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Fin de l’amateurisme en NCAA : les étudiants peuvent profiter de leur droit à l’image

Le Board of Directors de la Division I a approuvé un règlement provisoire qui permet désormais aux athlètes universitaires de percevoir des revenus en vertu de leur droit à l’image.

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Un véritable séisme. C’était annoncé depuis plusieurs mois et la date fatidique du 1er juillet se rapprochait à grands pas… mais c’est maintenant officiel : la NCAA a été contrainte de retirer le principe d’amateurisme de ses réglements en révoquant la fameuse Bylaw 12 afin de permettre aux athlètes-étudiants d’être rémunérés en vertu de leurs droits à l’image, à l’utilisation de leur nom ou de toute forme de ressemblance (Name, Image and Likeness, NIL).

Lors d’une réunion organisée mercredi 30 juin 2021, le Division I Board of Directors (conseil d’administration de la Division I de la NCAA) a approuvé un règlement provisoire encadrant la rémunération des droits NIL des athlètes universitaires. Ces derniers pourront désormais gagner de l’argent grâce à des contrats de sponsoring ou de promotion publicitaire tout en conservant leur éligibilité au niveau NCAA. Une Révolution. Ni plus ni moins.

L’amateurisme était la pierre angulaire de la NCAA depuis sa création, en 1906, mais depuis une décennie, la pression s’est accrue de la part des tribunaux et de législateurs de plusieurs États américains ainsi que du gouvernement fédéral. Et la pression s’est intensifiée au cours des deux dernières années : des dizaines d’États ont adopté des lois encadrant les droits NIL des athlètes universitaires (pour clairement couper l’herbe sous le pied de la NCAA) dont certaines vont entrer en vigueur… ce 1er juillet 2021, mettant la NCAA dans une position intenable.

La pression est même venue de la Cour Suprême qui a statué la semaine dernière, à l’unanimité, contre la NCAA rappelant au passage à la principale instance dirigeante des sports universitaires aux États-Unis qu’elle doit se soumettre à la Loi antitrust (qui régit les positions de monopole) comme tout le monde.

« Le nouveau règlement préserve le principe essentiel qui assure que les sports universitaires ne permettent pas d’être payé pour jouer », a déclaré Sandra Jordan, présidente du Conseil des présidents de la Division II et chancelière de l’Université de Caroline du Sud Aiken. «Il renforce également les principes clés d’équité et d’intégrité dans l’ensemble de la NCAA et maintient des règles interdisant les incitations au recrutement inappropriées. Il était important que toutes les nouvelles règles maintiennent ces principes. »

La décision de la Cour Suprême a indiscutablement forcé la main de la NCAA qui a été contraint de mettre en place ce règlement provisoire en attendant l’adoption d’une Loi fédérale… si elle est votée un jour !

Car la NCAA espérait convaincre les législateurs fédéraux de voter une Loi encadrant les droits NIL qui s’appliquerait à l’ensemble des athlètes universitaires du pays afin de renverser les Lois promulguées individuellement par certains États. En vain donc.

Les athlètes universitaires auront donc la possibilité de monétiser leur nom, image et ressemblance à partir du 1er juillet, quel que soit l’État dans lequel ils se trouvent.

« Avec la variété des Lois des États adoptées à travers le pays, nous continuerons à travailler avec le Congrès pour développer une solution qui apportera de la clarté au niveau national », a déclaré le président de la NCAA, Mark Emmert. « L’environnement actuel – à la fois juridique et législatif – nous empêche de fournir une solution plus permanente et le niveau de détail que méritent les étudiants-athlètes. »

Que sont les droits NIL exactement ?

Les droits à l’image, à l’utilisation d’un nom ou toute forme de ressemblance (NIL) sont des droits dont bénéficient tous les américains. Chaque américain peut ainsi, individuellement, être rémunéré en vendant ces droits dans le cadre d’un contrat avec une entreprise tierce.

Jusqu’à l’annonce historique du mercredi 30 juin 2021, tous les athlètes universitaires étaient obligés de renoncer à ces droits lorsqu’ils obtenaient une scholarship (bourse d’étude) ou lorsqu’ils prenaient part à une compétition sportive disputée sous le maillot d’une université membre de la NCAA sous peine d’être exclus. Ce ne sera plus le cas désormais.

Chronologie d’une Révolution qui a pris deux ans

30 septembre 2019 : La Californie adopte une Loi proposée par la sénatrice Nancy Skinner qui interdit aux universités de punir les athlètes acceptant de l’argent dans le cadre de sponsoring pendant leurs études universitaires. L’entrée en application de cette Loi est prévue en 2023. La NCAA a alors qualifié cette Loi de « menace existentielle » pour les sports amateurs universitaires.

29 octobre 2019 : Le Board of Governors de la NCAA convient à l’unanimité qu’il est temps de moderniser ses règlement encadrant les droits NIL. Le conseil d’administration ordonne aux trois divisions de la NCAA d’établir des règles d’ici janvier 2021 qui permettront aux athlètes de gagner de l’argent tout en maintenant « le modèle collégial ».

29 avril 2020 : Un groupe de travail nommé par la NCAA expose ses suggestions sur la façon dont la Division I devrait modifier ses règlements concernant les droits NIL afin d’imposer un certain nombre de « garde-fous » pour sauver ce qui peut l’être de l’amateurisme. Le conseil de la Division I a officiellement soumis ces suggestions en novembre 2020 et prévoit de les soumettre à un vote en janvier 2021.

12 juin 2020 : La Floride adopte à son tour une Loi encadrant les droits NIL des athlètes universitaires avec une date d’entrée en vigueur prévue le… 1er juillet 2021, ce qui réduit considérablement le temps nécessaire à la NCAA pour créer un règlement national uniforme. Le temps joue contre la NCAA qui voit d’ailleurs l’Alabama, l’Arizona, le Mississippi et le Nouveau-Méxique voter des Lois similaires, quelques semaines plus tard, dans le sillage de la Floride.

22 juillet 2020 : Lors d’une audience au Sénat américain à Washington DC, le président de la NCAA, Mark Emmert, réitère sa demande d’aide au Congrès afin qu’il crée une Loi fédérale encadrant les droits NIL qui s’appliquerait donc à l’ensemble des athlètes universitaires. Pris par surprise, Mark Emmert s’est alors vu exhorter par plusieurs sénateurs d’entreprendre d’importantes réformes de la NCAA (bien au-delà des droits NIL) s’il voulait l’aide de Capitol Hill.

10 décembre 2020 : Le sénateur Roger Wicker présente un projet de Loi fédérale qui autoriserait certains accords NIL et créerait également une exemption de la Loi antitrust protégeant la NCAA de certains types de poursuites judiciaires futures.

16 décembre 2020 : La Cour Suprême a accepté d’entendre l’appel de la NCAA contre la décision d’un juge fédéral dans le procès « Alston contre la NCAA ». Bien qu’elle ne soit pas directement liée aux droits NIL, la décision de la Cour Suprême dans cette affaire pourrait avoir une incidence sur le contrôle exercé par la NCAA sur la définition de l’amateurisme à l’avenir.

11 janvier 2021 : Le conseil de la Division I de la NCAA décide de repousser indéfiniment son vote sur les règles relatives aux droits NIL citant les préoccupations suscitées par une lettre du Ministère de la Justice qui met en garde la NCAA concernant une éventuelle position de monopole. Mark Emmert, président de la NCAA, se dit « frustré et déçu » par ce retard.

31 mai 2021 : La Cour Suprême entend les plaidoiries dans le procès antitrust Alston v. NCAA… et questionne la validité de l’amateurisme de la NCAA au regard des énormes profits engrangés par les universités tout en exprimant des inquiétudes de voir une multiplication de décisions judiciaires qui pourraient conduire à la destruction d’une tradition américaine.

18 juin 2021 : Six commissionnaires de conférence (y compris ceux de l’ACC, de la SEC et du Pac-12) proposent un nouveau plan qui rendrait les universités individuellement responsables de la création de leurs propres règlements sur les droits NIL. La nouvelle proposition a fait surface après que le Sénat ait clairement indiqué, en juin, qu’une Loi fédérale n’était pas imminente.

Quels sont les États américains qui ont légiféré et quand leurs Lois prennent-elles effet ?

Vingt-quatre États ont officiellement voté des Lois encadrant les droits NIL des athlètes universitaires. Pour douze d’entre-eux, ces Lois entrent en vigueur dès le 1er juillet 2021 : Alabama, Florida, Georgia, Illinois, Kentucky, Mississippi, Nebraska, New Mexico, Ohio, Oregon, Pennsylvanie et Texas. Il faudra attendre le 23 juillet dans l’État d’Arizona.

Onze autres États américains ont voté des Lois concernant les droits NIL qui prendront effet dans les quatre prochaines années : Arkansas (2022), California (2023), Colorado (2023), Maryland (2023), Michigan (2022), Montana (2023), Nevada (2022), New Jersey (2025), Oklahoma (au plus tard en 2023), South Carolina (2022) et Tennessee (2022).

Comment les athlètes-étudiants peuvent-ils gagner de l’argent ?

Ce règlement provisoire encadrant les droits NIL des athlètes universitaires ouvre la porte à plusieurs opportunités générant des revenus comme par exemple :

  • des contrats publicitaires.
  • la vente d’autographes.
  • la vente de marchandising.
  • des publications sponsorisées et des publicités sur les réseaux sociaux (Instagram, Twitter, Youtube).
  • la détention de chaines Youtube et des vidéos Twitter.
  • des leçons privées.

La NCAA n’a introduit aucune règle interdisant aux boosters de payer les athlètes universitaires tant que ces paiements ne sont pas directement liés à leurs performances sportives ou ne correspondent pas à une incitation à des fins de recrutement. Toutefois, il y a encore une zone grise à propos des boosters dans de nombreuses nouvelles Lois d’État. Certaines pourraient nécessiter une interprétation plus approfondie avant que l’on ne sache clairement à quel point les boosters peuvent être impliqués dans le paiement des athlètes universitaires dans ces États.

À noter que les athlètes universitaires pourront également se faire représenter par des agents afin de défendre leurs intérêts. Ces nouvelles relations s’accompagnent cependant d’une mise en garde majeure. Les agents peuvent aider avec les offres NIL mais leurs contrats ne peuvent pas stipuler qu’ils représenteraient l’athlète dans les négociations futures si ce dernier devenait professionnel. D’ailleurs, la NFLPA a déjà averti les agents sportifs professionnels de tenir compte de ces restrictions.

Les universités peuvent-elles payer directement les athlètes universitaires ?

Non. Les universités ne sont toujours pas autorisées de rémunérer les joueurs directement en vertu des droits NIL ou pour toute autre raison.

Par ailleurs, certaines nouvelles lois d’État interdisent également aux universités de conclure des accords pour leurs athlètes. De son côté, la NCAA n’interdit rien tant que les universités n’utilisent pas le règlement provisoire NIL afin de payer insidieusement les athlètes universitaires pour jouer ou comme outil de recrutement.

Quelles sont les restrictions ?

Les nouvelles Lois d’État et les éventuels règlements élaborés par les universités créent une variété (parfois incohérente) de restrictions pour les athlètes universitaires selon l’endroit où ils se trouvent. Ce qui posera assurément des problèmes d’équité à très court terme.

Dans certains États, les athlètes universitaires ne peuvent pas faire la promotion d’alcool, de tabac ou de jeux d’argent. D’autres États ont ajouté des restrictions concernant l’utilisation par les athlètes-étudiants des logos de l’université ou tout autre document protégé par le droit d’auteur dans le cadre de leurs activités rémunérées.

La plupart des États et des universités interdisent également aux athlètes de signer des accords qui entrent en conflit avec les contrats de sponsoring de l’université. Par exemple, un joueur de football d’une équipe portant des équipements Nike ne serait pas autorisé à porter des chaussures Adidas pendant les matchs. Cependant, dans la plupart des cas, cet athlète pourrait toutefois promouvoir une entreprise de chaussures autre que Nike lorsqu’il ne joue pas ou en dehors des activités de l’équipe.

Mais la principale restriction reste l’interdiction absolue de rémunérer les athlètes universitaires dans le cadre de leur pratique sportive. Personne ne peut offrir 100$ à un joueur à chaque TD inscrit. Personne ne peut non plus offrir 25 000$ à un lycéen s’il s’engage avec telle université. Les revenus doivent être explicitement liés aux droits NIL.

Combien peuvent espérer gagner les athlètes-étudiants ?

Selon plusieurs experts notamment spécialisés dans les réseaux sociaux, les revenus générés par les droits NIL pourraient s’élever à plusieurs centaines de milliers de $ par année (voire même des millions de $) pour les athlètes universitaires les plus renommés.

Les athlètes universitaires vedettes ont des centaines de milliers de fans sur les réseaux sociaux. La promotion d’un produit via une chaîne YouTube, une publication Twitter ou un compte Instagram peut valoir plus de 10 000 $ par publication pour un étudiant qui a une présence authentique et active sur les réseaux sociaux. Plusieurs sociétés, telles que Opendorse et INFLCR, existent déjà pour aider les athlètes professionnelles à augmenter leur nombre d’abonnés et à se connecter avec des annonceurs. Certains athlètes peuvent également obtenir certains revenus avec Cameo, une application qui permet aux fans de payer des centaines voire des milliers de $ aux athlètes en échange d’une vidéo personnalisée.

Toutefois, pour la très grande majorité des athlètes universitaires, il faudra peut-être se contenter de quelques milliers de $. Au mieux.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et MLB. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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College Gameday : le guide de la week 5

Suivez le guide pour découvrir le programme complet de la 5ème semaine de la saison régulière de College Football.

Publié

le

Crédit photo : Kevin C. Cox/Getty Images

Voici le programme complet de la week 5 de la saison 2021 :

Le Match de la Semaine

#12 Ole Miss (4-0) @ #1 Alabama (4-0)

Bryant-Denny Stadium, Tuscaloosa, Alabama
Samedi 2 octobre à 15h30 (21h30 en France)
CBS

Pronostic : Alabama 38, Ole Miss 24.

Samedi 2 octobre

À partir de 18h00

#8 Arkansas (4-0) @ #2 Georgia (4-0)

Sanford Stadium, Athens, Géorgie
Samedi 2 octobre à 12h00 (18h00 en France)
ESPN

Pronostic : Arkansas 17, Georgia 14.

#14 Michigan (4-0) @ Wisconsin (1-2)

Camp Randall Stadium, Madison, Wisconsin
Samedi 2 octobre à 12h00 (18h00 en France)
FOX

Pronostic : Michigan 27, Wisconsin 20.

#7 Cincinnati (4-0) @ #9 Notre Dame (4-0)

Notre Dame Stadium, South Bend, Indiana
Samedi 2 octobre à 14h30 (20h30 en France)
NBC

Pronostic : Notre Dame 34, Cincinnati 23

Autres matchs

  • Louisiana-Monroe @ #16 Coastal Carolina à 14h30 (20h30 en France)
  • Louisville @ #24 Wake Forest à 12h30 (18h30 en France)
  • Tennessee @ Missouri à 12h00 (18h00 en France)
  • Charlotte @ Illinois à 12h00 (18h00 en France)
  • Pittsburgh @ Georgia Tech à 12h00 (18h00 en France)
  • Duke @ North Carolina à 12h00 (18h00 en France)
  • Minnesota @ Purdue à 12h00 (18h00 en France)
  • Texas @ TCU à 12h00 (18h00 en France)
  • Memphis @ Temple à 12h00 (18h00 en France)
  • Western Michigan @ Buffalo à 12h00 (18h00 en France)
  • Toledo @ UMass à 12h00 (18h00 en France)
  • Appalachian State @ Georgia State à 14h00 (20h00 en France)
  • USC @ Colorado à 14h00 (20h00 en France)
  • Eastern Michigan @ Northern Illinois à 14h00 (20h00 en France)

À partir de 21h30

#3 Oregon (4-0) @ Stanford (2-2)

Stanford Stadium , Palo Alto, Californie
Samedi 2 octobre à 15h30 (21h30 en France)
ABC

Stanford vs Oregon – Crédit photo : USA TODAY Sports


Pronostic : Oregon 31, Stanford 20.

Autres matchs

  • #6 Oklahoma @ Kansas State à 15h30 (21h30 en France)
  • #10 Florida @ Kentucky à 18h00 (00h00 en France)
  • #11 Ohio State @ Rutgers à 15h30 (21h30 en France)
  • Louisiana Tech @ #23 NC State à 18h00 (00h00 en France)
  • Troy @ South Carolina à 15h30 (21h30 en France)
  • Florida International @ Florida Atlantic à 15h30 (21h30 en France)
  • Syracuse @ Florida State à 15h30 (21h30 en France)
  • Texas Tech @ West Virginia à 15h30 (21h30 en France)
  • Central Florida @ Navy à 15h30 (21h30 en France)
  • Tulane @ East Carolina à 15h30 (21h30 en France)
  • Central Michigan @ Miami (Ohio) à 15h30 (21h30 en France)
  • Ohio @ Akron à 15h30 (21h30 en France)
  • Bowling Green @ Akron à 15h30 (21h30 en France)
  • Nevada @ Boise State à 15h30 (21h30 en France)
  • South Florida @ SMU à 16h00 (22h00 en France)
  • Arkansas State @ Georgia Southern à 16h00 (22h00 en France)
  • Army @ Ball State à 17h00 (23h00 en France)
  • Washington State @ California à 17h30 (23h30 en France)
  • UNLV @ UTSA à 18h00 (00h00 en France)
  • Southern Miss @ Rice à 18h30 (00h30 en France)
  • Air Force @ New Mexico à 18h30 (00h30 en France)

À partir de 01h00

#21 Baylor (4-0) @ #19 Oklahoma State (4-0)

Boone Pickens Stadium, Stillwater, Oklahoma
Samedi 2 octobre à 19h00 (01h00 en France)
ESPN2

Oklahoma State vs Baylor – Crédit photo : Field Level Media

Pronostic : Oklahoma State 24, Baylor 20.

Indiana (2-2) @ #4 Penn State (4-0)

Beaver Stadium, University Park, Pennsylvanie
Samedi 2 octobre à 19h30 (01h30 en France)
ESPN2

Autres matchs

  • Mississippi State @ #15 Texas A&M à 19h00 (01h00 en France)
  • #22 Auburn @ LSU à 21h00 (03h00 en France)
  • Boston College #25 Clemson à 19h30 (01h30 en France)
  • Marshall @ Middle Tennessee à 19h00 (01h00 en France)
  • Liberty @ UAB à 19h00 (01h00 en France)
  • Kansas @ Iowa State à 19h00 (01h00 en France)
  • Western Kentucky @ #17 Michigan State à 19h30 (01h30 en France)
  • Uconn @ Vanderbilt à 19h30 (01h30 en France)
  • Northwestern @ Nebraska à 19h30 (01h30 en France)
  • Louisiana @ South Alabama à 20h00 (02h00 en France)
  • Washington @ Oregon State à 21h00 (03h00 en France)

À partir de 04h00

Arizona State (3-1) @ UCLA (3-1)

Rose Bowl, Pasadena, Californie
Samedi 2 octobre à 22h30 (04h30 en France)
FS1

RB Joshua Kelley, UCLA – Crédit photo : Ralph Fresco, AP

Pronostic : UCLA 31, Arizona State 24.

Autres matchs

  • New Mexico State @ San Jose State à 22h30 (04h30 en France)
  • #14 Iowa State @ UNLV à 22h30 (04h30 en France)
  • Fresno State @ Hawaii à 23h00 (05h00 en France)

Bons matchs à tous !

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Le guide complet de la week 0

Coup d’envoi de la saison 2021 avec 5 matchs au programme dont l’opposition intra-Big Ten West entre les Fighting Illini d’Illinois et les Cornhuskers de Nebraska.

Publié

le

Football is back !

Après des mois d’attente, le College Football fait son retour dans des conditions plus proches de celles que nous connaissions avec la pandémie de coronavirus qui a semé la chaos à travers le monde et sur la saison 2020. Tailgates et spectateurs dans les stades. La saison 2021 sera celle du retour aux ambiances enflammées !

Cinq matchs au programme de cette week 0 mais aucune équipe classée. Toutefois, l’affrontement entre Nebraska et Illinois sera l’occasion d’une belle opposition de coachs tandis qu’on surveillera une éventuelle explosion offensive du côté du Rose Bowl.

Voici le programme complet de cette 1ère semaine de la saison 2021 :

Le Match de la Semaine

Nebraska (0-0) @ Illinois (0-0)

Memorial Stadium, Champaign, Illinois
Samedi 28 aout 2021 à 13h00 (19h00 en France)
FOX

Nebraska vs Illinois 2020 – Crédit photo : Nebraska Athletics

Coup d’envoi de la saison 2021 avec ce clash entre deux équipes de la division Big Ten West, match qui devait initialement se dérouler en Irlande mais qui aura finalement lieu sur le campus des Fighting Illini d’Illinois en raison de la situation sanitaire mondiale. Les centres d’intérêt ne manquent pas dans ce match qui verra s’opposer deux coachs sous pression pour ce match de la week 0. Scott Frost (Nebraska) est sur le hot seat après trois saisons décevantes à la tête des Cornhuskers de Nebraska (12-20, 9-17). Il voit cette rencontre comme une superbe occasion de débuter la saison sur une bonne note face à une adversaire revanchard après sa défaite 41-23 subie à Lincoln en 2020. De son côté, Bret Bielema fait son retour dans la Big Ten après un passage par la SEC. L’ancien head coach de Wisconsin (bilan de 68-24) aura à coeur de frapper un grand coup pour son premier match sur la sideline d’Illinois.
QB Adrian Martinez (Nebraska) saura-t-il retrouver sa forme de 2018 ? Une bonne prestation pour ce premier match pourrait lui donner un certain momentum même si c’est certainement par le sol que les Huskers tenteront d’imposer leur tempo face à l’une des plus mauvaises défenses contre la course de la Big Ten. Ce premier affrontement de la saison pourrait d’ailleurs tourner à une vraie bataille des tranchées car l’identité offensive des Fighting Illini sera également orientée vers le sol avec l’arrivée de Bielema. Turnovers et big plays partageront les deux équipes. Avantage Nebraska.
Pronostic : Nebraska 24, Illinois 20.

À partir de 20h00

Connecticut (0-0) @ Fresno State (0-0)

Bulldog Stadium, Fresno, Californie
Samedi 28 aout 2021 à 14h00 (20h00 en France)
CBS Sports Network

Voilà maintenant deux ans que les Huskies de Connecticut n’ont plus foulé une pelouse en match officiel. Et leur situation a bien changé depuis : ils ont quitté l’AAC pour devenir indépendant. Le Montréalais QB Zack Zergiotis devrait être à la baguette de l’attaque de UConn après avoir réussi 1782 yards et 9 TDs en 2019. Pour Fresno State, l’objectif est clair : rebondir après une saison dernière décevante (3-3). 2020 n’a pas été facile pour coach Kalen DeBoer qui prenait la succession d’un Jeff Tedford parti subitement à la retraite au terme de la saison 2019. Fresno State espère jouer les premiers rôles dans la Mountain West. Victoire indispensable pour QB Jake Haener et les Bulldogs à une semaine d’un match de gala face à Oregon.
Pronostic : Fresno State 31, Connecticut 13.

QB Dorian Thompson-Robinson, UCLA – Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

À partir de 21h30

Hawaii (0-0) @ UCLA (0-0)

Rose Bowl, Pasadena, Californie
Samedi 28 aout 2021 à 15h30 (21h30 en France)
ESPN

Année cruciale pour Chip Kelly chez les Bruins de UCLA. Si le virage identitaire a été entamé, il doit maintenant se concrétiser par des résultats positifs et ça commence par battre les Rainbow Warriors d’Hawaii en match d’ouverture de cette saison 2021. Hawaii n’a jamais battu UCLA (bilan de 0-3). On peut s’attendre à une belle opposition et du spectacle entre deux quarterbacks double-menace : QB Dorian Thompson-Robinson (UCLA) face à QB Chad Cordeiro (Hawaii). On surveillera également le duel entre WR Kyle Phillips (UCLA) et CB Cortez Davis (Hawaii), deux des meilleurs playmakers de chacune des deux équipes.
Pronostic : UCLA 42, Hawaii 24.

À partir de 03h30

UTEP (0-0) @ New Mexico State (0-0)

Aggie Memorial Stadium, Las Cruces, Nouveau-Mexique
Samedi 28 aout 2021 à 15h30 (21h30 en France)

Dana Dimel et les Miners de UTEP ont fait d’indéniables progrès en 2020 mais ce fût essentiellement face à des équipes FCS. Il faudra confirmer ces bonnes dispositions en 2021 et si possible dès la week 0 lors de ce match face à une équipe de New Mexico State qui a opt out en 2020 et qui s’est fait ridiculiser par une équipe de Tarleton State (FCS) au cours du printemps. Le jeu au sol devrait être prépondérant du côté des Aggies suite au retour de RB O’Maury Samuels (ex-Michigan) et de RB Juwan Price, leur leader offensif ce printemps. Pas certain que cela compense une défense de New Mexico State en totale reconstruction.
Pronostic : UTEP 34, New Mexico State 24.

QB Nick Starkel, San Jose State – Crédit photo : Jose Figueroa

À partir de 04h00

Southern Utah (0-0) @ San Jose State (0-0)

CEFCU Stadium, San Jose, Californie
Samedi 28 aout à 22h00 (04h00 en France)
CBS Sports Network

Révélations de la saison dernière dans la Mountain West, les Spartans de San Jose State ont remporté leur premier titre de champion de conférence depuis 1991 en s’imposant face à Boise State. Avec un effectif de retour au quasi-complet autour de QB Nick Starkel, les Spartans sont de nouveau ambition dans une division West de la Mountain West relevée. Une victoire est indispensable pour coach Brent Brennan et sa troupe.
Pronostic : San Jose State 31, Southern Utah 17.

Bonne saison 2021 à tous !

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Preview 2021 : Ole Miss Rebels

L’arrivée de Lane Kiffin et l’éclosion de QB Matt Corral ont remis Ole Miss sur la carte. Est-ce que ce sera suffisant pour faire des Rebels de vrais prétendants dans la SEC West ?

Publié

le

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Rebels d’Ole Miss.

Ole Miss Rebels

SEC

Division West
 

En 2020 : 5-5 , 4-4 en SEC. Victoire 26-20 contre Indiana lors de l’Outback Bowl.
Head coach : Lane Kiffin, 2ème année (5-5). Bilan en carrière : 66-39.
Coordinateur offensif : Jeff Lebby.
Coordinateur défensif : DJ Durkin & Chris Partridge.
Titulaires de retour : 13, 8 en attaque, 4 en défense, punter.
Joueurs clés partis : WR Elijah Moore, TE Kenny Yeboah, OL Royce Newman, DE Ryder Anderson, K Luke Logan.
Joueurs à suivre : QB Matt Corral, RB Jerrion Ealy, WR Braylon Sanders, LB Sam Williams, FS AJ Finey.

L’arrivée de Lane Kiffin l’été dernier a fait d’Ole Miss un des principaux divertissements de la SEC. Son attaque de feu et sa défense inexistante nous ont offert quelques matches mémorables, notamment un rivalry game explosif contre Alabama où les deux équipes ont cumulé 111 points.

Après une 1ère saison très encourageante, le head coach des Rebels aborde donc 2021 avec la volonté de régler la mire : épurer le jeu de QB Matt Corral, améliorer le blocking game de la ligne offensive et absolument resserrer le coverage en défense. Les attentes autour de l’équipe et de son QB junior montent donc d’un cran, d’autant qu’Ole Miss a la chance de ne pas affronter Florida ni Georgia cette année…

Un QB candidat pour le Heisman

La saison 2020 de QB Matt Corral a en effet été à l’image de son équipe : du talent, une capacité à faire parler la foudre à n’importe quel moment, mais encore beaucoup de travail. Après avoir validé sa place de starter aux dépens de John Rhys Plumlee, le Californien enregistre 29 passes de TD mais également 70.9% de completion (2e Power Five – 200 attempts minimum) et rating de 177.6 (4e Power Five), soit une ligne statistique qui ne le place pas si loin que ça des prétendants au Heisman Trophy.

QB Matt Corral, Ole Miss – Crédit photo : Mississippi Athletics

Malheureusement, Corral a aussi marqué par son inconstance et ses deux improbables « turnovers parties » : 5 interceptions contre LSU et 6 contre Arkansas, soit 11 INTs en deux matches pour un total de 14 sur l’ensemble de la saison. La fourchette haute est donc très (très) haute, reste à savoir s’il parviendra à gagner en efficacité.

De nouvelles cibles et une ligne offensive qui joue gros

Ce gain d’efficacité passera nécessairement par une meilleure ligne offensive. L’an passé, Corral était le 2e QB le plus pressé de la SEC derrière QB Kyle Trask, résultant une fois sur cinq en un sack (stats PFF). En termes de protection de passe, la ligne offensive des Rebels se classe 10e sur 14 à l’échelle de la conférence : seuls Vanderbilt, South Carolina, Mississippi State et Tennessee ont fait pire en 2020. Pour cette nouvelle saison, l’équipe perd son « mullet guy » en chef OL Royce Newman (drafté par les Packers) mais accueille C Orlando Umana en provenance d’Utah. La ligne comptera également LT Nick Broeker et RG Ben Brown, tous deux nommés dans les preseason All-SEC Teams.

La ligne offensive devra également hausser son niveau dans le jeu au sol (8e de SEC) afin de mettre au mieux sur orbite un trio de running backs composé de RB Jerrion Ealy, RB Snoop Conner et RB Henry Parrish Jr qui s’annonce intéressant au vue de la saison passée (1400 yards au sol et 13 touchdowns).

Dans les airs, Ole Miss perd ses deux cibles les plus productives puisque WR Elijah Moore et TE Kenny Yeboah sont partis en NFL… et se retrouvent tous les deux chez les New York Jets. En 2020, les deux joueurs combinaient pour 113 réceptions, 1 700 yards et 14 touchdowns. On s’attend donc à voir d’autres joueurs prendre le relai comme WR Dontario Drummond et WR Jonathan Mingo chez les receveurs, voire même le freshman 4-étoiles WR Marc Britt II, ainsi que TE Casey Kelly et TE Hudson Wolfe chez les Tight Ends.

RB Jerrion Ealy, Ole Miss – Crédit photo : Thomas Graning, AP

Travaux express pour retaper la défense

Avec 38 points encaissés par match en moyenne, la défense des Rebels se situe dans les bas-fonds de la FBS. Cette incapacité à générer des stops a empêché l’équipe de croire à l’upset contre Florida et Auburn et aurait même pu s’avérer coûteuse lors des victoires contre Kentucky et South Carolina.

Lane Kiffin et son équipe de recruteurs se sont donc activés comme jamais pour hausser le niveau de cette escouade. Ainsi, sur les deux premiers niveaux de la depth chart, on ne compte pas moins de six nouveaux joueurs arrivés par transfert ce printemps. Ole Miss est par exemple allé puisé dans les réservoirs de JuCo pour renforcer sa ligne défensive pour ajouter DE Tariqious Tisdale et NT Isaiah Iton en complément de EDGE Sam Williams, auteur de 4 sacks l’automne passé.

Sur le second rideau, on retrouvera le trio de plaqueurs productifs LB Jacquez Jones, LB Lakia Henry et LB MoMo Sanogo qui sera complété par deux prospects 4-étoiles : le sophomore LB Jakivuan Brown et le freshman LB Demon Clowney.

Enfin, l’énorme chantier sera la secondary. PFF classait Ole Miss 12e de SEC en termes de coverage l’an dernier. L’équipe conserve le sophomore DB AJ Finley, qui avait compilé 7 passes défendues, 40 plaquages en solo et 3 interceptions l’an dernier ainsi que DB Keidron Smith (38 plaquages en solo et 6 passes défendues). Viennent s’ajouter DB Otis Reese et DB Miles Battle, deux anciens prospects 4-étoiles qui entrent dans leur 3e et 4e années mais qui sortent d’une saison encore trop peu productive. On pourrait même voir en action les true freshmen de haut rang Tysheem Johnson et Markevious Brown.

Côté special team, le punter redshirt senior K Mac Brown est de retour et a été sélectionné dans l’All-SEC Team de présaison. Il devrait partager les kicks avec le freshman P Caden Costa. Côté returners peu de surprise, les principaux WR et RB prendront leurs responsabilités. Cela inclut entre autres Dontario Drummond et Jerrion Ealy.

Coach staff et calendrier

Il y a encore eu pas mal de changements dans le staff cette offseason. Si Lane Kiffin conserve ses adjoints, on dénote quatre nouveaux coaches de position, aux postes de DL, OL, TE et special teams, soit des postes clefs compte tenu des résultats de l’an dernier.

Le calendrier 2021 d’Ole Miss est assez clément. Comme évoqué plus haut, les Rebels évitent Florida et Georgia mais également Kentucky et Missouri en matches inter-division. Il n’y a pas non plus de difficulté apparente dans le calendrier hors conférence : Louisville, Austin Peay, Tulane et Liberty. L’équipe a même la chance de jouer LSU et Texas A&M à domicile.

Conclusion

Ole Miss sera donc une équipe qu’il faudra scruter de près en début de saison. Du fait d’un QB à fort potentiel, d’un calendrier avantageux et de nombreuses actions correctives mises en place par le staff pour remédier aux problèmes de l’an dernier, on est tenté d’être optimistes et de croire que les planètes sont alignées. Dans le meilleur des cas, on est en droit d’espérer un bilan de 9-3, les Rebels risquant de laisser des plumes contre Bama, Texas A&M et éventuellement contre un troisième adversaire. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’« overhype ». Mississippi State comme Oklahoma ont montré l’an dernier qu’on ne construit pas une défense en un an à coût de prospects issus de community college. Peut-être ne faut-il pas non plus sous-estimer les pertes d’Elijah Moore et Kenny Yeboah en attaque, tant leur rôle était central. Ole Miss est donc tout autant capable de se faire surprendre en match d’ouverture au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta contre Louisville et d’essuyer une défaite cuisante lors de l’Egg Bowl qui arrive en toute fin de saison. Fourchette basse : 7-5.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Éauipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la SEC ?
– Un groupe de running backs fourni.
– Des recrues pleine de promesses en défense.

Points faibles :
– Manque de profondeur au poste de receveur.
– Un pass rush inexistant.
– La plus mauvaise défense contre la passe de la SEC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Éauipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la SEC ?
– Un groupe de running backs fourni.
– Des recrues pleine de promesses en défense.

Points faibles :
– Manque de profondeur au poste de receveur.
– Un pass rush inexistant.
– La plus mauvaise défense contre la passe de la SEC.

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Actualité

A vos marques, prêts, pariez !

Plus d’une dizaine d’états américains ont légalisé les paris sportifs en 2021 : profitons donc de l’occasion pour regarder ce que les bookmakers anticipent pour cette nouvelle saison de College Football.

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La saison 2021 de College Football démarre dans un peu moins de deux semaines et les parieurs sont dans les starting blocks, encore plus que d’habitude. Depuis le confinement, l’industrie des paris sportifs est en pleine mutation. Plus d’une dizaine d’états américains ont légalisé les paris sportifs en 2021, décentralisant ainsi une pratique dont le cœur se situait jusqu’ici à Las Vegas, Nevada. Depuis son entrée en bourse en janvier 2019, le cours l’entreprise DraftKings, référence des paris sportifs et des fantasy leagues outre-Atlantique, a été multiplié par 5, passant de 10 à plus de 50 dollars. Profitons donc de l’occasion pour regarder ce que les bookmakers nous réservent et ce qu’ils anticipent pour cette nouvelle saison.

Note méthodologique : les cotes citées dans cet article sont tirées du site BetMGM.com et arrêtées au mercredi 11 août 2021 à 18h heure française. Ce site a l’avantage de présenter les cotes dans un format tel qu’on le connaît en France. Une cote de 1.25 s’écrirait -400 dans le format US.

Pas besoin de mettre son nez dans les chiffres pour s’avoir qu’une fois encore, le quatuor Alabama, Clemson, Ohio State & Oklahoma ressort largement en tête, que ça soit pour le titre national pour les titres respectifs de conférence. En revanche, les « odds » font surgir d’autres tendances moins évidentes qu’il sera bon d’avoir en tête avant le début de la saison.

National Championship & Playoffs : qui pour jouer les trouble-fêtes ?

Les quatre équipes citées ci-dessus sont donc favorites pour aller en playoffs, avec des cotes qui n’excèdent pas 1.50. Néanmoins, cet ordre est chamboulé quand il s’agit de choisir le vainqueur final. Si Alabama (3.50) et Clemson (5.50) sont en pole pour un remake de l’an passé, Georgia (6.00) vient s’intercaler devant Ohio State (7.00) et Oklahoma (9.00). On s’attend donc à ce qu’Oklahoma survole à nouveau dans une Big 12 faible avant de chuter face aux plus gros. A l’inverse, le chemin de Georgia vers les playoffs semble plus tortueux avec des déplacements à Clemson (en opening), Auburn ou encore Florida. De son côté, Ohio State paye certainement le départ de Justin Fields au poste de QB.

Parmi les principaux poursuivants dans la course aux playoffs on retrouve donc Georgia (2.60) puis Iowa State (5.50) et ses returning starters presque trop hypés, ainsi que Texas A&M (6.00) puis un surprenant trio de Pac-12 composé d’Oregon, USC et… Washington (tous à 7.00). Viennent ensuite Notre Dame (8.00), Florida et Wisconsin (9.00). Seul vrai représentant du Group of Five, Cincinnati dispose d’une jolie cote de 12.00, qui place les Bearkats devant des équipes telles que Penn State, Utah ou encore Michigan.

Indécision totale en Pac-12, statu quo dans le reste du Power Five

On s’attend à une nouvelle fois à une domination de Clemson en ACC, loin devant UNC et Miami. Aucune de ces deux équipes n’affrontera les Tigers en saison régulière mais toute deux auront un choc hors-conférence (respectivement Notre Dame et Alabama). Concernant la Big 12, on espère un duel plus équilibré que l’an dernier entre les Sooners et des Cyclones revanchards. Comme d’habitude, l’effet « cette année c’est la bonne » booste la cote de Texas. TCU point également le bout de son nez, fort d’une attaque qui a tourné à 30 points par match l’an dernier.

En Big Ten, Ohio State est assurément favori devant Wisconsin. Penn State est sous la barre des 10 : on espère donc que la série des cinq défaites d’affilée pour démarrer la saison 2020 n’ait été qu’un simple passage à vide. Iowa, qui aurait pu finir invaincu l’automne passé sans des défaites de 4 points à Purdue et 1 point contre Northwestern, est aussi dans le mix.

Pour ceux qui aiment veiller tard, il faudra suivre la Pac-12 qui s’annonce plus ouverte que jamais avec 5 équipes avec une cote de 7.00 ou moins. Oregon est favori d’une courte tête. Malgré une saison ultra tronquée et une défense pas forcément convaincante, Washington est le principal adversaire des Ducks. Le pool de prétendants est complété par USC qui semble avoir retrouvé son efficacité ainsi qu’Arizona State et Utah, deux équipes qui n’ont pas joué un seul match avant décembre l’an dernier.

Enfin en SEC, Alabama est candidat à sa propre succession. En fin de cycle l’an dernier, la cote Florida chute lourdement (peut-être trop ?…) et le voisin Georgia est donc favori à l’Est. Texas A&M reste bien placé malgré le jeune Haynes King qui aura la lourde tâche de remplacer Kellen Mond.

Quelques faits à retenir dans le Group of Five

Dans la Conference USA, Marshall, UAB et UTSA se tiennent tous les trois entre 3.70 et 4.00. Les Roadrunners constituent un pari intéressant puisqu’ils n’ont pas Marshall ni Florida Atlantic sur leur calendrier de régulière contrairement à l’an dernier. En dépit d’une saison 2020 parfaite, San José State n’est pas attendu au tournant cette année en Mountain West. Les Spartans (7.00) sont derrière Boise State et son nouveau coach Andy Avalos (1.87) ainsi que Nevada (5.00). A noter que les Falcons d’Air Force ont une cote de 31.00, deux ans après leur superbe bilan de 11-2. Belle histoire de la « pandemic season », Coastal Carolina conserve un beau standing avec une cote de 2.75, juste derrière Louisiana, favori de Sun Belt (2.30). Enfin en AAC, Cincinnati (1.50) se détache nettement d’UCF (5.00). Sans Shane Buechele, SMU coule (26.00). Memphis, Tulsa, Tulane et Houston sont tous entre 10.00 et 15.00.

3 défaites pour TAMU ? 10-win Coastal Carolina ? Envol des Rockets de Toledo ?

Pour rappel : BetMGM donne la possibilité de faire un pari « over / under » sur le nombre de victoires de chaque équipe de FBS sur la saison à venir. Un nombre référence de victoires est donné et le parieur a le choix entre deux cotes, associées à « plus » ou « moins » de victoires que le nombre référence. Par exemple, le nombre de victoires de Tennessee est fixé à 6. La cote de l’over est de 2.00 et l’under est de 1.84. Sur ce type de paris, les cotes sont généralement basses et proches l’une de l’autre, de sorte que les bookmakers soient rentables peu importe l’issue du match.

Clemson et Alabama mènent la danse avec 11.5 victoires. Ohio State et Oklahoma sont à 11. Texas A&M est à 9.5 malgré une seule défaite l’an dernier et des victoires contre Florida, Auburn et LSU. Il y a donc possiblement 2 à 3 défaites sur le calendrier des Aggies. Ceux-ci accueilleront Alabama à Kyle Field le 9 octobre mais auront également deux déplacements périlleux en novembre à Oxford (Ole Miss) et Baton Rouge (LSU) en clôture.

Notre Dame se retrouve avec un surprenant total de 8.5 victoires. Le programme de South Bend a en effet un calendrier qui peut s’avérer piégeux avec un match contre Wisconsin sur terrain neutre et des oppositions à domicile contre Cincinnati, USC et North Carolina, trois équipes susceptibles de s’insérer dans la première moitié de l’AP Poll.

NC State a un total de 6.5 victoires, assez faible compte tenu de la saison prometteuse de laquelle le programme sort (bilan de 8-4 avec deux défaites en trois points ou moins) et le peu de départs auquel la Wolfpack a fait face pendant l’offseason.

Après une saison de defending champion très décevante, LSU est attendu au rebond avec un total de 8.5. Ça serait 3 à 4 victoires de plus qu’en 2020, où les Tigers avaient essuyé des revers cinglants, notamment contre Mississippi State (34-44) et Missouri (41-45).

Dernier fait notoire, Toledo possède le meilleur total de la conférence MAC avec 8.5, un point de plus que Buffalo et Ball State, les deux finalistes de l’an dernier. Vite, c’est le moment de grimper dans le bandw… dans la fusée ! Rendez-vous donc le 28 août pour faire le plein d’upsets et observer les premiers paris gagnants. Nous vous rappelons au passage qu’il faut être majeur pour parier mais que de toutes façons si vous êtes domiciliés en France… aucun site ne propose de miser sur le College Football.

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