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[roadtrip] Trois Frenchies en Amérique (3/4)

Découvrez le Roadtrip de 3 « frenchies » partis en Amérique pour un voyage 100% football !

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Cette semaine, troisième épisode de notre feuilleton en compagnie d’Alexis, Matthieu et Benoit. Ces trois jeunes (et beaux) lorrains, passionnés de football, se sont offerts dix jours de vacances aux Etats-Unis avec un programme des plus chargés. Au programme cette semaine : NFL, College Football et autoroutes !

Tuzzz : Dans l’article de la semaine dernière, le programme était plus que dense avec la visite du Michigan Stadium et des entrainements en pagaille à Akron, Eastern Michigan ou encore Purdue. Votre première semaine sur place se termine, quel est le programme de cette journée de jeudi ?

Alexis : Après la visite et l’entrainement à Purdue la veille, retour vers la NFL ! On fonce donc plein nord vers Green Bay pour le Thursday Night Football : au programme, un gros derby du nord entre les Packers et les Vikings du Minnesota ! Après une matinée sur la route, nous arrivons à Green Bay vers midi. Notre après-midi est consacré au Tailgate organisé par Brett Favre avant chaque match à son fameux bar-grill : 30$ avec boissons et nourriture à volonté ! Au menu, beaucoup de bière (Miller Lite, from Wisconsin !), Bloody Mary mais aussi hamburgers, hot-dogs et cookies à gogo ! Le tout animé par un DJ avec musique, cadeaux et jeux à deux pas du stade. Et après ce moment fort agréable, le grand match dans le mythique Lambeau Field, bien sûr.

Tailgate à Green Bay

Matthieu : Green Bay, ville incontournable pour tout fan de football ! Enfin les Packers, le moment que l’on attendait depuis le début, surtout Benoit et moi. J’ai découvert le football et la NFL grâce à cette équipe et il était temps que j’aille les remercier 😉

T : En tant que grand fan des Packers, je crève évidemment de jalousie. Comment était l’ambiance dans cette petite ville du Nord, uniquement connue pour son équipe de football ?

A : L’atmosphère est vraiment très particulière à Green Bay, toute la ville vit autour du club. En plus, nous avons eu la chance de vivre un match de nuit, avec du brouillard autour du stade et une légère pluie en début de rencontre… Il manquait juste de la neige pour avoir la parfaite ambiance « Frozen Tundra » !

L’entrée de Lambeau Field

M : C’est clair qu’ils vivent littéralement pour le football. Tous les magasins, les bars, les gardiens de parking ou même les banques du coin sont aux couleurs des Packers. Ça met vraiment une ambiance spéciale, on se sent presque en famille au milieu de tout ce vert et ce jaune… Pendant le match, on n’a pas eu droit à la fameuse neige du Wisconsin mais la petite pluie continue jusqu’au troisième quart-temps et le brouillard persistant nous ont quand même mis dans une ambiance très automnale !

T : La semaine dernière, vous disiez avoir été déçu par l’ambiance dans un autre stade de NFL, à Pittsburgh ? Qu’en est-il à Green Bay, la ferveur est elle plus proche du football universitaire ?

A : En effet, rien à voir. A Green Bay, le public est très fidèle et connais très bien le football. Du coup, c’est une des meilleures ambiances de NFL que j’ai pu voir.

L’humour du Wisconsin

M : Je suis complètement d’accord. Les nombreux « Go Pack Go ! » avaient un goût de « We are Penn State ! » et finalement la ferveur était totale dans tout le stade. Pour au final un match à sens unique et une victoire écrasante des Packers, what else ?

T : Après ce grand moment, vous vous rendez maintenant compte que vous vous trouvez au milieu de nulle part, en plein centre du Wisconsin. Quelle était la suite de votre programme ?

A : Suite à notre entraînement de la semaine passée à Georgetown, nous avons été invités à assister à leur match contre Harvard le samedi midi ! Une invitation comme cela ne peut évidemment pas se refuser, même si cela nous oblige à faire un sacré détour par rapport à notre programme original. Nous avons donc pris la route pour Washington dès le lendemain matin.

T : De Green Bay à Washington ?? Dans la journée ? Et à ce moment-là, la voiture ne vous sort pas trop par les oreilles ?

A : Tout à fait, on doit donc retourner à Washington DC sur la journée de vendredi ! Soit environ 1400 kilomètres… Départ de Green Bay à 5h30 du matin sous un déluge que seul le Wisconsin peut offrir.  Vu la longueur du trajet, on se relaye plusieurs fois dans la journée pour éviter au maximum la fatigue et avancer le plus vite possible. Mais vers 18h30, la fatigue et l’appel du foot étant de plus en plus forts, on décide de trouver un match de lycée sur notre route. Et c’est ainsi qu’on assiste à un match de High School en plein milieu de la Pennsylvanie, entre les Highlanders de McGuffey et les Trojans de Derry !

Highlanders de McGuffey contre les Trojans de Derry (High School)

M : Pour tenir, la recette est simple : un Picsou Magazine pour l’un, un Sports Illustrated pour l’autre et surtout la possibilité de changer de chauffeur quand la fatigue se fait sentir ! Le trajet est long mais ça faisait partie du jeu, donc on assume. Et surtout, comme on ne pouvait pas se permettre de passer une journée sans football, le match du soir dans un petit stade de Lycée (McGuffey High School) était parfait pour s’en mettre encore une fois plein les yeux.

T : Si j’ai bien compris, vous passez d’une série de match dans des stades plus mythiques les uns que les autres, à un match de lycée ? Pas trop violent comme changement ?

A : C’est exactement ça ! En fait non, la transition s’est plutôt bien faite après la grosse journée sur la route. Et puis, Matthieu étant fin négociateur, il n’a pas fallu longtemps pour qu’on prenne nos quartiers sur la touche  Le match était vraiment sympa malgré une équipe de Derry avec un effectif très léger qui nous a fait un peu fait penser à notre équipe des Gueules Jaunes. Et une fois le match terminé, on reprend la route pour 3 nouvelles heures de voiture avant d’arriver à l’hôtel dans la nuit, à 1h30 pour être précis…C’était une très très longue journée !

M : Pour le changement, absolument pas ! Du football US à l’état pur, aux origines de ceux qui peuvent un jour finir sur le terrain d’un match de NFL. La pression des coachs, des parents, du commentateur et les encouragements des Cheerleaders : tout était réuni pour que les jeunes joueurs donnent le meilleur d’eux-mêmes sur le terrain. Et sincèrement, le match était plaisant à voir même si l’équipe de Derry s’est vite retrouvée submergée par les gabarits de l’équipe locale.

T : Et nous voilà donc déjà samedi… College Gameday ! Comment débutez-vous cette nouvelle journée de football ?

A : Malgré notre longue journée sur la route la veille, il nous reste encore près de 200 kilomètres pour arriver à Georgetown ! Nous avons donc repris la route de bon matin. Une fois arrivé chez les Hoyas, une belle surprise nous attend : le Head Coach a prévu de nous garder avec l’équipe sur la touche pour le match contre Harvard ! Malheureusement, les Hoyas ne peuvent rien contre une grosse équipe du Crimson qui est encore aujourd’hui invaincue et classée dans le top 25 (7 victoires, 0 défaites et une 17ème place au FCS Coache’s Poll).

Georgetown

M : Après le dernier bout de route jusqu’au campus de Georgetown, la surprise du Coach à notre arrivée était vraiment la cerise sur le gâteau. Les américains aiment le football et ils aiment les gens qui aiment le football !

T : C’est vrai que les Hoyas sont plus connus pour leur équipe de basket-ball (excellente dans les années 1980) que pour celle de football. Quelle était le niveau de jeu affiché sur le terrain, et l’ambiance sur la touche ? Sont-ils loin de rivaliser avec les équipes de FBS ?

M : Nous étions coincés entre les cheerleaders et les linemens qui faisaient le double de nous en rapport poids/taille,  impressionnant ! Sur le terrain, on a malheureusement vu une équipe de Georgetown se faire doucement manger par Harvard. Le niveau était correct mais avec trop d’erreurs à la finition, ce qui effectivement rend compliqué pour eux la possibilité de rivaliser avec un programme FBS.

 

T : Et ce tout petit stade perdu au milieu des grands bâtiments de la prestigieuse université, drôle d’ambiance ! Rien à voir avec le Beaver Stadium…

A : Oui, le stade est un petit gabarit de 3000 places « seulement », situé en plein milieu d’un des plus vieux campus des Etats-Unis… Une ambiance magique !

mascotte G ben

M : Le stade a beau être petit, l’ambiance était quand même à la fête avec l’orchestre, le public et aussi les étudiants qui pouvait voir le match directement par les fenêtres des grands bâtiments de l’université. Et au final quand ils ont perdu, on a même eu l’impression de perdre un peu avec eux…

Retrouvez la quatrième (et dernière) partie du voyage de nos trois frenchies la semaine prochaine sur TBP !

Pour poser vos questions à Alexis et Matthieu avant la semaine prochaine : tuzzz@thebluepennant.com

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis près de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le podcast TBP/Radiossa - Made in US. Expert NFL et NHL. Grand amateur de la NBA et du College Basketball. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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1 commentaire

1 commentaire

  1. Luzoan

    5 novembre 2014 at 06h54

    Vous continuez de me faire rêver, georgetown, et ses casquettes que tout le monde avaient dans ma période pré pubère fin 80 debut 90!!!! Votre roadtrip est l exemple que l’ on peut se débrouiller de faire un voyage magnifique avec un budget pas explosif!!!
    Quel exemple, quel rêve!!!! Merci les Gueules Jaunes!
    Ce que j aimerai le faire….

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Les paris sportifs bientôt autorisés partout aux États-Unis ?

La Cour Suprême américaine vient d’annuler une Loi fédérale qui interdisait aux États américains d’autoriser les paris sportifs.

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Crédit photo : David Becker / For the Washington Post

La Cour Suprême vient d’annuler une loi fédérale qui interdisait les paris sur le football, le basketball, le baseball et d’autres sports dans la plupart des Etats américains, donnant à ces derniers le feu vert pour légaliser les paris sportifs.

À 7 voix contre 2, la Cour Suprême a voté en faveur de l’annulation de la Loi fédérale sur la protection des sports professionnels et amateurs (PASPA). Cette loi de 1992 interdisait les jeux de hasard et les paris sportifs que certains États autorisaient à l’époque, à quelques exceptions près. Le Nevada était le seul État où une personne pouvait parier sur les résultats d’un match.

Une firme de recherche avait estimé avant cette décision que si la Cour suprême venait à invalider la loi, 32 États proposeraient probablement des paris sportifs dans les cinq ans.

“La légalisation des paris sportifs nécessite un choix politique important, mais le choix ne nous appartient pas. Le Congrès peut réglementer directement les paris sportifs, mais s’il choisit de ne pas le faire, chaque État est libre d’agir seul. Notre travail consiste à interpréter la loi adoptée par le Congrès et à décider si elle est conforme à la Constitution. PASPA ne l’est plus.” Samuel Alito, membre de la Cour Suprême.

Menace sur l’intégrité des différents sports ?

La décision de la Cour Suprême intervient suite à un combat juridique mené par l’État du New Jersey, qui a lutté pendant des années pour légaliser les paris sportifs dans ses casinos et les hippodromes de l’État.

Plus d’une douzaine d’États soutenaient l’État du New Jersey, qui affirmait que le Congrès avait outrepassé son autorité en adoptant la loi de 1992 sur la protection des sportifs professionnels et amateurs, leur interdisant de facto d’autoriser les paris sportifs. Le New Jersey plaidait depuis des années que la Constitution américaine permet au Congrès d’adopter des lois interdisant les paris sportifs, mais qu’il ne peut exiger des États qu’ils maintiennent des interdictions. Or, aucune Loi n’a été voté par le Congrès ce qui ouvre la voie à plusieurs États de décider maintenant d’autoriser ces paris sportifs.

Les quatre grandes ligues de sport professionnel américaines, la NCAA et le gouvernement fédéral ont demandé à la Cour de faire respecter la loi fédérale (PASPA). La NBA, la NFL, la NHL et la MLB soutenaient que l’autorisation des paris sportifs au New Jersey nuirait à l’intégrité de leurs sports. Pourtant, plusieurs dirigeants de ces quatre grandes ligues (à l’exception de la NFL) ont récemment montré un certain intérêt pour les paris sportifs encadrés.

150 millions de paris illégaux chaque année

Pour donner un ordre d’idée, l’American Gaming Association (AGA) estime que les Américains parient illégalement environ 150 milliards de dollars sur les sports chaque année.

La loi de 1992 interdisait donc l’organisation de paris sportifs par les États avec des exceptions pour le Nevada, le Montana, l’Oregon et le Delaware, États qui avaient approuvé certaines formes de paris sportifs avant l’entrée en vigueur de la PASPA. Le Nevada est le seul état où une personne peut aujourd’hui parier sur les résultats d’un seul match. A noter que la PASPA ne couvrait pas les paris entre amis. La loi ne couvrait pas non plus les paris sur les courses d’animaux, telles que les courses de chevaux, que de nombreux États autorisent déjà.

Le New Jersey a dépensé des millions de $ en frais juridiques pour tenter de légaliser les paris sportifs dans ses casinos et ses hippodromes. En 2012, avec le soutien des électeurs, les législateurs du New Jersey avaient voté une loi autorisant les paris sportifs, contestant directement la loi fédérale de 1992. L’Etat avait finalement perdu devant les tribunaux.

Cette décision de la Coup Suprême devrait avoir des conséquences énormes car de très nombreux États sont près à autoriser rapidement les paris sportifs. La NCAA et le College Football en particulier seront des cibles privilégiées des parieurs. Les instances de la NCAA ne s’y sont pas trompés en réagissant immédiatement.

Les craintes majeurs des grandes ligues professionnelles et de la NCAA sont liées à l’intégrité et à la crédibilité de leur compétition. En effet, en autorisant les paris sportifs, c’est, selon elles, la porte ouverte à la corruption et aux matchs truqués.

Toutefois, la fin de l’interdiction des paris sportifs pourrait représenter une incroyable opportunité pour la NCAA. En proposant un partage des revenus de ces paris, État par État, elle pourrait ainsi constituer une manne financière très importante afin de rémunérer ses étudiants-athlètes et régler ainsi le dossier épineux de leur rémunération.

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La 135ème édition de Harvard-Yale se jouera à Fenway Park

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Pour la première fois depuis plus de 100 ans, le traditionnel match annuel entre Harvard et Yale ne se déroulera pas sur l’un des deux campus puisque c’est au légendaire stade de baseball des Red Sox de Boston (MLB) que le Crimson et les Bulldogs s’affronteront.

Ce choc annuel met traditionnellement fin à la saison régulière de l’Ivy League. L’édition 2018 aura lieu le 17 novembre prochain.

C’est la première fois depuis 1912 que les deux équipes seront opposées sur terrain neutre.

Le Fenway Park accueillait les Patriots de Boston dans les années 60 et a été l’hôte de nombreux matchs de College Football comme ce fût le cas l’an passé avec l’affrontement entre Boston College et UConn dans la FBS mais aussi celui entre Dartmouth et Brown dans l’Ivy League (FCS).

Bien que cette annonce ait satisfait les deux camps, le capitaine de Yale, le senior Kyle Mullen, regrette qu’il n’aura pas une dernière occasion de battre Harvard dans son stade.

« J’attendais avec impatience d’avoir l’opportunité de s’imposer à Harvard mais je vais devoir me contenter de ce match au Fanway Park » – Kyle Mullen, capitaine des Bulldogs de Yale.

Cette 138ème édition de The Game marquera le 50ème anniversaire du fameux match de 1968. Cette année-là, Harvard marqua 16 points dans les 42 dernières secondes pour égaliser le score à 29-29. Le lendemain, le journal de l’université Harvard avait titré sa première page par le devenu célèbre : « Harvard s’impose face à Yale 29-29 ».

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La NCAA approuve le fair catch dans les 25 yards sur les kickoffs

Le NCAA Football Rules Committee a officiellement décidé de permettre à une équipe qui réussit un fair catch dans ses propres 25 yards de bénéficier d’un touchback.

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Changement important de règlement sur les kickoffs à partir de la saison prochaine : les kick returners seront désormais autorisés à exécuter un fair catch en agitant un brad dans les airs dans leurs propres 25 yards afin de bénéficier de la possession du ballon sur la ligne des 25 yards.

Finalement, ce nouveau règlement adopté par le NCAA Football Rules Oversight Panel, vendredi 13 avril, revient à élargir la zone de touchback de 25 yards.

Si le ballon se rend jusque l’en-but adverse lors du kickoff, l’attaque débutera toujours sur la ligne de 25 yards. Toutefois, si le kick returner décide de retourner le ballon, la possession du ballon commencera sur la ligne où le kick returner a été arrêté dans sa progression.

Ce changement de règlement vise à renforcer la sécurité des joueurs lors d’une phase de jeu qui est statistiquement l’une des plus dangereuses en raison de la violence des chocs entre joueurs.

A noter que d’autres changements ont été adoptés par le NCAA Football Rules Oversight Panel :

  • Suite au kickoff après un TD, l’horloge débutera avec 40 secondes au compteur afin d’accélérer le jeu.
  • Si un replay video vient inverser une décision arbitrale dans la dernière minute des deux mi-temps, un runoff de 10 secondes sera imposé dans le cas où la bonne décision n’aurait pas stopper l’horloge.
  • Les joueurs offensifs ne seront plus autorisés à effectuer des blocs sous la taille au delà de 5 yards par rapport à la ligne de scrimmage. Tous les blocs sous la taille doivent être effectués de manière frontale à l’exception des joueurs de ligne intérieure.
  • Il est interdit de prendre appui sur un coéquipier pour tenter de contrer un field goal ou un extra point.
  • Si une pénalité pour conduite anti-sportive est appelée contre la défense sur un FG, l’attaque a désormais l’option de bénéficier des yards associés à la pénalité sur le kickoff suivant.
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Mark Emmert : « Payer les étudiants-athlètes en football et en basketball tuerait les autres sports »

Le président de la NCAA a une nouvelle fois fait un réquisitoire en faveur du status quo.

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Crédit photo : Matt York/AP

Alors que le Final Four débutera dans quelques heures, le président de la NCAA était l’invité de l’ancien reporter d’ESPN pour une interview au cours de laquelle la question de l’amateurisme a été abordée.

Évidemment, c’est plutôt la question de la possibilité d’accorder des revenues à certains étudiants-athlètes qui fût au coeur des discussions.

« Si vous commencez à payer les étudiants-athlètes masculins, vous devez faire la même chose pour les femmes […] si vous payez seulement les athlètes en football et en basketball, les départements athlétiques devront éliminer les autres sports » – Mark Emmert, président de la NCAA.

Les commentaires de Mark Emmert sont plus que contestables.

Tout d’abord, il tente délibérément de mettre un terme au débat en suggérant que la seule façon de rémunérer les athlètes universitaires reviendrait à ce que les universités leur paient directement un salaire. Or, le modèle olympique est l’alternative la plus populaire. Elle rendrait possible de contourner à la fois les questions financières, le droit du travail et les questions de la Loi Title IX ce qui permettrait ainsi aux quarterbacks vedette ou aux rameurs féminines de bénéficier de différentes sources de revenus, notamment publicitaires. Mark Emmert le sait mais il a préféré d’écarter cette option prétendant ainsi qu’il n’y a pas d’autre alternative que le status quo.

Deuxièmement, Mark Emmert considère que le modèle NCAA a un impératif moral imposant ainsi que les joueurs de football et de basketball masculins s’affrontent gratuitement pour que le tennis et la natation puissent exister. Encore une fois, le président de la NCAA choisit d’ignorer le fait que le football et le basketball rapporte des millions de $ aux universités… qui le dépensent, certes, pour construire des installations sportives de haut niveau mais aussi pour offrir des salaires faramineux aux coaching staffs tout en préservant une bureaucratie parfois surabondante…

Le débat

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