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College Football Report – Semaine 14

Retour sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football avec le ton décalé de Verchain.

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The College Football Report By Verchain Presented By The Blue Pennant is brought to you by the Jackson State University Prancing J-Settes.

 

Et comme vous avez été sages toute la saison, vous avez droit aux highlights de la saison de ces mêmes J-Settes…

 

Ainsi parlait Verchain

Verchain pense. Alors Verchain écrit. C’est son côté Rain Man. Feel free to insult me in the comments section.

#NotImpressed

Je me rends compte qu’on n’a pas encore eu de traduction d’article cette saison. Eh bien, le plus bel article de la saison, le voilà. Publié le 7 novembre dernier sur le site de ESPN.

Moonshine et les Mountaineers : La tradition de West Virginia.

Jake Trotter, ESPN Staff Writer (traduction libre par Verchain)

MORGANTOWN, W. Va – Par une matinée de samedi de début d’automne, l’odeur du Moonshine flotte déjà partout à travers les collines entourant Mountaineer Field. C’est un parfum typiquement Ouest Virginien.

« Ce truc a des racines profondes », affirme Sharon Harvey à propos du whiskey à forte teneur en alcool alors qu’elle pénètre dans le Milan Puskar Stadiume. Le grand-père d’Harvey a immigré en Virginie Occidentale depuis la Pologne, s’est trouvé un job dans une compagnie minière exploitant le charbon et, pendant un moment, a eu son propre alambic.

Harvey a grandi à Fayetteville, l’une de ces petites villes éparpillées à travers la Virginie Occidentale, et est devenue la première dentiste de Richwood, une autre petite ville, à 60 kilomètres de là.

« Il y avait ce type qui venait pour se faire nettoyer les dents », dit Harvey, « Et puis, une fois l’intervention terminée, je devais aller ouvrir la porte de derrière, et il déchargeait un tonneau de Moonshine pour le dentiste, en guise de paiement. »

Pour tous ceux qui pique-niquent autour du stade, l’anecdote d’Harvey n’a rien d’extraordinaire. Avec le football à WVU, le Moonshine est un facteur d’appartenance dans l’état des Mountaineers.

Un lien qui unit les générations. Qui rassemble les familles. Et transforme les inconnus en amis.

« Le Moonshine, c’est une partie de notre patrimoine », affirme Darrell Brown, de Burnsville, qui vient de ravitailler le pique-nique qu’il fréquente habituellement sur le Parking Bleu, en face du JW Ruby Memorial Hospital, qui se tient sur le trottoir en face du stade. « C’est un moyen de rapprocher les gens ».

Les origines du Moonshine de Brown remontent à la Prohibition. Son arrière grand-père a été mortellement blessé par balle par les agents du Trésor alors qu’il transportait de la gnôle. Brown a encore en sa possession la recette de son arrière grand-père – « Plus vous distillez lentement, meilleur c’est », explique-t-il – mais il en consomme rarement. « J’en amène pour tout le monde, par contre ».

Les bocaux de Moonshine ne sont pas facilement visibles pour celui qui découvre la scène du tailgating à Morgantown. En fait, ils sont plutôt bien planqués, en attendant d’être sortis quand un ami ou un membre de la famille arrive – ou même quand un fan d’une autre équipe, que ce soit Kansas, Oklahoma ou Texas – pointe le bout de son nez.

Une production illégale de Moonshine, dans un alambic improvisé, dans une cabane du sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

« Je dois vous prévenir d’une chose » déclare Tim Wolfe de Morgantown. « Ne croyez pas que les habitants de Virginie Occidentale ne sont que des péquenauds qui boivent du Moonshine et bla bla bla… Nous ne sommes pas comme ça. Le Moonshine est un moyen d’unir les générations. C’est une partie de notre histoire. Et la Virginie Occidentale est une belle et grande famille ».

Et ils aiment avoir de la visite. « On est toujours là ‘Hey, venez. Goûtez le Moonshine, prenez un sandwich au pepperoni », avance Matt Comer, de Barboursville, dont les deux fils Evan et Andrew vivent à Morgantown. « Et puis, comme ça, on devient en quelque sorte de bons amis. »

Richard Marsh, un avocat en immobilier de Clarksburg, comprend bien l’attrait du Moonshine. Il y a une douzaine d’années, il s’est mis à organiser son pique-nique d’avant match. De plus en plus, des gens qu’il ne connaissait pas ont commencé à se ruer sur son emplacement pour la compagnie, les travers de porc, et le Moonshine.

Des heures avant le coup d’envoi, le pique-nique de Marsh, en face de la fac de droit, est déjà assailli par d’anciens inconnus comme Dustin Fitz, qui est arrivé la nuit précédente en voiture du New Jersey. « Lorsque j’étais à la fac ici, Richard organisait déjà le meilleur des pique-nique », affirme Fitz. « Je suis comme un genre de walk-on ici ! »

La réserve actuelle de Moonshine de Marsh lui vient d’une rencontre heureuse d’il y a deux ans. Il pensait alors acheter un coffre pour armes à un ami de son frère. Lorsque le vendeur découvrit que Marsh n’était pas un procureur procédurier, il proposa d’ajouter un carton de Moonshine parfumé à la pêche, fermé par un ruban adhésif noir, pour 70$ de plus. « Aujourd’hui, c’est lui mon fournisseur de Moonshine », s’esclaffe Marsh.

Ce n’est pas si difficile de trouver un « fournisseur de Moonshine » en Virginie Occidentale, selon Marsh. « La plupart des flics de l’état connaissent quelqu’un qui peut leur dénicher du Moonshine », dit-il. « Un gars qui a appris à fabriquer le Moonshine – probablement de son grand-père. C’est juste un de ces trucs typiques de la Virginie Occidentale, vous voyez ? »

John Hoffman de Philadelphie boit une gorgée de Moonshine maison lors d’une fête chez Eric Gresak avant un match de WVU Stephanie Strasburg for ESPN

En Virginie Occidentale, la production de Moonshine est aussi ancienne que l’Etat lui-même. La combinaison de céréales produites localement et d’eau pure des rivières accorde aux Virginiens les ingrédients nécessaires à la production d’un spiritueux rentable. « Les anciens vendaient directement du Moonshine plutôt que des céréales, parce que la demande était plus forte, et le produit moins cher à transporter. » affirme Mark Sohn, un professeur d’université du Kentucky à la retraite, qui a écrit un livre de recettes des Appalaches.

Durant les années 20, la Prohibition n’a fait qu’amplifier la production à travers les Appalaches, alors que la demande allait croissant. « La Virginie Occidentale produisait une grande quantité de Moonshine pour les mafieux des villes du côté de Youngstown, Cincinnati ou Chicago » déclare Payton Fireman, un avocat de Morgantown. « Ensuite, un distributeur venait charger les tonneaux et les envoyait vers le Nord ».

Ensuite, pendant les décennies suivantes, les Virginiens fabriquèrent du Moonshine pour améliorer l’ordinaire. « Il n’y avait pas d’état providence à l’époque. Pas d’aides gouvernementales » ajoute Harvey. « Il fallait bien se débrouiller. »

Et hormis les mines et le bûcheronnage, il n’y avait pas beaucoup de manières de gagner beaucoup d’argent en Virginie Occidentale. « Vous pouviez toujours entendre ‘on a eu de nouvelles bottes à Noël, parce que Papa, ben, il a fabriqué du Moonshine, l’a vendu et ça lui a fait de l’argent pour Noël’ », dit Fireman, « Les gens devaient fabriquer du Moonshine pour avoir un peu d’argent. Ici, c’est un coin difficile, même si les habitants de Virginie Occidentale bossent dur. »

Fireman a d’ailleurs ouvert la première distillerie légale de Virginie Occidentale depuis la Prohibition en 1999, après un vrai marchandage avec le gouverneur pendant près d’un an. L’idée lui est venue lorsqu’il était chez son mécanicien, qui avait un bocal de Moonshine fabriqué par ses soins à son garage. « Il avait un goût horrible, mais ça m’a fait réfléchir » ajouter Fireman. Ce dernier se mit alors à étudier les lois de l’état et établit une déclaration à soumettre aux autorités. Il obtint d’abord une licence fédérale, ce qui finit par convaincre l’état d’accorder son autorisation.

Suivant le chemin ouvert par Fireman, plus d’une douzaine de distilleries légales sont apparues, comme Pinchgut Hollow à Fairmont. Pinchgut vend 4 parfums : blé noir, pêche au miel, tarte aux pommes et la plus costaude, la grain de maïs, tous ces parfums pouvant être dégustés sur le site de production.

Distiller du Moonshine demeure légal en Virginie Occidentale uniquement pour ceux qui ont une licence. En produire sans licence est un délit passible d’une amende et d’une peine de prison. Cela dit, aux dires d’une procureure que Marsh connaît du côté de Harrison County, personne n’a jamais été inculpé pour production de Moonshine durant ses trente années de service.

Jay Nowak, le chef de la police de Summersville, ne se souvient pas d’avoir jamais arrêté quelqu’un pour production de Moonshine dans sa ville, tout au moins sous sa mandature.

Bien qu’on trouve facilement du Moonshine produit légalement en magasin de nos jours, vous trouverez plus facilement un drapeau des Panthers de Pitt devant Mountaineer Field qu’une bouteille de ce liquide autorisé. « Bien sur, vous pouvez allez dans un magasin d’alcool et acheter du Moonshine, mais celui que vous voyez là est du Moonshine maison, illégal » affirme Rusty Walker, de Duck, désignant un des bocaux qu’il vient de sortir de sa caisse. « C’est ça qui est cool. »

« Et puis, je vous le dit [le Moonshine légal] a un goût de m****, aussi, pour être vraiment honnête avec vous »

Le parking du Milan Puskar Stadium est envahi de tailgaters, dont une grande partie consomment sans doute du Moonshine. « C’est sans doute une des plus vieilles traditions de l’état », affirme l’ancien joueur de WVU et de la NFL Owen Schmitt, présent ce jour-là parmi la foule.. Stephanie Strasburg for ESPN

Le Moonshine artisanal se décline en une quantité illimitée de goûts différents, ce qui rend chaque stand de pique-nique unique. Ce jour là, on pouvait trouver sur les parkings Blue et Brown, liste non exhaustive, des Moonshine à la myrtille, cerise noire, caramel, caramel salé, croquant à la cannelle, raisin blanc et bonbon à l’orange. « Vous pouvez produire à peu près tout ce que vous voulez » affirme Walker, qui venait juste de faire fondre des bonbons verts Jolly Rancher dans sa caravane pour concocter du Moonshine goût pomme verte.

Walker a appris à distiller du Moonshine dans un cours de chimie au lycée à Braxton County. Il devait réaliser un exercice revenant à fabriquer quelque chose en lien avec la chimie et lui et son partenaire de travaux dirigés ont décidé de mettre au point un alambic. « On a eu un A », s’amuse-t-il.

Assis aux côtés de Wlaker, Darrell Brown nous présente les différents parfums de Moonshine qu’il a amenés, qui comprennent un ‘tarte aux pommes’ et un ‘banane au chocolat’. Brown n’utilise pas de bocaux, pour sa part. Pour économiser de l’argent, il collecte des bouteilles vides d’alcool dans les bars, et les remplit avec son Moonshine. « Celle que je préfère, c’est la bouteille de Crown Royal », affirme Brown, « Elle est facile à prendre en main. Vous n’allez pas la laisser tomber, car on a une bonne prise dessus. Et puis, ces bocaux, ça revient cher à la longue… »

Bien que chaque stand de pique-nique a ses différents parfums, quasiment tous ont un produit particulier : « L’éclair Blanc », sans goût particulier. Alors que la plus forte des versions légales du Moonshine titre environ 50 degrés, « L’éclair Blanc » artisanal peut titrer 85 degrés… Voire plus…

« Je fais du Moonshine parfumé parce que je veux que chacun ait une dégustation à sa convenance » affirme Walker. « Mais si vous voulez du pur Moonshine, on peut se boire ça comme ça… »

La plupart des inventions culinaires a son accompagnement parfait. Les cheeseburgers ont les frites. Le beurre de cacahuète la confiture. De côté de Mountaineer Field, le Moonshine a ses petits pains au pepperoni, l’autre indispensable des pique-nique de Virginie Occidentale.

« A la fin de mes études, j’ai parcouru le pays pour trouver du boulot. Je pensais que tout le monde avait des petits pains au pepperoni » avance Brad Favro de Morgantown. « Je pensais qu’on en trouvait partout… eh bien non, en fait… »

L’histoire des petits pains au pepperoni remonte aux mines de charbon, qui employaient de nombreux immigrants italiens. « On ne pouvait pas se payer grand chose à l’époque, mais on avait toujours de quoi faire de la pâte à pain, on ajoutait du pepperoni et du fromage, et on avait son petit pain au pepperoni » avance Comer. « Et puis, aussi, il faut dire que quand on descendait dans la mine, on pouvait emmener son petit pain au pepperoni, ça conservait bien même là en bas. Comme c’était pratique à transporter et que la viande se conservait bien au milieu du petit pain, c’était le repas parfait. Alors, les mineurs descendaient dans les mines avec leur petit pain au pepperoni, c’était le repas du mineur ».

Comme le Moonshine, on peut acheter des petits pains au pepperoni dans la plupart des boulangeries ou des épiceries de Virginie Occidentale. Mais les meilleurs sur les stands de pique-nique sont faits maison, de recettes transmises dans les familles sur plusieurs générations. « Nos mères à tous les deux en faisaient », affirme Tracy Comer, la femme de Matt, qui enseigne en ce moment à sa lycéenne de fille, Mady, comment faire des petits pains au pepperoni. « C’est le snack ultime ! »

Cet été, Le Mountaineer, la mascotte au mousquet de West Virginia, a apporté des petits pains au pepperoni cuisinés par sa mère aux journées médias de la Big 12 à Frisco, Texas, pour les faire déguster aux journalistes présents.

Basiquement, le petit pain au pepperoni consiste en une bande de pâte blanche enroulée autour d’une rondelle de pepperoni. À la cuisson, le pepperoni fond doucement dans la pâte, créant une délicieuse combinaison.

Les différentes recettes ancestrales, cependant, génèrent de nombreux débats sur la meilleure manière de les réaliser. « Elle pense que tout est dans le pepperoni », dit Jeff Wiles en parlant de son épouse Tammy. « Moi, je pense que c’est le pain qui fait tout. »

On partage le Moonshine autour d’un feu devant le Milan Puskar Stadium après la victoire de West Virginia contre Baylor le 25 octobre. Stephanie Strasburg for ESPN

Summersville est une petite bourgade située presque à l’opposé de Morgantown sur la carte de l’état. Et pourtant, c’est comme si toute la ville s’était délocalisée sur les parkings autour du Milan Puskar Stadium. Nowak tient audience sur la gauche. A droite, Bucky Frame, Randy Taylor, Greg Sproles, Mike Hughes et un ophtalmologue que tout le monde appelle Eddy P. se passent un bocal et boivent à leur tour. « Dans une ville de 3000 habitants, vous allez en retrouver une centaine comme eux, ici. », affirme Aaron Maloney, qui avait un oncle qui faisait du Moonshine.

Ceux de Summersville affirment qu’ils ont le meilleur Moonshine du monde. « Nous venons du centre de l’état, près des montagnes, et c’est de là que viennent des litres de Moonshine parce que nous avons la meilleure eau », selon Michael Young. « Nos recettes de Moonshine datent d’il y a plusieurs générations. Ce truc sur Discovery Channel, ‘Moonshiners’, a donné naissance à quelques vocations… Mais ce n’est pas la même chose que pour ceux dont le grand-père distillait… »

Cette partie du Parking Bleu n’a pas d’emplacements réservés pour les stands de pique-nique. Mais comme les fidèles devant une église, les gens de Summersville garent leurs pick-ups et remorques aux mêmes emplacements, semaine après semaine, à chaque match à domicile. Ils se saluent les uns les autres en s’envoyant des grandes lampées de Moonshine. – « Celui-là, c’est du vrai, ça te brûle tout le temps que ça descend », affirme un gars de Summersville après avoir essayé un ‘Eclair Blanc’ offert part un concitoyen – et ils attendent que les fans de l’équipe adverse se pointent. « Le football de West Virginia et le Moonshine marchent main dans la main, ce sont deux choses qui unissent les gens. », affirme Ellis Frame, le fils de Bucky. « Les fans des autres équipes arrivent, et ils sont là, genre :’ bon, les gars, on sait que vous en avez, on est là pour goûter’ ».

« C’est ce qui me plaît le plus dans la Big 12 : rencontrer tous ces gens »

Wiles et John Maloney, le père d’Aaeon, sont fans des Mountaineers depuis si longtemps qu’ils se souviennent d’un temps où l’équipe n’appartenait à aucune conférence, du temps de Don Nehlen. À eux deux, ils ont du manquer au pire six matchs à domicile depuis l’époque où Major Harris était le quarterback, à la fin des années 80.

Lorsqu’Aaron a eu 5 ans, John Maloney commença à emmener son fils avec lui à Mountaineer Field. Maintenant qu’Aaron est marié à la fille de Wiles, Rachel, avec laquelle il a deux enfants, et John Maloney et Wiles ont transmis le flambeau à leur petit fils, Colin, 8 ans, qu’ils amènent au match.

« Nous n’avons pas d’équipe professionnelle dans l’état », dit Wiles, « Les Mountaineers, c’est tout ce qui importe. »

Un distillateur, dont les Moonshines au goût pêche ou tarte aux pommes sont populaires aux pique-nique des Moutaineers, produit une fournée quelque part dans le sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

Alors que le Moonshine passe de main en main, l’optimisme emplit l’air. West Virginia présente son effectif le plus complémentaire sans doute des dix dernières années, avec une attaque de feu menée par Will Grier, qui pourrait bien devenir le premier Mountaineer finaliste du Heisman depuis Harris.

La semaine précédente, Grier a mené West Virginia à sa plus palpitante victoire, et peut être la plus importante, depuis que l’université a rejoint la Big 12 il y a six ans. Mené d’un touchdown avec 16 secondes à jouer, à Texas, Grier trouve son receveur Gary Jennings pour une passe de 33 yards pour TD. Mais, au lieu de botter une transformation et égaliser pour disputer la prolongation, Dana Holgorsen tente une conversion à deux points, et Grier propulsa ses Mountaineers à une victoire dramatique, après avoir été mené, avec une course de deux yards pour gagner le match.

« Lorsqu’on parle de l’état, du programme, des gens qui sont impliqués dans tout ça, on espère que tout compte pour eux »,sourit Grier en ce samedi soir. « Eux, ils comptent beaucoup pour moi… Et c’était un bonheur indescriptible d’arracher cette victoire pour eux… »

Derrière les exploits de Grier, West Virginia contre son chemin vers le championnat de la Big 12, et soudainement, elle est entrée dans la course au playoff. Et pourtant, les fans des Mountaineers demeurent quelque peu fatalistes suite à tant de défaites désespérantes. [NDT : article publié le 7 novembre]

« On a eu notre lot de déceptions », déclare Wiles alors que son beau-fils, Aaron Maloney, évoque la défaite de 2007 contre Pittsburgh, qui a poussé West Virginia hors du match pour le championnat national. « On a été dans cette position tellement souvent », poursuit Wiles. « On a été juste au sommet, et on a dérapé à la dernière minute tellement souvent ».

Pour l’instant, les Virginiens se sentent au somment, unis derrière les Mountaineers — et par quelques gouttes de Moonshine.

« Ils vont bien ensemble, non ? » rigole Walker. « Ces deux là sont là depuis longtemps. Et ils sont notre héritage ».

 

Quickies*

*parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé

  • This Week In Les Miles…

  • Apparemment, les gazeuses larguées sur les racailles de Paris on porté jusqu’à l’Idaho..

  • Et on croirait bien que le commish de la Pac12, Larry Scott, est aussi populaire qu’un certain président français en ce moment…

Verchain wishes you a happy New Year

Enfin, on y est. Le bout de la route. On est à quelques heures de la dernière représentation du grand cirque qu’est la publication du classement du College Football Playoff par nos amis de la mafia du Comité de Sélection à l’instant d’écrire ces lignes…

Le verdict est déjà tombé. Certains pleurent, d’autres non. Et pourtant, sans augmentation du prix des consommations, votre ami Verchain vous donne ce qu’aurait donné le classement si le Comité avait un peu de jugeotte… Ou peut-être que le Comité jugera comme Verchain… On s’en fout, non ?

Tout d’abord, un petit classement qui va bien :

1 – Alabama
2 – Clemson
3 – Notre Dame
4 – Oklahoma
5 – Georgia
6 – Ohio State
7 – UCF
8 – LSU
9 – Washington
10 – Michigan
11 – Texas
12 – Florida

Normalement, on n’aura pas besoin d’aller au-delà.

Oklahoma nous a rendu un sacré service en ne laissant pas Texas s’emparer du titre de la Big 12. Je pense sincèrement qu’une victoire de Texas condamnait la Big XII en vue d’un playoff. Mais elle n’aurait pas nécessairement envoyé la Big Ten en playoff. J’en viens presque à penser que le Comité aurait pu considérer la défaite des Bulldogs de Georgia contre Alabama en finale de la SEC comme suffisamment convaincante pour classer les Dawgs devant Ohio State et sa défaite au format XXXL face à Purdue.

 

‘Nuff said, right ?

 

Sur la base de ce classement, mon playoff idéal nous ramènera sans doute une nouvelle finale Alabama – Clemson. Avec deux belles demi-finales :

Orange Bowl : Alabama Crimson Tide – Oklahoma Sooners
Cotton Bowl : Clemson Tigers – Notre Dame Fighting Irish

Finale : Tide – Tigers. Roll Tide.

Je me suis fait apostropher d’ailleurs ce vendredi par un vieux ricain sur le marché de Noël de Strasbourg. Je portais mon beau hoodie bleu marine et orange aux couleurs des Tigers d’Auburn, et un « Roll Tide » des familles a retenti. Un signe, je vous dis… Bon, j’ai aussi eu droit à un War Eagle par une vieille américaine un peu plus loin… #MyLife…

Pour le reste du plateau :

Rose Bowl : respect du contrat de base : Pac12 contre Big Ten : Washington – Ohio State. Et donc encore un match avec Dani…

 

Sugar Bowl : Big XII vs SEC : Texas – Georgia.

Pour les deux bowls suivants, le Comité a le droit de faire ce qu’il veut, ces deux trucs n’étant pas en contrat avec une conférence. Le champion de l’ACC étant qualifié pour le playoff, il n’y a pas de règle de substitution pour la conférence, ce qui nous privera de Maddie le jour du nouvel an… Dommage…

 

UCF représentera le Group of Five, les Knights sortent de leur plus belle victoire de la saison, en finale contre Memphis qui a donné tout ce qu’elle a pu… Il y aurait du sens à placer une nouvelle fois UCF au Peach Bowl, pour des raisons de proximité…

Alors… Peach Bowl : UCF – Florida.

Fiesta Bowl : LSU – Michigan.

Et si le programme ne vous plait pas…

Verchain’s Crush of the Week – Non-Football Edition

En me promenant sur les programmes de séries à venir, votre ami Verchain est tombé sur une série qui l’intéresse, qui se passe dans l’espace, qui s’appelle Origin. Au casting, une actrice française qui sera donc le crush de cette dernière semaine : Nora Arnezeder (à vos souhaits).

 

 

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

Essayons donc de finir la saison en beauté. J’ai quand même fait un tour assez exhaustif des meilleurs groupes de cheerleaders du pays. Alors, je ne sais plus trop quoi vous proposer… On va faire à l’ancienne pour la dernière : Randomizing !

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est tout pour aujourd’hui. Alors…

 

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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La défense suffocante de Florida met à terre Auburn, 24-13

Grâce à une défense de fer, les Gators de #10 Florida préservent leur invincibilité en s’imposant face à un concurrent direct dans la SEC au terme d’un match débridé marqué par un total de 8 turnovers.

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Crédit photo : Matt Pendleton

La saison de rêve du true freshman QB Bo Nix (11/27, 145 yards, 1 TD, 3 INT) a subi un arrêt brutal dans un Swamp ultra-bruyant qui a joué un rôle crucial dans la victoire des Gators de #10 Florida (6-0, 3-0 SEC) face à des Tigers de #7 Auburn (5-1, 2-1 SEC) jusque-là invaincus.

En plus de l’ambiance hostile du stade des Gators, la défense floridienne a réussi le match parfait provoquant 3 interceptions du quarterback des Tigers dont l’attaque habituellement explosive a été limitée à un total de 254 yards.

L’équipe de coach Gus Malzahn n’a pas su profiter des trois fumbles commis par le quarterback local, QB Kyle Trask (19/31, 234 yards, 2 TD, 3 fumbles). Finalement, #7 Auburn a été mis K.O. lorsque RB Lamical Perine (14 courses, 130 yards, 1 TD) a transpercé la défense des Tigers le long de la sideline pour un TD de 88 yards à 9:04 de la fin du match.

L’écart passait alors à 11 points avec moins de 10 minutes à jouer. Insurmontable face à une défense des Gators aussi dominante qui a su annihiler complètement le jeu au sol des Tigers (124 yards). Le symbole de cette domination défensive des Gators : la pression subie par QB Bo Nix sur une 4ème tentative à 6 minutes de la fin. Le quarterback a été contraint de zig-zaguer au milieu du terrain avant de se débarasser du ballon désespéremment.

#7 Auburn aurait pu prendre les commandes de ce match dans le 3ème quart-temps. Alors que #10 Florida menait 17-13, les Tigers entrèrent la red zone adverse mais une pénalité pour false start sur un 3ème down suivi par une passe forcée de QB Bo Nix et interceptée par DB Donovan Stiner redonnèrent la possession du ballon aux Gators.

Si la défense floridienne a impressionné dans ce match, la prestation du QB des Gators, Kyle Trask, a de quoi inquiéter semant le doute sur la capacité de #10 Florida de réellement se mêler à la lutte pour une place en College Football Playoff. Certes, il a réussi 2 passes de TD mais ses 3 fumbles ont été très préjudiciables et auraient pu couter la victoire aux siens. Deux de ses trois fumbles ont été récupérés par le prospect NFL, DE Derrick Brown, qui aurait même pu réussir un TD défensif s’il n’avait pas trébuché sur le turf du Ben Griffin Stadium.

À noter que QB Kyle Trask, qui a pris le relais de QB Feleipe Franks dont la saison 2019 est terminée en raison d’une grave blessure de la cheville, a quitté ses coéquipiers dans le second quart-temps avant de revenir sur le terrain avant la mi-temps. Selon coach Dan Mullen, interrogé après le match, le quarterback des Gators souffrirait d’une légère entorse du ligament médian du genou gauche.

#10 Florida se déplacera à #5 LSU lors de la week 7 pour LE Big Game de la conférence SEC.

Si cette défaite met fin à l’invincibilité des Tigers en 2019, tout n’est pas perdu pour #7 Auburn. Avec #5 LSU, #3 Georgia et #1 Alabama au programme, l’équipe de coach Gus Malzahn a encore l’occasion de rebondir. Mais sauront-ils enchainer les performances de haut semaine après semaine face à ce calendrier dantesque ?

Résumé en vidéo

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NFL Star Academy – Week 2

Chaque semaine, Loïc Baruteu fait le tour de l’actualité de la draft NFL 2020 : les news, conseil de classe, speed dating, etc… on se croirait à la Star Ac’ !
Vous saurez tout sur les futures stars du dimanche.

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On avance petit à petit dans la saison et certains gars se détachent déjà mais on écrit quand même toujours au conditionnel parce qu’il n’y a pas de science plus inexacte que la divination autour des prospects et de la draft. Mais faut avouer que c’est marrant donc on continue, et puis faut mériter son gros chèque signé par Morgan chaque semaine aussi.

Fil d’actu’

On se posait la question la semaine dernière en l’absence de comm’ : blessé au genou contre Northwestern en Week 1 sur la dernière possession du Cardinal, LT Walker Little (Stanford) sera finalement absent toute la saison alors qu’il va passer sur le billard. C’est un coup dur pour Stanford et le joueur, annoncé dans le top 10 de la prochaine draft. RT Foster Sarell, lui aussi pilier de l’OL californienne et projeté en NFL par les experts, sera également absent pour le prochain match face à UCF mais son retour ne devrait pas tarder. Les deux joueurs sont des juniors, anciens prospects cinq étoiles, et pourraient décider de revenir en 2020 sur le campus de Palo Alto.

On n’en a pas parlé mais c’est important, la Draft NFL 2020 se tiendra du 23 au 25 avril 2020 à Paradise, dans le Nevada. Denver voulait le truc mais s’est rétracté et c’est donc la bourgade de Paradise qui l’a emporté. C’est la banlieue de Las Vegas, en fait. Et ça coïncide avec l’arrivée des Raiders dans la ville du pêché. Habile. Cleveland en 2021 et Kansas City en 2023 y auront droit également.

Le NFL Scouting Combine se déroulera quant à lui toujours à Indianapolis, avec un bail étendu jusqu’à 2021, du 23 au 26 février 2020. Les entretiens avec les franchises se tiendront le premier jour, puis les OL et DL se lanceront le 24, suivis des QB, LB et DB le 25, pour finir avec les QB encore, TE, RB et WR le 26.

À l’issue de la Week 1 en NFL, les Miami Dolphins sont déjà « on the clock » avec leur départ complètement foireux. C’est à se demander s’ils ne feraient pas exprès. Pour l’instant, QB Tua Tagovailoa (Alabama) est toujours le favori pour ce fameux first pick et le monde continue donc de tourner mais CBS Sports a tenté un truc pour sa early, early, early mock draft en envoyant QB Jordan Love (Utah State) aux Oakland Raiders en fin de premier tour. Avec deux autres quarterbacks dans ledit tour, forcément QB Justin Herbert (Oregon) et QB Jake Fromm (Georgia). C’est marrant les mocks draft huit mois avant quand même.

DE Chase Young, Ohio State – Crédit photo : AP

Conseil de classe

DE Chase Young, Ohio State
vs Cincinnati – 5 tackles, 1.5 TFL, 1.5 sacks
Potentiel premier choix de draft l’an prochain, Chase n’a pour l’heure ni déçu les scouts, ni ses coaches. Régulièrement bloqué par deux voire trois joueurs de ligne, le joueur est parfois envoyé en couverture, laissant l’OL adverse décontenancée et déséquilibrée puisque le pass rush vient alors de l’autre côté. L’impact du joueur se ressent tout simplement par sa présence sur le terrain. Puissant. De toutes façons, même bloqué par plusieurs joueurs, Chase trouve toujours un moyen de mettre la pression sur le backfield adverse. Il s’est même permis une fantaisie en bloquant un field goal. Altruiste, leader vocal et capitaine des Buckeyes, le gamin du Maryland est déjà prêt à prendre une autre dimension en NFL. On imagine mal les Dolphins le sélectionner avec le first pick quand même, à moins qu’il évolue aussi comme quarterback.
Résultat : encouragements et félicitations en même temps.

WR Justin Jefferson, LSU
vs Texas – 9 rec, 163 yds, 3 TD
Quand Joe Brady, le nouveau coordinateur du jeu de passe des Tigers, a décidé d’utiliser son meilleur receveur dans le slot, au plus près de l’action, il ne s’imaginait sans doute pas à quel point ça fonctionnerait. Texas s’en souviendra en tout cas. Justin est le troisième frangin Jefferson à porter la tunique de LSU mais il est incontestablement le plus talentueux d’entre eux et son avenir s’inscrit en NFL, comme ses illustres prédécesseurs Odell Beckham ou Jarvis Landry, entre autres. Le go-to guy de Joe Burrow a tranquillement déroulé la semaine dernière, avec trois touchdowns contre les Longhorns, ce qui porte son total sur la saison à quatre après deux matches seulement. Justin en avait inscrit six l’an dernier. Un peu plus d’expérience et un jeu offensif intelligemment porté vers la passe ont déjà permis au receveur de se mettre en évidence. 
Résultat : en net progrès, mention.

QB Joe Burrow, LSU
vs Texas – 31/39 (79.5%), 471 yds, 4 TD, 1 int
On le prenait un peu pour un loser, déjà parce qu’être quarterback à LSU c’est presque un emploi fictif, ensuite parce que Joe n’a jamais réellement brillé comme d’autres QB de programmes majeurs. Jusqu’à cette année. Contre Texas, il s’est fait plaisir avec des stats dignes d’un top prospect et a même fait le plein de récompenses, désigné SEC Offensive Player of the Week et Davey O’Brien National Quarterback of the Week. On l’a même vu dans les médias pour autre chose que son jeu léché, en l’occurrence son coucou de Reine d’Angleterre au public des Longhorns, visiblement agressif durant toute la rencontre. Le jeu, l’attitude, le leadership, les résultats, tout va bien jusqu’ici pour le patron d’une équipe de LSU qui aimerait bien damer le pion à Alabama cette année. Bon, Joe ne sera pas first pick en 2020 non plus mais sa cote est au beau fixe et les franchises NFL aiment bien sélectionner un QB prometteur pour préparer l’avenir au troisième tour, voire au deuxième. C’est là que le QB des Tigers pourrait trouver preneur s’il continue sur sa lancée.
Résultat : impliqué et appliqué, félicitations. 

WR CJ Riley, NC State
/
Redshirt sophomore, CJ semblait bien parti pour se présenter à la draft en 2020 après une belle campagne 2019 mais le sort, et surtout son genou, en ont voulu autrement. Foutus ligaments croisés. Le receveur s’était déjà pété le genou droit en 2016 et, cette année, c’est au tour du gauche. La convalescence sera forcément longue pour CJ, qui manquera donc toute la saison. Considéré comme le joueur le plus rapide du Wolfpack cette saison, il sera forcément regretté.
Résultat : redoublement.

RB Anthony McFarland, Maryland
vs Syracuse – 14 att, 75 yds, 2 TD, 2 rec, 45 yds, 1 TD
Les Terrapins ont atomisé leurs deux premiers adversaires de la saison, Howard et Syracuse, et n’ont pour l’heure pas eu besoin d’envoyer au front leur coureur vedette ; seulement vingt courses cette année pour Anthony, qui devrait porter un peu plus le ballon lorsque l’adversité sera plus féroce. C’est surtout la capacité à s’échapper du giron des défenseurs et son potentiel de playmaker qui l’ont révélé aux yeux du grand public en ce début de saison, alors que le joueur a déjà inscrit cinq touchdowns, quatre au sol et un à la réception, tout ça avec un temps de jeu limité. Au sein d’une classe de coureurs fournie en qualité et en quantité pour la prochaine draft, Anthony a le potentiel pour évoluer chez les pros et a montré un talent certain pour peser sur le cours d’une rencontre.
Résultat : bien.

QB Shea Patterson, Michigan
vs Army – 19/29 (65.5%), 207 yds
Shea s’est encore planté contre Army dans un match qui a bien failli tourner au cauchemar pour les Wolverines. Encore deux fumbles pour le quarterback, mal à l’aise dans la pocket, ce qui porte son total de ballons perdus à quatre cette saison en deux matches. Jim Harbaugh pensait avoir tiré le gros lot avec le transfert du joueur en provenance de Mississippi mais pour l’heure il n’a hérité que d’un joueur qui multiplie les décisions bancales et qui n’arrive pas à tirer son attaque vers le haut.
Résultat : nul.

DE Oluwole Betiku, Illinois
vs Connecticut – 4 tackles, 3.5 sacks, 1 FR
Si Oluwole joue aujourd’hui pour un programme bien modeste pour son calibre d’ancienne recrue cinq étoiles, c’est qu’il n’a jamais percé à USC après une blessure sérieuse. Transféré cet été, il est désormais le leader du pays en sacks avec 5 en deux rencontres. Athlétique, imposant, sa productivité soudaine et ses qualités de pass rusher en font forcément un prospect de choix pour les franchises NFL qui ont toujours besoin d’un trouble-fête des backfields adverses.
Résultat : changement d’orientation bienvenu, à confirmer sur la durée.

WR Kadarius Toney, Florida
/
Encore un destin brisé par les blessures. Avec son épaule en vrac, Kadarius sera cloué sur le banc de touche pour six à huit semaines, de quoi lui faire manquer la majeure partie de la saison. Le receveur avait bien démarré face à Miami (FL) en opener, avec une seule réception mais un gain de 66 yards. Le Gator pourrait décider de rester une année supplémentaire à Gainesville pour redorer sa cote en 2020.
Résultat : redoublement.

RB Ke’Shawn Vaughn, Vanderbilt – Crédit photo : Claire Barnett

Speed Dating

RB Ke’Shawn Vaughn, Vanderbilt
Classe : SR
Taille : un peu en-dessous des 1m80.
Poids : plume.
Signe astrologique : Cancer. Pour les défenseurs.

Ke’Shawn joue pour une petite fac, qui n’a pas grand chose à espérer dans une conférence cauchemardesque chaque année. Mais c’est quand même le meilleur coureur de SEC. Du coup, le running back a tapé dans l’œil de pas mal de scouts, même si on n’entend pas trop parler de lui. Ses qualités d’accélération, d’intelligence et d’agilité, grâce à un centre de gravité assez bas, sans oublier ses changements de direction ravageurs, pourraient lui valoir une belle place dès la fin du premier tour de la draft. Le Commodore est même plutôt doué à la réception (coucou Florida). Bien qu’il n’ait rien pu faire dans les déroutes face à Purdue et Georgia, Ke’Shawn a tout de même reçu un joli compliment de Kirby Smart avant la rencontre contre les Bulldogs. L’ancien transfuge d’Illinois pourrait vite se faire un nom, surtout au combine où les qualités athlétiques sont mises en avant pour les coureurs.

Programme

Stanford @ UCF, Orlando (FL)
Le samedi 14 septembre à 21h30 (GMT+1)
TE Colby Parkinson a brillé pour Stanford face à USC et QB KJ Costello sera de retour contre UCF pour l’arroser de passes. Sans ses deux offensive tackles titulaires, quand même. Seule lumière de la défense du Cardinal cette saison, CB Paulson Adebo aura fort à faire contre une attaque hyper explosive menée par QB McKenzie Milton, possible surprise au milieu de la draft. Comme les scouts, on jettera un œil sur FS Richie Grant, tour de contrôle de la défense des Knights et annoncé au second tour en 2020.

Iowa @ Iowa State, Ames (IA)
Le samedi 14 septembre à 22h (GMT+1)
Il y a du talent à Iowa, en particulier DE AJ Epenesa qui plait beaucoup à la NFL et qui pourrait bien être le premier pass rusher sélectionné à la draft. Deux autres Hawkeyes pourraient également partir au premier tour, en l’occurence LT Alaric Jackson et RT Tristan Wirfs. Bien protégé derrière ces deux-là, QB Nate Stanley aura l’occasion de briller cette saison et de faire grimper sa cote. Iowa State n’est pas en reste avec LB Marcel Spears et DE JaQuan Bailey, TE Chase Allen et CB Greg Eisworth qui pourraient tous entendre leur nom à Las Vegas en avril prochain, même si la majorité finiront probablement undrafted free agent.

Clemson @ Syracuse, Syracuse (NY)
Le dimanche 15 septembre à 1h30 (GMT+1)
On connait bien les gars de Clemson, qui écrabouillent déjà tout sur leur passage : il y a RB Travis Etienne, LB/S Isaiah Simmons et CB AJ Terrell, tous trois potentiels choix de premier tour. Syracuse possède aussi plusieurs potentiels futurs pros dans son effectif mais c’est surtout le tandem formé par les pass rushers DE Kendall Coleman et DE Alton Robinson qui a le plus de chances de finir en NFL. En particulier le second qui pourrait être choisi en milieu de draft. P Sterling Hofricher pourrait également intégrer un roster pro comme undrafted free agent en 2020.

Oklahoma @ UCLA, Pasadena (CA)
Le dimanche 15 septembre à 2h (GMT+1)
Les Bruins sont encore aux fraises cette année mais disposent de deux profils qui plaisent aux scouts. Il y a d’abord LB Krys Barnes, le genre de linebacker recherché par les temps qui courent avec sa capacité à couvrir la voie des airs aussi bien qu’à défendre contre la course. Il y a aussi DB Darnay Holmes, qui a posé des statistiques solides l’an dernier (87 plaquages, 11 passes déviées, 3 interceptions) et qui excelle dans les retours de coups de pied. Évidemment, à Oklahoma, il y a plus de monde. En vrac : QB Jalen Hunt, WR CeeDee Lamb, LB Kenneth Murray, TE Grant Calcaterra, RB Trey Sermon, DT Neville Gallimore, LB Caleb Kelly.

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : John McGillen, USC Athletics

The Future is Today

Il y a un nouveau roi en ville à Los Angeles. USC, qui envoie tous ses quarterbacks en NFL depuis 2003, a bien cru devoir mettre encore une fois ses espoirs de côté avec la blessure de QB JT Daniels (USC) pour la saison mais c’était sans compter sur QB Kedon Slovis (USC), true freshman trois étoiles, qui a brillé et pété un record du programme des Trojans pour le plus grand total de yards lors de sa première titularisation, avec en prime une victoire très solide contre Stanford. En face, QB David Mills (Stanford) assurait l’intérim de QB KJ Costello (Stanford), un aperçu de la saison prochaine où il sera seul aux commandes, et il s’en est plutôt bien sorti malgré la pression du pass rush de USC.

Toujours en Pac-12, le kicker K Cristian Zendejas (Arizona State) s’est démené pour éviter aux Sun Devils la honte d’un upset à domicile face à Sacramento State avec quatre field goals réussis sur quatre tentatives. Redshirt sophomore, il semble bien quand même bien ambitieux de se présenter en avance à la draft quand on est kicker donc Christian devrait rester sans doute deux années supplémentaires avec les Sun Devils avant de s’inviter chez les pros.

Du côté des défenseurs, le petit nouveau DE George Karlaftis (Purdue) a déjà fait forte impression en deux semaines de saison régulière, avec une confirmation de ses débuts en fanfare face à Vanderbilt où il a tranquillement bouclé son match avec quatre plaquages, un QB hurry et une passe décisive déviée pour s’imposer au finish. En parlant des Boilermakers, WR Rondale Moore (Purdue) continue sur le rythme qu’il s’était imposé l’an dernier. En deux matches, le receveur est déjà à 344 yards et 2 touchdowns. Sophomore cette année, il ne sera éligible qu’en 2021 et les Oakland Raiders auraient déjà hypothéqué leur nouveau stade pour l’acquérir.

Graines de Millionnaires

Après plusieurs années à patauger lamentablement jusqu’à devenir la risée de la Ligue, les New York Giants ont décidé d’entamer enfin une reconstruction de l’effectif. Et ça s’est vu dimanche dans la déroute face à Dallas, avec plusieurs rookies sur le terrain, un peu perdus ; QB Daniel Jones (Duke/NY Giants) est entré en jeu en fin de match pour un fumble perdu sur scramble, CB Deandre Baker (Georgia/NY Giants) et CB Corey Ballentine (Washburn/NY Giants) se sont fait martyriser par Dak Prescott et DT Dexter Lawrence (Clemson/NY Giants) n’a jamais pesé contre la course ou dans le pass rush. Avec Jones, Baker et Lawrence tous sélectionnés au premier tour de la dernière draft, l’investissement n’est pas encore à la hauteur des attentes.

Detroit s’est bien planté aussi contre Arizona, qui alignait un head coach et un quarterback rookies. Kliff Kingsbury, la nouvelle tentative de la NFL d’intégrer la Air Raid Offense, et le vainqueur du Heisman Trophy QB Kyler Murray (Oklahoma/Arizona), accessoirement premier choix en 2019, ont attendu la fin du match avant de jouer au football, menés 24-6 au début du quatrième quart-temps, pour finalement conclure sur un nul 27-27. Le jeune quarterback a multiplié les prises de décision farfelues, mal protégé par sa ligne, avant de s’enflammer en fin de rencontre. Il n’est pas le seul rookie à s’être mis en évidence puisque TE TJ Hockenson (Iowa/Detroit) est devenu le tight end le plus productif pour ses débuts en NFL avec 6 réceptions pour 131 yards et un touchdown.

Pour les médias américains qui s’emballent rapidement, Murray et Hockenson partent déjà favoris pour le titre de NFL Offensive Rookie of the Year qui sera décerné après seize rencontres encore à disputer. WR Marquise Brown (Oklahoma/Baltimore) a également démarré à plein régime avec 147 yards en 4 réceptions et 2 touchdowns. RB Devin Singletary (FAU/Buffalo) sera à l’affut pour le trophée après avoir fait virer LeSean McCoy des Bills par ses performances cet été. En défense, DE Nick Bosa (Ohio State/San Francisco) a fait honneur à sa réputation, et celle de sa famille, extrêmement précieux dans le pass rush pour faire tomber Tampa Bay en Floride.

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L’État de Californie s’apprête à passer une loi permettant aux étudiants-athlètes d’être rémunérés

Un tremblement de terre monumental s’apprête à secouer la NCAA avec la probable promulgation d’une loi mettant fin au statut amateur des étudiants-athlètes en Californie.

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Crédit photo : AP

Nancy Skinner, élue au Sénat de l’État de Californie et ancienne étudiante à Berkeley (Cal), a vu sa proposition de loi votée à 72 contre 0 par ses pairs lundi dernier. « The Fair Pay to Play Act » pourrait donc être prochainement validé par le Gouverneur californien Gavin Newsom et entrer en vigueur le 1er janvier 2023, permettant ainsi aux étudiants-athlètes de Californie d’être rémunérés grâce à leurs droits sur le nom et l’image.

C’est un véritable camouflet pour la NCAA, qui avait déjà menacé d’exclure les programmes sportifs de l’État de sa ligue amatrice si une telle loi venait à être votée. L’association n’est cependant pas la seule à s’y opposer, soutenue par les universités publiques et les universités privées majeures telles que USC et Stanford. La mesure S.B. 206 a néanmoins reçu le soutien de plusieurs figures nationales telles que le Sénateur Bernie Sanders ou la vedette NBA LeBron James, qui vit actuellement à Los Angeles.

Les opposants sont farouches, qu’il s’agisse du président de la NCAA Mark Emmert ou le commissioner de Pac-12 Larry Scott : « nous sommes fermement opposés à tout ce qui pourrait conduire vers un système de rémunération pour jouer. » Ces opposants avancent un scénario où les universités californiennes seraient exclues des championnats amateurs car dotées d’un avantage énorme sur le plan du recrutement.

Cette loi ne concerne évidemment pas que le football et Andy Fee, athletic director à Long Beach State, a rejoint le mouvement pour lutter contre la mesure : « c’est comme si nous faisions une partie de Monopoly et que je changeais les règles du jeu, et qu’à chaque fois que je passe la case « départ » je me retrouve avec $400 au lieu de 200. J’imagine que peu de personnes voudront laisser des facs californiennes évoluer dans les championnats NCAA. » Long Beach State n’a pas de programme de football mais a remporté les deux derniers titres nationaux en volleyball masculin. « Ce n’est pas un sport qui génère beaucoup de revenu mais c’est important ici. Je dois aller dans le vestiaire et leur dire ‘vous êtes la meilleure équipe du pays mais désormais vous ne jouerez plus pour un championnat’ ? »

Des propositions similaires ont déjà germé dans les États de Washington et du Colorado, tandis que le républicain Mark Walker, membre de la United States House of Representatives, a présenté un projet de loi fédéral, et donc applicable à l’ensemble du pays, afin que les étudiants-athlètes puissent trouver une compensation pour l’usage de leur nom et de leur image.

Mark Emmert a demandé plus de temps aux politiciens californiens pour considérer d’éventuels changements concernant la politique de non-rémunération des étudiants-athlètes mais la mesure S.B. 206 pourrait se retrouver sur le bureau du Gouverneur de l’État de Californie d’ici la fin du mois. Nancy Skinner et d’autres militants avaient pointé du doigt le fait que la NCAA n’ait jamais remis ce statut amateur en question auparavant malgré plusieurs procès au civil ces dix dernières années, sans oublier le fait que l’association n’ait pas réagi aux conclusions d’une commission conduite par Condoleezza Rice l’an dernier, suggérant que les étudiants-athlètes devraient être autorisés à recevoir une compensation financière.

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Saison terminée pour QB JT Daniels

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Crédit photo : Jordon Kelly/Icon Sportswire via Getty Images

Coup de tonnerre sur le campus de Los Angeles : les Trojans seront privés des services de leur quarterback titulaire, JT Daniels, jusqu’à la fin de la saison 2019 !

Coach Clay Helton a confirmé ce que tout le monde craignait dans l’entourage du programme californien : le sophomore QB JT Daniels souffre d’une rupture du ligament antérieur du genou droit et d’une déchirure du ménisque subies lors du match de samedi soir contre Fresno State. Durée de l’indisponibilité : 6 mois.

Le quarterback des Trojans s’est blessé sur un blitz de la défense des Bulldogs lorsque son genou a tourné alors que son pied était planté dans le gazon du LA Memorial Stadium. Il a alors quitté ses coéquipiers avant de revenir sur la sideline en 2ème mi-temps.

Avant cette blessure, QB JT Daniels avait réussi 24 passes sur 35 tentées pour un total de 214 yards, 1 TD et 1 INT.

En son absence, ce sera donc le true freshman QB Kedon Slovis qui prendra les rênes de l’attaque de USC. Au cours du Fall Camp, ce dernier avait battu QB Matt Fink et QB Jack Sears dans la lutte pour le poste de QB#2.

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