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Conférence Big Ten : l’année ou jamais pour Michigan ?

Jim Harbaugh profitera-t-il du départ d’Urban Meyer pour permettre à Michigan de renverser Ohio State et la Big Ten sera-t-elle de retour au CFP après deux ans d’absence ?

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Deux ans qu’aucun membre de la conférence Big Ten n’est invité à participer au College Football Playoff. Un vrai cauchemar pour le commissionnaire Jim Delaney.

Depuis le titre de champion national surprise des Buckeyes d’Ohio State en 2014, le total des points inscrits en playoffs par une équipe de la Big Ten ? Zéro. Michigan State y a bien participé en 2015. Défaite 38-0 contre Alabama. Et l’année suivante, Ohio State s’est fait démolir par Clemson 31-0. Pendant ce temps-là, l’ACC et la Big 12 sont régulièrement représentés et la SEC a même placé deux équipes en finale en 2017. C’est une situation qui ne peut plus durer et la saison 2019 sera cruciale pour la conférence Big Ten.

Le programme le plus constant de ces dernières années, Ohio State, a vu partir coach Urban Meyer durant l’intersaison, et Michigan et Michigan State ont fait le ménage dans leur coaching staff offensif respectif tandis que Penn State fera place à la jeunesse. Les incertitudes ne manquent donc pas. Et si finalement, c’est de la division Big Ten West, reputée moins forte, que la réhabilitation allait venir ?

Prédictions 2019 dans la conférence Big Ten

Champion 2019 : Michigan.
MVP : RB Jonathan Taylor, Wisconsin.
Meilleur joueur offensif : QB Adrian Martinez, Nebraska.
Meilleur joueur défensif : DL Chase Young, Ohio State.
Freshman de l’année : RB Zach Charbonnet, Michigan.
Prospects NFL à suivre : QB Shea Patterson (Michigan), RB Jonathan Taylor (Wisconsin), TE Brycen Hopkins (Purdue), C Tyler Biadasz (Wisconsin), DE Chase Young (Ohio State), DE EJ Epenesa (Iowa), DE Yetur Gross-Matos (Penn State), DT Raequan Williams (Michigan State), CB Lavert Hill (Michigan), S Jordan Fuller (Ohio State).

Du 19 juillet au 27 juillet 2019, The Blue Pennant vous a proposé les présentations des principaux programmes de la conférence Big Ten :
Iowa Hawkeyes
Michigan Wolverines
Michigan State Spartans
Nebraska Cornhuskers
Northwestern Wildcats
Ohio State Buckeyes
Penn State Nittany Lions
Wisconsin Badgers

Tour d’horizon dans la conférence Big Ten

Incertitude dans la division East

Champions de conférence en 2014, 2017 et 2018, les Buckeyes vont vivre une petite Révolution durant la saison 2019. Leur coach de légende, Urban Meyer, a pris sa retraite donnant les clés à son lieutenant, Ryan Day. L’ancien coordinateur offensif des Buckeyes saura-t-il faire aussi bien que son prédécesseur qui a quand même remporté un titre de champion national (2014), rendu un bilan de 83-9 et qui n’a jamais perdu contre Michigan ! Défi quasi-impossible d’autant que QB Dwayne Haskins a filé vers la NFL.

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Est-ce donc l’année du retour à la gloire des Wolverines ? Jim Harbaugh sait qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps. En 4 saisons à Michigan, son bilan contre les rivaux Ohio State, Michigan State et Notre Dame ? 2-7. Et il n’a remporté qu’un seul bowl en 4 participations. Du coup, son salaire de 7 millions de $ par saison commence à faire tâche. Mais avec le retour de QB Shea Patterson pour une ultime saison et l’arrivée du stratège offensif, Josh Gattis (ex-Alabama), pour diriger l’attaque, tous les espoirs sont permis du côté d’Ann Arbor.

Michigan State a également repensé son secteur offensif mais les Spartans sont probablement un ton en-dessous au niveau de la profondeur malgré le retour de blessure de QB Brian Lewerke et la présence de la meilleure défense de la conférence Big Ten. Il faudra surement attendre encore un an avant de voir l’éclosion des jeunes pousses du côté de Penn State. La fin d’éligibilité NCAA de QB Trace McSorley laisse un grand vide au sein de l’attaque des Nittany Lions. La division East avait pris l’habitude de dominer la conférence Big Ten. La saison 2019 sera-t-elle celle d’un rééquilibrage au profit de la division West ?

Six prétendants dans la division West ?

Northwestern, Wisconsin et Iowa se sont faits la réputation de machine à développer des joueurs sous la houlette des coachs Pat Fitzgerald, Paul Chryst et Kirk Ferentz mais personne ne peut nier la montée en puissance de trois autres coachs : Scott Frost à Nebraska, Jeff Brohm à Purdue et PJ Fleck à Minnesota. Du coup, ce sont six des sept programmes de la division West qui peuvent légitimement débuter la saison 2019 avec pour ambition de jouer le Big Ten Championship Game.

Les Badgers n’ont pas réglé la situation de leur QB titulaire mais la présence du phénoménal RB Jonathan Taylor et une défense plus expérimentée devrait permettre à Wisconsin de rebondir après une saison 2018 chaotique. Iowa possède en QB Nathan Stanley un leader-né capable de ramener un titre de division qui fuit les Hawkeyes depuis 2015.

Mais la grosse côte est sur les Cornhuskers. L’An II de l’ère Scott Frost pourrait être épique si le sophomore QB Adrian Martinez poursuit sa progression. Toutefois, il manque peut-être encore un peu de profondeur pour voir Nebraska lutter avec les cadors de la division East.

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Le champion de division en titre, Northwestern, possède peut-être un joyau au poste de quarterback (Hunter Johnson) alors que Purdue et Minnesota ne manqueront pas de playmakers à commencer par WR Rondale Moore et WR Tyler Johnson. Boilermakers et Golden Gophers ont pris confiance suite à des victoires retentissantes l’an passé, contre Ohio State et Wisconsin respectivement. Tout indique que la division West sera plus compétitive en 2019 que les années précédentes.

Nouvelle vague de quarterbacks

QB Trace McSorley (Penn State), QB Dwayne Haskins (Ohio State) et QB Clayton Thorson (Northwestern) sont partis mais le poste de quarterback sera encore bien garni à travers la conférence Big Ten en 2019… Merci le portail des transferts !

L’ancien prospect 5-étoiles des Bulldogs de Georgia, QB Justin Fields, a bénéficié d’une dérogation pour préserver son éligibilité NCAA après son transfert à Ohio State. Il incarnera le renouveau offensif des Buckeyes. De son côté, coach Pat Fitzgerald a réussi l’un des plus beaux coups l’an passé en convainquant QB Hunter Johnson de quitter Clemson pour prendre la succession de QB Clayton Thorson. Barré par QB Trevor Lawrence chez les Tigers, l’ancien prospect 5-étoiles sera peut-être le libérateur de l’attaque aérienne anémique des Wildcats. Enfin, Maryland a aussi fait mouche en attirant l’ancien quarterback titulaire de Virginia Tech, QB Josh Jackson.

Le match de l’année

Ohio State @ Michigan
le 30 novembre 2019
Les Buckeyes ont remporté les 7 derniers affrontements et 14 des 16 derniers matchs entre ces deux rivaux historiques… mais Buckeyes et Wolverines seront probablement au coude à coude avant le coup d’envoi cette 115ème édition de « The Game ». Le titre de division Big Ten East et une potentielle place en playoffs pourraient être l’enjeu. Coach Jim Harbaugh ne peut se permettre de perdre une 5ème fois contre Ohio State d’autant que son grand rival, Urban Meyer, est désormais à la retraite.

Calendrier complet de la conférence Big Ten

Nos prédictions

Division East

1. Michigan Wolverines

Prédiction : 11-1, 8-1 Big Ten. Champion de conférence Big Ten.
En 2018 :
10-3, 8-1 Big Ten. Peach Bowl : défaite 41-15 contre Florida.
Match décisif : contre Ohio State, le 30 novembre.
Joueurs-clés partis : DL Chase Winovich, DL Rashan Gary, LB Devin Bush, DB Tyree Kinnel.
Joueurs à suivre : QB Shea Patterson, WR/PR Donovan Peoples-Jones, WR Nico Collins, OL Ben Bredeson, C Cesar Ruiz, OT Jon Runyan, DE Kwity Paye, LB Khaleke Hudson, CB Lavert Hill, S Josh Metellus, P Will Hart.
Future star : DE Kwity Paye.

Les Wolverines débuteront la saison 2019 avec plusieurs incertitudes des deux côtés du ballon mais le talent issu de plusieurs excellentes promotions de recrutement devrait permettre à l’équipe de coach Jim Harbaugh de rester dans la course à une place en finale de conférence Big Ten dans une division East relevée. Après 4 saisons sans titre, le coach des Wolverines jouera peut-être sa tête en 2019. Une attaque réinventée par le coordinateur offensif Josh Gattis et au service de QB Shea Patterson permettra-t-elle à Michigan de participer au premier Big Ten Championship Game de son Histoire ? Si oui, les playoffs ne seront pas loin.

2. Ohio State Buckeyes

Prédiction : 10-2, 7-2 Big Ten.
En 2018 :
13-1, 8-1 Big Ten. Rose Bowl : victoire 28-23 contre Washington.
Match décisif : à Michigan, le 30 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Dwayne Haskins, RB Mike Weber, WR Parris Campbell, WR Terry McLaurin, C Michael Jordan, DE Nick Bosa, DT Dre’Mont Jones, CB Kendall Sheffield.
Joueurs à suivre : QB Justin Fields, RB J.K. Dobbins, WR K.J. Hill, OT Thayer Munford, G Wyatt Davis, C Josh Myers, DE Chase Young, DE Tyreke Smith, LB Malik Harrison, CB Jeffrey Okudah, S Shaun Wade.
Future star : OT Nicholas Petit-Frère.

Avec 14 titulaires de retour, des classes de recrutement qui ne demandent qu’à prouver leur talent et une conférence Big Ten globalement homogène, Ohio State a largement les moyens de conserver sa couronne pour participer à un match début janvier. La question serait de savoir lequel. Car ces dernières saisons, les Buckeyes ont souvent perdu gros lors de défaites inattendues (Penn State, Iowa, Purdue). Avec un head coach et un quarterback encore frais, un nouvel affront de ce type sera à éviter, sous peine de passer une nouvelle fois à côté des playoffs…

3. Michigan State Spartans

Prédiction : 9-3, 6-3 Big Ten.
En 2018 :
7-6, 5-4 Big Ten. RedBox Bowl : défaite 7-6 contre Oregon.
Match décisif : à Michigan, le 16 novembre.
Joueurs-clés partis : RB LJ Scott, WR Felton Davis, LB Andrew Dowell, CB Justin Layne, DB Khari Willis.
Joueurs à suivre : QB Brian Lewerke, WR Cody White, WR Darrell Stewart Jr, DE Kenny Willekes, DT Raequan Williams, LB Joe Bachie, CB Josiah Scott.
Future star : RB Anthony Williams Jr.

Grâce à une défense de fer, il n’aura fallu qu’une attaque moyenne aux Spartans pour qu’ils deviennent des candidats au titre de champion de conférence Big Ten l’an dernier. Avec le retour de 8 titulaires dont les stars DE Kenny Willekes, DT Raequan Williams et LB Joe Bachie, le secteur défensif sera encore la grande force de Michigan State en 2019. Le retour à 100% de QB Brian Lewerke et une attaque plus agressive devraient permettre à Mark Dantonio de participer à son 12ème bowl à la tête des Spartans. Il ne suffirait finalement que l’éclosion d’un ou deux playmakers en attaque pour que Michigan State devienne un vrai prétendant au Big Ten Championship Game.

4. Penn State Nittany Lions

Prédiction : 9-3, 6-3 Big Ten.
En 2018 :
9-4, 6-3 Big Ten. Citrus Bowl : défaite 27-24 contre Kentucky.
Match décisif : contre Michigan State, le 13 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Trace McSorley, RB Miles Sanders, WR Juwan Johnson, DE Shareef Miller, LB Koa Farmer, CB Amani Oruwariye.
Joueurs à suivre : QB Sean Clifford, RB Ricky Slade, WR KJ Hamler, WR Justin Shorter, TE Pat Freiermuth, C Michal Menet, OL Steven Gonzalez, DE Yetur Gross-Matos, DL Robert Windsor, CB John Reid, P Blake Gilikin.
Future star : RB Ricky Slade.

Le talent est partout dans l’effectif des Nittany Lions mais les pertes en production et en leadership ont été énormes lors des deux dernières saisons. Coach James Franklin est un compétiteur-né et il a toujours à coeur de faire de Penn State un programme « Élite ». Il devra probablement patienter encore un an avant que cette génération incroyablement prometteuse parvienne à se mêler au titre de conférence Big Ten. Faire aussi bien que l’an passé (9 victoires) avec un succès dans un bowl cette fois-ci serait une saison pleinement réussie.

5. Maryland Terrapins

Prédiction : 5-7, 3-6 Big Ten.
En 2018 :
5-7, 3-6 Big Ten.
Match décisif : contre Indiana, le 19 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Kasim Hill, RB Ty Johnson, OT Damian Prince, LB Tre Watson, S Darnell Savage.
Joueurs à suivre : QB Josh Jackson, RB Anthony McFarland, RG Terrence Davis, NT Adam McLean, NB Antoine Brooks Jr, CB Tino Ellis, K Joseph Petrino.
Future star : DB Nick Cross.

Après le chaos de l’intersaison 2018, Maryland a su retrouver une certaine sérénité en renvoyant DJ Durkin de son rôle de coach, en assainissant une culture devenue nocive et en ramenant à bord un talent régional, coach Mike Locksley. Toutefois, il faudra du temps pour l’ancien assistant de Nick Saban à Alabama mette en place son « Process ». Le présence du duo QB Josh Jackson / RB Anthony McFarland pourrait permettre aux Terrapins de viser un bowl dès 2019 mais la qualité de la division East sera sans pitié pour les Terps.

6. Indiana Hoosiers

Prédiction : 4-8, 1-8 Big Ten.
En 2018 :
5-7, 2-7 Big Ten.
Match décisif : à Maryland, le 19 octobre.
Joueurs-clés partis : WR Luke Timian, LB Dameon Willis, S Jonathan Crawford.
Joueurs à suivre : QB Peyton Ramsey, RB Stevie Scott, WR Nick Westbrook, WR Donovan Hale, LB Raekwon Jones, LB Marcelino Ball, DB Bryant Fitzgerald.
Future star : LB James Miller.

27 ans que les Hoosiers n’ont plus remporté un bowl. Et deux ans d’affilée qu’ils sont privés de postseason par leurs rivaux, les Boilermakers de Purdue, lors de l’ultime semaine. Toutefois, coach Tom Allen ne se satisfait pas de cette médiocrité. Le recrutement s’améliore (#39 du pays en 2019) et Indiana peut aussi compter sur quelques playmakers offensifs (QB Peyton Ramsey, RB Stevie Scott) prêts à mettre le feu à la Big Ten. Seul problème : une défense perméable. Les Hoosiers s’améliorent mais ils restent encore loin de la concurrence pour lutter dans la division East.

7. Rutgers Scarlet Knights

Prédiction : 2-10, 0-9 Big Ten.
En 2018 :
1-11, 0-9 Big Ten.
Match décisif : contre Maryland, le 5 octobre.
Joueurs-clés partis : LB Trevor Morris, DB Saquan Hampton, CB Isaiah Wharton.
Joueurs à suivre : QB Artur Sitkowski, RB Raheem Blackshear, WR Bo Melton, LB Tyshon Fogg, CB Avery Young, CB Damon Hayes.
Future star : RB Isaih Pacheco.

1-11. Le plus mauvais bilan des Scarlet Knights depuis 2002. Coach David Ash est sur la sellette, un an après avoir promis une participation à un bowl en 2018. Certes, il a lancé de nombreux freshmen l’an dernier dont le quarterback Artur Sitkowski mais sans deux ou trois victoires en match de conférence Big Ten, son espérance de vie à la tête de Rutgers diminuera comme une peau de chagrin après trois saisons décevantes (7-29, 3-24 Big Ten).

Division West

1. Wisconsin Badgers

Prédiction : 9-3, 6-3 Big Ten.
En 2018 :
8-5, 5-4 Big Ten. Pinstripe Bowl : victoire 35-3 contre Miami.
Match décisif : contre Northwestern, le 28 septembre.
Joueurs-clés partis : QB Alex Hornibrook, OT David Edwards, G Michael Deiter, G Beau Benzchawel, LB Ryan Connelly, LB T.J. Edwards, LB Andrew Van Ginkel, S D’Cota Dixon.
Joueurs à suivre : RB Jonathan Taylor, WR A.J. Taylor, TE Jake Ferguson, OT Cole Van Lanen, C Tyler Biadasz, DL Isaiahh Loudermilk, LB Zack Baun, LB Jack Sanborn, LB Chris Orr, CB Faion Hicks, S Scott Nelson.
Future star : ILB Jack Sanborn.

Jamais, depuis la réorganisation de la Big Ten, en 2014, Wisconsin n’a cédé deux fois de suite la division Ouest. La campagne 2018 a été décevante, mais peut s’apparenter à un accident de parcours, au vu des blessures et des différents scénarios dans les matches clés. Charge au programme de trouver des réponses concrètes sur certains postes (quarterbacks, tranchées, secondary, kicker) pour rejouer les premiers rôles dans la conférence. Si le poste de quart-arrière redevient une valeur sûre, avec pourquoi pas, l’émergence du true freshman Graham Mertz, la finale de conférence, voire un bowl majeur, est un objectif parfaitement envisageable.

2. Iowa Hawkeyes

Prédiction : 9-3, 6-3 Big Ten.
En 2018 :
9-4, 5-4 Big Ten. Outback Bowl : victoire 27-22 contre Mississippi State.
Match décisif : à Michigan, le 5 octobre.
Joueurs-clés partis : WR Nick Easley, TE T.J. Hockenson, TE Noah Fant, LG Ross Reynolds, C Keegan Render, DT Matt Nelson, DE Anthony Nelson, SS Amani Hooker, FS Jake Gervase.
Joueurs à suivre : QB Nate Stanley, RB Mekhi Sargent, WR Brandon Smith, LT Alaric Jackson, RT Tristan Wirfs, DE A.J. Epenesa, DE Chauncey Golston, LB Djimon Colbert, CB Matt Hankins, FS Geno Stone.
Future star : WR Tyrone Tracy Jr.

C’est forcément le lot des équipes universitaires de perdre, par cycles, nombre de joueurs et ce sera le cas pour Iowa cette année. Toutefois, la profondeur d’effectif a été si bien gérée ces dernières années que la transition devrait s’effectuer en douceur, particulièrement en défense. De manière générale, Kirk Ferentz compte sur une bonne vieille recette qui a fait ses preuves : une défense solide, un bon quarterback et un jeu de course robuste. Même si la ligne défensive est complètement renouvelée, que l’intérieur de l’OL est en chantier et que la secondary est jeune dans l’ensemble, la plupart des nouveaux titulaires possèdent déjà une expérience certaine du terrain. Malgré un calendrier qui s’annonce compliqué avec les déplacements à Iowa State, Michigan, Northwestern, Wisconsin et Nebraska, une 16e saison au bilan positif sous l’égide de Ferentz semble largement à la portée des Hawkeyes. Le manque de star power pourrait nuire à une équipe en transition et le rôle du quarterback Nate Stanley sera déterminant.

3. Nebraska Cornhuskers

Prédiction : 8-4, 5-4 Big Ten.
En 2018 :
4-8, 3-6 Big Ten.
Match décisif : contre Iowa, le 29 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Devine Ozigbo, WR Stanley Morgan Jr, LB Luke Gifford, LB Dedrick Young.
Joueurs à suivre : QB Adrian Martinez, RB Maurice Washington (si éligible), WR JD Spielman, RB/WR Wan’Dale Robinson, OL Brenden Jaimes, LB Mohamed Barry, CB Lamar Jackson, CB Dicaprio Bootle.
Future star : RB/WR Wan’Dale Robinson.

Un calendrier favorable, une défense en progression et l’émergence d’une potentielle superstar en attaque (QB Adrian Martinez) font des Cornhuskers l’une des équipes les plus séduisantes de la conférence Big Ten à l’aube de la saison 2019. L’an passé, Nebraska a perdu 5 matchs par un écart de 5 points : quelques ajustements de Scott Frost, une meilleure préparation physique et une maitrise accentuée des systèmes de l’ancien coach de UCF devraient permettre aux Cornhuskers de se mêler à la bagarre dans une division West ultra-ouverte. Toutefois, la concurrence sera vive (Northwestern, Iowa, Wisconsin) et la Husker Nation devra peut-être se contenter d’une première participation à un bowl depuis 2016 avant une possible conquête du titre de champion de Big Ten en 2020.

4. Northwestern Huskies

Prédiction : 7-5, 5-4 Big Ten.
En 2018 :
9-5, 8-1 Big Ten. Champion de division Big Ten West. Holiday Bowl : victoire 31-20 contre Utah.
Match décisif : à Wisconsin, le 28 septembre.
Joueurs-clés partis : QB Clayton Thorson, RB Jeremy Larkin, WR Flynn Nagel, WR Cameron Green, LB Nate Hall, CB Montre Hartage.
Joueurs à suivre : QB Hunter Johnson, RB Isaiah Bowser, WR Bennett Skowronek, DE Joe Gaziano, DE Earnest Brown IV, LB Paddy Fisher, LB Blake Gallagher, S JR Pace.
Future star : CB Greg Newsome II.

Grâce à sa défense de fer incarnée par LB Paddy Fisher et une attaque disciplinée, Northwestern a créé la sensation, la saison dernière, en remportant son premier titre de division Big Ten West. Les Wildcats pourront toujours compter sur un solide secteur défensif mais retourner au Big Ten Championship en décembre prochain passera obligatoirement par une grande saison du sophomore QB Hunter Johnson au sein d’une attaque qui devrait être plus dynamique en 2019. Toutefois, un calendrier infernal jusqu’à la mi-octobre et des incertitudes sur la ligne de scrimmage pourraient ramener les Wildcats sur terre illico presto. Dans une division Big Ten West ouverte mais en progrès, la marge d’erreur sera très faible. Northwestern ne possède pas le talent et la profondeur pour rester durablement parmi l’élite de la Big Ten. Un bilan de 8-4 et une participation à un 5ème bowl consécutif sont des objectifs raisonnables.

5. Minnesota Golden Gophers

Prédiction : 7-5, 4-5 Big Ten.
En 2018 :
7-6, 3-6 Big Ten.
Match décisif : contre Nebraska, le 12 octobre.
Joueurs-clés partis : OT Donnell Greene, LB Blake Cashman, S Jacob Huff.
Joueurs à suivre : RB Rodney Smith, RB Mo Ibrahim, WR Tyler Johnson, WR Rashod Bateman, OT Daniel Faalele, DE Carter Coughlin, LB Thomas Barber, S Antoine Winfield Jr.
Future star : TE Brevyn Spann-Ford.

Les Golden Gophers ont conclu la saison précédente en remportant 3 de leurs 4 derniers matchs. C’est pourquoi coach PJ Fleck débutera sa 3ème campagne à Minnesota avec un gros momentum d’autant que son équipe était l’une des plus jeunes du pays l’an passé. La quasi-totalité des titulaires sont de retour à commencer par les redoutables WR Tyler Johnson et CB Antoine Winfield Jr. Un calendrier très favorable devrait permettre à Minnesota de faire aussi bien que la saison dernière. Si QB Zack Annexstad (ou QB Tanner Morgan) prend les rênes de l’attaque et que la défense poursuit sa progression entrevue au mois de novembre dernier, Minnesota pourrait être l’équipe surprise de 2019.

6. Purdue Boilermakers

Prédiction : 6-6, 4-5 Big Ten.
En 2018 :
6-7, 5-4 Big Ten.
Match décisif : contre Nebraska, le 2 novembre.
Joueurs-clés partis : QB David Blough, RB DJ Knox, C Kirk Barron, S Jacob Thieneman.
Joueurs à suivre : QB Elijah Sindelar, WR Rondale Moore, WR Jared Sparks, TE Brycen Hopkins, DE Derrick Barnes, DT Lorenzo Neal, LB Markus Bailey, LB Cornel Jones, CB Kenneth Major.
Future star : DE George Karlaftis.

Les Boilermakers se sont assurés une certaine stabilité en repoussant les velléités de Louisville et en offrant à coach Jeff Brohm une prolongation de contrat de 36.8 millions de $ sur 7 ans. Purdue vient de participer à deux bowls consécutifs et a constitué sa meilleure promo de recrues depuis 2004. Le programme de West Lafayette est sur une trajectoire ascendante mais le chemin sera encore long. Le sensationnel WR Rondale Moore en attaque et DE George Karlaftis en défense forment un socle de jeunes talents qui pourraient faire des Boilermakers des prétendants… en 2020.

7. Illinois Fighting Illini

Prédiction : 4-8, 1-8 Big Ten.
En 2018 :
4-8, 2-7 Big Ten.
Match décisif : contre Rutgers, le 2 novembre.
Joueurs-clés partis : QB AJ Bush Jr, OG Nick Allegretti, K Chase McLaughlin, DB Del’Shawn Phillips.
Joueurs à suivre : RB Reggie Corbin, WR Ricky Smalling, OT Alex Palczewski, OG Kendrick Green, DE Bobby Roundtree, DT Jamal Milan, LB Dele Harding, CB Nate Hobbs.
Future star : LB Milo Eifler.

Les Fighting Illini n’ont plus participé à un bowl depuis 2011 et il semble très loin le temps où Illinois était invité au Rose Bowl (2007). Pour sa 4ème saison à la tête du programme de Champaign (Illinois), coach Lovie Smith est impatient de voir des progrès sur le terrain. Il reste optimiste et comptera sur RB Reggie Corbin et DE Bobby Roundtree pour sonner la charge mais le manque de talent général des Fighting Illini ne devrait pas leur permettre d’être éligible pour la postseason en 2019.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Preview 2020 : Washington Huskies

Fin de l’ère Chris Petersen, nouveau coaching staff, nouveau QB : les Huskies devront encore se reposer sur leur défense pour espérer retrouver une place au Pac-12 Championship Game.

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Crédit photo : Washington Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Washington Huskies

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Las Vegas Bowl : victoire contre Boise State (38-7).
Head coach : Jimmy Lake, 1ère année.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Pete Kwiatkowski & Ikaika Maloe.
Titulaires de retour : 13, 4 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Aaron Fuller, TE Hunter Bryant, OT Trey Adams, C Nick Harris, FS Myles Bryant.
Joueurs à suivre : QB Kevin Thomson, QB Jacob Sirmon, RB Richard Newton, WR Jalen McMillan, OL Jaxson Kirkland, DT Levi Onwuzurike, DE Sav’ell Smalls, LB Edefuan Ulofoshio, CB Kyler Gordon, DB Elijah Molden.

L’ère Chris Petersen est désormais terminée à Washington. L’ancien coach de Boise State, qui a conduit les Huskies en playoffs, à une victoire au Rose Bowl et deux titres de conférence Pac-12, a décidé de suspendre sa carrière d’entraîneur. Il laisse les clés à son ancien coordinateur défensif, Jimmy Lake, qui devra donc remettre en ordre l’un des programmes majeurs de la côte Ouest ces dernières années, en dépit de nombreux départs en attaque.

Il faut le dire, malgré un bilan de 8-5, Washington a été l’une des déceptions de la saison 2019. Les Huskies n’ont pas su répondre aux attentes au sein de la conférence Pac-12, battus par Cal, Stanford, Oregon, Utah et Colorado. Avec les multiples départs en attaque, en particulier celui du quarterback Jacob Eason, le chantier est important mais la défense de Jimmy Lake pourrait bien s’imposer comme l’une des références au niveau national et assurer une transition en douceur. En attendant le retour au sommet, avec une classe de recrutement 2020 dans le top 20 national et au second rang en Pac-12, derrière les rivaux d’Oregon.

Un besoin vital de leadership

Il y avait du talent au sein d’une attaque qui a énormément déçu en 2019, terminant la saison à la huitième place de leur conférence au niveau offensif. Seulement quatre titulaires seront de retour cette année mais l’optimisme est de rigueur alors que Jimmy Lake a embauché John Donovan comme coordinateur offensif. L’ancien assistant de James Franklin à Vanderbilt et Penn State a passé les dernières années en NFL, chez les Jacksonville Jaguars, et il aura à disposition un effectif de qualité.

RB Richard Newton (#28) – Crédit photo : SI

Au sol, il faudra compter sur le puissant RB Richard Newton (498 yards et 10 TD en 2019), auteur de 11 touchdowns en 2019, dont 10 à la course, en seulement dix rencontres comme remplaçant. Il devrait logiquement devenir l’un des piliers d’une attaque qui se cherche de nouveaux leaders. La ligne offensive en reconstruction pourra compter sur les retours de OL Jaxson Kirkland, probable futur left tackle après avoir occupé le poste de right guard l’an dernier, et de OG Luke Wattenberg.

Pour les accompagner, les Huskies ont de la ressource grâce à un recrutement à la pointe et une formation efficace qui fait dernièrement de Washington un pipeline d’offensive linemen vers la NFL. La recrue quatre étoiles C Myles Murao devrait prendre la succession de Nick Harris, avec le jeune et immense OT Nate Kalepo comme potentiel right tackle et future star de la ligne.

Cette attaque aura cependant besoin de playmakers dans le jeu aérien, principalement au poste primordial de quarterback. Jacob Eason et son bras canon partis, QB Jacob Sirmon (19 yards) devait assurer la relève. Neveu de Peter Sirmon, DC à Cal, et cousin de Jackson Sirmon, linebacker à Washington, il faisait office de favori pour le onze de départ… avant l’arrivée au printemps de QB Kevin Thomson, le Big Sky Offensive Player of the Year en 2019, transféré de Sacramento State (FCS) pour jouer sa saison senior avec les Huskies. Il sera peut-être le QB d’expérience qui permettra une transition en douceur avant l’éclosion des deux quarterbacks prometteurs de l’effectif : la recrue quatre étoiles QB Ethan Garbers et le redshirt freshman QB Dylan Morris en remplaçants.

Évidemment, le casting de receveurs sera essentiel à la réussite du nouveau quarterback titulaire et Washington aura besoin de déterminer son go-to receiver rapidement. Les prétendants sont nombreux, entre les sophomores WR Terrell Bynum (368 yards, 2 TD) et WR Ty Jones (491 yards, 6 TD), sans oublier WR Puka Nacua (168 yards, 2 TD), titulaire à trois reprises comme freshman avant sa blessure. La recrue quatre étoiles WR Jalen McMillan pourrait également voir son talent éclore précocement. Enfin, il faudra compter sur TE Cade Otton (344 yards, 2 TD), l’un des meilleurs à son poste au sein de la conférence Pac-12.

DT Levi Onwuzurike – Crédit photo : Getty Images

Si l’attaque progresse aussi rapidement que la défense l’an passé et que les leaders attendus émergent, les Huskies devraient à nouveau marcher sur leurs adversaires et retrouver leur lustre récent.

Jeunesse et expérience

Ainsi, la défense se retrouve cette année comme le point fort du programme de Seattle. Décimée l’an dernier, elle a dû se reconstruire avec dix nouveaux titulaires et a forcément connu des moments compliqués, jusqu’à monter en puissance et s’imposer en atout pour les Huskies. Les performances en fin de saison face à Washington State et Boise State en sont la preuve, pour un groupe qui a terminé troisième meilleure défense de Pac-12 en 2019, en dépit d’une secondary blindée de freshmen et des lacunes en couverture chez les linebackers.

Cette saison, Pete Kwiatkowski pourra ainsi compter sur l’une des meilleures secondaries du pays malgré sa jeunesse, avec la présence de DB Elijah Molden (79 plaqueurs, 5.5 pour perte, 13 passes défendues, 3 fumbles forcés, 4 INT), référence à son poste et attendu de pied ferme en NFL. Aligné comme nickelback, il sera le patron d’une escouade de sophomores, dont le futur taulier CB Kyler Gordon (32 plaqueurs, 4 passes défendues), ainsi que CB Trent McDuffie (45 plaqueurs, 1 INT), FS Cameron Williams (32 plaqueurs, 3 INT) et SS Asa Turner (19 plaqueurs, 1 INT), tous les quatre titulaires en 2019 comme freshmen. Avec le vétéran CB Keith Taylor (59 plaqueurs, 2 pour perte, 5 passes défendues) pour assurer la rotation, il devrait être difficile d’avancer par les airs face aux Huskies.

Surtout que le pass rush devrait passer un cap. Construite autour des deux linemen DT Josiah Bronson (23 plaqueurs, 2 sacks) et la superstar DT Levi Onwuzurike (45 plaqueurs, 2 sacks), la défense de Washington comptera sur DE Ryan Bowman (34 plaqueurs, 9.5 pour perte dont 5.5 sacks, 3 fumbles forcés, 1 INT) et DE Joe Tryon (41 plaqueurs, 12.5 pour perte dont 8 sacks) pour mettre la pression sur les quarterbacks d’en face, avec la recrue vedette DE Sav’ell Smalls en remplaçant. Prospect cinq étoiles, il était considéré comme le troisième meilleur joueur du pays à son poste au sein de la classe de recrutement 2020.

CB Elijah Molden – Crédit photo : Alika Jenner, Getty Images

Derrière la ligne défensive, une importante rotation devrait s’effectuer pour les deux rôles de linebacker, avec le retour du jeune LB Edefuan Ulofoshio (47 plaqueurs, 3 sacks), titulaire à trois reprises l’an dernier et récompensé d’une bourse d’études. Probable futur patron du groupe, il sera flanqué de LB Jackson Sirmon (28 plaqueurs) ou LB MJ Tafisi (13 plaqueurs), sans compter les nombreux freshmen prêts à prendre des responsabilités.

C’est donc une défense blindée de playmakers qui devrait porter Washington cette saison, alors que les special teams devraient également se mettre en valeur. Les Huskies ont recruté le meilleur punter de junior college en 2020, P Triston Brown.

Conclusion

En 2019, Washington a déçu. Malgré une attaque explosive, la défense faisait peau neuve et les Huskies ont connu des ratés qui ne pardonnent pas. C’est le même son de cloche cette saison, de l’autre côté du ballon, avec une attaque qui doit se trouver sept nouveaux titulaires, dont un quarterback. Le départ de Chris Petersen, malgré une transition en douceur avec la promotion interne de Jimmy Lake, devrait en outre légèrement chambouler les systèmes et les esprits.

Le nouveau coach en place pourra toutefois se reposer sur une défense en béton armé pour faire oublier les incertitudes en attaque, avec de nombreux joueurs de très grand talent, en particulier au sein de la secondary. Un bon début pour faire face à la menace grandissante d’Oregon, de retour au top en Pac-12 et dans le recrutement.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’une des meilleures défenses du pays.
– Un recrutement d’élite pour un effectif très talentueux.
– Un nouveau coaching staff dans la continuité.

Points faibles
– L’attaque n’a pas encore de leader établi.
– Beaucoup de nouveaux titulaires du côté offensif.
– De nouveaux systèmes de jeu à maîtriser et un nouveau QB.

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Preview

Preview 2020 : California Golden Bears

En progression constante depuis l’arrivée de coach Justin Wilcox en 2017, les Golden Bears de California possèdent l’expérience et un quarterback talentueux pour menacer Oregon dans la division Pac-12 North.

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Crédit photo : Cal Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Golden Bears de California.

California Golden Bears

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Redbox Bowl : victoire contre Illinois (35-20).
Head coach : Justin Wilcox, 4e année (20-18) – Résultats en carrière : 20-18.
Coordinateur offensif : Bill Musgrave.
Coordinateur défensif : Tim DeRuyter & Peter Sirmon.
Titulaires de retour : 18, 10 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : LB Evan Weaver, FS Ashtyn Davis, SS Jaylinn Hawkins.
Joueurs à suivre : QB Chase Garbers, RB Christopher Brown, WR Nikko Remigio, RT Jake Curhan, NT Brett Johnson, LB Kuony Deng, LB Cameron Goode, CB Camryn Bynum, DB Elijah Hicks.

Quatrième rentrée à Cal pour Justin Wilcox et les attentes ont grimpées de manière exponentielle depuis son arrivée sur le campus de Berkeley. L’ancien coordinateur défensif de Boise State, Tennessee, Washington, USC et Wisconsin, qui s’est vu offrir son premier rôle de head coach chez les Golden Bears, n’a eu de cesse de faire progresser un programme en perdition. Après une première campagne à 5-7 en 2017, la saison 2018 s’est soldée sur un bilan de 7-6 prometteur et une fiche de 8-5 l’an dernier.

Les Golden Bears auront néanmoins besoin de faire mieux au sein de leur propre conférence s’ils espèrent continuer sur leur lancée. Malgré quelques obstacles, tous les espoirs sont permis du côté de la baie de San Francisco puisque Cal récupère un nombre confortable de joueurs comparé à 2019 et espère bien voir émerger plusieurs joueurs à des postes clés dans le jeu aérien et en défense.

Du neuf avec du vieux

Bonne nouvelle pour les Golden Bears, il y aura ainsi peu de changements en attaque. Avec la quasi totalité des titulaires 2019 de retour, les plus gros bouleversements se situent ainsi au niveau du coaching staff, où Beau Baldwin, l’ancien coordinateur offensif, a cédé sa place à Bill Musgrave, un habitué de la NFL.

QB Chase Garbers (#7) – Crédit photo : Cal Athletics

Comme l’an dernier, c’est le jeu au sol qui devrait porter l’attaque de Cal, avec RB Christopher Brown (914 yards et 8 TD en 2019) bien installé après des performances remarquées en dépit d’une ligne offensive instable. Il sera épaulé par le transfuge de Wisconsin RB Bradrick Shaw, dans son style plus en puissance, et par son remplaçant habituel RB Marcel Dancy (248 yards, 2 TD).

À côté de ça, l’OL ressemble à une épine dans le pied de Bill Musgrave. Cal a terminé 2019 à la 125e place nationale en nombre de sacks encaissés, avec environ 40% des dropbacks échouant à cause de pression sur le backfield. Pire, les Golden Bears ont recruté Angus McClure cet été comme coach de la ligne offensive suite au départ en retraite de Steve Greatwood. Meilleur recruteur que coach, McClure a passé cinq saisons à UCLA entre 2007 et 2011 pour un bilan affreux avec la ligne offensive.

Avec le modeste talent à disposition, dont seulement un prospect quatre étoiles et un trois étoiles au sein de l’escouade, il faudra compter sur le fait de récupérer presque toute la rotation 2019, ce qui laisse envisager une progression, aussi infime soit-elle. Au moins au poste de left tackle où OT Will Craig retrouvera son poste après deux saisons consécutives raccourcies sur blessure. L’ancien prospect quatre étoiles avait snobé Notre Dame pour la Californie il y a deux ans. Les tauliers C Michael Saffell et OT Jake Curhan devraient heureusement tenir la baraque un minimum.

Il faudra au moins ça pour protéger les miches du golden boy QB Chase Garbers (1 772 yards, 14 TD, 3 INT), qui a connu pas mal de déboires à Cal depuis sa titularisation surprise comme true freshman en 2018. Blessé à plusieurs reprises l’an dernier, il semble enfin prêt à prendre en main une attaque aérienne qui manque cependant de playmakers, hormis le slot receiver WR Nikko Remigio (38 réceptions, 513 yards, 3 TD) et TE Jake Tonges (13 réceptions, 262 yards, 1 TD). Le recrutement efficace dans ce secteur devrait toutefois apporter suffisamment de ressources au nouvel OC des Bears.

RB Christopher Brown (#34) – Crédit photo : Twitter/CalFootball

Le retour des « Takers » ?

Ces deux dernières années, Cal a perdu des joueurs de niveau NFL au sein de sa défense et 2020 pourrait marquer la régression d’un groupe bien fourni mais qui manque de talent brut. Les départs d’Evan Weaver, auteur de 181 plaquages en 2019, et de toute la rotation des safeties devraient poser problème contre la course alors que l’absence du nose tackle Chris Palmer, parti en 2018, s’était déjà faite ressentir l’an dernier.

Le jeune NT Brett Johnson (26 plaquages, 3.5 pour perte dont 1.5 sack) sera attendu au tournant, ainsi que LB Kuony Deng (119 plaquages, 7.5 pour perte dont 3 sacks, 8 passes défendues), l’acolyte de Weaver désormais patron d’une défense qui retrouve beaucoup de visages connus. CB Camryn Bynum (63 plaquages, 9 passes défendues, 1 INT) et DB Elijah Hicks (44 plaquages, 2 sacks, 5 passes défendues) seront les leaders d’une secondary sur laquelle compte beaucoup Justin Wilcox. Le second sera repositionné comme safety pour combler le manque d’expérience au poste. Auto-affublés du surnom “The Takers” en 2018 pour leur grand nombre de turnovers en défense, les defensive backs devraient à nouveau être au centre de l’attention au sein d’une conférence où le jeu aérien est au centre de tout.

Le pass rush sera également d’une importance capitale et, coup de pouce de la NCAA, les seniors DE Luc Bequette (52 plaquages, 4 pour perte dont 3 sacks, 2 fumbles forcés) et DE Zeandae Johnson (29 plaquages, 5 pour perte dont 3.5 sacks, 1 FF) ont obtenu une sixième année d’éligibilité suite aux nombreuses blessures qui ont émaillé leur carrière. Avec cinquante titularisations à eux-deux, ils formeront un duo solide sur la ligne, soutenus par LB Cameron Goode (57 plaquages, 14 pour perte dont 9.5 sacks), l’un des playmakers du groupe, et le vétéran LB Tevin Paul (28 plaquages, 3 sacks).

LB Cameron Goode – Crédit photo : Bearinsider

Toutefois, malgré les départs en défense, dont neuf des quinze meilleurs plaqueurs de 2019, l’ancien DC Justin Wilcox dispose du talent nécessaire et d’un coaching staff capable d’assurer la transition sans encombre. Le coordinateur défensif Tim DeRuyter sera cette année assisté de Peter Sirmon, précédemment coach des linebackers, pour préparer la transition d’après les experts puisque le premier pourrait être promu head coach dès 2021 au sein d’un autre programme.

Conclusion

Le monde du College Football se divise en deux catégories ; ceux qui pensent que Justin Wilcox va continuer de faire progresser les Golden Bears et ceux qui estiment que Cal a déjà atteint son apogée en 2019 avec l’effectif actuel. Difficile de contrarier les seconds tant cette équipe est blindée d’incertitudes. Néanmoins, il ne manque pas grand chose pour briller au sein de la Pac-12, en l’occurrence une ligne offensive efficace et une défense de retour au niveau attendu. En cas de nouvelle saison réussie, Justin Wilcox pourrait bien faire ses adieux à Berkeley pour un programme de plus grande envergure. C’est donc le moment ou jamais pour les Golden Bears, alors que les conditions semblent réunies pour briller.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.8

Résumé

Points forts
– Une attaque qui ne peut que progresser.
– Des playmakers un peu partout en défense.
– Bill Musgrave, le nouvel OC, vétéran du coaching NFL.

Points faibles
– Le jeu aérien doit faire ses preuves.
– Le départ d’Evan Weaver et de tous les safeties.
– Un recrutement chiche en talent face aux cadors de Pac-12.

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Preview

Preview 2020 : Stanford Cardinal

Handicapé par les blessures l’an passé et diminué par des classes de recrutement minces, le Cardinal de Stanford de coach David Shaw est-il sur le déclin après des années de domination dans la Pac-12 ?

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Crédit photo : JOHN TODD, isiphotos.com

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui le Cardinal de Stanford.

Stanford Cardinal

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 4-8.
Head coach : David Shaw, 10e année (86-34) – Résultats en carrière : 86-34.
Coordinateur offensif : Tavita Pritchard.
Coordinateur défensif : Lance Anderson.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB KJ Costello, RB Cameron Scarlett, TE Colby Parkinson, DT Michael Williams, DE Jovan Swann, LB Casey Toohill, LB Andrew Pryts.
Joueurs à suivre : QB David Mills, WR Simi Fehoko, LT Walker Little, RT Foster Sarell, DE Thomas Booker, LB Gabe Reid, LB Curtis Robinson, CB Paulson Adebo.

Il faut remonter à 2008 pour trouver trace d’une saison sans bowl du côté de Stanford. Entre temps, le Cardinal a connu sa meilleure période historiquement, avec des titres de division, de conférence, des victoires à l’Orange Bowl et au Rose Bowl, et une présence régulière dans le top 10 national. Les saisons 2018 et 2019 ont cependant sérieusement bousculé les nouvelles habitudes du programme de Palo Alto.

Piétinés par Washington et Oregon, douchés par Washington State, USC et même UCLA l’an dernier, les joueurs de David Shaw ont connu l’affront d’un bilan négatif en 2019. Une saison où tout est allé de travers, entre les blessures de joueurs clés, l’effondrement d’un système offensif basé sur la course et le déclin d’une défense réputée jusqu’ici.

Nombreux sont ceux qui estiment que la période dorée du Cardinal est terminée, alors que de nombreux transferts ont frappé le programme cette année et que David Shaw se refuse encore à modifier un coaching staff en difficulté. Pas sûr que 2020 soit plus glorieux dans ces conditions.

QB David Mills (#15) – Crédit photo : David Madison, Getty Images

Nouveau look pour une nouvelle vie

Dépassé par les événements en 2018, Stanford avait été contraint d’abandonner son style tout en course pour un jeu aérien plus moderne, profitant de receveurs aux dimensions démesurées comme JJ Arcega-Whiteside ou Colby Parkinson pour avancer. L’an dernier, même combat, avec moins de réussite dans le jeu de passe pour un naufrage complet en attaque. Auparavant porté par une ligne offensive de haut niveau et un jeu de course efficace, le Cardinal a montré ses limites avec l’absence sur blessure de titulaires importants sur la ligne.

La faute pourrait aussi revenir au coaching staff dépassé, en particulier le coordinateur offensif Tavita Pritchard, qui aborde sa troisième saison avec Stanford. Également coach des quarterbacks, on lui reproche les développements ratés de KJ Costello, désormais parti pour Mississippi State, et de QB David Mills (1960 yards à la passe, 11 TD et 5 int en 2019), recrue cinq étoiles à l’époque et futur titulaire du poste. S’il est peut être le meilleur passeur de l’effectif, ce dernier a montré des lacunes techniques préoccupantes. Il devrait cependant faire mieux en 2020 avec une meilleure protection, de quoi espérer un meilleur débit de points.

Le jeu au sol profitera d’une ligne offensive solide, qui retrouve OT Walker Little à gauche après une saison blanche, OT Foster Sarell à droite et le All-Pac-12 C Drew Dalman au milieu. Tant qu’elle reste en bon état, puisque les blessures avaient gâché le niveau de l’OL du Cardinal en 2019, alors que la profondeur pourrait poser problème tant le groupe est jeune, notamment après les transferts des anciens titulaires Devery Hamilton et Henry Hattis.

Sans une ligne capable, la saison devrait être longue pour un groupe de coureurs loin des standards habituels. Pas de Christian McCaffrey ou de Bryce Love cette année, David Shaw devra compter sur le sophomore RB Austin Jones (227 yards au sol, 1 TD) et la recrue RB EJ Smith, fiston du légendaire Emmitt Smith. Le premier à saisir sa chance devrait être propulsé sur le devant de la scène.

WR Simi Fehoka (#13) – Crédit photo : Ezra Shaw, Getty Images

Néanmoins, à moins d’un énième bouleversement de dernière minute auxquels Stanford nous a habitué ces dernières saisons, l’attaque devrait largement se reposer sur Mills et une escouade de receveurs expérimentée, avec quatre receveurs de retour ayant cumulé 158 réceptions, 2 007 yards et 12 touchdowns l’an dernier : WR Michael Wilson (56 réceptions, 672 yards, 5 TD), WR Connor Wedington (51 réceptions, 506 yards, 1 TD), WR Osiris St. Brown (27 réceptions, 263 yards) et WR Simi Fehoko (24 réceptions, 566 yards, 6 TD).

Une Révolution attendue en défense

Si les espoirs du Cardinal résident énormément sur l’attaque aérienne, la défense est l’autre point fort attendu du côté de Palo Alto. Régulièrement mise à mal ces deux dernières années, avec 430 yards et 30 points encaissés en moyenne par match en 2019, elle ne peut plus profiter d’une attaque qui dicte le tempo du match grâce à un jeu de course à l’ancienne. Plus souvent sur le terrain, la défense doit également faire face à ses propres lacunes.

Au rang des mauvaises nouvelles, il y a tous ces départs de joueurs clés : le patron de la défense Casey Toohill a bouclé sa carrière universitaire après cinq ans sur le campus de Stanford, alors que les titulaires DT Michael Williams (SMU), DE Jovan Swann (Indiana), LB Andrew Pryts et CB Obi Eboh (UCLA) ont quitté le navire via le portail des transferts, comme DT Bo Peek (USF) avant eux.

Alors que reste-t-il ? Une bonne nouvelle avec le retour de CB Paulson Adebo (33 plaquages, 10 passes défendues, 4 INT), pourtant attendu à la dernière draft, en futur patron d’une défense en miettes. SS Kendall Williamson (47 plaquages) et FS Malik Antoine (31 plaquages, 4 passes défendues) seront également de la partie pour encadrer un jeune groupe de defensive backs prometteur, d’où pourrait déjà émerger le jeune CB Kyu Kelly (35 plaquages, 1 sack, 5 passes défendues, 1 INT), déjà lancé dans la rotation comme freshman l’an dernier. Avec l’excellent coach Duane Akina à la baguette, la secondary devrait assurer un minimum.

CB Paulson Adebo (#11) – Crédit photo : Bob Drebin/isiphotos.com

Malheureusement, la ligne défensive est bien loin de fournir les mêmes garanties, avec un groupe décimé puisque Stanford compte seulement deux DL boursiers dans son effectif, en l’occurrence le vétéran NT Dalyn Wade-Perry (12 plaquages, 5 pour perte dont 1 sack) et le true freshman DT Tobin Phillips. Même si le coordinateur défensif devrait abandonner le traditionnel système 3-4 pour passer en 2-4-5, ça reste très juste et DE Thomas Booker et DE Thomas Schaffer devraient être repositionnés à l’intérieur.

Chez les linebackers, le ciment de la défense du Cardinal, LB Gabe Reid (43 plaquages, 9 pour perte dont 2 sacks, 2 passes défendues) fera son retour à l’extérieur, tandis que le départ de Toohill pour la NFL sera probablement compensé par LB Jordan Fox (22 plaquages, 3.5 pour perte). Le pass rush devrait être l’une des forces du programme californien, de quoi compenser la faiblesse et le manque d’expérience des ILB en-dehors de LB Curtis Robinson (64 plaquages, 3 pour perte dont 2 sacks, 2 fumbles forcés), titulaire en 2019. Le coaching staff attend énormément de LB Ricky Miezan (4 plaquages), prometteur avant sa blessure l’an dernier.

Finalement, le véritable point fort de David Shaw pourrait être ses special teams, avec tous ses titulaires de retour, dont le solide K Jet Toner et le sophomore P Ryan Sanborn, l’une des révélations du Cardinal l’année passée. Pas de quoi faire rêver non plus la fanbase de Palo Alto.

Conclusion

Les nombreux départs de seniors et de joueurs transférés pourraient faire mal à Stanford, qui connait forcément plus de difficultés pour recruter étant donné le niveau exigé pour intégrer la prestigieuse fac californienne. En cas de nouvelle cascade de blessures comme en 2019, le Cardinal pourrait à nouveau s’écrouler car son effectif est loin d’être aussi profond qu’habituellement. On imagine tout de même mal l’équipe de David Shaw concurrencer Oregon, Washington ou USC pour le titre de Pac-12. Reste que le coach a sans doute tiré les leçons de deux saisons mornes consécutives, en particulier de l’affront vécu l’an dernier avec un bilan négatif et une absence remarquée pendant les bowls de fin de saison. La progression du quarterback David Mills et le niveau du jeu de course détermineront rapidement la trajectoire du Cardinal en 2020.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts
– La ligne offensive titulaire.
– Un pass rush généralement efficace.
– Un savant dosage d’expérience et de jeunesse chez les DBs.

Points faibles
– Le manque de profondeur affolant sur la ligne défensive.
– Un jeu de course en-dessous des standards.
– Une spirale négative depuis deux ans mais aucun changement dans le staff.

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Preview

Preview 2020 : Penn State Nittany Lions

Une effectif talentueux rempli d’anciens prospects 4 et 5 étoiles et une attaque remodelée par l’arrivée de Kirk Ciarrocca permettront-ils à Penn State de faire tomber Ohio State dans la conférence Big Ten.

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Nittany Lions de Penn State.

Penn State Nittany Lions

Conférence Big Ten

Division East
 

En 2019 : 11-2, 7-2 Big Ten. Cotton Bowl : victoire contre Memphis (53-39).
Head coach : James Franklin, 7ème année (56-33). Résultats en carrière : 80-30.
Coordinateur offensif :  Kirk Ciarocca (1ème année).
Coordinateur défensif : Brent Pry (5ème année).
Titulaires de retour : 16 (9/11 en attaque, 5/11 en défense, 2/4 en équipes spéciales).
Joueurs clés partis : LB Cam Brown, P Blake Gillikin, OG Steven Gonzalez, DE Yetur Gross-Matos, WR K.J. Hamler, LB Jan Johnson, CB John Reid, RB Ricky Slade, S Garrett Taylor, DT Robert Windsor.
Joueurs à suivre : RB Journey Brown, QB Sean Clifford, OT Will Fries, C Michael Menet, TE Pat Freiermuth, LB Ellis Brooks, CB Tariq Castro-Fields, LB Micah Parsons, DE Shaka Toney, S Lamont Wade.

Après deux premières saisons encourageantes (7-6), marquant le renouveau de Penn State post-Sandusky, James Franklin a mené les Nittany Lions à onze victoires lors de trois des quatre dernières saisons et était à un Benny Snell Jr près (défaite de PSU contre Kentucky lors du Citrus Bowl 2019, 24-27) de quatre saisons consécutives à plus de dix victoires. Depuis le début de la saison 2016, les Nitts ont perdu huit de leurs onze défaites par moins de cinq points, dont deux fois par la plus petite des marges (1 point) contre Ohio State. La lourde défaite à Michigan en 2018 (7-42) est quasiment la seule grosse tâche récente sur le CV des « Blue & White ». Celle, 10-49 à Michigan en 2016, l’avait été avec un groupe de linebackers décimé et n’avait pas empêché PSU de remporter la Big Ten.

Le bilan plus que positif laisse pourtant un goût d’inachevé. Penn State a été deux fois aux portes du College Football Playoff (2016 et 2017) mais n’a toujours pas réussi à franchir la dernière marche. L’an dernier, les Nittany Lions ont craqué à Minnesota (26-31) avant de tomber à Ohio State (17-28). Contre les Gophers, la défense de PSU a accordé 339 yards dans les airs en seulement 18 passes (sur 20 tentées), soit un énorme 19 yards par passe complétée… Plutôt que d’avoir à nouveau à affronter l’attaque explosive de Kirk Ciarocca, James Franklin a chipé le coordinateur offensif de PJ Fleck pour remplacer Ricky Rahne, devenu entraineur en chef à Old Dominion.

Beaucoup d’observateurs estiment que PSU a les armes en 2020 pour détrôner Ohio State, qui a gagné les trois derniers titres de conférence Big Ten. Cela passera avant tout par une amélioration au poste de quarterback tenu par QB Sean Clifford (189/319, 2654 yards, 3 TD, 7 INT / 116 courses, 402 yards, 5 TD). Le dynamique quarterback des Nitts devrait profiter du système mis en place par le nouveau coordinateur offensif pour améliorer sa précision sur longues passes, ce qui ouvrira (littéralement) le champ des possibilités pour l’attaque. PSU pourra également compter sur sa défense, l’une des toutes meilleures du pays en 2019 (8ème de FBS avec 16 points par match).

QB Sean Clifford (#14) – Crédit photo : Getty Images

Forces

RB Journey Brown (890 yards, 12 TD), RB Noah Cain (443 yards, 8 TD) et RB Devyn Ford (294 yards, 3 TD) forment peut-être le meilleur trio de coureurs de FBS. Et le carré aurait pu être plus que magique si RB Ricky Slade (214 yards, 2 TD) n’avait pas décidé de quitter State College pour rejoindre Old Dominion (où il retrouve son ancien coordinateur offensif, Ricky Rahne). L’attaque au sol de Penn State pourrait ronronner aux alentours des 200 yards par match cette saison, si les défenses adverses chargent moins la boite pour davantage couvrir le jeu aérien. Journey Brown reste sur une performance plus qu’honnête contre Memphis au Cotton Bowl (202 yards et 2 TD à 12.6 yards par course) et Noah Cain, dont les huit touchdowns lors de sa première année font mieux que les 7 TD de Saquon Barkley, ne semble pas connaitre le concept des yards perdus derrière la ligne de mêlée.

Le groupe de linebackers perd LB Cam Brown (72 placages) et LB Jan Johnson (62 placages) mais LB Micah Parsons (109 placages dont 14.5 pour perte et 5 sacks) est le meilleur du pays à son poste dans la meilleure défense contre la course de la Big Ten, et 5ème du pays, l’an dernier (95 yards par match). Il occupera le côté fort du terrain et laissera le milieu à LB Ellis Brooks et le côté faible à la future star LB Brandon Smith. Penn State a une longue tradition au poste et devrait, cette année encore, mériter son appellation de « Linebacker U ».

Devant eux, la ligne défensive perd le monstre DE Yetur Gross-Matos (14.5 placages pour perte et 9 sacks) mais DE Shaka Toney (6.5 sacks) et DE Jayson Oweh (5 sacks) forment un duo explosif qui pourra aussi aller chercher le quarterback adverse. En 2019, les Nittany Lions ont produit une moyenne de 3.46 sacks par match, soit la 7ème performance du pays. A l’intérieur de la ligne, DT PJ Mustipher (37 placages dont 4.5 pour perte) facilitera le travail de la deuxième lame affûtée par Micah Parsons.

LB Micah Parsons (#11) – Crédit photo : Abby Drey

Faiblesses

La cible préférée de Sean Clifford en 2019, WR K.J. Hamler (904 yards, 8 TD), est désormais un Denver Bronco et Penn State se retrouve avec les mêmes doutes qui l’ont assailli ces dernières années : y a-t-il un receveur fiable du calibre de WR Allen Robinson (Chicago Bears) ou de WR Chris Godwin (Tampa Bay Buccaneers) ?

WR Justin Shorter, recrue 5 étoiles en 2018, est parti chez les Florida Gators après un exercice 2019 décevant, un an après que WR Juwan Johnson prenne le chemin d’Oregon. Malaise dans le groupe des receveurs des Nittany Lions ou fâcheuse coïncidence ? Quoiqu’il en soit, PSU est à la recherche de mains solides et consistantes pour éviter une nouvelle saison de ballons lâchés. WR Jahan Dotson (488 yards, 5 TD) et WR Daniel George seront les fers de lance de l’attaque aérienne et les Nitts comptent également beaucoup sur le développement de WR KeAndre Lambert-Smith. WR Cam Sullivan-Brown et WR Mac Hippenhammer procurent des secondes options intéressantes mais la soupape de sécurité ultime sera TE Pat Freiermuth (507 yards, 7 TD) qui peut prétendre au titre de meilleur tight-end du pays aussi bien pour son talent de receveur que pour ses qualités de bloqueur.

Dans le secondaire, CB John Reid (8 passes défendues, 2 INT) et S Garrett Taylor (84 placages) sont tous deux diplômés pour une défense qui a accordé plus de 250 yards par match dans les airs (100ème de FBS). CB Tariq Castro-Fields (52 placages, 8 passes défendues, 2 INT) sera le leader d’une unité en reconstruction et devra montrer plus de concentration et de régularité. La star de la dernière ligne de défense pourrait être le joueur de deuxième année S Jaquan Brisker (2 INT) tandis que S Lamont Wade (67 placages, 5 passes défendues) apportera sa maturité et son expérience de vétéran.

TE Pat Freiermuth (#87) – Crédit photo : Getty Images

Incertitudes

Les années se suivent et se ressemblent pour la ligne offensive de Penn State. Théoriquement en progrès constant depuis l’arrivée de James Franklin à State College, elle peine à concrétiser les espoirs placés en elle. C’est peut-être l’année ou jamais malgré la perte de OG Steven Gonzalez et ses 50 matches de titulaire en quatre ans. Les Nittany Lions sont encore bien équipés, notamment avec C Michael Menet et OT Will Fries, mais ils doivent faire mieux que les 2.46 sacks accordés en 2019 (98ème de FBS).

Conclusion

Penn State et ses 42 victoires en quatre ans pourrait, avec un peu plus d’application, en compter 50 et quelques voyages au Playoff.

L’attaque a parfois manqué de tranchant lorsqu’il fallait tuer le match, ne parvenant pas à convertir des tentatives accessibles et laissant les fans se gratter le haut du crâne avec des regards interrogateurs. La défense, pour aussi bonne qu’elle ait été ces dernières années, devra faire encore mieux si l’attaque ne retrouve pas une dimension similaire à celle qu’elle avait sous Joe Moorhead (maintenant OC à Oregon) en 2016. Les Nittany Lions ont remporté 31 de leurs 32 derniers matchs lorsque la défense accorde moins de 27 points mais est 9-10 dans le cas contraire. Il est plus que probable que l’attaque sera régulièrement plus proche des 30 que des points avec l’arrivée de Kirk Ciarocca et un an de plus sous la ceinture pour Sean Clifford.

Tous les voyants sont au vert pour Penn State en 2020 et Ohio State doit venir jouer à Happy Valley. Les derniers épisodes entre Nittany Lions et Buckeyes ont souvent été palpitants et cette année ne devrait pas déroger à la règle.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.3

Résumé

Points forts
– Le meilleur linebacker du pays
– Peut-être le meilleur tight-end du pays
– L’un des tous meilleurs groupes de running back du pays

Points faibles
– Les mains trop peu sûre des receveurs
– Un secondaire trop souvent exposé
– Un coaching parfois douteux aux moments clés

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Preview 2020

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