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[CFP National Championship 2018] Le stade : Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta

C’est dans le plus moderne des stades aux États-Unis que le Crimson Tide d’Alabama et les Bulldogs de #3 Georgia vont s’affronter à l’occasion du National Championship Game : le Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta.

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Crédit photo : Twitter/MBStadium

Après 25 ans de bons et loyaux services, le Georgia Dome se faisait vieux. Les Falcons d’Atlanta y ont vécu leurs plus belles heures d’Andre Rison à Matt Ryan en passant par Michael Vick bien sûr. L’heure était venue de construire une nouvelle enceinte à la hauteur des ambitions de la franchise NFL.

Sous l’impulsion de l’État de Géorgie via l’autorité du Centre des congrès mondiaux et en partenariat avec les organisations des Falcons d’Atlanta (NFL) et de Atlanta United (MLS), la construction d’un stade ultra-moderne en plein centre-ville est actée en décembre 2012. Il sera dressé à côté du Georgia Dome (détruit en décembre 2017) à quelques pas du parc olympique et des bureaux de CNN. Son prix : 1.6 milliard de $ ! Son financement provient d’un partenariat public-privé.

Le géant de l’automobile allemand, Mercedes-Benz, se joint au projet dans le cadre d’un contrat de naming qui rapportera 12 millions de $ chaque année au consortium gérant le stade, et ce,… pour les 25 prochaines années ! L’ambition est simple : créer une enceinte ultra-moderne et écologiquement durable.

Le Mercedes-Benz Stadium ouvre finalement ses portes, le 27 octobre 2017, à l’occasion d’un match de pré-saison NFL entre les Falcons d’Atlanta et les Cardinals de l’Arizona. Une semaine plus tard, il sera le théâtre de l’ouverture de la saison 2017 de College Football lors du Chick-fil-A Kickoff Game mettant aux prises le Crimson Tide d’Alabama aux Seminoles de Florida State.

Un toit rétractable

Le Mercedes-Benz Stadium n’est pas seulement un exploit architectural, c’est aussi un stade qui est profondément empreint de sens. La volonté du cabinet d’architecte HOK : créer un toit rétractable unique représentant les aigles d’un faucon. Le résultat est spectaculaire.

Le plus grand écran du monde

Plutôt qu’installer un classique écran géant au centre du terrain qu’on retrouve traditionnellement dans les stades, les architectes ont imaginé un écran circulaire révolutionnaire dressé sous le toit : le Halo Board.

Sa taille ? Gigantesque. Près de 20 000 mètres carrés. L’objectif est clair : proposer une expérience visuelle hors-norme aux spectateurs. Avec l’explosion des écrans 4D et de la qualité des diffusions sportives par les chaines de TV, les fans de sports sont de plus en plus tentés de rester dans leur salon plutôt que de se rendre au stade. L’Halo Board permet ainsi d’attirer une population qui commence à quitter les enceintes sportives. Probablement le début d’une tendance.

La statue du Faucon

Le Mercedes-Benz Stadium, c’est aussi la plus grande statue du monde représentant un oiseau. Haute de 12 mètres et pesant plus de 12 tonnes, la statue du Faucon de l’artiste hongrois Gábor Miklós Szőke est l’une des attractions les plus convoitées autour du stade.

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Des prix raisonnables

Autre volonté du consortium du stade : proposer des services aux visiteurs à des prix raisonnables. Alors que la grande majorité des fans américains doivent payer des prix démesurés pour la nourriture et les boissons dans les stades à travers les États-Unis, ce n’est pas le cas au Mercedes-Benz Stadium.

2$ pour une boisson à volonté. 2$ pour un hot dog. 3$ pour une part de pizza. 5$ pour une bière. Parfois, les prix sont plus du double dans la majorité des stades NFL.

Autres particularités : les concessions font place aux produits locaux. Ainsi, à côté des grandes chaines de fast-food, on retrouve des enseignes locales. Plusieurs brasseries locales sont accessibles en plus des géants Budweiser, Miller et Coors.

Anecdote plus drôle : le mastodonte du fast-food Chick-fil-A est présent un peu partout dans le stade mais… fermé le dimanche en raison de la politique interne à l’entreprise influencée par l’église baptiste. Les Falcons jouent généralement leur match NFL le dimanche…

Le Mercedes-Benz Stadium est prêt pour le National Championship Game 2018 !

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National Championship

Georgia sacré champion national !

Les Bulldogs de #3 Georgia s’imposent 33-18 face au Crimson Tide de #1 Alabama et remportent ainsi leur premier titre de champion national depuis 1980 !

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Crédit photo : Carmen Mandato/Getty Images

En inscrivant 3 TDs en l’espace de 7 minutes dans le 4ème quart-temps, #3 Georgia (14-1) prend sa revanche sur son rival #1 Alabama au terme d’un National Championship gagné 33-18 par les Bulldogs.

Ils remportent ainsi leur premier titre de champion national depuis 1980, à l’époque du légendaire Herschel Walker. 41 ans de disette qui viennent de prendre fin.

C’est également la première victoire de Kirby Smart face à Nick Saban. Le head coach des Dawgs avait subi 4 défaites face à son mentor depuis qu’il a pris les rênes du programme d’Athens (Géorgie), en 2016. Il devient également le premier head coach à remporter un titre de champion national avec son alma mater depuis Philip Fulmer (Tennessee), en 1998.

Ce succès retentissant consacre aussi l’incroyable histoire de QB Stetson Bennett (17/26, 224 yards, 2 TDs, 0 INT), quarterback arrivé à #3 Georgia comme walk-on avant de faire un passage en Junior College puis de déjouer tous les pronostics en s’imposant comme le leader offensif des Bulldogs à son retour sur le campus d’Athens. Alors que les Bulldogs étaient menés au score dans le 4ème quart-temps, celui que l’on surnomme « The Mailman » a sonné la charge de son équipe en réussissant coup sur coup une passe de TD de 40 yards déjà légendaire à destination de WR Adonai Mitchell avant de donner un coup fatal au Crimson Tide en se connectant pour un TD avec le true freshman TE Brock Bowers (4 réceptions, 36 yards) à 3:33 de la fin.

CB Kelee Ringo (6 plaquages, 1 INT, 1 TD) scellera définitivement le sort de ce National Championship en interceptant le récent vainqueur du trophée Heisman, QB Bryce Young (35/57, 359 yards, 1 TD, 2 INT), avant de remonter le terrain pour un Pick Six qui rentre dans l’Histoire du programme de Georgia.

Pendant trois quart-temps, les deux équipes nous ont offert un spectacle digne des grandes batailles de la SEC : plaquages d’une violence inouïe et big plays défensifs à profusion. Certes, les deux attaques ont accumulé les yards en attaque se mettant régulièrement en bonne position mais l’inefficacité des deux équipes dans la red zone adverse nous a donné un score 9-6 après 30 minutes.

Un fumble controversé de QB Stetson Bennett donnera finalement le coup d’envoi d’un 4ème quart-temps épique.

Le film du match

Profitant d’avoir la possession du ballon sur le premier drive du match, le Crimson Tide est parfaitement entré dans cette finale… malgré une grosse frayeur lorsqu’un strip sack de NT Jordan Davis (2 plaquages) sur QB Bryce Young fût converti en un TD défensif de LB Nakobe Dean (4 plaquages). Toutefois, les arbitres ont estimé que le quarterback avait effectué une passe incomplète et non un fumble. Résultat : après 14 jeux et un total de 56 yards, #1 Alabama ouvrait le score sur un FG de K Will Reichard (4/5 FG) de 37 yards.

Les deux défenses ont alors pris le match à leur compte. À un sack de LB Christian Harris (7 plaquages, 4 pour perte dont 3 sacks) du côté de #1 Alabama, #3 Georgia répondit par un plaquage pour perte de FS Lewis Cine (7 plaquages, 1 pour perte). Ainsi, les deux équipes seront obligées de punter sur les 4 drives suivants le FG du Crimson Tide.

Alors que l’attaque des Bulldogs était au point mort, QB Stetson Bennett réussit le premier coup d’éclat offensif de cette finale nationale : une bombe de 52 yards à destination de… WR George Pickens ! #3 Georgia entrait enfin dans la red zone adverse. Mais la défense du Tide a tenu bon forçant un FG de 24 yards de K Jack Podlesny. 3-3.

Crédit photo : ESPN

La blessure de Jameson Williams

QB Bryce Young ne tarda pas à répondre à son homologue en tentant lui aussi une longue passe dans le dos du backfield défensif adverse. WR Jameson Williams (4 réceptions, 65 yards) capta le ballon pour un gain de 40 yards. Mais coup de théâtre malheureux sur ce jeu : le receveur #1 du Crimson Tide se blessa au genou sur la réception et fût contraint de rentrer aux vestiaires. Diagnostic : genou touché et match terminé !

#1 Alabama perdait alors son receveur #1, un mois après la perte de WR John Metchie III, et devait encore une fois se contenter d’un FG de K Will Reichard. Les clés de l’attaque aérienne des champions nationaux en titre étaient maintenant dans les mains d’une bande de receveurs freshmen, WR Ja’Corey Brooks, WR Agiye Hall et WR Traeshon Holden.

C’est le moment que choisit TE Cameron Latu (5 réceptions, 102 yards, 1 TD) pour entrer en scène. Le tight end du Crimson Tide transforma un catch-and-run en un gain de 61 yards. #1 Alabama se trouvait en excellente position dans la red zone des Dawgs afin d’inscrire son premier TD mais un sack de LB Channing Tindall (8 plaquages, 1 sack) força Bama à tenter un 3ème FG que K Will Reichard réussit (9-3).

Pas de TD en 1ère mi-temps

Les 30 premières minutes prirent fin sur un score de 9-6 en faveur de #1 Alabama après un second FG de K Jack Podlesny. Si les deux quarterbacks ont bien réussi quelques rares coups d’éclat, ce sont bien les défenses qui ont régné dans cette première mi-temps, les deux attaques au sol étant totalement annihilées (26 yards pour #3 Georgia et 10 yards pour #1 Alabama).

Un score de 9-6 et une vidéo promotionnelle de Katy Perry sur les ondes d’ESPN. On avait l’impression de rajeunir de 10 ans.

QB Bryce Young, Alabama – Crédit photo : Mark J. Rebilas-USA TODAY Sports

Le réveil des Bulldogs en 3ème quart-temps

Le 3ème quart-temps tournera totalement à l’avantage des Bulldogs : une interception de FS Christopher Smith II sur une passe hasardeuse de QB Bryce Young, un FG de K Will Reichard bloqué par DL Jalen Carter suivi d’une fabuleuse course de 69 yards du running back de #3 Georgia, RB James Cook (77 yards au sol). Les Dawgs prenaient clairement la mainmise sur le momentum.

RB Zamir White (84 yards au sol, 1 TD) concrétisa cette domination par un TD au sol tout en force de 2 yards au début du 4ème quart-temps. #3 Georgia menait ainsi pour la première fois de la soirée (13-9).

Un fumble controversé

Pourtant, la troupe de Nick Saban ne s’avoua pas vaincue aussi vite. Pressé par LB Christian Harris, QB Stetson Bennett se débarassa du ballon avant le sack du linebacker du Crimson Tide. Le ballon fût récupéré sans conviction par DB Brian Branch qui, comme l’ensemble des spectateurs, pensait à une passe incomplète. Les arbitres ne furent pas du même avis et jugèrent qu’il s’agissait d’un fumble recouvert par la défense d’Alabama !

Sous les huées de fans des Dawgs exaspérés, QB Bryce Young se connecta avec TE Cameron Latu pour redonner une avance 18-13 au Crimson Tide.

WR Adonai Mitchell, Georgia – Crédit photo : Joshua Bickel-USA TODAY Sports

La charge des Dawgs menée par QB Stetson Bennett

Ce coup du sort eut pour effet de ressusciter QB Stetson Bennett. En quatre passes dont une bombe fabuleuse de 40 yards pour un TD à destination de WR Adonai Mitchell, il permit à #3 Georgia de reprendre rapidement les devants, 19-18. Puis, il conclut le drive suivant par sa seconde passe de TD de la soirée, TE Brock Bowers transformant une screen pass par un TD de 15 yards. Les Bulldogs menaient 26-18. Toutefois, le Crimson Tide pouvait encore rêver envoyer le match en prolongation.

Il n’en sera rien. Comme un point d’exclamation d’une fin de match à l’image d’une saison dominée par la défense des Dawgs, CB Kelee Ringo intercepta QB Bryce Young et remonta le terrain sur 79 yards pour un Pick Six qui enterrait les derniers espoirs de #1 Alabama.

#3 Georgia prend donc une revanche un mois après avoir été battu en finale de conférence SEC par ce même Crimson Tide. La défense des Dawgs avait alors été incapable de mettre de la pression sur QB Bryce Young. Le scénario fût bien différente lors de ce National Championship. Le quarterback du Tide a été sacké à reprises et rares ont été les passes qu’il a pu tentées sans être frappé par un défenseur des Bulldogs. Sous une pression permanente et privé de ses deux receveurs préférés, la mission était quasiment impossible pour le vainqueur du trophée Heisman.

À noter qu’avec cette victoire, #3 Georgia atteint le plateau des 14 victoires pour la première fois de son Histoire.

La conférence SEC impose donc toujours un peu plus sa toute-puissance sur l’élite du College Football avec un 3ème programme différent sacré champion national lors des 3 dernières années (LSU en 2019, Alabama en 2020 et Georgia en 2021).

Résumé en vidéo

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National Championship

Alabama vs Georgia : un back-to-back ou une revanche

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Crédit photo : Todd Kirkland/Getty Images

Comme on ne comprend le présent qu’en étudiant le passé et comme les chiffres ne mentent jamais, considérons un instant les cinq fois précédentes où un match pouvant décider du titre national s’est disputé entre deux équipes qui s’étaient déjà affrontées en saison régulière.

En 1960, Ole Miss a privé LSU du titre en dominant les Tigers (21-0) au Sugar Bowl après avoir perdu à Baton Rouge (3-7) quelques semaines plus tôt. En 1966, Michigan State a péniblement battu UCLA en ouverture de la saison (13-3) avant de s’incliner au Rose Bowl (12-14) et de voir le titre national s’envoler pour… Tuscaloosa (Alabama). Dix ans plus tard, les Bruins ont remis ça en perdant à Columbus (20-41) mais en battant Ohio State au Rose Bowl (16-3), consacrant ainsi Oklahoma. En 1997, c’est Florida qui a terminé sa saison régulière par une défaite à Florida State (21-24) mais s’est vengé, avec la manière, au Sugar Bowl (52-20) pour donner à Steve Spurrier son seul titre national. Enfin, en 2012, Alabama s’est imposé au BCS Championship Game contre LSU (21-0) après avoir perdu une mémorable bataille défensive (6-9) un peu plus tôt dans la saison.

Si l’on en croit donc l’Histoire avec un « h » majuscule, Georgia devrait repartir d’Indianapolis avec sa première consécration nationale depuis 1980. Cette année-là, les Bulldogs avaient dominé Notre Dame (17-10). Depuis, les Dawgs ont eu trois occasions de reconquérir un titre mais des défaites contre Pittsburgh (20-24 au Sugar Bowl 1982), Penn State (23-27 au Sugar Bowl 1983) et… Alabama (23-26 OT au College Football Playoff National Championship Game 2018) ont, à chaque fois, contrarié leurs plans. On ne parle même pas du bilan d’Alabama, le Crimson Tide remporte le titre national quasiment une année sur deux depuis que Nick Saban a pris les rênes en 2007 (2009, 2011, 2012, 2015, 2017 et 2020).

2022 donne donc à Georgia une quatrième occasion de renouer avec la gloire. Quatre, c’est également le nombre de fois que Kirby Smart a affronté son ancien patron et le bilan n’est pas glorieux : quatre matchs et quatre défaites dont la dernière début décembre en finale de la conférence SEC (24-41) et, la plus douloureuse donc, en finale nationale début 2018. Les Dawgs ont également perdu en finale SEC en 2018 (28-35) et en saison régulière en 2020 (24-41). Le Crimson Tide, qui mène la série 42-25-4, n’a plus perdu contre Georgia depuis 2007 (23-26), la seule défaite de Nick Saban contre les Bulldogs en huit confrontations.

Le décor historique est donc planté mais qu’en sera-t-il de cette finale de la saison 2021 ? Si Kirby Smart peine contre Nick Saban, ses Bulldogs ont néanmoins toujours mené à un moment donné dans les quatre confrontations. Et on sait, depuis la défaite de Bama à Texas A&M (38-41), que Nick Saban n’est plus invincible contre ses anciens assistants. Mais, plus important que ces statistiques, on sait aussi que Georgia possède la meilleure défense du pays, et de loin. Les Dawgs sont la seule équipe de FBS à avoir accordé moins de 10 points de moyenne (9.6) cette saison. Le deuxième du classement, Clemson, en a concédé 5 de plus (14.9). Alabama est 13ème de ce classement avec deux fois plus de points accordés par match (19.2) que Georgia. Les Dawgs n’ont concédé plus de 17 points (soit l’équivalent de deux touchdowns et d’un field goal) qu’à une seule reprise. Problème, c’était contre Alabama et c’était bien plus de 17 points…

Il fut un temps où les défenses remportaient les titres, c’est de moins en moins le cas. Alabama, Clemson ou encore LSU ont essentiellement gagné avec des attaques explosives menées par des futurs quarterbacks pros : Deshaun Watson, Jalen Hurt, Tua Tagovailoa, Trevor Lawrence, Joe Burrow, ou encore Mac Jones. Georgia n’est pas totalement démuni en attaque : si Alabama est 3ème du pays avec 41.4 points par match, les Dawgs ne sont pas loin derrière avec une 9ème position et 38.8 points par match.

Sur le papier et les feuilles statistiques, Georgia est la meilleure équipe. On pourrait affirmer sans cligner des yeux que lorsque les 22 joueurs de Georgia feront face au 22 joueurs d’Alabama, le talent sera plus important du côté des Bulldogs. Seulement, le Tide possèdera les trois meilleurs joueurs sur le terrain : QB Bryce Young, WR Jameson Williams, et DE Will Anderson. Et la clé du match pour Georgia sera avant tout de limiter l’impact du quarterback de Bama et de contenir les jeux explosifs du receveur du Tide. Les Bulldogs auront l’avantage de ne pas avoir à se préoccuper de WR John Metchie, blessé. Cela suffira-t-il à son backfield défensif sans profondeur pour éviter de se faire cramer comme en finale SEC ? Alabama n’est pas le genre d’équipe qui a trop de problème à remplacer ses stars. Le Tide a perdu près de la moitié (10) de ses titulaires à la Draft NFL 2021, dont 6 au premier tour. Contre Cincinnati en demi-finale (27-6), WR Slade Bolden et TE Cameron Latu ont tous deux marqué sur touchdown aérien. Le problème pour Georgia sera d’identifier lequel des receveurs du Tide va sortir le match de sa carrière. Dans ce genre de grand rendez-vous, il y a souvent un héros inattendu…

Crédit photo : Jason Getz-USA TODAY Sports

Lors de sa demi-finale contre les Bearcats, Bama affrontait l’un des meilleurs backfield défensif du pays. Nick Saban a donc opté pour une attaque lourdement déséquilibrée en faveur du jeu au sol (63% des jeux). RB Brian Robinson n’est pas Derrick Henry ou Najee Harris mais le coureur nº1 de Bama peut amener suffisamment de punch pour forcer la défense de Georgia à garder un œil sur lui. En finale SEC, aucune des deux équipes n’est parvenu à imposer son jeu au sol (à peine plus de 100 yards chacune). Il est fort probable que l’histoire se répète à Indy. Personne ne court sur Georgia : demandez-donc à Michigan qui a fait son beurre en Big Ten cette année avec un jeu au sol digne des années 80 mais n’a pas passé la barre des 100 yards lors de sa défaite en demi-finale (11-34).

C’est donc probablement dans les airs que cette finale va se jouer et peut-être aussi dans la capacité des quarterbacks à étendre les drives avec leurs jambes. Pour Georgia, il faudra avant tout mettre la pression sur Bryce Young. Si le vainqueur du Trophée Heisman a plus de trois secondes pour lancer contre une Cover 2, il va à nouveau découper le « back seven » des Bulldogs. Si, au contraire, Georgia envoie des blitz, y compris ces fameux « zone blitz » (où les rushers font mine de foncer sur le QB avant de se replier en défense contre la passe) qui perturbent tant les quarterbacks les moins aguerris (et, malgré tout son talent, Bryce Young est encore inexpérimenté), les Dawgs augmenteront leurs chances de prévaloir.

Leurs chances augmenteront encore plus s’ils parviennent à mettre Bryce Young au sol : la finale SEC est le seul match de l’année dans lequel la brillante ligne défensive de Georgia n’a obtenu aucun sack. Les Bulldogs n’ont pas de « sackeur » attitré mais LB Nakobe Dean, LB Robert Beal et DE Travon Walker ont tous plus de 5 sacks cette saison : le danger pour Bryce Young peut donc venir de partout. Sans compter sur le reste de la ligne défensive avec DT Jalen Carter, DE Devonte Wyatt et l’incontournable DT Jordan Davis qui auront à cœur de prendre leur revanche sur Bryce Young, alias « Gingerbread ». Pour cela, il faudra brouiller les pistes et forcer le QB du Tide à commettre des imprudences lorsqu’il est sous pression. C’est toujours plus facile de gagner un match lorsque l’on remporte la bataille des ballons perdus.

De l’autre côté, Georgia n’a pas la même capacité à allumer le backfield défensif de Bama, même si QB Stetson Bennett n’est jamais timide quand il s’agit de lancer en profondeur. Sa meilleure cible est sans aucun doute TE Brock Bowers mais Alabama devrait se satisfaire de limiter les gros jeux et d’accorder des gains moins substantiels au tight end des Bulldogs. Nick Saban sait bien que le QB des Dawgs est moins à l’aise lorsque le terrain rétrécit et il forcera Kirby Smart à trouver des solutions pour marquer depuis l’intérieur de la zone rouge, ce qui a handicapé Georgia en finale SEC (les Dawgs n’ont marqué que 17 points en cinq voyages dans la zone rouge du Tide contre 17 points en trois voyages pour Bama dans les vingt derniers yards de Georgia). Les Bulldogs ne pourront probablement pas, eux non plus, courir au travers du « front seven » d’Alabama, pas avec des défenseurs du calibre de LB Henry To’oto’o, LB Dallas Turner ou LB Christian Harris. Ça n’est peut-être pas le meilleur groupe de linebackers de Nick Saban à Bama mais cela reste dur à franchir. Si Georgia n’accorde que 81.4 yards à la course par match en moyenne (3ème du pays), Alabama est sur ses talons avec 82.1 yards par match (4ème).

Si les yards sont difficiles à gagner au sol, RB James Cook et RB Kenny McIntosh devraient être mis à contribution dans le jeu de passes. RB Zamir White est habituellement moins impliqué dans ce secteur et devrait être cantonné à partager les portés de ballons avec James Cook. Dans le secteur aérien, les Dawgs ne manquent pas d’armes offensives. Mais qui de WR Jermaine Burton, WR Adonai Mitchell ou WR Ladd McConkey haussera son niveau de jeu dans le match le plus important de leurs jeunes carrières ? À moins que le revenant WR George Pickens ne vole à tous la vedette… Le meilleur receveur des Bulldogs en 2019 et 2020 a manqué la majeure partie de la saison avec une blessure au ligament subie aux entrainements de printemps. Il n’a participé qu’à trois matchs cette saison avec un maximum de 41 yards contre Alabama en finale SEC. S’il était un moment idéal pour retrouver son niveau de futur joueur du dimanche, ce serait évidemment sur le terrain du Lucas Oil Stadium…

En demi-finale contre Michigan, la ligne offensive de Georgia a annihilé les efforts des Wolverines et DE Aidan Hutchinson, permettant à son quarterback de passer une soirée plutôt tranquille (0 sack). Sera-t-elle capable de rééditer la même performance contre la machine à sacks qu’est Will Anderson (17.5 sacks) ou contre son compère DL Phidarian Mathis (9 sacks) ? En finale SEC, Stetson Bennett a lancé deux interceptions lorsque mis sous pression. La seconde a été retournée pour touchdown, scellant définitivement le sort du match.

Hollywood attend avec impatience l’issue du match pour pouvoir, peut-être, commencer à écrire le prochain scénario de Cendrillon version College Football. Si les quarterbacks cités précédemment étaient tous des recrues lourdement étoilées (et Bryce Young l’est également), Stetson Bennett est un ancien « walk-on » qui a succédé à QB Jake Fromm et écarté des quarterbacks plus réputés tels QB D’Wan Mathis et QB JT Daniels. Verra-t-on cette belle histoire s’écrire sur le terrain à Indianapolis ? Georgia est favori de 2.5 points, motivation supplémentaire pour Nick Saban qui n’aime pas que l’on dise trop de bien de son équipe mais qui sait également motiver ses troupes en position d’outsider. Comme si, en plus de tout le reste, le Tide avait vraiment besoin de ça…

La revanche entre les deux mastodontes du College Football n’accouchera pas d’une souris, en tout cas pas d’une qui pourrait effrayer les Éléphants de Tuscaloosa. Les chiens vont aboyer, la caravane de Nick Saban va passer en direction d’une huitième titre national et les Bulldogs vont rentrer à Athens la queue entre les jambes.

Prédiction : Alabama 31-27 Georgia

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National Championship

Alabama vs Georgia : Preview du National Championship Game 2022

The Blue Pennant vous propose une présentation complète du CFP National Championship Game 2022 qui verra s’affronter le Crimson Tide d’Alabama et les Bulldogs de #3 Georgia, lundi 10 janvier prochain.

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#1 Alabama (13-1) vs #3 Georgia (13-1)

CFP NATIONAL CHAMPIONSHIP
Indianapolis, Indiana
Lucas Oil Stadium
Lundi 10 janvier 2022
20h00 (heure locale, 02h00 en France)

AlabamaGeorgia
Nick SabanHead coachKirby Smart
13-1
Champion de la SEC
Fiche en 202113-1
Vice-champion de la SEC
41.4 (#3 National)Points marqués39.0 (#9 National)
19.2 (#13 National)Points accordés9.6 (#1 National)
22.2Écart moyen29.4

Les demi-finales du College Football Playoff ont rendu leur verdict : #1 Alabama a pris le dessus sur #4 Cincinnati lors du Cotton Bowl et #3 Georgia n’a fait qu’une bouchée de Michigan au terme d’un Orange Bowl largement dominé par les Bulldogs.

Ainsi, 38 jours après s’être affrontés lors du SEC Championship Game et 4 ans après une fabuleuse finale nationale 2018, le Crimson Tide et les Bulldogs seront de nouveau opposés pour le National Championship Game 2022 disputé au Lucas Oil Stadium d’Indianapolis, lundi 10 janvier.

Personne n’est véritablement surpris de retrouver coach Nick Saban (Alabama) et coach Kirby Smart (Georgia) face à face lors de cet ultime match d’une saison 2021 à rebondissements mais qui verra finalement l’opposition logique entre les deux meilleures équipes de l’année, les deux seules équipes à avoir été classées #1 du pays.

La domination d’Alabama sur son rival de la SEC East, Georgia, n’a jamais été aussi éloquente que depuis la prise de fonction de Nick Saban. Le Crimson Tide a remporté ses 7 derniers matchs face aux Bulldogs, le plus récent en date remonte au mois de décembre dernier, lors de la finale de conférence SEC. La dernière fois que les Dawgs ont battu une équipe d’Alabama dirigée par Nick Saban ? En 2007, lors de sa première saison à la tête du Crimson Tide. Avec un succès à l’issue de ce National Championship, Alabama remporterait un 4ème titre de champion national en 7 ans et un 7ème depuis 2009. Le Crimson Tide deviendrait également la première équipe à faire un back-to-back depuis… Alabama en 2011-12. Quand on vous parle de Dynastie.

Du mois d’aout à la fin du mois de novembre, les Bulldogs semblaient être la meilleure équipe du pays. Ils ont largement dominé tous leurs adversaires grâce à une défense de fer (8 matchs à moins de 8 points accordés dont 3 blanchissages)… jusqu’à une lourde défaite 41-24 subie face au programme de Tuscaloosa (Alabama). Georgia attend de remporter un titre national depuis 41 ans. La génération Herschel Walker, qui avait été sacrée en 1980, parait si lointaine…

Alors back-to-back et un 7ème titre de champion national en 13 ans pour #1 Alabama ou fin de la malédiction pour #3 Georgia ?

Plongeons-nous dans ce National Championship Game afin de mieux évaluer les chances des uns et des autres.

Podcast

 

Comment sont-ils arrivés là ?

#1 Alabama (13-1)

Après une superbe victoire lors de la week 1 (44-13 contre Miami), le Crimson Tide a été « clutch » dans les moments-clés d’une saison que les joueurs de Nick Saban sont loin d’avoir dominé malgré un superbe bilan de 12-1. La défense et la ligne offensive d’Alabama n’ont pas été épargnées de critiques notamment après la défaite du 9 octobre face à Texas A&M.

Alabama a souffert face à Florida (victoire 31-29) et LSU (victoire 20-14), et n’avait pas accordé autant de points face à Arkansas (35 points) depuis 2007. Mais l’ultime frayeur du Crimson Tide restera l’Iron Bowl face à Auburn. Menés 10-0 à 8 minutes de la fin du 4ème quart-temps, QB Bryce Young et la troupe de Nick Saban ont évité la défaite, qui les aurait écarté de la course aux playoffs, au prix d’un fabuleux comeback (victoire 24-22 après 4 prolongations).

Cette victoire à l’arraché a fait l’effet d’un « wake-up call » pour les champions nationaux en titre qui retrouveront alors leur meilleur niveau face à Georgia lors du SEC Championship Game. Une démonstration orchestrée par le futur vainqueur du trophée Heisman, QB Bryce Young. 41 points et 536 yards lors d’un récital offensif (victoire 41-24). Avec un billet pour les playoffs en poche, le Crimson Tide s’est présenté au Cotton Bowl comme large favori face à #4 Cincinnati, le premier représentant du Group of Five de l’Histoire des playoffs. La défense d’Alabama n’a laissé aucune chance aux Bearcats forçant 5 punts après trois tentatives et un total à peine croyable de 2 possessions de plus de 6 yards en plus d’avoir réussi 6 sacks sur QB Desmond Ridder. RB Brian Robinson Jr a porté son équipe vers la National Championship grâce à ses 204 yards au sol.

#3 Georgia (13-1)

Le premier match de la saison des Bulldogs a été un bon indicateur de ce qui allait nous attendre pendant trois mois : un succès 10-3 face à Clemson, lors d’un blockbuster attendu depuis des mois. Ce jour-là, la défense de Georgia a totalement étouffé QB DJ Uiagalelei et l’attaque des Tigers. Cette escouade défensive des Dawgs, incarnée par l’imposant NT Jordan Davis (vainqueur du Chuck Bednarik Award et du trophée Outland) et le polyvalent LB Nakobe Dean (vainqueur du Butkus Award), va rapidement s’affirmer comme la meilleure du pays ridiculisant, semaine après semaine, 11 équipes qui se qualifieront finalement pour un bowl game. Aucun de ses adversaires n’a inscrit plus de 17 points lors de la saison régulière !

Malgré la blessure au dos du titulaire QB JT Daniels, l’attaque de Georgia n’a pas ralenti. Le senior QB Stetson Bennett a montré qu’il était plus qu’un gestionnaire de jeu et la puissance du jeu au sol a terrorisé l’ensemble de la conférence SEC grâce à une formidable profondeur au poste de running backs (RB Zamir White, RB Jordan Cook, RB Kenny McIntosh, RB Kendall Milton).

Les Bulldogs n’ont jamais véritablement été inquiétés jusqu’au SEC Championship Game… finalement perdu face à leur bête noire : Alabama. Bien qu’en tête 10-0 à la fin du 1er quart-temps, le programme d’Athens (Géorgie) a alors subi une déconfiture, un 41-14 encaissé lors des trois derniers quart-temps.

Toutefois, la troupe de Kirby Smart a superbement rebondi en demi-finale des playoffs face aux Wolverines de #2 Michigan. Totalement dépassés par la puissance défensive (2 INTs et 1 fumble recouvert) et la parfaite exécution offensive des Bulldogs (520 yards et 4 TDs à la passe), les champions de Big Ten ont sombré s’inclinant au final 34-11. Georgia obtenait ainsi son billet pour son 2ème National Championship en 4 ans.

TE Brock Bowers (#19), Georgia et S DeMarrco Hellams (#2), Alabama – Crédit photo : Gary Cosby Jr.-USA TODAY Sports

Le souvenir du SEC Championship Game

Le 4 décembre dernier, l’attaque aérienne d’Alabama a totalement renversé la défense des Bulldogs grâce à des passes rapides de QB Bryce Young à destination du duo WR Jameson Williams / WR John Metchie. L’objectif du coordinateur offensif Bill O’Brien était clair : abandonner le jeu au sol et donner le plus vite possible le ballon aux playmakers du Crimson Tide afin de limiter les opportunités du pass rush des Dawgs. Ce soir-là, NT Jordan Davis, DL Travon Walker et LB Nakobe Dean ont été quasiment invisibles.

Ce plan de match a permis au quarterback d’Alabama de prendre un excellent rythme de passe le mettant en confiance sur le jeu en profondeur. Résultat : la plus mauvaise performance défensive de la défense de Georgia.

Face à Texas A&M, LSU et Auburn, la ligne offensive du Crimson Tide a semblé en difficulté face aux différentes stratégies des front seven adverses. Ce ne fût pas le cas face aux Bulldogs. Probablement parce que ces derniers ont appliqué la même recette que celle utilisée tout au long de la saison. Il faudra davantage de créativité cette fois-ci. Quels seront les ajustements de coach Kirby Smart et de son coordinateur défensif Dan Lanning à l’approche du match le plus important de la saison ?

Le complexe d’infériorité de Kirby Smart

L’élève (Kirby Smart) n’a pas encore battu le maître (Nick Saban). Alabama possède un bilan de 4-0 face à Georgia depuis que l’ancien coordinateur défensif d’Alabama, Kirby Smart, a pris ses fonctions au sein du programme d’Athens.

Le Crimson Tide a remporté les deux derniers affrontements sur un score identique de 41-24 (saison régulière 2020 et SEC Championship Game 2021). Les Bulldogs s’étaient également inclinés face à Alabama lors de la finale nationale 2017 et du SEC Championship Game 2018.

La capacité d’adaptation de Nick Saban et son ouverture à bousculer ses certitudes ont permis à Alabama de prendre l’ascendant psychologique sur son rival de la conférence SEC. Kirby Smart, régulièrement critiqué en raison de son entêtement dans des concepts de jeu parfois trop conservateurs, saura-t-il franchir un cap ? Il possède indiscutablement son meilleur effectif depuis son arrivée à Athens et pour la première fois dans un match face à Alabama, il peut compter sur un groupe de joueurs plus talentueux que celui de Nick Saban. Une défaite de Georgia serait désastreuse et nous forcerait à poser la question : Kirby est-il condamné à attendre le départ de Nick pour battre Alabama ?

Une concentration inégalée de futurs joueurs NFL

49 joueurs ayant participé à la fameuse finale nationale 2011 entre Alabama et LSU ont été draftés par la suite par des franchises NFL. On pensait que ce record ne serait jamais battu, ni même approché. Pourtant, ce sera peut-être le cas lundi prochain. Lors des quatre dernières saisons, 41 joueurs du Crimson Tide ont été draftés. Du côté de Georgia ? 29.

Ces deux programmes ont « produit » le plus de prospects pour la NFL depuis 5 saisons. Et tout indique que cela devrait se poursuivre dans les prochaines années. Alabama et Georgia sont régulièrement classés dans le Top 2 du recrutement national accumulant, année après année, les meilleurs prospects 5-étoiles sortis des lycées américains. Plus d’une trentaine de joueurs provenant de ces deux facs pourraient être draftés en avril prochain à commencer par les potentiels choix de 1er tour OT Evan Neal (Alabama), WR Jameson Williams (Alabama), LB Nakobe Dean (Georgia), Travon Walker (Georgia) et DT Jordan Davis (Georgia).

S Jordan Battle (Alabama), CB Derion Kendrick (Georgia), LT Jamaree Salyer (Georgia), LB Nolan Smith (Georgia), WR George Pickens (Georgia) ou LB Christian Harris (Alabama) pourraient également profiter de cette finale pour faire monter leur draft stock.

Et on ne parle même pas des nombreux joueurs inéligibles pour la draft NFL 2022 qui devraient ravir les franchises professionnelles en 2023 et 2024 : QB Bryce Young (Alabama), WR Ja’Corey Brooks (Alabama), RB Trey Sanders (Alabama), LB Will Anderson (Alabama), DB Malachi Moore (Alabama), WR Adonai Mitchell (Georgia), OT Warren McClendon (Georgia), RB Kendall Milton (Georgia) ou CB Kelee Ringo (Georgia). La liste est interminable. Qu’on se le dise, ce match Alabama-Georgia pourrait établir un nouveau record de futurs joueurs NFL !

QB Bryce Young (#9), Alabama – Crédit photo : Kevin C. Cox / TNS

Les clés du match

La défense de Georgia doit ralentir QB Bryce Young

Lors du SEC Championship Game de décembre dernier, le quarterback d’Alabama avait pris feu réussissant 421 yards à la passe et 3 TDs en route vers une victoire 41-24 face à une défense de Georgia qui n’avait pas accordé plus de 17 points dans un match en 2021. Ce soir-là, cette dernière avait multiplié les erreurs d’assignation concédant 7 jeux de plus de 20 yards. Une hérésie pour cette escouade défensive. À cette occasion, QB Bryce Young était devenu le 2ème QB à réussir plus de 400 yards à la passe contre une défense de Kirby Smart depuis… 2016.

Les Bulldogs possèdent probablement la meilleure ligne défensive du pays mais les carences de leur backfield défensif ont été exposées lors de cette finale de conférence. Le coordinateur défensif Dan Lanning trouvera-t-il les réponses à ses questions afin de ralentir le récent vainqueur du trophée Heisman ? L’issue de cette finale nationale en dépendra très probablement car les mêmes causes auront les mêmes conséquences. Ainsi, la ligne offensive des Dawgs devra mettre beaucoup plus de pression sur QB Bryce Young (0 sack lors du premier match). Lors de la seule défaite d’Alabama en 2021 (face à Texas A&M), le quarterback du Crimson Tide avait été sacké à 4 reprises…

Le malheur des uns faisant parfois le bonheur des autres, l’absence du WR#2 d’Alabama, John Metchie III, n’est pas une mauvaise nouvelle pour les Bulldogs. Certes, sa blessure en milieu de 2ème quart-temps du SEC Championship Game n’a pas empêché l’attaque du Crimson Tide de survoler les débats mais WR Slade Bolden, le sophomore WR Traeshon Holden et les freshmen WR Ja’Corey Brooks et WR Jojo Earle sauront-ils vraiment prendre le relais face à une défense mieux préparée ? Rien n’est moins sûr.

La bataille des tranchées

Quelle équipe remportera le plus de combats sur la ligne de scrimmage ? Lors du premier affrontement de la saison entre les deux équipes, les deux attaques ont réussi un total combiné de 224 yards au sol en 56 courses (4.0 yards par course) et les deux défenses ont accumulé 10 plaquages pour perte.

Aucune des deux équipes n’aura besoin d’atteindre les 250 yards au sol pour sortir vainqueur de ce match mais les deux escouades offensives voudront imposer un minimum leur jeu au sol afin de garder un certain équilibre entre passe et course. De l’autre côté du ballon, la capacité des deux défenses de forcer des pertes de terrain sera assurément décisive et empêcher les deux quarterbacks de trouver le bon rythme en début de match grâce à un pass rush efficace sera également déterminant.

En demi-finale des playoffs face à #4 Cincinnati, la pass protection d’Alabama a souffert face à la défense des Bearcats (2 sacks accordés et 4 QB hurries). Par chance pour le Crimson Tide, le run blocking a été excellent permettant à RB Brian Robinson Jr de dépasser les 200 yards au sol.

La défense des Bulldogs sera un tout autre défi pour cette ligne offensive du Crimson Tide. NT Jordan Davis, DT Devonte Wyatt et DE Travon Walker restent sur une fabuleuse performance : ils ont complètement étouffé le jeu au sol de #2 Michigan.

QB Stetson Bennett, Georgia – Crédit photo : Sam Navarro-USA TODAY Sports
QB Stetson Bennett et le jeu aérien des Bulldogs

Sans être un gunslinger, ni même un candidat crédible dans la course au Heisman Trophy, l’ancien walk-on QB Stetson Bennett (2638 yards, 64.4% d’efficacité à la passe, 27 TDs, 7 INTs) a prouvé qu’il pouvait être davantage qu’un gestionnaire de jeu. Ses passes précises, sa lecture de jeu et son sens de l’anticipation dans la poche ont permis à l’attaque aérienne des Dawgs de faire tomber toutes les défenses de la SEC… sauf celle d’Alabama. Ses deux dernières sorties face à l’équipe de Nick Saban ? 5 touchdowns mais également 5 interceptions dont deux dans des moments décisifs lors du duel de 2020.

Toutefois, le backfield défensif du Crimson Tide a montré certaines lacunes au cours de la saison. Pour ne rien arranger, la saison du vétéran CB Josh Jobe est terminée en raison d’une blessure du pied et CB Jalyn Armour-Davis souffre de la hanche depuis quelques semaines. Les deux freshmen CB Kool-Aid McKinstry et CB Khyree Jackson pourraient ainsi se retrouver titularisés pour ce National Championship Game. Si la ligne offensive de Georgia parvient à limiter l’impact de LB Will Anderson sur le pass rush, il n’est pas impossible que QB Stetson Bennett trouve certains espaces dans la couverture contre la passe d’Alabama.

Le groupe de receveurs des Bulldogs possède un talent indiscutable mais les meilleures options pour QB Stetson Bennett ont été TE Brock Bowers et RB James Cook ces derniers temps. WR Jermaine Burton et WR Adonai Mitchell pourraient être davantage sollicités lors de cette finale nationale. À eux de saisir l’opportunité.

Les duels à surveiller

CB Derion Kendrick vs WR Jameson Williams

Dès le début de la saison 2021, le junior WR Jameson Williams s’est affirmé comme le WR#1 de l’attaque du Crimson Tide. Sa performance du 4 décembre dernier face à Georgia (7 réceptions, 184 yards, 2 TDs de 55 et 67 yards) a donné le ton du match remportant régulièrement ses duels en man-to-man tout en trouvant les espaces grâce à la qualité de ses tracées face aux couvertures de zone.

La défense des Bulldogs ne pourra pas se permettre de subir le même sort lors de ce National Championship Game. Le senior CB Derion Kendrick a déjà joué une finale nationale lors de son passage à Clemson. La qualité de ses press coverages devra être à son maximum. Son expérience l’aidera-t-il à ralentir la meilleure arme du jeu aérien du Crimson Tide ?

TE Brock Bowers vs S Jordan Battle

Il n’est que true freshman mais son influence sur le jeu aérien des Bulldogs s’est rapidement fait ressentir. Tight end ultra-mobile aux mains incroyablement sûres pour son jeune âge, il a sonné la révolte de Georgia en 2ème mi-temps du SEC Championship Game accumulant 10 réceptions pour 139 yards et 1 TD.

La défense du Crimson Tide l’aura assurément à l’oeil et le rôle de S Jordan Battle pourrait être crucial pour sortir du match celui qui s’est imposé comme l’option #1 de QB Stetson Bennett dans le jeu aérien.

RT Chris Owens vs OLB Nolan Smith

Afin de mettre sous pression QB Bryce Young, le pass rush des Bulldogs devra être nettement plus efficace que lors du premier match de la saison entre les deux équipes. Avec LT Evan Neal sur le côté aveugle, Alabama possède peut-être le meilleur tackle gauche du pays. C’est donc davantage par le côté droit de la ligne que la défense des Bulldogs tentera de passer pour déranger le quarterback du Crimson Tide.

Ainsi, la performance du senior de 5ème année RT Chris Owens sera déterminante. Formidable lors du SEC Championship Game, il devra rééditer le même type de match face au edge rusher OLB Nolan Smith, qui avait été limité à deux petits plaquages le 4 décembre dernier.

Les stars du match

QB Bryce Young, Alabama

Meilleur quarterback à sortir des lycées américains en 2020, l’ancien prospect 5-étoiles californien a rapidement été identifié comme le futur successeur de QB Mac Jones avant même que le Crimson Tide ne remporte le titre de champion national il y a tout juste un an. Dès sa première titularisation (344 yards à la passe et 4 TDs face à Miami), on a compris qu’il serait l’une des têtes d’affiche de cette saison. Auteur de 4503 yards à la passe pour un total de 46 TDs et seulement 5 interceptions, il a battu de nombreux records établis par QB Tua Tagovailoa avant de remporter le plus prestigieux des trophées du College Football, le Heisman Trophy.

WR Jameson Williams, Alabama

Recruté par Ohio State en 2019, il a passé ses deux premières saisons sur le campus de Columbus (Ohio) avant de changer d’air en raison de l’embouteillage au poste de receveur chez les Buckeyes (Chris Olave, Garrett Wilson, Jaxon Smith-Njigba). Bien lui en a pris. En quelques semaines, il est devenu la cible #1 de QB Bryce Young accumulant 1507 yards sur réception pour un total de 15 TDs. Il sera l’un des éléments-clés d’un succès d’Alabama dans cette finale.

LB Will Anderson, Alabama

Recrue vedette du cycle de recrutement 2020 du Crimson Tide, il s’est rapidement fait sa place dans la rotation de linebackers du programme de Tuscaloosa. En à peine un an, le joueur originaire de… Géorgie est devenu le meilleur sacker du pays (17.5 sacks en 2021). Son influence sur les performances de la défense d’Alabama est immense. Futur Top 5 de la draft NFL 2023.

TE Brock Bowers, Georgia

Originaire de la Napa Valley en Californie, il n’a pas hésité à traverser le pays pour jouer sous le maillot des Bulldogs. 3ème meilleur tight end du recrutement national 2021, il a été la révélation de la saison du côté de Georgia. Malgré son inexpérience, il a régulièrement servi de soupape de sécurité pour QB Stetson Bennett quand il n’a pas tout simplement réussi des catchs décisifs. 52 réceptions, 846 yards et 12 TDs pour sa saison true freshman. Monumental.

NT Jordan Davis, Georgia

Ancienne recrue 3-étoiles du recrutement 2018, NT Jordan Davis est comme un bon vin. Il a su prendre son temps pour prendre de la valeur. Après deux saisons dans la rotation sur la ligne défensive, l’imposant nose tackle (1,98m et 150 Kg) s’est imposé comme la pierre angulaire du front seven des Bulldogs.

LB Nakobe Dean, Georgia

Ancien prospect 5-étoiles du recrutement 2019, il a pris la succession de LB Monty Rice comme général du second rideau défensif des Dawgs. Leader sur et hors des terrains, sa vitesse n’a d’égal que son sens du jeu ce qui lui a valu la réputation de « sideline to sideline tackler » et de remporter le Dick Butkus Award (meilleur linebacker de la saison).

Facteur X

RB Brian Robinson Jr., Alabama

Condamné au rôle de backup derrière RB Damien Harris et RB Josh Jacobs en 2018, puis de RB Najee Harris en 2019 et 2020, le running back senior du Crimson Tide a assumé ses responsabilités en 2021 même si ses contre-performances face à LSU, Auburn et… Georgia ont parfois inquiété. Ses 55 yards au sol accumulés face aux Bulldogs lors du SEC Championship Game furent l’une de ses plus mauvaises sorties de la saison. Il faut dire que la stratégie adoptée par Alabama ce soir-là ne lui était pas favorable…

Trois semaines plus tard, il a été étincelant face à #4 Cincinnati lors du Cotton Bowl (204 yards en 26 courses). Il ne réalisera probablement pas une telle performance contre les Bulldogs mais son implication dans le jeu offensif du Crimson Tide sera un élément supplémentaire à considérer dans le jeu d’échec entre les deux head coachs de ce National Championship Game.

WR George Pickens, Georgia

Il était considéré comme l’un des meilleurs receveurs de la SEC au début du printemps 2021 mais une blessure au ligaments du genou subie lors des spring practices l’a écarté des terrains jusqu’au 27 novembre dernier face à Georgia Tech. Le joueur originaire de l’Alabama n’a réussi que deux réceptions pour 41 yards lors du SEC Championship Game mais avec un mois de préparation physique supplémentaire, il pourrait avoir une impact déterminant dans ce rematch.

Historique

#1 Alabama mène la série 42-25-4 entre ces deux mastodontes du College Football dont la rivalité a débuté en novembre 1895. Le Crimson Tide et les Bulldogs se sont régulèrement affrontés jusqu’à la fin des années 60, le premier match de football universitaire diffusé sur la chaine publique américaine ABC étant le choc Alabama-Georgia de 1960.

Placé dans deux divisions distinctes (West pour Alabama et East pour Georgia) au moment de l’expansion de la SEC, en 1992, ces deux programmes s’affrontent désormais moins régulièrement en saison régulière (seulement 8 oppositions sur les 29 dernières saisons). Mais depuis 2012, Alabama et Georgia se sont croisés à 4 reprises en postseason : 4 victoires du Crimson Tide (trois fois lors du SEC Championship Game et une fois lors du National Championship).

Alabama a remporté les 7 derniers matchs opposant les deux équipes.

Blessés

#1 Alabama

Absent : RB Jessie McClellan (genou), RB Roydell Williams (genou), RB Camar Wheaton (genou), WR John Metchie III (genour), LB Christopher Allen (pied), CB Josh Jobe (pied).
Incertain : LB Keanu Koht (pied), OL Darrian Dalcourt (inconnu).
Probable : OG Emil Ekyior (épaule), RT Chris Owens (cheville).

#3 Georgia

Absent : WR Arian Smith (jambe), TE Arik Gilbert (raisons personnelles), OL Tate Ratledge (pied), LB Adam Anderson (suspension), DB Tykee Smith (genou), CB Jalen Kimber (épaule).
Incertain : Aucun.
Probable : QB JT Daniels (dos), WR George Pickens (genou).

Que disent les parieurs ?

ÉquipeMoneylineAgainst The Spread (ATS)Over/Under
Alabama+115+2.5Over 52
Georgia-135-2.5Under 52
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National Championship

Alabama vs Georgia : le face-à-face à chaque poste

A quelques heures du choc entre #1 Alabama et #3 Georgia à l’occasion du CFP National Championship Game 2022, tour d’horizon des forces en présence à chaque poste.

Publié

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Crédit photo : Brett Davis-USA TODAY Sports

Comme on se retrouve… Ce lundi 10 janvier, Alabama et Georgia se font face à l’occasion de la huitième finale des playoffs de première division universitaire. Une opposition qui prend des airs de classique des temps modernes, les deux programmes de la SEC s’étant déjà affrontés quatre fois depuis 2017. Cette même année, le Crimson Tide et les Bulldogs avaient d’ailleurs croisé le fer en finale, se livrant une bataille haletante, conclue en prolongation (la seule de l’ère playoffs), par un succès du programme de Tuscaloosa.

Cette saison, Alabama a de nouveau le costume d’épouvantail, du haut de son statut de numéro 1 et de son succès fringant en finale de la conférence SEC face au voisin d’Athens. Georgia a-t-il tout de même les moyens de renverser la vapeur ?

Eléments de réponse, avec le face-à-face par position. 

Quarterbacks 

Alabama : les années passent et le succès perdure pour les quarterbacks du Tide. Après Tua Tagovailoa et Mac Jones, tous deux champions nationaux, le sophomore QB Bryce Young est en passe de poursuivre ce qui s’apparente à une nouvelle tradition locale. Pour sa première vraie saison aux commandes de l’attaque d’Alabama, le numéro 9 a démontré une maturité éclatante, en étant capable d’affoler les statistiques (4 503 yards, 46 touchdowns, 5 interceptions) tout en concluant victorieusement les drives quand le besoin s’en faisait cruellement sentir (LSU, Auburn). Difficile, en cela, de lui contester son titre de Heisman Trophy, acquis fin décembre. Une distinction sans doute alimentée par le récital délivrée devant Georgia, en finale de conférence SEC, avec une fiche de 461 yards et 4 touchdowns cumulés.  

Georgia : Loin d’être le plus glamour des quarterbacks des Bulldogs, à son arrivée sur le campus, le senior QB Stetson Bennett a toujours su tirer son épingle du jeu pour faire la différence. Attendu derrière les transferts Jamie Newman ou JT Daniels, le numéro 13 a certes profité de certains pépins physiques pour s’assurer un poste de titulaire mais a aussi su bonifier le casting détonnant mis à sa disposition. Qualifié de simple game manager, il sait aussi appuyer sur l’accélérateur quand le besoin s’en fait sentir, à l’image d’un Orange Bowl conquérant face à Michigan (313 yards, 3 touchdowns). 

Avantage : Alabama. c’est sans doute l’un des duels les plus déséquilibrés sur le papier. D’un côté, l’insouciance démoniaque, de l’autre, la solide expérience. De par son profil plus mobile et son aptitude à faire mouche sur le jeu profond, Young donne forcément un ascendant plus notable à son programme. 

Running Backs 

Alabama : difficile d’atteindre les standards fixés par Najee Harris, ces dernières années. Mais ce n’est pas vraiment ce qu’on demande au senior RB Brian Robinson. Pourtant, même en devant composer avec une attaque aérienne de premier plan, à l’image de son quarterback Heisman Trophy, le coureur du Tide s’est révélé être un atout de taille. Capable de franchir la barre des 100 yards dès octobre, lors de sa grosse sortie contre Ole Miss (4 touchdowns), le numéro 4 a aussi montré les muscles pour terrasser Cincinnati, en demi-finales, lors du Cotton Bowl (204 yards) et ce malgré une condition physique loin d’être optimale. Outre son utilisation dans le backfield, ses bonnes mains en feront aussi une soupape de sécurité intéressante si Georgia fait sentir sa présence dans la poche. En cas de besoin, l’explosif RB Trey Sanders peut apporter une certaine intensité pour faire souffler son partenaire. 

Georgia : Son profil de couteau-suisse a fait très mal en demi-finales des playoffs. Souvent utilisé dans une impressionnante rotation, le senior RB James Cook s’est bien imposé comme la principale menace au sol des Bulldogs et le joueur est craint par les coordinateurs adverses, de par sa polyvalence naturelle. En 2021, le petit frère de Dalvin a collecté 920 yards et 11 touchdowns cumulés, dont 4 par le biais des airs, permettant d’écarter le jeu des hommes d’Athens par séquence. Son profil est extrêmement complémentaire de celui de RB Zamir White, force brut efficace en zone rouge (772 yards et 10 touchdowns) mais avec une mobilité moins flagrante. Les jeunes RB Kenny McIntoshRB Kendall Miton et RB Daijun Edwards ont obtenu pas mal de responsabilités cette saison (161 portés, 796 yards à eux trois cette saison), du fait de rencontres rapidement acquises par les Bulldogs. Le poste de coureur reste donc bien une valeur sûre habituelle pour Georgia. 

Avantage : Alabama. Le choix est difficile, de par les nombreuses options au sein du backfield des ‘Dawgs. Mais au vu de la difficulté de nourrir tout le monde en conservant le même rythme, et du volume affiché par Brian Robinson ces dernières semaines, Alabama a sans doute plus de certitudes dans ce domaine, à l’heure actuelle. 

Receveurs / Tight Ends

Alabama : Cette année ressemblait à une période de transition, après le départ des vedettes DeVonta Smith et Jaylen Waddle, tous deux premiers tours de la draft 2021. Il n’en a rien été, et ce en dépit de la blessure en fin de saison du canadien WR John Metchie, auteur de 1 142 yards et 8 touchdowns, et capable d’être prolifique dans de nombreux secteurs de jeu, grâce à sa vitesse et sa mobilité. Le pari gagnant de la campagne actuelle est sans doute WR Jameson Williams. Transfuge d’Ohio State, que le Tide avait d’ailleurs affronté lors de la dernière finale nationale, celui qui excelle sur retour de coup de pied est devenu une menace permanente en profondeur et une machine à home-run. Avec 1 507 yards et 15 touchdowns, il est la mobylette qu’il faut couvrir et aussi plaquer dans les petits espaces. Derrière, avec l’absence de Metchie, les solutions sont plus dispersées, mais l’expérimenté WR Slade Bolden, dans le slot, ou le plus vif WR JaCorey Brooks sur l’extérieur, ont su faire sauter quelques verrous dans la dernière ligne droite de la saison. Plein centre, si TE Jahleel Billingsley avait crevé l’écran en 2020, sa légère baisse de forme a permis au costaud TE Cameron Latu de s’imposer comme une autre force éventuelle, avec 7 touchdowns cette saison. D’autres jeunes loups, comme WR JoJo EarleWR Traeshon Holden ou WR Javon Baker sont amenés à sortir du chapeau et confirmer les grosses classes de recrutement de ces dernières années sur la position. 

Georgia : dans le système offensif prôné par le coordinateur Todd Monken, cette position aurait pu être plus tranchante que dans les faits. Mais si les événements n’ont pas été tendres avec les Bulldogs, avec la blessure longue durée de WR George Pickens et les pépins répétés du colosse TE Darnell Washington, Georgia a su faire de son mieux pour trouver une rotation salvatrice. Un mix dans lequel deux freshmen s’éclatent depuis le début de la saison. WR Ladd McConkey a souvent été une solution utilisée sur troisième tentative cette année, et TE Brock Bowers a été le principal playmaker aérien de Georgia en 2021, avec 12 passages dans l’en-but. Derrière, WR Jermaine Burton apporte une plus-value sur du jeu longue distance et un autre freshman, WR Adonai Mitchell, s’est adjugé le temps de jeu d’un WR Kearis Jackson décevant. Toujours limité physiquement, George Pickens peut être amené à être intégré dans l’escouade, pour mettre à profit son incroyable aptitude sur les duels en un contre un. 

Avantage : Alabama. C’est un duel extrêmement accroché, mais le côté plus explosif sur le jeu profond et la polyvalence plus notable des tight ends font du Tide une formation très délicate à couvrir. 

Ligne offensive

Alabama : entre ombre et lumière. Si l’attaque du Tide a tourné à plein régime tout au long de cette saison, elle a en grande partie éclipsé l’inconstance d’une partie de sa ligne offensive. En 2021, les hommes de Nick Saban ont concédé 34 sacks, soit le double de la saison passée. Pourtant, c’est bien face à Georgia que la prestation globale du groupe a ébloui, avec un zéro pointé pour le pass rush des Bulldogs et des tranchées verrouillées pendant quatre quart-temps. Reste à voir si un tel accomplissement peut se répéter face à une défense ô combien revancharde. Charge à LT Evan Neal, attendu dans le top 10 de la prochaine draft, d’accompagner ses frères d’armes, notamment l’aile droite où RG Emil Ekiyor et RT Chris Owens ont connu des pépins physiques face à Cincinnati. L’absence de ce dernier pourrait pousser le Tide à replacer RT Dameion George sur l’extérieur, lui qui a longtemps souffert sur le pass pro cette saison. 

Georgia : Elle a été le facteur X des deux dernières rencontres de Georgia. Avec 11 sacks concédés cette saison, la O-Line d’Athens a été la deuxième meilleure formation dans ce domaine, en première division universitaire, derrière Army (qui, il faut le concéder, lance beaucoup moins …). Une donnée que la défense d’Alabama avait fait voler en éclat lors de la finale de conférence, avec deux sacks et un paquet de pressions sur le pauvre Stetson Bennett. Lors de l’Orange Bowl, le rempart des ‘Dawgs a été le premier à se ressaisir, tenant en respect l’un des tandems les plus létal de I-A, avec Aidan Hutchinson et David Ojabo. Face au Crimson Tide, LT Jamaree SalyerLG Justin ShafferC Sedrick Van PranRG Warren Ericsson et RT Warren McClendon auront un rôle éminemment important à jouer pour rester dans la course. 

Avantage : Georgia. Face au paradoxe de la finale de conférence, on est en droit de penser autrement, mais la ligne offensive des Bulldogs mérite le bénéfice du doute. 

Ligne défensive

Alabama : la formule paye ces dernières saisons, à Tuscaloosa. Fort d’un premier rideau sans réelle vedette désormais, Alabama s’évertue à épuiser les lignes offensives adverses avec une rotation fulgurante. Le chef d’orchestre de cette D-Line n’est autre que DT Phildarian Mathis, appelé à devenir le pass rusher du trident (9 sacks) et à prendre la digne relève de Christian Barmore. Le junior NG D.J. Dale sert de vrai point d’ancrage, plein centre, aux côtés d’un DL Byron Young en net développement sur le run stop. Leurs partenaires DL Justin Eboigbe et DL LaBryan Ray (3 sacks à eux deux en 2021) ont aussi voix au chapitre, tout comme un DT Tim Smith moins détonnant cette saison, mais appelé à jouer certains snaps. 

Georgia : Une ligne aussi physique que mobile. Symbolisé par le géant athlétique qu’est NT Jordan Davis (30 plaquages, 2 sacks), le trio principal des ‘Dawgs a pris soin d’user les adversaires pour libérer de nombreuses brèches sur phases de blitz et faciliter un très grand nombre de succès pour le programme cette saison. Les sorties remarquées de Davis, élu meilleur joueur défensif de l’année, et aimant à double-teams, font passer au second plan des profils 4 ou 5 étoiles, comme le longiligne DL Jalen Carter, appelé à prendre la suite de « JD » en vue de la draft 2023, DT Travon Walker, extrêmement habile sur le pass rush (5 sacks) ou DL Devonte Wyatt, complet, notamment sur le jeu de course. 

Avantage : Georgia. A coup sûr, les Bulldogs ont moins d’options qu’Alabama, mais Kirby Smart sait qu’il peut compter sur des futures stars pour mener son projet à bien dans les tranchées. 

Linebackers

Alabama : attention, chien méchant ! Déjà omniprésent au sein du front seven d’Alabama en 2020, LB Will Anderson vient tout simplement de passer pour un extra-terrestre face aux attaques du pays. 17 sacks et demi et 31 plaquages pour perte … Des chiffres étourdissants qui insistent sur le rendement démoniaque du leader défensif du Tide. Son impact a d’ailleurs facilité l’éclosion du true freshman LB Dallas Turner à ses côtés (6 sacks et demi), lancé dans le grand bain après la fin de saison prématurée de Christopher Allen. La pression, Alabama peut aussi en faire venir de l’intérieur, avec les monstres athlétiques que sont ILB Henry To’oto’o et surtout ILB Christian Harris (15 plaquages pour perte, 6 sacks et demi à eux deux). Vifs et agressifs, les deux hommes laissent plus à désirer sur la couverture mais n’ont pas non plus été surexposés dans ce domaine cette saison. 

Georgia : d’un point de vue sportif, la perte d’Adam Anderson, accusé d’agression sexuelle en milieu de saison, a été un mauvais coup porté à la défense des Bulldogs. Mais on ne concède pas une moyenne de 9 points par match sur une saison, au sein de la conférence SEC, sans raison. Le junior MLB Nakobe Dean est un facteur non négligeable de cette équation. Véritable relais de Kirby Smart et de son coordinateur Dan Lanning, le numéro 17 a été omniprésent dans une défense ultra-agressive. Capable de blitzer, de plaquer et de couvrir, il fait partie des défenseurs les plus suivis en vue de la prochaine draft. A ses côtés, WLB Channing Tindall et SLB Quay Walker (116 plaquages à eux deux) ont élevé leur niveau de jeu pour exceller sur la poursuite tout au long de cette campagne. Quant à l’absence d’Anderson, elle a au moins profité à l’ancienne recrue 5 étoiles OLB Nolan Smith. Longtemps une déception, le pass rusher a démontré un panel de jeu assez fourni, et peut compter sur le soutien de OLB Robert Beal (5 sacks et demi) pour engendrer toujours plus de pression sur le quarterback adverse. 

Avantage : Alabama. Malgré tout le talent de Dean et de ses partenaires, Georgia ne possède pas une arme de dissuasion à la hauteur de Will Anderson … 

Defensive backs

Alabama : un éternel renouvellement. Au lendemain de la fin de saison annoncée de Josh Jobe, début décembre, pour une blessure au pied, beaucoup étaient ceux qui s’inquiétaient de la jeunesse globale du backfield défensif de Tuscaloosa. A peine un mois plus tard, les doutes semblent quelque peu dissipés. Certes, le junior CB Jalyn Armour-Davis et le true freshman CB Kool-Aid McKinstry peuvent paraitre irrégulier d’une action à l’autre, mais c’est bien grâce à un gros rideau intérieur qu’Alabama fait mouche depuis le début de la saison. Le junior SS Jordan Battle est la tour de contrôle de ce secondary et avait d’ailleurs eu un rôle décisif en finale de conférence, avec un Pick-Six libérateur. A ses côtés, l’impact d’un FS DeMarco Hellams a fini par limiter les snaps de l’habituel FS Daniel Wright. Sur le poste de nickel/star, NB Brian Branch tentera de confirmer son bon rendement contre la passe (9 passes défendues) et pourra même compter sur le retour de blessure de DB Malachi Moore. 

Georgia : là encore, sans trop de surprises, le backfield est fourni. Mais les repères ne sont pas légion. La finale de conférence SEC a clairement exposé un secteur sujet à l’inconstance (CB Derion Kendrick) ou à l’inexpérience (CB Kelee Ringo). Les anciens corners recentrés que sont FS Christopher Smith ou FS Latavious Brini peuvent aider en couverture, aux côtés de la vedette du dernier rideau et deuxième meilleur plaqueur des siens, SS Lewis Cine, mais la mission ne s’annonce pas bien simple. Contre la course, le sophomore SS Dan Jackson pourrait être plus sollicité, comme c’est le cas depuis quelques semaines. 

Avantage : Alabama. Si le groupe de cornerbacks semble de même niveau, les safeties du champion national en titre ont su démontrer un sens de l’opportunisme qui peut faire mal sur une rencontre accrochée. 

Équipes spéciales

Alabama : en s’inscrivant à Tuscaloosa, K Will Reichard était censé redorer le blason des kickers du Tide. Quelques années plus tard, le numéro 16 confirme tout le bien que l’on pensait de lui, avec un bilan de 18/23 sur field goal (un coup de pied manqué au Cotton Bowl, mais avec une responsabilité partagée) et un seul extra-point manqué cette saison. Au-delà du jeu au pied, c’est bien sur phase de retour qu’Alabama peut faire mal. KR Jameson Williams, bien plus impliqué dans le jeu offensif qu’en début de saison, affiche 2 touchdowns au compteur et peut sortir du chapeau sur certaines séquences. Il faudra tout de même se montrer vigilant à l’image de KR JoJo Earle, auteur d’un muffed punt presque fatal contre Cincinnati. 

Georgia : Avec P Jake Camarda (47 yards de moyenne) et K Jack Podlesny (80% sur field goal), Georgia possède comme souvent une bonne équipe au pied. C’est en revanche à la main que les choses se gâtent. Simples options en attaque, KR Kenny McIntosh et KR Kearis Jackson se sont tous deux relayés sur retour, pour un résultat somme toute assez quelconque depuis le début de la saison. Une étincelle doit donc être trouvée dans un domaine qui a vu briller, par le passé, des joueurs comme Mecole Hardman ou Isaiah McKenzie. 

Avantage : Alabama. Un jeu au pied plus que correct et une force de frappe non négligeable sur retour. 

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