 007 yards et 12 touchdowns l’an dernier : WR Michael Wilson (56 réceptions, 672 yards, 5 TD), WR Connor Wedington (51 réceptions, 506 yards, 1 TD), WR Osiris St. Brown (27 réceptions, 263 yards) et WR Simi Fehoko (24 réceptions, 566 yards, 6 TD).

Une Révolution attendue en défense

Si les espoirs du Cardinal résident énormément sur l’attaque aérienne, la défense est l’autre point fort attendu du côté de Palo Alto. Régulièrement mise à mal ces deux dernières années, avec 430 yards et 30 points encaissés en moyenne par match en 2019, elle ne peut plus profiter d’une attaque qui dicte le tempo du match grâce à un jeu de course à l’ancienne. Plus souvent sur le terrain, la défense doit également faire face à ses propres lacunes.

Au rang des mauvaises nouvelles, il y a tous ces départs de joueurs clés : le patron de la défense Casey Toohill a bouclé sa carrière universitaire après cinq ans sur le campus de Stanford, alors que les titulaires DT Michael Williams (SMU), DE Jovan Swann (Indiana), LB Andrew Pryts et CB Obi Eboh (UCLA) ont quitté le navire via le portail des transferts, comme DT Bo Peek (USF) avant eux.

Alors que reste-t-il ? Une bonne nouvelle avec le retour de CB Paulson Adebo (33 plaquages, 10 passes défendues, 4 INT), pourtant attendu à la dernière draft, en futur patron d’une défense en miettes. SS Kendall Williamson (47 plaquages) et FS Malik Antoine (31 plaquages, 4 passes défendues) seront également de la partie pour encadrer un jeune groupe de defensive backs prometteur, d’où pourrait déjà émerger le jeune CB Kyu Kelly (35 plaquages, 1 sack, 5 passes défendues, 1 INT), déjà lancé dans la rotation comme freshman l’an dernier. Avec l’excellent coach Duane Akina à la baguette, la secondary devrait assurer un minimum.

CB Paulson Adebo (#11) – Crédit photo : Bob Drebin/isiphotos.com

Malheureusement, la ligne défensive est bien loin de fournir les mêmes garanties, avec un groupe décimé puisque Stanford compte seulement deux DL boursiers dans son effectif, en l’occurrence le vétéran NT Dalyn Wade-Perry (12 plaquages, 5 pour perte dont 1 sack) et le true freshman DT Tobin Phillips. Même si le coordinateur défensif devrait abandonner le traditionnel système 3-4 pour passer en 2-4-5, ça reste très juste et DE Thomas Booker et DE Thomas Schaffer devraient être repositionnés à l’intérieur.

Chez les linebackers, le ciment de la défense du Cardinal, LB Gabe Reid (43 plaquages, 9 pour perte dont 2 sacks, 2 passes défendues) fera son retour à l’extérieur, tandis que le départ de Toohill pour la NFL sera probablement compensé par LB Jordan Fox (22 plaquages, 3.5 pour perte). Le pass rush devrait être l’une des forces du programme californien, de quoi compenser la faiblesse et le manque d’expérience des ILB en-dehors de LB Curtis Robinson (64 plaquages, 3 pour perte dont 2 sacks, 2 fumbles forcés), titulaire en 2019. Le coaching staff attend énormément de LB Ricky Miezan (4 plaquages), prometteur avant sa blessure l’an dernier.

Finalement, le véritable point fort de David Shaw pourrait être ses special teams, avec tous ses titulaires de retour, dont le solide K Jet Toner et le sophomore P Ryan Sanborn, l’une des révélations du Cardinal l’année passée. Pas de quoi faire rêver non plus la fanbase de Palo Alto.

Conclusion

Les nombreux départs de seniors et de joueurs transférés pourraient faire mal à Stanford, qui connait forcément plus de difficultés pour recruter étant donné le niveau exigé pour intégrer la prestigieuse fac californienne. En cas de nouvelle cascade de blessures comme en 2019, le Cardinal pourrait à nouveau s’écrouler car son effectif est loin d’être aussi profond qu’habituellement. On imagine tout de même mal l’équipe de David Shaw concurrencer Oregon, Washington ou USC pour le titre de Pac-12. Reste que le coach a sans doute tiré les leçons de deux saisons mornes consécutives, en particulier de l’affront vécu l’an dernier avec un bilan négatif et une absence remarquée pendant les bowls de fin de saison. La progression du quarterback David Mills et le niveau du jeu de course détermineront rapidement la trajectoire du Cardinal en 2020.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts
– La ligne offensive titulaire.
– Un pass rush généralement efficace.
– Un savant dosage d’expérience et de jeunesse chez les DBs.

Points faibles
– Le manque de profondeur affolant sur la ligne défensive.
– Un jeu de course en-dessous des standards.
– Une spirale négative depuis deux ans mais aucun changement dans le staff.

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Preview

Preview 2020 : Penn State Nittany Lions

Une effectif talentueux rempli d’anciens prospects 4 et 5 étoiles et une attaque remodelée par l’arrivée de Kirk Ciarrocca permettront-ils à Penn State de faire tomber Ohio State dans la conférence Big Ten.

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Nittany Lions de Penn State.

Penn State Nittany Lions

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 11-2, 7-2 Big Ten. Cotton Bowl : victoire contre Memphis (53-39).
Head coach : James Franklin, 7ème année (56-33). Résultats en carrière : 80-30.
Coordinateur offensif :  Kirk Ciarocca (1ème année).
Coordinateur défensif : Brent Pry (5ème année).
Titulaires de retour : 16 (9/11 en attaque, 5/11 en défense, 2/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : LB Cam Brown, P Blake Gillikin, OG Steven Gonzalez, DE Yetur Gross-Matos, WR K.J. Hamler, LB Jan Johnson, CB John Reid, RB Ricky Slade, S Garrett Taylor, DT Robert Windsor.
Joueurs à suivre : RB Journey Brown, QB Sean Clifford, OT Will Fries, C Michael Menet, TE Pat Freiermuth, LB Ellis Brooks, CB Tariq Castro-Fields, LB Micah Parsons, DE Shaka Toney, S Lamont Wade.

Après deux premières saisons encourageantes (7-6), marquant le renouveau de Penn State post-Sandusky, James Franklin a mené les Nittany Lions à onze victoires lors de trois des quatre dernières saisons et était à un Benny Snell Jr près (défaite de PSU contre Kentucky lors du Citrus Bowl 2019, 24-27) de quatre saisons consécutives à plus de dix victoires. Depuis le début de la saison 2016, les Nitts ont perdu huit de leurs onze défaites par moins de cinq points, dont deux fois par la plus petite des marges (1 point) contre Ohio State. La lourde défaite à Michigan en 2018 (7-42) est quasiment la seule grosse tâche récente sur le CV des « Blue & White ». Celle, 10-49 à Michigan en 2016, l’avait été avec un groupe de linebackers décimé et n’avait pas empêché PSU de remporter la Big Ten.

Le bilan plus que positif laisse pourtant un goût d’inachevé. Penn State a été deux fois aux portes du College Football Playoff (2016 et 2017) mais n’a toujours pas réussi à franchir la dernière marche. L’an dernier, les Nittany Lions ont craqué à Minnesota (26-31) avant de tomber à Ohio State (17-28). Contre les Gophers, la défense de PSU a accordé 339 yards dans les airs en seulement 18 passes (sur 20 tentées), soit un énorme 19 yards par passe complétée… Plutôt que d’avoir à nouveau à affronter l’attaque explosive de Kirk Ciarocca, James Franklin a chipé le coordinateur offensif de PJ Fleck pour remplacer Ricky Rahne, devenu entraineur en chef à Old Dominion.

Beaucoup d’observateurs estiment que PSU a les armes en 2020 pour détrôner Ohio State, qui a gagné les trois derniers titres de conférence Big Ten. Cela passera avant tout par une amélioration au poste de quarterback tenu par QB Sean Clifford (189/319, 2654 yards, 3 TD, 7 INT / 116 courses, 402 yards, 5 TD). Le dynamique quarterback des Nitts devrait profiter du système mis en place par le nouveau coordinateur offensif pour améliorer sa précision sur longues passes, ce qui ouvrira (littéralement) le champ des possibilités pour l’attaque. PSU pourra également compter sur sa défense, l’une des toutes meilleures du pays en 2019 (8ème de FBS avec 16 points par match).

QB Sean Clifford (#14) – Crédit photo : Getty Images

Forces

RB Journey Brown (890 yards, 12 TD), RB Noah Cain (443 yards, 8 TD) et RB Devyn Ford (294 yards, 3 TD) forment peut-être le meilleur trio de coureurs de FBS. Et le carré aurait pu être plus que magique si RB Ricky Slade (214 yards, 2 TD) n’avait pas décidé de quitter State College pour rejoindre Old Dominion (où il retrouve son ancien coordinateur offensif, Ricky Rahne). L’attaque au sol de Penn State pourrait ronronner aux alentours des 200 yards par match cette saison, si les défenses adverses chargent moins la boite pour davantage couvrir le jeu aérien. Journey Brown reste sur une performance plus qu’honnête contre Memphis au Cotton Bowl (202 yards et 2 TD à 12.6 yards par course) et Noah Cain, dont les huit touchdowns lors de sa première année font mieux que les 7 TD de Saquon Barkley, ne semble pas connaitre le concept des yards perdus derrière la ligne de mêlée.

Le groupe de linebackers perd LB Cam Brown (72 placages) et LB Jan Johnson (62 placages) mais LB Micah Parsons (109 placages dont 14.5 pour perte et 5 sacks) est le meilleur du pays à son poste dans la meilleure défense contre la course de la Big Ten, et 5ème du pays, l’an dernier (95 yards par match). Il occupera le côté fort du terrain et laissera le milieu à LB Ellis Brooks et le côté faible à la future star LB Brandon Smith. Penn State a une longue tradition au poste et devrait, cette année encore, mériter son appellation de « Linebacker U ».

Devant eux, la ligne défensive perd le monstre DE Yetur Gross-Matos (14.5 placages pour perte et 9 sacks) mais DE Shaka Toney (6.5 sacks) et DE Jayson Oweh (5 sacks) forment un duo explosif qui pourra aussi aller chercher le quarterback adverse. En 2019, les Nittany Lions ont produit une moyenne de 3.46 sacks par match, soit la 7ème performance du pays. A l’intérieur de la ligne, DT PJ Mustipher (37 placages dont 4.5 pour perte) facilitera le travail de la deuxième lame affûtée par Micah Parsons.

LB Micah Parsons (#11) – Crédit photo : Abby Drey

Faiblesses

La cible préférée de Sean Clifford en 2019, WR K.J. Hamler (904 yards, 8 TD), est désormais un Denver Bronco et Penn State se retrouve avec les mêmes doutes qui l’ont assailli ces dernières années : y a-t-il un receveur fiable du calibre de WR Allen Robinson (Chicago Bears) ou de WR Chris Godwin (Tampa Bay Buccaneers) ?

WR Justin Shorter, recrue 5 étoiles en 2018, est parti chez les Florida Gators après un exercice 2019 décevant, un an après que WR Juwan Johnson prenne le chemin d’Oregon. Malaise dans le groupe des receveurs des Nittany Lions ou fâcheuse coïncidence ? Quoiqu’il en soit, PSU est à la recherche de mains solides et consistantes pour éviter une nouvelle saison de ballons lâchés. WR Jahan Dotson (488 yards, 5 TD) et WR Daniel George seront les fers de lance de l’attaque aérienne et les Nitts comptent également beaucoup sur le développement de WR KeAndre Lambert-Smith. WR Cam Sullivan-Brown et WR Mac Hippenhammer procurent des secondes options intéressantes mais la soupape de sécurité ultime sera TE Pat Freiermuth (507 yards, 7 TD) qui peut prétendre au titre de meilleur tight-end du pays aussi bien pour son talent de receveur que pour ses qualités de bloqueur.

Dans le secondaire, CB John Reid (8 passes défendues, 2 INT) et S Garrett Taylor (84 placages) sont tous deux diplômés pour une défense qui a accordé plus de 250 yards par match dans les airs (100ème de FBS). CB Tariq Castro-Fields (52 placages, 8 passes défendues, 2 INT) sera le leader d’une unité en reconstruction et devra montrer plus de concentration et de régularité. La star de la dernière ligne de défense pourrait être le joueur de deuxième année S Jaquan Brisker (2 INT) tandis que S Lamont Wade (67 placages, 5 passes défendues) apportera sa maturité et son expérience de vétéran.

TE Pat Freiermuth (#87) – Crédit photo : Getty Images

Incertitudes

Les années se suivent et se ressemblent pour la ligne offensive de Penn State. Théoriquement en progrès constant depuis l’arrivée de James Franklin à State College, elle peine à concrétiser les espoirs placés en elle. C’est peut-être l’année ou jamais malgré la perte de OG Steven Gonzalez et ses 50 matches de titulaire en quatre ans. Les Nittany Lions sont encore bien équipés, notamment avec C Michael Menet et OT Will Fries, mais ils doivent faire mieux que les 2.46 sacks accordés en 2019 (98ème de FBS).

Conclusion

Penn State et ses 42 victoires en quatre ans pourrait, avec un peu plus d’application, en compter 50 et quelques voyages au Playoff.

L’attaque a parfois manqué de tranchant lorsqu’il fallait tuer le match, ne parvenant pas à convertir des tentatives accessibles et laissant les fans se gratter le haut du crâne avec des regards interrogateurs. La défense, pour aussi bonne qu’elle ait été ces dernières années, devra faire encore mieux si l’attaque ne retrouve pas une dimension similaire à celle qu’elle avait sous Joe Moorhead (maintenant OC à Oregon) en 2016. Les Nittany Lions ont remporté 31 de leurs 32 derniers matchs lorsque la défense accorde moins de 27 points mais est 9-10 dans le cas contraire. Il est plus que probable que l’attaque sera régulièrement plus proche des 30 que des points avec l’arrivée de Kirk Ciarocca et un an de plus sous la ceinture pour Sean Clifford.

Tous les voyants sont au vert pour Penn State en 2020 et Ohio State doit venir jouer à Happy Valley. Les derniers épisodes entre Nittany Lions et Buckeyes ont souvent été palpitants et cette année ne devrait pas déroger à la règle.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.3

Résumé

Points forts
– Le meilleur linebacker du pays
– Peut-être le meilleur tight-end du pays
– L’un des tous meilleurs groupes de running back du pays

Points faibles
– Les mains trop peu sûre des receveurs
– Un secondaire trop souvent exposé
– Un coaching parfois douteux aux moments clés

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Preview

Preview 2020 : Michigan State Spartans

Incertitude en attaque et en défense, de nouveaux systèmes à apprendre et un QB qui a tout à prouver : le nouvel head coach des Spartans, Mel Tucker, ne manquera pas de défis pour rebooster un programme de Michigan State post-Mark Dantonio.

Publié

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Crédit photo : Nick King/Lansing State Journal

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Spartans de Michigan State.

Michigan State Spartans

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 7-6, 4-5 Big Ten. Pinstripe Bowl : victoire contre Wake Forest (27-21).
Head coach : Mel Tucker, 1ère année. Résultats en carrière : 5-7.
Coordinateur offensif : Jay Johnson (1ère année).
Coordinateur défensif : Scottie Hazelton (1ère année).
Titulaires de retour : 11 (7/11 en attaque, 3/11 en défense, 1/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : LB Joe Bachie, CB Josh Butler, OL Tyler Higby, QB Brian Lewerke, DT Mike Panasiuk, CB Josiah Scott, TE Matt Seybert, WR Darrell Stewart Jr, LB Tyriq Thompson, DE Kenny Willekes, WR Codie White, DT Raequan Williams.
Joueurs à suivre : C Matt Allen, RB Elijah Collins, QB Rocky Lombardi, WR Trey Mosley, WR Jalen Nailor, CB Shakur Brown, LB Noah Harvey, S Xavier Henderson, DE Jacub Panasiuk, LB Antjuan Simmons.

A la surprise générale, Mark Dantonio a raccroché les crampons début février après treize années passées à la tête du « petit frère » de Michigan. Durant son mandat, le natif du Texas a remporté exactement deux tiers de ses matchs (114-57) et trois titres de conférence Big Ten dont l’un a permis à Michigan State de participer au College Football Playoff (2015).

Surtout, les Spartans ont terminé six saisons à plus de dix victoires, soit trois fois plus que lors de la centaine de saisons précédentes. Quand on sait que même Lord Nick Saban (1995-1999) n’a jamais fait mieux que neuf victoires, cela pose tout de même son homme. Mais, malgré le beau sursaut en 2017 (10-3), les Spartans ont du mal à se remettre de la saison 2016 catastrophique (3-9) et ont enchaîné deux saisons moyennes (7-6), loin de leurs ambitions récentes. Il était temps pour la légende d’East Lansing de prendre ses distances et de laisser au programme insuffler un nouveau souffle.

Sparty s’est curieusement tourné vers Mel Tucker dont l’unique année de head coaching à Colorado (5-7) n’a rien d’impressionnant. Ce que Bill Beekman, le directeur athlétique de MSU, a vu en Mel Tucker pour lui offrir six ans de contrat et un salaire annuel de 5.5 millions de dollars, soit 25% de plus que le salaire de Mark Dantonio, reste pour l’instant un mystère. Et cela risque bien de le rester compte tenu des lourdes pertes défensives subies par les Spartans à l’intersaison.

RB Elijah Collins (#24) – Crédit photo : Junfu Han, Detroit Press Free

Étant donné que l’identité de Michigan State et de ses récents succès sur le terrain sont, avant tout, le résultat d’une défense intraitable, il y a de quoi être inquiet. Pour ne rien arranger, QB Brian Lewerke est désormais l’une des doublures de Tom Brady Cam Newton aux New England Patriots, ce qui laisse les Spartans avec un petit bleu aux commandes de l’attaque.

Forces

Même si l’attaque de Michigan State a été plus que pédestre en 2019 (voir ci-dessous), la majorité de la ligne offensive reprend du service, à commencer par C Matt Allen et LT AJ Arcuri. Avec seulement 18 sacks accordés en 13 matchs, la O-line des Spartans s’est placée dans le Top 20 de la FBS l’an passé. Maigre consolation pour un groupe qui a eu du mal à ouvrir des trous pour le jeu au sol (3.5 yards par course) et RB Elijah Collins (988 yards, 15 TD). Le redshirt sophomore sera à nouveau le porteur de ballons principal devant un autre sophomore, RB Anthony Williams Jr (118 yards, 1 TD).

Avec l’obtention des diplômes de LB Joe Bachie (72 placages dont 9.5 pour perte et 3.5 sacks, 4 passes défendues) et LB Tyriq Thompson (75 placages, 2 INT), MSU perd un gros pourcentage de ses statistiques défensives. Mais le meilleur plaqueur de la 18ème défense de FBS en 2019 (322 yards et 22.5 points par match), LB Antjuan Simmons (90 placages dont 15 pour perte et 3.5 sacks), est de retour en 2020 pour sa dernière saison à East Lansing et sera, à n’en pas douter, la star du « front seven ». A ses côtés, LB Noah Harvey (45 placages dont 5 pour perte et 3 sacks) devrait prendre du volume.

La défense contre la passe de Michigan State s’est montrée solide en 2019 (208 yards par match, 37ème de FBS) mais elle perd CB Josh Butler (5 passes défendues) et surtout CB Josiah Scott (52 placages, 6 passes défendues, 3 INT). Pour autant, les Spartans pourront compter sur de solides pièces maitresses avec les deux stars montantes S Xavier Henderson (83 placages, 2 INT) et CB Shakur Brown (5 passes défendues). Une des clés de la saison du secondaire des Spartans sera d’éliminer les gros jeux, qui l’ont trop souvent plombé l’an passé.

LB Antjuan Simmons (#34) – Crédit photo : Joe Robbins, Getty Images

Faiblesses

En 2019, l’attaque de Michigan State a terminé 95ème du pays (372 yards) et 105ème au nombre de points marqué par match (22.4 points par match). Pire, 113ème de FBS à la course n’est pas exactement le standard en Big Ten (sauf pour Purdue, 126ème dans cette catégorie, mais traditionnellement plus axé sur le jeu aérien). Le relatif point « fort » des Spartans l’an passé est devenu un sujet d’inquiétude puisque Brian Lewerke (260/436, 3079 yards, 17 TD, 13 INT) et les trois meilleurs receveurs de MSU en 2019, WR Codie White (922 yards, 6 TD), WR Darrell Stewart Jr (697 yards, 4 TD) et TE Matt Seybert (284 yards, 3 TD) sont désormais en NFL, emportant avec eux 60% de la production aérienne et 76% des touchdowns. Derrière eux, les quatre contributeurs suivants étaient tous joueurs de première année en 2019 : WR Trey Mosley (216 yards, 1 TD), WR Julian Barnett (182 yards), WR Matt Dotson (151 yards, 1 TD) et TE Trenton Gillison (147 yards).

La ligne défensive est, elle aussi, décimée avec les départs pour l’échelon supérieur de DT Mike Panasiuk (34 placages dont 10 pour perte et 3 sacks), DT Raequan Williams (48 placages dont 7.5 pour perte et 5 sacks) et surtout DE Kenny Willekes (78 placages dont 15.5 pour perte et 10 sacks). DE Jacub Panasiuk (34 placages dont 8.5 pour perte et 3.5 sacks) jouera un rôle encore plus crucial en tant que seul titulaire de retour et les vétérans DE Drew Beesley (6 placages pour perte) et DT Naquan Jones devraient, eux aussi, prendre plus d’ampleur.

Qui pour retourner les coups de pieds adverses ? Darrell Stewart Jr était le numéro 1 sur kickoff avec huit retours mais RB Anthony Williams Jr (5 retours), WR Jalen Nailor (3 retours), Julian Barnett (3 retours) et Trent Gillison (2 retours) ont tous eu de multiples occasions de se prêter à l’exercice. En retour de punt, WR Brandon Stewart (16 retours) et Codie White (7 retours) laissent S Dominique Long (1 retour) orphelin. Côté botteurs, Michigan State retrouve K/PK Matt Coghlin, et ses peu glorieux 68.8% de field goals marqués, et devra se trouver un nouveau punter pour remplacer P Jake Hartarger (a priori P Mitchell Crawford, en provenance de UTEP).

S Xavier Herderson – Crédit photo : MSU Athletics

Incertitudes

Que vaudra QB Rocky Lombardi (7/21, 74 yards, 2 INT), le remplaçant attendu de Brian Lewerke ? Son nom le promet à un avenir glorieux mais la réalité du terrain pourrait être tout autre pour le joueur de troisième année. Ses apparitions ces deux dernières saisons n’ont guère convaincu avec un maigre 43% de passes complétées et près de deux fois plus d’interceptions (5) que de touchdowns (3). S’il flanche, QB Theo Day, qui n’a tenté que trois passes lors de sa première année, devra être prêt à prendre la relève.

Conclusion

En 2020, Michigan State tourne une page de son histoire avec le départ de Mark Dantonio et l’arrivée d’un nouveau staff. Mel Tucker (HC, Colorado), Jay Johnson (OC, Colorado) et Scottie Hazelton (DC, Kansas State) auront fort à faire avec une équipe des Spartans en lente régression depuis quatre ans. L’équipe n’a pas vraiment de point fort mais beaucoup de questions à toutes les lignes. Non des moindres, le remplacement de Brian Lewerke au poste de quarterback. MSU joue dans l’une des divisions les plus difficiles de la ligue avec l’ogre Ohio State, le ressuscité Penn State et le « grand frère » Michigan. Avec la moitié des titulaires 2019 désormais loin du campus, 2020 devrait être une nouvelle année de transition pour les Spartans. Atteindre la post-saison serait un résultat plus qu’honorable.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.1

Résumé

Points forts
– De l’expérience en ligne offensive
– Une couverture aérienne qui plie mais ne rompt pas
– Une solide tradition au poste de linebackers

Points faibles
– Une ligne défensive en reconstruction
– Un groupe de receveurs inexpérimenté
– Des équipes spéciales dans le flou

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Preview

Preview 2020 : Nebraska Cornhuskers

Un effectif jeune mais bourrée de talent : les Cornhuskers menés par Scott Frost devront encore s’armer de patience avant de retrouver leur place parmi l’élite de la Big Ten.

Publié

le

Crédit photo : Nati Harnik, The Associated Press

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Cornhuskers de Nebraska.

Nebraska Cornhuskers

Conférence Big Ten

Division West
 

En 2019 : 5-7, 3-6 Big Ten.
Head coach : Scott Frost, 3ème année (9-15). Résultats en carrière : 28-22.
Coordinateur offensif :  Matt Lubick (1ère année).
Coordinateur défensif : Erik Chinander (3ème année).
Titulaires de retour : 16 (10/11 en attaque, 5/11 en défense, 1/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : ILB Mohamed Barry, CB DiCaprio Bootle, DL Carlos Davis, DL Khalil Davis, S Marquel Dismuke, CB Lamar Jackson, WR JD Spielman, RB Maurice Washington.
Joueurs à suivre : LT Brenden Jaimes, WR Omar Manning, QB Adrian Martinez, RB Derrick Mills, WR Wan’Dale Robinson, CB DiCaprio Bootle, S Marquel Dismuke, LB JoJo Domann, LB Will Honas, CB Cam Taylor-Britt.

Après avoir été champion du monde intergalactique de l’univers en 2017 avec UCF, l’enfant du pays, Scott Frost, est revenu sur sa terre natale (il est né à Lincoln) et aux commandes de l’équipe qu’il a menée à un record de 24-2 en tant que quarterback des Huskers entre 1995 et 1997. Vingt ans plus tard, la lune de miel a été plus douloureuse avec deux premières saisons difficiles (4-8 et 5-7).

Avec une attaque largement inchangée, Nebraska espère terminer mieux qu’avant dernier de la division West de la Big Ten. Il faudra néanmoins compter sur un nouveau coordinateur offensif puisque Troy Walters, désormais entraineur-adjoint des receveurs pour les Cincinnati Bengals, a été remplacé par Matt Lubick qui occupait, à Washington, les mêmes positions de coordinateur offensif et coach des receveurs.

Le nouvel entraineur ne pourra pas compter sur WR JD Spielman, entré dans le portail des transferts début juin pour raisons personnelles et qui est désormais du côté de TCU. Le fils de Rick, manager général des Minnesota Vikings, et neveu de Chris, ancien Buckeye et analyste chez Fox, était en passe de devenir le meilleur receveur de l’histoire de l’école. Il s’en est fallu de deux ou trois matchs pour que JD Spielman ne s’adjuge les premières places au nombre de réceptions et de yards (il termine respectivement 3ème et 4ème des deux catégories). Néanmoins, l’ex-Husker est le premier joueur de l’université à terminer trois saisons à plus de 800 yards et à atteindre 2000 yards avant l’année senior. Ses 77.2 yards par match en carrière sont également un record, tout comme ses deux matchs à 200 yards : aucun Husker n’y est parvenu, même une seule fois. Autant dire que le seul titulaire offensif perdu par Nebraska n’est pas le moins utile…

QB Adrian Martinez (#2) – Crédit photo : Eric Francis

Après avoir manqué la post-saison ces trois dernières années, Nebraska est en danger de réaliser un piètre quadruplé, qui rappellerait les années sombres, de 1955 à 1961, période au cours de laquelle les Cornhuskers n’avaient pas joué de bowl pendant sept saisons consécutives. Les Huskers avaient par la suite enchainé 48 saisons à neuf victoires ou plus.

Forces

De gauche à droite – LT Brenden Jaimes, LG Trent Hixson, C Cameron Jurgens, RG Boe Wilson et RT Matt Farniok – toute la ligne offensive de Nebraska est de retour après avoir permis aux Cornhuskers de terminer 3ème attaque au sol de la Big Ten en 2019. Tout n’a pourtant pas été rose et Cameron Jurgens, initialement recruté comme tight-end, a peiné à trouver ses marques et à délivrer des snaps propres à QB Adrian Martinez. Néanmoins, on ne peut pas sous-estimer l’importance d’avoir une unité de cette importance de retour au complet.

On devient rarement meilleur à une position lorsque l’on perd la star du groupe sauf quand la classe biberon qui arrive est pétrie de talent. WR Wan’Dale Robinson (88 courses, 340 yards, 3 TD / 40 réceptions, 453 yards, 2 TD) est l’héritier désigné de JD Spielman et se retrouvera bien entouré par un riche groupe de receveurs, à commencer par WR Jamie Nance et WR Demaryion Houston, tous deux maintenus sur le banc l’an passé mais hautement recrutés l’année précédente, et TE/WR Chris Hickman, qui a opéré une transition au poste de receveur. Derrière (ou devant ?) ceux-là, Adrian Martinez disposera d’une pléthore d’options avec les petits-nouveaux WR Alante Brown, WR Marcus Fleming, WR Will Nixon et, sans doute le plus talentueux d’entre eux, WR Zavier Betts. Le corps de receveurs comptera aussi sur WR Omar Manning, fraichement débarqué de Kilgore College où il était le meilleur receveur JUCO.

La production à la course sera à nouveau confiée à RB Derrick Mills (143 courses, 745 yards, 10 TD / 15 réceptions, 123 yards) qui, malgré son statut de numéro 1, n’a contribué que pour à peine plus de 30% des yards au sol de Nebraska en 2019. QB Adrian Martinez (144 courses, 626 yards, 7 TD) mais aussi son remplaçant QB Luke McCaffrey (le petit frère de Christian – 106 yards et 1 TD) ont également participé aux 203 yards par match des Huskers l’an passé, tout comme RB Maurice Washington (50 courses, 298 yards, 1 TD / 12 réceptions, 162 yards, 2 TD), son suppléant, mais aussi Wan’Dale Robinson. Il y a donc du monde pour porter le ballon du côté de Lincoln, attention néanmoins à ne pas trop l’abandonner à l’adversaire : les Huskers ont perdu douze fumbles en douze matchs en 2019, ce qui peut paraitre normal pour une équipe qui court 62% du temps. A titre de comparaison, Ohio State et Wisconsin, les deux meilleures attaques au sol de la Big Ten l’an passé, ont respectivement perdu treize et dix-sept ballons en quatorze matchs en 2019.

RB/WR Wan’Dale Robinson (#1) – Crédit photo : Steven Branscombe/Getty Images

Faiblesses

N’ayons pas peur des mots : Nebraska a été horrible dans la zone rouge en 2019. En 51 voyages dans la zone rouge adverse, les Cornhuskers sont repartis avec 27 TD et 11 FG, bon pour 115ème de FBS. Pire, leurs adversaires ont collecté 30 TD et 10 FG en 44 visites dans la zone rouge des Huskers, soit la 122ème défense de FBS. En 2019, Nebraska a perdu quatre de ses sept matchs par sept points ou moins. Un petit TD par-ci et un petit plaquage par-là n’auraient pas été de refus…

La défense perd la moitié de ses meilleurs plaqueurs, dont LB Mohammed Barry (89 plaquages), ce qui n’est pas idéal pour la 94ème défense contre la course du pays. LB Collin Miller (67 plaquages dont 5.5 pour perte) est le leader statistique de retour dans la catégorie mais ce sont LB JoJo Doman (52 plaquages dont 10 pour perte et 2.5 sacks) et LB Will Honas (67 plaquages dont 5 pour perte) qui seront les fers de lance de la défense de Nebraska. La ligne défensive n’aura plus DL Khalil Davis, le seul Husker drafté, et se recentrera sur DL Damion Daniels et DL Ben Stille. Derrière tout ce beau monde, le secondaire des Cornhuskers, qui a terminé 30ème du pays contre la passe sans avoir vraiment été testée, perd l’autre (CB) Lamar Jackson (12 passes défendues, 3 INT) et sera emmenée par ses vétérans S Marquel Dismuke (67 plaquages), CB Cam Taylor-Britt (2 INT) et CB Dicaprio Bootle (6 passes défendues).

Qui sera le placekicker de Nebraska en 2020 ? Le titulaire PK Barrett Pickering, blessé en début de saison dernière, a quitté l’équipe en février pour raison de santé. Peu après lui, son remplaçant, PK Matt Waldoch, a décidé d’aller user ses guibolles à l’autre football, celui qui se joue vraiment avec les pieds. Et, pour couronner le tout, celui qui aurait pu récupérer le poste de numéro 1, PK Dylan Jorgensen, est entré dans le portail des transferts début février avant la défection de ses deux anciens coéquipiers. Nebraska devra donc s’en remettre à PK Chase Contreraz, transféré d’Iowa Western, à moins PK Gabe Heins ou PK Tyler Crawford, tous deux sans aucune expérience de match, ne lui fasse de l’ombre.

CB DiCaprio Bootle – Crédit photo : John S. Peterson, Hail Varsity

Incertitudes

QB Adrian Martinez (149/251, 1956 yards, 10 TD, 9 INT) va-t-il enfin atteindre son potentiel ? Ses 59.4% de passes complétées n’ont rien ni d’exceptionnels ni de honteux, mais son ratio TD/INT n’inspire guère confiance.

Toutes ses statistiques à la passe sont en régression par rapport à 2018 (59.4% contre 64.6%, 1956 yards contre 2617 yards, 10 TD contre 17 TD, 9 INT contre 8 INT). Bien entendu, Adrian Martinez n’est pas un quarterback de poche et fait l’essentiel des dégâts à la course. Là encore, ses statistiques 2019 sont légèrement en retrait (626 yards contre 629 yards, 7 TD contre 8 TD) mais si l’Histoire aime à se répéter, le jeu au sol de Nebraska devrait pouvoir compter sur une demi-douzaine de centaines de yards et une dizaine de TD.

Si le talentueux QB des Huskers peut prendre un tant soit peu soin du ballon, l’attaque de Nebraska pourrait grimper sur le podium de la Big Ten.

Conclusion

Avec Adrian Martinez aux manettes et une attaque quasiment de retour au complet, Nebraska devrait faire mieux offensivement que leur 55ème place en FBS de l’an passé. Le groupe de receveurs ne devrait même pas s’apercevoir du départ de sa star JD Spielman. La défense est en progrès, même si l’on est encore loin de la belle époque des « blackshirts ». Les Huskers pourraient être l’équipe surprise de la division West de la Big Ten en 2020, à l’image de Minnesota en 2019. Après deux premières saisons décevantes, il n’est pas encore temps de tirer la sonnette d’alarme pour Scott Frost mais les fans des Cornhuskers ont fait preuve de moins de patience par le passé.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts
– Une ligne offensive reçue cinq sur cinq.
– Talent et profondeur au poste de receveur.
– De nombreuses menaces à la course.

Points faibles
– Une finition en zone rouge qui laisse à désirer.
– Des trous à combler en défense.
– Qui veut kicker à Nebraska ?

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