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TBP Road Trip : au coeur du Croke Park Classic

Samedi 30 aout 2014, Penn State et Central Florida se sont affrontés lors du traditionnel Croke Park Classic organisé à Dublin (Irlande). Notre envoyé spécial, Mathieu Brouckaert, était sur place afin de vous vivre de l’intérieur ce choc entre les Knights et les Nittany Lions. Un Road Trip comme on les aime.

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Samedi 30 aout 2014, Penn State et Central Florida se sont affrontés lors du traditionnel Croke Park Classic organisé à Dublin (Irlande).  Notre envoyé spécial, Mathieu Brouckaert, était sur place afin de vous vivre de l’intérieur ce choc entre les Knights et les Nittany Lions (pep rally, tailgating, the game, etc…). Un Road Trip comme on les aime.

TBP Road Trip : au coeur du Croke Park Classic

par Mathieu Brouckaert

Enfin ! Après 7 mois d’attentes, voici enfin le retour du College Football et une fois n’est pas coutume pour ces deux programmes qui n’ont jamais joué un match en dehors des Etats-Unis, le début du championnat a lieu à Dublin (Irlande).

Le College Football s’exporte et surtout… rapporte à la ville de Dublin, qui accueillera plus de 20.000 fans (dont 4.000 venus d’Europe). On annonce un bénéfice de plus de 30 millions d’Euros pour l’économie du pays.

Vendredi 29 aout

Les équipes étant déjà arrivées depuis mardi, c’était au gros contingent de fans d’arriver le vendredi et dès la descente de l’avion on voit du Penn State partout, à vrai dire si le match s’y jouait au nombre de fans présents, Penn State gagnerait aisément.

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L’entrée du Pep Rally de UCF

Après les formalités touristiques, il est l’heure de rejoindre Meeting House Square là où a lieu le Pep Rally d’UFC (sur le programme celui d’UCF commence plus tôt). Pas mal de fans présents, étaient-ils cachés ou alors englués au pub ? Les cheerleaders se chargeront de chauffer la foule en attendant. A la minute près, le Pep Rally commence, avec la présence du président de la fédération de la GAA, le maire de la ville et coach O’Leary qui se verra remettre un cadre du mérite qui récompense les hommes et femmes qui ont fait quelque chose d’incroyable (faire venir une équipe en Irlande dont on ne parle jamais sur ESPN en fait partie).

Durant le Pep Rally nous entendons des clameurs et on se dit que celui de Penn state a surement déjà commencé… Impression confirmée quelques minutes plus tard avec une marrée humaine dans la rue principale à quelques pas du Meeting House Square. Une foule tellement compacte qu’il sera impossible d’approcher de la scène. Par contre les deux formations sont bien représentées dans les rues de Dublin, et quelques vendeurs essayent d’en tirer profit en vendant écharpes et t-shirts.

Samedi 30 aout

Tailgate

Le tailgate d’avant match a lieu dans la zone de Temple Bar. Dès notre arrivée dans la fan zone, on voit que le football américain est mis à l’honneur avec la possibilité de lancer un ballon dans des cibles, et surtout la présence de drapeaux à l’effigie des deux écoles. La fête commence à 10h mais elle a déjà bien commencé dans les différents pubs.

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Le Old Storehouse Pub avec les fans des Knights

Nous parcourons les différentes rues… impossible de rentrer dans les pubs de Penn State déjà bouchés alors direction le Old Storehouse qui est l’unique pub dédiée aux fans des Knights… qui, lui aussi, sera vite comble après notre arrivée. Chansons et boissons coulent à flot !

Une fois la fête lancée, le spirit squad autrement dit les cheerleaders arrivent pour le plus grand plaisir des fans présents ! L’ambiance augmentera encore d’un cran. Peu après, nous décidons de partir pour rejoindre les bus spécialement affrétés pour les supporteurs afin de rejoindre, enfin, Croke Park.

Le match

Une fois déposé, nous parcourons les derniers mètres qui nous séparent du stade, et enfin, se dessine l’antre du match, le mythique Croke Park et ces 80.000 places. Une foule dense se presse peu avant l’ouverture des portes. Il était possible de prendre le programme pour le match (10€) qui était très bien fait. Des articles sur les écoles, les effectifs, les règles et le programme de la mi-temps (j’y reviendrai).

Le stade se remplit doucement, il ne sera pas plein mais il faut bien avouer que remplir ce stade de 80.000 places n’est pas évident dans un pays où ce sport est encore en développement. Les joueurs arrivent 1h avant le début du match pour s’échauffer.

Le show à l’américaine peut commencer ! Les équipes montent sur le terrain sous les vivas de la foule, l’hymne Américain et Irlandais seront chantés. Et même deux chasseurs F-16 passeront comme de coutume à la fin de l’hymne américain (ce qui vaudra encore plus d’acclamations de la part de la foule et des réactions paniquées de la part de certains habitants sur les réseaux sociaux).

Le début de match est à l’avantage de Penn State qui en profite pour ouvrir la marque à la suite d’une grossière faute sur le punter de PSU. La tribune d’en face où se sont massés les fans de PSU exulte. Ils ont l’avantage numérique et cela s’entend ! Je me demande à ce moment ce que cela donnerait dans leur stade du Beaver Stadium doté de 106.000 places !!!

UCF peine à sortir la tête de l’eau à cause de la bonne organisation de la ligne offensive de Penn State. Les Nittany Lions, eux, sont portés par un excellent QB Christian Hackenberg. Il a le temps de lancer et en profite à chaque fois pour faire mal à UCF.

Le second quart temps est aussi à l’avantage de PSU. On remarque surtout TE Jesse James, qui arrive toujours à bien se démarquer pour permettre au drive de PSU de continue. Largement dominé, UCF décidera finalement de faire monter le QB sophomore Justin Holman à la place du QB Pete DiNovo absolument inexistant. La mi-temps est sifflée sur le score de 10-3 en faveur de PSU.

A la mi-temps, les spectateurs qui ne se sont pas engouffrés dans les coursives pour s’abreuver peuvent profiter d’une animation spéciale. En effet, un match de Hurling (un mélange de hockey sur gazon et football) a lieu. Les deux équipes représentent une université. Pour la petite histoire, c’est l’équipe représentant Penn State qui gagne (prémonitoire ?)

Dès la reprise, UCF montre un tout autre visage et la ligne offensive de PSU commence à montrer des signes de faiblesses. Dèes lors, QB Hackenberg sera mis en difficulté mais grâce à son talent et à son excellente vision du jeu, il arrivera à garder la main mise sur ce match. Il est aussi bien aidé par ses receveurs qui réalisent d’incroyables réceptions… avec pour conséquence d’énerver mes voisins, pauvres fans des Knights.

Et puis un déclic, Central Florida se ressaisit et parvient à inquiéter la défense de Penn State peu avant la fin du 3ème quart. Les Knights cherchent le soutien du public qui le lui rendra bien en encourageant à fond l’équipe. Il aura fallu du temps pour que la machine se mette en marche mais UCF semblait alors pouvoir tout détruire sur son passage. Malheureusement, la faiblesse de la défense des Floridiens UCF sur certains jeux leur coutera très cher : une grossière erreur permettra à QB Hackenberg de trouver WR Geno Lewis pour un TD de 79 yards. 20-10 à la fin du 3ème quart. A ce moment là, PSU parait à l’ abri d’un quelconque retour d’UCF. Mon voisin est en dépression.

« Not so fast » comme dirait Lee Corso! UCF semble reprendre ces bonnes habitudes de la saison dernière en tentant de faire un comeback dans le dernier quart. QB justin Holman trouve WR Josh Reese, jusque-là assez discret, pour un TD qui relance l’intérêt de cette rencontre. La fin du match sera plein de suspense; aucune des deux équipes ne veut lâcher le morceau. PSU mène de 6 points à 3 minutes de la fin quand UCF récupère le ballon. Les Knights se lancent donc dans un comeback incroyable, la foule pousse les joueurs à se donner a fond et QB Holman court pour le TD ! Ma tribune explose. Mon voisin, toujours vivant, ira même jusqu’à me prendre dans ces bras. UCF mène pour la 1ére fois dans ce match. 24- 23.

Mais voilà, il reste 1 minute et Penn State a encore 2 timeouts. QB Hackenberg remontera le terrain en jouant très juste. Le jeunot n’a pas peur quand il y a de l’enjeu. La défense d’UCF plie mais ne rompt pas. Finalement, à distance raisonnable pour tenter un field goal, coach Franklin appelle un timeout et de 36 yards, K Sam Ficken réussira le coup de pied pour donner la victoire à Penn State. 26-24 à la dernière seconde !

Les fans de PSU exultent et les joueurs iront fêter la victoire devant leur marching band. Les joueurs d’UCF rentreront tête basse mais acclamés par les supporters tels des gladiateurs des temps modernes.

Le trophée sera remis à coach Franklin et un court feu d’artifice sera tiré.

Il est temps de rentrer grâce au bus mis à la disposition des fans, histoire de pas se taper la moitié de la ville à pied.

A noter une excellente ambiance durant le match et l’après-match, aucune animosité entre les deux camps. Les fans de PSU resteront fair-play, sans narguer les fans d’UCF.

Le début de soirée approche, il est l’heure de se préparer pour les folles soirées dublinoises.

En conclusion, un très bon moment. Le College Football s’exporte et c’est tant mieux. Le football américain passionne de plus en plus et ce, grâce à ce genre d’initiatives. Les coachs n’aiment pas ce genre de match à l’autre bout de l’atlantique car cela demande une énorme organisation mais les fans eux, adorent.

A l’avenir, j’espère qu’il y aura encore des matchs de college football en Europe, surtout des matchs comme celui-ci, intense et indécis jusqu’au bout.
Et comme on dit là-bas : Slán agat !!!

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3 commentaires

3 Comments

  1. Loïc Baruteu

    2 septembre 2014 at 19h25

    Merci pour ce témoignage 😉 Comme la NBA ou la NFL, ce genre de matches de saison régulière restent réservés au marché anglophone. Pour avoir été deux fois aux International Series de Londres, je ne peux que soutenir l’initiative. Mais difficile d’imaginer ça à Paris, malheureusement.

    • Mathieu

      2 septembre 2014 at 21h21

      Avec plaisir 😉 oui je pense aussi qu’il y a peu de chance de voir sa ailleurs qu’a Londres et a Dublin. En même temps, vu les intérêts, financiers, ne nous le cachons pas, je comprend que les maires veulent a tout prix garder ce genre d’initiatives pour leurs villes. C’est beaucoup plus accessible pour nous.

      Par contre je me demande si dans 2 ans nous aurons encore le privilège, nous Européens, d’avoir un match de college. Vu les affiche de la 1ére semaine 2016 j’en doute, ou alors sa serait énorme !!!

      • Loïc Baruteu

        3 septembre 2014 at 19h15

        C’est certainement un revenu confortable pour les facs qui s’exportent, sans quoi cette initiative n’aurait pas lieu. Peut être qu’en terme d’exposition médiatique ça joue également, Penn State ou Notre Dame espèrent peut être s’ouvrir un nouveau marché en venant en Europe.

        Ca ne peut être que plus vendeur avec de grosses affiches, je pense que cette expérience peut prendre de l’ampleur, comme la NFL qui programme trois matches à Londres par saison désormais.

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The Blaze of Glory – Chapitre 34 : Big Ten is back !

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Trente-quatrième édition (2020 – Semaine 3) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que les joueurs de Nebraska ne sont jamais allés à l’hôtel on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Jackson State, mais l’arrivée de Deion Sanders au poste de Head Coach n’intéresse personne…

I’ll be back (Partie 1)

Arnold Schwarzenegger n’y est pour rien mais grâce à l’intervention divine de Donal Trump, des joueurs de Nebraska, des médecins universitaires de la conférence, des joueurs, parents de joueurs, enfants de joueurs, coaches, parents de coaches, enfants de coaches, fans, parents de fans et enfants de fans d’Ohio State, du gars qui a inventé les tests covid rapides, du Pape, de la patte de lapin de BoG et d’un marabout qui passait ses vacances à Chicago et s’est retrouvé bloqué par la pandémie à dormir au pied du siège social de la Big Ten… BIG TEN FOOTBALL IS BAAAAACK!!!!!

La Big Ten reprendra le 24 octobre avec huit matchs de conférence et s’achèvera le 19 décembre par le Big Ten Championship Game et des oppositions inter-divisions qui mettront aux prises les équipes ayant terminé au même classement dans leurs divisions respectives. Donc, pour faire simple : 1er contre 1er (Championship Game) et 2ème contre 2ème jusqu’à 7ème contre 7ème (c’est-à-dire Rutgers – Illinois)

Les gros matchs incluent : Minnesota – Michigan (24 octobre), Penn State – Ohio State (31 octobre), Michigan – Wisconsin (14 novembre), Minnesota – Iowa (14 novembre), Penn State – Iowa (21 novembre), Michigan – Penn State (28 novembre), Wisconsin – Minnesota (28 novembre), Ohio State – Michigan (12 décembre), Iowa – Wisconsin (12 décembre).

Jim Harbaugh, Michigan – Crédit photo : Tim Fuller-USA TODAY Sports

Heureux qui comme Harbaugh…

En supposant que les grosses écuries de la Big Ten sont :

East : Ohio State, Penn State, Michigan
West : Wisconsin, Minnesota, Iowa

Chacune des trois équipes de chaque division affrontera les deux autres et, dans les rencontres inter-divisions, on aura droit à :

Ohio State : personne
Penn State : Iowa
Michigan : Wisconsin, Minnesota
Wisconsin : Michigan
Minnesota : Michigan
Iowa : Penn State

En plus des deux favoris de chaque division, les Wolverines devront également croiser le fer avec le « petit frère » Michigan State, ce qui n’est jamais une partie de plaisir. La rumeur « Ryan Day, l’entraineur en chef des Buckeyes, aurait pondu lui-même le calendrier » n’est pas fondée…

Pour être tout à fait complet, la Big Ten est repartie du calendrier initial et a enlevé un adversaire à chaque équipe : Michigan a perdu Purdue tandis qu’Ohio State a perdu Iowa (mais oui, BoG vous assure que Ryan Day n’y est pour rien !).

Liberté, égalité, farfadet

D’après Lou Holtz, l’ancien iconique entraineur de Notre Dame récemment récompensé de la Médaille Présidentielle de la Liberté (une sorte d’équivalent de la Légion d’Honneur) par son ami Donald Trump, le président américain serait intervenu auprès de Kevin Warren, le Commissaire de la conférence Big Ten, pour qu’il revienne sur sa décision d’annuler la saison automnale de football et ce dans l’intérêt des joueurs qui veulent disputer la saison mais n’ont aucun poids dans les décisions prises par les plus hautes instances de la conférence.

Nous vivons donc dans un monde merveilleux peuplés de farfadets et de marmites remplies d’or cachées à l’extrémité d’arcs-en-ciel où le gentil Président des États-Unis se préoccupe à ses (nombreuses) heures perdues du bien-être d’un millier de jeunes athlètes à majorité noirs parce que, au fond, il a bon cœur, le Président.

Et puis on a Ahmaud Arbery, George Floyd, Breonna Taylor… Merci, Coach Holtz, elle n’est vraiment pas volée cette médaille…

Bill Moos, Nebraska – Crédit photo : Kayla Wolf, AP

Pas content

Après avoir fait tout un foin et collé un procès à la conférence Big Ten, Nebraska et ses joueurs ont eu ce qu’ils attendaient : une saison de football à l’automne.

Ils eurent beaucoup d’enfants et vécurent… STOP ! ARRETEZ DE NOUS PERSECUTER !

Le Directeur Athlétique des Huskers, Bill Moos, n’était pas content à la découverte du calendrier de son équipe qui ouvrira sa saison à Ohio State. Les trois adversaires initiaux de la division Est pour les Cornhuskers étaient Ohio State et Rutgers en déplacement et Penn State à la maison. Dans le nouveau calendrier, le match à Rutgers a été supprimé et NU affrontera les deux ogres de la Big Ten lors de leurs première et quatrième rencontres et, pour ne rien arranger, Wisconsin viendra à Lincoln la semaine après le match à Columbus.

Tout ça n’est pas okay du tout avec ce bon Bill. Notant que Nebraska jouera cinq équipes du Top 25 contre deux pour Ohio State, Bill Moos a exprimé son mécontentement. « J’ai une bonne équipe et un grand entraineur qui mérite une pause ici et là pour pouvoir commencer à repartir sur la bonne voie et être compétitif dans la Big Ten West ». Après tout, souligne-t-il, le déplacement à Ohio State sera le « premier match post-covid » et c’est « une tâche gigantesque pour une jeune équipe ». Et ce bon Bill de continuer : « Première fois dans un vol charter, première fois à l’hôtel, première fois à porter des masques sur la touche, première fois avec des sifflets électroniques, tout va être nouveau ».

Donc, pour résumer : l’AD de Nebraska veut le respect et la reconnaissance de la Big Ten mais sans avoir à la gagner sur le terrain. Ah oui, jouer Ohio State et Penn State, c’est vraiment injuste vu que personne d’autre n’affronte les deux équipes à part le tiers de la conférence qui a le privilège de jouer contre elles en division Est. Et puis, pauvres joueurs de Nebraska qui vont devoir voyager en temps de covid dans leur propre avion et aller, ô Mon Dieu, dans un hôtel. C’est tout à fait injuste parce que toutes les autres équipes du pays jouent soit à domicile soit à moins de quatre heures de route, à part, voyons… une bonne trentaine d’équipes FBS chaque week-end. Oui, mais, bon, ces équipes ne sont pas Nebraska. Pourquoi plus personne ne nous respecte-t-il ???

La première rumeur comme quoi le Nebraska aurait perdu tout respect en Big Ten en prenant une fessée à domicile contre Ohio State l’an passé (7-48) n’est pas fondée…

La seconde rumeur comme quoi Kevin Warren, le Commissaire de la conférence Big Ten, aurait volontairement chargé le calendrier de Nebraska en punition au caca nerveux des Huskers lors de l’annulation initial de la saison n’est pas non plus fondée…

Pas pas content

Un qui n’a rien dit lorsque le calendrier de son équipe est sorti est Jim Sterk, le Directeur Athlétique de Missouri.

Avec dix matchs de conférence en SEC cette saison, chaque équipe a reçu deux nouveaux adversaires de la division opposée. Mizzou doit bien évidemment affronter Florida et Georgia dans la SEC East. Ses adversaires de la division West étaient initialement Arkansas et Mississippi State. Les Tigers ont récupéré Alabama à la maison en ouverture de la saison et se rendront à LSU deux semaines plus tard. Pas suffisamment de quoi piquer une crise, apparemment…

Crédit photo : Dennis Dodd / CBS Sports

I’ll be back (Partie 2)

Toujours rien à voir avec ce bon Arnold, pourtant ancien Gouverneur de Californie, mais la Pac-12 est aussi en pleine discussion pour reprendre le football à l’automne. Les dates possibles de reprise sont le 31 octobre ou le 7 novembre ce qui correspondrait à une saison à huit ou sept matchs.

I’ll be back (Partie 3)

Jaylen Mayfield (OL, Michigan), Rashod Bateman (WR, Minnesota), Wyatt Davis (OG, Ohio State) and Shaun Wade (CB, Ohio State) ont annoncé vouloir revenir jouer la saison dans leurs équipes respectives après avoir initialement fait l’impasse pour préparer la Draft NFL. Pour certains, qui ont déjà engagé des agents, il faudra une dispense de la NCAA pour récupérer leur éligibilité.

Micah Parsons (LB, Penn State) et Rondale Moore (WR, Purdue) pourraient suivre.

La SEC à l’heure Big 12 (qui est à l’heure de la NFL)

La Big 12 avait annoncé les conditions à remplir par les équipes de la conférence pour pouvoir disputer leurs matchs, celles là-même que Baylor n’a pas rempli ce week-end. La SEC a fait de même avec des conditions très similaires : un minimum 53 joueurs, dont 7 joueurs de ligne offensive, 4 joueurs de ligne défensive et 1 QB.

Comme en Big 12, les équipes peuvent décider de joueur même sans remplir les quotas.

Ça, c’est fait !

Un qui n’aura pas trop à s’en faire des conditions requises par la SEC est Ed Orgeron. L’entraineur en chef du champion national en titre LSU a candidement annoncé que la majorité de ses joueurs avait attrapé le virus.

Dans son esprit, c’est une bonne chose puisque la SEC n’impose pas de test pendant 90 jours après rétablissement, en raison des anticorps développés, et il suppose donc qu’il disposera de quasiment tout son effectif pour le début de la saison le 26 septembre.

Ce que l’histoire ne dit pas c’est comment cette majorité de joueurs a été initialement infectée…

La rumeur comme quoi les autorités médicales de Louisiane feraient la gueule est vraisemblablement fondée…

Crédit photo : Fox CFB

Séries en cours

En battant The Citadel (49-0), Clemson a remporté son 31ème match consécutif de saison régulière, battant le précédent record de l’ACC établi entre 2013 et 2015 par… Florida State (si, si, BoG vous assure qu’il fût un temps peu éloigné où les Seminoles étaient bons à ce truc de football). QB Trevor Lawrence (8/9, 168 yards, 3 TD / 1 course, 2 yards, 1 TD) a augmenté son nombre de passes complétées sans interception de huit unités pour atteindre 276. C’est la plus longue série en cours en FBS et 3ème dans l’histoire de la conférence ACC dont le record est détenu par Russell Wilson (379 en 2009-10).

Notre Dame est encore loin du record de l’ACC (que le Fighting Irish ne pourra de toute façon jamais battre – mais faut-il ne jamais dire jamais ?) mais les Domers ont signé contre USF (52-0) leur 20ème succès de rang à South Bend, leur plus longue série depuis les années 40. La nouvelle série en cours dépasse les 19 victoires à domicile obtenues entre 1987 et 1990 mais est encore loin du record de l’école et ses 38 matchs gagnés de suite à la maison entre 1919 et 1927.

Boston College a chipé cinq ballons contre Duke lors de son premier match de la saison (26-6). C’est le second match d’ouverture d’affilé au cours duquel les Eagles volent cinq ballons après une performance similaire en 2019 contre Virginia Tech (35-28).

Série plus en cours

QB D’Eriq King (18/30, 325 yards, 3 TD) a été impressionnant lors de la victoire de Miami à Louisville (34-47) mais il n’a pas marqué au sol contre les Cardinals, mettant fin à sa série de seize matchs avec au moins une passe et une course de touchdown. Contre les Cards, les Hurricanes ont marqué leur plus gros nombre de points contre une équipe classée depuis les 56 points passés en 2002 à #18 Virginia Tech (56-45) en clôture de la saison régulière. Cette année-là, les Canes avait affronté, et perdu contre, Ohio State en finale du championnat national (24-31 2OT).

Lors de la pénible victoire d’Oklahoma State contre Tulsa (16-7), RB Chuba Hubbard (27 courses, 93 yards, 1 TD) n’a pas passé la barre des 100 yards, mettant fin à sa série de onze matchs consécutifs au-dessus de la centaine. Le match a également vu QB Spencer Sanders (2/2, 23 yards / 5 courses, 9 yards) sortir sur blessure à la cheville. Cela pourrait expliquer la piteuse performance des Cowboys, même s’ils ne s’étaient pas non plus montrés brillants avec leur quarterback titulaire aux commandes. OK State a accordé six sacks au Golden Hurricane qui n’en avait enregistré que quatorze en 2019. Si Tulsa n’avait pas rendu un zéro pointé (0-12) en troisième tentative et avait concédé un peu moins de 120 yards de pénalité, les visiteurs auraient peut-être pu créer l’exploit. A l’inverse, ils ont continué sur leur lancée de 2019 (130ème et dernier de FBS avec 79.1 yards de pénalité par match) et OSU a accordé son plus petit nombre de points depuis 2017 et un 41-3 à Kansas.

Crédit photo : Derick Hingle, USA Today Sports

Une mi-temps bien négociée

Apparemment, Navy a appris à plaquer dans le vestiaire à la mi-temps de son match à Tulane (27-24). Écrabouillés par BYU (3-55) la semaine passée, les Midshipmen avaient été victimes d’un manque d’entrainement au placage, de l’aveu même du Head Coach Ken Niumatalolo.

Et l’histoire semblait partie pour se répéter puisque le Green Wave menait 24-0 à la mi-temps. En fait d’histoire, c’est le plus gros renversement de score de celle de Navy qui s’est passé en seconde période avec un 27-0 infligé par la marine américaine qui a dompté la vague verte.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Baylor – Houston : le match avait été planifié au dernier moment parce que les adversaires des deux équipes prévus ce week-end (Louisiana Tech pour les Bears et Memphis pour les Cougars) ont dû renoncer pour raisons d’épidémie. C’est maintenant Baylor qui ne remplit pas les conditions nécessaires mises en place par la Big 12 et se voit dans l’obligation d’annuler la rencontre.

North Carolina – Charlotte : la première rencontre entre les voisins de Caroline du Nord (Chapel Hill est à deux heures de route de Charlotte) a été annulée en raison du manque de joueurs de ligne offensive du côté des 49ers.

Virginia – Virginia Tech : le match du week-end a été remis au 12 décembre après la découverte de cas positifs dans l’effectif des Hokies. Ces derniers ont dû suspendre leurs entrainements pour quatre jours.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Clemson a écartelé The Citadel (49-0) en une mi-temps. Dabo Swinney a proposé de laisser courir l’horloge en seconde période mais les Bulldogs ont refusé d’écourter la rencontre et ont tenu tête (0-0) aux vice-champions nationaux qui avait, il faut bien l’avouer, envoyer une palanquée de remplaçants sur le terrain (mais tout de même…).

Notre Dame a écrabouillé USF (52-0), son plus gros blanchissage depuis un 58-0 infligé à Pittsburgh en 1944.

UCF a corrigé Georgia Tech (49-21) mais n’aura plus guère d’opportunités d’impressionner le Comité de Sélection du College Football Playoff.

Cuillère de bois

Après s’être inclinée à Pittsburgh (10-21), Syracuse a désormais perdu onze matchs consécutifs à l’extérieur contre une équipe classée. Le dernier succès de l’Orange loin de ses terres remonte à 2010 et une victoire à #19 West Virginia (19-14).

Pas sûr que la série s’arrête cette saison si la ligne offensive de Cuse ne fait pas rapidement des progrès. En 2019, Syracuse avait terminé 128ème de FBS avec 50 sacks accordés, soit un peu plus de deux par matchs. En 2020, l’Orange a accordé sept sacks lors de chacun de ses deux premiers matchs. Résultat des courses : 16 points marqués en deux matchs.

RB Ricky Person Jr, North Carolina State – Crédit photo : ACC Media

Tops

Un flambeau pour… QB Ian Book (12/19, 143 yards / 4 courses, 9 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns au sol lors de la victoire de Notre Dame sur USF (52-0).

Un brasier pour… RB Kenneth Walker III (27 courses, 131 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la défaite de Wake Forest à NC State (42-45).

Un feu d’artifice pour… RB Ricky Person Jr. (1/1, 2 yards, 1 TD / 14 courses, 99 yards, 2 TD / 2 courses, 10 yards) pour son touchdown à la passe et ses deux touchdowns à la course lors de la victoire de NC State contre Wake Forest (45-42).

Flops

Un pétard mouillé pour… Mike Norvell qui a contracté le covid à une semaine d’un match crucial des Seminoles à Miami que l’entraineur en chef de Florida State regardera des tribunes.

Un seau d’eau pour… Georgia Tech et ses quatre fumbles dont trois perdus lors de la défaite contre UCF (21-49).

Un naufrage titanesque pour… QB Chase Brice (23/42, 217 yards, 2 INT) et ses deux interceptions et fumble perdu lors de la défaite de Duke contre Boston College (6-26).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Oklahoma
#2 Clemson – #3 Alabama

Désolé Florida/Georgia, votre place au Playoff vient d’être donnée à Ohio State. Avec le retour aux affaires de la Big Ten, et en supposant que la conférence ne sera pas forcée de reporter trop de matchs, les Buckeyes sont favoris pour remporter le titre de conférence. Sans réelle possibilité de juger les conférences entre elles, le fameux test visuel sera prépondérant et tOSU est bourrée de talent à tous les postes. Si les Bucks remportent la Big Ten comme prévu, il n’y aura que peu de raisons de les laisser en dehors du Playoff.

Clemson a été tenu en échec 0-0 par The Citadel en seconde mi-temps du match entre Tigers et Bulldogs. Cela pourrait être la preuve, sur le terrain, de quelques faiblesses… Naaaah, on plaisante ! Clemson pourrait joueur toutes ses secondes mi-temps avec ses remplaçants et tout de même remporter la conférence ACC.

Alabama ouvre sa saison à Missouri ce week-end. On verra si la bande à Saban a faim. Si c’est le cas…

La Big 12 est encore pire que la Pac-12 qui ne joue même pas mais Oklahoma reste un adversaire de valeur un casque et une épaulière au-dessus de tout le monde dans sa conférence. A moins de deux défaites, pour l’instant improbables au vu des prestations de leurs petits camarades, les Sooners devraient valider leur ticket après avoir remporté un nouveau titre de conférence.

Ruth Bader Ginsburg – Crédit photo : Rebecca Gibbian, AP

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Ruth Bader Ginsburg qui nous a quitté en fin de semaine dernière. Oui, ça n’a rien à voir du tout avec le football et l’ancienne championne des Droits de la Femme ne portait sans doute aucun intérêt au football universitaire, d’autant qu’elle a fait ses études à Cornell et à Columbia qui ne sont pas exactement Alabama et USC (mais pour faire du Droit, c’était mieux). BoG encourage les lecteurs de TBP qui ne seraient pas familier avec Ruth Bader Ginsburg à rechercher « Notorious RBG » sur leur moteur de recherche préféré et à aller faire une bise à leurs mères, épouses et/ou filles. RIP RBG.

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CB Shaun Wade revient à Ohio State

Le cornerback vedette des Buckeyes d’Ohio State revient sur sa décision de ne pas jouer en 2020.

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Le football est de retour dans la conférence Big Ten tout comme l’un de ses meilleurs éléments défensifs : CB Shaun Wade.

Quelques jours après avoir annoncé qu’il ne jouerait plus avec les Buckeyes pour se concentrer pour la draft NFL 2021, le cornerback d’Ohio State change d’avis et devient le second joueur NCAA à faire un « opt back » après son coéquipier, le All-American OG Wyatt Davis.

Ces retours de CB Shaun Wade et de OG Wyatt Davis est un développement significatif pour les Buckeyes dans leur course au titre national en 2020. En deux saisons sur le campus de Columbus, CB Shaun Wade a réussi 57 plaquages, 4 INTs et 2 sacks. Il est actuellement considéré comme un potentiel choix du Top 15 lors de la draft NFL en 2021.

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La Big Ten de retour le 24 octobre !

Un mois après avoir annulé l’ensemble de ses sports d’automne, la Big Ten revient sur sa décision : sa saison de football débutera finalement le week-end du 23-24 octobre.

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Crédit photo : Joe Robbins/Getty Images

Football is back dans la conférence Big Ten. Ou presque.

Un peu plus d’un mois après avoir annulé l’ensemble des compétitions de ses sports d’automne lors d’un vote à 11-3 (Ohio State, Iowa et Nebraska avaient voté contre), la conférence Big Ten a annoncé, mercredi 16 septembre, que la saison de football débutera finalement le week-end du 23-24 octobre prochain.

L’accès à des tests covid-19 antigènes à résultats rapides et une meilleure connaissance des impacts du nouveau coronavirus sur la santé des étudiants-athlètes (notamment sur le plan cardiaque) ont amené les présidents et chanceliers des universités de la conférence Big Ten à revoir leur position.

Pour reprendre ses activités, la Big Ten a renforcé ses protocoles sanitaires. Ainsi, un joueur testé positif devra attendre 21 jours avant de retourner sur le terrain. De plus, tout programme dont au moins 5% de l’effectif est testé positif devra immédiatement suspendre ses entrainements et devra annuler son prochain match.

Avec un début de saison prévue le 23-24 octobre et une finale de conférence qui devrait se tenir le 19 décembre (comme la conférence SEC), les équipes de la Big Ten pourront donc être en course pour une place en College Football Playoff.

Le calendrier 2020 de la conférence Big Ten, qui sera publié dans les prochains jours, devrait être composé de 8 matchs. Les champions des deux divisions East et West s’effronteront lors du Big Ten Championship Game, comme d’habitude.

Petite nouveauté : tous les équipes joueront un 9ème match « croisé » entre le 2ème, 3ème, 4ème, etc… de chaque division ce qui fait un total de 9 matchs même pour les programmes qui ne joueront pas le Big Ten Championship Game.

Depuis plusieurs semaines, de nombreux joueurs charismatiques de la conférence avaient plaidé en faveur du retour du football dès cet automne. Le quarterback des Buckeyes d’Ohio State faisaient partie d’entre-eux, lui qui avait lancé une pétition ayant reçu 300 000 signatures. Il n’a donc pas tardé pour exprimer sa satisfaction du retour du football dans la conférence Big Ten

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