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Conférence Big 12 : un Four-Peat pour les Sooners d’Oklahoma ?

Le départ de QB Baker Mayfield pour la NFL signifie-t-il la fin de la domination du programme de Norman sur la conférence Big 12 ? Pas si sûr.

Crédit photo : Mark D. Smith-USA TODAY Sports

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La conférence Big 12 est tellement dominée par les Sooners d’Oklahoma depuis quelques années que lorsque le légendaire Bob Stoops a décidé de prendre sa retraite au printemps 2017, cela n’a pas empêché son jeune successeur, Lincoln Riley, de leur offrir un 3ème titre de champion de conférence consécutif et une 2ème participation au College Football Playoff en 3 ans.

La perte du vainqueur du trophée Heisman, QB Baker Mayfield (#1 de la draft NFL en avril dernier), laisse un grand vide chez les Sooners et au sein de la conférence Big 12 mais le prestigieux trophée pourrait y rester avec la présence du productif et charismatique QB Will Grier (West Virginia). Le travail de reconstruction de coach Tom Herman à Texas paiera-t-il dès 2018 ? Diminué par de nombreuses pertes en défense, les finalistes de la saison passée, les Horned Frogs de Texas Christian, sont-ils réellement hors course ? Et les Cyclones d’Iowa State peuvent-ils mettre tout le monde d’accord en confirmant leurs exploits de l’an passé ?

Autant de questions qui rendent plus qu’incertaine l’issue de la lutte pour le titre de champion dans la conférence Big 12.

Prédictions 2018 dans la conférence Big 12

Champion 2018 : Oklahoma.
MVP : QB Will Grier, West Virginia.
Meilleur joueur offensif : RB Rodney Anderson, Oklahoma.
Meilleur joueur défensif : DE Ben Banogu, Texas Christian.
Freshman de l’année : CB Brendan Ridley-Hines, Oklahoma.
Prospects NFL à suivre : QB Will Grier (West Virginia), RB Rodney Anderson (Oklahoma), RB Justice Hill (Oklahoma State), WR KaVontae Turpin (Texas Christian), OT Bobby Evans (Oklahoma), OT Yodny Cajuste (West Virginia), DL Amani Bledsoe (Oklahoma), LB Dakota Allen (Texas Tech), CB Kris Boyd (Texas), S Jah’Shawn Johnson (Texas Tech).

Du 20 juillet au 25 juillet 2018, The Blue Pennant proposera les présentations des principaux programmes de la conférence Big 12 :
Texas Christian Horned Frogs.
Oklahoma Sooners.
Texas Longhorns.
West Virginia Mountaineers.
Kansas State Wildcats.
Oklahoma State Cowboys.

Tour d’horizon dans la conférence Big 12

Oklahoma reste l’équipe à battre

Privés de finale nationale par les Bulldogs de Georgia au terme d’un Rose Bowl épique, les Sooners ont perdu les playmakers QB Baker Mayfield et TE Mark Andrews ainsi que le leader de la ligne offensive, OT Orlando Brown. Toutefois, le rythme accéléré de l’attaque devrait être préservé en raison de l’éclosion de RB Rodney Anderson et celle annoncé du polyvalent QB Kyler Murray.

Certes, la défense a subi de nombreuses pertes mais les Sooners semblent tellement un ton au-dessus en terme de talent par rapport à la concurrence qu’il paraît irraisonnable d’imaginer qu’ils ne seront pas en finale de conférence pour la 2ème année d’affilée.

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Texas et West Virginia en lutte pour une place en finale de conférence ?

En seulement une saison, coach Tom Herman a permis à Texas de remporter deux victoires de plus qu’en 2016 et avec le retour d’une équipe plus expérimentée et ultra-talentueuse, tout semble indiquer que les Longhorns remporteront certains matchs serrés qu’ils ont perdu l’an passé. QB Sam Ehlinger est une star en devenir, le groupe de receveurs est explosif (WR Collin Johnson, WR Jerrod Heard, WR Devin Duvernay) et avec l’apport de l’ancien joueur de Cal, RB Tre Watson, l’attaque de Texas peut rapidement devenir incontrôlable. Les Longhorns auront aussi l’avantage de recevoir à domicile des concurrents directs (TCU, West Virginia, Iowa State).

Si vous aimez l’attaque, vous ne serez pas déçu avec les Mountaineers de West Virginia. QB Will Grier, RB Kennedy McKoy, WR David Sills and Co. vont offrir un festival offensif. Et étant donné la période de transition au poste de quarterback à travers la conférence, avoir un joueur établi comme QB Will Grier est une avantage indéniable.

Quarterbacks : la grande énigme

Baker Mayfield (ex-Oklahoma), Mason Rudolph (ex-Oklahoma State), Kenny Hill (ex-TCU), Nik Shimonek (Texas Tech), Jesse Ertz (Kansas State)… C’est la moitié des programmes de la conférence Big 12 qui seront forcés de trouver un successeur à leur leader offensif en 2018.

Si on y ajoute l’incertitude qui règne encore à Texas et à Kansas où la concurrence fait rage, seuls trois quarterbacks sont assurés de débuter la saison comme titulaire (QB Will Grier à West Virginia, QB Kyle Kempt à Iowa State et Charlie Brewer à Baylor). Cette situation rare sera-t-elle propice à un renversement complet de la hiérarchie dans la conférence Big 12 ? Réponse dans quelques semaines.

Le match de l’année

Oklahoma @ West Virginia
24 novembre 2018
Les Mountaineers affrontent Texas, Texas Christian et Oklahoma State lors des trois semaines précédant ce dernier match de la saison régulière. Si West Virginia est toujours vivant, ce choc face à Oklahoma pourrait décider de leur participation ou non à la finale de conférence Big 12 que les Mountaineers pourraient jouer la semaine suivante face… aux Sooners.

Calendrier complet de la conférence Big 12

Nos prédictions

1. Oklahoma Sooners

En 2017 : 12-2, 8-1 Big 12. Champion de Conférence.
Prédiction : 11-2, 7-2 Big 12. Champion de conférence.
Match décisif : vs Texas, le 6 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Baker Mayfield, OT Orlando Brown, TE Mark Andrews, DE Ogbonnia Okoronkwo, LB Emmanuel Beal.
Joueurs à suivre : QB Kyler Murray, RB Rodney Anderson, WR Marquise Brown, WR CeeDee Lamb, OT Bobby Evans, LB Kenneth Murray.
Future star : OL Creed Humphrey.

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Malgré une baisse attendue de production de leur attaque suite au départ du vainqueur du trophée Heisman, QB Baker Myafield, les Sooners débuteront la saison 2018 comme favoris pour remporter un 4ème titre consécutif de champion de conférence. Le junior QB Kyler Murray va prendre la succession et s’il devait être en difficulté dans le jeu aérien, Oklahoma peut toujours compter sur un jeu au sol ravageur derrière une ligne offensive robuste. Auteur de plus de 200 yards au sol lors du dernier Rose Bowl, RB Rodney Anderson a tout de la future star de cette attaque. Avec un secteur offensif en transition, les Sooners auront besoin du soutien d’une défense… qui a accordé 394 yards par match en 2017 (#67). Stopper l’attaque au sol adverse et limiter le nombre de big plays dans le jeu aérien sera le défi d’une escouade jeune menée par le duo SLB Caleb Kelly/WLB Kenneth Murray. Malgré toutes ces interrogations, Oklahoma reste la valeur sûre dans la conférence Big 12 en raison du recrutement récent de multiples talents.

2. West Virginia Mountaineers

En 2017 : 7-6, 5-4 Big 12.
Prédiction : 10-3, 7-2 Big 12.
Match décisif : vs Oklahoma, le 23 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Justin Crawford, FB Elijah Wellman, WR Ka’raun White, LB Al-Rasheed Benton, S Kyzir White.
Joueurs à suivre : QB Will Grier, RB Kennedy McKoy, WR David Sills, WR Gary Jennings, OT Yodny Cajuste, LB David Long.
Future star : RB Alec Sinkfield.

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Les Mountaineers ont tourné à une moyenne de 43.3 points lors de leurs 7 victoires remportées en 2017. C’est ce type de production que les joueurs de coach Dana Holgorsen devront répéter en 2018 pour s’affirmer comme de réels prétendants au titre de champion de conférence Big 12. Marquer des points – beaucoup de points – ne devrait pas être un problème pour une attaque menée par le candidat au trophée Heisman, QB Will Grier. Aidé par une ligne offensive expérimentée et une groupe de receveurs phénoménal (WR David Sills, WR Gary Jennings, WR Marcus Simms), il sera l’une des attractions de cette saison 2018 au niveau national. C’est donc en défense que le destin de West Virginia va se jouer. Il faudra faire mieux que les 445 yards accordés par match en 2017 (#107 du pays). LB David Long est l’un des meilleurs joueurs de la conférence Big 12 à son poste mais la ligne défensive a tout à prouver après avoir éprouvé de grandes difficultés contre la course l’an passé.

3. Texas Longhorns

En 2017 : 7-6, 5-4 Big 12.
Prédiction : 8-4, 6-3 Big 12.
Match décisif : vs Texas Christian, le 22 septembre.
Joueurs-clés partis : WR Reggie Hemphill-Mapps, DT Poona Ford, LB Malik Jefferson, S Deshon Elliott, P Michael Dickson.
Joueurs à suivre : QB Sam Ehlinger, WR Collin Johnson, DE Breckyn Hager, LB Gary Johnson, CB Kris Boyd.
Future star : S Caden Sterns.

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Les attentes étaient très élevées l’an passé pour la première saison de coach Tom Herman. Finalement, les Longhorns ont dû batailler pour s’assurer une participation à un bowl. Toutefois, cela n’a pas entamé le vent d’optimisme qui souffle sur le campus d’Austin (Texas) d’autant que la dernière promotion de recrues est prometteuse. L’incapacité à protéger la possession du ballon à des moments-clés ont tué les Longhorns en 2017. Une plus grande maturité de QB Sam Ehlinger devrait permettre à Texas de commettre moins de turnovers permettant à l’attaque de franchir un cap. Certes, le coordinateur défensif Todd Orlando devra remplacer certains éléments importants mais ce secteur devrait rester très solide en 2018. Ainsi, deux victoires de plus que l’an dernier parait un objectif raisonnable. Il faudra peut-être attendre encore un an avant de voir Texas lutter pour le titre de conférence.

4. Texas Christian Horned Frogs

En 2017 : 11-3, 7-2 Big 12.
Prédiction : 8-4, 6-3 Big 12.
Match décisif : @Texas, le 22 septembre.
Joueurs-clés partis : RB Kyle Hicks, WR John Diarse, DE Mat Boesen, LB Travin Howard, S Nick Orr.
Joueurs à suivre : QB Shawn Robinson, RB Darius Anderson, WR Jalen Reagor, WR Kavontae Turpin, DE Ben Banogu, DT Ross Blacklock.
Future star : WR Tevailance Hunt.

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Seuls 9 titulaires de l’équipe finaliste de conférence Big 12 l’an passé sont de retour en 2018. Toutefois, la présence de coach Gary Patterson est la quasi-assurance que les Horned Frogs seront encore des concurrent sérieux à partir de septembre prochain. Malgré plusieurs interrogations à des postes-clés, la défense devrait encore être l’une des meilleures de la conférence en 2018 grâce au retour de DE Ben Banogu, LB Ty Summers et FS Niko Small. Il le faudra car l’inexpérience du sophomore QB Shawn Robinson (27 passes tentées en carrière) pourrait être problématique en début de saison. Du coup, on doit s’attendre à voir des Horned Frogs abuser du jeu au sol d’autant qu’ils peuvent compter sur un efficace duo de running backs (RB Darius Anderson/RB Sewo Olonilua).

5. Kansas State Wildcats

En 2017 : 8-5, 5-4 Big 12.
Prédiction : 7-5, 5-4 Big 12.
Match décisif : Oklahoma State, le 13 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Jesse Ertz, WR Byron Pringle, DT Will Geary, DB D.J. Reed, K Matt McCrane.
Joueurs à suivre : RB Alex Barnes, WR Isaiah Zuber, OL Dalton Risner, CB Denzel Goolsby, DB Duke Shelley.
Future star : CB Darreyl Patterson.

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Les Wildcats ont conclu la saison 2017 en boulet de canon avec 5 victoires lors de leurs 6 derniers matchs. Faire mieux que les 8 succès remportés l’an dernier est possible même si Kansas State évoluera avec deux nouveaux coordinateurs et fera face à un calendrier difficile (Mississippi State et 5 déplacements contre des équipes de la Big 12). On doit s’attendre à ce que le duel entre les deux quarterbacks, QB Alex Delton et QB Skylar Thompson, se prolonge jusqu’au coup d’envoi de la saison. Les deux joueurs ont plutôt bien fait lorsqu’ils ont été amenés à diriger l’attaque des Wildcats l’an passé. Leur capacité à courir a rendu inarrêtable le jeu sol de Kansas State. Ils bénéficieront en plus du retour des 5 titulaires de la meilleure ligne offensive de la conférence Big 12. Plus inquiétante est la défense (426.8 yards accordés par match en 2017, #91 du pays), qui a en plus perdu son leader, DB D.J. Reed.

6. Oklahoma State Cowboys

En 2017 : 10-3, 6-3 Big 12.
Prédiction : 7-5, 4-5 Big 12.
Match décisif : Texas, le 27 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Mason Rudolph, WR James Washington, C Brad Lundblade, OG Zach Crabtree, S Tre Flowers.
Joueurs à suivre : RB Justice Hill, WR Jalen McCleskey, DE Jordan Brailford, LB Justin Phillips, LB Calvin Bundage.
Future star : WR LC Greenwood.

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Le défi de coach Mike Gundy sera immense : remplacer les leaders offensifs, QB Mason Rudolph et WR James Washington ! Toutefois, le coach des Cowboys a régulièrement démontré sa capacité à recharger les batteries d’un programme quia remporté moins de 8 victoires qu’une seule fois depuis 10 ans. Les fondations sont d’ailleurs solides grâce au retour du junior RB Justice Hill et l’éclosion annoncé d’une nouvelle génération de receveurs. Au poste de quarterback, l’ancien joueur d’Hawaii, QB Dru Brown, devrait assurer la transition avant l’envol du freshman, QB Spencer Sanders. En défense, l’arrivée du coordinateur Jim Knowles (ex-Duke) pourrait faire du bien à un secteur en grande difficulté la saison dernière, notamment dans les airs (268.6 yards par match, #117 du pays). Le manque de profondeur dans le backfield défensif pourrait être problématique au sein de la nouvelle défense 4-2-5 prônée par Knowles. Un début de calendrier favorable pourrait permettre à tout le monde de s’ajuster… avant une dernière ligne droite infernale (à Oklahoma, West Virginia, à TCU).

7. Iowa State Cyclones

En 2017 : 8-5, 5-4 Big 12.
Prédiction : 6-6, 4-5 Big 12.
Match décisif : @Oklahoma State, le 6 octobre.
Joueurs-clés partis : WR Allen Lazard, OL Jake Campos, LB Joel Lanning, FS Kamari Cotton-Moya, P Colin Downing.
Joueurs à suivre : RB David Montgomery, WR Hakeem Butler, DE Jaquan Bailey, DT Ray Lima, CB Brian Peavy.
Future star : WR Tarique Milton.

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Iowa State aura été l’équipe surprise de la saison 2017 en atteignant le plateau des 8 victoires pour la première fois depuis 2000 et en battant au passage Oklahoma et Texas Christian. Malgré la difficulté de sa tâche au sein d’un programme mineur, coach Matt Campbell a réussi un travail incroyable faisant des Cyclones les vrais épouvantails de la conférence Big 12… probablement un ou deux ans en avance sur son plan initial. RB David Montgomery est de retour pour sonner la charge à partir d’un backfield offensif qui a reçu une excellente nouvelle lorsque le senior QB Kyle Kempt a obtenu une année d’éligibilité supplémentaire pour raisons médicales. Iowa State est d’autant plus optimiste que 6 titulaires de l’une des meilleures défenses de la conférence Big 12 (20.9 points accordés par match, #2 de la Big 12) seront fidèles au poste en 2018. Toutefois, le leadership des anciens playmakers WR Allen Lazard et LB Joel Lanning sera difficile à remplacer. Si l’objectif d’une participation à un bowl semble raisonnable, une nouvelle saison à 8 victoires n’est pas à écarter.

8. Baylor Bears

En 2017 : 1-11, 1-8 Big 12.
Prédiction : 6-6, 3-6 Big 12.
Match décisif : Kansas State, le 6 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Zach Smith, RB Terence Williams, OT Mo Porter, DE Brian Nance, LB Taylor Young.
Joueurs à suivre : QB Charlie Brewer, WR Denzel Mims, WR Jalen Hurd, DT Ira Lewis, CB Grayland Arnold.
Future star : OT Jake Fruhmorgen.

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Après avoir été l’une des plus jeunes équipes de la conférence l’an passé et avoir été malchanceux en perdant 5 matchs par moins de 10 points, Baylor pourrait être le programme ayant le plus progressé au terme de la saison 2018. La bonne nouvelle pour coach Matt Ruhle : l’éclosion du sophomore QB Charlie Brewer et de sa cible préférée, WR Denzel Mims. QB Charlie Brewer pourra aussi compter sur l’arrivée de deux joueurs transférés : WR Jalen Hurd (ex-Tennessee) et OL Jake Fruhmorgen (ex-Clemson). Toutefois, une participation à un bowl dépendra des progrès d’un secteur défensif en grande difficulté l’an passé (456.9 yards accordés par match, #112 du pays). Sous les ordres du coordinateur défensif Phil Snow, cette escouade ne peut que faire mieux, et ce, même si seulement 5 titulaires sont de retour. Les efforts de reconstruction de coach Ruhle seront-ils récompensés par une participation à un bowl ? Tel est l’enjeu de cette saison 2018 pour les Bears.

9. Texas Tech Red Raiders

En 2017 : 6-7, 3-6 Big 12.
Prédiction : 5-7, 3-6 Big 12.
Match décisif : @Oklahoma State, le 22 septembre.
Joueurs-clés partis : RB Justin Stockton, WR Keke Coutee, WR Dylan Cantrell, WR Cameron Batson, NT Mych Thomas.
Joueurs à suivre : DE Eli Howard, LB Dakota Allen, LB Jordyn Brooks, CB Justus Parker, S Jah’Shawn Johnson.
Future star : WR Antoine Wesley.

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La victoire surprise, 27-23, à Texas en novembre dernier a probablement sauver la tête de coach Kliff Kingsbury… qui sera encore sur un siège éjectable avant le début de la saison 2018. En 5 ans sur le campus de Lubbock, il a été incapable de développer une défense efficace même certains signes encourageants ont été entrevus l’an dernier grâce au travail du coordinateur défensif David Gibbs (43 points accordés en 2016, 32.2 en 2017). Avec le retour de 9 titulaires, une nette progression dans ce secteur n’est pas à exclure. Ce serait une bonne nouvelle pour des Red Raiders dont l’attaque agressive pourrait tourner au ralenti en début de saison en raison de l’incertitude qui règne au niveau des postes de quarterback et de receveur. Le départ de QB Nik Shimonek laisse un grand vide. Avec un match d’ouverture contre Ole Miss et 5 déplacements en match de conférence Big 12, Texas Tech a peu de marge de manoeuvre pour s’assurer une participation à un bowl.

10. Kansas Jayhawks

En 2017 : 1-11, 0-9 Big 12.
Prédiction : 2-10, 0-9 Big 12.
Match décisif : Rutgers, le 15 septembre.
Joueurs-clés partis : OL Mesa Ribordy, OL Zach Hannon, TE Ben Johnson, DE Dorance Armstrong, P Cole Moos.
Joueurs à suivre : RB Khalil Herbert, WR Steven Sims, DL Daniel Wise, LB Joe Dineen, S Mike Lee.
Future star : CB Corione Harris.

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Avec son bilan effarant de 3-33 et une seule victoire en match de conférence Big 12 depuis 2015, coach David Beatty sait qu’il est sur un siège éjectable d’autant qu’un nouveau directeur athlétique vient d’arriver en la personne de Jeff Long. Pour parvenir à doubler leur nombre de victoire de l’an dernier, il faudra aux Jayhawks un sérieux réveil au sein d’une défense qui a terminé bonne dernière de la conférence Big 12 en 2017 (43.4 points accordés par match)… et ce, pour la 8ème année d’affilée. RB Khalil Herbert a le potentiel pour atteindre la barre des 1000 yards au sol et les receveurs menés par WR Steven Sims sont prometteurs mais la préoccupation majeure de l’attaque reste le poste de quarterback. QB Peyton Bender et QB Carter Stanley ont commis 17 INTs à eux-deux en 2017. Malgré certains signes d’amélioration, les Jayhawks semblent encore loin derrière leurs concurrents dans la conférence Big 12.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Preview 2020 : USC Trojans

Les Trojans ont fait un grand ménage au sein du programme et ils comptent sur QB Kedon Slovis pour faire de nouveau de USC la forteresse du college football de la côte Ouest.

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Crédit photo : Stephen Dunn/Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Conférence Pac-12

Division South
 

En 2019 : 8-5, 7-2 Pac-12. Holiday Bowl : défaite contre Iowa (24-49)
Head coach : Clay Helton, 5e année (40-22) – Résultats en carrière : 40-22.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 18, 8 en attaque, 9 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : WR Michael Pittman, OT Austin Jackson, OT Drew Richmond, DE Christian Rector, LB John Houston.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, WR Tyler Vaughns, WR Amon-Ra St Brown, OL Alijah Vera-Tucker, DT Jay Tufele, DE Drake Jackson, LB Palaie Gaoteote, CB Chris Steele, CB Isaac Taylor-Stuart, CB Olaijah Griffin, SS Talanoa Hufanga.

Vague de fraîcheur sur la Californie alors que de gros efforts ont été réalisés pour débarrasser USC de sa réputation sulfureuse ; nouveau président de l’université, nouveau directeur des sports et refonte complète du coaching staff défensif. Le seul qui échappe à la moulinette jusqu’ici, c’est bel et bien l’éternel coach Clay Helton, prêt à entamer sa cinquième saison à la tête des Trojans.

Aussi bien apprécié de sa hiérarchie et de ses joueurs pour son caractère que conspué par la fanbase des Trojans pour sa mauvaise gestion sportive, il sera l’une des attractions de la saison en college football. En cas de nouvelle campagne décevante, Helton devrait finalement faire ses valises. Si le programme de LA a bouclé 2019 avec des victoires sur chaque équipe de la Division South, il manque encore la recette pour s’imposer face aux grosses oppositions, comme Washington, Notre Dame, Oregon ou Iowa.

Avec son bilan famélique de 13-12 sur les deux dernières saisons et deux classes de recrutement consécutives bien en-dessous des standards à USC, l’objectif minimum pour Clay Helton sera de remporter le titre de Division South qu’il n’a remporté qu’une seule fois, en 2017, en dépit d’un des rosters les plus talentueux du pays chaque saison. Avec des vétérans et des playmakers plein l’effectif, les Trojans ont les ressources pour aller encore plus loin, à condition de progresser significativement en défense et de ne pas s’effondrer à nouveau sous la pression.

QB Kedon Slovis (#9) – Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

L’attaque aérienne comme plan de bataille

L’arrivée de Graham Harrell comme coordinateur offensif l’an dernier a bousculé l’attaque traditionnelle de USC. Le système Air Raid établi par l’ancien disciple de Mike Leach, bien qu’extrêmement basique et composée surtout de passes courtes, a complètement explosé dès sa première année d’instauration, malgré un quarterback titulaire true freshman aux manettes.

Il faut dire que QB Kedon Slovis (3 502 yards, 30 TD, 9 INT en 2019 est le candidat parfait pour diriger cette attaque et il a pu le montrer dès l’an dernier. Désormais sophomore, probablement plus malin et patient, des qualités qui lui ont parfois manquées l’an dernier, il figure déjà parmi les prétendants au Heisman Trophy. Le jeune premier avait raflé le poste l’an dernier après la blessure de JT Daniels, aujourd’hui transféré à Georgia. Légère inquiétude cependant concernant la capacité à rester entier toute la saison, alors que Slovis a manqué plusieurs rencontres l’an dernier sur blessure. Malgré les départs de Daniels et Jack Sears (Boise State), la présence du vétéran QB Matt Fink (648 yards, 4 TD, 5 INT) en doublure et le transfert du senior QB Mo Hasan en provenance de Vanderbilt devraient cependant rassurer les pessimistes

Évidemment, si le système Air Raid a fonctionné aussi bien à USC avec un quarterback sans expérience, c’est aussi grâce au talent délirant de l’escouade de receveurs. Réputé ces dernières années pour avoir sorti Robert Woods, Marqise Lee, Nelson Agholor, Juju Smith-Schuster et Michael Pittman, USC pourra encore compter sur un groupe de très haut niveau. Comme en 2019, l’attaque devrait s’articuler sur des passes courtes avant de profiter des qualités de playmaker des receveurs pour remonter le ballon au maximum.

Si Pittman est parti, WR Amon-Ra St Brown (77 réceptions, 1 042 yards, 6 TD) et WR Tyler Vaughns (74 réceptions, 912 yards, 6 TD) sont largement capables d’assurer, avec le retour sur l’extérieur du jeune WR Drake London (39 réceptions, 567 yards, 5 TD), également joueur de basketball à USC et true freshman en 2019. L’ancien prospect cinq étoiles et équipier de St Brown à Mater Dei, WR Bru McCoy, est attendu au tournant après une année redshirt imposée pour son histoire rocambolesque de transfert depuis USC vers Texas, avant de faire le chemin inverse quelques semaines plus tard. Le true freshman WR Gary Bryant, l’une des deux seules recrues quatre étoiles de l’équipe en 2020, devrait rapidement jouer un rôle au sein de cette attaque.

Bien que secondaire, le jeu au sol pourra compter sur un groupe blindé avec les vétérans RB Vavae Malepeai (503 yds, 6 TD) et RB Stephen Carr (396 yds, 5 TD), ainsi que les sophomores RB Markese Stepp (307 yds, 3 TD) et RB Kenan Christon (373 yds, 2 TD). L’approche initiale devrait être celle d’un running back by committee avec des portées partagées équitablement en attendant l’hypothétique émergence d’un coureur comme titulaire. On s’attend évidemment à pas mal de passes à destination des running backs  pour ouvrir des espaces.

WR Amon-Ra St Brown (#8) – Crédit photo : USC Athletics

L’OL fait également peau neuve avec le retour de Tim Drevno comme coach, après un exil à Michigan. La protection de passe sera déterminante dans la réussite offensive des Trojans alors qu’il s’agissait du gros point faible de USC en 2019 et la lourde perte d’Austin Jackson à gauche devrait être compensée par l’ancien guard All-Pac-12 OL Alijah Vera-Tucker, qui assurera donc le rôle de left tackle. Avec OT Jalen McKenzie désormais indéboulonnable à droite et C Brett Neilon et OG Andrew Vorhees à l’intérieur, cette ligne doit montrer des progrès significatifs si les huit freshmen en réserve contribuent efficacement à la rotation.

Plus d’expérience et toujours autant de talent en défense

La défense retrouve presque tous ses titulaires, avec une relève déjà assurée pour compenser les quelques départs. Le coaching staff a cependant subi un lifting radical. Clancy Pendergast a donc été remercié et l’ancien coordinateur défensif de Texas Todd Orlando sera chargé de remettre sur pieds une défense apathique en 2019. Vu comme un choix par défaut par la fanbase californienne, l’embauche d’Orlando s’accompagne d’un changement de système, avec le passage à une défense 3-4.

Impopulaire à Texas où les fans et les joueurs des Longhorns attendaient son éviction, le nouveau DC des Trojans pourra faire ses débuts en Californie avec un groupe complet et talentueux à disposition. DT Jay Tufele (42 plaquages, 6.5 pour perte dont 4.5 sacks), l’un des meilleurs à son poste à l’Ouest, et DE Drake Jackson (46 plaquages, 11.5 pour perte dont 5.5 sacks), Freshman All-American en 2019, auront pour objectif de limiter les big plays pour une défense qui a terminé l’an passé au 101e rang national.

Le départ du titulaire de longue date John Houston pourrait être préjudiciable, à moins que l’ancien prospect cinq étoiles LB Palaie Gaoteote (58 plaquages, 3 pour perte) ne passe le cap espéré pour sa troisième saison. Il sera accompagné d’une constellation d’anciennes recrues quatre ou cinq étoiles, avec LB Jordan Iosefa (38 plaquages, 4 pour perte dont 2 sacks, 4 passes défendues en 2018) et LB Kana’i Mauga (59 plaquages, 7 pour perte dont 3 sacks, 1 INT) pour contrôler le milieu de la défense. Ce dernier avait assuré l’intérim l’an passé en l’absence sur blessure de Iosefa.

DL Jay Tufele (#78) – Crédit photo : Alicia de Artola/Reign of Troy

Très efficace contre la passe l’an dernier malgré de nouveaux titulaires, la secondary des Trojans doit cependant faire mieux dans les plaquages pour éviter les nombreux big plays encaissés en 2019. Heureusement, les trois vedettes CB Olaijah Griffin (37 plaquages, 9 passes défendues), CB Chris Steele (35 plaquages, 5 passes défendues) et CB Isaac Taylor-Stuart (36 plaquages, 1 INT) ont plus d’expérience et devraient provoquer bien plus de turnovers. DB Greg Johnson (35 plaquages, 1 sack, 4 passes défendues, 2 INT) sera de retour comme nickelback où il s’était imposé, avec l’hydre à deux têtes FS Isaiah Pola-Mao (73 plaquages, 5.5 pour perte, 1.5 sack, 4 INT) – SS Talanoa Hufanga (90 plaquages, 7.5 pour perte dont 3.5 sacks, 3 passes défendues) en couverture. Trop souvent blessé, ce dernier reste l’un des tout meilleurs safeties du pays et un joueur polyvalent capable d’évoluer un peu partout sur le terrain.

Les special teams pourraient également passer un cap avec le recrutement du réputé Sean Snyder comme entraîneur, tandis que le kicker, le punter et le long snapper des Trojans seront tous de retour. Le nombre impressionnant de joueurs explosifs dans l’effectif laisse envisager une importante rotation pour retourner les coups de pieds afin de conserver les joueurs frais.

Conclusion

Après des années à faire les gros titres des journaux pour un tas de frasques extra-sportives, USC est déterminé à faire le ménage et un grand coup de balai a été donné au sein de l’encadrement. L’objectif de revenir au plus haut niveau a également engendré de profonds changements dans le coaching staff. Encore rescapé, Clay Helton aura besoin de résultats sur le terrain cette année avec un titre de division. C’est le minimum pour un effectif pétri de playmakers et de talents à tous les postes. Pour rêver en grand, il faudra forcément faire mieux contre les programmes majeurs au calendrier, face à qui USC n’a absolument pas à rougir en termes de qualité d’effectif et de star power. En difficulté dans le recrutement et au niveau sportif, le programme de LA se doit de retrouver son niveau historique de forteresse du college football de la côte Ouest. Même si Helton est l’incarnation parfaite de la devise des Trojans, “Fight On”, alors qu’il se bat pour son poste depuis des années, il lui manque sans doute ce truc qui différencie un bon coach d’un grand coach et ses heures semblent compter à LA, sauf progression notoire et résultats à la hauteur en 2020. Le principal espoir des fans de USC demeure ainsi Kedon Slovis, qui pourrait sauver son coach et son équipe avec ses performances comme l’avait fait Sam Darnold il y a quelques années.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’attaque aérienne dévastatrice de Graham Harrell et Kedon Slovis.
– Une secondary au potentiel délirant.
– Beaucoup de titulaires de retour en 2020.

Points faibles
– Des remplaçants inexpérimentés au sein de l’OL.
– Le front seven devra vite s’adapter au nouveau système 3-4.
– Un recrutement bancal lors des deux dernières saisons.

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Preview

Preview 2020 : UCLA Bruins

Une attaque aérienne en progrès mais une défense perméable et des résultats décevants : assistons-nous déjà aux derniers jours de l’ére Chip Kelly à UCLA ?

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Crédit photo : Scott Chandler

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Conférence Pac-12

Division South
 

En 2019 : 4-8, 4-5 Pac-12.
Head coach : Chip Kelly, 3e année (7-17) – Résultats en carrière : 53-24.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 10, 7 en attaque, 3 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Joshua Kelley, WR Theo Howard, TE Devin Asiasi, OL Chris Murray, DB Darnay Holmes.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Demetric Felton, WR Kyle Philips, WR Chase Cota, DE Osa Odighizuwa, NT Otito Ogbonnia, CB Jay Shaw, SS Stephan Blaylock, FS Quentin Lake.

Déjà la troisième année pour Chip Kelly à Westwood et il faut bien avouer que l’ancien coach d’Oregon a connu un retour chaotique dans la conférence Pac-12. Attendu comme le messie par les Bruins, son aura n’a pas encore su faire la différence. À sa décharge, la mission impossible qu’il a acceptée, celle de remettre UCLA à sa place historique parmi les programmes majeurs du college football, demande du temps et de la patience.

Surtout, le style explosif de Kelly a été repris à toutes les sauces en Pac-12 et personne n’est plus pris de court par le génie offensif de l’ex-coach des Philadelphia Eagles. C’est ce qui explique la désillusion vécue l’an dernier, alors que les fans s’attendaient à des signes de progression pour la deuxième année du coach à la tête de la fac de LA. Au final, UCLA a bouclé la saison sur un pathétique bilan de 4-8, presque devenu un standard, sans participation à un bowl.

Les plus virulents estiment que l’équipe a même régressé lors des deux dernières années, les autres reconnaissent une progression modeste qui s’explique notamment par une ribambelle de blessures et l’inexpérience d’un effectif encore jeune. Néanmoins, il faut souligner l’irrégularité chronique qui a caractérisé les Bruins en 2019, tandis que les joueurs de Chip Kelly étaient encore en course pour le titre de division en novembre, signe d’une Division South où personne n’émerge réellement. Reste à voir quelle est la place de UCLA dans la chaîne alimentaire de la Pac-12 cette saison, après des années à servir de punching ball.

QB Dorian Thompson-Robinson – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Please stand up

Titulaire depuis l’arrivée de Kelly en Californie, QB Dorian Thompson-Robinson (2 701 yards, 21 TD, 12 INT en 2019) reprendra donc son poste, tenu avec plus ou moins de brio durant sa jeune carrière. Capable du meilleur, comme face à Washington State en 2019 avec ses 7 touchdowns, comme du pire, il est encore trop irrégulier pour permettre à UCLA de se reposer uniquement sur lui. C’est pourquoi un concurrent de taille a débarqué sur le campus de Westwood, QB Colson Yankoff, transféré de Washington et ancien prospect de renom, afin de bousculer la hiérarchie si besoin est.

Point faible des Bruins depuis de trop longues années, la ligne offensive semble toujours aussi fragile, malgré la présence de OT Sean Rhyan et du solide OT Jake Burton sur les extérieurs. Le polyvalent OL Duke Clemens sera chargé d’occuper un rôle de guard ou de center mais l’effectif reste mince, surtout depuis le transfert de Chris Murray vers Oklahoma. L’intérieur de la ligne devrait souffrir toute la saison si aucun signe de progression ne transpire d’une OL régulièrement en difficulté.

Il ne s’agit cependant pas de la seule faiblesse offensive à UCLA puisque l’escouade de receveurs semble assez faible, avec plusieurs pertes, dont trois transferts au poste de tight end et le départ du vétéran Theo Howard pour Oklahoma. Le meilleur receveur de retour n’est autre qu’un running back et WR Kyle Philips (60 réceptions, 681 yards, 5 TD), spécialiste du slot, est attendu comme le leader de l’unité après avoir établi le record de réceptions pour un freshman à UCLA.

WR Chase Cota (25 réceptions, 350 yards, 3 TD) et WR Jaylen Erwin (32 réceptions, 339 yards, 2 TD) sont également priés de passer un cap, ce qui devrait se faire si le quarterback titulaire le permet avec un niveau de jeu satisfaisant. Les jeunes WR Charles Njoku et WR Logan Loya, recrue quatre étoiles, attendent leur moment pour briller et il devrait arriver très rapidement.

WR Kyle Phillips – Crédit photo : Joe Akira/Daily Bruin staff

Le jeu au sol semble finalement être la véritable force de cette équipe, malgré le départ de Joshua Kelley pour la NFL. Le vétéran RB Demetric Felton (331 yards, 1 TD et 55 réceptions, 594 yards, 4 TD), meilleur coureur et receveur de retour cette année, devrait occuper le rôle de titulaire. Ancien receveur, il offre cependant peu de garanties derrière une ligne instable. Il sera ainsi épaulé par l’imposant RB Brittain Brown, transfuge de Duke, de retour après une blessure grave. RB Kazmeir Allen (63 yards) pourrait également se mettre en évidence, peut être même suffisamment pour s’attribuer le rôle de titulaire.

Une défense aérienne souvent enrhumée

Même combat pour la défense, qui se bat contre elle-même la plupart du temps. 113e défense du pays en 2019, avec 34.8 points de moyenne encaissés par match, elle n’est clairement pas la priorité de Chip Kelly, ni le point fort des Bruins. Le coordinateur défensif Jerry Azzinaro a pourtant été retenu mais il devrait être le premier fusible à sauter en cas de déroute de UCLA en 2020.

Avec 570 yards et 9 touchdowns concédés face à Anthony Gordon de Washington State ou encore 515 yards et 4 touchdowns inscrits par Kedon Slovis de USC l’an dernier, la défense aérienne est clairement le secteur le plus en difficulté. Le départ du leader Darnay Holmes, cornerback des New York Giants aujourd’hui, ne devrait cependant pas porter préjudice à un groupe plus expérimenté et suffisamment fourni.

CB Jay Shaw (30 plaquages, 1 fumble forcé, 1 int) et CB Rayshad Williams (33 plaquages, 2 passes défendues), les deux cornerbacks les plus expérimentés du groupe, devraient assurer la transition, épaulés du nouveau venu CB Obi Eboh, transféré de Stanford et déjà très expérimenté. Mais la bonne nouvelle pour le nouveau coach des DB Brian Norwood, c’est la profondeur et le niveau du groupe de safeties, constitué de S Stephan Blaylock (86 plaquages, 3 passes défendues,), leader en plaquages l’an dernier, S Elisha Guidry (32 plaquages) et S Quentin Lake (18 plaquages), tous suffisamment doués pour faire progresser une secondary qui a besoin de faire beaucoup mieux pour répondre aux attentes de Chip Kelly. Le renfort de S Qwuantrezz Knight sera également le bienvenu, l’ancien joueur de Kent State ayant choisi de terminer sa carrière universitaire sous le soleil californien.

DE Osa Odighizuwa (#92) – Crédit photo : UCLA Bruins

Avec une ligne défensive qui semble la meilleure alignée par Kelly depuis son arrivée, la défense contre la course devrait prendre une nouvelle dimension alors qu’il s’agissait déjà du point fort des Bruins l’an dernier. Le senior DE Osa Odighizuwa (46 plaquages, 10 pour perte, 3.5 sacks) fait son retour en patron de la défense, soutenu par l’imposant duo formé de DT Tyler Manoa (19 plaquages) et DT Otto Ogbonnia (12 plaquages, 1 sack) à l’intérieur. Il reste à espérer qu’un pass rush efficace puisse soutenir la secondary pour éviter les naufrages vécus en 2019 par la défense.

C’est la plus grande inconnue à l’heure actuelle, compte tenu du fait que les quatre linebackers titulaires l’an dernier ne font plus partie de l’équipe. De jeunes talents seront ainsi lancés dans le grand bain, comme le sophomore LB Carl Jones ou la recrue LB Damian Sellers, qui seront priés de rapidement se mettre au niveau. Ils pourront compter sur l’expérience de LB Bo Calvert (7 plaquages) et LB Leni Toailoa (33 plaquages, 7 pour perte dont 2.5 sacks), bien que les deux joueurs n’aient pas vu le terrain aussi souvent qu’espéré. LB Caleb Johnson, transféré de junior college, pourrait également apporter une contribution bienvenue à une escouade en totale reconstruction. Il ne faudra pas non plus compter sur des special teams qui devront se trouver de nouveaux titulaires aux rôles clés de kicker et punter.

Conclusion

L’embauche de Chip Kelly par UCLA avait retourné la Pac-12 il y a trois ans, après quelques années sous l’impulsion mitigée de Jim Mora, renvoyé au lendemain d’une énième défaite face au rival USC. L’ancien coach d’Oregon et des Philadelphia Eagles ne pourra pas jouir de son crédit éternellement et des résultats concrets, c’est-à-dire des victoires, sont attendus rapidement, en particulier au sein d’une Division South où personne n’émerge vraiment comme un favori indiscutable.

Programme réputé historiquement, situé sous le soleil californien, avec un superbe campus et un stade mythique, le Rose Bowl, UCLA se doit de faire rêver à nouveau. Les Bruins se montrent déjà plus entreprenants sur le plan du recrutement mais aucun leader ou star ne semble émerger du groupe, année après année. Il faudra montrer des signes de progression et se qualifier au minimum pour un bowl afin de conforter le projet de Chip Kelly et sauver sa place alors que la fanbase s’impatiente depuis déjà trop longtemps.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3

Résumé

Points forts
– Le jeu au sol si la ligne offensive le permet.
– Du talent chez les receveurs.
– La défense contre le jeu de course.

Points faibles
– La défense contre le jeu aérien.
– Pas de star ou de playmaker dans l’effectif.
– Une stagnation inquiétante malgré l’arrivée de Chip Kelly.

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Preview

Preview 2020 : Oregon Ducks

Malgré la perte de QB Justin Herbert, les Ducks d’Oregon possèdent toujours une attaque explosive et ils pourront compter sur la meilleure défense de la conférence Pac-12 pour rester dans la course au titre national.

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le

Crédit photo : Scott Boldt

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Ducks d’Oregon.

Oregon Ducks

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 12-2, 8-1 Pac-12. Rose Bowl : victoire contre Wisconsin (28-27).
Head coach : Mario Cristobal, 3e année (21-7) – Résultats en carrière : 48-54.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Andy Avalos.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Justin Herbert, OG Shane Lemieux, C Jake Hanson, LB Troy Dye.
Joueurs à suivre : QB Tyler Shough, QB Anthony Brown, RB CJ Verdell, WR Johnny Johnson, OT Penei Sewell, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Isaac Slade-Matautia, CB Thomas Graham, S Jevon Holland

Il y a six ans, Oregon bataillait en finale des playoffs avec à sa tête le vainqueur du Heisman Trophy, la légende, Marcus Mariota. Il y a quatre ans, les Ducks bouclaient leur saison sur un bilan atroce de 4-8. Devenu une référence sous la direction de Chip Kelly, le programme d’Eugene a rapidement sombré, jusqu’à se laisser dépasser par Washington ou Stanford dans sa propre division.

Heureusement, Mario Cristobal a remis les choses en ordre. Intronisé head coach à la suite d’une pétition signée par 70 joueurs d’Oregon exigeant sa nomination à la tête de l’équipe, il n’aura pas fallu longtemps pour remettre Eugene sur la carte. En 2019, Cristobal a conduit les Ducks au titre de conférence Pac-12, remporté face à Utah, et au Rose Bowl, grâce à une victoire disputée sur Wisconsin.

C’est aussi grâce à l’impact immédiat d’une classe de recrutement 2019 qui a rendu jaloux les rivaux d’Oregon. Avec une seconde classe consécutive dans le top 15 national cette année, l’effectif est blindé de talent et de jeunes joueurs prêts à devenir la référence à leur poste. De quoi envisager l’avenir sous les meilleurs auspices, et ce dès 2020.

Retour aux sources

Nouveau coach pour l’attaque, qui accueille ainsi Joe Moorhead, ancien coach de Mississippi State et coordinateur offensif réputé. Le nouveau bras droit de Cristobal devrait faire évoluer une attaque qui a montré des signes de progression évidents l’an dernier et qui espère capitaliser sur ses nombreux playmakers.

RB CJ Verdell (#7) – Crédit photo : Jaime Valdez-USA TODAY Sports

La tâche ne sera cependant pas aisée pour reconstruire une attaque qui a perdu son quarterback vedette, Justin Herbert, désormais joueur des Los Angeles Chargers, et la quasi totalité de sa ligne offensive. Heureusement, le seul titulaire de retour sur l’OL n’est autre que OT Penei Sewell, vainqueur de l’Outland Trophy en 2019, déjà considéré comme le meilleur prospect NFL au niveau universitaire à l’heure actuelle. Intraitable, le left tackle des Ducks sera essentiel pour protéger le nouveau QB, ouvrir la voie au jeu de course et assurer le rôle de leader d’une ligne en reconstruction.

Il pourra compter sur les nouveaux venus à ses côtés, le jeune OT Steven Jones et OL Alex Forsyth, joueur polyvalent dans le style de l’ex-Duck Calvin Throckmorton. Si le turnover sera important avec la perte de quatre titulaires sur la ligne, il faut souligner le talent particulier de Mario Cristobal pour construire des OL de très haut niveau et la qualité présente dans l’effectif laisse envisager une transition en douceur. Il faudra au moins ça pour profiter d’une escouade de coureurs prête à tout renverser en Pac-12.

RB CJ Verdell (1 220 yards, 8 TD en 2019) est de retour à son poste, toujours assisté du sprinter RB Travis Dye (658 yards) et de RB Cyrus Habibi-Likio (337 yards, 10 TD). Le groupe a ce qu’il faut pour s’imposer comme la meilleure brigade de coureurs de Pac-12. De quoi retirer un peu de pression des épaules du nouveau quarterback, en l’occurrence le sophomore QB Tyler Shough (144 yards, 3 TD), pro style passer qui attend son heure. Le jeune joueur a eu le temps d’apprendre dans l’ombre de Justin Herbert et devrait assurer la continuité.

Pour jouer le rôle de doublure, Oregon a accueilli QB Anthony Brown, transféré de Boston College, un joueur déjà expérimenté au niveau universitaire. La recrue QB Jay Butterfield, l’un des meilleurs du pays à son poste, devrait profiter d’une année redshirt sauf pépin imprévu.

Enfin, le groupe de receveurs est suffisamment fourni en quantité et en qualité pour garantir un jeu aérien à la hauteur des espérances d’une fanbase exigeante, puisque les vétérans WR Johnny Johnson (57 réceptions, 836 yards, 7 TD) et WR Jaylon Redd (50 réceptions, 465 yards, 7 TD) seront assistés de WR Devon Williams, transféré de USC, et du jeune WR Bryan Addison (18 réceptions, 203 yards, 1 TD), attendu au tournant après avoir été recruté en grandes pompes en 2018. Sans oublier les nombreux autres jeunes receveurs de talent de l’effectif, notamment le prospect quatre étoiles WR Kris Hutson.

OT Penei Sewell (#58) – Crédit photo : Oregon Athletics

Fear the Quack

Pas d’inquiétudes du côté de la défense, avec Andy Avalos déjà bien en place depuis l’an dernier. Les adversaires des Ducks risquent de voir déferler une tempête orange, jaune fluo, verte, ou quelque soit la couleur de l’uniforme, à chaque snap. En 2019, les Ducks ont fini à la première position en Pac-12 en sacks et ont provoqué énormément de turnovers.

On retrouvera donc le style ultra explosif cher à l’ancienne fac de Phil Knight, le bien connu PDG de Nike, et ce malgré le départ du quarterback défensif Troy Dye. L’unité défensive d’Oregon récupère énormément de titulaires cette année, et surtout de playmakers, puisque 11 des 13 meilleurs plaqueurs sont de retour.

À commencer par DE Kayvon Thibodeaux (35 plaquages, 14 pour perte 9 sacks), l’une des meilleures recrues du pays en 2019, déjà auteur de 9 sacks lors de sa saison true freshman au sein de la rotation. Avec les mammouths NT Jordon Scott (32 plaquages) et DT Austin Faoliu (39 plaquages, 5 pour perte, 2 sacks) à côté, cette ligne défensive a le potentiel pour faire partie des meilleures DL au niveau national. La profondeur pourrait être l’inquiétude majeure mais, une fois encore, le recrutement à la pointe ces deux dernières années devrait palier au problème de rotation.

Pour combler le départ de Troy Dye donc, Andy Avalos s’appuiera sur le duo de top prospects cinq étoiles LB Justin Flowe et LB Noah Sewell à l’intérieur, avec le vétéran LB Isaac Slade-Matautia (62 plaquages, 6.5 pour perte dont 1.5 sack, 11 passes défendues) prêt à prendre la direction de l’escouade de linebackers. LB Mase Funa (26 plaquages, 8.5 pour perte, 4 sacks) devrait également être un pilier du groupe dans un rôle de linebacker hybride sur l’extérieur.

DE Kevin Thibodeaux (#5) – Crédit photo : NBC Sports

Petite particularité à Oregon : le pass rush qui vient de partout, même de la secondary. Une secondary qui risque de faire du bruit, avec les retours des seniors CB Thomas Graham (64 plaquages, 5 pour perte, 10 passes défendues, 2 INT) et CB Deommodore Lenoir (47 plaquages, 2.5 pour perte, 7 passes défendues, 1 INT), qui ont senti qu’il se passe quelque chose à Eugene actuellement et qui ont donc repoussé d’un an leurs velléités de rejoindre la NFL. Ils seront assistés du jeune CB Mykael Wright (21 plaquages, 4 passes défendues, 1 INT), futur star défensive, et d’un groupe de safeties sans égal en Pac-12 : FS Jevon Holland (66 plaquages, 4.5 pour perte, 4 passes défendues, 1 INT, 1 TD), SS Brady Breeze (62 plaquages, 3 passes défendues, 2 INT, 3 TD), le vétéran SS Nick Pickett (45 plaquages, 6 passes défendues, 1 INT) et l’étoile montante FS Verone McKinley (46 plaquages, 4 INT).

On s’attend donc à pas mal de turnovers du côté de la défense des Ducks avec des playmakers à toutes les positions. Oregon pourra également sur ses special teams avec des returners d’exception sur les coups de pied, tandis que le choix sera difficile au poste de kicker avec plusieurs vétérans déjà dans le roster et deux recrues cinq étoiles au poste. De quoi éviter de nouvelles déconvenues dues à des field goals manqués.

Conclusion

Il y a tellement de talent au sein de cette équipe qu’elle devrait facilement terminer dans le top 3 des différents classements offensifs et défensifs de Pac-12. Reste à voir si ce sera suffisant pour prétendre à une place en playoffs. Oregon doit surtout éviter ses classiques sorties de route et profiter à fond de ses playmakers, en particulier en défense. Jeune mais expérimentée, extrêmement douée, cette équipe des Ducks cuvée 2020 est suffisamment armée pour battre n’importe qui au sein de sa conférence et réaliser le doublé en Pac-12.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.2

Résumé

Points forts
– Une défense pleine de playmakers à tous les postes.
– Le groupe de running backs le plus effrayant à l’Ouest du Mississippi.
– Un coaching staff qui maîtrise recrutement et développement.

Points faibles
– La ligne offensive à reconstruire rapidement.
– Un nouveau quarterback pour prendre la relève de Justin Herbert.
– Éviter les erreurs de parcours habituelles.

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Preview

Preview 2020 : Washington Huskies

Fin de l’ère Chris Petersen, nouveau coaching staff, nouveau QB : les Huskies devront encore se reposer sur leur défense pour espérer retrouver une place au Pac-12 Championship Game.

Publié

le

Crédit photo : Washington Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Washington Huskies

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Las Vegas Bowl : victoire contre Boise State (38-7).
Head coach : Jimmy Lake, 1ère année.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Pete Kwiatkowski & Ikaika Maloe.
Titulaires de retour : 13, 4 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Aaron Fuller, TE Hunter Bryant, OT Trey Adams, C Nick Harris, FS Myles Bryant.
Joueurs à suivre : QB Kevin Thomson, QB Jacob Sirmon, RB Richard Newton, WR Jalen McMillan, OL Jaxson Kirkland, DT Levi Onwuzurike, DE Sav’ell Smalls, LB Edefuan Ulofoshio, CB Kyler Gordon, DB Elijah Molden.

L’ère Chris Petersen est désormais terminée à Washington. L’ancien coach de Boise State, qui a conduit les Huskies en playoffs, à une victoire au Rose Bowl et deux titres de conférence Pac-12, a décidé de suspendre sa carrière d’entraîneur. Il laisse les clés à son ancien coordinateur défensif, Jimmy Lake, qui devra donc remettre en ordre l’un des programmes majeurs de la côte Ouest ces dernières années, en dépit de nombreux départs en attaque.

Il faut le dire, malgré un bilan de 8-5, Washington a été l’une des déceptions de la saison 2019. Les Huskies n’ont pas su répondre aux attentes au sein de la conférence Pac-12, battus par Cal, Stanford, Oregon, Utah et Colorado. Avec les multiples départs en attaque, en particulier celui du quarterback Jacob Eason, le chantier est important mais la défense de Jimmy Lake pourrait bien s’imposer comme l’une des références au niveau national et assurer une transition en douceur. En attendant le retour au sommet, avec une classe de recrutement 2020 dans le top 20 national et au second rang en Pac-12, derrière les rivaux d’Oregon.

Un besoin vital de leadership

Il y avait du talent au sein d’une attaque qui a énormément déçu en 2019, terminant la saison à la huitième place de leur conférence au niveau offensif. Seulement quatre titulaires seront de retour cette année mais l’optimisme est de rigueur alors que Jimmy Lake a embauché John Donovan comme coordinateur offensif. L’ancien assistant de James Franklin à Vanderbilt et Penn State a passé les dernières années en NFL, chez les Jacksonville Jaguars, et il aura à disposition un effectif de qualité.

RB Richard Newton (#28) – Crédit photo : SI

Au sol, il faudra compter sur le puissant RB Richard Newton (498 yards et 10 TD en 2019), auteur de 11 touchdowns en 2019, dont 10 à la course, en seulement dix rencontres comme remplaçant. Il devrait logiquement devenir l’un des piliers d’une attaque qui se cherche de nouveaux leaders. La ligne offensive en reconstruction pourra compter sur les retours de OL Jaxson Kirkland, probable futur left tackle après avoir occupé le poste de right guard l’an dernier, et de OG Luke Wattenberg.

Pour les accompagner, les Huskies ont de la ressource grâce à un recrutement à la pointe et une formation efficace qui fait dernièrement de Washington un pipeline d’offensive linemen vers la NFL. La recrue quatre étoiles C Myles Murao devrait prendre la succession de Nick Harris, avec le jeune et immense OT Nate Kalepo comme potentiel right tackle et future star de la ligne.

Cette attaque aura cependant besoin de playmakers dans le jeu aérien, principalement au poste primordial de quarterback. Jacob Eason et son bras canon partis, QB Jacob Sirmon (19 yards) devait assurer la relève. Neveu de Peter Sirmon, DC à Cal, et cousin de Jackson Sirmon, linebacker à Washington, il faisait office de favori pour le onze de départ… avant l’arrivée au printemps de QB Kevin Thomson, le Big Sky Offensive Player of the Year en 2019, transféré de Sacramento State (FCS) pour jouer sa saison senior avec les Huskies. Il sera peut-être le QB d’expérience qui permettra une transition en douceur avant l’éclosion des deux quarterbacks prometteurs de l’effectif : la recrue quatre étoiles QB Ethan Garbers et le redshirt freshman QB Dylan Morris en remplaçants.

Évidemment, le casting de receveurs sera essentiel à la réussite du nouveau quarterback titulaire et Washington aura besoin de déterminer son go-to receiver rapidement. Les prétendants sont nombreux, entre les sophomores WR Terrell Bynum (368 yards, 2 TD) et WR Ty Jones (491 yards, 6 TD), sans oublier WR Puka Nacua (168 yards, 2 TD), titulaire à trois reprises comme freshman avant sa blessure. La recrue quatre étoiles WR Jalen McMillan pourrait également voir son talent éclore précocement. Enfin, il faudra compter sur TE Cade Otton (344 yards, 2 TD), l’un des meilleurs à son poste au sein de la conférence Pac-12.

DT Levi Onwuzurike – Crédit photo : Getty Images

Si l’attaque progresse aussi rapidement que la défense l’an passé et que les leaders attendus émergent, les Huskies devraient à nouveau marcher sur leurs adversaires et retrouver leur lustre récent.

Jeunesse et expérience

Ainsi, la défense se retrouve cette année comme le point fort du programme de Seattle. Décimée l’an dernier, elle a dû se reconstruire avec dix nouveaux titulaires et a forcément connu des moments compliqués, jusqu’à monter en puissance et s’imposer en atout pour les Huskies. Les performances en fin de saison face à Washington State et Boise State en sont la preuve, pour un groupe qui a terminé troisième meilleure défense de Pac-12 en 2019, en dépit d’une secondary blindée de freshmen et des lacunes en couverture chez les linebackers.

Cette saison, Pete Kwiatkowski pourra ainsi compter sur l’une des meilleures secondaries du pays malgré sa jeunesse, avec la présence de DB Elijah Molden (79 plaqueurs, 5.5 pour perte, 13 passes défendues, 3 fumbles forcés, 4 INT), référence à son poste et attendu de pied ferme en NFL. Aligné comme nickelback, il sera le patron d’une escouade de sophomores, dont le futur taulier CB Kyler Gordon (32 plaqueurs, 4 passes défendues), ainsi que CB Trent McDuffie (45 plaqueurs, 1 INT), FS Cameron Williams (32 plaqueurs, 3 INT) et SS Asa Turner (19 plaqueurs, 1 INT), tous les quatre titulaires en 2019 comme freshmen. Avec le vétéran CB Keith Taylor (59 plaqueurs, 2 pour perte, 5 passes défendues) pour assurer la rotation, il devrait être difficile d’avancer par les airs face aux Huskies.

Surtout que le pass rush devrait passer un cap. Construite autour des deux linemen DT Josiah Bronson (23 plaqueurs, 2 sacks) et la superstar DT Levi Onwuzurike (45 plaqueurs, 2 sacks), la défense de Washington comptera sur DE Ryan Bowman (34 plaqueurs, 9.5 pour perte dont 5.5 sacks, 3 fumbles forcés, 1 INT) et DE Joe Tryon (41 plaqueurs, 12.5 pour perte dont 8 sacks) pour mettre la pression sur les quarterbacks d’en face, avec la recrue vedette DE Sav’ell Smalls en remplaçant. Prospect cinq étoiles, il était considéré comme le troisième meilleur joueur du pays à son poste au sein de la classe de recrutement 2020.

CB Elijah Molden – Crédit photo : Alika Jenner, Getty Images

Derrière la ligne défensive, une importante rotation devrait s’effectuer pour les deux rôles de linebacker, avec le retour du jeune LB Edefuan Ulofoshio (47 plaqueurs, 3 sacks), titulaire à trois reprises l’an dernier et récompensé d’une bourse d’études. Probable futur patron du groupe, il sera flanqué de LB Jackson Sirmon (28 plaqueurs) ou LB MJ Tafisi (13 plaqueurs), sans compter les nombreux freshmen prêts à prendre des responsabilités.

C’est donc une défense blindée de playmakers qui devrait porter Washington cette saison, alors que les special teams devraient également se mettre en valeur. Les Huskies ont recruté le meilleur punter de junior college en 2020, P Triston Brown.

Conclusion

En 2019, Washington a déçu. Malgré une attaque explosive, la défense faisait peau neuve et les Huskies ont connu des ratés qui ne pardonnent pas. C’est le même son de cloche cette saison, de l’autre côté du ballon, avec une attaque qui doit se trouver sept nouveaux titulaires, dont un quarterback. Le départ de Chris Petersen, malgré une transition en douceur avec la promotion interne de Jimmy Lake, devrait en outre légèrement chambouler les systèmes et les esprits.

Le nouveau coach en place pourra toutefois se reposer sur une défense en béton armé pour faire oublier les incertitudes en attaque, avec de nombreux joueurs de très grand talent, en particulier au sein de la secondary. Un bon début pour faire face à la menace grandissante d’Oregon, de retour au top en Pac-12 et dans le recrutement.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’une des meilleures défenses du pays.
– Un recrutement d’élite pour un effectif très talentueux.
– Un nouveau coaching staff dans la continuité.

Points faibles
– L’attaque n’a pas encore de leader établi.
– Beaucoup de nouveaux titulaires du côté offensif.
– De nouveaux systèmes de jeu à maîtriser et un nouveau QB.

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