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La NCAA engage Oliver Luck pour assurer l’avenir

La NCAA vient d’engager le désormais ex-athletic director de West Virginia, Oliver Luck, en tant que vice-président exécutif afin d’exploiter son expertise dans le domaine de la gestion des dossiers brûlants, particulièrement la remise en cause du statut amateur des étudiants-athlètes.

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La NCAA vient d’engager le désormais ex-athletic director de West Virginia, Oliver Luck, en tant que vice-président exécutif afin d’exploiter son expertise dans le domaine de la gestion des dossiers brûlants, particulièrement la remise en cause du statut amateur des étudiants-athlètes.

« Il nous apporte sa vaste et pratique expérience des domaines du sport, de l’éducation et des affaires. Surtout, son engagement pour le succès et le bien-être de nos étudiants-athlètes est incontestable. » C’est par ces mots que Mark Emmert, président de la NCAA, a accueilli Oliver Luck au sein de la direction de l’organisation du sport universitaire. Dans les faits, ce dernier devrait occuper le rôle de numéro deux dans la hiérarchie.

Oliver Luck (ex-Houston Oilers, NFL) et Andrew Luck (ex-Stanford)

Fort d’un curriculum vitae reluisant, Oliver Luck a ainsi intégré les hautes sphères de la NCAA afin d’apporter son expertise dans différentes disciplines. Ancienne vedette du college football, quarterback en NFL, Luck a également travaillé pour la Ligue en tant que Président de NFL Europe. Il a aussi géré la franchise de soccer du Houston Dynamo en MLS, et occupait dernièrement la fonction de directeur du département des sports à West Virginia depuis 2010, ainsi qu’un siège au comité de sélection du College Football Playoff.

Qui plus est, sa fille Mary Ellen évolue dans la NCAA au sein de l’équipe féminine de volleyball de Stanford, tandis que son plus jeune fils Addison devrait poursuivre une carrière universitaire comme joueur de soccer. Enfin, Oliver Luck est le père du quarterback Andrew Luck, ancien quarterback vedette du Stanford Cardinal, diplômé en Architecture, et premier choix de draft NFL, qui disputera dimanche le titre de finale de conférence AFC à la tête des Indianapolis Colts.

C’est pour ses nombreuses expériences passées et sa connaissance de différents milieux sportifs, amateurs et professionnels, que la NCAA a recruté Oliver Luck en tant que cadre. Ces dernières années, le statut de l’association qui régit les sports universitaires est de plus en plus controversé, par les nombreuses plaintes de fans qui critiquent son omnipotence, mais surtout de par les nombreuses affaires judiciaires qui l’impliquent. Le procès Ed O’Bannon, la question du comportement des joueurs, avec Jameis Winston accusé de viol en ligne de mire, la jurisprudence Penn State ou encore le regroupement des cinq conférences majeures du college football sont autant d’épines dans le pied de la NCAA.

Certains estiment d’ailleurs que le règne de la NCAA touche à sa fin. C’est pourquoi Oliver Luck devra aider son nouvel employeur à gérer les nombreux dossiers épineux. A commencer par la question de savoir si les étudiants-athlètes doivent être rémunérés pour leurs droits à l’image. Luck s’y était montré favorable lorsqu’il était encore athletic director à West Virginia.

QB Cardale Jones, Ohio State

Le débat est de plus en plus porté sur le fait que les étudiants-athlètes doivent être considérés comme des sportifs professionnels, et rémunérés comme tel. Récemment, un rapport expliquait que les frais scolaires des universités pourraient augmenter afin de répercuter une hypothétique rémunération des étudiants-athlètes, alors même que le système universitaire américain est déjà suffisamment critiqué pour ses coûts prohibitifs. Cardale Jones, révélation de la fin de saison et champion en titre avec Ohio State, sous le coup de sa récente médiatisation, a vu ressortir un message qu’il avait publié sur Twitter il y a deux ans, à propos duquel il contestait le caractère académique de la carrière universitaire des joueurs de football : « Pourquoi devrions-nous être contraints d’aller en classe si nous venons ici pour jouer au football, nous ne venons pas pour jouer à l’école les cours sont inutiles. »

Quoiqu’il en soit, la NCAA semble destinée à muter pour assurer son avenir, comme l’attestent ses récentes concessions, particulièrement sa décision de revenir sur les sanctions de Penn State, ou l’indépendance reconnue l’an passé des cinq conférences majeures (Big 10, Big 12, ACC, Pac-12 et SEC). Le « Big Five », comme on l’appelle, a d’ailleurs voté ce samedi une augmentation de la valeur totale des bourses d’étude offertes aux étudiants-athlètes, creusant toujours plus l’écart avec les conférences mineures. Oliver Luck hérite donc de la lourde tâche de conseiller Mark Emmert et les autres dirigeants de la NCAA afin que cette dernière conserve son statut identitaire et souverain.

Le Wall Street Journal rapporte également une anecdote selon laquelle Oliver Luck aurait autorisé la vente de bière lors des matches à domicile de West Virginia, afin de profiter des recettes substantielles liées à cette mesure pour la bonne santé des comptes du département des sports, alors même que le commerce d’alcool durant les rencontres universitaires est prohibé dans une très large majorité des écoles. Un sens des affaires exacerbé qui ne devrait pas faire tâche parmi les requins du comité directeur de la NCAA.

Taulier du blog USC Trojans FR pendant quelques années, Loïc Baruteu aka Bartholomeo a rejoint définitivement l'équipe de The Blue Pennant en septembre 2013 après plusieurs collaborations fructueuses.

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La NCAA vote en faveur d’une simplification de la procédure de transfert

Les coachs ne pourront plus poser leur véto aux demandes de transfert d’étudiants-athlètes de leur programme de football.

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Le Division I Council a officiellement approuvé un nouveau règlement simplifiant la procédure des transferts d’étudiants-athlètes qui ne seront désormais plus obligés de demander la permission avant d’être transférés dans un autre programme. Jusqu’à présent, les étudiants-athlètes devaient faire une demande de transfert auquel pouvait s’opposer un coach.

A partir d’octobre 2018, tout étudiant-athlète pourra être transféré dans une autre université sans avoir à demander la permission. Toutefois, il devra encore informer son ancienne université qui aura deux jours pour entamer les démarches administratives requises. Une fois ces démarches entreprises, les coachs des autres programmes seront autorisés à rentrer en contact avec l’étudiant-athlète.

Ce nouveau règlement vise ainsi à remédier à une situation où certains étudiants-athlètes se sont retrouvés limités dans leur choix au moment de choisir un nouveau programme. Par exemple, certaines universités interdisaient à un ancien joueur de la SEC d’être transféré dans un autre programme de la SEC.

Le cas de DT Antwuan Jackson est ainsi significatif. En 2016, cet ancien joueur d’Auburn a été contraint de poursuivre sa carrière au niveau JUCO (Blinn College) car les Tigers ne l’ont pas autorisé d’être transféré dans une autre université de la conférence SEC ni à Ohio State ou Clemson. Il a fini par rejoindre les Buckeyes en 2018 mais au prix d’un passage par l’échelon inférieur.

À partir d’octobre, ces limitations ne seront plus possibles… à moins que les conférences imposent un règlement plus restrictifs que celui voté par la NCAA même s’il est peu probable que les conférences s’aventurent sur ce terrain glissant.

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Northwestern-Wisconsin à Wrigley Field en 2020

Les deux programmes de la division Big Ten West s’affronteront dans le stade de baseball légendaire des Chicago Cubs.

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Crédit photo : Tom Cruze/Sun-Times

Quelques jours après la publication dans la presse américaine de plusieurs articles faisant état d’un futur match entre les Wildcats et les Badgers organisé à Wrigley Field, l’information a été confirmée par les deux universités, mardi 5 juin 2018.

Ainsi, Northwestern sera l’hôte de Wisconsin dans cette enceinte historique, le 7 novembre 2020.

Le dernier match de College Football organisé à Wrigley Field remonte à 2010. Northwestern y avait affronté Illinois. Plus que le sort de la rencontre, on se souvient surtout que l’une des end zones du stade des Cubs de Chicago avait été tournée en dérision par les médias et les fans forçant la conférence Big Ten à faire l’impensable : imposer aux deux équipes d’attaquer à tour de rôle dans un seul sens du terrain pour des raisons évidentes de sécurité !

Il faut dire que la transformation du champ droit semblait plutôt artisanale, les poteaux de but étant fixés au muret…

Trois ans plus tard, les propriétaires des Cubs de Chicago avaient annoncé que 5 futurs matchs des Wildcats de Northwestern seraient organisés au Wrigley Field. Aucune date n’avait alors été communiquée. Depuis, des travaux de rénovation ont permis de corriger le problème d’end-zone et c’est donc avec un terrain aux normes que Northwestern et Wisconsin s’affronteront en 2020.

Pour les Badgers, la saison 2020 s’annonce particulière puisqu’ils joueront également un match dans un autre stade mythique : le Lambeau Field de Green Bay (Wisconsin) à l’occasion de la réception des Fighting Irish de Notre Dame, le 3 octobre 2020.

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Les paris sportifs bientôt autorisés partout aux États-Unis ?

La Cour Suprême américaine vient d’annuler une Loi fédérale qui interdisait aux États américains d’autoriser les paris sportifs.

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Crédit photo : David Becker / For the Washington Post

La Cour Suprême vient d’annuler une loi fédérale qui interdisait les paris sur le football, le basketball, le baseball et d’autres sports dans la plupart des Etats américains, donnant à ces derniers le feu vert pour légaliser les paris sportifs.

À 7 voix contre 2, la Cour Suprême a voté en faveur de l’annulation de la Loi fédérale sur la protection des sports professionnels et amateurs (PASPA). Cette loi de 1992 interdisait les jeux de hasard et les paris sportifs que certains États autorisaient à l’époque, à quelques exceptions près. Le Nevada était le seul État où une personne pouvait parier sur les résultats d’un match.

Une firme de recherche avait estimé avant cette décision que si la Cour suprême venait à invalider la loi, 32 États proposeraient probablement des paris sportifs dans les cinq ans.

“La légalisation des paris sportifs nécessite un choix politique important, mais le choix ne nous appartient pas. Le Congrès peut réglementer directement les paris sportifs, mais s’il choisit de ne pas le faire, chaque État est libre d’agir seul. Notre travail consiste à interpréter la loi adoptée par le Congrès et à décider si elle est conforme à la Constitution. PASPA ne l’est plus.” Samuel Alito, membre de la Cour Suprême.

Menace sur l’intégrité des différents sports ?

La décision de la Cour Suprême intervient suite à un combat juridique mené par l’État du New Jersey, qui a lutté pendant des années pour légaliser les paris sportifs dans ses casinos et les hippodromes de l’État.

Plus d’une douzaine d’États soutenaient l’État du New Jersey, qui affirmait que le Congrès avait outrepassé son autorité en adoptant la loi de 1992 sur la protection des sportifs professionnels et amateurs, leur interdisant de facto d’autoriser les paris sportifs. Le New Jersey plaidait depuis des années que la Constitution américaine permet au Congrès d’adopter des lois interdisant les paris sportifs, mais qu’il ne peut exiger des États qu’ils maintiennent des interdictions. Or, aucune Loi n’a été voté par le Congrès ce qui ouvre la voie à plusieurs États de décider maintenant d’autoriser ces paris sportifs.

Les quatre grandes ligues de sport professionnel américaines, la NCAA et le gouvernement fédéral ont demandé à la Cour de faire respecter la loi fédérale (PASPA). La NBA, la NFL, la NHL et la MLB soutenaient que l’autorisation des paris sportifs au New Jersey nuirait à l’intégrité de leurs sports. Pourtant, plusieurs dirigeants de ces quatre grandes ligues (à l’exception de la NFL) ont récemment montré un certain intérêt pour les paris sportifs encadrés.

150 millions de paris illégaux chaque année

Pour donner un ordre d’idée, l’American Gaming Association (AGA) estime que les Américains parient illégalement environ 150 milliards de dollars sur les sports chaque année.

La loi de 1992 interdisait donc l’organisation de paris sportifs par les États avec des exceptions pour le Nevada, le Montana, l’Oregon et le Delaware, États qui avaient approuvé certaines formes de paris sportifs avant l’entrée en vigueur de la PASPA. Le Nevada est le seul état où une personne peut aujourd’hui parier sur les résultats d’un seul match. A noter que la PASPA ne couvrait pas les paris entre amis. La loi ne couvrait pas non plus les paris sur les courses d’animaux, telles que les courses de chevaux, que de nombreux États autorisent déjà.

Le New Jersey a dépensé des millions de $ en frais juridiques pour tenter de légaliser les paris sportifs dans ses casinos et ses hippodromes. En 2012, avec le soutien des électeurs, les législateurs du New Jersey avaient voté une loi autorisant les paris sportifs, contestant directement la loi fédérale de 1992. L’Etat avait finalement perdu devant les tribunaux.

Cette décision de la Coup Suprême devrait avoir des conséquences énormes car de très nombreux États sont près à autoriser rapidement les paris sportifs. La NCAA et le College Football en particulier seront des cibles privilégiées des parieurs. Les instances de la NCAA ne s’y sont pas trompés en réagissant immédiatement.

Les craintes majeurs des grandes ligues professionnelles et de la NCAA sont liées à l’intégrité et à la crédibilité de leur compétition. En effet, en autorisant les paris sportifs, c’est, selon elles, la porte ouverte à la corruption et aux matchs truqués.

Toutefois, la fin de l’interdiction des paris sportifs pourrait représenter une incroyable opportunité pour la NCAA. En proposant un partage des revenus de ces paris, État par État, elle pourrait ainsi constituer une manne financière très importante afin de rémunérer ses étudiants-athlètes et régler ainsi le dossier épineux de leur rémunération.

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La 135ème édition de Harvard-Yale se jouera à Fenway Park

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Pour la première fois depuis plus de 100 ans, le traditionnel match annuel entre Harvard et Yale ne se déroulera pas sur l’un des deux campus puisque c’est au légendaire stade de baseball des Red Sox de Boston (MLB) que le Crimson et les Bulldogs s’affronteront.

Ce choc annuel met traditionnellement fin à la saison régulière de l’Ivy League. L’édition 2018 aura lieu le 17 novembre prochain.

C’est la première fois depuis 1912 que les deux équipes seront opposées sur terrain neutre.

Le Fenway Park accueillait les Patriots de Boston dans les années 60 et a été l’hôte de nombreux matchs de College Football comme ce fût le cas l’an passé avec l’affrontement entre Boston College et UConn dans la FBS mais aussi celui entre Dartmouth et Brown dans l’Ivy League (FCS).

Bien que cette annonce ait satisfait les deux camps, le capitaine de Yale, le senior Kyle Mullen, regrette qu’il n’aura pas une dernière occasion de battre Harvard dans son stade.

« J’attendais avec impatience d’avoir l’opportunité de s’imposer à Harvard mais je vais devoir me contenter de ce match au Fanway Park » – Kyle Mullen, capitaine des Bulldogs de Yale.

Cette 138ème édition de The Game marquera le 50ème anniversaire du fameux match de 1968. Cette année-là, Harvard marqua 16 points dans les 42 dernières secondes pour égaliser le score à 29-29. Le lendemain, le journal de l’université Harvard avait titré sa première page par le devenu célèbre : « Harvard s’impose face à Yale 29-29 ».

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