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Les Espoirs de la Draft NFL 2018 – #6

Loïc Baruteu vous présente un tour d’horizon de l’actualité de la draft NFL 2018 : First pick, Who’s hot, who’s not, Top 32 et bien d’autres choses. Vous saurez tout sur les futures stars de la NFL.

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Comme on aime bien croire qu’on peut prédire l’avenir à TBP, on analyse chaque semaine les prospects qui font du pied à la NFL et on rapporte ce qu’on a vu. Parce qu’on a sans doute plus de crédibilité que Migos, qui prédisait une saison sans défaite à Rutgers.

Garett est arrivé : 1m96 et 136 kg de bonheur. Bisous – Denver Broncos

C’est ce qu’on aurait pu lire si les Broncos avaient envoyé des faire-parts pour leur dernier gros bébé, Garett Bolles, sélectionné en 20e position de la Draft 2017. 20e, c’est la place à laquelle a donc été sélectionné le premier offensive lineman à la dernière draft. Alors que pas mal d’équipes NFL pleuraient parce qu’elles avaient une ligne offensive moisie, la dernière foire aux bestiaux de la Ligue n’était pas forcément riche en OL. Et il se pourrait bien qu’il en soit de même l’an prochain.

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On pourra tout de même compter sur les féroces frères d’arme de Notre Dame, OT Mike McGlinchey et OG Quenton Nelson, qui ont fait la pluie et le beau temps cette saison pour l’attaque des Domers. McGlinchey pourrait même être le premier offensive lineman sélectionné en 2018, à moins que le potentiel de OT Connor Williams ne se révèle pleinement lors du combine, car le joueur de Texas est tenu en estime par nombre d’experts qui pensent qu’il a les moyens de s’inviter dans le top 10.

OT Orlando Brown, qui protège un quarterback vainqueur du Heisman Trophy à Oklahoma, est potentiellement envisagé comme un choix de premier tour lui-aussi. Il devrait faire un left tackle décent en NFL, une denrée rare semble-t-il cette saison, et sa cote pourrait donc être largement influencée par le besoin en OT de nombreuses franchises. Il faut quand même saluer sa progression en protection de passe depuis l’année dernière. Quant à OT Trey Adams,  sa sérieuse blessure au genou synonyme de vacances précoces devrait l’inciter à rester sur sa volonté initiale de rester un peu plus longtemps avec les copains.

Derrière, en vrac, OT Jamarco Jones (Ohio State), OT Mitch Hyatt (Clemson), OL Billy Price (Ohio State), OL Isaiah Wynn (Georgia) ou OT Timon Parris et son prénom Disney so américain, de la minuscule fac de Stony Brook, forment l’arrière-garde. Il semble plutôt improbable que ceux-là soient appelés au premier tour mais les choses changeront sûrement très vite après la fin de la saison dans la tête des scouts, comme chaque année.

Dans l’ensemble, c’est quand même la heiss. Les franchises désespérément à la recherche d’un left tackle rapidement productif devront se magner le train pour en choisir un très vite. Avec les risques d’un reach. Mais parfois, quand faut y aller, faut y aller. Les Jaguars ou les Giants, et même les Colts si leur plus gros besoin ne devient pas de trouver un nouveau QB, seraient bien inspirés de protéger un peu leur quarterback et leur jeu au sol. Parce que comme on s’en rend vite compte quand une équipe va mal, une bonne ligne offensive fait quand même une sacrée différence.

Qui veut gagner des millions ?

Ces dernières années, de plus en plus de redshirt sophomores et de juniors se présentent à la draft, après seulement trois ans à la fac donc. On les appelle les underclassmen.

Qui se barre ?

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Ça y est, c’est le jackpot, c’est Noël, c’est le moment d’aller toucher du pognon. Toutes ces années à se faire piétiner gratuitement, officiellement du moins, vont enfin payer pour une petite poignée d’élus qui ont déjà le pedigree pour la Ligue. Il y aura donc, pour les plus gros poissons : TE Hayden Hurst (South Carolina), CB Holton Hill (Texas), qui aime un peu trop la drogue pour être sélectionné dans les premiers tours, FS Derwin James (Florida State), CB Isaiah Oliver (Colorado), DT Taven Bryan (Florida), RB Mark Walton (Miami, FL), OT Connor Williams (Texas) et DT Vita Vea (Washington).

WR Antonio Callaway (Florida), un de ces petits génies comme on en trouve chaque année, a décidé de se présenter à la draft aussi, après un an sur la touche, suspendu parce qu’il fumait la moquette et qu’il a essayé d’escroquer sa banque (ça marche pas dans ce sens-là), plutôt que d’aller faire un tour dans une petite fac comme dans Last Chance U pour montrer qu’il n’est pas si con qu’on le pensait. Raté. Il est quand même bourré de talent donc il y aura bien quelqu’un pour le sélectionner, au hasard les Cowboys ou les Bengals.

Qui retourne en classe (lol) ?

Blessé lourdement, OT Trey Adams (Washington) a déjà décidé de rester plus longtemps à Seattle. QB Will Grier (West Virginia) et WR Deebo Samuel (South Carolina) ont également fait part de leur intention de retourner à la fac en 2018. Enfin, DE Zach Allen (Boston College), en dépit d’une superbe saison, a choisi de rester un peu plus dans la neige.

P’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non

Grâce à des mecs bien informés, on sait que les futurs champions nationaux TE Mark Andrews (Oklahoma) et OT Orlando Brown (Oklahoma) auraient déjà décidé d’arrêter l’école. OT Michael Deiter (Wisconsin), qui s’est fait marcher dessus en finale de conf’, devrait également prendre la décision de passer pro. Les experts estiment qu’il sera forcé de jouer OG en NFL. CB Michael Jackson (Miami, FL) devrait entamer une tournée dans les plus grandes stades du pays en 2018. Même chose pour OT Kolton Miller (UCLA) et LB Roquan Smith (Georgia).

Who’s hot?

RB Ronald Jones, USC
Le running back texan a finalement fait son trou à USC, dans des conditions spéciales, il faut le dire ; entre un coaching staff au play-calling offensif parfois farfelu, une ligne offensive décimée et Sam Darnold pour tirer toute la couverture, Ronald s’est démerdé pour quand même se mettre en avant, en pétant quelques records de la fac californienne au passage. All-American, il est considéré par les geeks de PFF comme le second meilleur running back du pays en terme d’efficacité après un long épluchage de ses performances cette année. Il suffit de le regarder jouer pour savoir qu’il est spécial et pas mal d’experts considèrent le Trojan comme le meilleur coureur après Saquon Barkley.

LB Leighton Vander Esch, Boise State
Au milieu de la défense des Broncos, il patrouille comme un vigilante. Avec 129 plaquages cette saison, c’est peu dire que Leighton Vander Esch a été très actif. En même temps il fait froid dans l’Idaho. Redshirt junior à l’heure actuelle, rien ne permet de dire qu’il sera à la draft en 2018 mais il ne fait aucun doute qu’il y trouvera sa place s’il choisit de s’inscrire. Sous le radar avant le début de la saison, la faute à une blessure qui a tronqué sa campagne 2016, le patron de la défense de Boise State a complètement explosé en finale de conférence Mountain West face à Fresno State, avec 16 tackles et une interception décisive dans le dernier quart-temps. Le talent est là, la production est là, les franchises seront là aussi.

CB Michael Joseph, Dubuque
Qui a déjà entendu parler de Michael Joseph ? Pas grand monde, sans doute. Qui a déjà entendu parler de Dubuque ? Absolument personne, sûrement. Le joueur vedette de cette très, très modeste fac, qui évolue en Division III, a déjà reçu son invitation pour le Senior Bowl. Ses performances ont attiré les scouts de chaque équipe NFL, l’une après l’autre, après 35 passes déviées et 15 interceptions en trois saisons avec les Spartans. Évidemment, c’est plus simple quand on joue avec des peintres donc on va attendre de voir ce que ça donne au Senior Bowl mais tout le monde a déjà l’air très excité.

Who’s not?

LB Dion Hamilton, Alabama
Ça fait quelques années que le Tide fournit par camions des prospects NFL. Ça fait aussi quelques années que les scouts des franchises pros se méfient de l’état dans lequel les mecs sortent d’Alabama. C’est pas vraiment le problème de Nick, ça. Bref, Dion était bien parti pour perpétuer cette sympathique tradition des linebackers qui font du grabuge face aux attaques de la Ligue, mais il reste sur une série de deux saisons consécutives achevées prématurément sur blessure. Des pépins physiques qui devraient effrayer les GM et le faire plonger à la draft.

QB Josh Rosen, UCLA
Le « Rosen One » ne fait clairement pas l’unanimité chez les scouts puisque deux d’entre eux, anonymement, se sont bien lâchés : « he’s an asshole. » En même temps, il a été à bonne école avec Mora. Josh serait donc un connard, pour ne rien gâcher avec un passif de blessures inquiétant et des grosses interrogations sur sa capacité à survivre sans une bonne protection. Le Bruin a quand même brillé face à USC et sa secondary de fainéants. On récapitule : Josh est condescendant, en mousse, et il a besoin d’une OL de compét’ pour garder la tête froide et éviter les décisions stupides, et bien sûr rester en un seul morceau. Surtout que les gens ont visiblement envie de lui faire du mal. Bien sûr, il dispose encore de la possibilité de revenir à UCLA pour faire grimper sa cote, surtout avec Chip aux commandes, mais ses déclarations sur l’incompatibilité entre le football et les études et son attitude borderline rendent cette hypothèse peu probable.

WR Taj Williams, TCU
Pour sa première saison avec les grenouilles de bénitier en 2016, Taj Williams s’était arrêté sur 39 réceptions. Pas de quoi fouetter un chat, mais quand même de quoi faire espérer ceux qui voyaient en lui du potentiel pour la NFL. Sauf que, cette année, Taj s’est contenté de 2 réceptions en 9 matches, le receveur ayant connu quelques problèmes techniques. Il va falloir péter le record de John Ross au Combine pour espérer être sélectionné à la prochaine draft.

Top 32

1. DE Bradley Chubb, NC State
Voilà un gaillard qui a mérité sa place. Comme personne ne se décidait vraiment à faire ce qu’il faut pour choper la première position de cet estimé classement, Bradley Chubb s’y est mis à fond, en commençant par ce qu’il fait de mieux, c’est-à-dire mettre la misère aux quarterbacks qu’il trouve sur son chemin. Il le fait si bien qu’on se dit qu’il n’y a pas de raison que ça s’arrête en NFL.

2. QB Sam Darnold, USC
Après un début de saison foireux à distribuer les turnovers, Sam a relevé la tête. Sous son impulsion, USC est invaincu à domicile depuis 16 rencontres et a remporté le titre de Pac-12. Ça fait un bilan de 10-2 en saison régulière plus un titre de conférence, pas mal. On verra ce que ça donne face à la féroce défense d’Ohio State mais Sam a déjà bouffé de la Big Ten à Pasadena et il demande du rab. On ne sait pas encore s’il ira à la draft, il paraît qu’il demande à son OL de regarder sous son lit le soir pour vérifier qu’un scout des Browns n’y est pas planqué.

3. RB Saquon Barkley, Penn State
Saquon Barkley est fan de Grease. On le sait parce que c’est notre meilleur pote depuis le dernier Rose Bowl. Comme John Travolta, Saquon assure à mort. Mais qui sera assez fou pour sélectionner un running back dans le top 3 ? Si seulement les Browns avaient réellement Kevin Costner comme GM, ils pourraient monter des échanges pour récupérer cinq choix dans le top 5.

4. OG Quenton Nelson, Notre Dame
Un gros bonhomme que personne n’a réussi à bouger pour l’instant. Quenton semble tellement invincible qu’il pourrait tranquillement être sélectionné ans le top 5. Même s’il joue OG. De l’amour pour Quenton svp, messieurs les GM.

5. FS Derwin James, Florida State
Encore un excellent safety qui débarque de Florida State. Derwin James a été l’une des rares satisfactions au milieu de la saison pourrie des Seminoles. Cette classe a l’air balèze en safeties à première vue mais aucun des autres gars en compétition n’arrive à la cheville de celui-là.

6. LB Roquan Smith, Georgia
7. WR Calvin Ridley, Alabama
8. QB Lamar Jackson, Louisville
9. CB Denzel Ward, Ohio State
10. CB Minkah Fitzpatrick, Alabama
11. WR Courtland Sutton, SMU
12. NT Vita Vae, Washington
13. DE Arden Key, LSU
14. DE Clelin Ferrell, Clemson
15. QB Josh Rosen, UCLA
16. RB Ronald Jones, USC
17. OT Orlando Brown, Oklahoma
18. QB Baker Mayfield, Oklahoma
19. OT Mike McGlinchey, Notre Dame
20. DT Da’Ron Payne, Alabama
21. LB T.J. Edwards, Wisconsin
22. CB Joshua Jackson, Iowa
23. OT Connor Williams, Texas
24. DE Dorance Armstrong, Kansas
25. LB Josh Allen, Kentucky
26. OT Chukwuma Okorafor, Western Michigan
27. WR Equanimeous St. Brown, Notre Dame
28. RB Derrius Guice, LSU
29. DT Maurice Hurst, Michigan
30. TE Hayden Hurst, South Carolina
31. WR James Washington, Oklahoma State
32. RB Bryce Love, Stanford

Les rookies NFL

La NFL n’a pas aimé que WR Juju Smith-Schuster (USC/Pittsburgh), un gamin qui a le droit de boire de l’alcool depuis à peine trois semaines, balance un gros tampon à l’un des linebackers les plus idiots et les plus détestés de la Ligue donc il a dû se taper une suspension d’un match. Juju s’est imposé comme l’un des mecs les plus drôles en NFL avec ses célébrations zinzins et son histoire absolument bouleversante de vélo volé. Le plus jeune joueur du circuit pro est déjà une vedette et s’est même payé le luxe de s’imposer au sein de l’impressionnante escouade de receveurs de Pittsburgh, avant même d’obtenir son permis de conduire.

Son ancien équipier, OT Chad Wheeler (USC/NY Giants), n’a pas connu le même succès cette année. Non drafté, il a tout de même obtenu le plus gros bonus à la signature pour un UFA à New York, preuve que les Giants le voulaient absolument. Malheureusement pour lui, il fallait que ça arrive lors de la pire saison de l’histoire des Gmen. Titularisé comme right tackle il y a quelques semaines, lancé dans le grand bain trop rapidement, il n’a pas démérité mais s’est retrouvé face à des gars comme Justin Houston, Khalil Mack ou Joey Bosa. Tout ça pour finir par protéger Geno Smith.

En parlant de rookies et de Giants, TE Evan Engram (Mississippi/NY Giants) est l’une des rares satisfactions du côté de Big Blue avec ses 55 réceptions pour 6 touchdowns. C’est mieux que TE O.J. Howard (Alabama/Tampa Bay), sélectionné quatre choix plus tôt, qui compte 25 réceptions pour 5 touchdowns.

Dans l’ensemble, nous avons eu droit à une belle cuvée de running backs en 2017, en particulier RB Kareem Hunt (Toledo/Kansas City) bien parti pour le titre d’Offensive Rookie of the Year avec QB Deshaun Watson (Clemson/Houston) écarté pour la saison sur blessure. RB Leonard Fournette (LSU/Jacksonville) a fait du bon taff également pour camoufler les piteuses prestations du quarterback des Jaguars. Big up aux gars sûrs RB Christian McCaffrey (Stanford/Carolina), RB Alvin Kamara (Tennessee/New Orleans), RB Tarik Cohen (North Carolina A&T/Chicago), issu de l’université agricole et technique d’État de Caroline du Nord, RB Wayne Gallman (Clemson/NY Giants) mais aussi RB Dalvin Cook (Florida State/Minnesota), parti sur de bonnes bases avant sa tragique blessure au genou.

Bon cru également chez les pass rushers avec DE Myles Garrett (Texas A&M/Cleveland), premier choix de la Draft 2017, DE Takkarist McKinley (UCLA/Atlanta), DE Derek Barnett (Tennessee/Philadelphia) et LB T.J. Watt (Wisconsin/Pittsburgh), frangin de l’effrayant J.J. Watt. Les mecs ont probablement été biberonnés à la testostérone. CB Tre’Davious White (LSU/Buffalo), SS Jamal Adams (LSU/NY Jets) et CB Marshon Lattimore (Ohio State/New Orleans) auront également leur mot à dire dans la conversation pour le titre de Defensive Rookie of the Year.

Maintenant, on va balancer un peu parce qu’il y a des gars qui se sont fait mousser et qui n’en branlent pas une finalement. C’est le cas de QB Mitch Trubisky (North Carolina/Chicago), le nouvel espoir des Bears après plusieurs années à se coltiner Jay « smokin » Cutler. DE Solomon Thomas (Stanford/San Francisco) ne s’est pas tellement foulé non plus malgré son gros salaire de troisième choix de draft. C’est pas comme s’il avait le mal du pays alors qu’il joue maintenant à une demi-heure du Stanford Stadium. Pouce en bas également pour DE Charles Harris (Missouri/Miami), qui ne sert à rien chez les Dolphins pour l’instant même si son coach n’est pas d’accord avec ça. Ben voyons.

Petite pensée émue pour les tombés au champ d’honneur, entre FS Malik Hooker (Ohio State/Indianapolis), WR Mike Williams (Clemson/LA Chargers), revenu il y a peu, TE Jake Butt (Michigan/Denver) ou encore DL Jonathan Allen (Alabama/Washington). Prenez soin de vous, on se voit l’an prochain.

Le futur grand

OT Drew Richmond, Tennessee

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Pour en remettre une couche sur les OL, voilà un gamin qui pourrait faire parler de lui lorsque viendra le moment de penser à la Draft 2019, ce qui n’est jamais trop tôt pour les scouts. Il faut dire que Drew Richmond a plutôt assuré l’an dernier comme redshirt freshman. Le left tackle des Vols est l’un des rares à ne pas patauger en attaque cette saison à Tennessee et il arrivera à la rentrée 2018 comme l’un des piliers de l’équipe.

Le moment LOL

En 1999, les New Orleans ne sélectionnent qu’un seul joueur dans toute la draft : Ricky Williams. Cette année-là, les Saints échangent huit choix pour grimper de quelques places et récupérer le running back de Texas dont ils étaient visiblement sous le charme.

Il faut dire qu’à l’époque, après la saison 1998, Ricky est le joueur de college football qui attire tous les projecteurs : double All-American, il remporte pour sa dernière année universitaire une multitude de trophées individuels majeurs, dont le Heisman Trophy. D’un autre côté, en NFL, les New Orleans Saints sont en piteux état après deux saisons à 6-10 et leur coach Mike Ditka veut frapper du poing sur la table. L’année précédente, il avait d’ailleurs proposé tous ses choix de draft pour essayer de récupérer Peyton Manning ou Ryan Leaf mais toutes ses tentatives étaient tombées à l’eau. Dommage pour la légende de Leaf.

Ditka n’a pas non plus renoncé à ses projets fous, comme un méchant de James Bond, sauf qu’il s’y prend comme un manche. Il balance carrément, lors d’un meeting des proprios NFL deux mois avant la Draft NFL 1999, qu’il est prêt à échanger toute sa draft à qui lui permettra d’obtenir Ricky Williams, qui a quand même bien, bien refroidi les GM après avoir choisi le rappeur Master P pour représenter ses intérêts.

Les Saints offrent ainsi neuf choix répartis entre 1999 et 2000 aux Bengals pour la troisième place à la draft, mais la franchise de Cincinnati refuse pour sélectionner Akili Smith, un quarterback d’Oregon qui sera titularisé seulement 17 fois en NFL. Mike Ditka trouve finalement un partenaire de trade en Washington, qui récupère les six choix de New Orleans pour la Draft 1999 et deux autres sélections pour l’édition 2000. Les Saints peuvent sélectionner le running back Ricky Williams, de Texas, avec le cinquième choix du premier tour, leur unique sélection de la draft. Sans exemple dans le passé à cette époque, la situation de NO avec une seule sélection au cours d’une draft n’a pas été réitérée depuis.

Ricky, désormais joueur NFL et représenté par la pointure que se trouve être son agent, sorte de Jay-Z du pauvre, aussi bien musicalement (du rap voicecodé avec force chaînes qui brillent, traînées en maillot de bain et voitures de luxe) qu’au niveau business, signe l’un des pires contrats de l’histoire de la Ligue pour un joueur, avec un salaire largement inférieur à ce qu’il pouvait attendre mais une multitude de primes farfelues à débloquer selon ses performances. L’ancien Longhorn souhaitait justifier ses revenus. Cependant, la majorité des conditions pour ces bonus étaient déjà difficiles à accomplir par des running backs All-Pro et Ricky n’a donc pas dû récupérer beaucoup de ce pognon de ce côté-là.

Heureusement pour New Orleans qui, en plus d’avoir perdu un paquet de choix de draft, n’a jamais pu compter sur son running back comme un playmaker capable de porter l’attaque des Saints. Après trois saisons, 16 touchdowns et 18 fumbles, Ricky a finalement été échangé à Miami. De son côté, Mike Ditka a été foutu dehors par la franchise de Louisiane à l’issue de la saison 1999, bouclée à 3-13.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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