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The Big Game : Ohio State vs Michigan

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Enfin ! On ne parle que de lui dans la Big Ten, et presque dans tout le pays, depuis le coup d’envoi de cette saison au début du mois de septembre. LE match qui pour cette fois empruntera le nom de la légendaire rivalité entre Stanford et California, on ne peut plus équivoque : « The Game ».

Élue en l’an 2000 « plus grande rivalité sportive d’Amérique du Nord » par ESPN, l’affrontement entre les Wolverines de #3 Michigan et les Buckeyes de #2 Ohio State prendra cette saison une dimension rarement atteinte étant donné le classement des deux programmes et l’enjeu sportif considérable, rien de moins qu’une qualification quasi-assurée pour le College Football Playoff pour le vainqueur. La saison passée, pour le premier duel à distance entre Urban Meyer et Jim Harbaugh, les Buckeyes avaient humilié les Wolverines à Ann Arbor (42-13), inutile de dire que l’envie de revanche sera bien présente du côté de Michigan pour le deuxième épisode de ce qui pourrait devenir l’une de plus grandes rivalités entre deux coachs de l’histoire du football universitaire.

Pour cette dernière semaine de saison régulière (Big 12 exceptée), la traditionnelle « Rivalry week », le programme est particulièrement dense avec des rencontres comme #5 Washington @ # 23 Washington State (l’« Apple Cup »), #13 Auburn @ #1 Alabama (l’« Iron Bowl ») ou encore #15 Florida @ #14 Florida State. Néanmoins, aucun autre match ne pourra faire de l’ombre à l’énorme affrontement entre Michigan et Ohio State, et tous les fans et observateurs de football américain universitaire auront évidemment les yeux tournés vers le Horseshoe de Columbus !

ENJEUX DU MATCH

A première vue, l’enjeu est simple : le vainqueur de cette rencontre fera un immense pas vers les playoffs, au vu des derniers classements du comité. Dans la course au titre de division Est de la Big Ten, les choses sont un peu plus compliquées : les Wolverines remporteront la division et iront en finale de conférence s’ils battent les Buckeyes. Si Ohio State l’emporte face aux boys de Jim Harbaugh, ils remporteront la division à condition que Penn State trébuche face à Michigan State dans le même temps. Car si Ohio State ET Penn State gagnent tous les deux, le titre de division sera pour les Nittany Lions, vainqueur lors de leur affrontement direct (24-21) le 22 octobre dernier. Ces derniers iraient donc jouer la finale de conférence contre Wisconsin ou Nebraska. Et le champion de la conférence sera bien entendu, sauf énorme surprise, choisi par le comité pour participer au College Football Playoff. Bref, nous y verrons déjà un peu plus clair après cette « Rivalry week » !

Depuis l’arrivée de coach Jim Harbaugh sur le banc des Wolverines il y a bientôt deux ans, tous les fans de Michigan n’attendent que ça : rejouer les premiers rôles, et si possible en battant les ultra-rivaux de Ohio State ! Pour ce faire, coach Harbaugh et son staff ont mis en place, en un temps record, une véritable machine à écraser les adversaires, plus efficace que spectaculaire à l’image du Big Ten Football : jeu au sol, puissance physique, défense de fer, puissance physique, discipline, puissance physique. Rouleau-compresseur inarrêtable pendant plus de deux mois, la machine semble s’être un peu enrayée depuis deux semaines et la défaite surprise à Iowa (13-14) sur un FG à la dernière seconde, puis la victoire dans la douleur face aux modestes Hoosiers d’Indiana (20-10). Malgré cela, sur le papier les Wolverines possèdent toujours la 10ème meilleure attaque du pays avec 42.1 points inscrits en moyenne et 235.3 yds au sol/match (19ème rang national).

Le gros coup dur, qui pourrait peser très lourd dans la balance, est la blessure de QB Wilton Speight (2156 yds, 15 TD, 4 INT) subie lors de la défaite à Iowa, certains évoquant même une fracture de la clavicule jamais confirmée par le staff médical de Michigan. En uniforme sur le bord du terrain la semaine passée, on l’a même vu lancer quelques ballons à l’échauffement avant de regarder la victoire de ses coéquipiers de la touche; coach Jim Harbaugh a affirmé cette semaine qu’il allait de mieux en mieux et que la décision de le faire jouer ou non à Columbus serait une décision de dernière minute. Révélation de la saison où il a su montrer qu’il était plus qu’un simple game manager, QB Wilton Speight a limité les pertes de balle et ajouté une dimension verticale à une attaque qui en manquait cruellement ces dernières années. Son remplaçant, QB John O’Korn (173 yds, 2 TD), n’a pas franchement rassuré la semaine passée face à Indiana mais a su sortir quelques big plays dans les moments importants pour garder son équipe dans le match et mener le programme d’Ann Arbor à la victoire. Avec 59 minuscules yards à la passe sur la rencontre, sa prestation a marqué la pire performance aérienne de l’attaque des Wolverines depuis 15 ans, même si sa tâche ne fut pas facilitée par des conditions difficiles avec un temps particulièrement froid et venteux. Il est donc probable que les fans de Michigan seront nombreux à prier cette semaine pour un prompt rétablissement de QB Wilton Speight !

Heureusement, la principale force de frappe de cette escouade offensive est de loin le jeu au sol, avec plusieurs coureurs capables de perforer les défenses adverses. Principale menace : RB De’Veon Smith (750 yds, 10 TD) qui sort juste de son meilleur match en carrière (158 yds, 2 TD) contre Indiana. Derrière lui, trois solides gaillards avec le freshman RB Chris Evans (547 yds, 3 TD, 7.4 yds/course), le senior RB Ty Isaac (417 yds, 5 TD) et le sophomore RB Karan Higdon (417 yds, 6 TD) dont la rotation bien huilée permet d’épuiser puis d’écraser les adversaires. On notera bien évidemment les quelques piges en attaque de l’époustouflant LB/DB/RB/KR/etc Jabrill Peppers (163 yds, 3 TD) qui semble pouvoir jouer tous les postes sur le terrain ! Sur les côtés de l’attaque, trois joueurs portent principalement la menace aérienne : WR Amara Darboh (758 yds, 6 TD) est la cible favorite du quarterback, le capitaine TE Jake Butt (460 yds, 4 TD) est sans doute l’un des tous meilleurs tight-ends du pays et WR Jehu Chesson (458 yds, 2 TD) peut également se montrer dangereux. Face au redoutable secondary des Buckeyes, leur tâche ne sera pas facile mais leur réussite dépendra surtout de l’identité du quarterback titulaire.

De l’autre côté du ballon, un chiffre donne tout de suite le ton : avec seulement 10.9 points encaissés/match, les Wolverines possèdent tout simplement la meilleure défense du pays ! La pire performance de l’escouade ? Lors du succès relativement aisé contre Colorado en 3ème semaine (45-28). Avec la victoire contre les rivaux de Michigan State (32-23), ce sont tout simplement les deux seuls matchs où la défense des Wolverines a encaissé plus de 20 points. Sur les 11 matchs joués cette saison, on en compte 7 (!) où les adversaires ont inscrits 10 points ou moins, ce qui montre un peu le niveau de talent de l’escouade du coordinateur Don Brown. Les pass-rushers DE Chris Wormley (34 plaquages, 5 sacks), DE Chase Winovich (33 plaquages, 5 sacks, 1 fumble forcé) et DE Taco Charlton (29 plaquages, 6 sacks) harcèlent les quarterbacks adverse, tandis qu’au milieu de la ligne défensive NT Ryan Glasgow (37 plaquages, 3 sacks, 1 FF), DT Maurice Hurst (30 plaquages, 3 sacks) et le true freshman DT Rashan Gary (26 plaquages, 1 sack) stoppent tout ce qui passe à leur portée. Le second rideau est emmené par la superstar LB Jabrill Peppers (65 plaquages dont 16 pour perte, 4 sacks, 1 FF) qui réalise une saison exceptionnelle. A l’aise partout sur le terrain, ses capacités athlétiques hors du commun font de lui un joueur unique et spectaculaire que coach Jim Harbaugh n’a pas hésité à comparer au légendaire athlète Jim Thorpe, joueur professionnel de football, baseball et basketball au début du siècle dernier mais également médaillé d’or olympique aux épreuves de pentathlon et décathlon lors des jeux d’été 1912 à Stockholm ! A ses côtés, LB Ben Gedeon (94 plaquages, 3.5 sacks) est le meilleur plaqueur de l’équipe et LB Mike McCray (63 plaquages, 3.5 sacks, 1 INT, 1 FF) complète un groupe redoutable et redouté, peut-être le meilleur front seven de tout le pays qui ne comptabilise pas moins de 36 sacks (8ème rang national). Le secondary excelle également même si la Big Ten n’est pas réputée pour son jeu aérien flamboyant : S Dymonte Thomas (59 plaquages, 1 INT) et S Delano Hill (40 plaquages, 3 INT, 1 FF) forment une paire de safety expérimentée et efficace, tandis que CB Jourdan Lewis (19 plaquages, 2 INT) et CB Channing Stribling (23 plaquages, 4 INT) complètent la meilleure défense aérienne du pays : seulement 137 yds accordés/match cette saison !

Face à cette redoutable équipe de #3 Michigan, leurs plus grands rivaux : les non moins redoutables Buckeyes de #2 Ohio State. Après un début de saison parfait qui les a vu terrasser #9 Oklahoma à Norman (45-24) puis prendre la mesure des Badgers de #6 Wisconsin à Madison (30-23), tout le monde voyait les hommes de coach Urban Meyer filer invaincus jusqu’à l’énorme clash de ce week-end contre le rival de toujours, à domicile cette fois. Mais voilà, un peu à la manière des Wolverines contre Iowa, les Buckeyes se sont pris les pieds dans le tapis du Beaver Stadium de #7 Penn State (21-24) et les Nittany Lions ont signé ce soir-là un des plus beaux upsets de la saison grâce à un field goal bloqué puis remonté jusqu’au TD à moins de 5 minutes de la fin du match ! Depuis cette désillusion, les joueurs de Columbus alternent le très bon (victoire écrasante 62-3 contre Nebraska début novembre) et le très moyen (victoires de justesse contre Northwestern 24-20 ou Michigan State 17-16 la semaine dernière), autre point commun avec les Wolverines de ces dernières semaines. Une chose est certaine concernant le match de samedi : pour espérer l’emporter, il faudra absolument évoluer à son meilleur niveau !

A la baguette de l’attaque on retrouvera évidemment QB JT Barrett (2304 yds, 24 TD, 4 INT, 722 yds au sol et 8 TD) qui malgré son inconstance reste l’un des quarterbacks dual-threat les plus dangereux du pays. Épargné par les blessures jusque-là, il affiche toutefois des statistiques moins impressionnantes que lors de sa fabuleuse saison freshman 2014 terminée par une cheville cassée lors du dernier match de saison régulière face à… Michigan à Columbus, ce qui n’empêcha pas les Buckeyes de remporter le premier titre de champion national de l’ère CFP avec QB Cardale Jones à la tête de l’attaque. A l’image de son équipe, QB JT Barrett alterne donc l’excellent (290 yds à 68.4 % et 4 TD contre Nebraska) et le médiocre (86 yds à 45.5 % et 1 TD contre Michigan State), il s’agira donc pour lui de retrouver son meilleur niveau pour faire face à la terrible défense des Wolverines. Heureusement pour son équipe, il n’est pas seul au niveau de l’attaque et peut s’appuyer sur l’une des révélations de cette saison, le freshman RB Mike Weber (1046 yds, 8 TD) qui réalise une première saison universitaire épatante. On gardera également un œil sur HB Curtis Samuel (650 yds, 7 TD au sol) qui peut toujours s’avérer précieux dans les moments difficiles mais qui se distingue surtout comme étant (et de loin) le meilleur receveur de l’équipe (790 yds, 7 TD en réception) ! Derrière lui, la menace aérienne est portée par le duo composé de WR Noah Brown (345 yds, 7 TD) et WR Dontre Wilson (343 yds, 5 TD) qui vient de rater le dernier match sur blessure mais qui devrait pouvoir tenir sa place samedi. Tous ces playmakers bénéficient du travail d’une des meilleures lignes offensives du pays, emmenée par l’excellent OL Pat Elflein. Grâce à tout ce joli monde, l’attaque des Buckeyes pointe au 5ème rang national avec 43.8 points inscrits/match et une moyenne de 263.1 yds au sol/rencontre (8ème du pays).

Du côté de la défense le niveau est également très élevé avec une moyenne de seulement 13 points encaissés/match, ce qui classe le programme de Columbus au 3ème rang national. La ligne défensive des Buckeyes peut compter sur DE Tyquan Lewis (27 plaquages, 7.7 sacks, 3 fumbles forcés), DE Nick Bosa (23 plaquages, 4 sacks) et DE Sam Hubbard (35 plaquages, 3 sacks) pour mettre de la pression sur le lanceur adverse. Derrière eux, le génial LB Raekwon McMillan (71 plaquages, 1 sack, 2 fumbles forcés) forme la pierre angulaire du second rideau qui est complété par LB Jerome Baker (64 plaquages, 2.5 sacks, 1 INT) et LB Chris Worley (49 plaquages, 1 INT, 1 FF). Enfin, le secondary est un des tous meilleurs de la nation avec S Malik Hooker (60 plaquages, 0.5 sack, 5 INT), S Damon Webb (48 plaquages, 1 INT), CB Marshon Lattimore (33 plaquages, 4 INT) et CB Gareon Conley (19 plaquages, 3 INT) qui se chargent d’annihiler le jeu aérien adverse, les Buckeyes pointant au 5ème rang national avec un total de 17 interceptions réussies cette saison !

DUELS CLES

Une fois n’est pas coutume, le plus gros duel de cette rencontre ne sera pas un face à face direct entre deux joueurs sur le terrain, ni même entre un groupe offensif et un groupe défensif. Forcément, le duel au cœur de cette rencontre sera l’opposition grandiose entre deux génies du football, coach Urban Meyer et coach Jim Harbaugh, dont l’histoire commune ne fait peut-être que commencer. Leur destin parallèle semblait écrit à l’avance car, à une époque où les changements de coachs sont légions, peu d’entraîneurs sont capables d’incarner l’âme d’un programme comme le font à merveille ces deux-là, sur des campus où le football est quasiment élevé au rang de religion. Sur le terrain du Horseshoe ce samedi, il ne s’agira donc pas seulement de se battre pour remporter la division Est de la conférence Big Ten ou de prétendre à une place au College Football Playoff, mais bel et bien de jouer pour la fierté de son camp et de triompher d’un rival historique, ce sentiment de rivalité entre les deux programmes étant tellement fort qu’il peut être difficile à appréhender car n’ayant que peu d’équivalent dans le sport moderne, en Amérique, en Europe ou ailleurs dans le monde.

Coach Urban Meyer était prédestiné à mener les Buckeyes au sommet, lui le garçon né à Toledo (Ohio), à peine 200 km au nord de Columbus, sur la frontière avec l’état voisin du… Michigan. D’abord joueur à l’université de Cincinnati, il évolue comme defensive back pendant une saison avant de commencer le coaching en High School puis d’intégrer le staff… d’Ohio State où il commence à faire ses armes en 1986, avant d’enchaîner les postes d’entraîneur adjoint pendant 13 ans (Illinois State, Colorado State puis Notre Dame). En 2001, il devient enfin Head coach à Bowling Green où il redresse le programme de manière spectaculaire, puis prend les commandes de Utah en 2003 où il continue d’exceller. Il accède ensuite au premier « grand » poste de sa carrière en étant nommé Head coach des Gators de Florida en 2005, avec qui il remportera le titre national à deux reprises en 2006 et 2008.

Après une pré-retraite d’un an en 2011 suite à des ennuis de santé, il accepte le poste de Head coach des Buckeyes et emmène Ohio State jusqu’à une fiche parfaite de 12-0 pour sa première saison en 2012, avant de remporter un nouveau titre national en 2014 pour le tout premier College Football Playoff de l’histoire. Il possède le meilleur pourcentage de victoire pour les entraîneurs en activité depuis plus de 10 ans (85,4 % avec une fiche de 164-28) et fait partie du club très fermé des entraîneurs ayant remporté un championnat national universitaire avec deux programmes différents (avec Pop Warner, Lou Holtz et Nick Saban, excusez du peu!).

Sur l’autre banc de touche se trouve donc coach Jim Harbaugh, né à… Toledo, dans le même hôpital et moins de sept mois avant un certain Urban Meyer (Old Mercy Hospital sur Madison Avenue, pour être précis), quand on vous dit que le destin lie ces deux-là depuis le début ! Après avoir déménagé au gré des postes d’un père coach de football, il revient étudier à l’université de Michigan où il devient quarterback pour les Wolverines sous les ordres du légendaire coach Bo Schembechler de 1983 à 1986, et où il termina sa carrière de joueur universitaire par une défaite au Rose Bowl 1987 après avoir terminé 3ème dans la course au trophée Heisman cette même année. Joueur en NFL de 1987 à 2001, il entame par la suite une carrière d’entraîneur et occupe son premier poste de Head coach à l’université de San Diego (FCS) de 2004 à 2006. En 2007, il est nommé à la tête du Cardinal de Stanford où il obtient d’excellents résultats qui le propulsent ensuite directement à la tête des 49ers de San Francisco (NFL), où il échouera lors du Super Bowl 2013 face aux Ravens de Baltimore alors entraînés par son grand frère John. A la fin de l’année 2014, il est nommé en grande pompe à la tête du programme de football de Michigan.

Il a alors la lourde tâche de redonner vie à une équipe en perte de vitesse depuis plusieurs années. Le redressement intervient rapidement : il termine sa première saison sur une fiche de 10-3 et une victoire de prestige contre Florida lors du Citrus Bowl (41-7). Sa deuxième saison, la présente, marque définitivement le retour des Wolverines sur le devant de la scène nationale ; les fans du programme d’Ann Arbor n’attendant maintenant plus rien d’autre qu’un nouveau titre de champion national, le dernier en date remontant à 1997. Au sein de la Big Ten, coach Jim Harbaugh possède le deuxième meilleur pourcentage de victoire en carrière (71,6%, fiche de 78-31) derrière… coach Urban Meyer, évidemment.

Si le coach des Buckeyes a donc remporté largement la toute première opposition entre les deux hommes la saison dernière (42-13), la deuxième prévue ce week-end devrait être autrement plus disputée. Et gageons qu’il y en aura encore beaucoup d’autres à venir dans les futures saisons, les deux hommes incarnant tellement bien leur poste qu’il paraît maintenant difficile de les imaginer coacher ailleurs. Certains observateurs n’hésitent d’ailleurs pas à parler du début d’une nouvelle « Ten Year War », du nom de la rivalité entre les deux programmes entre 1969 et 1978 lorsque Woody Hayes était l’entraineur des Buckeyes et Bo Schembechler celui des Wolverines, époque où les deux équipes trustaient également les premières places des classements nationaux. Vu le niveau de recrutement des deux programmes depuis le retour de coach Jim Habraugh à Michigan, il y a effectivement toutes les chances pour que cette rivalité s’inscrive au plus haut niveau dans la durée, pour le plus grand bonheur des fans de college football que nous sommes !

FACTEUR X

Nombreux seront les playmakers présents sur le terrain de Columbus ce samedi, et parmi eux certains seront plus attendus que d’autres pour faire pencher la balance du côté de leur équipe. QB JT Barrett aura évidemment un rôle prépondérant pour l’attaque des Buckeyes, mais tout le monde aura davantage les yeux rivés sur l’étoile montante du football, la superstar des Wolverines LB Jabrill Peppers.

Le jeune joueur, véritable monstre athlétique pouvant être aligné aussi bien linebacker que receveur, coureur que safety et même returner ou quarterback, va jouer ce week-end le match le plus important de sa jeune carrière, devant plus de 100 000 personnes et avec un enjeu considérable : le genre de match qui peut porter aux nues ou bien enterrer pour un temps un étudiant athlète de sa dimension. Mais une chose est sûre, LB Jabrill Peppers n’est pas un joueur comme un autre. Même coach Jim Harbaugh est en totale admiration devant lui, affirmant qu’il « n’a jamais entraîné un joueur plus polyvalent. Il n’y a rien qu’il ne puisse faire ». Cette saison, il a été aligné à 13 postes différents sur le terrain et en plus d’être finaliste pour les trophées Maxwell du meilleur joueur et Bednarik du meilleur défenseur, il fait bien sûr partie de la liste de prétendants pour le trophée Heisman. Sa capacité à briller en défense mais aussi en attaque et sur équipes spéciales fait remonter chez les fans des Wolverines le souvenir d’un certain Charles Woodson, utilisé de la même manière sur le terrain lors de la fabuleuse saison 1997 où il remporta le trophée Heisman et emmena son équipe jusqu’au titre de champion national. Heureux présage ?

A propos de l’affrontement à venir face aux Buckeyes, le jeune athlète a déclaré, confiant : « ils ont une bonne équipe mais je ne pense pas qu’il fassent des choses auxquelles on ne puisse pas faire face », et n’a pas manqué de souligner l’importance de ces matchs de rivalité : « Si vous voulez laisser une trace sur ce campus, vous devez réussir contre Ohio State ». Il a aussi pointé du doigt le fait que leurs rivaux de toujours ont rencontré des difficultés cette saison contre des équipes au jeu rugueux comme Northwestern, Wisconsin et Penn State. D’où sa stratégie clairement affichée pour samedi : jouer physique et frapper très fort. Avec deux attaques au sol surpuissantes et deux défenses imperméables, attendez-vous donc à un énorme combat sur la pelouse du Ohio stadium, avec un certain Jabrill Peppers en première ligne.

STUFF

• Avec 112 affrontements, la rivalité entre Michigan et Ohio State est sans doute la plus fameuse du football universitaire. La toute première rencontre remonte à 1897, et les deux équipes se rencontrent chaque année depuis 1918. Michigan mène la série 58-47-6, mais reste sur 11 défaites lors des 12 derniers matchs. La saison passée, Ohio State avait ridiculisé Michigan à Ann Arbor pour le premier derby de coach Jim Harbaugh sur le banc de touche (42-13). Les Buckeyes ont d’ailleurs inscrits 42 points lors des trois dernières saisons (42-13 en 2015, 42-28 en 2014 et 42-41 en 2013). Il y a dix ans, l’affrontement entre #2 Michigan et #1 Ohio State donna lieu au « Game of the Century », rencontre épique remportée 42-39 par les Buckeyes, qui tombèrent cette année-là en finale nationale face aux Gators de Florida (14-41) entrainés par un certain Urban Meyer.

• Le match de ce week-end marquera la 11ème fois que les deux équipes se rencontrent en étant classées toutes les deux dans le Top 5 de l’Associated Press, le plus grand total de toutes les rivalités du football universitaire (le classement AP ayant débuté en 1936). Le vainqueur de 3 de ces 10 derniers matchs a terminé la saison avec un titre national : Ohio State en 1942 et 1968, Michigan en 1997.

• Tous les moyens sont bons pour motiver les jeunes Buckeyes à l’entrainement avant d’affronter les rivaux historiques !

• Sur le campus et les réseaux sociaux, les fans d’Ohio State ne sont pas en reste : toutes les lettres « M » ont été recouvertes !

• La dernière visite de coach Jim Harbaugh à Ohio Stadium ? C’était il y a 30 ans exactement, et cette année-là il était le quarterback des Wolverines qui mena son équipe à la victoire (26-24), qualifiant le programme d’Ann Arbor pour le Rose Bowl. Il a admis ne pas avoir beaucoup de souvenirs de ce match, juste d’avoir prédit à un journaliste la semaine précédente qu’il « garantissait que son équipe allait battre Ohio State et serait à Pasadena le jour de l’an ». Prédiction qui s’est donc avérée exacte.

• Mardi dernier, le jour de son 22ème anniversaire, QB John O’Korn s’est préparé pour le choc du week-end d’une manière très personnelle. Accompagné de l’ex-QB Jake Rudock, il est allé se recueillir sur la tombe de coach Bo Schembechler, visite traditionnelle de la part des fans des Wolverines la semaine précédant le match contre Ohio State. Pour pousser le rituel païen jusqu’au bout, il a écrasé un marron (« buckeye ») avec un marteau jaune et bleu devant la pierre tombale !

• LB Jabrill Peppers n’est pas le seul joueur de Michigan finaliste pour des trophées nationaux. CB Jourdan Lewis figure parmi les trois finalistes du trophée Jim Thorpe du meilleur defensive back et TE Jake Butt fait partie de la liste pour le trophée John Mackey du meilleur tight-end.

• Du côté des Buckeyes, deux finalistes « seulement » avec OG Pat Elflein pour le trophée Outland du meilleur joueur de ligne intérieure et P Cameron Johnston pour le trophée Ray Guy du meilleur punter du pays.

• S’il est encore derrière coach Urban Meyer pour le pourcentage de victoires, coach Jim Harbaugh devance néanmoins son rival au moins sur un point: la fiche de paie. Avec 9 millions de dollars par an, il est même l’entraîneur le mieux rémunéré de tout le college football. Son rival se place lui au troisième rang, avec 6.75 millions de dollars par saison. $$$!

• On peut dire que coach Woody Hayes avait le sens de la formule…

• Et enfin, histoire de se mettre un peu plus dans l’ambiance ! Ladies and gentlemen, enjoy the show !

PRONOSTIC

Michigan 21, Ohio State 17. That Team Up North vers le CFP !

Passionné de football depuis une quinzaine d'années, il est propriétaire des Packers de Green Bay (NFL) et a un petit faible pour les Golden Bears de Californie depuis son passage au Memorial Stadium en 2012. Suivant tout particulièrement la Pac 12 et la Big 10, il rejoint l'équipe de rédacteurs de The Blue Pennant à l'automne 2014.

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3 commentaires

3 Comments

  1. pep

    25 novembre 2016 at 16h32

    CB Marcus Lattimore??
    Ne serait-ce pas plutôt Marshon Lattimore? 😉
    Le pauvre Marcus a lui laissé son genou sur un terrai NCAA en 2012.

  2. Tuzzz

    25 novembre 2016 at 17h58

    Bien vu, relecture trop rapide de ma part !

    Mea culpa.

  3. pep

    25 novembre 2016 at 21h50

    No worries..merci pour cette très bonne preview avec la vidéo en teasing qui met bien l’eau à la bouche!!

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Top 25 des meilleurs joueurs de ligne défensive en 2018

DT Ed Oliver est un phénomène qui fait déjà rêver toutes les franchises NFL. Il est classé #1 de notre traditionnel classement des meilleurs joueurs de ligne défensive à l’aube de la saison prochaine.

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Crédit photo : Joe Buvid, The Houston Chronicle

A trois mois de l’ouverture de l’exercice 2018, The Blue Pennant vous propose son traditionnel classement des meilleurs joueurs de ligne défensive de l’élite du College Football avant le coup d’envoi de la prochaine saison.

1. Ed Oliver, DT, Jr, Houston

Vainqueur en 2017 du trophée Outland remis chaque année au meilleur joueur de ligne intérieure et deux fois sélectionné dans l’équipe All-American lors de ses deux premières saisons NCAA, DT Ed Oliver est un phénomène qui fait déjà rêver toutes les franchises NFL. 39.5 plaquages pour perte lors de ses deux saisons à Houston. Top 5 de la prochaine draft NFL.

2. Christian Wilkins, DT, Sr, Clemson

Joueur emblématique et charismatique, il brille par ses frasques sur le terrain mais aussi par une incroyable polyvalence qui l’a amené à jouer à tous les postes sur la ligne défensive. 141 plaquages, 26.5 pour perte et 10.5 sacks en trois saisons sous le maillot des Tigers.

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3. Nick Bosa, DE, Jr, Ohio State

Depuis son arrivée sur le campus de Columbus (Ohio), il ne peut échapper aux comparaisons avec son frère, DE Joey Bosa (Los Angeles Chargers, NFL) ce qui ne l’a pas empêché de monter en puissance jusqu’à être considéré aujourd’hui comme le meilleur pass rusher du pays. 13.5 sacks et 26 plaquages pour perte lors de ses deux premières saisons à Ohio State.

4. Dexter Lawrence, DT, Jr, Clemson

Véritable force de la nature, il fait régulièrement face à des blocks à deux ce qui ne l’a pas empêché de réussir 95 plaquages dont 11 pour perte depuis ses débuts à Clemson en 2016.

5. Clelin Ferrell, DE, Jr, Clemson

Redshirté en 2015 lors de sa saison freshman, il n’a cessé de progresser depuis son arrivée à Clemson avant de devenir le pass rusher #1 de la meilleure ligne défensive du pays. 66 plaquages, 18 pour perte et 9.5 sacks en 2017.

6. Rashan Gary, DE, Jr, Michigan

Prospect #1 du recrutement 2016, il a connu des débuts difficiles avant d’exploser complètement l’an passé. Ses statistiques ne reflètent pas l’influence qu’il a sur le jeu. 66 plaquages, 12 pour perte en 2017.

7. Raekwon Davis, DE, Jr, Alabama

Defensive end au gabarit impressionnant, il a répondu aux espoirs fondés en lui lors de son recrutement en devenant le meilleur sacker des champions nationaux en titre. 8.5 sacks en 2017.

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8. Jeffery Simmons, DT, Jr, Mississippi State

Probablement le joueur le moins connu de ce Top 10, il est peut-être le defensive tackle le plus sous-estimé de la redoutable conférence SEC. Il forme un duo très complémentaire avec DE Montez Sweat. 12 plaquages pour perte en 2017.

9. Dre’Mont Jones, DT, Jr, Ohio State

Il aurait pu se présenter à la draft NFL après trois ans passés sur le campus de Columbus (Ohio) mais il a préféré faire son retour une saison de plus pour s’affirmer comme un potentiel 1er tour de draft en 2018. 71 plaquages dont 9 pour perte en deux saisons sous le maillot des Buckeyes.

10. Marlon Davidson, DE, Jr, Auburn

Défenseur au moteur incroyable, il brille également grâce à sa polyvalence. Régulièrement utilisé à l’extérieur comme DE ou à l’intérieur comme DT, il a réussi 42 plaquages, dont 6 pour perte et 3 sacks en 2017. Potentiel 1er tour de draft NFL en 2019.

11. Sutton Smith, DE, Jr, Northern Illinois

Meilleur sacker (14) du pays en 2017, il a également terminé #1 au niveau FBS l’an passé pour le nombre de plaquages pour perte (29.5). Il devrait encore terroriser la conférence MAC en 2018 avant de faire le saut chez les pros la saison prochaine.

12. Derrick Brown, DT, Jr Auburn

Après une saison freshman prometteuse, il a pris ses responsabilités l’an passé pour devenir le général de la ligne défensive des Tigers d’Auburn. Avec DT Dontavious Russell, il forme le meilleur tandem de defensive tackles du pays. 57 plaquages, 9.5 pour perte, 3 sacks en 2017.

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13. Greg Gaines, DT, Sr, Washington

C’est l’âme et le coeur de la défense des Huskies de Washington. Suite au départ de DL Vita Vea pour la NFL, toute l’attention sera désormais sur lui en 2018. 30 plaquages, 5.5 pour perte et 1.5 sacks en 2017.

14. Austin Bryant, DE, Sr, Clemson

Après avoir réussi sa meilleure saison en carrière en 2017, il a pris tout le monde par surprise en annonçant son retour à Clemson pour sa saison senior. 50 plaquages, 15.5 pour perte et 8.5 sacks en 2017.

15. Jerry Tillery, DT, Sr, Notre Dame

Son gabarit impressionnant et sa détermination à toute épreuve en a fait un titulaire indiscuté au sein de la défense des Fighting Irish lors des deux dernières saisons. 56 plaquages, 9 pour perte et 4.5 sacks en 2017.

16. Montez Sweat, DE, Sr, Mississippi State

Ancienne recrue de Michigan State passé par le niveau Junior College avant de rebondir à Mississippi State l’an dernier, il s’est révélé comme l’un des pass rushers les plus doués de sa génération. 105 sacks en 2017.

17. Cece Jefferson, DE, Sr, Florida

Opéré de l’épaule au cours du printemps, il devrait faire son retour à 100% à l’occasion de l’ouverture de la saison 2018. 13.5 plaquages pour perte et 4.5 sacks l’an dernier.

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18. Ben Banogu, DE, Sr, Texas Christian

Transféré de Louisiana-Monroe à Texas Christian en 2016, il a remporté le titre de Newcomer of the Year dans la conférence Big 12. 55 plaquages, 16.5 pour perte et 8.5 sacks en 2017.

19. Ricky Walker, DT, Sr, Virginia Tech

Après avoir attendu son tour pendant deux saisons, il est devenu un titulaire indéboulonnable l’an dernier. Peut-être l’un des meilleurs run blockers du pays. 12 plaquages pour perte et 4.5 sacks l’an dernier.

20. Chase Winovich, DE, Sr, Michigan

Dans l’ombre de DT Rashan Gary (voir plus haut), il s’est pourtant affirmé comme un élément indispensable au sein de la 3ème meilleure défense du pays l’an dernier. 18 plaquages pour perte et 8 sacks en 2017.

21. Joe Jackson, DE, Jr, Miami

Titularisé à 12 reprises l’an passé pour sa saison sophomore, il sera la pass rusher #1 des Hurricanes de Miami en 2018. Peut-être le defensive end avec le plus gros upside de Top 25. 23 plaquages pour perte et 15 sacks en deux saisons.

22. Olive Sagapolu, DT, Sr, Wisconsin

Probablement le nose guard le plus imposant du pays, il s’est fait connaitre médiatiquement en exécutant un incroyable back flip sur la plage au cours du printemps.

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23. Landis Dunham, DE, Sr, Texas A&M

Peut-être pas aussi dominant que son prédécesseur chez les Aggies, DE Myles Garrett, mais sa production l’an dernier fût proche de celle de l’ancien pass rusher de Texas A&M. 11 sacks en 2017.

24. Curtis Weaver, DE, So, Boise State

Véritable révélation de la saison passée dans la Mountain West, il a réussi 9 sacks pour les Broncos de Boise State dès sa saison freshman. Régulièrement comparé à l’ancien Bronco, DeMarcus Lawrence (Dallas Cowboys, NFL).

25. Dontavius Russell, DT, Sr, Auburn

Annoncé comme la prochaine superstar des Tigers, il a connu une progression plus lente que prévu avant de devenir l’un des defensive tackles les plus redoutés de la conférence SEC. 46 plaquages, 6.5 pour perte et 3 sacks.

Sr: Senior; Jr: Junior; So: Sophomore; Fr: Freshman

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Top 25 des meilleurs joueurs de ligne offensive en 2018

Titulaire depuis 3 ans au sein de l’attaque des Tigers de Clemson, LT Mitch Hyatt est classé #1 de notre traditionnel classement des meilleurs joueurs de ligne offensive à l’aube de la prochaine saison

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A trois mois de l’ouverture de l’exercice 2018, The Blue Pennant vous propose son traditionnel classement des meilleurs joueurs de ligne offensive de l’élite du College Football avant le coup d’envoi de la prochaine saison.

1. Mitch Hyatt, OT, Sr, Clemson

Si les Tigers sont encore et toujours candidats au titre national, c’est aussi en grande partie grâce à l’effet stabilisateur qu’apporte un joueur comme OT Mitch Hyatt sur la ligne offensive. Après avoir protégé QB Deshaun Watson pendant deux ans, il a permis l’excellente saison de QB Kelly Bryant l’an passé et devrait être le meilleur allié du true freshman QB Trevor Lawrence si ce dernier était finalement titularisé en 2018. Un roc à la mobilité incroyable.

2. Beau Benzschawel, OG, Sr, Wisconsin

Après avoir débuté sa carrière NCAA comme tackle, il a glissé à l’intérieur de la meilleure ligne offensive du pays pour en devenir en devenir même l’un des maillons principaux. Probablement le meilleur run blocker du pays, il a joué un grand rôle dans l’éclosion accélérée de RB Jonathan Taylor en 2017.

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3. Dalton Risner, OT, Sr, Kansas State

Il sera surement un joueur de centre chez les professionnels mais son charisme et sa polyvalence en font actuellement l’un des meilleurs offensive tackles du pays. Il excelle surtout sur les run blocks.

4. Sam Mustipher, C, Sr, Notre Dame

La Tradition des solides joueurs de ligne offensive provenant de Notre Dame se poursuit avec le meilleur joueur de centre de sa génération : Sam Mustipher. Joueur ultra-expérimenté, il débutera sa 3ème saison comme titulaire au sein de l’attaque des Fighting Irish. Il a récemment favorisé l’éclosion de RB Josh Adams et pourrait jouer un rôle clé dans celle du senior RB Dexter Williams.

5. Jonah Williams, OT, Jr, Alabama

Impossible d’imaginer ce classement sans un joueur du Crimson Tide dans le Top 5. Dans la pure tradition des left tackles sortis d’Alabama ces dernières saisons (Cyrus Kouandjio, Cam Robinson), il est déjà promis à un bel avenir au niveau NFL. Athlète intelligent, il excelle aussi bien sur le run block que la pass protection. Sa polyvalence et sa mobilité lui ont permis de jouer à plusieurs postes sur la ligne offensive des champions nationaux.

6. Trey Adams, OT, Sr, Washington

Sa saison 2017 s’est arrêtée nette lorsqu’une rupture du ligament antérieur du genou droit l’a écarté des terrains après avoir été titularisé à 30 reprises d’affilée. Il est considéré par de nombreux scouts comme le tackle le plus NFL-Ready de ce classement.

7. Toa Lodenbahn, C, Sr, USC

Blocker ultra-polyvalent, il a déjà évolué à quatre postes différents sur le ligne offensive des Trojans de USC. Après avoir protégé QB Sam Darnold comme left tackle l’an passé, il glissera à l’intérieur au poste de centre en 2018.

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8. Nate Herbig, OG, Jr, Stanford

Sélectionné dans la première équipe All-Pac-12 l’an passé, il sera de retour afin d’ouvrir des brêches pour le meilleur running back du pays, RB Bryce Love.

9. Michael Jordan, OG, Jr, Ohio State

Opéré de l’épaule durant l’intersaison, il sera rétabli à 100% pour le début de la saison 2017 en passant du poste de left guard à celui de right guard. En constante progression depuis qu’il s’est fait une place de titulaire dès son année freshman, en 2016.

10. David Edwards, OT, Jr, Wisconsin

Ancien tight-end reconverti au poste de right tackle, il est devenu l’un des meilleurs joueurs à son poste ce qui lui a valu une sélection dans l’équipe All-American en 2017. Fantastique run blocker, il doit encore améliorer sa pass protection.

11. Greg Little, OT, Jr, Ole Miss

Si sa technique de main demande encore à être peaufinée, il possède toutes les capacités athlétiques et le potentiel pour se faire une place tout en haut des big boards de nombreuses franchises NFL en vue de la draft 2019. Son modèle ? Laremy Tunsil.

12. Greg Pierschbacher, C, Sr, Alabama

Dans l’ombre de plusieurs stars du Crimson Tide qui ont fait le saut chez les professionnels, il a été titularisé à 42 reprises au poste de left guard avant de glisser au centre en 2018 pour palier au départ de Bradley Bozeman. Peut-être le meilleur run blocker de la conférence SEC.

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13. Michael Deiter, OG, Sr, Wisconsin

Véritable phénomène au sein de l’attaque des Badgers, il a joué à tous les postes sur la ligne offensive avant de s’établir comme left guard pour cette saison 2018 après avoir succédé à Ryan Ramczyk au poste de left tackle la saison dernière.

14. Trey Smith, OT, So, Tennessee

Il a été le rayon de soleil d’une équipe des Volunteers de Tennessee aux abois en 2017. Ancien prospect 5-étoiles, il possède un potentiel énorme sur lequel pourrait compter le nouveau coach, Jeremy Pruitt.

15. Justin Falcinelli, C, Sr, Clemson

Il n’a pas accordé le moindre sack en 14 titularisations et plus de 900 snaps l’an dernier. Un monstre. Moins connu médiatiquement que son coéquipier LT Mitch Hyatt, il demeure l’une des forces majeures de l’excellente ligne offensive des champions de conférence ACC en titre.

16. Hjalte Froholdt, OG, Sr, Arkansas

Il avait été recruté par les Razorbacks comme defensive lineman, c’est finalement de l’autre côté du ballon qu’il est devenu l’un des meilleurs joueurs de la conférence SEC à son poste. 25 titularisations consécutives au poste de left guard.

17. Alex Bars, OG, Sr, Notre Dame

Il n’est peut-être pas aussi talentueux et imposant que son ancien coéquipier, Quenton Nelson, mais il a su se développer comme l’une des références du pays au poste de right guard.

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18. Ben Powers, OG, Sr, Oklahoma

Il forme peut-être la meilleure paire de guards du pays avec son coéquipier, OG Dru Sarmia (voir ci-dessous). Deux fois sélectionné dans le 2ème équipe All-Big 12, il a été titularisé à 22 reprises lors des deux dernières saisons.

19. Tyler Biadasz, C, So, Wisconsin

Révélation de la saison passée au sein de la meilleure ligne offensive du pays, il été sélectionné dans l’équipe Freshman All-American. Tout laisse penser qu’il va poursuivre sa progression avant peut-être de devenir le meilleur joueur de centre du pays en 2019.

20. Martez Ivey, OT, Sr, Florida

Joueur ultra-expériementé (31 titularisations avec les Gators), il possède une formidable polyvalence qui lui a permis d’évoluer comme tackle ou comme guard depuis son arrivée à Florida. Ancien prospect 5-étoiles, il devra encore améliorer sa mobilité pour convaincre qu’il peut briller chez les pros.

21. Ryan Bates, OG, Jr, Penn State

Probablement le meilleur blocker en situation de passe de la conférence Big Ten. Rarement mis en difficulté, il possède une excellente technique de mains et une mobilité précieuse.

22. Connor McGovern, C, Jr, Penn State

Il a régulièrement brillé pour ses qualités de run blocker en 2017 permettant la sensationnelle saison de RB Saquon Barkley. C’est également un précieux soutien pour QB Trace McSorley sur la pass protection mais son manque de puissance devra être corrigée s’il veut passer un cap.

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23. Dru Samia, OG, Sr, Oklahoma

Avec ses 34 titularisations au sein de la ligne offensive des Sooners, il est l’un des leaders respectés de l’attaque d’Oklahoma. Régulièrement utilisé comme right tackle lors de sa saison freshman, il est plus à l’aise à l’intérieur.

24. Chris Lindstrom, OT, Sr, Boston College

Après avoir été titularisé au poste de right guard à 22 reprises, il a glissé sur l’extérieur en 2017 devenant l’une des pièces maitresses de la surprenante ligne offensive de Boston College. Il a notamment régulièrement ouvert des brèches pour RB A.J. Dillon.

25. Jesse Burkett, C, Sr, Stanford

C’est un vrai phénomène. En plus d’être un blocker complet pour QB K.J. Costello, il excelle au niveau académique en science cognitive et en japonais.

OT: Offensive Tackle; OG: Offensive Guard; C: Center; Sr: Senior; Jr: Junior; So: Sophomore; Fr: Freshman

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Top 25 des meilleurs receveurs en 2018

Receveur polyvalent au gabarit déjà prêt pour la NFL, WR A.J. Brown des Rebels d’Ole Miss est le #1 de notre traditionnel classement des meilleurs receveurs à l’aube de la prochaine saison.

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A trois mois de l’ouverture de l’exercice 2018, The Blue Pennant vous propose son traditionnel classement des meilleurs receveurs de l’élite du College Football avant le coup d’envoi de la prochaine saison.

1. A.J. Brown, Jr, Ole Miss

Receveur polyvalent, il peut sévir en profondeur le long de la sideline ou se transformer en un receveur de possession dans le trafic. Meilleur receveur de la conférence SEC en 2017 avec 75 réceptions pour 1252 yards et 11 TD, il a réussi plus de 150 yards sur réception lors de 5 des 6 victoires des Rebels en 2017. WR A.J. Brown est peut-être aujourd’hui le prospect NFL le plus prometteur de la conférence SEC.

2. David Sills V, Sr, West Virginia

Ancien quarterback recruté par Lane Kiffin à USC à l’âge de 13 ans, il s’est finalement affirmé au niveau national… comme receveur à West Virginia ! L’an passé, il été sélectionné à l’unanimité dans la 1ère équipe All-Big 12 au terme d’une saison 2017 qu’il a terminée avec un total de 18 TD sur réception (#1 du pays). Cible préférée de QB Will Grier dans la end-zone, il possède des mains incroyablement sûres ce qui compense son manque de vitesse de pointe. Il formera avec WR Gary Jennings l’un des meilleurs tandems de receveurs du pays en 2018. Finaliste pour le Biletnikoff Award l’an passé, il sera encore l’un des favoris pour remporter ce trophée remis chaque année au meilleur receveur de la saison.

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3. Stanley Morgan Jr, Sr, Nebraska

Fils de l’ancien receveur NFL (Patriots, Colts), Stanley Morgan, il fait son retour chez les Cornhuskers après s’être développé, l’an passé, comme l’un des receveurs les plus performants de la conférence Big Ten. D’ailleurs, il a établi un nouveau record de l’université Nebraska avec un total de 986 yards sur réception. L’arrivée de coach Scott Frost pourrait lui permettre d’exploser complètement en 2018. 61 passes captées et 10 TD en 2017.

4. Deebo Samuel, Sr, South Carolina

Joueur électrique bâti comme un running back, il a inscrit 6 TD sur réception et 2 TD sur retour de kickoff lors des 3 premiers matchs de la saison dernière (!)… avant de manquer les 10 matchs suivants en raison de diverses blessures. Après avoir tourné à 33 points en moyenne lors de ces 3 matchs, l’attaque des Gamecocks est tombée à 22.6 points en moyenne par match par la suite. Tout est dit.

5. Marquise Brown, Jr, Oklahoma

Le départ pour la NFL de TE Mark Andrews fait de lui l’ultime playmaker de l’attaque aérienne des Sooners. Surnommé « Hollywood » pour son attitude de showman, il est devenu la cible préférée de Baker Mayfield sur les passes capitalisant sur sa vitesse folle pour réussir 7 réceptions de plus de 50 yards l’an passé. Il sera l’atout #1 de QB Kyler Murray en 2018. 57 réceptions, 1095 yards et 7 TD en 2017.

6. Parris Campbell, Sr, Ohio State

Ancien champion d’athlétisme en salle, il possède une vitesse exceptionnelle ce qui en fait une arme redoutable sur les tracés de type Flat dans son rôle de H-Back. Ses statistiques ne représentent pas bien l’influence qu’il a sur le tempo de l’attaque des Buckeyes mais ses courses en profondeur ont souvent ouvert des brèches pour le jeu au sol. 40 réceptions, 584 yards et 3 TD en 2017.

7. Ahmmon Richards, Jr, Miami

Ralenti dans son développement en 2017 en raison de multiples blessures (cuisse, ménisque), il a pour ambition de rebondir à partir de septembre prochain avant de probablement tenter sa chance chez les pros. Sélectionné dans l’équipe Freshman All-American en 2016 et considéré comme le receveur le plus rapide de la conférence ACC, il devrait retrouver son statut de WR#1 dans un groupe de receveurs des Hurricanes très prometteurs.

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8. Anthony Johnson, Sr, Buffalo

Ses 1356 yards sur réception réussis en 2017 font de lui le receveur le plus prolifique de retour en 2018 au niveau FBS. Cousin de DE Jadeveon Clowney (Houston Texans, ex-South Carolina), il possède la taille et l’explosivité pour attirer les convoitises de plusieurs franchises NFL en avril 2019. 76 réceptions pour 14 TD en 2017.

9. N’Keal Harry, Jr, Arizona State

Meilleur receveur de la conférence Pac-12 de retour en 2018 après avoir réussi 82 réceptions pour 1142 yards, il possède d’excellentes mains et profite régulièrement de son gabarit grâce à un remarquable contrôle de son corps dans les airs. Il sera peut-être le seul à surnager dans une médiocre équipe d’Arizona State.

10. Juwan Johnson, Jr, Penn State

Avec les départs de 4 des 6 meilleurs receveurs des Nittany Lions durant l’intersaison, il devrait profiter de son nouveau rôle de WR#1 pour poursuivre sa progression après une campagne sophomore prometteuse. L’an passé, il s’est révélé médiatiquement en captant la passe de TD de la victoire à Iowa dans les dernières secondes de la rencontre avant de réussir 22 réceptions lors de ses 4 derniers matchs. 54 réceptions, 701 yards, 1 TD.

11. Denzel Mims, Jr, Baylor

Profitant des blessures de plusieurs joueurs des Bears l’an passé, il a saisi l’opportunité pour devenir le go-to guy du jeu aérien des Bears. Certes, il ne prendra personne par surprise en 2018 mais sa vitesse supersonique (ancien champion de l’État du Texas sur 200m) devrait lui permettre de confirmer l’excellente impression qu’il a laissée l’an dernier. 61 réceptions, 1087 yards et 8 TD en 2017.

12. Jaylen Smith, Sr, Louisville

Alors que tout le monde attendait son départ pour la NFL au terme de sa saison junior, il a finalement décidé de revenir à Louisville pour une dernière année afin d’améliorer son route running. Cible préférée de QB Lamar Jackson lors des deux dernières saisons, il sera le leader du solide groupe de receveurs des Cardinals. 60 réceptions, 980 yards et 7 TD en 9 matchs joués en 2017.

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13. Jerry Jeudy, So, Alabama

Alabama a perdu les receveurs Calvin Ridley, Robert Foster et Cam Sims durant l’intersaison ouvrant ainsi la voie à l’ancien prospect 5-étoiles du recrutement 2017, WR Jerry Jeudy. Peu utilisé l’an passé, il a un potentiel énorme et semble prêt à prendre son envol comme cible privilégiée de QB Tua Tagovailoa. Symbole de la nouvelle génération de receveurs du Crimson Tide, il possède des mains sûres et suit d’excellents tracées.

14. Terry Godwin, Sr, Georgia

L’an passé, il a terminé la saison comme 2ème meilleur receveur des Bulldogs pour la 3ème année consécutive. Tout le monde se souvient de sa superbe réception à une main qui fût l’un des tournants de la saison de Georgia. 38 réceptions, 639 yards et 6 TD en 2017.

15. Tyler Vaughns, So, USC

Phénoménal en 2ème partie de saison dernière, il est prêt pour devenir la prochaine sensation des Trojans de USC au poste de receveur. 57 réceptions, 809 yards et 5 TD en 2017 pour sa saison freshman.

16. Felton Davis III, Sr, Michigan State

Pratiquement impossible de défendre contre lui en raison de son gabarit imposant. Sa progression sur ses tracés et ses mains sûres lui ont permis de devenir l’un des receveurs les plus redoutés de la conférence Big Ten. Il avait joué un rôle primordial lors de la victoire surprise de Michigan State sur Penn State l’an passé (12 réceptions, 181 yards). 55 réceptions, 776 yards, 9 TD en 2017.

17. Gary Jennings, Sr, West Virginia

Dans l’ombre du #2 de ce classement à West Virginia, il fût pourtant le 4ème meilleur receveur du pays en 2017 avec ses 97 réceptions. Peut-être le meilleur slot receiver du pays. 1096 yards et 1 TD en 2017.

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18. Emmanuel Hall, Sr, Missouri

Redoutable receveur de profondeur, il a terminé la saison passée avec une moyenne de 24.8 yards par réception. Avec le départ de WR J’Mon Moore, il sera la cible #1 du meilleur quarterback de la conférence SEC, QB Drew Lock. 33 réceptions, 817 yards et 8 TD en 2017.

19. Hakeem Butler, Jr, Iowa State

WR Allen Lazard étant désormais diplômé, c’est à WR Hakeem Butler de prendre le relais dans le jeu aérien des Cyclones. Avec son 1m98 et son accélération de feu, il pourrait être l’un des playmakers les plus explosifs de la conférence Big 12 en 2018. 41 réceptions, 697 yards et 7 TD en 2017.

20. Tee Higgins, So, Clemson

Comparé à Mike Williams (San Diego Chargers, NFL) depuis son arrivée en Caroline du Sud, il a démontré tout son talent au cours des derniers spring practices et tout indique qu’il sera la prochaine superstar de la Wide Receiver U. 17 réceptions pour 345 yards et 2 TD en 2017.

21. Ryan Davis, Sr, Auburn

Extrêmement fiable comme receveur de possession ou en profondeur mais également comme blocker, il a battu l’an passé le record de l’université Auburn pour le nombre de réceptions réussies en une saison (84). 815 yards et 5 TD en 2017.

22. Kelvin Harmon, Jr, North Carolina State

Avec son compère QB Ryan Finley, il sera peut-être le meilleur duo QB-WR de la conférence ACC en 2018. Il fût le meilleur receveur du Wolfpack l’an passé avec 1017 yards sur réception et tout indique que ses statistiques vont encore gonfler l’an prochain en raison du départ WR Jaylen Samuels. 69 réceptions et 4 TD en 2017.

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23. Albert Okwuegbunam (TE), So, Missouri

Tight-end à l’énorme envergure, il sera encore un cauchemar pour les linebackers et les safeties adverses. Les scouts NFL en rêvent déjà. 29 réceptions pour 415 yards et 11 TD en 2017.

24. J.J. Arcega-Whiteside, Sr, Stanford

Ultime receveur de possession, il sera la cible préférée du prometteur QB K.J. Costello en 2018. Il possède peut-être les mains les plus sûres de la conférence Pac-12. 48 réceptions, 781 yards et 9 TD en 2017.

25. Nyqwan Murray, Sr, Florida State

Absent des spring practices pour une blessure du genou, il possède la vitesse et la combativité pour devenir l’un des meilleurs receveurs de la conférence ACC. 40 réceptions, 604 yards, 4 TD en 2017.

Sr: Senior; Jr: Junior; So: Sophomore; Fr: Freshman

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Top 25 des meilleurs running backs en 2018

De retour à Stanford après une saison 2017 record, RB Bryce Love est le #1 de notre traditionnel classement des meilleurs running backs à l’aube de la prochaine saison.

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Le retour inattendu de RB Bryce Love pour sa saison senior avec Stanford et l’émergence d’une génération exceptionnelle symbolisée par les sophomores RB Jonathan Taylor (Wisconsin), RB A.J. Dillon (Boston College) et RB J.K. Dobbins (Ohio State) nous rappellent que le poste de running back ne manquera pas de talent en 2018.

Avec deux joueurs présents dans ce classement, le Crimson Tide d’Alabama sera encore une fois la référence au niveau national sur ce poste. RB Damien Harris et RB Najee Harris formeront un tandem de choc pour les champions en titre. Le duo RB J.K. Dobbins / RB Mike Weber (Ohio State) pourrait également faire des dégâts dans la conférence Big Ten tout comme RB Travis Etienne et RB Tavien Feaster avec les Tigers de Clemson.

Comme chaque année, The Blue Pennant vous propose son traditionnel classement des meilleurs running backs de l’élite du College Football à moins de trois mois du coup d’envoi de la prochaine saison.

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1. Bryce Love, Sr, Stanford
Il y a tout juste un an, il avait le défi de succéder à Christian McCaffrey au poste de running back #1 du Cardinal de Stanford. Sa saison junior aura été un franc succès avec un total impressionnant de 2118 yards au sol pour 19 TD qui lui ont valu d’être un candidat pour l’obtention du trophée Heisman. Tout ça avec une blessure de la cheville qui l’a ralenti en 2ème partie de saison. Brillant étudiant en médecine, il a préféré poursuivre ses études pendant une année supplémentaire en renonçant de se présenter à la draft NFL d’avril dernier. Véritable playmaker (13 courses de plus de 50 yards en 2017), il a réussi 12 matchs à plus de 100 yards au sol l’an passé.

2. Jonathan Taylor, So, Wisconsin
Le programme de Wisconsin nous a habitué à « produire » des running backs ultra-performants… après une saison freshman exceptionnelle et prolifique, il ne fait aucun doute que Jonathan Taylor est la prochaine superstar des Badgers. Il a établi un nouveau record FBS pour un freshman avec 1977 yards au sol réussis en 2017. Il a également inscrit 13 TD et atteint le plateau des 200 yards au sol dans un match à trois reprises.

3. A.J. Dillon, So, Boston College
Il devait être la future star de Michigan, c’est finalement à Boston College que le phénoménal RB AJ Dillon a tout explosé dès sa saison freshman : 1589 yards au sol pour 14 TD et une performance d’anthologie face à Louisville (272 yards au sol). Le plus effrayant est qu’il n’a cessé de progresser tout au long de la saison terminant avec une moyenne de 179 yards au sol lors de ses 7 derniers matchs. Protégé par l’une des meilleures lignes offensives du pays, il pourrait bien être le #1 de ce Top 25 au mois de décembre prochain.

4. J.K. Dobbins, So, Ohio State
Il a su profiter d’une blessure du titulaire, RB Mike Weber (voir plus bas) pour prendre les rênes de l’attaque au sol des Buckeyes. 1403 yards et 7 TD pour une moyenne de 7.23 yards par course en 2017. Plus impressionnant, il a dépassé le plateau des 100 yards au sol face aux meilleures défenses de la conférence Big Ten (Michigan, Wisconsin, Michigan State).

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5. Myles Gaskin, Sr, Washington
Auteur d’un total de 4055 yards au sol en trois saisons jouées avec Washington, il est le meilleur coureur en activité au niveau FBS. Son objectif : réussir plus de 1300 yards au sol pour une 4ème saison d’affilée. 21 TD au sol en 2017, un record personnel.

6. Rodney Anderson, Jr, Oklahoma
Oklahoma avait perdu RB Samaje Perine et RB Joe Mixon lors de l’intersaison 2017 mais l’attaque au sol des Sooners est restée ultra-compétitive grâce à l’éclosion de RB Rodney Anderson. 1161 yards au sol pour 13 TD et une moyenne de 6.2 yards par course en 2017. Malgré la défaite d’Oklahoma, sa performance lors du dernier Rose Bowl (201 yards au sol et 3 TD) est encore dans toutes les mémoires.

7. Cam Akers, So, Florida State
Prospect 5-étoiles à sa sortie du lycée, il a réussi quelques coups d’éclat lors de sa saison freshman avec les Seminoles. Tout en partageant son temps de jeu avec RB James Patrick, il a atteint le plateau des 1000 yards au sol et réussi 7 TD en 2017. Il possède toutes les qualités pour succéder à RB Dalvin Cook dans le coeur des fans de FSU. Ses 1025 yards au sol réussis l’an passé lui ont d’ailleurs permis de battre un record de l’université pour un freshman détenu jusque-là par… Dalvin Cook.

8. Devin Singletary, Jr, Florida Atlantic
Il n’a jamais aussi bien porté son surnom (« Motor ») que l’an passé. Avec 1920 yards au sol pour un total hallucinant de 32 TD (3ème meilleure performance de l’Histoire de l’élite du College Football), il a été le catalyseur de l’attaque débridée de FAU en 2017.

9. Justice Hill, Jr, Oklahoma State
Avec les départs de QB Mason Rudolph et WR James Washington pour la NFL, il pourrait devenir le fer de lance de l’attaque des Cowboys en 2018. Après avoir réussi 1142 yards au sol lors de sa saison freshman, il a flirté avec les 1500 yards l’an passé. En plus de ses 15 TD au sol, il a ajouté 31 réceptions pour 190 yards en 2017. Un vrai playmaker.

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10. Damien Harris, Sr, Alabama
Bien que la concurrence sera forte au sein du backfield offensif du Crimson Tide, RB Damien Harris a choisi de faire son retour à Alabama pour sa saison senior. Auteur de deux saisons à plus de 1000 yards au sol malgré un temps de jeu partagé avec Bo Scarbrough, il sera l’indiscutable titulaire en 2018 tout en jouant le rôle de mentor pour la future star, RB Najee Harris (voir plus bas).

11. David Montgomery, Jr, Iowa State
Il a été le symbole de la surprenante saison des Cyclones d’Iowa State en 2017. Auteur de 1146 yards au sol pour 11 TD l’an passé, il a été responsable de 78% des yards au sol de son équipe. Running back polyvalent, il a également capté 36 passes pour un total de 8 TD.

12. D’Andre Swift, So, Georgia
Après avoir réussi 618 yards au sol et 3 TD en 2017 dans un rôle de RB#3 derrière Sony Michel et Nick Chubb, il est sur la rampe de départ pour exploser complètement en 2018. Vrai playmaker, il a réussi plus de 9 yards par course lors des 3 derniers matchs de la saison régulière 2017.

13. Travis Etienne, So, Clemson
Avec son coéquipier RB Tavien Feaster, il va former l’un des duos de running backs les plus tonitruants du pays en 2018. Auteur de 766 yards et 13 TD lors de sa saison freshman, il a accumulé les big plays l’an passé comme l’a démontré sa moyenne de 7.2 yards par course (#1 de la conférence ACC).

14. Benny Snell, Jr, Kentucky
Meilleur running back de la conférence SEC de retour en 2018, il sera le moteur d’une attaque des Wildcats qui devra apprendre à jouer avec un nouveau quarterback à sa tête. Après une saison freshman convaincante (1091 yards, 13 TD), il a poursuivi sa progression l’an passé en accumulant 1333 yards au sol pour 19 TD et en devenant le premier joueur de l’Histoire de Kentucky à réussir deux saisons consécutives avec plus de 1000 yards au sol.

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15. Aeris Williams, Sr, Mississippi State
Assurément le running back le plus sous-estimé de la conférence SEC. Malgré la présence du QB dual-threat, Nick Fitzgerald, à ses côtés, il a atteint le plateau des 1000 yards au sol (1107) pour un total de 13 TD. Tout le monde se souvient de ses 97 yards pour 2 TD réussis dans une courte défaite concédée face à Alabama.

16. Trayveon Williams, Jr, Texas A&M
Il a donné  le tempo de l’attaque au sol des Aggies lors des deux dernières saisons et l’arrivée de Jimbo Fisher (ex-Florida State) à la tête du programme texan pourrait lui permettre de franchir un cap. Malgré une petite baisse de production l’an passé (798 yards au sol), il reste l’une des valeurs sûres de l’attaque de la conférence SEC. 1057 yards au sol en 2016 pour sa saison freshman.

17. Najee Harris, So, Alabama
Son talent brut est phénoménal. Il a réussi quelques coups d’éclat lors du dernier National Championship (64 yards au sol pour une moyenne de 10.7 yards par course) qui laissent penser qu’il est probablement le prochain joyau formé par le Crimson Tide à ce poste de running back. Prospect 5-étoiles du recrutement 2017, il a réussi 370 yards et 3 TD l’an passé. En 2018, il devrait rester (ou pas) le RB#2 d’Alabama derrière RB Damien Harris avant son explosion en 2019.

18. LJ Scott, Sr, Michigan State
Prospect 4-étoiles du recrutement 2015, il a réussi trois solides saisons au sein du backfield offensif des Spartans de Michigan State (2481 yards au sol, 23 TD). Pourtant, il n’a toujours pas réussi à atteindre le plateau des 1000 yards au sol en une saison mais sa maturité et le momentum entourant l’équipe après une excellente saison 2017 pourraient lui permettre de franchir un cap en 2018.

19. Travis Homer, Jr, Miami
Il a remarquablement assumé le rôle de RB#1 suite à la perte sur blessure pour l’intégralité de la saison 2017 de RB Mark Walton face à Florida State. 966 yards et 8 TD l’an passé en une demi-saison comme titulaire. Cependant, il sera soumis à une forte concurrence avec le retour de RB DeeJay Dallas et l’arrivée du sensationnel true freshman Lorenzo Lingard.

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20. Damarea Crockett, Jr, Missouri
Sa saison 2017 a été écourtée en raison d’une blessure de l’épaule mais tout indique qu’il sera de retour à 100% pour sa saison junior. Il avait surpris tout le monde en 2016 lorsqu’il avait réussi plus de 1062 yards au sol pour 10 TD en seulement 153 portées de ballon. La présence de QB Drew Lock à la tête de l’attaque des Tigers pourrait lui permettre d’évoluer sans pression.

21. Miles Sanders, Jr, Penn State
Le défi est insurmontable : remplacer Saquon Barkley ! Toutefois, cet ancien prospect 5-étoiles du recrutement 2016 possède un talent fou et il pourrait s’affirmer rapidement comme l’arme fatale du jeu au sol des Nittany Lions en 2018. Peut-être la révélation de la saison dans la conférence Big Ten.

22. Juwan Washington, Jr, San Diego State
Avec sa présence, San Diego State pourrait terminer la campagne 2018 avec un coureur à plus de 1000 yards au sol pour la 9ème saison d’affilée. Coach Rocky Long a le talent pour développer des running backs ultra-efficaces et Juwan Washington a le profil pour devenir la prochaine vedette des Aztecs. 759 yards au sol et 7 TD en seulement 127 portées de ballon l’an passé.

23. Jalin Moore, Sr, Appalachian State
Il vient de réussir deux saisons en dépassant le plateau des 1000 yards au sol et bien qu’il ait manqué deux matchs en 2017, il a terminé meilleur coureur de la conférence Sun Belt avec une moyenne de 94.3 yards par match. 24 TD au sol en trois saisons à Appalachian State.

24. Mike Weber, Jr, Ohio State
Meilleur coureur des Buckeyes d’Ohio State lors de sa saison freshman, en 2016, tout indiquait qu’il allait tout casser en 2017… avant qu’une blessure de la cuisse limite sa contribution l’an passé. Pire, il a ouvert la voie au true freshman RB J.K. Dobbins qui a saisi l’opportunité de devenir le RB#1 des champions de conférence Big Ten en titre. Toutefois, il sera complétement rétabli pour démarrer la saison avec la détermination de récupérer son statut de #1. 626 yards et 10 TD en 2017.

25. Karan Higdon, Sr, Michigan
Malgré les carences évidentes de la ligne offensive des Wolverines l’an passé, il a terminé la saison 2017 avec un total de 994 yards au sol et 11 TD pour une moyenne de 6.1 yards par course. Au coeur d’une équipe plus expérimentée, il pourrait également bénéficier de la présence de QB Shea Patterson pour semer la terreur dans la conférence Big Ten.

Sr: Senior; Jr: Junior; So: Sophomore; Fr: Freshman

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