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College Football Report – Semaine 14

Retour sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football avec le ton décalé de Verchain.

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The College Football Report By Verchain Presented By The Blue Pennant is brought to you by the Jackson State University Prancing J-Settes.

 

Et comme vous avez été sages toute la saison, vous avez droit aux highlights de la saison de ces mêmes J-Settes…

 

Ainsi parlait Verchain

Verchain pense. Alors Verchain écrit. C’est son côté Rain Man. Feel free to insult me in the comments section.

#NotImpressed

Je me rends compte qu’on n’a pas encore eu de traduction d’article cette saison. Eh bien, le plus bel article de la saison, le voilà. Publié le 7 novembre dernier sur le site de ESPN.

Moonshine et les Mountaineers : La tradition de West Virginia.

Jake Trotter, ESPN Staff Writer (traduction libre par Verchain)

MORGANTOWN, W. Va – Par une matinée de samedi de début d’automne, l’odeur du Moonshine flotte déjà partout à travers les collines entourant Mountaineer Field. C’est un parfum typiquement Ouest Virginien.

« Ce truc a des racines profondes », affirme Sharon Harvey à propos du whiskey à forte teneur en alcool alors qu’elle pénètre dans le Milan Puskar Stadiume. Le grand-père d’Harvey a immigré en Virginie Occidentale depuis la Pologne, s’est trouvé un job dans une compagnie minière exploitant le charbon et, pendant un moment, a eu son propre alambic.

Harvey a grandi à Fayetteville, l’une de ces petites villes éparpillées à travers la Virginie Occidentale, et est devenue la première dentiste de Richwood, une autre petite ville, à 60 kilomètres de là.

« Il y avait ce type qui venait pour se faire nettoyer les dents », dit Harvey, « Et puis, une fois l’intervention terminée, je devais aller ouvrir la porte de derrière, et il déchargeait un tonneau de Moonshine pour le dentiste, en guise de paiement. »

Pour tous ceux qui pique-niquent autour du stade, l’anecdote d’Harvey n’a rien d’extraordinaire. Avec le football à WVU, le Moonshine est un facteur d’appartenance dans l’état des Mountaineers.

Un lien qui unit les générations. Qui rassemble les familles. Et transforme les inconnus en amis.

« Le Moonshine, c’est une partie de notre patrimoine », affirme Darrell Brown, de Burnsville, qui vient de ravitailler le pique-nique qu’il fréquente habituellement sur le Parking Bleu, en face du JW Ruby Memorial Hospital, qui se tient sur le trottoir en face du stade. « C’est un moyen de rapprocher les gens ».

Les origines du Moonshine de Brown remontent à la Prohibition. Son arrière grand-père a été mortellement blessé par balle par les agents du Trésor alors qu’il transportait de la gnôle. Brown a encore en sa possession la recette de son arrière grand-père – « Plus vous distillez lentement, meilleur c’est », explique-t-il – mais il en consomme rarement. « J’en amène pour tout le monde, par contre ».

Les bocaux de Moonshine ne sont pas facilement visibles pour celui qui découvre la scène du tailgating à Morgantown. En fait, ils sont plutôt bien planqués, en attendant d’être sortis quand un ami ou un membre de la famille arrive – ou même quand un fan d’une autre équipe, que ce soit Kansas, Oklahoma ou Texas – pointe le bout de son nez.

Une production illégale de Moonshine, dans un alambic improvisé, dans une cabane du sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

« Je dois vous prévenir d’une chose » déclare Tim Wolfe de Morgantown. « Ne croyez pas que les habitants de Virginie Occidentale ne sont que des péquenauds qui boivent du Moonshine et bla bla bla… Nous ne sommes pas comme ça. Le Moonshine est un moyen d’unir les générations. C’est une partie de notre histoire. Et la Virginie Occidentale est une belle et grande famille ».

Et ils aiment avoir de la visite. « On est toujours là ‘Hey, venez. Goûtez le Moonshine, prenez un sandwich au pepperoni », avance Matt Comer, de Barboursville, dont les deux fils Evan et Andrew vivent à Morgantown. « Et puis, comme ça, on devient en quelque sorte de bons amis. »

Richard Marsh, un avocat en immobilier de Clarksburg, comprend bien l’attrait du Moonshine. Il y a une douzaine d’années, il s’est mis à organiser son pique-nique d’avant match. De plus en plus, des gens qu’il ne connaissait pas ont commencé à se ruer sur son emplacement pour la compagnie, les travers de porc, et le Moonshine.

Des heures avant le coup d’envoi, le pique-nique de Marsh, en face de la fac de droit, est déjà assailli par d’anciens inconnus comme Dustin Fitz, qui est arrivé la nuit précédente en voiture du New Jersey. « Lorsque j’étais à la fac ici, Richard organisait déjà le meilleur des pique-nique », affirme Fitz. « Je suis comme un genre de walk-on ici ! »

La réserve actuelle de Moonshine de Marsh lui vient d’une rencontre heureuse d’il y a deux ans. Il pensait alors acheter un coffre pour armes à un ami de son frère. Lorsque le vendeur découvrit que Marsh n’était pas un procureur procédurier, il proposa d’ajouter un carton de Moonshine parfumé à la pêche, fermé par un ruban adhésif noir, pour 70$ de plus. « Aujourd’hui, c’est lui mon fournisseur de Moonshine », s’esclaffe Marsh.

Ce n’est pas si difficile de trouver un « fournisseur de Moonshine » en Virginie Occidentale, selon Marsh. « La plupart des flics de l’état connaissent quelqu’un qui peut leur dénicher du Moonshine », dit-il. « Un gars qui a appris à fabriquer le Moonshine – probablement de son grand-père. C’est juste un de ces trucs typiques de la Virginie Occidentale, vous voyez ? »

John Hoffman de Philadelphie boit une gorgée de Moonshine maison lors d’une fête chez Eric Gresak avant un match de WVU Stephanie Strasburg for ESPN

En Virginie Occidentale, la production de Moonshine est aussi ancienne que l’Etat lui-même. La combinaison de céréales produites localement et d’eau pure des rivières accorde aux Virginiens les ingrédients nécessaires à la production d’un spiritueux rentable. « Les anciens vendaient directement du Moonshine plutôt que des céréales, parce que la demande était plus forte, et le produit moins cher à transporter. » affirme Mark Sohn, un professeur d’université du Kentucky à la retraite, qui a écrit un livre de recettes des Appalaches.

Durant les années 20, la Prohibition n’a fait qu’amplifier la production à travers les Appalaches, alors que la demande allait croissant. « La Virginie Occidentale produisait une grande quantité de Moonshine pour les mafieux des villes du côté de Youngstown, Cincinnati ou Chicago » déclare Payton Fireman, un avocat de Morgantown. « Ensuite, un distributeur venait charger les tonneaux et les envoyait vers le Nord ».

Ensuite, pendant les décennies suivantes, les Virginiens fabriquèrent du Moonshine pour améliorer l’ordinaire. « Il n’y avait pas d’état providence à l’époque. Pas d’aides gouvernementales » ajoute Harvey. « Il fallait bien se débrouiller. »

Et hormis les mines et le bûcheronnage, il n’y avait pas beaucoup de manières de gagner beaucoup d’argent en Virginie Occidentale. « Vous pouviez toujours entendre ‘on a eu de nouvelles bottes à Noël, parce que Papa, ben, il a fabriqué du Moonshine, l’a vendu et ça lui a fait de l’argent pour Noël’ », dit Fireman, « Les gens devaient fabriquer du Moonshine pour avoir un peu d’argent. Ici, c’est un coin difficile, même si les habitants de Virginie Occidentale bossent dur. »

Fireman a d’ailleurs ouvert la première distillerie légale de Virginie Occidentale depuis la Prohibition en 1999, après un vrai marchandage avec le gouverneur pendant près d’un an. L’idée lui est venue lorsqu’il était chez son mécanicien, qui avait un bocal de Moonshine fabriqué par ses soins à son garage. « Il avait un goût horrible, mais ça m’a fait réfléchir » ajouter Fireman. Ce dernier se mit alors à étudier les lois de l’état et établit une déclaration à soumettre aux autorités. Il obtint d’abord une licence fédérale, ce qui finit par convaincre l’état d’accorder son autorisation.

Suivant le chemin ouvert par Fireman, plus d’une douzaine de distilleries légales sont apparues, comme Pinchgut Hollow à Fairmont. Pinchgut vend 4 parfums : blé noir, pêche au miel, tarte aux pommes et la plus costaude, la grain de maïs, tous ces parfums pouvant être dégustés sur le site de production.

Distiller du Moonshine demeure légal en Virginie Occidentale uniquement pour ceux qui ont une licence. En produire sans licence est un délit passible d’une amende et d’une peine de prison. Cela dit, aux dires d’une procureure que Marsh connaît du côté de Harrison County, personne n’a jamais été inculpé pour production de Moonshine durant ses trente années de service.

Jay Nowak, le chef de la police de Summersville, ne se souvient pas d’avoir jamais arrêté quelqu’un pour production de Moonshine dans sa ville, tout au moins sous sa mandature.

Bien qu’on trouve facilement du Moonshine produit légalement en magasin de nos jours, vous trouverez plus facilement un drapeau des Panthers de Pitt devant Mountaineer Field qu’une bouteille de ce liquide autorisé. « Bien sur, vous pouvez allez dans un magasin d’alcool et acheter du Moonshine, mais celui que vous voyez là est du Moonshine maison, illégal » affirme Rusty Walker, de Duck, désignant un des bocaux qu’il vient de sortir de sa caisse. « C’est ça qui est cool. »

« Et puis, je vous le dit [le Moonshine légal] a un goût de m****, aussi, pour être vraiment honnête avec vous »

Le parking du Milan Puskar Stadium est envahi de tailgaters, dont une grande partie consomment sans doute du Moonshine. « C’est sans doute une des plus vieilles traditions de l’état », affirme l’ancien joueur de WVU et de la NFL Owen Schmitt, présent ce jour-là parmi la foule.. Stephanie Strasburg for ESPN

Le Moonshine artisanal se décline en une quantité illimitée de goûts différents, ce qui rend chaque stand de pique-nique unique. Ce jour là, on pouvait trouver sur les parkings Blue et Brown, liste non exhaustive, des Moonshine à la myrtille, cerise noire, caramel, caramel salé, croquant à la cannelle, raisin blanc et bonbon à l’orange. « Vous pouvez produire à peu près tout ce que vous voulez » affirme Walker, qui venait juste de faire fondre des bonbons verts Jolly Rancher dans sa caravane pour concocter du Moonshine goût pomme verte.

Walker a appris à distiller du Moonshine dans un cours de chimie au lycée à Braxton County. Il devait réaliser un exercice revenant à fabriquer quelque chose en lien avec la chimie et lui et son partenaire de travaux dirigés ont décidé de mettre au point un alambic. « On a eu un A », s’amuse-t-il.

Assis aux côtés de Wlaker, Darrell Brown nous présente les différents parfums de Moonshine qu’il a amenés, qui comprennent un ‘tarte aux pommes’ et un ‘banane au chocolat’. Brown n’utilise pas de bocaux, pour sa part. Pour économiser de l’argent, il collecte des bouteilles vides d’alcool dans les bars, et les remplit avec son Moonshine. « Celle que je préfère, c’est la bouteille de Crown Royal », affirme Brown, « Elle est facile à prendre en main. Vous n’allez pas la laisser tomber, car on a une bonne prise dessus. Et puis, ces bocaux, ça revient cher à la longue… »

Bien que chaque stand de pique-nique a ses différents parfums, quasiment tous ont un produit particulier : « L’éclair Blanc », sans goût particulier. Alors que la plus forte des versions légales du Moonshine titre environ 50 degrés, « L’éclair Blanc » artisanal peut titrer 85 degrés… Voire plus…

« Je fais du Moonshine parfumé parce que je veux que chacun ait une dégustation à sa convenance » affirme Walker. « Mais si vous voulez du pur Moonshine, on peut se boire ça comme ça… »

La plupart des inventions culinaires a son accompagnement parfait. Les cheeseburgers ont les frites. Le beurre de cacahuète la confiture. De côté de Mountaineer Field, le Moonshine a ses petits pains au pepperoni, l’autre indispensable des pique-nique de Virginie Occidentale.

« A la fin de mes études, j’ai parcouru le pays pour trouver du boulot. Je pensais que tout le monde avait des petits pains au pepperoni » avance Brad Favro de Morgantown. « Je pensais qu’on en trouvait partout… eh bien non, en fait… »

L’histoire des petits pains au pepperoni remonte aux mines de charbon, qui employaient de nombreux immigrants italiens. « On ne pouvait pas se payer grand chose à l’époque, mais on avait toujours de quoi faire de la pâte à pain, on ajoutait du pepperoni et du fromage, et on avait son petit pain au pepperoni » avance Comer. « Et puis, aussi, il faut dire que quand on descendait dans la mine, on pouvait emmener son petit pain au pepperoni, ça conservait bien même là en bas. Comme c’était pratique à transporter et que la viande se conservait bien au milieu du petit pain, c’était le repas parfait. Alors, les mineurs descendaient dans les mines avec leur petit pain au pepperoni, c’était le repas du mineur ».

Comme le Moonshine, on peut acheter des petits pains au pepperoni dans la plupart des boulangeries ou des épiceries de Virginie Occidentale. Mais les meilleurs sur les stands de pique-nique sont faits maison, de recettes transmises dans les familles sur plusieurs générations. « Nos mères à tous les deux en faisaient », affirme Tracy Comer, la femme de Matt, qui enseigne en ce moment à sa lycéenne de fille, Mady, comment faire des petits pains au pepperoni. « C’est le snack ultime ! »

Cet été, Le Mountaineer, la mascotte au mousquet de West Virginia, a apporté des petits pains au pepperoni cuisinés par sa mère aux journées médias de la Big 12 à Frisco, Texas, pour les faire déguster aux journalistes présents.

Basiquement, le petit pain au pepperoni consiste en une bande de pâte blanche enroulée autour d’une rondelle de pepperoni. À la cuisson, le pepperoni fond doucement dans la pâte, créant une délicieuse combinaison.

Les différentes recettes ancestrales, cependant, génèrent de nombreux débats sur la meilleure manière de les réaliser. « Elle pense que tout est dans le pepperoni », dit Jeff Wiles en parlant de son épouse Tammy. « Moi, je pense que c’est le pain qui fait tout. »

On partage le Moonshine autour d’un feu devant le Milan Puskar Stadium après la victoire de West Virginia contre Baylor le 25 octobre. Stephanie Strasburg for ESPN

Summersville est une petite bourgade située presque à l’opposé de Morgantown sur la carte de l’état. Et pourtant, c’est comme si toute la ville s’était délocalisée sur les parkings autour du Milan Puskar Stadium. Nowak tient audience sur la gauche. A droite, Bucky Frame, Randy Taylor, Greg Sproles, Mike Hughes et un ophtalmologue que tout le monde appelle Eddy P. se passent un bocal et boivent à leur tour. « Dans une ville de 3000 habitants, vous allez en retrouver une centaine comme eux, ici. », affirme Aaron Maloney, qui avait un oncle qui faisait du Moonshine.

Ceux de Summersville affirment qu’ils ont le meilleur Moonshine du monde. « Nous venons du centre de l’état, près des montagnes, et c’est de là que viennent des litres de Moonshine parce que nous avons la meilleure eau », selon Michael Young. « Nos recettes de Moonshine datent d’il y a plusieurs générations. Ce truc sur Discovery Channel, ‘Moonshiners’, a donné naissance à quelques vocations… Mais ce n’est pas la même chose que pour ceux dont le grand-père distillait… »

Cette partie du Parking Bleu n’a pas d’emplacements réservés pour les stands de pique-nique. Mais comme les fidèles devant une église, les gens de Summersville garent leurs pick-ups et remorques aux mêmes emplacements, semaine après semaine, à chaque match à domicile. Ils se saluent les uns les autres en s’envoyant des grandes lampées de Moonshine. – « Celui-là, c’est du vrai, ça te brûle tout le temps que ça descend », affirme un gars de Summersville après avoir essayé un ‘Eclair Blanc’ offert part un concitoyen – et ils attendent que les fans de l’équipe adverse se pointent. « Le football de West Virginia et le Moonshine marchent main dans la main, ce sont deux choses qui unissent les gens. », affirme Ellis Frame, le fils de Bucky. « Les fans des autres équipes arrivent, et ils sont là, genre :’ bon, les gars, on sait que vous en avez, on est là pour goûter’ ».

« C’est ce qui me plaît le plus dans la Big 12 : rencontrer tous ces gens »

Wiles et John Maloney, le père d’Aaeon, sont fans des Mountaineers depuis si longtemps qu’ils se souviennent d’un temps où l’équipe n’appartenait à aucune conférence, du temps de Don Nehlen. À eux deux, ils ont du manquer au pire six matchs à domicile depuis l’époque où Major Harris était le quarterback, à la fin des années 80.

Lorsqu’Aaron a eu 5 ans, John Maloney commença à emmener son fils avec lui à Mountaineer Field. Maintenant qu’Aaron est marié à la fille de Wiles, Rachel, avec laquelle il a deux enfants, et John Maloney et Wiles ont transmis le flambeau à leur petit fils, Colin, 8 ans, qu’ils amènent au match.

« Nous n’avons pas d’équipe professionnelle dans l’état », dit Wiles, « Les Mountaineers, c’est tout ce qui importe. »

Un distillateur, dont les Moonshines au goût pêche ou tarte aux pommes sont populaires aux pique-nique des Moutaineers, produit une fournée quelque part dans le sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

Alors que le Moonshine passe de main en main, l’optimisme emplit l’air. West Virginia présente son effectif le plus complémentaire sans doute des dix dernières années, avec une attaque de feu menée par Will Grier, qui pourrait bien devenir le premier Mountaineer finaliste du Heisman depuis Harris.

La semaine précédente, Grier a mené West Virginia à sa plus palpitante victoire, et peut être la plus importante, depuis que l’université a rejoint la Big 12 il y a six ans. Mené d’un touchdown avec 16 secondes à jouer, à Texas, Grier trouve son receveur Gary Jennings pour une passe de 33 yards pour TD. Mais, au lieu de botter une transformation et égaliser pour disputer la prolongation, Dana Holgorsen tente une conversion à deux points, et Grier propulsa ses Mountaineers à une victoire dramatique, après avoir été mené, avec une course de deux yards pour gagner le match.

« Lorsqu’on parle de l’état, du programme, des gens qui sont impliqués dans tout ça, on espère que tout compte pour eux »,sourit Grier en ce samedi soir. « Eux, ils comptent beaucoup pour moi… Et c’était un bonheur indescriptible d’arracher cette victoire pour eux… »

Derrière les exploits de Grier, West Virginia contre son chemin vers le championnat de la Big 12, et soudainement, elle est entrée dans la course au playoff. Et pourtant, les fans des Mountaineers demeurent quelque peu fatalistes suite à tant de défaites désespérantes. [NDT : article publié le 7 novembre]

« On a eu notre lot de déceptions », déclare Wiles alors que son beau-fils, Aaron Maloney, évoque la défaite de 2007 contre Pittsburgh, qui a poussé West Virginia hors du match pour le championnat national. « On a été dans cette position tellement souvent », poursuit Wiles. « On a été juste au sommet, et on a dérapé à la dernière minute tellement souvent ».

Pour l’instant, les Virginiens se sentent au somment, unis derrière les Mountaineers — et par quelques gouttes de Moonshine.

« Ils vont bien ensemble, non ? » rigole Walker. « Ces deux là sont là depuis longtemps. Et ils sont notre héritage ».

 

Quickies*

*parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé

  • This Week In Les Miles…

  • Apparemment, les gazeuses larguées sur les racailles de Paris on porté jusqu’à l’Idaho..

  • Et on croirait bien que le commish de la Pac12, Larry Scott, est aussi populaire qu’un certain président français en ce moment…

Verchain wishes you a happy New Year

Enfin, on y est. Le bout de la route. On est à quelques heures de la dernière représentation du grand cirque qu’est la publication du classement du College Football Playoff par nos amis de la mafia du Comité de Sélection à l’instant d’écrire ces lignes…

Le verdict est déjà tombé. Certains pleurent, d’autres non. Et pourtant, sans augmentation du prix des consommations, votre ami Verchain vous donne ce qu’aurait donné le classement si le Comité avait un peu de jugeotte… Ou peut-être que le Comité jugera comme Verchain… On s’en fout, non ?

Tout d’abord, un petit classement qui va bien :

1 – Alabama
2 – Clemson
3 – Notre Dame
4 – Oklahoma
5 – Georgia
6 – Ohio State
7 – UCF
8 – LSU
9 – Washington
10 – Michigan
11 – Texas
12 – Florida

Normalement, on n’aura pas besoin d’aller au-delà.

Oklahoma nous a rendu un sacré service en ne laissant pas Texas s’emparer du titre de la Big 12. Je pense sincèrement qu’une victoire de Texas condamnait la Big XII en vue d’un playoff. Mais elle n’aurait pas nécessairement envoyé la Big Ten en playoff. J’en viens presque à penser que le Comité aurait pu considérer la défaite des Bulldogs de Georgia contre Alabama en finale de la SEC comme suffisamment convaincante pour classer les Dawgs devant Ohio State et sa défaite au format XXXL face à Purdue.

 

‘Nuff said, right ?

 

Sur la base de ce classement, mon playoff idéal nous ramènera sans doute une nouvelle finale Alabama – Clemson. Avec deux belles demi-finales :

Orange Bowl : Alabama Crimson Tide – Oklahoma Sooners
Cotton Bowl : Clemson Tigers – Notre Dame Fighting Irish

Finale : Tide – Tigers. Roll Tide.

Je me suis fait apostropher d’ailleurs ce vendredi par un vieux ricain sur le marché de Noël de Strasbourg. Je portais mon beau hoodie bleu marine et orange aux couleurs des Tigers d’Auburn, et un « Roll Tide » des familles a retenti. Un signe, je vous dis… Bon, j’ai aussi eu droit à un War Eagle par une vieille américaine un peu plus loin… #MyLife…

Pour le reste du plateau :

Rose Bowl : respect du contrat de base : Pac12 contre Big Ten : Washington – Ohio State. Et donc encore un match avec Dani…

 

Sugar Bowl : Big XII vs SEC : Texas – Georgia.

Pour les deux bowls suivants, le Comité a le droit de faire ce qu’il veut, ces deux trucs n’étant pas en contrat avec une conférence. Le champion de l’ACC étant qualifié pour le playoff, il n’y a pas de règle de substitution pour la conférence, ce qui nous privera de Maddie le jour du nouvel an… Dommage…

 

UCF représentera le Group of Five, les Knights sortent de leur plus belle victoire de la saison, en finale contre Memphis qui a donné tout ce qu’elle a pu… Il y aurait du sens à placer une nouvelle fois UCF au Peach Bowl, pour des raisons de proximité…

Alors… Peach Bowl : UCF – Florida.

Fiesta Bowl : LSU – Michigan.

Et si le programme ne vous plait pas…

Verchain’s Crush of the Week – Non-Football Edition

En me promenant sur les programmes de séries à venir, votre ami Verchain est tombé sur une série qui l’intéresse, qui se passe dans l’espace, qui s’appelle Origin. Au casting, une actrice française qui sera donc le crush de cette dernière semaine : Nora Arnezeder (à vos souhaits).

 

 

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

Essayons donc de finir la saison en beauté. J’ai quand même fait un tour assez exhaustif des meilleurs groupes de cheerleaders du pays. Alors, je ne sais plus trop quoi vous proposer… On va faire à l’ancienne pour la dernière : Randomizing !

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est tout pour aujourd’hui. Alors…

 

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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La série Last Chance U revient en 2020… mais déménage !

Netflix a confirmé la diffusion d’une 5ème saison diffusée à l’été 2020.

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La célèbre série-documentaire produite et diffusée sur Netflix, Last Chance U, nous a montré le meilleur – et le pire – du football vécu au niveau Junior College : des engueulades légendaires des coachs Buddy Stephens et Jason Brown aux histoires de rédemptions incarnées par Dakota Allen et John Franklin III en passant par la violence constante d’une société américaine impitoyable.

Si la saison 4 a été plébiscitée, ce ne sont plus les Pirates d’Independence que nous pourrons suivre l’été prochain. Netflix a en effet annoncé que les caméras de Last Chance U déménageront sur la côte Ouest pour la 5ème saison.

Direction : Oakland (Californie) pour découvrir coach John Beam et les Eagles de Laney College.

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Preview 2019 : conférence Big 12

Mené par un QB Sam Ehlinger revanchard, les Longhorns sauront-ils mettre un terme à la suprématie des Sooners d’Oklahoma qui règnent sur la Big 12 depuis 4 ans ?

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Prédictions 2019 dans la conférence Big 12

Champion 2019 : Oklahoma.
MVP : QB Sam Ehlinger, Texas
Meilleur joueur offensif : QB Brock Purdy, Iowa State.
Meilleur joueur défensif : S Caden Sterns, Texas.
Freshman de l’année : WR Jadon Haselwood, Oklahoma
Prospects NFL à suivre : OT Hakeem Adenji (Kansas), JaQuan Bailey (Iowa State), DT Ross Blacklock (TCU), QB Charlie Brewer (Baylor), QB Jalen Hurts (Oklahoma), WR Colin Johnson (Texas), G Josh Knipfel (Iowa State), WR CeeDee Lamb (Oklahoma), OT Colton McKivitz (West Virginia),  WR Denzel Mims (Baylor), LB Kenneth Murray (Oklahoma), OT Lucas Niang (TCU), WR Jalen Raegor (TCU), DE Reggie Walker (Kansas State), WR Tylan Wallace (Oklahoma State).

Du 29 juillet au 2 aout 2019, The Blue Pennant vous a proposé les présentations des principaux programmes de la conférence Big 12 :
Iowa State Cyclones
Oklahoma Sooners
Oklahoma State Cowboys
Texas Longhorns
Texas Christian Horned Frogs

Tour d’horizon dans la conférence Big 12

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Oklahoma encore inarrêtable ?

Où s’arrêtera la suprématie des Sooners ? Depuis 2015, Oklahoma règne en roi sur la conférence Big 12 et s’est adjugé les quatre dernières couronnes locales, même l’an passé lors d’une belle revanche prise face aux Texas Longhorns. Si la concurrence parait monter en niveau, avec quatre à cinq équipes capables de mener la vie dure au programme de Norman, sur un match, la principale difficulté sera de freiner l’attaque de coach Lincoln Ridley sur la durée. Une mission aux allures d’exploit, au vu des presque 45 points de moyenne inscrits par les coéquipiers de Baker Mayfield et Kyler Murray ces quatre dernières saisons. Texas et Iowa State sont les deux dernières formations à avoir fait tomber Oklahoma en intra-conférence. Ça tombe bien : ils paraissent les deux plus armés pour contester l’hégémonie des rouge et blancs.

Coaching : la revue d’effectif

Proportionnellement parlant, c’est la conférence du Power 5 qui s’est le plus renouvelé en termes de coaching staff. Avec quatre nouveaux head coaches sur 10 possibles, la Big 12 nous annonce pas mal de mystères, surtout au vu des profils à remplacer.

A Kansas State, Chris Klieman peut s’adapter au style de jeu prôné par Bill Snyder durant ces dernières décennies, mais le fardeau est de taille, quand on succède à une telle légende, dont le nom a déjà été donné au stade des Wildcats. A Texas Tech, Matt Wells est un peu moins dans les standards de ce que pouvaient proposer Mike Leach à la fin des années 2000, ou son élève Kliff Kingsbury dans la foulée. L’adaptation sera sans doute nécessaire. Que dire de Les Miles, coach éminemment réputé mais qui reprend en main un programme de Kansas aux oubliettes et qui aura besoin de temps pour se refaire la cerise, surtout en attaque. A première vue, la transition la plus simple pourrait être celle de Neal Brown (ex-Troy) à West Virginia, mais le système défensif en 3-3-5, longtemps plébiscité par Dana Holgorsen, ne sera peut-être pas aussi facilement transposable.

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Bons sur toute la ligne ?

D’un point de vue talent, l’un des points majeurs de la conférence Big 12 pourrait venir des lignes offensives. On ne présente plus celle d’Oklahoma, capable de fournir en pagaille des bons prospects en NFL ces dernières années. TCU et Kansas State, de par leur robustesse, dans les tranchées, ont aussi souvent été à l’honneur.

Mais d’autres équipes devraient avoir du répondant en 2019, à l’image d’Iowa State et de son escouade intégralement de retour. Texas s’est appliqué dans le recrutement (Cosmi, Angilau) et a mis la main sur Parker Braun, guard transfuge de Georgia Tech. Quant à Oklahoma State, la O-Line est aussi homogène que polyvalente, si l’on en juge l’excellent rendement des running backs ces derniers mois. Bref, longtemps considéré comme une conférence basée exclusivement sur le jeu aérien, la Big 12 surfe sur des recrutements crédibles des coaching staffs et devrait proposer un jeu varié et des batailles âpres dès le swap.

Le match de l’année

Oklahoma vs. Texas
12 octobre 2019
Ce n’est pas la prédiction la plus originale, mais avec le retour au premier plan de Texas, et la victoire du programme d’Austin lors du dernier Red River Showdown, donne l’impression d’un équilibre des forces en présence. Une donnée forcément accentuée par une confrontation sur terrain neutre, au Cotton Bowl de Dallas, entre deux des jeunes génies offensifs actuels, Lincoln Ridley et Tom Herman. L’ambiance s’annonce dantesque !

Calendrier complet de la conférence Big 12

Nos prédictions

1. Oklahoma Sooners

En 2018 : 12-2, 8-1 Big 12. Champion de Conférence.
Prédiction : 11-1, 8-1 Big 12.
Match décisif contre Texas, le 12 octobre
Joueurs-clés partis : QB Kyler Murray, RB Rodney Anderson, WR Marquise Brown, OT Cody Ford, G Ben Powers, G Dru Samia, OT Bobby Evans, K Austin Seibert.
Joueurs à suivre : QB Jalen Hurts, RB Kennedy Brooks, RB Trey Sermon, WR CeeDee Lamb, TE Grant Calcaterra, OT Adrian Ealy, C Creed Humphrey, DE Ronnie Perkins, LB Kenneth Murray, CB Tre Brown, DB Brendan Radley-Hiles
Future star : WR Jadon Haselwood.

Sans aucun doute, l’épouvantail de cette conférence. Quadruple tenant du titre, dans le sillage de ses deux Heismen Trophy, Baker Mayfield et Kyler Murray, Oklahoma sera l’équipe à battre en 2019. Coach Lincoln Ridley a fait un sérieux pari au poste de quarterback, avec l’ancien d’Alabama Jalen Hurts, mais au vu des forces qui l’entourent offensivement et d’un backfield offensif fourni, avec les jeunes loups Kennedy Brooks et Trey Sermon, les Sooners devraient rester la détonnante force de frappe de ces dernières années. Le programme s’est aussi enfin focalisé sur la défense, en nommant Alex Grinch comme coordinateur défensif. L’ancien d’Ohio State arrive à Norman avec l’objectif de redynamiser  une escouade aux allures de passoire, notamment contre la passe. Au-delà d’une cinquième couronne de suite dans la Big 12, Oklahoma briguera une troisième participation consécutive en playoffs, avec deux qualifications pour les demi-finales en 2017 et 2018.

2. Texas Longhorns

En 2018 : 10-4, 7-2 Big 12.
Prédiction : 10-2, 8-1 Big 12.
Match décisif contre Oklahoma, le 12 octobre
Joueurs-clés partis : WR Lil’Jordan Humphrey, OT Calvin Anderson, DL Charles Omenihu, LB Breckyn Hager, LB Gary Johnson, CB Davante Davis, CB Kris Boyd.
Joueurs à suivre : QB Sam Ehlinger, RB Keontay Ingram, WR Colin Johnson, OT Samuel Cosmi, C Zach Shackelford, DL Malcolm Roach, LB Jeffrey McCulloch, S Caden Sterns, S B.J. Foster, S Brandon Jones, CB Anthony Cook.
Future star : LB Ayodele Adeoye.

Texas is back … Mais totalement ? Après avoir amorcé un retour fracassant au premier plan, avec un ticket pour un bowl majeur cette saison, Texas ne s’avance pas sans risque vers l’exercice 2019. Avec un gros turnover sur le front seven et un jeu au sol qu’on espère un peu plus rassurant, les Longhorns ne devront pas perdre de temps au démarrage, comme ce fut le cas ces deux dernières saisons, contre Maryland. Avec Sam Ehlinger, l’un des quarterbacks double-menaces les plus dangereux du pays, et son explosif backfield défensif, le groupe de Tom Herman a de quoi renouer avec la finale de conférence, acquise la saison passée. L’objectif sera aussi de jouer les yeux dans les yeux avec le rival Oklahoma, le succès convaincant lors du dernier Red River Showdown ayant donné quelques idées du côté d’Austin…

3. Iowa State Cyclones

En 2018 : 8-5, 6-3 Big 12.
Prédiction : 9-3, 6-3 Big 12.
Match décisif : contre Texas, le 16 novembre
Joueurs-clés partis : RB David Montgomery, WR Hakeem Butler, LB Willie Harvey, CB Brian Peavy, CB D’Andre Payne.
Joueurs à suivre : QB Brock Purdy, WR Deshaunte Jones, WR Tarique Milton, G Josh Knipfel, C Colin Newell, DE JaQuan Bailey, NG Ray Lima, LB Marcel Spears, LB Mike Rose, S Greg Eisworth, S Braxton Lewis.
Future star : G Joey Ramos.

Derrière les deux mastodontes de la conférence, Iowa State avance masqué, confiant de posséder une génération dorée qui arrive au bout d’un cycle, notamment en défense et sur la ligne offensive. Coach Matt Campbell semble enfin avoir enfin trouvé son playmaker au poste de quarterback, en la personne de Brock Purdy, et avec la densité sur les skill positions offensives, les Cyclones devraient donner pas mal de maux de tête aux équipes qu’elles croiseront. La mission est claire : décrocher une troisième fiche positive de suite, et surtout un bilan de dix victoires, ce qui serait du jamais vu dans l’histoire du programme d’Ames.

4. Baylor Bears

En 2018 : 7-6, 4-5 Big 12.
Prédiction : 8-4, 5-4 Big 12.
Match décisif contre Iowa State, le 28 septembre
Joueurs-clés partis : WR Jalen Hurd, WR Chris Platt, DT Ira Lewis, CB Derrek Thomas.
Joueurs à suivre : QB Charlie Brewer, WR Denzel Mims, OL Jake Fruhmorgen, DE James Lynch, DT Bravvion Roy, LB Clay Johnston, S Chris Miller, CB Raleigh Texada.
Future star : OT Connor Galvin.

A l’instar d’Iowa State, Baylor a remis les choses en ordre. Coach Matt Rhule a enfin balayé les méandres laissés par Art Briles et amorce un nouveau virage à la tête des Bears. L’effectif est prometteur, homogène et solidaire, mais l’absence de vrais playmakers sur certaines positions pourraient porter préjudice à l’équipe de Waco dans les matches clés. Si la défense, toujours emmenée par Phil Snow, devrait monter en régime au fil des matches, le principal facteur X sera forcément Charlie Brewer, un quarterback efficace à défaut d’être hyper flashy. Plus globalement, à l’image de son head coach, il ne sera pas bon tester les Bears dans les tranchées en 2019.

5. Oklahoma State Cowboys

En 2018 : 7-6, 3-6 Big 12.
Prédiction : 7-5, 4-5 Big 12.
Match décisif : contre Oklahoma, le 30 novembre
Joueurs-clés partis : RB Justice Hill, DE Jordan Brailford, LB Justin Phillips, LB/S Kenneth Edison-McGruder.
Joueurs à suivre : RB Chuba Hubbard, WR Tylan Wallace, WR Dillon Stoner, G Marcus Keyes, LB Calvin Bundage, CB A.J. Green, CB Rodarius Williams, S Malcolm Rodriguez.
Future star : QB Spencer Sanders.

Au sortir d’une saison 2018 décevante, coach Mike Gundy a dû composer avec un réaménagement du coaching staff. Mike Yurcich parti à Ohio State, il a fallu trouver un nouveau coordinateur offensif, en la personne de Sean Gleeson. L’ancien de Princeton arrive sans d’énormes références (à l’instar de son prédécesseur, à l’époque) et devra rapidement identifier son quarterback titulaire. Supplanté par Taylor Cornelius, l’an dernier, l’ancien d’Hawaii, Dru Brown, aura de nouveau sa chance, mais devra se méfier de l’ancienne recrue vedette, Spencer Sanders. Comme souvent, avec Gundy, l’attaque devrait quand même tenir la route, avec des playmakers à l’appel. Plus d’inquiétude en défense, avec le départ du pass rusher Jordan Brailford, et des défensive backs aussi intrigants que gamblers. L’an passé, les Cowboys étaient la 97e défense du pays.

6. Texas Christian Horned Frogs

En 2018 : 7-6, 4-5 Big 12.
Prédiction : 6-6, 4-5 Big 12.
Match décisif : contre Baylor, le 9 novembre
Joueurs-clés partis : QB Shawn Robinson, WR KeVontae Turpin, OT Joseph Noteboom, OT Aviante Collins, DE L.J. Collier, DE Ben Banogu, LB Ty Summers, LB Arico Evans, S Ridwan Issahaku.
Joueurs à suivre : RB Darius Anderson, RB Sewo Olonilua, WR Jalen Raegor, OT Lucas Niang, DT Ross Blacklock, LB Garret Wallow, CB Jeff Gladney, S Innis Gaines.
Future star : DE Ochaun Evans.

Armé pour le défi physique, le programme de Fort Worth paye cependant une certaine inconstance depuis la fin de l’ère Trevon Boykin. Le poste de quarterback est d’ailleurs une interrogation majeure, et pas sûr que la seule arrivée du transfuge de Kansas State, Alex Delton, ne rassure son monde. Les yeux seront sans doute plus tournés vers Justin Rogers, redshirt freshman explosif, et dont la possible entente avec Jalen Raegor fait saliver le Texas. Défensivement, le premier rideau aura son importance. Malgré les départs de Collier et de Banogu chez les pros, coach Gary Patterson récupère Ross Blacklock, l’un des defensive tackles les plus difficiles à bouger du pays, et blessé pendant toute la saison passée.

7. Texas Tech Red Raiders

En 2018 : 5-7, 3-6 Big 12.
Prédiction : 6-6, 4-5 Big 12.
Match décisif : contre Oklahoma State, le 5 octobre
Joueurs-clés partis : WR Antoine Wesley, WR Ja’Deion High, LB Dakota Allen, S Jah’Shawn Johnson.
Joueurs à suivre : WR T.J. Vasher, WR McLane Mannix, DE Eli Howard, LB Dakota Allen, LB Jordyn Brooks, CB Justus Parker, S Jah’Shawn Johnson.
Future star : RB Ta’Zhawn Henry.

A négliger sa défense, au profit de l’attaque aérienne, coach Kliff Kingsbury a fini par prendre la porte et quitter son programme de coeur. Pour le remplacer, la direction athlétique de Texas Tech a surpris son monde en engageant Matt Wells. Auteur de derniers mois solides à Utah State, le technicien de 45 ans pourra compter sur les excellentes classes de recrutement offensives et sur l’émergence du détonnant coureur Ta’Zhawn Henry. En défense, les talents ne manquent pas mais devront être beaucoup mieux exploités que sous l’ère Kingsbury. Keith Patterson, nouveau coordinateur et arrivé dans les bagages de Wells, devra donc faire mieux que les 31 points encaissés de moyenne en 2018.

8. West Virginia Mountaineers

En 2018 : 8-4, 6-3 Big 12.
Prédiction : 5-7, 3-6 Big 12.
Match décisif : contre Iowa State, le 12 octobre
Joueurs-clés partis : QB Will Grier, WR Gary Jennings, WR David Sills V, TE Trevon Wesco, OT Yodny Cajuste, LB David Long.
Joueurs à suivre : RB Kennedy McKoy, WR T.J. Simmons, OT Colton McKivitz, G Josh Sills, DL Darius Stills, DB Josh Norwood, CB Keith Washington, S Kenny Robinson.
Future star : WR Sam James.

Intersaison mouvementée à Morgantown ! Non contents d’avoir vu filer Grier, Jennings, Sills ou encore Cajuste, vers la NFL, les fans des Mountaineers ont assisté, impuissants, au bras de fer contractuel entre coach Dana Holgorsen et sa direction. Résultat : un départ du technicien vers Houston et l’arrivée tardive de coach Neal Brown, en provenance de Troy. Malgré les bonnes saisons cumulées par l’intéressé dans l’Alabama, WVU amorce une grosse transition offensive, avec des doutes au poste de quarterback. Ni Austin Kendall, ni Jack Allison, ni Trey Lowe n’ont fondamentalement bluffé pendant les camps et bon nombre de cibles sont partis, à l’image de Marcus Simms, inscrit de dernière minute à la draft supplémentaire. Le backfield offensif est de qualité et la défense a des atouts majeurs sur le front-6, mais une année sera sans doute nécessaire au nouveau coaching staff pour tout remettre en place.

9. Kansas State Wildcats

En 2018 : 5-7, 3-6 Big 12.
Prédiction : 4-8, 2-7 Big 12.
Match décisif : contre TCU, le 19 octobre
Joueurs-clés partis : RB Alex Barnes, WR Isaiah Zuber, OL Dalton Risner, DB Duke Shelley.
Joueurs à suivre : QB Skylar Thompson, RB James Gilbert, WR Dalton Schoen, OT Scott Frantz, DE Reggie Walker, DE Wyatt Hubert, DT Trey Dishon, LB Da’Quan Patton, CB A.J. Parker.
Future star : OT Aidan Mills.

Des airs de déjà vu. Pour la deuxième fois de sa longue carrière, Bill Snyder a cédé les rênes d’un programme qu’il connait sur le bout des doigts. Et pour reprendre le lourd fardeau de sa succession, les Wildcats ont misé sur le nom le plus « Hot » de deuxième division universitaire. Double champion en titre de I-AA, avec North Dakota State, Chris Klieman se lance un nouveau pari au niveau supérieur, à l’image de ce qu’avait fait un autre ancien head coach du Bison, Craig Bohl à Wyoming. Le style de jeu offensif ne devrait pas être bien différent de ce qu’il pourrait faire à Fargo, avec en plus une escouade défensive fournie en pépites, à l’image de la ligne défensive et du pass rusher Reggie Walker.

10. Kansas Jayhawks

En 2018 : 3-9, 1-8 Big 12.
Prédiction : 3-9, 1-8 Big 12.
Match décisif : contre Kansas State, le 2 novembre
Joueurs-clés partis : WR Steven Sims, DL Daniel Wise, LB Joe Dineen, LB Keith Loneker.
Joueurs à suivre : RB Pooka Williams, OT Hakeem Adenji, DE Azur Kamara, DB Bryce Torneden, S Hasan Défense, CB Corione Harris.
Future star : DT DaJon Terry.

Parti de LSU en 2016, Les Miles n’a pas choisi la facilité au moment de recoacher en College Football. Car à Kansas, celui qui a gagné le titre national en 2007 a quasiment tout à reconstruire, après les tristes années David Beaty. Le principal challenge sera offensif, avec un poste de quarterback en déliquescence, et que le transfert de Junior College, Thomas McVittie, espère remettre au premier plan. Force de l’équipe, l’an passé, le coureur Pooka Williams, compose avec des problèmes extra-sportifs, ce qui ne facilitera pas les débuts de son head coach. En défense, les progrès paraissent plus palpables, mais il faudra trouver plus de playmakers sur le front seven pour exister durablement dans la conférence.

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4 samedis avant le retour du College Football !

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Toute la saison 2019 à suivre sur The Blue Pennant évidemment.

Trailer by Richard Films.

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C’est parti pour les camps d’entrainement 2019 !

Quatre programmes ont repris le chemin des terrains de football en préparation de la Week 0.

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Crédit photo : Twitter/GatorsFB

La saison 2019 de College Football est plus que jamais à nos portes. Quelques jours après la fin des media days, quatre équipes ont repris le chemin des terrains donnant ainsi le coup d’envoi des officiels Fall camps.

Vendredi 26 juillet, les Gators de Florida et les Hurricanes de Miami ont donné le coup d’envoi de leur camp d’entrainement d’été en préparation de leur affrontement du 24 aout prochain au Camping World Stadium d’Orlando.

C’est donc une semaine avant tous les autres programmes du pays que ces deux équipes Floridiennes ont participé à leur premier practice officiel. La plupart des autres programmes de l’élite débuteront leur Fall camp à partir du vendredi 2 aout.

Les Gators ont été les premiers à fouler les terrains en ce vendredi matin.

Puis, les Hurricanes les ont suivi quelques heures plus tard. À noter que l’université Miami avait ouvert les portes de ce premier entrainement aux fans venus nombreux. Environ 1000 personnes ont assisté à la première séance d’entrainement dirigée par le nouvel head coach, Manny Diaz.

Florida et Miami n’étaient pas les seuls programmes de retour sur les pelouses puisque Arizona et Hawaii s’affronteront également lors de la fameuse week 0 du 24 aout. C’était donc également la reprise pour les Wildcats et Rainbow Warriors.

Qu’on se le dise : c’est parti pour la saison 2019 de College Football, baby !

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