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La NCAA engage Oliver Luck pour assurer l’avenir

La NCAA vient d’engager le désormais ex-athletic director de West Virginia, Oliver Luck, en tant que vice-président exécutif afin d’exploiter son expertise dans le domaine de la gestion des dossiers brûlants, particulièrement la remise en cause du statut amateur des étudiants-athlètes.

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La NCAA vient d’engager le désormais ex-athletic director de West Virginia, Oliver Luck, en tant que vice-président exécutif afin d’exploiter son expertise dans le domaine de la gestion des dossiers brûlants, particulièrement la remise en cause du statut amateur des étudiants-athlètes.

« Il nous apporte sa vaste et pratique expérience des domaines du sport, de l’éducation et des affaires. Surtout, son engagement pour le succès et le bien-être de nos étudiants-athlètes est incontestable. » C’est par ces mots que Mark Emmert, président de la NCAA, a accueilli Oliver Luck au sein de la direction de l’organisation du sport universitaire. Dans les faits, ce dernier devrait occuper le rôle de numéro deux dans la hiérarchie.

Oliver Luck (ex-Houston Oilers, NFL) et Andrew Luck (ex-Stanford)

Fort d’un curriculum vitae reluisant, Oliver Luck a ainsi intégré les hautes sphères de la NCAA afin d’apporter son expertise dans différentes disciplines. Ancienne vedette du college football, quarterback en NFL, Luck a également travaillé pour la Ligue en tant que Président de NFL Europe. Il a aussi géré la franchise de soccer du Houston Dynamo en MLS, et occupait dernièrement la fonction de directeur du département des sports à West Virginia depuis 2010, ainsi qu’un siège au comité de sélection du College Football Playoff.

Qui plus est, sa fille Mary Ellen évolue dans la NCAA au sein de l’équipe féminine de volleyball de Stanford, tandis que son plus jeune fils Addison devrait poursuivre une carrière universitaire comme joueur de soccer. Enfin, Oliver Luck est le père du quarterback Andrew Luck, ancien quarterback vedette du Stanford Cardinal, diplômé en Architecture, et premier choix de draft NFL, qui disputera dimanche le titre de finale de conférence AFC à la tête des Indianapolis Colts.

C’est pour ses nombreuses expériences passées et sa connaissance de différents milieux sportifs, amateurs et professionnels, que la NCAA a recruté Oliver Luck en tant que cadre. Ces dernières années, le statut de l’association qui régit les sports universitaires est de plus en plus controversé, par les nombreuses plaintes de fans qui critiquent son omnipotence, mais surtout de par les nombreuses affaires judiciaires qui l’impliquent. Le procès Ed O’Bannon, la question du comportement des joueurs, avec Jameis Winston accusé de viol en ligne de mire, la jurisprudence Penn State ou encore le regroupement des cinq conférences majeures du college football sont autant d’épines dans le pied de la NCAA.

Certains estiment d’ailleurs que le règne de la NCAA touche à sa fin. C’est pourquoi Oliver Luck devra aider son nouvel employeur à gérer les nombreux dossiers épineux. A commencer par la question de savoir si les étudiants-athlètes doivent être rémunérés pour leurs droits à l’image. Luck s’y était montré favorable lorsqu’il était encore athletic director à West Virginia.

QB Cardale Jones, Ohio State

Le débat est de plus en plus porté sur le fait que les étudiants-athlètes doivent être considérés comme des sportifs professionnels, et rémunérés comme tel. Récemment, un rapport expliquait que les frais scolaires des universités pourraient augmenter afin de répercuter une hypothétique rémunération des étudiants-athlètes, alors même que le système universitaire américain est déjà suffisamment critiqué pour ses coûts prohibitifs. Cardale Jones, révélation de la fin de saison et champion en titre avec Ohio State, sous le coup de sa récente médiatisation, a vu ressortir un message qu’il avait publié sur Twitter il y a deux ans, à propos duquel il contestait le caractère académique de la carrière universitaire des joueurs de football : « Pourquoi devrions-nous être contraints d’aller en classe si nous venons ici pour jouer au football, nous ne venons pas pour jouer à l’école les cours sont inutiles. »

Quoiqu’il en soit, la NCAA semble destinée à muter pour assurer son avenir, comme l’attestent ses récentes concessions, particulièrement sa décision de revenir sur les sanctions de Penn State, ou l’indépendance reconnue l’an passé des cinq conférences majeures (Big 10, Big 12, ACC, Pac-12 et SEC). Le « Big Five », comme on l’appelle, a d’ailleurs voté ce samedi une augmentation de la valeur totale des bourses d’étude offertes aux étudiants-athlètes, creusant toujours plus l’écart avec les conférences mineures. Oliver Luck hérite donc de la lourde tâche de conseiller Mark Emmert et les autres dirigeants de la NCAA afin que cette dernière conserve son statut identitaire et souverain.

Le Wall Street Journal rapporte également une anecdote selon laquelle Oliver Luck aurait autorisé la vente de bière lors des matches à domicile de West Virginia, afin de profiter des recettes substantielles liées à cette mesure pour la bonne santé des comptes du département des sports, alors même que le commerce d’alcool durant les rencontres universitaires est prohibé dans une très large majorité des écoles. Un sens des affaires exacerbé qui ne devrait pas faire tâche parmi les requins du comité directeur de la NCAA.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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À quoi va ressembler la saison 2020 de College Football ?

Pandémie, tension raciale sur fond de révolution sociétale… le College Football fait face à des défis sans précedent. Tour d’horizon de la situation à 78 jours du début de la saison 2020.

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D’habitude, l’offseason est toujours d’un ennui total, à peine rythmé par quelques faits divers plus ou moins sordide… cette fois-ci, le College football devra s’adapter suite aux nombreux événements d’un début d’année 2020 en roue libre. On fait le tour des changements, des annonces et des différentes mesures annoncées depuis quelques semaines.

Évidemment, pas question d’annuler la saison de College football : ESPN estime les pertes des conférences du Power 5 à 4 milliards de dollars minimum dans une telle éventualité. On y reviendra.

Déjà chamboulée par les récentes lois permettant aux étudiants-athlètes de profiter des droits sur leur image, la NCAA doit en plus faire face à la crise de covid-19 qui frappe de plein fouet les États-Unis, sans oublier dans une moindre mesure le mouvement protestataire en cours, qui ébranle toute la société civile américaine, jusqu’à son gouvernement fédéral.

Un calendrier bouleversé

Pays le plus touché par la pandémie au niveau mondial, les États-Unis ont subi un confinement prolongé remettant en cause le calendrier spartiate des joueurs de College football. L’annulation partielle des spring practices à travers le pays pourrait avoir une incidence sur le développement de joueurs privés d’entraînement, mais ce sont surtout des enjeux plus larges qui inquiètent.

Comment réunir des dizaines de gamins dans un vestiaire tout en respectant les consignes sanitaires ? Et surtout, comment les protéger durant leur entraînement pour un sport de contact au plus haut degré ? Si le virus a fait et continue de faire des ravages aux États-Unis, la phase de confinement a été express dans la plupart du pays alors que le président américain Donald Trump et différents gouverneurs républicains exhortaient les citoyens à retourner au travail et à l’école.

Cependant, il y aura bien une saison de football, les enjeux économiques étant énormes au regard de la part des revenus liés au sport universitaire #1 pour la majorité des universités. La NCAA, qui annoncé le retrait de son moratoire à partir du 1er juin, a ainsi laissé le soin aux différentes conférences de fixer les calendriers de reprise des entraînements.

La question autour de cette reprise a longtemps été en suspens, nombre d’universités estimant qu’un retour des étudiants sur les campus serait dangereux. La majorité des facs américaines a annulé le trimestre d’été, la fameuse Summer School, et certaines jouent encore la montre vis-à-vis de la rentrée.

Comme le reste du monde, le College football s’est tourné vers les outils technologiques à disposition pour maintenir la cohésion et les communications. Des réunions récurrentes en vidéo-conférence ont été tenues entre les coaches et les joueurs. Yahoo Sports a d’ailleurs pu suivre le staff d’Arizona State lors de ces meetings en télétravail.

Plusieurs programmes ont rouvert leurs installations aux joueurs et démarré les entraînements volontaires, même si certains patientent et jouent la sécurité, comme Oklahoma qui ne rouvrira la porte à son équipe que le 1er juillet. Les joueurs et le personnel sont testés au covid-19 et la plupart des programmes ayant déjà repris leurs activirés annoncent des cas positifs, généralement asymptomatiques : 5 à Alabama, 7 à Arkansas State, 3 à Oklahoma State, 1 à Iowa, 4 à Florida, 3 à Auburn ou 3 à Marshall, avec mise à l’écart immédiate des concernés.

Pour la Pac-12 et la Big 12, la reprise a été fixée au 15 juin, tandis que la Big Ten n’a donné aucune indication, préférant laisser le choix à ses membres. La décision sera néanmoins laissée aux programmes à chaque fois, en fonction de la situation locale.

Si les salles de sport sont déjà ouvertes en Arizona, les États de Californie, Washington et Oregon sont encore durement touchés par le virus et les facs concernées pourraient attendre début juillet pour la reprise des entraînements volontaires.

Une reprise volontaire

Si la décision est laissée aux universités pour le retour de leurs étudiants sur le campus et la réouverture complète des installations sportives, une partie de l’initiative revient également aux joueurs eux-mêmes. Pour le coach de Georgia Kirby Smart, chaque étudiant-athlète a pu décider de revenir ou non :

« Nous n’avons personne qui ne souhaite pas revenir, pour l’instant en tout cas, mais il s’agit évidemment d’une décision personnelle. (…) Nos gars sont impatients. » – Kirby Smart, coach des Bulldogs de Georgia.

Le directeur des sports d’Iowa Gary Barta a également tenu à rassurer les joueurs qui ne souhaiteraient pas revenir à l’entraînement pour des questions de santé.

« Il faut se rappeler que tant que le virus est là, tant qu’il n’y a pas de vaccin, il y aura toujours un risque. Quoi que nous fassions, nous ne pouvons pas l’éliminer. Nous travaillons pour le réduire et laisserons le choix à ceux qui doivent le faire. […] Si un de nos étudiants-athlètes choisit de ne pas revenir, il fera toujours partie de l’équipe. Nous travaillons pour diminuer l’inquiétude mais si un étudiant-athlète choisit de rester à l’écart de l’équipe à cause de ce covid-19, il ne perdra pas son statut ou sa bourse d’études. » – Gary Barta, directeur athlétique de l’université Iowa.

Le New York Times s’est néanmoins fendu d’un papier décrivant le ressenti des joueurs, dont l’avis n’est jamais pris en compte lors des prises de décision concernant la saison à venir, alors que 43% d’entre eux craignent une exposition au covid-19 selon une étude de la NCAA.

Crédit photo : DSPhotography / Dan Smith

Des stades vides ?

Partout, des mesures drastiques ont été prises, comme à South Bend où les joueurs résideront dans des hôtels sur le campus de Notre Dame durant le camp d’entraînement. Les Irish n’ouvriront d’ailleurs pas leur saison en Irlande face à Navy, comme initialement prévu, et le match se déroulera à Annapolis, probablement le 5 ou 6 septembre. Reste à savoir si le stade pourra accueillir des visiteurs…

Iowa State, qui comptait 22 000 abonnés la saison passée et qui espère atteindre les 30 000 cette année, a déjà choisi de réserver l’accès au stade aux supporters les plus fidèles, comme l’explique son directeur des sports Jamie Pollard :

« Puisque nous estimons atteindre la limite de 50% de la capacité du stade simplement avec nos abonnés, nous n’envisageons pas de vendre de billets à l’unité, à moins que les limites soient revues à la hausse. » – Jamie Pollard, directeur athlétique de l’université Iowa State.

La gestion du public en pleine épidémie est évidemment un point épineux. À Ann Arbor, le stade de 107 000 places des Wolverines pourrait bien rester vide face à l’impossibilité de tester chaque visiteur. Jim Harbaugh serait en tout cas favorable à une reprise, même en cas de gradins déserts :

« Je serais d’accord pour jouer sans supporters. Si le dilemme est de jouer sans fans ou de ne pas jouer du tout, alors je choisis l’option du stade vide. » – Jim Harbaugh, coach des Wolvrines de Michigan.

À la fin du mois de mai, Michigan s’est également illustré via les propos du président de l’université Mark Schlissel au Wall Street Journal, expliquant que les sports ne reprendraient pas tant que tous les étudiants ne seraient pas de retour sur le campus…

Le recrutement en pause pendant plusieurs mois

Le recrutement a également connu un long temps mort puisque les visites et les déplacements de prospects ou de coaches sont évidemment prohibés. La NCAA a décidé de prolonger la période de suspension du recrutement jusqu’au 31 juillet. Le processus continue cependant naturellement, de nombreux prospects ayant donné leur accord verbal depuis le début de cette pause officielle.

Oregon sera ainsi dans l’incapacité de tenir son traditionnel camp « Saturday Night Live » de fin juillet, qui rassemble habituellement de nombreux top prospects venus de tout le pays. Les habitudes sont là-aussi bouleversées, alors que Penn State compense la proximité physique avec son « Football Virtual Combine », à destinations des prospects; des instructions sont fournies pour prendre ses mensurations et se tester sur différents ateliers athlétiques, en marge de conseils du staff distribuées via les réseaux sociaux.

Les émeutes et le mouvement anti-raciste auront-t-ils une influence sur le calendrier ?

Pour l’heure, rien ne permet d’anticiper un report de la saison ou l’annulation de certaines rencontres mais le mouvement de protestations à l’encontre de la police et du gouvernement a déjà un impact sur le College football à différents niveaux, principalement extra-sportifs jusque-là.

Dans le Minnesota, l’État où George Floyd a été tué par un policier lors de son arrestation, le département des sports des Gophers a pris la décision immédiate de rompre son contrat avec la police locale pour l’encadrement des événements sportifs. Le coach de Minnesota, PJ Fleck, s’est fendu d’un message sur Twitter afin de rendre hommage à la victime.

Partout dans le pays, les programmes tentent de faire le ménage dans leur entourage et les racistes ont été excommuniés : Utah a suspendu son coordinateur défensif Morgan Scalley, auteur d’un texto raciste en 2013, en attendant la conclusion d’une enquête interne; Oregon State a renvoyé le tight end Rocco Carley pour des commentaires du même genre il y a trois ans et USC a révoqué l’abonnement saisonnier d’un booster qui recommandait d’ouvrir le feu sur les manifestants via son compte Twitter.

C’est surtout Clemson qui se retrouve sous le feu des projecteurs ces derniers jours. L’université, nommée d’après son fondateur Thomas Green Clemson, est critiquée pour son héritage pro-esclavagiste, avec la star NFL DeAndre Hopkins comme porte-parole du mouvement. En outre, le coach de l’équipe de football Dabo Swinney a également dû s’excuser après le déchaînement des réseaux sociaux à son égard, consécutif à la position du coach des Tigers qui défendait un de ses assistants pointé du doigt pour son langage raciste.

À Missouri et Iowa, deux programmes critiqués par d’anciens joueurs et des étudiants-athlètes actuels pour le racisme ambiant au sein de l’université et de l’encadrement de l’équipe de football, la situation est extrêmement tendue. Les joueurs de Missouri ont d’ailleurs organisé une marche pour s’inscrire sur les listes législatives afin de voter pour un changement de gouvernement aux prochaines élections présidentielles. Une initiative reprise à LSU par les joueurs de football. Une marche a également été organisée sur le campus de Texas avec l’équipe de football en hommage à George Floyd.

Crédit photo : @MizzouAthletics/Twitter

À Atlanta, le College Football Hall of Fame a été la cible des manifestants, comme tous les commerces alentour. Le bâtiment de 68,5 millions de dollars accueille le musée du College Football et le mur des célébrités (« Hall of Fame ») du football universitaire américain depuis son déménagement de South Bend en 2014. La capitale de l’État de Géorgie est l’une des villes les plus concernées par les émeutes.

Vers un retour à la normale ?

Alors que les médias américains estiment que la crise du covid-19 pourrait se prolonger aux États-Unis, exacerbée par les rassemblements actuels de manifestants et accentuée par l’usage industriel de gaz lacrymogène propice à la propagation du virus, la NCAA maintient le début de la saison le 29 août prochain pour la Week 0.

La prochaine réunion du comité chargé d’administrer la Division I de College football se tiendra le 17 juin, avec comme enjeu l’adoption du plan établi par la NCAA sur six semaines pour la reprise. Ce plan fixerait la reprise des contacts entre coaches et joueurs au 6 juillet, bien que tous les programmes auront sans doute repris leurs activités d’ici là, avec un début du fall camp en août, comme de coutume; entre mi-juillet début août, les équipes seraient ainsi autorisées à pratiquer douze entraînements sans équipements, pour un maximum de vingt heures par semaine. Avant de reprendre le calendrier normal de 29 jours de fall camp jusqu’au coup d’envoi de la saison 2020.

Les principales inquiétudes concernent forcément la santé des joueurs et l’évolution de la crise sanitaire déterminera le calendrier de la saison. Une annulation de la saison 2020 n’est absolument pas envisagée à l’heure actuelle, la NCAA ayant déjà anticipé une extension possible de l’exercice jusqu’au printemps. Reste à connaître les conditions d’éligibilité pour les playoffs et les bowls de fin de saison en cas de perturbations. Bob Bowlsby, membre du comité d’administration du College Football Playoff, résume parfaitement le « laissez-jouer » actuel :

« Je pense qu’on va jouer le maximum de matches possibles et on fera un point au milieu de la saison pour constater les différentes expériences vécues par les équipes. Je pense que chaque expérience sera distincte. […] On va juste attendre de voir la tournure de la saison et faire avec. » – Bob Bowlsby, membre du comité d’administration du College Football Playoff.

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La NCAA finalise son plan de déconfinement

Le comité de surveillance qui administre le College football a annoncé un plan de reprise des activités de football en 6 semaines pour assurer le début de saison à la date prévue initialement, le 29 aout.

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Crédit photo : Bob Rosato

Afin de préserver la possibilité d’un coup d’envoi de la saison 2020 en temps et en heure, le NCAA Division I Football Oversight Committee se devrait de publier ses lignes directrices permettant aux différents programmes de football de mettre en place la reprise de ses activités en vue des premiers matchs prévus à la fin du mois d’aout. C’est chose faite.

Ce plan devra cependant être validé, mercredi 17 juin, par le Division I Council.

La reprise des entrainements se ferait ainsi en trois phases : entrainements obligatoires, période de « formation avancée » et camp d’entrainement.

La date de début des entrainements obligatoires avec interaction entre les joueurs et les entraineurs dépendra de la date du premier match de la saison. Ainsi, pour les équipes qui joueront lors de la Week 0 (29 aout), la date de reprise est fixée au 6 juillet. Ce sera une semaine plus tard, soit le 13 juillet pour toutes les autres équipes.

Si la transition entre la période des entrainements volontaires à celle des entrainements obligatoires est habituelle, l’ajout d’une période dite de « formation avancée » (20 heures maximales par joueur), qui débutera le 24 juillet, vise à permettra aux coachs d’encadrer et d’évaluer individuellement certains étudiants-athlètes sur le terrain, de permettre à certains joueurs de poursuivre leur préparation physique ou d’organiser des sessions videos afin de favoriser l’apprentissage des différents playbooks. Rappelons que la majorité des programmes ont été contraints d’annuler tout ou partie de leur spring practices ce qui a largement modifié les habitudes des coachs dans leur approche avec les joueurs.

Le 7 aout marquera le début des habituels camps d’automne (Fall camp) qui devront respecter une durée maximale de 29 jours.

Certaines directions athlétiques souhaiteraient réduire la période de reprise progressive avant le début des Fall Camps préférant le 20 juillet pour le début des entrainements obligatoires et une période de « formation avancée » plus courte afin d’éviter un relâchement durant cette 2ème phase de préparation.

« Nous souhaitions trouver un consensus afin d’assurer une reprise graduelle qui garantira que nous mettons tout en oeuvre fin de protéger la santé des étudiants-athlètes tout en permettant au coaching staff de récupérer les sessions d’apprentissage hors terrain. » – Shane Lyons, le directeur athlétique de Virginia Tech et président du comité de surveillance.

La période de « formation avancée » devra comporter un maximum de 20 heures d’apprentissage sous forme d’un maximum de 12 sessions sur terrain, sans contacts et sans équipements.

Alors que plusieurs programmes de football ont déjà réouvert leurs installations sportives aux étudiants-athlètes dans le cadre de la période autorisée des « entrainements volontaires », la NCAA réaffirme ainsi sa volonté de mettre tout en oeuvre pour assurer que la date de début de la saison NCAA 2020 sera maintenue à la date prévue, le 29 aout prochain.

Lors cette Week 0, Arizona accueillera Hawaii, UCLA sera l’hôte de New Mexico State tandis que UNLV jouera son premier match à l’Allegiant Stadium de Las Vegas face à California.

La semaine suivante, le choc entre Alabama et USC sera la tête d’affiche d’une week 1 qui débutera le jeudi 3 septembre par la Holy War entre Utah et Brigham Young.

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Georgia et Clemson donneront le coup d’envoi de la saison 2021

Deux des meilleurs programmes des cinq dernières années se sont donnés rendez-vous au Bank of America Stadium, le 4 septembre 2021, pour Kickoff Game de la saison.

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Crédit photo : AP

Les deux universités de Clemson et Georgia avaient déjà annoncé leur intention d’organiser un match entre Tigers et Bulldogs dans le cadre du Chick-fil-A Kickoff Game d’Atlanta en 2024.

Ce sera donc, dès 2021, dans le stade des Panthers de Carolina (NFL) qu’aura lieu le duel entre coach Dabo Swinney et coach Kirby Smart.

Deux séries aller-retour sur campus prévues en 2029-30 et 2032-33 sont également actuellement en pourparlers.

Le dernier match entre Georgia et Clemson remonte au 30 aout 2014. Les Bulldogs s’étaient imposés 45-21 grâce notamment à 3 TD au sol d’un RB Todd Gurley qui avait frôlé les 200 yards au sol. Un an plus tôt, QB Tajh Boyd et WR Sammy Watkins avaient permis à Clemson de l’emporter 38-35 dans un duel au sommet entre équipes classées dans le Top 10.

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Mark Emmert fait pression sur le Congrès américain pour encadrer la rémunération des joueurs

Le président de la NCAA a exhorté le Congrès américain d’imposer rapidement des restrictions aux étudiants-athlètes pour les empêcher d’être rémunéré sans règlement notamment l’utilisation de leur nom et de leur image.

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Crédit photo : AP Photo/Susan Walsh

Le président de la NCAA a exhorté le Congrès d’imposer rapidement des restrictions aux étudiants-athlètes pour les empêcher d’être rémunéré pour notamment l’utilisation de leur nom et de leur image.

Mardi 11 février 2020, un comité de sénateurs américains a réçu Mark Emmert, accompagné de Bob Bowlsby (commissionnaire de la conférence Big 12) et de Ramogi Huma (directeur exécutif de l’association des joueurs de la NCAA), dans le cadre d’auditions consultatives organisées à Capitol Hil, Washington DC.

Mark Emmert a demandé la mise en place d’une action fédérale rendue nécessaire, selon lui, pour «maintenir des normes uniformes dans les sports universitaires» alors que des Lois promulguées par certains États américains, comme la Californie, pourraient autoriser les étudiants-athlètes d’être rémunérés ou d’obtenir d’autres bénéfices en compensation de l’utilisation de leur nom et de leur image.

La NCAA a déjà indiqué qu’elle présenterait en avril prochain sa nouvelle règlementation pour encadrer la rémunération des joueurs. Selon la NCAA, cette nouvelle règlementation devrait entrer en vigueur en janvier 2021.

Le but de la NCAA est simple : reprendre le contrôle sur une situation qui pourrait complètement lui échapper.

En effet, plus de 25 États envisagent de voter des Lois qui obligeraient la NCAA de permettre aux joueurs de gagner de l’argent grâce à leur image dans le but de remédier aux inégalités frappantes dans un secteur de plusieurs milliards de dollars. L’année dernière, la Californie a adopté une loi accordant le droit aux étudiants-athlètes de gagner de l’argent grâce à leur marque personnelle. Cette nouvelle législation californienne entrera en vigueur en 2023. D’autres États pourraient accorder ces mêmes droits dès cette année.

Devant le comité du Congrès américain, Bob Bowlsby a parfaitement résumé la préoccupation de la NCAA qui veut avant tout contrôler l’impact qu’aurait la possibilité donnée aux étudiants-athlètes de signer des contrats juteux sur le recrutement.

« Si elles étaient appliquées, ces lois donneraient à certaines écoles un avantage injuste en matière de recrutement et ouvriraient la porte à des accords de parrainage utilisés comme incitation au recrutement. Cela créerait un énorme déséquilibre entre les écoles et pourrait conduire à de la corruption dans le processus de recrutement. Nous avons besoin du soutien du Congrès pour aider à maintenir des normes uniformes dans les sports universitaires. » – Bob Bowlsby, commissionnaire de la conférence Big 12.

Évidemment, les détracteurs de la NCAA n’ont pas attendu longtemps avant de mentionner que le système de recrutement est déjà corrompu rappelant notamment l’enquête criminelle en cours visant certains équipementiers qui aurait payé des joueurs afin qu’ils rejoignent des universités avec lesquelles ils ont des contrats de sponsoring.

Pourtant, La NCAA semble bien décider à tout faire pour empêcher l’entrée en vigueur des Lois californiennes. Selon une enquête de l’Associated Press, la NCAA et les conférences ACC et Big 12 auraient dépensé 750 000 $ pour rémunéner des lobbys agissant auprès des sénateurs américains afin d’influencer une décision du Congrès américain que ce dernier refuse pourtant de prendre jusqu’à présent. Certains sénateurs ont déjà indiqué vouloir attendre la publication des nouvelles réglementations NCAA avant d’agir.

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