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La NCAA annule l’interdiction des camps satellites !

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Jim Harbaugh
Crédit photo : Gregory Shamus/Getty Images

Nouveau rebondissement dans la polémique sur les camps satellites : le NCAA Board of Directors a annulé leur interdiction votée par le NCAA Division I Council au début du mois d’avril avec prise d’effet immédiat !

Petit rappel : le 8 avril dernier, le NCAA’s Division I Council, composé de membres des conférences d’élite du College Football, avait voté l’interdiction de ces camps satellites. La polémique a été d’autant plus forte que coach Jim Harbaugh (Michigan) et coach Urban Meyer (Ohio State) avaient prévu d’organiser, cet été, des camps de recrutement en Géorgie, en plein coeur de la SEC et de l’ACC Nation ce qui laissa penser certain que cette décision avait été orchestrée en coulisses par les commissionnaires des deux conférences représentées en finale nationale 2015.

Il y a quelques jours, Oliver Luck, membre du Board of Directors, avait préparé l’opinion publique en annonçant que cette interdiction allait faire partie des travaux des meetings organisés jeudi 28 avril.

« Les directeurs ont choisi d’annuler la décision d’interdire les coachs de la Football Bowl Subdivision d’organiser ou de participer à des camps ou des clinics hors de leur campus » – porte-parole de la NCAA.

Ainsi, les coachs qui avaient prévu des camps de recrutement au cours de l’été 2016 pourront y participer sans enfreindre les règlements NCAA.

Cependant, le Board of Directors a demandé au Division I Council, qui avait voté cette interdiction, de faire « une évaluation de l’ensemble du modèle de recrutement au niveau FBS y compris des camps et clinics dont le principe pourrait éventuellement être modifié si besoin ». La controverse n’est donc peut-être pas terminée…

La principale cible de l’interdiction des camps satellites était coach Jim Harbaugh, le coach des Wolverines de Michigan, dont les camps satellites 2015 « Summer Swarm » avaient été un grand succès et qui a organisé la première semaine de ses spring practices 2016 dans les installations de l’IMG Academy à Bradenton (Floride) en plein territoire de recrutement des conférences SEC et ACC.

Suite à l’annulation de cette interdiction, la réaction du programme d’Ann Arbor via son compte Twitter est magnifique :

A noter que les conférences ACC et SEC, qui avaient imposé une interdiction identique à leurs membres, ont immédiatement levé cette disposition les autorisant ainsi à organiser des camps de recrutement hors de leur campus.

Pour rappel, le Department of Justice avait ouvert une enquête informelle pour évaluer les impacts de cette interdiction des camps satellites sur les prospects lycéens. La plus haute autorité judiciaire américaine s’inquiétait du fait que cette décision de la NCAA pourrait avoir comme conséquence la diminution de leur nombre d’opportunités d’accéder aux coachs de College Football.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Saison 2020 : est-ce déjà trop tard?

La semaine dernière a été riche en événements dans le petit monde du College Football : entre éclosions de cas de COVID-19, calendriers bouleversés et autres annulations, on fait le point sur la situation.

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Crédit photo : Lynne Sladky, AP

Avec plus de 70 000 nouveaux cas positifs au Covid-19 en un jour, les Etats-Unis ont établi un triste record le weekend dernier. Pire encore, on retrouve parmi les foyers de la pandémie des États tels que la Floride, l’Arizona et le Texas, états connus pour l’engouement de leurs fans pour la saison de football.

Selon le Washington Post, les campus universitaires représentent un vrai risque pour l’ensemble de la population du fait de la difficulté des contrôles à réaliser. Le journal pointe notamment du doigt les fraternités, réputées pour leurs soirées et le risque associé de non-respect des règles d’hygiène.

Depuis l’éclosion d’il y a deux semaines, plus de 150 membres de fraternités (sur environ un millier) de l’Université Washington à Seattle (qui abrite les Huskies) ont été contrôlés positifs. De même à l’Université Mississippi à Oxford (chez les Rebels d’Ole Miss), les services de santé ont dénombré plus d’une centaine de nouveaux cas au lendemain d’une soirée organisée par une fraternité.

Les universités se trouvent donc dans une situation d’urgence qui nécessite des mesures bien plus conséquentes que des matches organisés à huis clos ou une bulle dans un parc d’attraction (la FBS est en effet constituée de plus 10 000 joueurs…).

Une timeline impossible ?

La « Week 0 » qui lance la saison 2020 est censé avoir lieu le 29 août prochain, dans 7 semaines exactement. A l’heure actuelle, les équipes sont encore dans leur période de « voluntary workouts » et n’ont même pas encore pu aller à l’entrainement avec des effectifs complets.

Les regards se sont alors tournés vers les instances gouvernementales du football telles que la NCAA, qui a tardivement fini par ouvrir la boite de Pandore : alors qu’on attendait des mesures fédératrices, dans une optique de coordonner à l’échelle du pays les mesures pour contrer la pandémie dans football, la NCAA a annoncé le 10 juillet dernier qu’elle « soutenait ses membres dans les décisions importantes qu’ils prendront relatives aux circonstances spécifiques (i.e. de chaque programme) en vue de protéger la santé et le bien-être des étudiants-athlètes. ».

Comme prévu, cela a mené à ce que chaque conférence joue son propre jeu et crée une dynamique à multiples vitesses.

Les conférences Big Ten et Pac-12 ont annoncé qu’elles suspendaient leurs matches hors conférence.

L’Ivy League a purement et simplement annulé la saison 2020 d’automne de sport (sans possibilité de report).

La NCJAA (qui régit le sport dans les Community College) a décidé de décaler la saison de football au prochain semestre pour la jouer, si tout va bien, entre janvier et avril 2021 en même temps que les sports de printemps (tels que le basketball).

Certaines conférences ont donc pris les devants mais c’est loin d’être le cas partout. Pour le reste, les deux prochaines semaines seront décisives pour la saison à venir.

La Pac-12 a indiqué que le reste des mesures prises en calendrier ne seraient dévoilées avant le 31 juillet. L’ACC va quant à elle communiquer sur la saison 2020 « d’ici fin juillet » soit pile un mois avant la reprise théorique.

En FBS, le Big Ten et la Pac-12 ont donc créé un effet boule de neige : avec les mesures annoncées, des matches inter-conférences comme le très attendu Alabama-USC n’auront pas lieu.

Parce qu’elle tarde à prendre une décision, la SEC (dans laquelle se trouve Alabama), qui de prime abord aurait souhaité un status quo, voit ses plans inévitablement chamboulés. Les conférences étant étroitement liées par le calendrier et par d’autres évènements tels que les bowl games et les playoffs, elles vont donc devoir agir vite : plus elles attendent, plus d’autres dominos vont tomber et moins elles auront de marge de manœuvre.

Des initiatives individuelles de mauvais augure

Certains programmes se veulent rassurant dans leur communication comme le blog Sport Illustrated « DawgsDaily » qui couvre les Georgia Bulldogs, qui affirme qu’en interne le programme se prépare à un début de saison d’ici octobre – novembre au plus tard. Pourtant, d’autres signes vont dans le sens contraire.

En effet Ohio State, Maryland ou encore North Carolina pour ne citer qu’eux, ont annoncé la suspension jusqu’à nouvel ordre de leurs voluntary workouts. Ohio State n’a pas communiqué sur le nombre de cas recensés de peur que « cela ne mène à l’identification d’individus spécifiques et ne compromette le secret médical ». Les Tar Heels, quant à eux, ont pris cette décision après que le département de santé ait identifié le campus comme un foyer d’éclosion, avec 37 cas avérés rien qu’au sein de la cellule athlétique, staff et joueurs inclus.

L’Université Hampton, pensionnaire de la conférence Big South en FCS, a frappé encore plus fort en annonçant en son seul nom le report de tous les sports d’automne pour le semestre suivant.

La Patriot League (où l’on retrouve des programmes comme Holy Cross et Georgetown) ont également annoncé le report d’un semestre des sports d’automne, à l’exception d’Army et Navy, pour qui il a été considéré que « du fait de leurs environnement et mission uniques dans l’enseignement supérieur, elles (i.e. ces académies) pourront continuer à s’engager dans des compétitions sportives en accord avec la vision de leurs directions respectives ».

31 juillet 2020 : la planète football retient son souffle

Alors à quoi s’attendre dans les prochaines semaines ?

Selon le site 247sports.com, l’ACC, dont le communiqué officiel est toujours attendu, se pencherait sur l’idée d’une conférence avec trois poules de 5 équipes (Notre Dame serait incluse dans ce format, bien qu’étant listée comme indépendante). Dans chaque poule, les équipes s’affronteraient toutes deux fois en phase aller-retour. A l’issue de ce round de poule les deux équipes avec le meilleur bilan seraient alors sélectionnées pour jouer la finale de conférence.

Cette idée représente un compromis alléchant pour les conférences du Power Five qui perdraient gros niveau revenu en cas d’annulation totale de la saison.

La décision dépendra cependant de l’évolution de la situation dans le pays. Les Etats-Unis parviendront-ils à endiguer la pandémie d’ici septembre pour permettre à un championnat remanié d’avoir lieu ? De plus, il faudra suivre de près la situation dans les universités. L’administration et les différents services seront-ils en mesure de déployer les moyens humains, financiers et médicaux pour assurer la présence saine sur le campus de plusieurs dizaines de milliers d’étudiants ? L’Université d’Harvard a par exemple déjà indiqué le 6 juillet dernier que la totalité des cours du premier semestre 2020 de leurs underclassmen (1ère et 2e années) auront lieu en ligne…

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À quoi va ressembler la saison 2020 de College Football ?

Pandémie, tension raciale sur fond de révolution sociétale… le College Football fait face à des défis sans précedent. Tour d’horizon de la situation à 78 jours du début de la saison 2020.

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D’habitude, l’offseason est toujours d’un ennui total, à peine rythmé par quelques faits divers plus ou moins sordide… cette fois-ci, le College football devra s’adapter suite aux nombreux événements d’un début d’année 2020 en roue libre. On fait le tour des changements, des annonces et des différentes mesures annoncées depuis quelques semaines.

Évidemment, pas question d’annuler la saison de College football : ESPN estime les pertes des conférences du Power 5 à 4 milliards de dollars minimum dans une telle éventualité. On y reviendra.

Déjà chamboulée par les récentes lois permettant aux étudiants-athlètes de profiter des droits sur leur image, la NCAA doit en plus faire face à la crise de covid-19 qui frappe de plein fouet les États-Unis, sans oublier dans une moindre mesure le mouvement protestataire en cours, qui ébranle toute la société civile américaine, jusqu’à son gouvernement fédéral.

Un calendrier bouleversé

Pays le plus touché par la pandémie au niveau mondial, les États-Unis ont subi un confinement prolongé remettant en cause le calendrier spartiate des joueurs de College football. L’annulation partielle des spring practices à travers le pays pourrait avoir une incidence sur le développement de joueurs privés d’entraînement, mais ce sont surtout des enjeux plus larges qui inquiètent.

Comment réunir des dizaines de gamins dans un vestiaire tout en respectant les consignes sanitaires ? Et surtout, comment les protéger durant leur entraînement pour un sport de contact au plus haut degré ? Si le virus a fait et continue de faire des ravages aux États-Unis, la phase de confinement a été express dans la plupart du pays alors que le président américain Donald Trump et différents gouverneurs républicains exhortaient les citoyens à retourner au travail et à l’école.

Cependant, il y aura bien une saison de football, les enjeux économiques étant énormes au regard de la part des revenus liés au sport universitaire #1 pour la majorité des universités. La NCAA, qui annoncé le retrait de son moratoire à partir du 1er juin, a ainsi laissé le soin aux différentes conférences de fixer les calendriers de reprise des entraînements.

La question autour de cette reprise a longtemps été en suspens, nombre d’universités estimant qu’un retour des étudiants sur les campus serait dangereux. La majorité des facs américaines a annulé le trimestre d’été, la fameuse Summer School, et certaines jouent encore la montre vis-à-vis de la rentrée.

Comme le reste du monde, le College football s’est tourné vers les outils technologiques à disposition pour maintenir la cohésion et les communications. Des réunions récurrentes en vidéo-conférence ont été tenues entre les coaches et les joueurs. Yahoo Sports a d’ailleurs pu suivre le staff d’Arizona State lors de ces meetings en télétravail.

Plusieurs programmes ont rouvert leurs installations aux joueurs et démarré les entraînements volontaires, même si certains patientent et jouent la sécurité, comme Oklahoma qui ne rouvrira la porte à son équipe que le 1er juillet. Les joueurs et le personnel sont testés au covid-19 et la plupart des programmes ayant déjà repris leurs activirés annoncent des cas positifs, généralement asymptomatiques : 5 à Alabama, 7 à Arkansas State, 3 à Oklahoma State, 1 à Iowa, 4 à Florida, 3 à Auburn ou 3 à Marshall, avec mise à l’écart immédiate des concernés.

Pour la Pac-12 et la Big 12, la reprise a été fixée au 15 juin, tandis que la Big Ten n’a donné aucune indication, préférant laisser le choix à ses membres. La décision sera néanmoins laissée aux programmes à chaque fois, en fonction de la situation locale.

Si les salles de sport sont déjà ouvertes en Arizona, les États de Californie, Washington et Oregon sont encore durement touchés par le virus et les facs concernées pourraient attendre début juillet pour la reprise des entraînements volontaires.

Une reprise volontaire

Si la décision est laissée aux universités pour le retour de leurs étudiants sur le campus et la réouverture complète des installations sportives, une partie de l’initiative revient également aux joueurs eux-mêmes. Pour le coach de Georgia Kirby Smart, chaque étudiant-athlète a pu décider de revenir ou non :

« Nous n’avons personne qui ne souhaite pas revenir, pour l’instant en tout cas, mais il s’agit évidemment d’une décision personnelle. (…) Nos gars sont impatients. » – Kirby Smart, coach des Bulldogs de Georgia.

Le directeur des sports d’Iowa Gary Barta a également tenu à rassurer les joueurs qui ne souhaiteraient pas revenir à l’entraînement pour des questions de santé.

« Il faut se rappeler que tant que le virus est là, tant qu’il n’y a pas de vaccin, il y aura toujours un risque. Quoi que nous fassions, nous ne pouvons pas l’éliminer. Nous travaillons pour le réduire et laisserons le choix à ceux qui doivent le faire. […] Si un de nos étudiants-athlètes choisit de ne pas revenir, il fera toujours partie de l’équipe. Nous travaillons pour diminuer l’inquiétude mais si un étudiant-athlète choisit de rester à l’écart de l’équipe à cause de ce covid-19, il ne perdra pas son statut ou sa bourse d’études. » – Gary Barta, directeur athlétique de l’université Iowa.

Le New York Times s’est néanmoins fendu d’un papier décrivant le ressenti des joueurs, dont l’avis n’est jamais pris en compte lors des prises de décision concernant la saison à venir, alors que 43% d’entre eux craignent une exposition au covid-19 selon une étude de la NCAA.

Crédit photo : DSPhotography / Dan Smith

Des stades vides ?

Partout, des mesures drastiques ont été prises, comme à South Bend où les joueurs résideront dans des hôtels sur le campus de Notre Dame durant le camp d’entraînement. Les Irish n’ouvriront d’ailleurs pas leur saison en Irlande face à Navy, comme initialement prévu, et le match se déroulera à Annapolis, probablement le 5 ou 6 septembre. Reste à savoir si le stade pourra accueillir des visiteurs…

Iowa State, qui comptait 22 000 abonnés la saison passée et qui espère atteindre les 30 000 cette année, a déjà choisi de réserver l’accès au stade aux supporters les plus fidèles, comme l’explique son directeur des sports Jamie Pollard :

« Puisque nous estimons atteindre la limite de 50% de la capacité du stade simplement avec nos abonnés, nous n’envisageons pas de vendre de billets à l’unité, à moins que les limites soient revues à la hausse. » – Jamie Pollard, directeur athlétique de l’université Iowa State.

La gestion du public en pleine épidémie est évidemment un point épineux. À Ann Arbor, le stade de 107 000 places des Wolverines pourrait bien rester vide face à l’impossibilité de tester chaque visiteur. Jim Harbaugh serait en tout cas favorable à une reprise, même en cas de gradins déserts :

« Je serais d’accord pour jouer sans supporters. Si le dilemme est de jouer sans fans ou de ne pas jouer du tout, alors je choisis l’option du stade vide. » – Jim Harbaugh, coach des Wolvrines de Michigan.

À la fin du mois de mai, Michigan s’est également illustré via les propos du président de l’université Mark Schlissel au Wall Street Journal, expliquant que les sports ne reprendraient pas tant que tous les étudiants ne seraient pas de retour sur le campus…

Le recrutement en pause pendant plusieurs mois

Le recrutement a également connu un long temps mort puisque les visites et les déplacements de prospects ou de coaches sont évidemment prohibés. La NCAA a décidé de prolonger la période de suspension du recrutement jusqu’au 31 juillet. Le processus continue cependant naturellement, de nombreux prospects ayant donné leur accord verbal depuis le début de cette pause officielle.

Oregon sera ainsi dans l’incapacité de tenir son traditionnel camp « Saturday Night Live » de fin juillet, qui rassemble habituellement de nombreux top prospects venus de tout le pays. Les habitudes sont là-aussi bouleversées, alors que Penn State compense la proximité physique avec son « Football Virtual Combine », à destinations des prospects; des instructions sont fournies pour prendre ses mensurations et se tester sur différents ateliers athlétiques, en marge de conseils du staff distribuées via les réseaux sociaux.

Les émeutes et le mouvement anti-raciste auront-t-ils une influence sur le calendrier ?

Pour l’heure, rien ne permet d’anticiper un report de la saison ou l’annulation de certaines rencontres mais le mouvement de protestations à l’encontre de la police et du gouvernement a déjà un impact sur le College football à différents niveaux, principalement extra-sportifs jusque-là.

Dans le Minnesota, l’État où George Floyd a été tué par un policier lors de son arrestation, le département des sports des Gophers a pris la décision immédiate de rompre son contrat avec la police locale pour l’encadrement des événements sportifs. Le coach de Minnesota, PJ Fleck, s’est fendu d’un message sur Twitter afin de rendre hommage à la victime.

Partout dans le pays, les programmes tentent de faire le ménage dans leur entourage et les racistes ont été excommuniés : Utah a suspendu son coordinateur défensif Morgan Scalley, auteur d’un texto raciste en 2013, en attendant la conclusion d’une enquête interne; Oregon State a renvoyé le tight end Rocco Carley pour des commentaires du même genre il y a trois ans et USC a révoqué l’abonnement saisonnier d’un booster qui recommandait d’ouvrir le feu sur les manifestants via son compte Twitter.

C’est surtout Clemson qui se retrouve sous le feu des projecteurs ces derniers jours. L’université, nommée d’après son fondateur Thomas Green Clemson, est critiquée pour son héritage pro-esclavagiste, avec la star NFL DeAndre Hopkins comme porte-parole du mouvement. En outre, le coach de l’équipe de football Dabo Swinney a également dû s’excuser après le déchaînement des réseaux sociaux à son égard, consécutif à la position du coach des Tigers qui défendait un de ses assistants pointé du doigt pour son langage raciste.

À Missouri et Iowa, deux programmes critiqués par d’anciens joueurs et des étudiants-athlètes actuels pour le racisme ambiant au sein de l’université et de l’encadrement de l’équipe de football, la situation est extrêmement tendue. Les joueurs de Missouri ont d’ailleurs organisé une marche pour s’inscrire sur les listes législatives afin de voter pour un changement de gouvernement aux prochaines élections présidentielles. Une initiative reprise à LSU par les joueurs de football. Une marche a également été organisée sur le campus de Texas avec l’équipe de football en hommage à George Floyd.

Crédit photo : @MizzouAthletics/Twitter

À Atlanta, le College Football Hall of Fame a été la cible des manifestants, comme tous les commerces alentour. Le bâtiment de 68,5 millions de dollars accueille le musée du College Football et le mur des célébrités (« Hall of Fame ») du football universitaire américain depuis son déménagement de South Bend en 2014. La capitale de l’État de Géorgie est l’une des villes les plus concernées par les émeutes.

Vers un retour à la normale ?

Alors que les médias américains estiment que la crise du covid-19 pourrait se prolonger aux États-Unis, exacerbée par les rassemblements actuels de manifestants et accentuée par l’usage industriel de gaz lacrymogène propice à la propagation du virus, la NCAA maintient le début de la saison le 29 août prochain pour la Week 0.

La prochaine réunion du comité chargé d’administrer la Division I de College football se tiendra le 17 juin, avec comme enjeu l’adoption du plan établi par la NCAA sur six semaines pour la reprise. Ce plan fixerait la reprise des contacts entre coaches et joueurs au 6 juillet, bien que tous les programmes auront sans doute repris leurs activités d’ici là, avec un début du fall camp en août, comme de coutume; entre mi-juillet début août, les équipes seraient ainsi autorisées à pratiquer douze entraînements sans équipements, pour un maximum de vingt heures par semaine. Avant de reprendre le calendrier normal de 29 jours de fall camp jusqu’au coup d’envoi de la saison 2020.

Les principales inquiétudes concernent forcément la santé des joueurs et l’évolution de la crise sanitaire déterminera le calendrier de la saison. Une annulation de la saison 2020 n’est absolument pas envisagée à l’heure actuelle, la NCAA ayant déjà anticipé une extension possible de l’exercice jusqu’au printemps. Reste à connaître les conditions d’éligibilité pour les playoffs et les bowls de fin de saison en cas de perturbations. Bob Bowlsby, membre du comité d’administration du College Football Playoff, résume parfaitement le « laissez-jouer » actuel :

« Je pense qu’on va jouer le maximum de matches possibles et on fera un point au milieu de la saison pour constater les différentes expériences vécues par les équipes. Je pense que chaque expérience sera distincte. […] On va juste attendre de voir la tournure de la saison et faire avec. » – Bob Bowlsby, membre du comité d’administration du College Football Playoff.

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La NCAA finalise son plan de déconfinement

Le comité de surveillance qui administre le College football a annoncé un plan de reprise des activités de football en 6 semaines pour assurer le début de saison à la date prévue initialement, le 29 aout.

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Crédit photo : Bob Rosato

Afin de préserver la possibilité d’un coup d’envoi de la saison 2020 en temps et en heure, le NCAA Division I Football Oversight Committee se devrait de publier ses lignes directrices permettant aux différents programmes de football de mettre en place la reprise de ses activités en vue des premiers matchs prévus à la fin du mois d’aout. C’est chose faite.

Ce plan devra cependant être validé, mercredi 17 juin, par le Division I Council.

La reprise des entrainements se ferait ainsi en trois phases : entrainements obligatoires, période de « formation avancée » et camp d’entrainement.

La date de début des entrainements obligatoires avec interaction entre les joueurs et les entraineurs dépendra de la date du premier match de la saison. Ainsi, pour les équipes qui joueront lors de la Week 0 (29 aout), la date de reprise est fixée au 6 juillet. Ce sera une semaine plus tard, soit le 13 juillet pour toutes les autres équipes.

Si la transition entre la période des entrainements volontaires à celle des entrainements obligatoires est habituelle, l’ajout d’une période dite de « formation avancée » (20 heures maximales par joueur), qui débutera le 24 juillet, vise à permettra aux coachs d’encadrer et d’évaluer individuellement certains étudiants-athlètes sur le terrain, de permettre à certains joueurs de poursuivre leur préparation physique ou d’organiser des sessions videos afin de favoriser l’apprentissage des différents playbooks. Rappelons que la majorité des programmes ont été contraints d’annuler tout ou partie de leur spring practices ce qui a largement modifié les habitudes des coachs dans leur approche avec les joueurs.

Le 7 aout marquera le début des habituels camps d’automne (Fall camp) qui devront respecter une durée maximale de 29 jours.

Certaines directions athlétiques souhaiteraient réduire la période de reprise progressive avant le début des Fall Camps préférant le 20 juillet pour le début des entrainements obligatoires et une période de « formation avancée » plus courte afin d’éviter un relâchement durant cette 2ème phase de préparation.

« Nous souhaitions trouver un consensus afin d’assurer une reprise graduelle qui garantira que nous mettons tout en oeuvre fin de protéger la santé des étudiants-athlètes tout en permettant au coaching staff de récupérer les sessions d’apprentissage hors terrain. » – Shane Lyons, le directeur athlétique de Virginia Tech et président du comité de surveillance.

La période de « formation avancée » devra comporter un maximum de 20 heures d’apprentissage sous forme d’un maximum de 12 sessions sur terrain, sans contacts et sans équipements.

Alors que plusieurs programmes de football ont déjà réouvert leurs installations sportives aux étudiants-athlètes dans le cadre de la période autorisée des « entrainements volontaires », la NCAA réaffirme ainsi sa volonté de mettre tout en oeuvre pour assurer que la date de début de la saison NCAA 2020 sera maintenue à la date prévue, le 29 aout prochain.

Lors cette Week 0, Arizona accueillera Hawaii, UCLA sera l’hôte de New Mexico State tandis que UNLV jouera son premier match à l’Allegiant Stadium de Las Vegas face à California.

La semaine suivante, le choc entre Alabama et USC sera la tête d’affiche d’une week 1 qui débutera le jeudi 3 septembre par la Holy War entre Utah et Brigham Young.

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Georgia et Clemson donneront le coup d’envoi de la saison 2021

Deux des meilleurs programmes des cinq dernières années se sont donnés rendez-vous au Bank of America Stadium, le 4 septembre 2021, pour Kickoff Game de la saison.

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Crédit photo : AP

Les deux universités de Clemson et Georgia avaient déjà annoncé leur intention d’organiser un match entre Tigers et Bulldogs dans le cadre du Chick-fil-A Kickoff Game d’Atlanta en 2024.

Ce sera donc, dès 2021, dans le stade des Panthers de Carolina (NFL) qu’aura lieu le duel entre coach Dabo Swinney et coach Kirby Smart.

Deux séries aller-retour sur campus prévues en 2029-30 et 2032-33 sont également actuellement en pourparlers.

Le dernier match entre Georgia et Clemson remonte au 30 aout 2014. Les Bulldogs s’étaient imposés 45-21 grâce notamment à 3 TD au sol d’un RB Todd Gurley qui avait frôlé les 200 yards au sol. Un an plus tôt, QB Tajh Boyd et WR Sammy Watkins avaient permis à Clemson de l’emporter 38-35 dans un duel au sommet entre équipes classées dans le Top 10.

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