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College Football Report – Semaine 14

Retour sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football avec le ton décalé de Verchain.

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The College Football Report By Verchain Presented By The Blue Pennant is brought to you by the Jackson State University Prancing J-Settes.

 

Et comme vous avez été sages toute la saison, vous avez droit aux highlights de la saison de ces mêmes J-Settes…

 

Ainsi parlait Verchain

Verchain pense. Alors Verchain écrit. C’est son côté Rain Man. Feel free to insult me in the comments section.

#NotImpressed

Je me rends compte qu’on n’a pas encore eu de traduction d’article cette saison. Eh bien, le plus bel article de la saison, le voilà. Publié le 7 novembre dernier sur le site de ESPN.

Moonshine et les Mountaineers : La tradition de West Virginia.

Jake Trotter, ESPN Staff Writer (traduction libre par Verchain)

MORGANTOWN, W. Va – Par une matinée de samedi de début d’automne, l’odeur du Moonshine flotte déjà partout à travers les collines entourant Mountaineer Field. C’est un parfum typiquement Ouest Virginien.

« Ce truc a des racines profondes », affirme Sharon Harvey à propos du whiskey à forte teneur en alcool alors qu’elle pénètre dans le Milan Puskar Stadiume. Le grand-père d’Harvey a immigré en Virginie Occidentale depuis la Pologne, s’est trouvé un job dans une compagnie minière exploitant le charbon et, pendant un moment, a eu son propre alambic.

Harvey a grandi à Fayetteville, l’une de ces petites villes éparpillées à travers la Virginie Occidentale, et est devenue la première dentiste de Richwood, une autre petite ville, à 60 kilomètres de là.

« Il y avait ce type qui venait pour se faire nettoyer les dents », dit Harvey, « Et puis, une fois l’intervention terminée, je devais aller ouvrir la porte de derrière, et il déchargeait un tonneau de Moonshine pour le dentiste, en guise de paiement. »

Pour tous ceux qui pique-niquent autour du stade, l’anecdote d’Harvey n’a rien d’extraordinaire. Avec le football à WVU, le Moonshine est un facteur d’appartenance dans l’état des Mountaineers.

Un lien qui unit les générations. Qui rassemble les familles. Et transforme les inconnus en amis.

« Le Moonshine, c’est une partie de notre patrimoine », affirme Darrell Brown, de Burnsville, qui vient de ravitailler le pique-nique qu’il fréquente habituellement sur le Parking Bleu, en face du JW Ruby Memorial Hospital, qui se tient sur le trottoir en face du stade. « C’est un moyen de rapprocher les gens ».

Les origines du Moonshine de Brown remontent à la Prohibition. Son arrière grand-père a été mortellement blessé par balle par les agents du Trésor alors qu’il transportait de la gnôle. Brown a encore en sa possession la recette de son arrière grand-père – « Plus vous distillez lentement, meilleur c’est », explique-t-il – mais il en consomme rarement. « J’en amène pour tout le monde, par contre ».

Les bocaux de Moonshine ne sont pas facilement visibles pour celui qui découvre la scène du tailgating à Morgantown. En fait, ils sont plutôt bien planqués, en attendant d’être sortis quand un ami ou un membre de la famille arrive – ou même quand un fan d’une autre équipe, que ce soit Kansas, Oklahoma ou Texas – pointe le bout de son nez.

Une production illégale de Moonshine, dans un alambic improvisé, dans une cabane du sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

« Je dois vous prévenir d’une chose » déclare Tim Wolfe de Morgantown. « Ne croyez pas que les habitants de Virginie Occidentale ne sont que des péquenauds qui boivent du Moonshine et bla bla bla… Nous ne sommes pas comme ça. Le Moonshine est un moyen d’unir les générations. C’est une partie de notre histoire. Et la Virginie Occidentale est une belle et grande famille ».

Et ils aiment avoir de la visite. « On est toujours là ‘Hey, venez. Goûtez le Moonshine, prenez un sandwich au pepperoni », avance Matt Comer, de Barboursville, dont les deux fils Evan et Andrew vivent à Morgantown. « Et puis, comme ça, on devient en quelque sorte de bons amis. »

Richard Marsh, un avocat en immobilier de Clarksburg, comprend bien l’attrait du Moonshine. Il y a une douzaine d’années, il s’est mis à organiser son pique-nique d’avant match. De plus en plus, des gens qu’il ne connaissait pas ont commencé à se ruer sur son emplacement pour la compagnie, les travers de porc, et le Moonshine.

Des heures avant le coup d’envoi, le pique-nique de Marsh, en face de la fac de droit, est déjà assailli par d’anciens inconnus comme Dustin Fitz, qui est arrivé la nuit précédente en voiture du New Jersey. « Lorsque j’étais à la fac ici, Richard organisait déjà le meilleur des pique-nique », affirme Fitz. « Je suis comme un genre de walk-on ici ! »

La réserve actuelle de Moonshine de Marsh lui vient d’une rencontre heureuse d’il y a deux ans. Il pensait alors acheter un coffre pour armes à un ami de son frère. Lorsque le vendeur découvrit que Marsh n’était pas un procureur procédurier, il proposa d’ajouter un carton de Moonshine parfumé à la pêche, fermé par un ruban adhésif noir, pour 70$ de plus. « Aujourd’hui, c’est lui mon fournisseur de Moonshine », s’esclaffe Marsh.

Ce n’est pas si difficile de trouver un « fournisseur de Moonshine » en Virginie Occidentale, selon Marsh. « La plupart des flics de l’état connaissent quelqu’un qui peut leur dénicher du Moonshine », dit-il. « Un gars qui a appris à fabriquer le Moonshine – probablement de son grand-père. C’est juste un de ces trucs typiques de la Virginie Occidentale, vous voyez ? »

John Hoffman de Philadelphie boit une gorgée de Moonshine maison lors d’une fête chez Eric Gresak avant un match de WVU Stephanie Strasburg for ESPN

En Virginie Occidentale, la production de Moonshine est aussi ancienne que l’Etat lui-même. La combinaison de céréales produites localement et d’eau pure des rivières accorde aux Virginiens les ingrédients nécessaires à la production d’un spiritueux rentable. « Les anciens vendaient directement du Moonshine plutôt que des céréales, parce que la demande était plus forte, et le produit moins cher à transporter. » affirme Mark Sohn, un professeur d’université du Kentucky à la retraite, qui a écrit un livre de recettes des Appalaches.

Durant les années 20, la Prohibition n’a fait qu’amplifier la production à travers les Appalaches, alors que la demande allait croissant. « La Virginie Occidentale produisait une grande quantité de Moonshine pour les mafieux des villes du côté de Youngstown, Cincinnati ou Chicago » déclare Payton Fireman, un avocat de Morgantown. « Ensuite, un distributeur venait charger les tonneaux et les envoyait vers le Nord ».

Ensuite, pendant les décennies suivantes, les Virginiens fabriquèrent du Moonshine pour améliorer l’ordinaire. « Il n’y avait pas d’état providence à l’époque. Pas d’aides gouvernementales » ajoute Harvey. « Il fallait bien se débrouiller. »

Et hormis les mines et le bûcheronnage, il n’y avait pas beaucoup de manières de gagner beaucoup d’argent en Virginie Occidentale. « Vous pouviez toujours entendre ‘on a eu de nouvelles bottes à Noël, parce que Papa, ben, il a fabriqué du Moonshine, l’a vendu et ça lui a fait de l’argent pour Noël’ », dit Fireman, « Les gens devaient fabriquer du Moonshine pour avoir un peu d’argent. Ici, c’est un coin difficile, même si les habitants de Virginie Occidentale bossent dur. »

Fireman a d’ailleurs ouvert la première distillerie légale de Virginie Occidentale depuis la Prohibition en 1999, après un vrai marchandage avec le gouverneur pendant près d’un an. L’idée lui est venue lorsqu’il était chez son mécanicien, qui avait un bocal de Moonshine fabriqué par ses soins à son garage. « Il avait un goût horrible, mais ça m’a fait réfléchir » ajouter Fireman. Ce dernier se mit alors à étudier les lois de l’état et établit une déclaration à soumettre aux autorités. Il obtint d’abord une licence fédérale, ce qui finit par convaincre l’état d’accorder son autorisation.

Suivant le chemin ouvert par Fireman, plus d’une douzaine de distilleries légales sont apparues, comme Pinchgut Hollow à Fairmont. Pinchgut vend 4 parfums : blé noir, pêche au miel, tarte aux pommes et la plus costaude, la grain de maïs, tous ces parfums pouvant être dégustés sur le site de production.

Distiller du Moonshine demeure légal en Virginie Occidentale uniquement pour ceux qui ont une licence. En produire sans licence est un délit passible d’une amende et d’une peine de prison. Cela dit, aux dires d’une procureure que Marsh connaît du côté de Harrison County, personne n’a jamais été inculpé pour production de Moonshine durant ses trente années de service.

Jay Nowak, le chef de la police de Summersville, ne se souvient pas d’avoir jamais arrêté quelqu’un pour production de Moonshine dans sa ville, tout au moins sous sa mandature.

Bien qu’on trouve facilement du Moonshine produit légalement en magasin de nos jours, vous trouverez plus facilement un drapeau des Panthers de Pitt devant Mountaineer Field qu’une bouteille de ce liquide autorisé. « Bien sur, vous pouvez allez dans un magasin d’alcool et acheter du Moonshine, mais celui que vous voyez là est du Moonshine maison, illégal » affirme Rusty Walker, de Duck, désignant un des bocaux qu’il vient de sortir de sa caisse. « C’est ça qui est cool. »

« Et puis, je vous le dit [le Moonshine légal] a un goût de m****, aussi, pour être vraiment honnête avec vous »

Le parking du Milan Puskar Stadium est envahi de tailgaters, dont une grande partie consomment sans doute du Moonshine. « C’est sans doute une des plus vieilles traditions de l’état », affirme l’ancien joueur de WVU et de la NFL Owen Schmitt, présent ce jour-là parmi la foule.. Stephanie Strasburg for ESPN

Le Moonshine artisanal se décline en une quantité illimitée de goûts différents, ce qui rend chaque stand de pique-nique unique. Ce jour là, on pouvait trouver sur les parkings Blue et Brown, liste non exhaustive, des Moonshine à la myrtille, cerise noire, caramel, caramel salé, croquant à la cannelle, raisin blanc et bonbon à l’orange. « Vous pouvez produire à peu près tout ce que vous voulez » affirme Walker, qui venait juste de faire fondre des bonbons verts Jolly Rancher dans sa caravane pour concocter du Moonshine goût pomme verte.

Walker a appris à distiller du Moonshine dans un cours de chimie au lycée à Braxton County. Il devait réaliser un exercice revenant à fabriquer quelque chose en lien avec la chimie et lui et son partenaire de travaux dirigés ont décidé de mettre au point un alambic. « On a eu un A », s’amuse-t-il.

Assis aux côtés de Wlaker, Darrell Brown nous présente les différents parfums de Moonshine qu’il a amenés, qui comprennent un ‘tarte aux pommes’ et un ‘banane au chocolat’. Brown n’utilise pas de bocaux, pour sa part. Pour économiser de l’argent, il collecte des bouteilles vides d’alcool dans les bars, et les remplit avec son Moonshine. « Celle que je préfère, c’est la bouteille de Crown Royal », affirme Brown, « Elle est facile à prendre en main. Vous n’allez pas la laisser tomber, car on a une bonne prise dessus. Et puis, ces bocaux, ça revient cher à la longue… »

Bien que chaque stand de pique-nique a ses différents parfums, quasiment tous ont un produit particulier : « L’éclair Blanc », sans goût particulier. Alors que la plus forte des versions légales du Moonshine titre environ 50 degrés, « L’éclair Blanc » artisanal peut titrer 85 degrés… Voire plus…

« Je fais du Moonshine parfumé parce que je veux que chacun ait une dégustation à sa convenance » affirme Walker. « Mais si vous voulez du pur Moonshine, on peut se boire ça comme ça… »

La plupart des inventions culinaires a son accompagnement parfait. Les cheeseburgers ont les frites. Le beurre de cacahuète la confiture. De côté de Mountaineer Field, le Moonshine a ses petits pains au pepperoni, l’autre indispensable des pique-nique de Virginie Occidentale.

« A la fin de mes études, j’ai parcouru le pays pour trouver du boulot. Je pensais que tout le monde avait des petits pains au pepperoni » avance Brad Favro de Morgantown. « Je pensais qu’on en trouvait partout… eh bien non, en fait… »

L’histoire des petits pains au pepperoni remonte aux mines de charbon, qui employaient de nombreux immigrants italiens. « On ne pouvait pas se payer grand chose à l’époque, mais on avait toujours de quoi faire de la pâte à pain, on ajoutait du pepperoni et du fromage, et on avait son petit pain au pepperoni » avance Comer. « Et puis, aussi, il faut dire que quand on descendait dans la mine, on pouvait emmener son petit pain au pepperoni, ça conservait bien même là en bas. Comme c’était pratique à transporter et que la viande se conservait bien au milieu du petit pain, c’était le repas parfait. Alors, les mineurs descendaient dans les mines avec leur petit pain au pepperoni, c’était le repas du mineur ».

Comme le Moonshine, on peut acheter des petits pains au pepperoni dans la plupart des boulangeries ou des épiceries de Virginie Occidentale. Mais les meilleurs sur les stands de pique-nique sont faits maison, de recettes transmises dans les familles sur plusieurs générations. « Nos mères à tous les deux en faisaient », affirme Tracy Comer, la femme de Matt, qui enseigne en ce moment à sa lycéenne de fille, Mady, comment faire des petits pains au pepperoni. « C’est le snack ultime ! »

Cet été, Le Mountaineer, la mascotte au mousquet de West Virginia, a apporté des petits pains au pepperoni cuisinés par sa mère aux journées médias de la Big 12 à Frisco, Texas, pour les faire déguster aux journalistes présents.

Basiquement, le petit pain au pepperoni consiste en une bande de pâte blanche enroulée autour d’une rondelle de pepperoni. À la cuisson, le pepperoni fond doucement dans la pâte, créant une délicieuse combinaison.

Les différentes recettes ancestrales, cependant, génèrent de nombreux débats sur la meilleure manière de les réaliser. « Elle pense que tout est dans le pepperoni », dit Jeff Wiles en parlant de son épouse Tammy. « Moi, je pense que c’est le pain qui fait tout. »

On partage le Moonshine autour d’un feu devant le Milan Puskar Stadium après la victoire de West Virginia contre Baylor le 25 octobre. Stephanie Strasburg for ESPN

Summersville est une petite bourgade située presque à l’opposé de Morgantown sur la carte de l’état. Et pourtant, c’est comme si toute la ville s’était délocalisée sur les parkings autour du Milan Puskar Stadium. Nowak tient audience sur la gauche. A droite, Bucky Frame, Randy Taylor, Greg Sproles, Mike Hughes et un ophtalmologue que tout le monde appelle Eddy P. se passent un bocal et boivent à leur tour. « Dans une ville de 3000 habitants, vous allez en retrouver une centaine comme eux, ici. », affirme Aaron Maloney, qui avait un oncle qui faisait du Moonshine.

Ceux de Summersville affirment qu’ils ont le meilleur Moonshine du monde. « Nous venons du centre de l’état, près des montagnes, et c’est de là que viennent des litres de Moonshine parce que nous avons la meilleure eau », selon Michael Young. « Nos recettes de Moonshine datent d’il y a plusieurs générations. Ce truc sur Discovery Channel, ‘Moonshiners’, a donné naissance à quelques vocations… Mais ce n’est pas la même chose que pour ceux dont le grand-père distillait… »

Cette partie du Parking Bleu n’a pas d’emplacements réservés pour les stands de pique-nique. Mais comme les fidèles devant une église, les gens de Summersville garent leurs pick-ups et remorques aux mêmes emplacements, semaine après semaine, à chaque match à domicile. Ils se saluent les uns les autres en s’envoyant des grandes lampées de Moonshine. – « Celui-là, c’est du vrai, ça te brûle tout le temps que ça descend », affirme un gars de Summersville après avoir essayé un ‘Eclair Blanc’ offert part un concitoyen – et ils attendent que les fans de l’équipe adverse se pointent. « Le football de West Virginia et le Moonshine marchent main dans la main, ce sont deux choses qui unissent les gens. », affirme Ellis Frame, le fils de Bucky. « Les fans des autres équipes arrivent, et ils sont là, genre :’ bon, les gars, on sait que vous en avez, on est là pour goûter’ ».

« C’est ce qui me plaît le plus dans la Big 12 : rencontrer tous ces gens »

Wiles et John Maloney, le père d’Aaeon, sont fans des Mountaineers depuis si longtemps qu’ils se souviennent d’un temps où l’équipe n’appartenait à aucune conférence, du temps de Don Nehlen. À eux deux, ils ont du manquer au pire six matchs à domicile depuis l’époque où Major Harris était le quarterback, à la fin des années 80.

Lorsqu’Aaron a eu 5 ans, John Maloney commença à emmener son fils avec lui à Mountaineer Field. Maintenant qu’Aaron est marié à la fille de Wiles, Rachel, avec laquelle il a deux enfants, et John Maloney et Wiles ont transmis le flambeau à leur petit fils, Colin, 8 ans, qu’ils amènent au match.

« Nous n’avons pas d’équipe professionnelle dans l’état », dit Wiles, « Les Mountaineers, c’est tout ce qui importe. »

Un distillateur, dont les Moonshines au goût pêche ou tarte aux pommes sont populaires aux pique-nique des Moutaineers, produit une fournée quelque part dans le sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

Alors que le Moonshine passe de main en main, l’optimisme emplit l’air. West Virginia présente son effectif le plus complémentaire sans doute des dix dernières années, avec une attaque de feu menée par Will Grier, qui pourrait bien devenir le premier Mountaineer finaliste du Heisman depuis Harris.

La semaine précédente, Grier a mené West Virginia à sa plus palpitante victoire, et peut être la plus importante, depuis que l’université a rejoint la Big 12 il y a six ans. Mené d’un touchdown avec 16 secondes à jouer, à Texas, Grier trouve son receveur Gary Jennings pour une passe de 33 yards pour TD. Mais, au lieu de botter une transformation et égaliser pour disputer la prolongation, Dana Holgorsen tente une conversion à deux points, et Grier propulsa ses Mountaineers à une victoire dramatique, après avoir été mené, avec une course de deux yards pour gagner le match.

« Lorsqu’on parle de l’état, du programme, des gens qui sont impliqués dans tout ça, on espère que tout compte pour eux »,sourit Grier en ce samedi soir. « Eux, ils comptent beaucoup pour moi… Et c’était un bonheur indescriptible d’arracher cette victoire pour eux… »

Derrière les exploits de Grier, West Virginia contre son chemin vers le championnat de la Big 12, et soudainement, elle est entrée dans la course au playoff. Et pourtant, les fans des Mountaineers demeurent quelque peu fatalistes suite à tant de défaites désespérantes. [NDT : article publié le 7 novembre]

« On a eu notre lot de déceptions », déclare Wiles alors que son beau-fils, Aaron Maloney, évoque la défaite de 2007 contre Pittsburgh, qui a poussé West Virginia hors du match pour le championnat national. « On a été dans cette position tellement souvent », poursuit Wiles. « On a été juste au sommet, et on a dérapé à la dernière minute tellement souvent ».

Pour l’instant, les Virginiens se sentent au somment, unis derrière les Mountaineers — et par quelques gouttes de Moonshine.

« Ils vont bien ensemble, non ? » rigole Walker. « Ces deux là sont là depuis longtemps. Et ils sont notre héritage ».

 

Quickies*

*parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé

  • This Week In Les Miles…

  • Apparemment, les gazeuses larguées sur les racailles de Paris on porté jusqu’à l’Idaho..

  • Et on croirait bien que le commish de la Pac12, Larry Scott, est aussi populaire qu’un certain président français en ce moment…

Verchain wishes you a happy New Year

Enfin, on y est. Le bout de la route. On est à quelques heures de la dernière représentation du grand cirque qu’est la publication du classement du College Football Playoff par nos amis de la mafia du Comité de Sélection à l’instant d’écrire ces lignes…

Le verdict est déjà tombé. Certains pleurent, d’autres non. Et pourtant, sans augmentation du prix des consommations, votre ami Verchain vous donne ce qu’aurait donné le classement si le Comité avait un peu de jugeotte… Ou peut-être que le Comité jugera comme Verchain… On s’en fout, non ?

Tout d’abord, un petit classement qui va bien :

1 – Alabama
2 – Clemson
3 – Notre Dame
4 – Oklahoma
5 – Georgia
6 – Ohio State
7 – UCF
8 – LSU
9 – Washington
10 – Michigan
11 – Texas
12 – Florida

Normalement, on n’aura pas besoin d’aller au-delà.

Oklahoma nous a rendu un sacré service en ne laissant pas Texas s’emparer du titre de la Big 12. Je pense sincèrement qu’une victoire de Texas condamnait la Big XII en vue d’un playoff. Mais elle n’aurait pas nécessairement envoyé la Big Ten en playoff. J’en viens presque à penser que le Comité aurait pu considérer la défaite des Bulldogs de Georgia contre Alabama en finale de la SEC comme suffisamment convaincante pour classer les Dawgs devant Ohio State et sa défaite au format XXXL face à Purdue.

 

‘Nuff said, right ?

 

Sur la base de ce classement, mon playoff idéal nous ramènera sans doute une nouvelle finale Alabama – Clemson. Avec deux belles demi-finales :

Orange Bowl : Alabama Crimson Tide – Oklahoma Sooners
Cotton Bowl : Clemson Tigers – Notre Dame Fighting Irish

Finale : Tide – Tigers. Roll Tide.

Je me suis fait apostropher d’ailleurs ce vendredi par un vieux ricain sur le marché de Noël de Strasbourg. Je portais mon beau hoodie bleu marine et orange aux couleurs des Tigers d’Auburn, et un « Roll Tide » des familles a retenti. Un signe, je vous dis… Bon, j’ai aussi eu droit à un War Eagle par une vieille américaine un peu plus loin… #MyLife…

Pour le reste du plateau :

Rose Bowl : respect du contrat de base : Pac12 contre Big Ten : Washington – Ohio State. Et donc encore un match avec Dani…

 

Sugar Bowl : Big XII vs SEC : Texas – Georgia.

Pour les deux bowls suivants, le Comité a le droit de faire ce qu’il veut, ces deux trucs n’étant pas en contrat avec une conférence. Le champion de l’ACC étant qualifié pour le playoff, il n’y a pas de règle de substitution pour la conférence, ce qui nous privera de Maddie le jour du nouvel an… Dommage…

 

UCF représentera le Group of Five, les Knights sortent de leur plus belle victoire de la saison, en finale contre Memphis qui a donné tout ce qu’elle a pu… Il y aurait du sens à placer une nouvelle fois UCF au Peach Bowl, pour des raisons de proximité…

Alors… Peach Bowl : UCF – Florida.

Fiesta Bowl : LSU – Michigan.

Et si le programme ne vous plait pas…

Verchain’s Crush of the Week – Non-Football Edition

En me promenant sur les programmes de séries à venir, votre ami Verchain est tombé sur une série qui l’intéresse, qui se passe dans l’espace, qui s’appelle Origin. Au casting, une actrice française qui sera donc le crush de cette dernière semaine : Nora Arnezeder (à vos souhaits).

 

 

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

Essayons donc de finir la saison en beauté. J’ai quand même fait un tour assez exhaustif des meilleurs groupes de cheerleaders du pays. Alors, je ne sais plus trop quoi vous proposer… On va faire à l’ancienne pour la dernière : Randomizing !

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est tout pour aujourd’hui. Alors…

 

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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Saison 2020 : est-ce déjà trop tard?

La semaine dernière a été riche en événements dans le petit monde du College Football : entre éclosions de cas de COVID-19, calendriers bouleversés et autres annulations, on fait le point sur la situation.

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Crédit photo : Lynne Sladky, AP

Avec plus de 70 000 nouveaux cas positifs au Covid-19 en un jour, les Etats-Unis ont établi un triste record le weekend dernier. Pire encore, on retrouve parmi les foyers de la pandémie des États tels que la Floride, l’Arizona et le Texas, états connus pour l’engouement de leurs fans pour la saison de football.

Selon le Washington Post, les campus universitaires représentent un vrai risque pour l’ensemble de la population du fait de la difficulté des contrôles à réaliser. Le journal pointe notamment du doigt les fraternités, réputées pour leurs soirées et le risque associé de non-respect des règles d’hygiène.

Depuis l’éclosion d’il y a deux semaines, plus de 150 membres de fraternités (sur environ un millier) de l’Université Washington à Seattle (qui abrite les Huskies) ont été contrôlés positifs. De même à l’Université Mississippi à Oxford (chez les Rebels d’Ole Miss), les services de santé ont dénombré plus d’une centaine de nouveaux cas au lendemain d’une soirée organisée par une fraternité.

Les universités se trouvent donc dans une situation d’urgence qui nécessite des mesures bien plus conséquentes que des matches organisés à huis clos ou une bulle dans un parc d’attraction (la FBS est en effet constituée de plus 10 000 joueurs…).

Une timeline impossible ?

La « Week 0 » qui lance la saison 2020 est censé avoir lieu le 29 août prochain, dans 7 semaines exactement. A l’heure actuelle, les équipes sont encore dans leur période de « voluntary workouts » et n’ont même pas encore pu aller à l’entrainement avec des effectifs complets.

Les regards se sont alors tournés vers les instances gouvernementales du football telles que la NCAA, qui a tardivement fini par ouvrir la boite de Pandore : alors qu’on attendait des mesures fédératrices, dans une optique de coordonner à l’échelle du pays les mesures pour contrer la pandémie dans football, la NCAA a annoncé le 10 juillet dernier qu’elle « soutenait ses membres dans les décisions importantes qu’ils prendront relatives aux circonstances spécifiques (i.e. de chaque programme) en vue de protéger la santé et le bien-être des étudiants-athlètes. ».

Comme prévu, cela a mené à ce que chaque conférence joue son propre jeu et crée une dynamique à multiples vitesses.

Les conférences Big Ten et Pac-12 ont annoncé qu’elles suspendaient leurs matches hors conférence.

L’Ivy League a purement et simplement annulé la saison 2020 d’automne de sport (sans possibilité de report).

La NCJAA (qui régit le sport dans les Community College) a décidé de décaler la saison de football au prochain semestre pour la jouer, si tout va bien, entre janvier et avril 2021 en même temps que les sports de printemps (tels que le basketball).

Certaines conférences ont donc pris les devants mais c’est loin d’être le cas partout. Pour le reste, les deux prochaines semaines seront décisives pour la saison à venir.

La Pac-12 a indiqué que le reste des mesures prises en calendrier ne seraient dévoilées avant le 31 juillet. L’ACC va quant à elle communiquer sur la saison 2020 « d’ici fin juillet » soit pile un mois avant la reprise théorique.

En FBS, le Big Ten et la Pac-12 ont donc créé un effet boule de neige : avec les mesures annoncées, des matches inter-conférences comme le très attendu Alabama-USC n’auront pas lieu.

Parce qu’elle tarde à prendre une décision, la SEC (dans laquelle se trouve Alabama), qui de prime abord aurait souhaité un status quo, voit ses plans inévitablement chamboulés. Les conférences étant étroitement liées par le calendrier et par d’autres évènements tels que les bowl games et les playoffs, elles vont donc devoir agir vite : plus elles attendent, plus d’autres dominos vont tomber et moins elles auront de marge de manœuvre.

Des initiatives individuelles de mauvais augure

Certains programmes se veulent rassurant dans leur communication comme le blog Sport Illustrated « DawgsDaily » qui couvre les Georgia Bulldogs, qui affirme qu’en interne le programme se prépare à un début de saison d’ici octobre – novembre au plus tard. Pourtant, d’autres signes vont dans le sens contraire.

En effet Ohio State, Maryland ou encore North Carolina pour ne citer qu’eux, ont annoncé la suspension jusqu’à nouvel ordre de leurs voluntary workouts. Ohio State n’a pas communiqué sur le nombre de cas recensés de peur que « cela ne mène à l’identification d’individus spécifiques et ne compromette le secret médical ». Les Tar Heels, quant à eux, ont pris cette décision après que le département de santé ait identifié le campus comme un foyer d’éclosion, avec 37 cas avérés rien qu’au sein de la cellule athlétique, staff et joueurs inclus.

L’Université Hampton, pensionnaire de la conférence Big South en FCS, a frappé encore plus fort en annonçant en son seul nom le report de tous les sports d’automne pour le semestre suivant.

La Patriot League (où l’on retrouve des programmes comme Holy Cross et Georgetown) ont également annoncé le report d’un semestre des sports d’automne, à l’exception d’Army et Navy, pour qui il a été considéré que « du fait de leurs environnement et mission uniques dans l’enseignement supérieur, elles (i.e. ces académies) pourront continuer à s’engager dans des compétitions sportives en accord avec la vision de leurs directions respectives ».

31 juillet 2020 : la planète football retient son souffle

Alors à quoi s’attendre dans les prochaines semaines ?

Selon le site 247sports.com, l’ACC, dont le communiqué officiel est toujours attendu, se pencherait sur l’idée d’une conférence avec trois poules de 5 équipes (Notre Dame serait incluse dans ce format, bien qu’étant listée comme indépendante). Dans chaque poule, les équipes s’affronteraient toutes deux fois en phase aller-retour. A l’issue de ce round de poule les deux équipes avec le meilleur bilan seraient alors sélectionnées pour jouer la finale de conférence.

Cette idée représente un compromis alléchant pour les conférences du Power Five qui perdraient gros niveau revenu en cas d’annulation totale de la saison.

La décision dépendra cependant de l’évolution de la situation dans le pays. Les Etats-Unis parviendront-ils à endiguer la pandémie d’ici septembre pour permettre à un championnat remanié d’avoir lieu ? De plus, il faudra suivre de près la situation dans les universités. L’administration et les différents services seront-ils en mesure de déployer les moyens humains, financiers et médicaux pour assurer la présence saine sur le campus de plusieurs dizaines de milliers d’étudiants ? L’Université d’Harvard a par exemple déjà indiqué le 6 juillet dernier que la totalité des cours du premier semestre 2020 de leurs underclassmen (1ère et 2e années) auront lieu en ligne…

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Actualité

À quoi va ressembler la saison 2020 de College Football ?

Pandémie, tension raciale sur fond de révolution sociétale… le College Football fait face à des défis sans précedent. Tour d’horizon de la situation à 78 jours du début de la saison 2020.

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D’habitude, l’offseason est toujours d’un ennui total, à peine rythmé par quelques faits divers plus ou moins sordide… cette fois-ci, le College football devra s’adapter suite aux nombreux événements d’un début d’année 2020 en roue libre. On fait le tour des changements, des annonces et des différentes mesures annoncées depuis quelques semaines.

Évidemment, pas question d’annuler la saison de College football : ESPN estime les pertes des conférences du Power 5 à 4 milliards de dollars minimum dans une telle éventualité. On y reviendra.

Déjà chamboulée par les récentes lois permettant aux étudiants-athlètes de profiter des droits sur leur image, la NCAA doit en plus faire face à la crise de covid-19 qui frappe de plein fouet les États-Unis, sans oublier dans une moindre mesure le mouvement protestataire en cours, qui ébranle toute la société civile américaine, jusqu’à son gouvernement fédéral.

Un calendrier bouleversé

Pays le plus touché par la pandémie au niveau mondial, les États-Unis ont subi un confinement prolongé remettant en cause le calendrier spartiate des joueurs de College football. L’annulation partielle des spring practices à travers le pays pourrait avoir une incidence sur le développement de joueurs privés d’entraînement, mais ce sont surtout des enjeux plus larges qui inquiètent.

Comment réunir des dizaines de gamins dans un vestiaire tout en respectant les consignes sanitaires ? Et surtout, comment les protéger durant leur entraînement pour un sport de contact au plus haut degré ? Si le virus a fait et continue de faire des ravages aux États-Unis, la phase de confinement a été express dans la plupart du pays alors que le président américain Donald Trump et différents gouverneurs républicains exhortaient les citoyens à retourner au travail et à l’école.

Cependant, il y aura bien une saison de football, les enjeux économiques étant énormes au regard de la part des revenus liés au sport universitaire #1 pour la majorité des universités. La NCAA, qui annoncé le retrait de son moratoire à partir du 1er juin, a ainsi laissé le soin aux différentes conférences de fixer les calendriers de reprise des entraînements.

La question autour de cette reprise a longtemps été en suspens, nombre d’universités estimant qu’un retour des étudiants sur les campus serait dangereux. La majorité des facs américaines a annulé le trimestre d’été, la fameuse Summer School, et certaines jouent encore la montre vis-à-vis de la rentrée.

Comme le reste du monde, le College football s’est tourné vers les outils technologiques à disposition pour maintenir la cohésion et les communications. Des réunions récurrentes en vidéo-conférence ont été tenues entre les coaches et les joueurs. Yahoo Sports a d’ailleurs pu suivre le staff d’Arizona State lors de ces meetings en télétravail.

Plusieurs programmes ont rouvert leurs installations aux joueurs et démarré les entraînements volontaires, même si certains patientent et jouent la sécurité, comme Oklahoma qui ne rouvrira la porte à son équipe que le 1er juillet. Les joueurs et le personnel sont testés au covid-19 et la plupart des programmes ayant déjà repris leurs activirés annoncent des cas positifs, généralement asymptomatiques : 5 à Alabama, 7 à Arkansas State, 3 à Oklahoma State, 1 à Iowa, 4 à Florida, 3 à Auburn ou 3 à Marshall, avec mise à l’écart immédiate des concernés.

Pour la Pac-12 et la Big 12, la reprise a été fixée au 15 juin, tandis que la Big Ten n’a donné aucune indication, préférant laisser le choix à ses membres. La décision sera néanmoins laissée aux programmes à chaque fois, en fonction de la situation locale.

Si les salles de sport sont déjà ouvertes en Arizona, les États de Californie, Washington et Oregon sont encore durement touchés par le virus et les facs concernées pourraient attendre début juillet pour la reprise des entraînements volontaires.

Une reprise volontaire

Si la décision est laissée aux universités pour le retour de leurs étudiants sur le campus et la réouverture complète des installations sportives, une partie de l’initiative revient également aux joueurs eux-mêmes. Pour le coach de Georgia Kirby Smart, chaque étudiant-athlète a pu décider de revenir ou non :

« Nous n’avons personne qui ne souhaite pas revenir, pour l’instant en tout cas, mais il s’agit évidemment d’une décision personnelle. (…) Nos gars sont impatients. » – Kirby Smart, coach des Bulldogs de Georgia.

Le directeur des sports d’Iowa Gary Barta a également tenu à rassurer les joueurs qui ne souhaiteraient pas revenir à l’entraînement pour des questions de santé.

« Il faut se rappeler que tant que le virus est là, tant qu’il n’y a pas de vaccin, il y aura toujours un risque. Quoi que nous fassions, nous ne pouvons pas l’éliminer. Nous travaillons pour le réduire et laisserons le choix à ceux qui doivent le faire. […] Si un de nos étudiants-athlètes choisit de ne pas revenir, il fera toujours partie de l’équipe. Nous travaillons pour diminuer l’inquiétude mais si un étudiant-athlète choisit de rester à l’écart de l’équipe à cause de ce covid-19, il ne perdra pas son statut ou sa bourse d’études. » – Gary Barta, directeur athlétique de l’université Iowa.

Le New York Times s’est néanmoins fendu d’un papier décrivant le ressenti des joueurs, dont l’avis n’est jamais pris en compte lors des prises de décision concernant la saison à venir, alors que 43% d’entre eux craignent une exposition au covid-19 selon une étude de la NCAA.

Crédit photo : DSPhotography / Dan Smith

Des stades vides ?

Partout, des mesures drastiques ont été prises, comme à South Bend où les joueurs résideront dans des hôtels sur le campus de Notre Dame durant le camp d’entraînement. Les Irish n’ouvriront d’ailleurs pas leur saison en Irlande face à Navy, comme initialement prévu, et le match se déroulera à Annapolis, probablement le 5 ou 6 septembre. Reste à savoir si le stade pourra accueillir des visiteurs…

Iowa State, qui comptait 22 000 abonnés la saison passée et qui espère atteindre les 30 000 cette année, a déjà choisi de réserver l’accès au stade aux supporters les plus fidèles, comme l’explique son directeur des sports Jamie Pollard :

« Puisque nous estimons atteindre la limite de 50% de la capacité du stade simplement avec nos abonnés, nous n’envisageons pas de vendre de billets à l’unité, à moins que les limites soient revues à la hausse. » – Jamie Pollard, directeur athlétique de l’université Iowa State.

La gestion du public en pleine épidémie est évidemment un point épineux. À Ann Arbor, le stade de 107 000 places des Wolverines pourrait bien rester vide face à l’impossibilité de tester chaque visiteur. Jim Harbaugh serait en tout cas favorable à une reprise, même en cas de gradins déserts :

« Je serais d’accord pour jouer sans supporters. Si le dilemme est de jouer sans fans ou de ne pas jouer du tout, alors je choisis l’option du stade vide. » – Jim Harbaugh, coach des Wolvrines de Michigan.

À la fin du mois de mai, Michigan s’est également illustré via les propos du président de l’université Mark Schlissel au Wall Street Journal, expliquant que les sports ne reprendraient pas tant que tous les étudiants ne seraient pas de retour sur le campus…

Le recrutement en pause pendant plusieurs mois

Le recrutement a également connu un long temps mort puisque les visites et les déplacements de prospects ou de coaches sont évidemment prohibés. La NCAA a décidé de prolonger la période de suspension du recrutement jusqu’au 31 juillet. Le processus continue cependant naturellement, de nombreux prospects ayant donné leur accord verbal depuis le début de cette pause officielle.

Oregon sera ainsi dans l’incapacité de tenir son traditionnel camp « Saturday Night Live » de fin juillet, qui rassemble habituellement de nombreux top prospects venus de tout le pays. Les habitudes sont là-aussi bouleversées, alors que Penn State compense la proximité physique avec son « Football Virtual Combine », à destinations des prospects; des instructions sont fournies pour prendre ses mensurations et se tester sur différents ateliers athlétiques, en marge de conseils du staff distribuées via les réseaux sociaux.

Les émeutes et le mouvement anti-raciste auront-t-ils une influence sur le calendrier ?

Pour l’heure, rien ne permet d’anticiper un report de la saison ou l’annulation de certaines rencontres mais le mouvement de protestations à l’encontre de la police et du gouvernement a déjà un impact sur le College football à différents niveaux, principalement extra-sportifs jusque-là.

Dans le Minnesota, l’État où George Floyd a été tué par un policier lors de son arrestation, le département des sports des Gophers a pris la décision immédiate de rompre son contrat avec la police locale pour l’encadrement des événements sportifs. Le coach de Minnesota, PJ Fleck, s’est fendu d’un message sur Twitter afin de rendre hommage à la victime.

Partout dans le pays, les programmes tentent de faire le ménage dans leur entourage et les racistes ont été excommuniés : Utah a suspendu son coordinateur défensif Morgan Scalley, auteur d’un texto raciste en 2013, en attendant la conclusion d’une enquête interne; Oregon State a renvoyé le tight end Rocco Carley pour des commentaires du même genre il y a trois ans et USC a révoqué l’abonnement saisonnier d’un booster qui recommandait d’ouvrir le feu sur les manifestants via son compte Twitter.

C’est surtout Clemson qui se retrouve sous le feu des projecteurs ces derniers jours. L’université, nommée d’après son fondateur Thomas Green Clemson, est critiquée pour son héritage pro-esclavagiste, avec la star NFL DeAndre Hopkins comme porte-parole du mouvement. En outre, le coach de l’équipe de football Dabo Swinney a également dû s’excuser après le déchaînement des réseaux sociaux à son égard, consécutif à la position du coach des Tigers qui défendait un de ses assistants pointé du doigt pour son langage raciste.

À Missouri et Iowa, deux programmes critiqués par d’anciens joueurs et des étudiants-athlètes actuels pour le racisme ambiant au sein de l’université et de l’encadrement de l’équipe de football, la situation est extrêmement tendue. Les joueurs de Missouri ont d’ailleurs organisé une marche pour s’inscrire sur les listes législatives afin de voter pour un changement de gouvernement aux prochaines élections présidentielles. Une initiative reprise à LSU par les joueurs de football. Une marche a également été organisée sur le campus de Texas avec l’équipe de football en hommage à George Floyd.

Crédit photo : @MizzouAthletics/Twitter

À Atlanta, le College Football Hall of Fame a été la cible des manifestants, comme tous les commerces alentour. Le bâtiment de 68,5 millions de dollars accueille le musée du College Football et le mur des célébrités (« Hall of Fame ») du football universitaire américain depuis son déménagement de South Bend en 2014. La capitale de l’État de Géorgie est l’une des villes les plus concernées par les émeutes.

Vers un retour à la normale ?

Alors que les médias américains estiment que la crise du covid-19 pourrait se prolonger aux États-Unis, exacerbée par les rassemblements actuels de manifestants et accentuée par l’usage industriel de gaz lacrymogène propice à la propagation du virus, la NCAA maintient le début de la saison le 29 août prochain pour la Week 0.

La prochaine réunion du comité chargé d’administrer la Division I de College football se tiendra le 17 juin, avec comme enjeu l’adoption du plan établi par la NCAA sur six semaines pour la reprise. Ce plan fixerait la reprise des contacts entre coaches et joueurs au 6 juillet, bien que tous les programmes auront sans doute repris leurs activités d’ici là, avec un début du fall camp en août, comme de coutume; entre mi-juillet début août, les équipes seraient ainsi autorisées à pratiquer douze entraînements sans équipements, pour un maximum de vingt heures par semaine. Avant de reprendre le calendrier normal de 29 jours de fall camp jusqu’au coup d’envoi de la saison 2020.

Les principales inquiétudes concernent forcément la santé des joueurs et l’évolution de la crise sanitaire déterminera le calendrier de la saison. Une annulation de la saison 2020 n’est absolument pas envisagée à l’heure actuelle, la NCAA ayant déjà anticipé une extension possible de l’exercice jusqu’au printemps. Reste à connaître les conditions d’éligibilité pour les playoffs et les bowls de fin de saison en cas de perturbations. Bob Bowlsby, membre du comité d’administration du College Football Playoff, résume parfaitement le « laissez-jouer » actuel :

« Je pense qu’on va jouer le maximum de matches possibles et on fera un point au milieu de la saison pour constater les différentes expériences vécues par les équipes. Je pense que chaque expérience sera distincte. […] On va juste attendre de voir la tournure de la saison et faire avec. » – Bob Bowlsby, membre du comité d’administration du College Football Playoff.

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La NCAA finalise son plan de déconfinement

Le comité de surveillance qui administre le College football a annoncé un plan de reprise des activités de football en 6 semaines pour assurer le début de saison à la date prévue initialement, le 29 aout.

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Crédit photo : Bob Rosato

Afin de préserver la possibilité d’un coup d’envoi de la saison 2020 en temps et en heure, le NCAA Division I Football Oversight Committee se devrait de publier ses lignes directrices permettant aux différents programmes de football de mettre en place la reprise de ses activités en vue des premiers matchs prévus à la fin du mois d’aout. C’est chose faite.

Ce plan devra cependant être validé, mercredi 17 juin, par le Division I Council.

La reprise des entrainements se ferait ainsi en trois phases : entrainements obligatoires, période de « formation avancée » et camp d’entrainement.

La date de début des entrainements obligatoires avec interaction entre les joueurs et les entraineurs dépendra de la date du premier match de la saison. Ainsi, pour les équipes qui joueront lors de la Week 0 (29 aout), la date de reprise est fixée au 6 juillet. Ce sera une semaine plus tard, soit le 13 juillet pour toutes les autres équipes.

Si la transition entre la période des entrainements volontaires à celle des entrainements obligatoires est habituelle, l’ajout d’une période dite de « formation avancée » (20 heures maximales par joueur), qui débutera le 24 juillet, vise à permettra aux coachs d’encadrer et d’évaluer individuellement certains étudiants-athlètes sur le terrain, de permettre à certains joueurs de poursuivre leur préparation physique ou d’organiser des sessions videos afin de favoriser l’apprentissage des différents playbooks. Rappelons que la majorité des programmes ont été contraints d’annuler tout ou partie de leur spring practices ce qui a largement modifié les habitudes des coachs dans leur approche avec les joueurs.

Le 7 aout marquera le début des habituels camps d’automne (Fall camp) qui devront respecter une durée maximale de 29 jours.

Certaines directions athlétiques souhaiteraient réduire la période de reprise progressive avant le début des Fall Camps préférant le 20 juillet pour le début des entrainements obligatoires et une période de « formation avancée » plus courte afin d’éviter un relâchement durant cette 2ème phase de préparation.

« Nous souhaitions trouver un consensus afin d’assurer une reprise graduelle qui garantira que nous mettons tout en oeuvre fin de protéger la santé des étudiants-athlètes tout en permettant au coaching staff de récupérer les sessions d’apprentissage hors terrain. » – Shane Lyons, le directeur athlétique de Virginia Tech et président du comité de surveillance.

La période de « formation avancée » devra comporter un maximum de 20 heures d’apprentissage sous forme d’un maximum de 12 sessions sur terrain, sans contacts et sans équipements.

Alors que plusieurs programmes de football ont déjà réouvert leurs installations sportives aux étudiants-athlètes dans le cadre de la période autorisée des « entrainements volontaires », la NCAA réaffirme ainsi sa volonté de mettre tout en oeuvre pour assurer que la date de début de la saison NCAA 2020 sera maintenue à la date prévue, le 29 aout prochain.

Lors cette Week 0, Arizona accueillera Hawaii, UCLA sera l’hôte de New Mexico State tandis que UNLV jouera son premier match à l’Allegiant Stadium de Las Vegas face à California.

La semaine suivante, le choc entre Alabama et USC sera la tête d’affiche d’une week 1 qui débutera le jeudi 3 septembre par la Holy War entre Utah et Brigham Young.

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Georgia et Clemson donneront le coup d’envoi de la saison 2021

Deux des meilleurs programmes des cinq dernières années se sont donnés rendez-vous au Bank of America Stadium, le 4 septembre 2021, pour Kickoff Game de la saison.

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Les deux universités de Clemson et Georgia avaient déjà annoncé leur intention d’organiser un match entre Tigers et Bulldogs dans le cadre du Chick-fil-A Kickoff Game d’Atlanta en 2024.

Ce sera donc, dès 2021, dans le stade des Panthers de Carolina (NFL) qu’aura lieu le duel entre coach Dabo Swinney et coach Kirby Smart.

Deux séries aller-retour sur campus prévues en 2029-30 et 2032-33 sont également actuellement en pourparlers.

Le dernier match entre Georgia et Clemson remonte au 30 aout 2014. Les Bulldogs s’étaient imposés 45-21 grâce notamment à 3 TD au sol d’un RB Todd Gurley qui avait frôlé les 200 yards au sol. Un an plus tôt, QB Tajh Boyd et WR Sammy Watkins avaient permis à Clemson de l’emporter 38-35 dans un duel au sommet entre équipes classées dans le Top 10.

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