Suivez-nous

Preview

The Big Game : Ohio State vs Michigan

Publié

le

Enfin ! On ne parle que de lui dans la Big Ten, et presque dans tout le pays, depuis le coup d’envoi de cette saison au début du mois de septembre. LE match qui pour cette fois empruntera le nom de la légendaire rivalité entre Stanford et California, on ne peut plus équivoque : « The Game ».

Élue en l’an 2000 « plus grande rivalité sportive d’Amérique du Nord » par ESPN, l’affrontement entre les Wolverines de #3 Michigan et les Buckeyes de #2 Ohio State prendra cette saison une dimension rarement atteinte étant donné le classement des deux programmes et l’enjeu sportif considérable, rien de moins qu’une qualification quasi-assurée pour le College Football Playoff pour le vainqueur. La saison passée, pour le premier duel à distance entre Urban Meyer et Jim Harbaugh, les Buckeyes avaient humilié les Wolverines à Ann Arbor (42-13), inutile de dire que l’envie de revanche sera bien présente du côté de Michigan pour le deuxième épisode de ce qui pourrait devenir l’une de plus grandes rivalités entre deux coachs de l’histoire du football universitaire.

Pour cette dernière semaine de saison régulière (Big 12 exceptée), la traditionnelle « Rivalry week », le programme est particulièrement dense avec des rencontres comme #5 Washington @ # 23 Washington State (l’« Apple Cup »), #13 Auburn @ #1 Alabama (l’« Iron Bowl ») ou encore #15 Florida @ #14 Florida State. Néanmoins, aucun autre match ne pourra faire de l’ombre à l’énorme affrontement entre Michigan et Ohio State, et tous les fans et observateurs de football américain universitaire auront évidemment les yeux tournés vers le Horseshoe de Columbus !

ENJEUX DU MATCH

A première vue, l’enjeu est simple : le vainqueur de cette rencontre fera un immense pas vers les playoffs, au vu des derniers classements du comité. Dans la course au titre de division Est de la Big Ten, les choses sont un peu plus compliquées : les Wolverines remporteront la division et iront en finale de conférence s’ils battent les Buckeyes. Si Ohio State l’emporte face aux boys de Jim Harbaugh, ils remporteront la division à condition que Penn State trébuche face à Michigan State dans le même temps. Car si Ohio State ET Penn State gagnent tous les deux, le titre de division sera pour les Nittany Lions, vainqueur lors de leur affrontement direct (24-21) le 22 octobre dernier. Ces derniers iraient donc jouer la finale de conférence contre Wisconsin ou Nebraska. Et le champion de la conférence sera bien entendu, sauf énorme surprise, choisi par le comité pour participer au College Football Playoff. Bref, nous y verrons déjà un peu plus clair après cette « Rivalry week » !

Depuis l’arrivée de coach Jim Harbaugh sur le banc des Wolverines il y a bientôt deux ans, tous les fans de Michigan n’attendent que ça : rejouer les premiers rôles, et si possible en battant les ultra-rivaux de Ohio State ! Pour ce faire, coach Harbaugh et son staff ont mis en place, en un temps record, une véritable machine à écraser les adversaires, plus efficace que spectaculaire à l’image du Big Ten Football : jeu au sol, puissance physique, défense de fer, puissance physique, discipline, puissance physique. Rouleau-compresseur inarrêtable pendant plus de deux mois, la machine semble s’être un peu enrayée depuis deux semaines et la défaite surprise à Iowa (13-14) sur un FG à la dernière seconde, puis la victoire dans la douleur face aux modestes Hoosiers d’Indiana (20-10). Malgré cela, sur le papier les Wolverines possèdent toujours la 10ème meilleure attaque du pays avec 42.1 points inscrits en moyenne et 235.3 yds au sol/match (19ème rang national).

Le gros coup dur, qui pourrait peser très lourd dans la balance, est la blessure de QB Wilton Speight (2156 yds, 15 TD, 4 INT) subie lors de la défaite à Iowa, certains évoquant même une fracture de la clavicule jamais confirmée par le staff médical de Michigan. En uniforme sur le bord du terrain la semaine passée, on l’a même vu lancer quelques ballons à l’échauffement avant de regarder la victoire de ses coéquipiers de la touche; coach Jim Harbaugh a affirmé cette semaine qu’il allait de mieux en mieux et que la décision de le faire jouer ou non à Columbus serait une décision de dernière minute. Révélation de la saison où il a su montrer qu’il était plus qu’un simple game manager, QB Wilton Speight a limité les pertes de balle et ajouté une dimension verticale à une attaque qui en manquait cruellement ces dernières années. Son remplaçant, QB John O’Korn (173 yds, 2 TD), n’a pas franchement rassuré la semaine passée face à Indiana mais a su sortir quelques big plays dans les moments importants pour garder son équipe dans le match et mener le programme d’Ann Arbor à la victoire. Avec 59 minuscules yards à la passe sur la rencontre, sa prestation a marqué la pire performance aérienne de l’attaque des Wolverines depuis 15 ans, même si sa tâche ne fut pas facilitée par des conditions difficiles avec un temps particulièrement froid et venteux. Il est donc probable que les fans de Michigan seront nombreux à prier cette semaine pour un prompt rétablissement de QB Wilton Speight !

Heureusement, la principale force de frappe de cette escouade offensive est de loin le jeu au sol, avec plusieurs coureurs capables de perforer les défenses adverses. Principale menace : RB De’Veon Smith (750 yds, 10 TD) qui sort juste de son meilleur match en carrière (158 yds, 2 TD) contre Indiana. Derrière lui, trois solides gaillards avec le freshman RB Chris Evans (547 yds, 3 TD, 7.4 yds/course), le senior RB Ty Isaac (417 yds, 5 TD) et le sophomore RB Karan Higdon (417 yds, 6 TD) dont la rotation bien huilée permet d’épuiser puis d’écraser les adversaires. On notera bien évidemment les quelques piges en attaque de l’époustouflant LB/DB/RB/KR/etc Jabrill Peppers (163 yds, 3 TD) qui semble pouvoir jouer tous les postes sur le terrain ! Sur les côtés de l’attaque, trois joueurs portent principalement la menace aérienne : WR Amara Darboh (758 yds, 6 TD) est la cible favorite du quarterback, le capitaine TE Jake Butt (460 yds, 4 TD) est sans doute l’un des tous meilleurs tight-ends du pays et WR Jehu Chesson (458 yds, 2 TD) peut également se montrer dangereux. Face au redoutable secondary des Buckeyes, leur tâche ne sera pas facile mais leur réussite dépendra surtout de l’identité du quarterback titulaire.

De l’autre côté du ballon, un chiffre donne tout de suite le ton : avec seulement 10.9 points encaissés/match, les Wolverines possèdent tout simplement la meilleure défense du pays ! La pire performance de l’escouade ? Lors du succès relativement aisé contre Colorado en 3ème semaine (45-28). Avec la victoire contre les rivaux de Michigan State (32-23), ce sont tout simplement les deux seuls matchs où la défense des Wolverines a encaissé plus de 20 points. Sur les 11 matchs joués cette saison, on en compte 7 (!) où les adversaires ont inscrits 10 points ou moins, ce qui montre un peu le niveau de talent de l’escouade du coordinateur Don Brown. Les pass-rushers DE Chris Wormley (34 plaquages, 5 sacks), DE Chase Winovich (33 plaquages, 5 sacks, 1 fumble forcé) et DE Taco Charlton (29 plaquages, 6 sacks) harcèlent les quarterbacks adverse, tandis qu’au milieu de la ligne défensive NT Ryan Glasgow (37 plaquages, 3 sacks, 1 FF), DT Maurice Hurst (30 plaquages, 3 sacks) et le true freshman DT Rashan Gary (26 plaquages, 1 sack) stoppent tout ce qui passe à leur portée. Le second rideau est emmené par la superstar LB Jabrill Peppers (65 plaquages dont 16 pour perte, 4 sacks, 1 FF) qui réalise une saison exceptionnelle. A l’aise partout sur le terrain, ses capacités athlétiques hors du commun font de lui un joueur unique et spectaculaire que coach Jim Harbaugh n’a pas hésité à comparer au légendaire athlète Jim Thorpe, joueur professionnel de football, baseball et basketball au début du siècle dernier mais également médaillé d’or olympique aux épreuves de pentathlon et décathlon lors des jeux d’été 1912 à Stockholm ! A ses côtés, LB Ben Gedeon (94 plaquages, 3.5 sacks) est le meilleur plaqueur de l’équipe et LB Mike McCray (63 plaquages, 3.5 sacks, 1 INT, 1 FF) complète un groupe redoutable et redouté, peut-être le meilleur front seven de tout le pays qui ne comptabilise pas moins de 36 sacks (8ème rang national). Le secondary excelle également même si la Big Ten n’est pas réputée pour son jeu aérien flamboyant : S Dymonte Thomas (59 plaquages, 1 INT) et S Delano Hill (40 plaquages, 3 INT, 1 FF) forment une paire de safety expérimentée et efficace, tandis que CB Jourdan Lewis (19 plaquages, 2 INT) et CB Channing Stribling (23 plaquages, 4 INT) complètent la meilleure défense aérienne du pays : seulement 137 yds accordés/match cette saison !

Face à cette redoutable équipe de #3 Michigan, leurs plus grands rivaux : les non moins redoutables Buckeyes de #2 Ohio State. Après un début de saison parfait qui les a vu terrasser #9 Oklahoma à Norman (45-24) puis prendre la mesure des Badgers de #6 Wisconsin à Madison (30-23), tout le monde voyait les hommes de coach Urban Meyer filer invaincus jusqu’à l’énorme clash de ce week-end contre le rival de toujours, à domicile cette fois. Mais voilà, un peu à la manière des Wolverines contre Iowa, les Buckeyes se sont pris les pieds dans le tapis du Beaver Stadium de #7 Penn State (21-24) et les Nittany Lions ont signé ce soir-là un des plus beaux upsets de la saison grâce à un field goal bloqué puis remonté jusqu’au TD à moins de 5 minutes de la fin du match ! Depuis cette désillusion, les joueurs de Columbus alternent le très bon (victoire écrasante 62-3 contre Nebraska début novembre) et le très moyen (victoires de justesse contre Northwestern 24-20 ou Michigan State 17-16 la semaine dernière), autre point commun avec les Wolverines de ces dernières semaines. Une chose est certaine concernant le match de samedi : pour espérer l’emporter, il faudra absolument évoluer à son meilleur niveau !

A la baguette de l’attaque on retrouvera évidemment QB JT Barrett (2304 yds, 24 TD, 4 INT, 722 yds au sol et 8 TD) qui malgré son inconstance reste l’un des quarterbacks dual-threat les plus dangereux du pays. Épargné par les blessures jusque-là, il affiche toutefois des statistiques moins impressionnantes que lors de sa fabuleuse saison freshman 2014 terminée par une cheville cassée lors du dernier match de saison régulière face à… Michigan à Columbus, ce qui n’empêcha pas les Buckeyes de remporter le premier titre de champion national de l’ère CFP avec QB Cardale Jones à la tête de l’attaque. A l’image de son équipe, QB JT Barrett alterne donc l’excellent (290 yds à 68.4 % et 4 TD contre Nebraska) et le médiocre (86 yds à 45.5 % et 1 TD contre Michigan State), il s’agira donc pour lui de retrouver son meilleur niveau pour faire face à la terrible défense des Wolverines. Heureusement pour son équipe, il n’est pas seul au niveau de l’attaque et peut s’appuyer sur l’une des révélations de cette saison, le freshman RB Mike Weber (1046 yds, 8 TD) qui réalise une première saison universitaire épatante. On gardera également un œil sur HB Curtis Samuel (650 yds, 7 TD au sol) qui peut toujours s’avérer précieux dans les moments difficiles mais qui se distingue surtout comme étant (et de loin) le meilleur receveur de l’équipe (790 yds, 7 TD en réception) ! Derrière lui, la menace aérienne est portée par le duo composé de WR Noah Brown (345 yds, 7 TD) et WR Dontre Wilson (343 yds, 5 TD) qui vient de rater le dernier match sur blessure mais qui devrait pouvoir tenir sa place samedi. Tous ces playmakers bénéficient du travail d’une des meilleures lignes offensives du pays, emmenée par l’excellent OL Pat Elflein. Grâce à tout ce joli monde, l’attaque des Buckeyes pointe au 5ème rang national avec 43.8 points inscrits/match et une moyenne de 263.1 yds au sol/rencontre (8ème du pays).

Du côté de la défense le niveau est également très élevé avec une moyenne de seulement 13 points encaissés/match, ce qui classe le programme de Columbus au 3ème rang national. La ligne défensive des Buckeyes peut compter sur DE Tyquan Lewis (27 plaquages, 7.7 sacks, 3 fumbles forcés), DE Nick Bosa (23 plaquages, 4 sacks) et DE Sam Hubbard (35 plaquages, 3 sacks) pour mettre de la pression sur le lanceur adverse. Derrière eux, le génial LB Raekwon McMillan (71 plaquages, 1 sack, 2 fumbles forcés) forme la pierre angulaire du second rideau qui est complété par LB Jerome Baker (64 plaquages, 2.5 sacks, 1 INT) et LB Chris Worley (49 plaquages, 1 INT, 1 FF). Enfin, le secondary est un des tous meilleurs de la nation avec S Malik Hooker (60 plaquages, 0.5 sack, 5 INT), S Damon Webb (48 plaquages, 1 INT), CB Marshon Lattimore (33 plaquages, 4 INT) et CB Gareon Conley (19 plaquages, 3 INT) qui se chargent d’annihiler le jeu aérien adverse, les Buckeyes pointant au 5ème rang national avec un total de 17 interceptions réussies cette saison !

DUELS CLES

Une fois n’est pas coutume, le plus gros duel de cette rencontre ne sera pas un face à face direct entre deux joueurs sur le terrain, ni même entre un groupe offensif et un groupe défensif. Forcément, le duel au cœur de cette rencontre sera l’opposition grandiose entre deux génies du football, coach Urban Meyer et coach Jim Harbaugh, dont l’histoire commune ne fait peut-être que commencer. Leur destin parallèle semblait écrit à l’avance car, à une époque où les changements de coachs sont légions, peu d’entraîneurs sont capables d’incarner l’âme d’un programme comme le font à merveille ces deux-là, sur des campus où le football est quasiment élevé au rang de religion. Sur le terrain du Horseshoe ce samedi, il ne s’agira donc pas seulement de se battre pour remporter la division Est de la conférence Big Ten ou de prétendre à une place au College Football Playoff, mais bel et bien de jouer pour la fierté de son camp et de triompher d’un rival historique, ce sentiment de rivalité entre les deux programmes étant tellement fort qu’il peut être difficile à appréhender car n’ayant que peu d’équivalent dans le sport moderne, en Amérique, en Europe ou ailleurs dans le monde.

Coach Urban Meyer était prédestiné à mener les Buckeyes au sommet, lui le garçon né à Toledo (Ohio), à peine 200 km au nord de Columbus, sur la frontière avec l’état voisin du… Michigan. D’abord joueur à l’université de Cincinnati, il évolue comme defensive back pendant une saison avant de commencer le coaching en High School puis d’intégrer le staff… d’Ohio State où il commence à faire ses armes en 1986, avant d’enchaîner les postes d’entraîneur adjoint pendant 13 ans (Illinois State, Colorado State puis Notre Dame). En 2001, il devient enfin Head coach à Bowling Green où il redresse le programme de manière spectaculaire, puis prend les commandes de Utah en 2003 où il continue d’exceller. Il accède ensuite au premier « grand » poste de sa carrière en étant nommé Head coach des Gators de Florida en 2005, avec qui il remportera le titre national à deux reprises en 2006 et 2008.

Après une pré-retraite d’un an en 2011 suite à des ennuis de santé, il accepte le poste de Head coach des Buckeyes et emmène Ohio State jusqu’à une fiche parfaite de 12-0 pour sa première saison en 2012, avant de remporter un nouveau titre national en 2014 pour le tout premier College Football Playoff de l’histoire. Il possède le meilleur pourcentage de victoire pour les entraîneurs en activité depuis plus de 10 ans (85,4 % avec une fiche de 164-28) et fait partie du club très fermé des entraîneurs ayant remporté un championnat national universitaire avec deux programmes différents (avec Pop Warner, Lou Holtz et Nick Saban, excusez du peu!).

Sur l’autre banc de touche se trouve donc coach Jim Harbaugh, né à… Toledo, dans le même hôpital et moins de sept mois avant un certain Urban Meyer (Old Mercy Hospital sur Madison Avenue, pour être précis), quand on vous dit que le destin lie ces deux-là depuis le début ! Après avoir déménagé au gré des postes d’un père coach de football, il revient étudier à l’université de Michigan où il devient quarterback pour les Wolverines sous les ordres du légendaire coach Bo Schembechler de 1983 à 1986, et où il termina sa carrière de joueur universitaire par une défaite au Rose Bowl 1987 après avoir terminé 3ème dans la course au trophée Heisman cette même année. Joueur en NFL de 1987 à 2001, il entame par la suite une carrière d’entraîneur et occupe son premier poste de Head coach à l’université de San Diego (FCS) de 2004 à 2006. En 2007, il est nommé à la tête du Cardinal de Stanford où il obtient d’excellents résultats qui le propulsent ensuite directement à la tête des 49ers de San Francisco (NFL), où il échouera lors du Super Bowl 2013 face aux Ravens de Baltimore alors entraînés par son grand frère John. A la fin de l’année 2014, il est nommé en grande pompe à la tête du programme de football de Michigan.

Il a alors la lourde tâche de redonner vie à une équipe en perte de vitesse depuis plusieurs années. Le redressement intervient rapidement : il termine sa première saison sur une fiche de 10-3 et une victoire de prestige contre Florida lors du Citrus Bowl (41-7). Sa deuxième saison, la présente, marque définitivement le retour des Wolverines sur le devant de la scène nationale ; les fans du programme d’Ann Arbor n’attendant maintenant plus rien d’autre qu’un nouveau titre de champion national, le dernier en date remontant à 1997. Au sein de la Big Ten, coach Jim Harbaugh possède le deuxième meilleur pourcentage de victoire en carrière (71,6%, fiche de 78-31) derrière… coach Urban Meyer, évidemment.

Si le coach des Buckeyes a donc remporté largement la toute première opposition entre les deux hommes la saison dernière (42-13), la deuxième prévue ce week-end devrait être autrement plus disputée. Et gageons qu’il y en aura encore beaucoup d’autres à venir dans les futures saisons, les deux hommes incarnant tellement bien leur poste qu’il paraît maintenant difficile de les imaginer coacher ailleurs. Certains observateurs n’hésitent d’ailleurs pas à parler du début d’une nouvelle « Ten Year War », du nom de la rivalité entre les deux programmes entre 1969 et 1978 lorsque Woody Hayes était l’entraineur des Buckeyes et Bo Schembechler celui des Wolverines, époque où les deux équipes trustaient également les premières places des classements nationaux. Vu le niveau de recrutement des deux programmes depuis le retour de coach Jim Habraugh à Michigan, il y a effectivement toutes les chances pour que cette rivalité s’inscrive au plus haut niveau dans la durée, pour le plus grand bonheur des fans de college football que nous sommes !

FACTEUR X

Nombreux seront les playmakers présents sur le terrain de Columbus ce samedi, et parmi eux certains seront plus attendus que d’autres pour faire pencher la balance du côté de leur équipe. QB JT Barrett aura évidemment un rôle prépondérant pour l’attaque des Buckeyes, mais tout le monde aura davantage les yeux rivés sur l’étoile montante du football, la superstar des Wolverines LB Jabrill Peppers.

Le jeune joueur, véritable monstre athlétique pouvant être aligné aussi bien linebacker que receveur, coureur que safety et même returner ou quarterback, va jouer ce week-end le match le plus important de sa jeune carrière, devant plus de 100 000 personnes et avec un enjeu considérable : le genre de match qui peut porter aux nues ou bien enterrer pour un temps un étudiant athlète de sa dimension. Mais une chose est sûre, LB Jabrill Peppers n’est pas un joueur comme un autre. Même coach Jim Harbaugh est en totale admiration devant lui, affirmant qu’il « n’a jamais entraîné un joueur plus polyvalent. Il n’y a rien qu’il ne puisse faire ». Cette saison, il a été aligné à 13 postes différents sur le terrain et en plus d’être finaliste pour les trophées Maxwell du meilleur joueur et Bednarik du meilleur défenseur, il fait bien sûr partie de la liste de prétendants pour le trophée Heisman. Sa capacité à briller en défense mais aussi en attaque et sur équipes spéciales fait remonter chez les fans des Wolverines le souvenir d’un certain Charles Woodson, utilisé de la même manière sur le terrain lors de la fabuleuse saison 1997 où il remporta le trophée Heisman et emmena son équipe jusqu’au titre de champion national. Heureux présage ?

A propos de l’affrontement à venir face aux Buckeyes, le jeune athlète a déclaré, confiant : « ils ont une bonne équipe mais je ne pense pas qu’il fassent des choses auxquelles on ne puisse pas faire face », et n’a pas manqué de souligner l’importance de ces matchs de rivalité : « Si vous voulez laisser une trace sur ce campus, vous devez réussir contre Ohio State ». Il a aussi pointé du doigt le fait que leurs rivaux de toujours ont rencontré des difficultés cette saison contre des équipes au jeu rugueux comme Northwestern, Wisconsin et Penn State. D’où sa stratégie clairement affichée pour samedi : jouer physique et frapper très fort. Avec deux attaques au sol surpuissantes et deux défenses imperméables, attendez-vous donc à un énorme combat sur la pelouse du Ohio stadium, avec un certain Jabrill Peppers en première ligne.

STUFF

• Avec 112 affrontements, la rivalité entre Michigan et Ohio State est sans doute la plus fameuse du football universitaire. La toute première rencontre remonte à 1897, et les deux équipes se rencontrent chaque année depuis 1918. Michigan mène la série 58-47-6, mais reste sur 11 défaites lors des 12 derniers matchs. La saison passée, Ohio State avait ridiculisé Michigan à Ann Arbor pour le premier derby de coach Jim Harbaugh sur le banc de touche (42-13). Les Buckeyes ont d’ailleurs inscrits 42 points lors des trois dernières saisons (42-13 en 2015, 42-28 en 2014 et 42-41 en 2013). Il y a dix ans, l’affrontement entre #2 Michigan et #1 Ohio State donna lieu au « Game of the Century », rencontre épique remportée 42-39 par les Buckeyes, qui tombèrent cette année-là en finale nationale face aux Gators de Florida (14-41) entrainés par un certain Urban Meyer.

• Le match de ce week-end marquera la 11ème fois que les deux équipes se rencontrent en étant classées toutes les deux dans le Top 5 de l’Associated Press, le plus grand total de toutes les rivalités du football universitaire (le classement AP ayant débuté en 1936). Le vainqueur de 3 de ces 10 derniers matchs a terminé la saison avec un titre national : Ohio State en 1942 et 1968, Michigan en 1997.

• Tous les moyens sont bons pour motiver les jeunes Buckeyes à l’entrainement avant d’affronter les rivaux historiques !

• Sur le campus et les réseaux sociaux, les fans d’Ohio State ne sont pas en reste : toutes les lettres « M » ont été recouvertes !

• La dernière visite de coach Jim Harbaugh à Ohio Stadium ? C’était il y a 30 ans exactement, et cette année-là il était le quarterback des Wolverines qui mena son équipe à la victoire (26-24), qualifiant le programme d’Ann Arbor pour le Rose Bowl. Il a admis ne pas avoir beaucoup de souvenirs de ce match, juste d’avoir prédit à un journaliste la semaine précédente qu’il « garantissait que son équipe allait battre Ohio State et serait à Pasadena le jour de l’an ». Prédiction qui s’est donc avérée exacte.

• Mardi dernier, le jour de son 22ème anniversaire, QB John O’Korn s’est préparé pour le choc du week-end d’une manière très personnelle. Accompagné de l’ex-QB Jake Rudock, il est allé se recueillir sur la tombe de coach Bo Schembechler, visite traditionnelle de la part des fans des Wolverines la semaine précédant le match contre Ohio State. Pour pousser le rituel païen jusqu’au bout, il a écrasé un marron (« buckeye ») avec un marteau jaune et bleu devant la pierre tombale !

• LB Jabrill Peppers n’est pas le seul joueur de Michigan finaliste pour des trophées nationaux. CB Jourdan Lewis figure parmi les trois finalistes du trophée Jim Thorpe du meilleur defensive back et TE Jake Butt fait partie de la liste pour le trophée John Mackey du meilleur tight-end.

• Du côté des Buckeyes, deux finalistes « seulement » avec OG Pat Elflein pour le trophée Outland du meilleur joueur de ligne intérieure et P Cameron Johnston pour le trophée Ray Guy du meilleur punter du pays.

• S’il est encore derrière coach Urban Meyer pour le pourcentage de victoires, coach Jim Harbaugh devance néanmoins son rival au moins sur un point: la fiche de paie. Avec 9 millions de dollars par an, il est même l’entraîneur le mieux rémunéré de tout le college football. Son rival se place lui au troisième rang, avec 6.75 millions de dollars par saison. $$$!

• On peut dire que coach Woody Hayes avait le sens de la formule…

• Et enfin, histoire de se mettre un peu plus dans l’ambiance ! Ladies and gentlemen, enjoy the show !

PRONOSTIC

Michigan 21, Ohio State 17. That Team Up North vers le CFP !

Passionné de football depuis une quinzaine d'années, il est propriétaire des Packers de Green Bay (NFL) et a un petit faible pour les Golden Bears de Californie depuis son passage au Memorial Stadium en 2012. Suivant tout particulièrement la Pac 12 et la Big 10, il rejoint l'équipe de rédacteurs de The Blue Pennant à l'automne 2014.

Publicité
3 commentaires

3 Comments

  1. pep

    25 novembre 2016 at 16h32

    CB Marcus Lattimore??
    Ne serait-ce pas plutôt Marshon Lattimore? 😉
    Le pauvre Marcus a lui laissé son genou sur un terrai NCAA en 2012.

  2. Tuzzz

    25 novembre 2016 at 17h58

    Bien vu, relecture trop rapide de ma part !

    Mea culpa.

  3. pep

    25 novembre 2016 at 21h50

    No worries..merci pour cette très bonne preview avec la vidéo en teasing qui met bien l’eau à la bouche!!

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Preview

Preview 2019 : Miami Hurricanes

L’ère de l’après-Mark Richt débute à Miami : Manny Diaz saura-t-il relancer un programme en chute libre depuis novembre 2017 ?

Publié

le

Miami Hurricanes

Conférence ACC

Division Coastal

En 2018 : 7-6, 4-4 ACC. Pinstripe Bowl : défaite 35-3 contre Wisconsin.
Head Coach : Manny Diaz, 1ère année (0-0) – Résultats en carrière: 0-0.
Coordinateur offensif : Dan Enos.
Coordinateur défensif : Blake Baker, Ephraim Banda.
Titulaires de retour : 4 en attaque, 6 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Malik Rosier, DE Joe Jackson, DT Gerald Willis III, S Jaquan Johnson.
Joueurs à suivre : RB DeeJay Dallas, WR Jeff Thomas, WR KJ Osborn, DE Jonathan Garvin, LB Shaq Quarterman, LB Michael Pinckney, LB Zach McCloud, CB Trajan Bandy.

La saison 2018 devait être celle de la consécration pour un programme de Miami prêt à contester la suprématie de Clemson dans l’ACC. Coach Mark Richt semblait avoir trouvé la bonne recette pour réamorcer des Hurricanes moribonds depuis plus d’une décennie. On disait alors qu’ils ne leur manquaient qu’un duo QB-WR performant pour s’affirmer comme des prétendants à une place en playoffs tant la défense incarnée par la « Turnover Chain » paraissait dominante.

Embed from Getty Images

La chute a été rude. Ni QB Malik Rosier, ni QB N’Kosi Perry ne sont imposés comme des solutions en attaque et WR Ahmmon Richards s’est blessé gravement dès les premières minutes du match d’ouverture de la saison 2018. L’attaque aérienne s’est alors délitée (167.3 yards par match, #113 du pays) et The U a perdu 5 de ses 7 derniers matchs dont une humiliation 35-3 contre Wisconsin lors du Pinstripe Bowl.

Le projet de reconstruire l’attaque (en renvoyant son fils au passage, donc) était trop lourd pour Mark Richt. Après trois ans à la tête du programme de Coral Gables (Floride), il a finalement quitté le navire en décembre dernier pour laisser sa place au coordinateur défensif, Manny Diaz… qui venait pourtant tout juste d’accepter le poste de head coach à Temple.

Privé de temps suffisant pour préparer le recrutement, le nouvel head coach des Canes s’est finalement tourné vers le marché des transferts transformant « The U » en « Transfer Portal U » : 8 étudiants-athlètes, dont QB Tate Martell (ex-Ohio State), DE Trevon Hill (ex-Virginia Tech), DE Jaelan Phillips (ex-UCLA) et S Bubba Bolden (ex-USC), ont quitté leur fac pour se joindre à celle de Miami au cours du printemps !

En donnant les clés de l’attaque à Dan Enos (celui qui a développé QB Tua Tagovailoa à Alabama), Manny Diaz espère avoir trouvé l’homme de la situation. Car c’est bien de l’attaque que dépendent les espoirs de The U en 2019. Sans de nets progrès dans ce domaine, les chances des Hurricanes seront minces dans une division ACC Coastal pourtant ouverte.

Attaque

L’arrivée de Dan Enos devrait transformer le secteur offensif en une attaque pro-style plus proche de celle entrevue l’an passé à Alabama. Toutefois, la présence de quarterbacks mobiles devrait préserver une part de run pass offense.

La bataille à trois pour le poste de quarterback titulaire devrait se poursuivre jusqu’à la fin du Fall camp. Le sophomore QB N’Kosi Perry (1091 yards, 13 TD, 6 INT), titularisé à 6 reprises l’an passé, n’a pas convaincu. Il sera donc en concurrence avec le redshirt freshman QB Jarren Williams. Ces deux-là ont fait une bien meilleure prestation lors des spring practices que le redshirt sophomore 5-étoiles QB Tate Martell. L’ancienne recrue de Texas A&M passée par Ohio State est pourtant arrivé à Miami comme le messie. Sera-t-il le sauveur de l’attaque des Hurricanes ? Rien n’est moins sûr.

Embed from Getty Images

Avec la retraite forcée de WR Ahmmon Richards, le rapide junior WR Jeff Thomas (35 réceptions, 563 yards, 3 TD) est devenu de facto le receveur #1 de l’équipe. Plus à l’aise dans le slot, il bénéficierait de l’éclosion d’une des jeunes pousses de l’effectif comme le sophomore WR Dee Wiggins (7 réceptions, 73 yards) ou le true freshman WR Jeremiah Payton. À moins que la solution provienne d’un autre joueur récemment transféré à Miami, le senior WR KJ Osborn (53 réceptions, 892 yards, 7 TD), meilleur receveur de Buffalo l’an dernier.

Le prochain quarterback titulaire des Canes pourra aussi compter sur le meilleur tight end de la conférence ACC : le sophomore TE Brevin Jordan (32 réceptions, 287 yards, 4 TD), un futur prospect NFL.

L’attaque aérienne n’étant pas une menace, le jeu au sol en a payé les frais l’an dernier. Malgré une ligne offensive solide et des running backs talentueux, les Hurricanes ont terminé avec un moyenne de 191.5 yards au sol par match (#7 de l’ACC, #45 du pays). RB Travis Homer a fait le saut chez les pros laissant le duo RB DeeJay Dallas (617 yards au sol, 6 TD) / RB Lorenzo Lingard (136 yards au sol, 2 TD) seuls responsables de sonner la charge. Le redshirt freshman RB Cam’ron Harris apporte une profondeur intéressante.

Pour mettre en place efficacement son attaque, Dan Enos a fait appel à Butch Barry (ex-coach de l’OL des Buccaneers) pour diriger la ligne offensive. Son défi sera immense suite au départ de 5 des 7 joueurs titularisés l’an dernier. Seuls le junior LG Navaughn Donaldson et le sophomore RT BJ Scaife Jr sont de retour. Le reste du groupe est toujours en apprentissage. Le senior LT Tommy Kennedy, qui arrive de Butler (FCS), aura un rôle primordial comme blind side tackle. Les inexpérimentés C Corey Gaynor et RG Cleveland Reed Jr devront rapidement s’adapter.

Défense

Avec une attaque exsangue, la défense a superbement compensé l’an dernier (278.9 yards par match en 2018, #4 du pays). Le pass rush a régulièrement pris le dessus sur la ligne de scrimmage favorisant l’expression du talent sur le backfield défensif. Toutefois, DE Gerald Willis III et DE Joe Jackson ne sont plus là au contraire du junior DE Jonathan Garvin (60 plaquages, 17 pour perte, 5.5 sacks, 5 passes défendues) qui devra reprendre le rôle de leader après son excellente saison 2018.

Embed from Getty Images

Pour combler ces départs, Manny Diaz a frappé un grand coup en allant chercher les seniors DE Trevon Hill (ex-Virginia Tech) et DE Chigozie Nnoruka (ex-UCLA) via le portail des transferts. Le nouvel head coach des Hurricanes a également convaincu l’ancien prospect 5-étoiles DE Jaelan Phillips (ex-UCLA) de revenir sur les terrains un an après avoir annoncé sa retraite anticipée en raison de commotions cérébrales à répétition. Un jackpot potentiel. Ce groupe de joueurs transférés s’ajoutent au senior DE Scott Patchan (29 plaquages) et au redshirt freshman DE Patrick Joyner pour former l’un des pass rushs les plus énigmatiques du pays. Si la mayonnaise prend rapidement, Miami pourrait conserver son statut de meilleur pass rush de la conférence.

À l’intérieur de la ligne, le senior DT Pat Bethel (22 plaquages, 5 pour perte), le sophomore DT Nesta Jade Silvera (13 plaquages) et le junior DT Jonathan Ford (8 plaquages) forment une solide rotation sur le run block.

C’est probablement sur le second rideau que les Hurricanes seront les plus dominants (du pays ?) en 2019. Le senior ILB Shaq Quarterman (82 plaquages, 14 pour perte, 5 sacks, 2 INT) a déjà réussi 249 plaquages en trois saisons comme titulaire. C’est le général de la défense. Le gros frappeur senior LB Michael Pinckney (74 plaquages, 11 pour perte, 3.5 sacks, 1 INT) est également de retour pour sa 3ème saison comme titulaire tout comme les seniors LB Zach McCloud (44 plaquages) et LB Romeo Finley (28 plaquages) dans leur rôle de « striker » (nickel linebacker).

Manny Diaz a moins de certitude concernant le backfield défensif. Trois titulaires incarnant la « Turnover Chain » (S Sheldrick Redwine, S Jaquan Johnson, CB Michael Jackson Sr), sont partis. Seul le junior CB Trajan Bandy (36 plaquages, 3 INT) est de retour, lui qui est tout de même déjà considéré comme l’un des meilleurs joueurs à son poste du pays. Il sera aligné avec l’ancien prospect 4-étoiles, le sophomore CB DJ Ivey (3 plaquages). Pour le reste, tout est ouvert. Le junior S Bubba Bolden (ex-USC) sera surement revanchard après avoir été suspendu toute la saison 2018. On pourrait également voir le senior S Robert Knowles (16 plaquages) et le true freshman DB Christian Williams, volé à Alabama dans la dernière ligne droite du recrutement 2019.

Embed from Getty Images

Équipes spéciales

Ne passons pas par quatre chemins : Miami était l’une des plus mauvaises équipes du pays en 2018 sur le punting game. Et le senior P Jack Spicer (37.7 yards en moyenne) est de retour en 2019… à l’inverse de celui qui avait débuté la saison dernière comme titulaire : P Zach Feagles (inscrit sur le portail des transferts). Ces difficultés sur le punting game n’ont pas aidé des Hurricanes déjà en difficulté offensivement. Le sophomore K Bubba Baxa est fidèle au poste après une solide saison freshman (9/12 FG). Sur les retours de coup de pied, Miami s’est montré menaçant l’an passé et c’est avec bonheur que les fans des Canes retrouveront KR Jeff Thomas et PR DeeJay Dallas, deux joueurs qui ont réussi 1 TD sur retour de kick l’an passé.

Calendrier

Le calendrier 2019 des Hurricanes peut se décomposer en trois temps : deux premiers matchs en déplacement, 5 matchs à domicile d’affilée et 4 matchs sur 5 en déplacement pour conclure la saison.
Tout commencera donc par le choc floridien entre Miami et Florida, le 24 aout. The U enchainera en week 2 par un déplacement piège à North Carolina pour le retour de coach Mack Brown à Chapel Hill. La suite du programme sera plus clément avec 5 matchs à domicile contre Bethune-Cookman (FCS), Central Michigan, Virginia Tech, Virginia et Georgia Tech. Miami recevra donc au Hard Rock Stadium deux de ses principaux concurrents dans la division ACC Coastal (Virginia, Virginia Tech). À partir du 26 octobre, les choses vont se compliquer : 4 matchs en déplacement à Pitt, Florida State, Florida International et à Duke entrecoupés de la réception de Louisville.

Match clé
contre Virginia, le 11 octobre
Six jours après avoir reçu la visite de Virginia Tech, les Hurricanes joueront un match potentiellement décisif face à Virginia. Battu 16-13 à Charlottesville l’an passé, ce revers avait précipité la chute de Miami qui avait alors enchainé 4 défaites. Une revanche dans ce match du vendredi soir pourrait dessiner le portrait de la fin de saison dans la division ACC Coastal.

Conclusion

Les débuts de coach Manny Diaz à la tête de The U ne se feront pas dans du coton. Pour pallier à un manque de talent dans son effectif, il a fait le pari de recruter via le transfer portal. Si cela fonctionne, il sera peut-être copié à l’avenir. Quoiqu’il en soit, la prise de pouvoir de l’ancien coordinateur défensif des Hurricanes a donné un élan d’optimisme à un programme désenchanté depuis une campagne 2017 prometteuse (Miami a un bilan de 7-9 depuis la fiche de 10-0 de novembre 2017). Comme l’an passé, la réussite de la saison dépendra largement des progrès réalisés au poste de quarterback. La présence de plusieurs playmakers en attaque et d’une solide défense devrait permettre à Miami de se mêler à la lutte au titre de division ACC Coastal.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.7

Résumé

Points forts :
– Des playmakers offensifs prêts à exploser.
– Le meilleur groupe de linebackers du pays ?
– Un pass rush dominant.

Points faibles :
– Incertitude au poste de QB.
– Une ligne offensive poreuse.
– Un punting game horrible.

Prédiction : 8-4, 5-3 ACC.

Trailer

Lire la suite

Preview

Preview 2019 : North Carolina State Wolfpack

Pillé par la NFL depuis deux saisons, le Wolfpack est en mode reconstruction tout en restant ambitieux. Un 7ème bowl d’affilée en 2019 ?

Publié

le

Crédit photo : Robert Franklin

North Carolina State Wolfpack

Conférence ACC

Division Atlantic

En 2018 : 9-4, 5-3 ACC. Gator Bowl : défaite 52-13 contre Texas A&M.
Head Coach : Dave Doeren, 6ème année (43-34) – Résultats en carrière: 66-38.
Coordinateur offensif : Des Kitchings, George McDonald.
Coordinateur défensif : Dave Huxtable, Tony Gibson.
Titulaires de retour : 4 en attaque, 6 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Ryan Finley, WR Kelvin Harmon, WR Jakobi Meyers, LB Germaine Pratt.
Joueurs à suivre : RB Ricky Person Jr, RB Bam Knight, WR Emeka Emezie, TE Cary Angeline, DT Alim McNeill, DE James Smith-Williams, LB Isaiah Moore, S Jarius Morehead.

Développer et reconstruire ont été les maîtres mots sur le campus de Raleigh (Caroline du Nord) depuis le terme de la saison 2018. Le Wolfpack a tourné la page QB Ryan Finley après trois saisons à la tête de l’équipe. NC State a également perdu son duo de receveurs vedettes (Kelvin Harmon, Jakobi Meyers), la ligne offensive devra trouver trois nouveaux titulaires et le stratège offensif des dernières saisons, Eli Drinkwitz, a accepté le poste de head coach à Appalachian State.

Embed from Getty Images

Du coup, pour sa 7ème saison à la tête du Wolfpack, coach Dave Doeren aura encore pour mission de développer ses jeunes recrues… ce qu’il est parvenu à faire avec brio ces dernières saisons. Sous la direction de l’ancien coach de Northern Illinois, NC State est d’ailleurs devenu un vivier de futurs joueurs NFL : C Garrett Bradbury, LB Germaine Pratt, WR Kelvin Harmon et QB Ryan Finley ont tous les quatre été draftés en avril dernier.

Le Wolfpack vient de réussi deux saisons avec un bilan de 9-4 s’assurant au passage une 6ème participation consécutive à un bowl. Pour prolonger cette série, les nouveaux titulaires de l’attaque devront rapidement trouver leur rythme pour laisser le temps aux jeunes pousses en défense de prendre du galon.

Attaque

La visage de l’attaque sera bien différent de celui que nous avons vu l’an dernier : de nouveaux titulaires au poste de quarterback, running back et receveur seront désormais dirigés par un duo de coordinateurs offensifs. Des Kitchings (ex-coach des RBs) et George McDonald (ex-coach des WRs) seront garants d’une certaine stabilité dans les systèmes de jeu. Ainsi, on devrait retrouver l’attaque spread et les schémas de type zone run.

L’attaque aérienne (313.2 yards par match en 2018, #1 de l’ACC) a porté le Wolfpack l’an passé et fût la raison principale des 9 victoires remportées par NC State la saison dernière. QB Ryan Finley, WR Kelvin Harmon et WR Jakobi Meyers ont fait le saut chez les pros et tout indique que Dave Doeren n’annoncera pas l’identité du prochain quarterback titulaire avant la fin du camp d’entrainement estival.

Trois candidats seront en lice. Le sophomore QB Matthew McKay a conclu les spring practices comme favori. Sa force est sa mobilité. Il sera en concurrence avec QB Brock Hockman (ex-Florida State) qui tentera de marcher dans les pas de Ryan Finley, lui qui avait obtenu le poste de titulaire quelques semaines après son arrivée de Boise State au détriment des joueurs locaux. Le true freshman QB Devin Leary aura également sa chance.

Embed from Getty Images

Le nouveau quarterback titulaire pourra compter sur la présence de deux prometteurs receveurs. Le junior WR Emeka Emezie (53 réceptions, 616 yards, 6 TD) a progressé dans l’ombre de Kelvin Harmon et semble prêt à prendre les responsabilités de cible #1. À ses côtés, le sophomore WR Thayer Thomas (34 réceptions, 383 yards, 3 TD) devrait débuter la saison dans le slot. Le junior WR C.J. Riley (28 réceptions, 315 yards, 2 TD) et le vagabond WR Tabari Hines (ex-Wake Forest, ex-Oregon) apportent une certaine profondeur. Ce dernier sera peut-être le X-factor de cette attaque du Wolfpack.

NC State a « produit » 3 coureurs de plus de 1000 yards par saison lors des trois dernières années (Matt Dayes, Nyheim Hines, Reggie Gallaspy). Le sophomore RB Ricky Person Jr (471 yards au sol, 2 TD) saura-t-il prendre le relais ? La solution dans le jeu au sol pourrait venir de l’explosif true freshman RB Bam Knight dont la ressemblance dans le jeu avec Nyheim Hines est frappante.

Cette attaque de NC State ne fonctionnera qu’avec le développement accéléré d’une certaine alchimie sur la ligne offensive. Trois titulaires dont C Garrett Bradbury (sélectionné au 1er tour de la draft NFL par les Vikings) sont partis. Le côté droit de cette ligne, composé des juniors RG Josh Fedd-Jackson et RT Justin Witt, est de retour au complet. Le senior LT Tyrone Riley, le junior LG Joe Sculthorpe et le sophomore C Grant Gibson débuteront la saison comme titulaire.

Défense

L’an passé, NC State a débuté la saison avec une ligne défensive totalement renouvelé suite au départ des fabuleux DE Bradley Chubb, DE Kentavious Street, NT BJ Hill et DT Justin Jones. Les conséquences en 2018 ont été immédiates : un pass rush quasi-inexistant exposant les carences d’un backfield défensif inexpérimenté (261 yards accordés, #108 du pays). Le Wolfpack s’est notamment fait marcher dessus par l’attaque aérienne de Clemson (380 yards) et Syracuse (480 yards).

Du coup, Dave Doeren a débauché le stratège défensif Tony Gibson, laissé libre par West Virginia après le départ surprise de coach Dana Holgorsen à Houston. L’ex-Mountaineer dirigera la défense en duo avec Dave Huxtable.

Embed from Getty Images

Ce tandem misera sur l’expérience acquise par huit titulaires de retour dont cinq sur le backfield défensif. Le senior DE James Smith-Williams (36 plaquages, 9 pour perte, 6 sacks) sera la pierre angulaire d’un pass rush anémique l’an dernier. La recrue vedette DE Savion Jackson sera peut-être la bougie d’allumage d’un front four sur lequel devraient être titularisés le sophomore DT Alim McNeill et le senior DT Larrell Murchison. Le true freshman DT Joshua Harris pourrait également être inséré dans la rotation si les vétérans ne remplissent pas leur rôle. Il faudra surement être patient avant de retrouver un front four dominant sur le campus de Raleigh.

Le sophomore ILB Isaiah Moore (69 plaquages, 7.5 pour perte, 2.5 sacks) est de retour après une saison freshman plein de promesses. Sa contribution sera essentielle dans un rôle crucial au sein de cette défense 4-2-5. Le junior LB Brock Miller et les freshman LB Peyton Wilson et LB Drake Thomas ont un futur prometteur mais ils devront gagner en expérience.

Le backfield défensif est de retour au complet. Pas forcément rassurant au vu des performances de l’an dernier. Les seniors S Stephen Griffin (41 plaquages, 5 passes défendues) et S Jarius Morehead sont expérimentés. Pourtant, ils ont régulièrement été pris à défaut en 2018. Une nette amélioration est attendue. Le sophomore S Tanner Ingle (44 plaquages, 1 sack) et le senior S Tim Kidd-Glass se disputeront le 3ème poste de safety. Le senior CB Nick McCloud (51 plaquages, 2 INT, 8 passes défendues) et le junior CB Chris Ingram (39 plaquages, 9 passes défendues) devront, eux aussi, faire beaucoup mieux que l’an dernier. Limiter le nombre de pénalités sera crucial.

Équipes spéciales

Après des débuts difficiles, le sophomore K Chris Dunn (23/26 FG en 2018) est devenu l’un des kickers les plus sûrs de la conférence ACC en réussissant notamment ses 15 derniers FGs. Le sophomore P Mackenzie Morgan fera ses grands débuts. Les retours de coup de pied étaient l’une des forces de NC State depuis quelques années. L’an passé, il a manqué cette étincelle qui permettait au Wolfpack de réussir le big play qui fait basculer un match. PR Thayer Thomas et KR Tabari Hines tenteront de re-dynamiser ce secteur de jeu.

Embed from Getty Images

Calendrier

Une équipe jeune et un renouvellement de génération aux postes-clés en attaque pourraient mettre en péril la série de 6 participations à un bowl. Toutefois, un calendrier plutôt favorable pourrait aider le Wolfpack en 2019.

Après deux matchs à domicile contre East Carolina et Western Carolina, NC State fera le déplacement à West Virginia. Ce match chez les Mountaineers pourrait donner le ton de la saison. Une victoire du Wolfpack et l’équipe de Dave Doeren pourrait se présenter à Florida State en week 5 avec un bilan de 4-0. Syracuse à domicile et un déplacement à Boston College seront au programme du mois d’octobre. Enfin, la dernière ligne droite du mois de novembre verra NC State recevoir Clemson, Louisville et North Carolina. Le Wolfpack jouera également à Wake Forest et Georgia Tech.

Match clé
contre Syracuse, le 10 octobre
NC State ne pourra probablement pas lutter avec Clemson pour le titre de division ACC Coastal mais la 2ème place est un objectif réaliste. Un succès contre les Orangemen sera essentiel. Le Wolfpack a encore à travers la gorge la défaite 51-41 de l’an passé.

Conclusion

Le Wolfpack est en mode reconstruction. La lourde défaite 52-13 contre Texas A&M lors du Gator Bowl a montré que le chemin sera long pour que NC State retrouve un niveau compétitif dans l’ACC. Toutefois, avec un calendrier favorable et des promotions de recrues intéressantes, l’équipe de Dave Doeren peut légitimement viser les 7 voire les 8 victoires en 2019. L’ambiance explosive du Carter-Finley Stadium peut toujours donner 1 ou 2 victoires aux locaux.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.7

Résumé

Points forts :
– profondeur du groupe de receveurs.
– un backfield défensif agressif.
– Le kicking game.

Points faibles :
– Incertitude au poste de QB.
– Inexpérience de la ligne offensive.
– Le pass rush.

Prédiction : 7-5, 4-4 ACC.

Trailer

Lire la suite

Preview

Preview 2019 : Virginia Tech Hokies

Après une saison 2018 décevante, VT doit rebondir pour prolonger sa série de 26 saisons consécutives avec un bowl… la tête de coach Justin Fuente en dépend !

Publié

le

Crédit photo : HokieSports

Conférence ACC

Coastal Division

En 2018 : 6-7, 3-5 ACC.
Head Coach : Justin Fuente, 4ème année (25-15) – Résultats en carrière: 51-38.
Coordinateur offensif : Brad Cornelsen.
Coordinateur défensif : Bud Foster.
Titulaires de retour : 15, 5 en attaque, 8 en défense, 2 en special teams.
Joueurs-clés partis : QB Josh Jackson, RB Steven Peoples, OL Kyle Chung, DT Ricky Walker, DE Trevon Hill, CB Bryce Watts.
Joueurs à suivre : QB Ryan Willis, LT Christian Darrisaw, LG Lecitus Smith, WR Damon Hazelton, WR Tre Turner, NT Jarrod Hewitt, DE Houston Gaines, LB Rayshard Ashby, LB Dax Hollifield, FS Reggie Floyd, DB Khalil Ladler, DB Devon Hunter.

Successeur du légendaire Frank Beamer en 2016, Justin Fuente avait su assurer une transition sans encombres avec 19 victoires en deux saisons… avant de s’effondrer brutalement l’an dernier pour un total de six victoires et sept défaites, le premier bilan négatif des Hokies depuis 1992.

À la décharge de l’ancien coach de Memphis, il faut souligner le nombre important de départs de cadres l’année passée, et forcément les blessures inhérentes au sport. Au point que Virginia Tech s’était présentée au Military Bowl face à Cincinnati avec neuf freshmen et sophomores titulaires en défense. Un mal pour un bien puisque la plupart de ces joueurs arrivent à maturité cette saison.

Embed from Getty Images

Pour sa quatrième année, Fuente pourra ainsi profiter d’un groupe qu’il a construit, de par le recrutement, et issu d’une culture inculquée par son coaching staff. De quoi prolonger la série de 26 participations consécutives à un bowl de fin de saison des Hokies. Néanmoins, l’équipe a été minée au printemps par la mise en place du portail de transfert instauré par la NCAA et qui a provoqué un exode; le quarterback Josh Jackson et le receveur Sean Savoy ont filé vers Maryland, le pass rusher Trevon Hill a pris la tangente pour Miami (FL), après avoir été renvoyé pour une altercation lors de la défaite face à Old Dominion en 2018, et le cornerback Bryce Watts a choisi North Carolina pour la suite de sa carrière universitaire.

Dans l’ensemble, Virginia Tech a connu des départs via le processus de transfert au sein de chaque escouade et pourrait donc être confronté à un problème de profondeur d’effectif au cours de la saison.

En attendant, c’est plutôt l’espoir d’un retour au sommet de la Coastal Division qui règne dans les esprits à Blacksburg. Si l’attaque est encore en chantier avec un quarterback, des coureurs et une ligne offensive qui doivent tous faire leurs preuves, la situation en défense est plus excitante. En cas de déception, Justin Fuente devrait être poussé vers la sortie d’ici la fin de saison. L’ancien mentor du quarterback NFL Paxton Lynch profitera toutefois d’un calendrier extrêmement avantageux pour remettre son équipe sur les rails.

Attaque

Un an après un énorme turnover en défense suite aux départs vers la NFL, c’est l’attaque qui entame une reconstruction cette saison. Néanmoins, les effets devraient être moins dévastateurs. Malgré le départ du running back titulaire Steven Peoples, RB Deshawn McClease (433 yards, 2 TD), RB Jalen Houston (281 yards, 2 TD), dans un rôle plus en puissance, et le redshirt freshman RB Caleb Steward, auteur de performances impressionnantes au printemps, seront largement capables d’assurer la transition. L’interrogation principale demeure néanmoins la capacité de la ligne offensive à bloquer pour le jeu au sol après trois départs dans le cinq titulaire; la perte de Patrick Chung, left guard puis center, sera la plus difficile à combler, en particulier si l’appel relatif à l’éligibilité de C Brock Hoffman est rejeté par la NCAA. Transféré de Coastal Carolina, le joueur est promis au poste de titulaire si l’autorisation de jouer avec les Hokies dès 2019 lui est accordée.

Embed from Getty Images

À côté, le Freshman All-American 2018 LT Christian Darrisaw reprendra son rôle, épaulé par le prometteur LG Lecitus Smith, ancien tight end qui semble avoir verrouillé le statut de titulaire au terme d’un spring practice réussi. RT Silas Dzansi tiendra l’extrémité à droite, après trois rencontres disputées à ce poste en fin de saison dernière et une quatrième comme left tackle. Il faudra probablement attendre le fall camp pour savoir qui occupera la dernière fonction sur la ligne, entre le redshirt freshman OG John Harris ou les recrues OG Doug Nester et OG Bryan Hudson.

La stabilité de l’OL sera également déterminante afin d’assurer le confort nécessaire au nouveau quarterback titulaire, QB Ryan Willis (213/364, 2 716 yards, 24 TD, 9 INT, 4 TD au sol), ancien joueur des Kansas Jayhawks. Propulsé dans le onze de départ en début de saison passée après la blessure précoce de Josh Jackson, le quarterback avait assuré l’intérim avec brio et il reprendra les rênes de l’attaque suite au transfert de Jackson vers Maryland, ce dernier ayant refusé de remettre sa place de titulaire indiscutable en jeu au printemps dernier. En cas de pépin ou de méforme, le prometteur QB Hendon Hooker ou le transfuge d’Oregon QB Braxton Burmeister (5/10, 43 yds à Oregon) seront lancés dans le grand bain.

Cette escouade de quarterbacks pourra heureusement compter sur un groupe de receveurs extrêmement talentueux, mené par un duo composé de WR Damon Hazelton (51 réceptions, 802 yards, 8 TD), capable d’exploser sur la scène nationale en 2019, et de WR Tre Turner (26 réceptions, 535 yards, 4 TD), qui comptabilisait plus de vingt yards par réception en moyenne l’an passé. La présence de WR Hezekiah Grimley (31 réceptions, 382 yards, 1 TD) dans le slot sera également une force pour le jeu aérien, renforcé par un TE Dalton Keene (28 réceptions, 341 yards, 3 TD) prêt à prendre une nouvelle dimension.

Défense

Point faible d’une équipe qui a vu de nombreux titulaires majeurs s’envoler vers la NFL en 2018, la défense semble prête à exploser cette saison après une année de transition; neuf des onze joueurs de départ en fin d’année dernière étaient freshmen ou sophomores. Ce qui explique l’une des pires saisons statistiques du defensive coordinator Bud Foster, pourtant en poste à Virginia Tech depuis 1995. Le recrutement de plusieurs joueurs de junior college a été privilégié par Justin Fuente, avec les arrivées de LB Amare Barno et DT DaShawn Crawford. Le premier, comparé à Tremaine Edmunds pour son gabarit imposant, sera aligné parmi la rotation comme linebacker ou edge rusher et le second apportera son expérience au sein d’une ligne défensive encore jeune mais extrêmement prometteuse.

Embed from Getty Images

Le départ de Ricky Walker laisse théoriquement un vide au milieu de cette ligne mais l’éclosion annoncée de NT Jarrod Hewitt (15 plaquages) en tant que leader du front four devrait faciliter la transition. La présence de DT Robert Porcher IV (13 plaquages, 1 sack), fils de triple Pro Bowler NFL, devrait également être un atout pour stabiliser une DL qui devra se trouver des joueurs d’impact sur les extérieurs, qu’il s’agisse du redshirt sophomore DE Tyjuan Garbutt (31 plaquages, 1 sack) ou du redshirt junior DE Emmanuel Belmar (29 plaquages, 2 sacks), déjà titulaires en 2018 après la blessure de DE Houston Gaines (22 plaquages, 5 pour perte, 4.5 sacks) et la suspension définitive de Trevon Hill, transféré au printemps à Miami (FL). Véritable force dominante en 2017 avec seulement sept touchdowns encaissés au sol, la ligne défensive devrait faire bien mieux que l’an passé où elle avait encaissé 33 touchdowns à la course.

Au sein de la fameuse défense en 4-2-5 de Virginia Tech, LB Rayshard Ahsby (105 plaquages, 9.5 pour perte, 1 sack, 2 fumbles forcés) en MIKE et LB Dax Hollifield (62 plaquages, 8 pour perte, 2 sacks) en OLB seront de retour pour cette saison et probablement la prochaine. Une continuité bienvenue, surtout avec les nouvelles ambitions du second qui a perdu plusieurs kilos pour optimiser ses capacités athlétiques et sa vitesse de déplacement. Ils seront soutenus par DB Khalil Ladler (66 plaquages, 4.5 pour perte, 1 sack) en nickel, dans un rôle hybride entre linebacker et safety. Vétéran, Ladler devrait être l’un des leaders de cette défense encore jeune mais déjà expérimentée après les errements de la saison dernière.

Ne reste plus qu’à la paire composée de CB Caleb Farley (36 plaquages, 7 passes défendues, 2 INT) et CB Jermaine Waller (7 plaquages) à s’affirmer sur les extérieurs, en attendant le retour de l’ancien transfuge de junior college CB Jeremy Webb; l’imposant cornerback avait subi des ruptures aux deux tendons d’Achille l’an dernier. Le départ de Bryce Watts vers North Carolina demeure tout de même un coup dur. FS Divine Deablo (55 plaquages, 4.5 pour perte), élément important de la secondary depuis 2017 lorsqu’il faisait équipe avec Terrell Edmunds, sera encore là, épaulé par DB Reggie Floyd (88 plaquages, 2 INT), candidat potentiel à une saison d’exception sur la scène nationale. Sans oublier le jeune DB Devon Hunter (8 plaquages, 1 sack), ancienne recrue quatre étoiles prête à exploser.

Embed from Getty Images

Équipes spéciales

En 2018, K Brian Johnson a terminé la saison à 12/18 sur field goals, mais seulement 3/9 au-delà de la ligne des quarante yards. Il sera cependant de retour comme titulaire puisque sa place semble assurée depuis le transfert de Jordan Stout, son concurrent au poste. À moins que Daniel Justino, libéré par Florida, ne choisisse d’être transféré en Virginie à l’issue de ses visites estivales.

P Oscar Bradburn conservera son rôle de titulaire et c’est une bonne nouvelle pour Virginia Tech puisque le punter s’est régulièrement montré solide au cours de sa carrière avec les Hokies. On sait déjà que les retours seront assurés par l’explosif Terius Wheatley, en attendant l’émergence d’un ou deux autres jeunes joueurs lors du fall camp.

Calendrier

Justin Fuente est dans l’obligation de réussir cette saison et il pourra profiter d’un calendrier relativement favorable : actuellement, les Hokies sont considérés comme underdogs lors de seulement deux rencontres en 2019. Les réceptions d’Old Dominion, Furman, Duke, Rhode Island, North Carolina, Wake Forest et Pitt apparaissent ainsi comme des formalités si Virginia Tech retrouve son lustre récent. Même si les déplacements à Boston College, en ouverture de la saison, Miami (FL) et Georgia Tech s’annoncent plus périlleux, les Hokies pourraient être à 7-0 ou 6-1 avant de se rendre à Notre Dame en seconde partie de saison. Les hommes de Fuente, qui n’affronteront ni Clemson, ni Florida State en saison régulière, font déjà office de favoris pour disputer le titre de conférence ACC, à condition que les conditions soient réunies, contrairement à l’an passé.

Match clé
à Miami (FL), le 5 octobre
Il semble improbable que Pittsburgh réussisse à nouveau une campagne de haute volée dans l’ACC et les Hurricanes font office de grand rival des Hokies pour le titre de Coastal Division. On s’attend à une rencontre férocement disputée avec une attaque qui doit faire ses preuves du côté de Virginia Tech face à une défense probablement agressive du côté de Miami (FL). En outre, Justin Fuente a une revanche à prendre après la déroute de ses joueurs en 2018 au Lane Stadium.

Embed from Getty Images

Conclusion

L’an dernier, Virginia Tech a connu l’une de ses pires saisons en termes de statistiques défensives depuis l’arrivée de Bud Foster à Blacksburg en 1987. L’animation offensive n’étant pas non plus optimale avec seulement quatre matches à 34 points ou plus, en opposition avec la première saison de Justin Fuente à Virginia Tech où son équipe avait cumulée 35 points de moyenne par rencontre, la campagne 2018 n’a pas été à la hauteur des attentes en Virginie.

Cette année, les Hokies profiteront d’un calendrier abordable, avec Miami (FL) et Notre Dame comme seuls adversaires potentiellement imbattables, sans rencontrer Florida State, Clemson, Syracuse ou NC State, les épouvantails d’Atlantic Division. De quoi assurer une transition spectaculaire si l’attaque trouve son rythme, bien soutenue par un groupe de receveurs qui pourrait faire du bruit au niveau national si Ryan Willis continue sur sa lancée comme quarterback.

Reste à déterminer à quel point les nombreux transferts sortants auront un impact sur la rotation de l’effectif dans la durée. Virginia Tech semble cependant en bonne position pour lutter jusqu’au bout pour le titre de division et une place en finale de conférence. Dans le cas contraire, une saison à moins de huit victoires représenterait une véritable désillusion pour les fans des Hokies et l’hypothétique fin de Justin Fuente à la tête d’une équipe qui paraissait en lice pour le titre de champion ACC il y a à peine deux ans.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.5

Résumé

Points forts
– un solide groupe de receveurs.
– un groupe de linebackers prometteurs.

Points faibles
– une ligne offensive inexpérimentée.
– un jeu au sol à développer.
– une ligne défensive peu menaçante.

Prédictions : 8-4, 5-3 ACC.

Lire la suite

Preview

Preview 2019 : Virginia Cavaliers

Un coach réputé, un QB prometteur et une équipe expérimentée… et si UVA mettait la main sur la division ACC Coastal en 2019 ?

Publié

le

Crédit photo : Matt Riley/UVA Media Relations

Virginia Cavaliers

Conférence ACC

Division Coastal

En 2018 : 8-5, 4-4 ACC. Belk Bowl : victoire 28-0 contre South Carolina.
Head Coach : Bronco Mendenhall, 4ème année (16-22) – Résultats en carrière: 115-65.
Coordinateur offensif : Robert Anae.
Coordinateurs défensifs : Nick Howell, Kelly Poppinga.
Titulaires de retour : 5 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : RB Jordan Ellis, WR Olamide Zaccheus, LB Chris Peace, CB Tim Harris, S Juan Thornhill.
Joueurs à suivre : QB Bryce Perkins, RB PK Kier, WR Hasise Dubois, OT Ryan Nelson, DL Eli Hanback, LB Jordan Mack, LB Zane Zandier, LB Charles Snowden, CB Bryce Hall, S Joey Blount.

Des Cavaliers en reconquête ! Arrivé dans un programme en pleine décrépitude au lendemain de l’ère Mike London, Bronco Mendenhall a doucement mais sûrement remis de l’ordre dans la maison Virginia.

Si bien qu’à l’issue de sa troisième saison à Charlottesville, les Cavs ont décroché une fiche positive et une qualification pour un bowl. Le succès décroché contre South Carolina, lors du Belk Bowl (28-0), est d’ailleurs le premier depuis … 2005.

Embed from Getty Images

Rarement loin du titre de division depuis l’an passé, UVA espère enfin marquer de son empreinte la division Coastal, avec 13 titulaires de retour, dont 8 en défense, et une belle génération de recrue proche d’arriver à maturité..

Attaque

En 2018, l’escouade offensive a soufflé le chaud et le froid. Une moyenne relative de 28 points par match (71e du pays), mais une attaque réaliste sur 3e tentative, dans le sillage de son quarterback double-menace QB Bryce Perkins. Barré par Manny Wilkins à Arizona State, le numéro 3 s’est enfin fait sa place sous les ordres de Bronco Mendenhall et du coordinateur Robert Anae, avec 3 603 yards, 34 touchdowns cumulés et 9 interceptions. A l’aise sur les prises d’espace et les tracés intermédiaires, Perkins a semblé monter en régime au fil des mois mais va devoir corriger ses errements en termes de lecture et de prise de décision. A son image, le programme a perdu 10 fumbles en 2018, une donnée trop importante dans une ACC où le jeu au sol est souvent la clé.

La course, justement, est une petite interrogation. Non pas que le junior RB P.K. Kier, ancienne recrue 3 étoiles, n’ait pas les qualités requises pour endosser le costume de patron du backfield. Mais en donnant l’écrasante majorité des ballons au désormais diplômé Jordan Ellis, Mendenhall n’a pas spécialement facilité la transition. Résultat : 32 petits portés et 112 yards en 2 ans pour le nouveau titulaire, qui n’a pas encore atteint l’en-but adverse en universitaire. Pour l’épauler, il pourra compter sur le junior RB Lamont Atkins et le sophomore RB Wayne Taulapapa. Précieux l’année dernière pour ouvrir les brèches, BB Jamari Peacock le sera sûrement tout autant en 2019, au vu de l’inexpérience de ses homologues.

C’est une tendance dans l’ACC : les escouades de receveurs sont assez bien fournies. Et Virginia ne fait pas exception à la règle. Malgré le départ du supersonique Olamide Zaccheus chez les pros, les Cavaliers peuvent compter sur le solide duo de seniors WR Joe Reed et WR Hasise Dubois (1 043 yards et 12 touchdowns à eux deux l’an passé). La profondeur sera assurée par le junior WR Terrell Jana et le sophomore WR Ugo Obasi. Le profil du feu-follet devrait encore revenir à WR Tavares Kelly, de par sa vitesse et ses appuis dévastateurs en sortie de backfield. Evan Butts parti, le senior TE Tanner Cowley (68 yards en 2018) prend la suite au poste de tight end.

Embed from Getty Images

Dernier secteur, et non des moindres : la ligne offensive. A rechercher des profils trop versatiles, Mendenhall s’est exposé à une fragilité globale de l’escouade en 2018, surtout sur le pass pro (32 sacks concédés). Certes, 3 titulaires sur 5 sont de retour mais des réajustements paraissaient nécessaires, comme le transfert de l’ancien Nittany Lion RG Alex Gallerstedt, parti pour occuper le poste de guard, aux côtés d’un sophomore, RT Ryan Swoboda ou RT Bobby Haskins. Côté gauche, l’expérience est de mise, avec le sophomore LT Ryan Nelson titulaire dès son arrivée sur le campus. Les juniors LG Chris Glaser et surtout C Dillon Reinkensmeyer complètent ce quintet.

Défense

La vraie force de Virginia pourrait résider en défense. Car pas moins de 8 starters sont de retour, sous les ordres des coordinateurs Nick Howell et Brady Poppinga, hommes de confiance de Mendenhall depuis leur passage commun à BYU.

Pourtant, malgré la profondeur de la ligne défensive, le run stop a beaucoup moins rassuré que le pass rush. La bonne nouvelle, c’est que le premier rideau récupère quelques blessés et parait plus mature en 2019. Le taulier DT Eli Hanback (47 plaquages, 2 sacks) voit revenir de l’infirmerie le senior DL Richard Burney et le junior DL Mandy Alonso. Les trois hommes encadreront de jeunes loups condamnés à jouer des coudes, au vu de la profondeur globale. Le sophomore NT Jordan Redmond a bluffé le staff l’an passé, au point de rapidement prendre le poste de nose titulaire. Les sophomores DL Aaron Faumui et DL Tommy Christ seront d’autres noms à suivre de près. Bronco Mendenhall a également mis la main sur DL Jowon Briggs, recrue 4 étoiles, suivi par pas mal d’autres grosses écuries de première division universitaire. Un temps recruté, le Français Jeffrey M’Ba n’a pas pu être admis dans une université américaine cette année, pour des questions d’éligibilité académique.

Pour briller sur le pass rush, les Cavaliers ont pu compter sur de nombreuses ressources, à commencer par les phases de blitz, où tous les linebackers sont sollicités. Le playmaker en chef dans ce secteur restera tout de même le junior SLB Charles Snowden Jr. (62 plaquages, 2 sacks et demi, 8 passes défendues), aussi longiligne qu’explosif dès le snap. Meilleur plaqueur de son équipe en 2018 derrière le nouveau Chief Juan Thornhill, ILB Jordan Mack (66 plaquages) épaulera plein centre l’un des deux juniors, LB Robert Snyder ou le très attendu LB Zane Zandier (114 plaquages à eux deux). Redshirté l’an passé, le freshman LB T.C. Harrison a aussi une science de la poursuite à mettre à profit. Côté faible, le junior WLB Matt Gahm et le sophomore WLB Noah Taylor se disputeront le spot laissé vacant par le partant Chris Peace.

Embed from Getty Images

Autre ressource pour briller contre la passe : l’excellente couverture. Et dans cet exercice, difficile de faire mieux que CB Bryce Hall et ses 21 passes défendues en 2018. Malgré la fin d’éligibilité de Tim Harris, le senior pourra compter sur quatre defensive backs aguerris dans les airs pour faire trembler les quarterbacks adverses : CB Darius Bratton (7 passes défendues), FS Joey Blount (63 plaquages), SS Brenton Nelson (8 passes défendues) et l’ancien receveur DB De’Vante Cross.

Équipes spéciales

Enfin une solution viable ? L’an passé le poste de kicker a donné beaucoup de maux de tête au coaching staff des Cavs. Inefficaces face aux poteaux, K A.J. Mejia et K Hunter Pearson ont finalement laissé leur place au junior K/P Brian Delaney, pressenti pour être le titulaire en 2019. Mais malgré le match solide contre Miami, le jeune botteur n’a pas totalement rassuré, d’où le doute qui reste persistant localement. Pour ne rien arranger, l’ancien punter Lester Coleman n’est plus éligible, et il va falloir lui trouver un digne successeur. Le sophomore P Nash Griffin semblait en première ligne pour devenir l’heureux élu, mais là encore, Delaney pourrait tirer les marrons du feu …

Sur les phases de retour, les receveurs KR Joe ReedPR Chuck Davis et PR Tavares Kelly devraient de nouveau se partager les réceptions, respectivement sur kickoff et sur punt.

Calendrier

Attention, sol glissant ! Pour espérer faire mieux que leur fiche globale de 8-5 l’an passé, les Cavaliers auront du pain sur la planche avec des confrontations ô combien piégeuses, notamment début octobre. En soi, les déplacements à Pittsburgh, dès l’ouverture de la saison, à Notre Dame, Miami ou encore North Carolina ne sont des cadeaux, mais recevoir Florida State et Virginia Tech, deux programmes qui restent armés, avec une soif de revanche, n’est pas plus enviable. La donnée du calendrier a son importance depuis l’arrivée de coach Mendenhall : durant cette période, les Cavaliers n’ont gagné que deux petits matches sur 12 possibles en novembre, soit dans la dernière ligne droite de la saison régulière.

Match clé
contre Virginia Tech, le 29 novembre
Si les joueurs de Bronco Mendenhall parviennent à passer les principales embûches de leur parcours, le choc contre Virginia Tech en clôture de l’année vaudra à coup sûr le coup d’oeil. Arrivés en même temps en Virginie, Mendenhall et Fuente ne se sont pas encore adjugés l’ACC Coastal, lançant tour à tour le titre de division à Miami et Pittsburgh. Cette saison, les deux équipes sont plus qu’armés et une affiche pour accéder à la finale de conférence ne serait pas pour déplaire aux fans de Charlottesville.

Conclusion

Depuis 2016 et l’arrivée de son nouvel head coach, Virginia ne cesse de franchir les étapes : qualification pour un bowl en 2017, victoire dans un bowl et fiche positive l’an passé … la question est de savoir : quel serait le prochain pallier ? Difficile de le savoir, compte tenu d’un calendrier loin d’être clément et d’un turnover en attaque et sur équipes spéciales qui pourrait nécessiter une transition. Malgré tout, le fait de recevoir quelques formations de même calibre, comme Florida State ou Virginia Tech, ne sera pas du luxe. Le résultat contre Pitt, en Pennsylvanie, et en ouverture de la saison, nous donnera rapidement une indication sur la valeur brute de ce programme.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Marge de progression de Bryce Perkins
– Grosse rotation sur le front seven
– Défense contre la passe

Points faibles :
– Ligne offensive irrégulière
– Incertitude sur les botteurs
– Gestion du mois de novembre

Prédiction : 9-3, 6-2 ACC.

Trailer

Lire la suite
Publicité

Preview 2019

Previewil y a 2 jours

Preview 2019 : Miami Hurricanes

L'ère de l'après-Mark Richt débute à Miami : Manny Diaz saura-t-il relancer un programme en chute libre depuis novembre 2017...

Previewil y a 6 jours

Preview 2019 : North Carolina State Wolfpack

Pillé par la NFL depuis deux saisons, le Wolfpack est en mode reconstruction tout en restant ambitieux. Un 7ème bowl...

Previewil y a 7 jours

Preview 2019 : Virginia Tech Hokies

Après une saison 2018 décevante, VT doit rebondir pour prolonger sa série de 26 saisons consécutives avec un bowl... la...

Previewil y a 1 semaine

Preview 2019 : Virginia Cavaliers

Un coach réputé, un QB prometteur et une équipe expérimentée... et si UVA mettait la main sur la division ACC...

Previewil y a 1 semaine

Preview 2019 : Syracuse Orange

Les Orangemen peuvent-ils détrôner Clemson dans l'ACC Atlantic ? Après une saison de 10 victoires, Syracuse a de l'ambition...et des...

Previewil y a 2 semaines

Preview 2019 : Clemson Tigers

Malgré de lourdes pertes en défense, Clemson et son phénomène QB Trevor Lawrence font encore partie des favoris pour le...

Previewil y a 2 semaines

Preview 2019 : Florida State Seminoles

Privés de bowl pour la première fois depuis 1981, les Seminoles se doivent de relever la tête... celle de coach...

Previewil y a 2 semaines

Preview 2019 : Group of Five

Les Knights règnent sans partage sur le Group of Five depuis deux ans. Les Broncos de Boise State peuvent-ils contester...

Previewil y a 2 semaines

Preview 2019 : Central Florida Knights

Privés du prodigieux QB Milton McKenzie, les Knights de UCF ont-ils les armes pour conserver leur statut de porte-étendard du...

Previewil y a 2 semaines

Preview 2019 : Boise State Broncos

Changement de garde en attaque mais toujours le même objectif pour les Broncos de Boise State : une place dans...

Articles les plus lus