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L’État de Californie s’apprête à passer une loi permettant aux étudiants-athlètes d’être rémunérés

Un tremblement de terre monumental s’apprête à secouer la NCAA avec la probable promulgation d’une loi mettant fin au statut amateur des étudiants-athlètes en Californie.

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Crédit photo : AP

Nancy Skinner, élue au Sénat de l’État de Californie et ancienne étudiante à Berkeley (Cal), a vu sa proposition de loi votée à 72 contre 0 par ses pairs lundi dernier. « The Fair Pay to Play Act » pourrait donc être prochainement validé par le Gouverneur californien Gavin Newsom et entrer en vigueur le 1er janvier 2023, permettant ainsi aux étudiants-athlètes de Californie d’être rémunérés grâce à leurs droits sur le nom et l’image.

C’est un véritable camouflet pour la NCAA, qui avait déjà menacé d’exclure les programmes sportifs de l’État de sa ligue amatrice si une telle loi venait à être votée. L’association n’est cependant pas la seule à s’y opposer, soutenue par les universités publiques et les universités privées majeures telles que USC et Stanford. La mesure S.B. 206 a néanmoins reçu le soutien de plusieurs figures nationales telles que le Sénateur Bernie Sanders ou la vedette NBA LeBron James, qui vit actuellement à Los Angeles.

Les opposants sont farouches, qu’il s’agisse du président de la NCAA Mark Emmert ou le commissioner de Pac-12 Larry Scott : « nous sommes fermement opposés à tout ce qui pourrait conduire vers un système de rémunération pour jouer. » Ces opposants avancent un scénario où les universités californiennes seraient exclues des championnats amateurs car dotées d’un avantage énorme sur le plan du recrutement.

Cette loi ne concerne évidemment pas que le football et Andy Fee, athletic director à Long Beach State, a rejoint le mouvement pour lutter contre la mesure : « c’est comme si nous faisions une partie de Monopoly et que je changeais les règles du jeu, et qu’à chaque fois que je passe la case « départ » je me retrouve avec $400 au lieu de 200. J’imagine que peu de personnes voudront laisser des facs californiennes évoluer dans les championnats NCAA. » Long Beach State n’a pas de programme de football mais a remporté les deux derniers titres nationaux en volleyball masculin. « Ce n’est pas un sport qui génère beaucoup de revenu mais c’est important ici. Je dois aller dans le vestiaire et leur dire ‘vous êtes la meilleure équipe du pays mais désormais vous ne jouerez plus pour un championnat’ ? »

Des propositions similaires ont déjà germé dans les États de Washington et du Colorado, tandis que le républicain Mark Walker, membre de la United States House of Representatives, a présenté un projet de loi fédéral, et donc applicable à l’ensemble du pays, afin que les étudiants-athlètes puissent trouver une compensation pour l’usage de leur nom et de leur image.

Mark Emmert a demandé plus de temps aux politiciens californiens pour considérer d’éventuels changements concernant la politique de non-rémunération des étudiants-athlètes mais la mesure S.B. 206 pourrait se retrouver sur le bureau du Gouverneur de l’État de Californie d’ici la fin du mois. Nancy Skinner et d’autres militants avaient pointé du doigt le fait que la NCAA n’ait jamais remis ce statut amateur en question auparavant malgré plusieurs procès au civil ces dix dernières années, sans oublier le fait que l’association n’ait pas réagi aux conclusions d’une commission conduite par Condoleezza Rice l’an dernier, suggérant que les étudiants-athlètes devraient être autorisés à recevoir une compensation financière.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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Texas et Oklahoma bientôt dans la SEC ?

Séisme à venir dans le monde du College Football : les Longhorns et les Sooners envisageraient très sérieusement de quitter la Big 12 pour rejoindre la meilleure conférence du pays.

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Crédit photo : Getty Images

C’est la bombe de ce jeudi soir : Texas et Oklahoma, deux membres fondateurs de la conférence Big 12, ont contacté la SEC pour leur faire part de leur intérêt de se joindre la meilleure conférence du pays.

Selon Brent Zwerneman du Houston Chronicle, l’annonce de leur prochain déménagement pourrait même être officielle d’ici les deux prochaines semaines.

Selon Brett McMurphy de Stadium, l’intérêt serait partagé entre la SEC et les deux universités actuellement membres de la Big 12.

Selon Jason Whitely de WFAA, Texas et Oklahoma ont l’intention d’informer les instances dirigeantes de la Big 12, dès la semaine prochaine, qu’elles ne renouvelleront pas leur affiliation au terme de l’actuel contrat TV qui se termine en 2025.

C’est d’ailleurs le contrat TV en cours entre la Big 12 et ESPN/FOX qui pourrait être le principal frein à un départ anticipé des Longhorns et des Sooners vers la SEC. Comme le rappel Dennis Dodd de CBS, les clauses du contrat qui lie la Big 12 et ESPN/FOX assure à la Big 12 de conserver les droits TV des universités qui quitteraient la conférence avant la fin de l’accord actuel. Texas et Oklahoma ne pourraient pas vivre sans l’argent issu de leur contrat TV.

Interrogé lors du 3ème jour des SEC Media Days, le commissionnaire de la SEC, Greg Sankey, a refusé de faire le moindre commentaire concernant cette information qui pourrait largement bouleverser le visage du College Football. Selon Chuck Carlton du Dallas Morning, il a simplement déclaré qu’il ne s’agissait que de spéculation.

L’université Oklahoma a été la première à faire un commentaire en déclarant « le paysage des sports universitaires est en constant changement. Nous ne pouvons pas commenter toutes les rumeurs anonymes ».

Évidemment, la possible arrivée de Texas dans la SEC ne réjouit pas son voisin Texas A&M qui est actuellement la seule fac du Texas faisant partie de la SEC.

En effet, la présence des Longhorns serait catastrophique pour les Aggies qui bénéficient aujourd’hui d’une situation favorable et non-concurrentielle concernant le recrutement. Texas reste la place forte du football dans le Lone Star State. Texas A&M ne pourrait pas lutter en étant avec les Longhorns dans la conférence la plus prestigieuse du College Football. C’est d’ailleurs la principale raison qui a motivé les Aggies à quitter la Big 12 pour la SEC en 2012.

Le Directeur athlétique de Texas A&M s’est d’ailleurs empressé de réagir en déclarant « Nous voulons rester la seule équipe de la SEC au Texas. Il y a des raisons pour lesquelles nous avons quitté la Big 12 : être seul et avoir notre propre identité ».

Pour rappel, Texas A&M et Missouri ont quitté la Big 12 pour la SEC en 2012 portant à 14 le nombre de membres de la Southeastern Conference.

Oklahoma reste sur 6 titres de champion de conférence Big 12. Le dernier des Longhorns de Texas remonte à 2009.

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Le « Horns Down » sera probablement sanctionné cette saison

Alors que la polémique entourant ce signe « Horns down » enfle depuis plusieurs années, la conférence Big 12 a décidé d’agir en établissant de nouvelles règles pour dissuader les adversaires de Longhorns de l’utiliser.

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Crédit photo : Caitlyn Epes/The Daily

La Big 12 pénalisera probablement les adversaires de Texas s’ils font le symbole des « cornes baissées » (Horns down) sur le terrain, a déclaré jeudi le coordinateur des officiels Greg Burks.

« Si vous faites un Horns down à un joueur de Texas en tant qu’adversaire, ce sera probablement une pénalité anti-sportive », a-t-il déclaré lorsqu’on lui a posé des questions sur la moquerie.

Burks a ajouté que si un joueur faisait le même geste à la foule, ce ne serait « probablement » pas une faute.

« S’il vous plaît, notez tous que j’ai dit » probablement « . Nous devons tenir compte de l’intention et de la situation. Nous laisserons le soin aux responsables », a déclaré Burks.

Les joueurs de Texas utilisent le geste « Hook em » comme signe de ralliement, mais l’utilisation par les adversaires du « Horns down » a été une situation délicate pour les officiels. Il y a deux ans, Burks a posé des questions sur ce signe et a reconnu que les fans voulaient une réponse définitive sur le geste.

La Big 12 a fait de ce genre de moquerie l’une des priorités pour les officiels. En vertu de nouveaux règlements de la ligue, il est interdit aux groupes de musique, aux systèmes audio/vidéo ou d’éclairage des écoles de créer des distractions pour les adversaires et d’essayer de perturber les signaux d’une infraction.

Ce changement vient en partie en réponse à la tentative d’Oklahoma State de distraire le botteur texan Cameron Dicker en plaçant des lignes jaunes sur un grand panneau vidéo derrière les poteaux de but lors d’un match la saison dernière. Dicker n’a pas donné le coup de pied et l’entraîneur Tom Herman a déclaré plus tard qu’il avait contacté les responsables du Big 12 au sujet de la distraction.

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Fin de l’amateurisme en NCAA : les étudiants peuvent profiter de leur droit à l’image

Le Board of Directors de la Division I a approuvé un règlement provisoire qui permet désormais aux athlètes universitaires de percevoir des revenus en vertu de leur droit à l’image.

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Un véritable séisme. C’était annoncé depuis plusieurs mois et la date fatidique du 1er juillet se rapprochait à grands pas… mais c’est maintenant officiel : la NCAA a été contrainte de retirer le principe d’amateurisme de ses réglements en révoquant la fameuse Bylaw 12 afin de permettre aux athlètes-étudiants d’être rémunérés en vertu de leurs droits à l’image, à l’utilisation de leur nom ou de toute forme de ressemblance (Name, Image and Likeness, NIL).

Lors d’une réunion organisée mercredi 30 juin 2021, le Division I Board of Directors (conseil d’administration de la Division I de la NCAA) a approuvé un règlement provisoire encadrant la rémunération des droits NIL des athlètes universitaires. Ces derniers pourront désormais gagner de l’argent grâce à des contrats de sponsoring ou de promotion publicitaire tout en conservant leur éligibilité au niveau NCAA. Une Révolution. Ni plus ni moins.

L’amateurisme était la pierre angulaire de la NCAA depuis sa création, en 1906, mais depuis une décennie, la pression s’est accrue de la part des tribunaux et de législateurs de plusieurs États américains ainsi que du gouvernement fédéral. Et la pression s’est intensifiée au cours des deux dernières années : des dizaines d’États ont adopté des lois encadrant les droits NIL des athlètes universitaires (pour clairement couper l’herbe sous le pied de la NCAA) dont certaines vont entrer en vigueur… ce 1er juillet 2021, mettant la NCAA dans une position intenable.

La pression est même venue de la Cour Suprême qui a statué la semaine dernière, à l’unanimité, contre la NCAA rappelant au passage à la principale instance dirigeante des sports universitaires aux États-Unis qu’elle doit se soumettre à la Loi antitrust (qui régit les positions de monopole) comme tout le monde.

« Le nouveau règlement préserve le principe essentiel qui assure que les sports universitaires ne permettent pas d’être payé pour jouer », a déclaré Sandra Jordan, présidente du Conseil des présidents de la Division II et chancelière de l’Université de Caroline du Sud Aiken. «Il renforce également les principes clés d’équité et d’intégrité dans l’ensemble de la NCAA et maintient des règles interdisant les incitations au recrutement inappropriées. Il était important que toutes les nouvelles règles maintiennent ces principes. »

La décision de la Cour Suprême a indiscutablement forcé la main de la NCAA qui a été contraint de mettre en place ce règlement provisoire en attendant l’adoption d’une Loi fédérale… si elle est votée un jour !

Car la NCAA espérait convaincre les législateurs fédéraux de voter une Loi encadrant les droits NIL qui s’appliquerait à l’ensemble des athlètes universitaires du pays afin de renverser les Lois promulguées individuellement par certains États. En vain donc.

Les athlètes universitaires auront donc la possibilité de monétiser leur nom, image et ressemblance à partir du 1er juillet, quel que soit l’État dans lequel ils se trouvent.

« Avec la variété des Lois des États adoptées à travers le pays, nous continuerons à travailler avec le Congrès pour développer une solution qui apportera de la clarté au niveau national », a déclaré le président de la NCAA, Mark Emmert. « L’environnement actuel – à la fois juridique et législatif – nous empêche de fournir une solution plus permanente et le niveau de détail que méritent les étudiants-athlètes. »

Que sont les droits NIL exactement ?

Les droits à l’image, à l’utilisation d’un nom ou toute forme de ressemblance (NIL) sont des droits dont bénéficient tous les américains. Chaque américain peut ainsi, individuellement, être rémunéré en vendant ces droits dans le cadre d’un contrat avec une entreprise tierce.

Jusqu’à l’annonce historique du mercredi 30 juin 2021, tous les athlètes universitaires étaient obligés de renoncer à ces droits lorsqu’ils obtenaient une scholarship (bourse d’étude) ou lorsqu’ils prenaient part à une compétition sportive disputée sous le maillot d’une université membre de la NCAA sous peine d’être exclus. Ce ne sera plus le cas désormais.

Chronologie d’une Révolution qui a pris deux ans

30 septembre 2019 : La Californie adopte une Loi proposée par la sénatrice Nancy Skinner qui interdit aux universités de punir les athlètes acceptant de l’argent dans le cadre de sponsoring pendant leurs études universitaires. L’entrée en application de cette Loi est prévue en 2023. La NCAA a alors qualifié cette Loi de « menace existentielle » pour les sports amateurs universitaires.

29 octobre 2019 : Le Board of Governors de la NCAA convient à l’unanimité qu’il est temps de moderniser ses règlement encadrant les droits NIL. Le conseil d’administration ordonne aux trois divisions de la NCAA d’établir des règles d’ici janvier 2021 qui permettront aux athlètes de gagner de l’argent tout en maintenant « le modèle collégial ».

29 avril 2020 : Un groupe de travail nommé par la NCAA expose ses suggestions sur la façon dont la Division I devrait modifier ses règlements concernant les droits NIL afin d’imposer un certain nombre de « garde-fous » pour sauver ce qui peut l’être de l’amateurisme. Le conseil de la Division I a officiellement soumis ces suggestions en novembre 2020 et prévoit de les soumettre à un vote en janvier 2021.

12 juin 2020 : La Floride adopte à son tour une Loi encadrant les droits NIL des athlètes universitaires avec une date d’entrée en vigueur prévue le… 1er juillet 2021, ce qui réduit considérablement le temps nécessaire à la NCAA pour créer un règlement national uniforme. Le temps joue contre la NCAA qui voit d’ailleurs l’Alabama, l’Arizona, le Mississippi et le Nouveau-Méxique voter des Lois similaires, quelques semaines plus tard, dans le sillage de la Floride.

22 juillet 2020 : Lors d’une audience au Sénat américain à Washington DC, le président de la NCAA, Mark Emmert, réitère sa demande d’aide au Congrès afin qu’il crée une Loi fédérale encadrant les droits NIL qui s’appliquerait donc à l’ensemble des athlètes universitaires. Pris par surprise, Mark Emmert s’est alors vu exhorter par plusieurs sénateurs d’entreprendre d’importantes réformes de la NCAA (bien au-delà des droits NIL) s’il voulait l’aide de Capitol Hill.

10 décembre 2020 : Le sénateur Roger Wicker présente un projet de Loi fédérale qui autoriserait certains accords NIL et créerait également une exemption de la Loi antitrust protégeant la NCAA de certains types de poursuites judiciaires futures.

16 décembre 2020 : La Cour Suprême a accepté d’entendre l’appel de la NCAA contre la décision d’un juge fédéral dans le procès « Alston contre la NCAA ». Bien qu’elle ne soit pas directement liée aux droits NIL, la décision de la Cour Suprême dans cette affaire pourrait avoir une incidence sur le contrôle exercé par la NCAA sur la définition de l’amateurisme à l’avenir.

11 janvier 2021 : Le conseil de la Division I de la NCAA décide de repousser indéfiniment son vote sur les règles relatives aux droits NIL citant les préoccupations suscitées par une lettre du Ministère de la Justice qui met en garde la NCAA concernant une éventuelle position de monopole. Mark Emmert, président de la NCAA, se dit « frustré et déçu » par ce retard.

31 mai 2021 : La Cour Suprême entend les plaidoiries dans le procès antitrust Alston v. NCAA… et questionne la validité de l’amateurisme de la NCAA au regard des énormes profits engrangés par les universités tout en exprimant des inquiétudes de voir une multiplication de décisions judiciaires qui pourraient conduire à la destruction d’une tradition américaine.

18 juin 2021 : Six commissionnaires de conférence (y compris ceux de l’ACC, de la SEC et du Pac-12) proposent un nouveau plan qui rendrait les universités individuellement responsables de la création de leurs propres règlements sur les droits NIL. La nouvelle proposition a fait surface après que le Sénat ait clairement indiqué, en juin, qu’une Loi fédérale n’était pas imminente.

Quels sont les États américains qui ont légiféré et quand leurs Lois prennent-elles effet ?

Vingt-quatre États ont officiellement voté des Lois encadrant les droits NIL des athlètes universitaires. Pour douze d’entre-eux, ces Lois entrent en vigueur dès le 1er juillet 2021 : Alabama, Florida, Georgia, Illinois, Kentucky, Mississippi, Nebraska, New Mexico, Ohio, Oregon, Pennsylvanie et Texas. Il faudra attendre le 23 juillet dans l’État d’Arizona.

Onze autres États américains ont voté des Lois concernant les droits NIL qui prendront effet dans les quatre prochaines années : Arkansas (2022), California (2023), Colorado (2023), Maryland (2023), Michigan (2022), Montana (2023), Nevada (2022), New Jersey (2025), Oklahoma (au plus tard en 2023), South Carolina (2022) et Tennessee (2022).

Comment les athlètes-étudiants peuvent-ils gagner de l’argent ?

Ce règlement provisoire encadrant les droits NIL des athlètes universitaires ouvre la porte à plusieurs opportunités générant des revenus comme par exemple :

  • des contrats publicitaires.
  • la vente d’autographes.
  • la vente de marchandising.
  • des publications sponsorisées et des publicités sur les réseaux sociaux (Instagram, Twitter, Youtube).
  • la détention de chaines Youtube et des vidéos Twitter.
  • des leçons privées.

La NCAA n’a introduit aucune règle interdisant aux boosters de payer les athlètes universitaires tant que ces paiements ne sont pas directement liés à leurs performances sportives ou ne correspondent pas à une incitation à des fins de recrutement. Toutefois, il y a encore une zone grise à propos des boosters dans de nombreuses nouvelles Lois d’État. Certaines pourraient nécessiter une interprétation plus approfondie avant que l’on ne sache clairement à quel point les boosters peuvent être impliqués dans le paiement des athlètes universitaires dans ces États.

À noter que les athlètes universitaires pourront également se faire représenter par des agents afin de défendre leurs intérêts. Ces nouvelles relations s’accompagnent cependant d’une mise en garde majeure. Les agents peuvent aider avec les offres NIL mais leurs contrats ne peuvent pas stipuler qu’ils représenteraient l’athlète dans les négociations futures si ce dernier devenait professionnel. D’ailleurs, la NFLPA a déjà averti les agents sportifs professionnels de tenir compte de ces restrictions.

Les universités peuvent-elles payer directement les athlètes universitaires ?

Non. Les universités ne sont toujours pas autorisées de rémunérer les joueurs directement en vertu des droits NIL ou pour toute autre raison.

Par ailleurs, certaines nouvelles lois d’État interdisent également aux universités de conclure des accords pour leurs athlètes. De son côté, la NCAA n’interdit rien tant que les universités n’utilisent pas le règlement provisoire NIL afin de payer insidieusement les athlètes universitaires pour jouer ou comme outil de recrutement.

Quelles sont les restrictions ?

Les nouvelles Lois d’État et les éventuels règlements élaborés par les universités créent une variété (parfois incohérente) de restrictions pour les athlètes universitaires selon l’endroit où ils se trouvent. Ce qui posera assurément des problèmes d’équité à très court terme.

Dans certains États, les athlètes universitaires ne peuvent pas faire la promotion d’alcool, de tabac ou de jeux d’argent. D’autres États ont ajouté des restrictions concernant l’utilisation par les athlètes-étudiants des logos de l’université ou tout autre document protégé par le droit d’auteur dans le cadre de leurs activités rémunérées.

La plupart des États et des universités interdisent également aux athlètes de signer des accords qui entrent en conflit avec les contrats de sponsoring de l’université. Par exemple, un joueur de football d’une équipe portant des équipements Nike ne serait pas autorisé à porter des chaussures Adidas pendant les matchs. Cependant, dans la plupart des cas, cet athlète pourrait toutefois promouvoir une entreprise de chaussures autre que Nike lorsqu’il ne joue pas ou en dehors des activités de l’équipe.

Mais la principale restriction reste l’interdiction absolue de rémunérer les athlètes universitaires dans le cadre de leur pratique sportive. Personne ne peut offrir 100$ à un joueur à chaque TD inscrit. Personne ne peut non plus offrir 25 000$ à un lycéen s’il s’engage avec telle université. Les revenus doivent être explicitement liés aux droits NIL.

Combien peuvent espérer gagner les athlètes-étudiants ?

Selon plusieurs experts notamment spécialisés dans les réseaux sociaux, les revenus générés par les droits NIL pourraient s’élever à plusieurs centaines de milliers de $ par année (voire même des millions de $) pour les athlètes universitaires les plus renommés.

Les athlètes universitaires vedettes ont des centaines de milliers de fans sur les réseaux sociaux. La promotion d’un produit via une chaîne YouTube, une publication Twitter ou un compte Instagram peut valoir plus de 10 000 $ par publication pour un étudiant qui a une présence authentique et active sur les réseaux sociaux. Plusieurs sociétés, telles que Opendorse et INFLCR, existent déjà pour aider les athlètes professionnelles à augmenter leur nombre d’abonnés et à se connecter avec des annonceurs. Certains athlètes peuvent également obtenir certains revenus avec Cameo, une application qui permet aux fans de payer des centaines voire des milliers de $ aux athlètes en échange d’une vidéo personnalisée.

Toutefois, pour la très grande majorité des athlètes universitaires, il faudra peut-être se contenter de quelques milliers de $. Au mieux.

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South Dakota State renverse le Bison, Delaware remporte le titre de la Colonial

Le résumé complet de la week 10 de la saison FCS 2021 de printemps.

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Crédit photo : GoJacks.com

Cette saison FCS de printemps 2021 n’a pas manqué d’obstacles et d’embûches mais nous y voilà : on connait désormais les 10 équipes qualifiées automatiquement pour les playoffs auxquels vont s’ajouter 6 programmes choisis par le comité de sélection, dimanche 18 avril.

On connaissait déjà l’identité de 5 de ces 10 équipes qualifiées. Se sont ajoutés à cette liste #4 South Dakota State, #7 Delaware, #15 VMI, Holy Cross et Davidson.

Retrouvez ci-dessous un résumé des événements importants de cette semaine dans la FCS :

Le Dakota Marker pour South Dakota State

Les Jackrabbits de #4 South Dakota State (5-1) récupèrent le Dakota Marker pour la première fois depuis 2017 en mettant un terme à la série de 32 victoires consécutives du Bison de #4 North Dakota State au Fargodome.

Une victoire 27-17 acquise notamment grâce à un superbe 4ème quart-temps au cours duquel QB Mark Gronowski (10-14, 149 yards et 126 yards au sol) a une nouvelle fois démontré pourquoi il sera l’un des favoris pour le titre de Freshmen of the Year dans la FCS.

Alors que le score était de 17-17 à l’entrée des 15 dernières minutes, K Cole Frahm a donné les devants 20-17 aux Jackrabbits sur un FG de 24 yards qui concluait un long drive de plus de 9 minutes. #4 South Dakota State a pris un avantage définitif lorsque QB Mark Gronowski transperça le rideau défensif du Bison pour une sensationnelle course de 55 yards.

Trois jeux plus tard, le freshman RB Isaiah Davis donnera 10 points d’avance à SDSU.

Avec ce succès, #4 South Dakota State remporte le titre de co-champion de la Missouri Valley Football Conference (à égalité avec Missouri State) et s’offre un ticket automatique pour les FCS Playoffs en raison d’un plus grand nombre de victoire que les Bears. Il s’agit d’une 9ème participation d’affilée pour les Jackrabbits.

Malgré cette défaite qui met également un terme à sa série de 9 titres de conférence consécutifs, #2 North Dakota State (6-2) conserve toutes ses chances de participer aux playoffs en tant qu’invité « at-large ».

Delaware devant James Madison dans la Colonial

Les Blue Hens de #7 Delaware (5-0) n’ont pas tremblé. Ils savaient qu’une victoire face au rival #10 Villanova leur ouvrirait la voie des playoffs et peut-être même d’une qualification automatique. Comme d’habitude, les Poulets Bleus se sont basés sur leur Delaware Wing T pour mettre à mal la défense des Wildcats. Une victoire 27-20 qui leur donne le titre de division CAA North… et une place automatique pour les Playoffs.

Delaware, champion de la CAA North 2021 – Crédit photo : Mark Campbell

Malgré leur place de #1 du pays au classement FCS Top 25 et leur succès 23-6 face au rival Richmond, les Dukes de #1 James Madison (5-0) n’ont pas bénéficié de cette place automatique pour les playoffs : Dukes et Blue Hens ont terminé à égalité mais les directeurs athlétiques de la CAA ont finalement choisi Delaware par un vote organisé samedi soir.

Toutefois, #1 James Madison reste favori pour obtenir la tête de série #1 lors de la publication du bracket des FCS Playoffs.

VMI remporte un premier titre de champion de conférence depuis 1977

En remportant le Military Classic of the South face au voisin The Citadel, les Keydetes de #15 Virginia Military Institute (6-1) remporte officiellement le titre de champion de la conférence Southern (SoCon), leur premier depuis 1977.

Cette victoire signifie également une première participation aux FCS Playoffs de l’Histoire du programme de Lexington (Virginie). C’est encore une fois le duo QB Seth Morgan (25/34, 328 yards, 3 TD) / WR Jakob Herres (11 réceptions, 123 yards, 1 TD) qui a sonné la charge pour une équipe de #15 VMI qui remporte deux victoires consécutives face aux Bulldogs pour la première fois depuis 1995-96.

Holy Cross conserve son titre de la Patriot League

Sous l’impulsion de l’excellent freshman QB Matthew Sluka (3 TDs dont 2 au sol), les Crusaders ont rapidement pris les commandes 17-0 et n’ont plus jamais regardé dans le retroviseur pour finalement s’imposer 33-10 face à Bucknell lors du tout premier Patriot League Football Championship Game. Holy Cross conserve ainsi son titre de conférence et obtient du même coup son billet automatique pour les FCS Playoffs.

Holy Cross Crusaders, champion de la Patriot League 2021 – Crédit photo : Holy Cross Athletic

Le TD absurde de QB Daniel Smith

Le quarterback des Wildcats de #10 Villanova est un magicien. Lors cette week 10, il a réussi l’un TD les plus spectaculaires et inattendus de l’année 2021 !

Les résultats complets

Voici ci-dessous tous les résultats des principaux matchs de cette week 10 dans la FCS :

Le tableau des 10 qualifiés automatiques

Voici ci-dessous la liste des 10 équipes bénéficiant d’une qualification pour les FCS Playoffs via une place automatique attribuée à chacun des champions de conférence éligible (la SWAC et la MEAC y ont renoncé) :

Razzia de la Missouri Valley sur les places « at-large » ?

En plus de ces 10 équipes automatiquement qualifiées, 6 autres équipes seront choisies par le comité de sélection des playoffs lors de Selection Sunday diffusé sur ESPNU à 11h30 (17h30 FR).

Les défaites de #10 Villanova et #11 Richmond ainsi que celle de #17 Southeastern Louisiana, #23 Mercer et #25 Incarnate Word ouvrent la voie une domination outrageuse de la conférence Missouri Valley puisque pas moins de 4 de ses membres pourraient bénéficier d’une invitation « at-large ».

Au terme de cette week 10 de la saison FCS, voici la liste des favoris pour les 6 places restantes pour les Playoffs :

  • Eastern Washington (Big Sky)
  • James Madison (CAA)
  • Missouri State (Missouri Valley)
  • North Dakota (Missouri Valley)
  • North Dakota State (Missouri Valley)
  • Southern Illinois (Missouri Valley)

Calendrier des FCS Playoffs

Tous les matchs jusqu’à la finale nationale seront joués sur campus.

Playoff Selection Show : Dimanche 18 avril 2021 à 11h30 (17h30 FR). Diffusé sur ESPNU donc sur ESPN Player.
Premier Tour : Weekend du 24 avril 2021.
Quart de Finale : Weekend du 1er mai 2021.
Demi-finale : Samedi 8 mai 2021 sur le réseau ESPN donc sur ESPN Player.
Championship Game (Toyota Stadium, Frisco, Texas) : Dimanche 16 mai 2021 à 14h00 (20h00 FR) sur ABC donc sur ESPN Player.

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