Suivez-nous sur

NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – #2

Chaque semaine, Loïc Baruteu vous présente un tour d’horizon de l’actualité de la draft NFL 2018 : First pick, Who’s hot, who’s not, Top 32 et bien d’autres choses. Vous saurez tout sur les futures stars de la NFL.

Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – #2

Comme on aime bien croire qu’on peut prédire l’avenir à TBP, on analyse chaque semaine les prospects qui font du pied à la NFL et on rapporte ce qu’on a vu. Parce qu’on a sans doute plus de crédibilité que Migos, qui prédisait une saison sans défaite à Rutgers.

La grande foire aux QB

La saison NFL a finalement démarré, après une pré-saison absolument passionnante, qui a au moins le mérite de permettre aux Browns de gagner des matches.

En parlant de losers magnifiques justement ; quelle franchise aura le premier choix ? S’il reste évidemment du chemin à parcourir, certaines équipes semblent déjà prêtes à en découdre pour avoir la primeur d’ouvrir la draft en 2018 et sélectionner un QB, un vrai qui sait lancer la balle.

Il y a forcément les New York Jets, qui n’ont visiblement ni jeu au sol, ni jeu aérien. Le choix des bookmakers pour le first pick. Attention tout de même aux San Francisco 49ers en embuscade à l’extérieur du virage et aux Washington Redskins, qui échangeront peut être cette fois-ci une décennie de choix du premier tour pour grimper dans la draft.

En tout cas, la course aux quarterbacks sera passionnante tant il paraît que la moitié des équipes de la Ligue ont besoin d’un nouveau gars sûr à ce poste. Eli Manning pourrait bien finir cassé en deux, à son grand âge, complètement livré à lui-même derrière une ligne offensive qui se croit encore à la plage. Les New York Giants ont néanmoins sélectionné Davis Webb l’an dernier pour assurer la relève quand Manning aura encaissé le sack de trop.

Les Arizona Cardinals seront probablement intéressés eux-aussi, alors que Carson Palmer devient gâteux et qu’il confond ses receveurs avec les defensive backs adverses. Les Buffalo Bills auront leur mot à dire, surtout avec les choix de premier et second tours qu’ils ont cumulé pour probablement monter un échange. Selon les perfs de Goff, les Los Angeles Rams montreront peut être de l’intérêt pour un QB à la draft, surtout si c’est pour choper Sam Darnold, qui remplit deux fois plus le Coliseum que les Rams, ou le voisin Josh Rosen.

Who’s hot?

WR Simmie Cobbs, Indiana
En Week 1, Simmie Cobbs a mis à l’envers la secondary d’Ohio State avec ses 149 yards en 11 réceptions et 1 touchdown. En Week 2, il s’est contenté de 5 réceptions pour 62 yards et 1 touchdown dans la victoire à Virginia. Indiana a montré du potentiel en ce début de saison, bien poussé dans le dos par son receveur vedette.

QB Baker Mayfield, Oklahoma
Il faut se rendre à l’évidence, Baker Mayfield est probablement plus qu’un simple prétendant au Heisman. On l’a dit et on le répète, cette classe de quarterbacks est bourré de jeunes garçons de qualité. Face à l’effrayante ligne défensive d’Ohio State, Mayfield a joué sa partition comme le chef d’orchestre qu’on attend qu’il soit à Oklahoma. Avec des stats admirables face à un concurrent pour les playoffs et surtout une victoire qui vaut pas mal de points, Baker a planté son drapeau dans le cœur des scouts NFL.

TE Hayden Hurst, South Carolina
Visiblement, Hayden Hurst provoque beaucoup d’émoi chez les scouts NFL. Passé en ligue mineure de baseball avant de retourner à l’école à South Carolina, le tight end de 24 ans possède une combinaison de vitesse et de puissance rare à son poste. Surtout, il est aussi bon pour bloquer que pour recevoir le ballon, à l’heure où la plupart des TE sont avant tout des receveurs XXL. Si son âge canonique pourrait être un frein pour certaines franchises, sa maturité devrait néanmoins être appréciée par d’autres. On devrait entendre parler de Hurst plus souvent, en particulier s’il continue de piquer le taff des running backs à South Carolina.

Who’s not?

FS Ben Edwards, Stanford
Des plaquages ratés en open field, notamment deux sur des big gains de USC dont un touchdown, Ben Edwards s’est fait victimiser par l’implacable QB des Trojans et son escouade de receveurs qui avait pourtant commencé la saison à côté de ses pompes. Le safety originaire de Floride n’a jamais été une présence dissuasive en défense mais on attendait de lui qu’il prenne une nouvelle dimension en 2017. Il fait peu de doute qu’Edwards restera à Stanford pour sa saison senior l’an prochain afin de multiplier ses chances de sélection, même si l’on n’est jamais à l’abri d’une décision farfelue.

RB Justin Jackson, Northwestern
La définition d’un match pourri : 18 yards en 7 courses, avec un touchdown quand même pour soigner les stats, un sack concédé comme bloqueur en situation de passe, Justin Jackson a été d’une aide précieuse aux Wildcats qui avaient visiblement envie de se faire défoncer par Duke. C’est la honte contre une fac de basket. Bouh.

DE Marcell Frazier, Missouri
Un paquet d’experts placent Marcell Frazier au premier tour de la prochaine draft, ce qui en fait forcément l’un des pass rushers les plus scrutés du pays. Face à South Carolina, il ressemblait plutôt à un undrafted free agent en galère pour se trouver un employeur en NFL. 1 plaquage, voilà la stat de Frazier contre les Gamecocks, qui n’a ni pesé dans le pass rush, ni dans la défense contre la course. Pas besoin de préciser qu’il faudra vraiment se sortir les doigts pour conserver ce statut de petit chouchou des scouts.

Top 32

1. QB Sam Darnold, USC (=)
Trois ans que USC se faisait fumer par Stanford. Le Cardinal avait même remporté sept des neuf dernières rencontres entre les deux équipes, signe des temps en Pac-12. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et l’équipe de David Shaw savait bien que faire face au fils prodigue Sam Darnold était probablement son plus gros défi cette année. Finalement, ce fut une large défaite par 18 points d’écart. Parce que le QB californien a encore sorti des actions zinzins quand il fallait, malgré deux interceptions sur des passes forcées, pour une onzième victoire consécutive des Trojans. Darnold ressemble à ces robots exterminateurs de l’humanité dans les films : impassible, mécanique, impitoyable.

2. QB Josh Rosen UCLA (=)
« The Rosen One » continue de faire pleurer de joie Jim Mora qui avait déjà oublié que le destin de son QB est de lui sauver les miches. Bon, il faut avouer qu’une rencontre contre Hawaii fait plutôt office de match amical où les coaches de programmes majeurs en profitent pour faire jouer des mecs qui ont vu le terrain deux minutes en trois saisons. Heureusement, il y avait Josh Rosen pour apporter de l’intérêt à ce duel ; Josh met son casque, Josh marque un touchdown, Josh met sa casquette pour éviter un coup de soleil, et ça cinq fois dans le match. L’élu a donc déjà marqué environ trente fois plus de points depuis le début de la saison que tous les running backs de UCLA réunis.

3. DE Arden Key, LSU (=)
Pas de nouvelle, bonne nouvelle. Sauf qu’on entend parler d’Arden Key à peu près cinq fois par jour. Bonne nouvelle quand même ? Ouais, le pass rusher devrait faire ses débuts face à Mississippi State cette semaine. On croise les doigts.

4. RB Saquon Barkley, Penn State (=)
Todd McShay, qui est un peu le gourou suprême de la secte des augures qui anticipent la draft, a parlé : « si j’avais le premier choix, je prendrais Saquon Barkley plutôt que n’importe quel QB. » Si on peut se foutre de lui avec les énormités qu’il débite régulièrement pour alimenter la twittosphère, il faut reconnaitre ses choix osés comme GM. C’est déjà assez miraculeux de voir un running back sélectionné dans le top 5, alors en première position c’est presque une intervention divine. Saquon Barkley est tout de même de très, très loin le meilleur RB de cette draft, on est d’accord Todd.

5. SS Derwin James, Florida State (=)
La NFL a écrit un article sur Derwin James. Avec une vidéo en plus. Trop bien. Mais les avocats de TBP nous ont conseillé d’éviter un procès avec la Ligue donc on évite de piquer leur matos. Allez voir. On en apprend un peu plus sur James, notamment qu’il a reçu une bourse pour Florida State alors qu’il avait encore l’âge de renifler des bâtons de colle. On apprend également que la maman du joueur a eu une vision qui lui faisait voir son garçon devenu un monsieur important dans la NFL. Beware the Ides of March.

6. OT Trey Adams, Washington (=)
7. FS Minkah Fitzpatrick, Alabama (+2)
8. WR Calvin Ridley, Alabama (=)
9. WR Equanimeous St. Brown, Notre Dame (-2)
10. QB Lamar Jackson, Louisville (+4)
11. WR Christian Kirk, Texas A&M (-1)
12. DT Da’Ron Payne, Alabama (-1)
13. DT Trenton Thompson, Georgia (=)
14. DT Christian Wilkins, Clemson (+1)
15. CB Iman Marshall, USC (+2)
16. OT Mike McGlinchey, Notre Dame (-4)
17. DE Dorance Armstrong, Kansas (-1)
18. CB Kevin Toliver, LSU (+1)
19. DE Bradley Chubb, NC State (+4)
20. OG Quenton Nelson, Notre Dame (=)
21. DT Andrew Brown, Virginia (-3)
22. DE Harold Landry, Boston College (=)
22. LB Cameron Smith, USC (+1)
23. OT Connor Williams, Texas (-3)
24. WR Courtland Sutton, SMU (N)
25. DT Vita Vae, Washington (=)
26. CB Tarvarus McFadden, Florida State (=)
27. TE Hayden Hurst, South Carolina (N)
28. LB Matthew Thomas, Florida State (+1)
29. DE Sam Hubbard, Ohio State (-2)
30. RB Derrius Guice, LSU (-2)
31. WR Parris Campbell, Ohio State (=)
32. WR Antonio Callaway, Florida (N)

Le duel à suivre

Louisville vs. Clemson

Au-delà de savoir si Louisville possède le niveau requis pour s’inviter en playoffs, cette affiche devrait nous donner une nouvelle indication des capacités de QB Lamar Jackson face à une grosse écurie du college football.

Opposé à une ligne adverse composée de DT Christian Wilkins, DE Austin Bryant et DE Clelin Ferrell, qui ont tous les trois largement participé au massacre du backfield d’Auburn la semaine passée, le quarterback sera rudement mis sous pression.

Si CB Jaire Alexander revient de blessure à temps pour affronter les Tigers, son duel avec WR Deon Cain pourrait ajouter un intérêt supplémentaire à cette rencontre. Cette confrontation sera également l’occasion d’observer DE James Hearns, qui s’est bien planté face à la ligne offensive de North Carolina et qui devrait trouver en Clemson un adversaire de taille pour redorer son blason.

Les rookies NFL

Qui aurait cru que le match entre Pittsburgh et Cleveland se terminerait avec un écart aussi minime ? Peut être deux ou trois parieurs fous de Las Vegas. Alors qu’on s’attendait à ce que les Steelers mettent une branlée aux Browns, le petit nouveau QB DeShone Kizer (Cleveland Browns) a confirmé ce qu’on avait vu en pré-saison. Avec un touchdown à la passe et un autre à la course, il a marqué des points à tous les niveaux. Seule ombre au tableau, la première interception en carrière de LB T.J. Watt (Pittsburgh Steelers), le frangin de J.J., à un moment assez crucial. Sans oublier 2 sacks et 7 tackles à ajouter à l’addition. Cette famille est flippante.

Sinon, il faut avouer que cette classe de running backs a de la gueule. RB Kareem Hunt (Kansas City Chiefs), catapulté titulaire par miracle, a plus que participé à la démolition des Patriots, les champions régnants, avec trois touchdowns au total. RB Leonard Fournette (Jacksonville Jaguars) est parvenu à atteindre de justesse la barre des 100 yards derrière une ligne offensive pas terrible qui double son mérite. RB Christian McCaffrey (Carolina Panthers) a été aligné un peu partout sur le terrain donc on ne sait plus trop s’il est running back mais ses adversaires aimeraient sans doute qu’il se contente de porter un peu le ballon.

On peut aussi souligner l’entrée dans le game de QB Deshaun Watson (Houston Texans), champion national en titre avec Clemson, appelé à la rescousse alors que Tom Savage sabotait le match des Texans. Il n’a pas pu empêcher les Jaguars de s’imposer mais a déjà marqué des points pour une future titularisation.

Enfin, on l’a gardé pour finir tellement c’est beau, RB Tarik Cohen (Chicago Bears), dont on évitera les blagues sur le nom, a mis la misère aux Falcons du haut de son mètre et quelques au garrot. Intenable en attaque et en special teams, il a déjà plus que justifié sa sélection au quatrième tour. Bravo.

Le futur grand

CB Byron Murphy, Washington
Après les deux premières rencontres de sa carrière universitaire, le redshirt freshman affiche des statistiques surprenantes : 2 plaquages, 3 passes défendues et 2 interceptions. Recrue de choix en 2016, Byron Murphy était attendu comme le messie au sein d’une secondary qui a vu ses fondations s’écrouler après les départs de plusieurs titulaires. Si la défense a surtout affronté des peintres jusqu’ici, on a hâte de voir le tournant que prendra la première saison de Murphy au moment d’affronter les attaques de Pac-12 qui balancent autant de missiles que la Corée du Nord ces derniers temps.

Le moment LOL

Quand on regarde l’histoire des Washington Redskins, on se dit que la franchise n’a franchement pas souvent été aidée par un front staff simplet. Entre la polémique autour du nom de la franchise vis-à-vis de ce qu’il reste de la communauté des Indiens d’Amérique, le refus de l’équipe d’engager des joueurs noirs il y a à peine quelques décennies ou encore le recrutement de l’insupportable Josh Norman, la plupart des décisions prises nous rappelle que n’importe qui peut diriger Washington, que ça soit la franchise NFL locale ou la Maison Blanche.

Credit photo : ASUCLA

En 1946, il semble que les Redskins n’avaient toujours pas pigé les règles de la draft, qui existait alors depuis déjà dix ans. Au premier tour d’une draft qui en compte une trentaine, l’équipe de la capitale sélectionne Cal Rossi, un running back de UCLA. Stupéfaction, tout le monde pense sans doute à une vanne mais non : les Skins ont choisi un athlète universitaire qui vient seulement d’achever sa saison junior et qui n’est donc pas éligible, selon les règles de l’époque. Un beau choix gâché donc, pour ce qui reste aujourd’hui comme l’un des moments les plus absurdes de l’histoire de la draft.

Mais Washington n’en démord pas et sélectionne à nouveau Cal Rossi l’année suivante, en 1947, avec un autre choix de premier tour. Le problème, c’est que le running back avait prévenu qu’il ne jouerait pas au football professionnel et, comme l’ancien Bruin est un homme de parole, il n’a donc pas porté une seule fois le maillot des Redskins. On pensait que le front staff de 2012 avait décroché la palme d’or avec le trade de trois choix du premier tour pour sélectionner Robert Griffin cette année-là, mais la tradition de se planter royalement à la draft est visiblement ancrée profondément dans l’ADN des Skins.

Taulier du blog USC Trojans FR pendant quelques années, Loïc Baruteu aka Bartholomeo a rejoint définitivement l'équipe de The Blue Pennant en septembre 2013 après plusieurs collaborations fructueuses.

Cliquer pour commenter

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire également - NFL Draft