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NFL Draft

Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – #1

Chaque semaine, Loïc Baruteu vous présente un tour d’horizon de l’actualité de la draft NFL 2018 : First pick, Who’s hot, who’s not, Top 32 et bien d’autres choses. Vous saurez tout sur les futures stars de la NFL.

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L’attente a été quasi insupportable mais le College Football est de retour, et avec lui la panoplie de prévisions fantasmatiques qui accompagnent son cycle perpétuel. On a ressorti la boule de cristal du placard pour essayer de deviner quels étudiants-athlètes sont des millionaires en devenir à l’heure de se faire mousser sous le regard des légions de scouts NFL qui s’arrêtent de dormir pendant quatre mois, comme nous en fait.

On repart donc pour une saison à analyser, hiérarchiser et se projeter dans l’avenir. Sans transition, place aux stars de demain, qui feront la pluie et le beau temps des 32 franchises de la Ligue professionnelle.

With the first pick…

The New York Jets select… Josh Rosen, QB, UCLA.

Aucun doute possible, les Jets vont jouer pour le first pick cette saison. Après avoir navigué entre plusieurs quarterbacks sans trouver chaussure à son pied depuis de trop nombreuses années, la franchise de New York a choisi de nommer le journeyman Josh McCown comme titulaire pour cette rentrée 2017.

Âgé de 38 ans, l’ancien joueur de Sam Houston State, une fac obscure de FCS, en est à sa dixième équipe en carrière. S’il a plutôt le profil d’un remplaçant, voire carrément d’un troisième quarterback tant il paraît insensé de le placer à la tête de son attaque, son rôle sera probablement de faire défiler le chrono pour occuper les fans des Jets qui n’ont rien d’autre à foutre le dimanche que d’assister au massacre de leur équipe en direct, pendant que le front office a les yeux rivés sur le college football.

Car il ne fait aucun doute que les Jets choisiront un QB à la draft. Louée depuis l’an dernier, cette classe de quarterbacks a du potentiel. Le problème, c’est qu’avec tout ce choix, il faudra justement en faire un, de choix. Et la franchise new-yorkaise est plutôt à chier (pour rester dans la mesure) pour ça depuis quelques années. Il y a notamment Sam Darnold dont tout le monde pense beaucoup de bien, qui vient d’ailleurs de USC comme Mark Sanchez, le dernier quarterback à avoir mené les Jets en playoffs.

Mais il y a aussi Josh Rosen. Cassé en deux l’an dernier au milieu de la saison, on l’avait un peu oublié après une superbe campagne freshman mais il a brutalement rappelé à tout le monde qu’il a de l’ambition, aux dépens des malheureux Aggies. UCLA compte sur lui pour effacer le souvenir de la piteuse saison 2016, Jim Mora compte sur lui pour conserver son job et les Jets pourraient compter sur lui pour sortir la franchise du fond du trou où elle creuse depuis un paquet d’années. Broadway Josh.

 

Who’s hot?

TE Mark Andrews, Oklahoma
7 réceptions pour 134 yards et 1 touchdown, ce sont les stats de Mark Andrews après la démolition de UTEP par les Sooners. Surtout, son style a plu aux observateurs ; explosif pour se démarquer et puissant pour repousser les assauts des défenseurs après la réception, on le compare déjà à Rob Gronkowski. Avec un favori au Heisman pour lui lancer le ballon, on entendra certainement pas mal parler d’Andrews cette saison et dans les discussions autour de la draft.

RB Ronald Jones, USC
C’est peu dire que Ronald Jones a démarré la saison en trombe ; 159 yards en 18 courses et 3 touchdowns, avec plus de 80 yards gagnés après contact, ce sont les stats du running back après le match face à Western Michigan où le jeu au sol a sauvé les Trojans de l’upset. Pendant que tout le monde bronzait sur les plages cet été, Jones a gagné presque 7 kilos de muscle sans avoir perdu sa vitesse et son explosivité. Le Texan est même déjà considéré comme le meilleur running back à USC depuis Marcus Allen, qui a remporté le Heisman en 1981. Reggie Bush ? LenDale White ? Joe McKnight ? Des joueurs de Pop Warner à côté.

WR Michael Gallup, Colorado State
All-Mountain West en 2016, Michael Gallup était déjà scruté dès la rentrée par les scouts NFL. Il ne s’est pas démonté avec 134 yards en 11 réceptions dans la surprenante victoire des Rams contre Oregon State, avant de finir avec 67 yards en 5 réceptions face à Colorado. Malgré la défaite, Gallup s’est mis en évidence. S’il n’a toujours pas inscrit de touchdown en deux rencontres, il n’y aura sans doute pas à attendre trop longtemps avant de le voir entrer dans la end zone le ballon à la main. L’an dernier, Gallup n’avait pas inscrit de TD avant la troisième rencontre et il a terminé avec 14 unités au compteur, dont 6 lors des deux derniers matches.

Who’s not?

QB Josh Allen, Wyoming
L’an dernier, Josh Allen a conclu sa campagne sophomore à plus de 3 000 yards, 28 touchdowns et 15 interceptions. De quoi attirer l’œil des scouts au moment d’entamer cette saison. Sauf que le QB des Cowboys s’est fait aplatir par Iowa, 24-3. Avec ses 174 yards, aucun touchdown et 2 interceptions, Allen n’a jamais inquiété les Hawkeyes. Pire, il possède un bilan affreux de 7 interceptions pour 1 touchdown en deux rencontres face aux équipes de Power 5, après la déroute contre Nebraska l’an dernier. Oui, ça pique.

OT Connor Williams, Texas
Il va falloir trouver des coupables alors que Texas s’est encore vautré sans respecter les attentes autour de son équipe, censée revenir au top depuis plusieurs années déjà. Connor Williams a beaucoup trop laissé son quarterback sous pression et il a provoqué deux pénalités douloureuses en fin de match. Le joueur a gagné du poids cet été pour correspondre de plus en plus aux critères pros mais il a encore du boulot sur sa technique. Pour lui et les Longhorns, même combat : relever la tête et oublier cette sale défaite pour montrer que le talent peut être converti sur le terrain.

 WR Antonio Calloway, Florida
Antonio Calloway n’est encore qu’à la fac et il sait déjà accumuler les conneries comme un joueur pro. Si son potentiel n’est absolument pas remis en question tant les scouts sont admiratifs du potentiel du joueur, les franchises réfléchiront sans doute à deux fois avant de sélectionner au premier tour un gamin qui adore les narcotiques. La politique de la Ligue est formelle, les substances récréatives sont interdites. Y a pas de raison puisque les employés de fast-foods y ont droit aussi. Calloway devra sans doute attendre quelques tours. À moins que les Bengals soient déjà amoureux de son côté rebelle.

Top 32

1. QB Sam Darnold, USC
Est-il nécessaire de présenter celui qui doit rétablir l’équilibre de la Force à USC ? Capable de lancer aussi bien entre trois defensive backs dans les dernières minutes d’un bowl majeur que depuis un bateau en marche, Sam Darnold fait peur à tous ceux qui doivent jouer contre lui, et aussi aux journalistes parce qu’il ne sait pas sourire. Pour l’émission Sports Science, qui lui a posé des capteurs sur presque toutes les extrémités, ses réflexes de jedi en font une vraie bête de foire. Les Jets et les Browns rêvent de lui la nuit.

2. QB Josh Rosen, UCLA
On a déjà assez parlé du successeur de Joe Namath aux Jets au début de cet article. Josh Rosen est l’espoir de tout un peuple à UCLA. Avec le jeu de course foireux des Bruins, il y a de bonnes chances pour que ce dernier débarque en NFL avec des stats monstrueuses et l’épaule d’un trentenaire. S’il n’atterrit pas à Cleveland, on lui prédit une belle carrière professionnelle.

3. DE Arden Key, LSU
Il va falloir attendre un peu avant de revoir Arden Key sur le terrain mais les nouvelles sont bonnes. Même si LSU a besoin de lui pour éviter une nouvelle saison comme sparring-partner dans la SEC, se remettre d’une épaule démontée prend du temps. Le joueur a déjà repris l’entraînement mais sans contact. On devrait le revoir assez rapidement, surtout avec les matches de conférence qui approchent.

4. RB Saquon Barkley, Penn State
Même si les gens l’ont confondu avec Barry Sanders au Rose Bowl, Saquon Barkley est bien un joueur de Penn State. Capable d’empiler les touchdowns et d’esquiver les défenseurs comme Johnny Manziel esquive les voitures de police, le coureur de poche des Nitanny Lions possède une combinaison de vitesse et de puissance à faire pâlir d’envie les Seahawks, qui vont se taper la version Super Size Me d’Eddie Lacy cette année.

5. SS Derwin James, Florida State
L’an passé, Derwin James a passé son temps au bord du terrain suite à une blessure synonyme de fin de saison. Outre les bons conseils qu’il a pu prodiguer à Deondre Francois qui vit actuellement le même enfer, il devrait apporter un renfort de poids à la secondary des Seminoles. Même s’il n’a pas beaucoup pesé dans la défaite face à Alabama, ses 6 tackles et sa moitié de sack prouvent que sa longue absence ne lui a rien enlevé de ses formidables capacités de défenseur.

6. OT Trey Adams, Washington
7. WR Equanimeous St. Brown, Notre Dame
8. WR Calvin Ridley, Alabama
9. S Minkah Fitzpatrick, Alabama
10. WR Christian Kirk, Texas A&M
11. DT Da’Ron Payne, Alabama
12. OT Mike McGlinchey, Notre Dame
13. DT Trenton Thompson, Georgia
14. QB Lamar Jackson, Louisville
15. DT Christian Wilkins, Clemson
16. DE Dorance Armstrong, Kansas
17. CB Iman Marshall, USC
18. DT Andrew Brown, Virginia
19. CB Kevin Toliver, LSU
20. OG Quenton Nelson, Notre Dame
21. OT Connor Williams, Texas
22. DE Harold Landry, Boston College
23. DE Bradley Chubb, NC State
24. LB Cameron Smith, USC
25. DT Vita Vae, Washington
26. CB Tarvarus McFadden, Florida State
27. DE Sam Hubbard, Ohio State
28. RB Derrius Guice, LSU
29. LB Matthew Thomas, Florida State
30. WR James Washington, Oklahoma State
31. WR Parris Campbell, Ohio State
32. LB Malik Jefferson, Texas

Le duel à suivre

USC vs. Stanford

Il paraît que c’est déjà la finale de Pac-12. Après la victoire démonstrative de Stanford face à la redoutable armada de Rice, tout le monde a déjà oublié Washington qui était pourtant censé casser la conférence pacifique en deux pour les années à venir. Il y a encore du chemin avant les playoffs mais USC et Stanford font déjà office de prétendants sérieux parce que l’un a du potentiel et que l’autre sait comment martyriser un adversaire l’air de rien.

On retrouvera donc au générique de ce match QB Sam Darnold, la prochaine livraison de quarterback en provenance de USC pour la Ligue, mais aussi WR Deontay Burnett, LB Cameron Smith, DE Porter Gustin ou encore CB Iman Marshall, l’un des cornerbacks les plus physiques depuis Cortland Finnegan. Chez Stanford, outre l’habituelle fournée d’offensive linemen, il faudra regarder du côté de RB Bryce Love, chargé de faire oublier McCaffrey, DT Harrison Phillips, LB Joey Alfieri et CB Elijah Holder, de retour après une saison 2016 tronquée. Du beau linge pour la petite finale.

Les rookies NFL

Ça y est, c’est la rentrée pour les petits nouveaux. Fini de jouer au ballon, maintenant il va falloir se rentrer dedans avec J.J. Watt ou Rob Gronkowski. Alors, quels sont les rookies qui ont fait bonne impression durant les rencontres de pré-saison et qui gagneront le droit d’accumuler les gros chèques, les commotions cérébrales, et les bagues s’ils ont de la chance, pendant encore quelques années ?

Puisque la NFL a décidé de nous mâcher le travail, voici un résumé en vidéo des rookies les plus hype avec des angles de vue hollywoodiens. Mais comme la Ligue n’aime pas qu’on lui pique allègrement son matos, il faudra cliquer sur ce bon vieux lien hypertexte direction Youtube : on dit « merci la NFL« .

Pour ceux qui sont encore en 56k et qui n’ont pas le temps d’attendre trois heures le chargement ou qui n’ont pas envie de se torturer en 144p, on va revenir rapidement sur les rookies qui devraient encore plus faire parler d’eux cette saison.

Il y a notamment QB Mitch Trubisky (Chicago Bears), qui donne de l’espoir aux fans de Chicago après sept douloureuses années de Jay Cutler. STATS. Il y a aussi QB DeShone Kizer (Cleveland Browns), perdu à Notre Dame mais qui a conduit les Browns à quatre victoires en pré-saison. Cleveland est donc invaincu pour l’instant et ça fait bizarre.

QB Patrick Mahomes (Kansas City Chiefs) a confirmé le potentiel que certains voyaient en lui pour ses débuts en NFL, en espérant que ça continue. Quant à RB Christian McCaffrey (Carolina Panthers), il a déjà commencé à faire du McCaffrey le peu qu’on l’a vu sur le terrain. Il affrontera d’ailleurs son ancien partenaire DE Solomon Thomas (San Francisco 49ers) et les fans ont déjà hâte de voir ça.

D’un autre côté, Dieu, qui en a sous doute marre d’une humanité qui s’acharne à filer une équipe à Lane Kiffin, a décidé de recommencer avec les sept plaies d’Égypte mais en Floride donc. Outre l’ouragan Irma, Il a commencé par bousiller Ryan Tannehill, puis le rookie LB Raekwon McMillan (Miami Dolphins) qu’on avait hâte de voir à l’œuvre et qui manquera donc toute la saison 2017. Il a aussi envoyé RB Leonard Fournette (Jacksonville Jaguars) courir derrière une ligne faiblarde, lui qui trouve pourtant que « la NFL est trop facile » et qui se fera probablement vite piétiner par des vétérans qui ne partagent pas son avis.

RB Kareem Hunt (Kansas City Chiefs) devrait être propulsé titulaire après la blessure pour la saison de Spencer Ware. On suivra aussi WR Zay Jones (Buffalo Bills), devenu soudainement la première cible des Bills après le trade de Sammy Watkins et la retraite d’Anquan Boldin. Pour les joueurs de Fantasy, RB Dalvin Cook (Minnesota Vikings) s’est déjà imposé comme le meilleur running back des Vikings et il devrait rapporter pas mal de points à son équipe réelle et son proprio virtuel.

Le futur grand

DT Dexter Lawrence, Clemson

ACC Defensive Rookie of the Year, Freshman All-American, champion national avec Clemson, Dexter Lawrence a retourné le college football pour sa première année. Rien d’étonnant à ce qu’un génie des maths multiplie les sacks. Le DT possède d’ailleurs le nouveau record de sacks sur une saison pour un freshman à Clemson, avec 5 unités. Son duo avec le vétéran Christian Wilkins fait déjà trembler d’effroi les lignes offensives qui auront à affronter les Tigers en 2017. En attendant de le voir en NFL, avec le premier choix s’il continue sur sa folle lancée, il reste encore deux saisons pour profiter du phénomène sous l’uniforme orange de la fac de Caroline du Sud.

Le moment LOL

Nouvelle rubrique putaclic sponsorisée par la Compagnie créole, le moment LOL à la draft. Bon, tout n’est pas tout blanc ou tout noir non plus, il n’y a pas que des prospects en costard le nombril à l’air à la draft, il y a aussi des happy endings dont raffolent les Américains et qui nous paraissent assez hallucinants de notre côté guindé de l’Atlantique.

En 2017, c’est Garett Bolles qui a combiné les deux en se pointant sur scène avec son môme nouveau venu sur cette planète folle, Kingston. Roger Goodell était assez gêné, lui qui a plutôt l’habitude de dévorer des enfants tout crus au petit-déjeuner. C’était mignon, c’était loufoque, c’était 100% guimauve, c’est l’Amérique.

Il faut savoir que Bolles s’en sort plutôt pas mal. Après une jeunesse débridée à base de came, d’alcool et de violence entre gangs, le jeune voyou s’est fait virer de chez ses parents avant d’atterrir dans une famille adoptive qui lui a révélé les voies du Seigneur. Bâti comme un char d’assaut soviétique, Bolles s’est affirmé comme DT au high school avant de passer deux ans en mission dans le Colorado pour le compte de son église. Après deux autres années au Snow College et un transfert à Utah où il a été nommé All-Pac-12 comme OL, le joueur de 25 ans a finalement débarqué à la draft avec sa petite famille.

Soufflant à Jerry Jones la possibilité de sélectionner un autre ancien membre de gang pour sa collection, John Elway et les Denver Broncos ont utilisé le 20e choix du premier tour pour Bolles, qui en a donc profité pour présenter son fils, déjà mieux sapé que Malik McDowell à seulement un an, à bout de bras comme Rafiki ou Michael Jackson avant lui. Bienvenue en NFL, Garett !

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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2 commentaires

2 Comments

  1. fred

    9 septembre 2017 at 13h37

    etonnant de ne pas trouver trace de Tyquan Lewis dans votre classement…

  2. Tamoul-à-moustache

    11 septembre 2017 at 14h59

    Très sympa le ton de cet article

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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