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College Football Report – Semaine 14

Retour sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football avec le ton décalé de Verchain.

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The College Football Report By Verchain Presented By The Blue Pennant is brought to you by the Jackson State University Prancing J-Settes.

 

Et comme vous avez été sages toute la saison, vous avez droit aux highlights de la saison de ces mêmes J-Settes…

 

Ainsi parlait Verchain

Verchain pense. Alors Verchain écrit. C’est son côté Rain Man. Feel free to insult me in the comments section.

#NotImpressed

Je me rends compte qu’on n’a pas encore eu de traduction d’article cette saison. Eh bien, le plus bel article de la saison, le voilà. Publié le 7 novembre dernier sur le site de ESPN.

Moonshine et les Mountaineers : La tradition de West Virginia.

Jake Trotter, ESPN Staff Writer (traduction libre par Verchain)

MORGANTOWN, W. Va – Par une matinée de samedi de début d’automne, l’odeur du Moonshine flotte déjà partout à travers les collines entourant Mountaineer Field. C’est un parfum typiquement Ouest Virginien.

« Ce truc a des racines profondes », affirme Sharon Harvey à propos du whiskey à forte teneur en alcool alors qu’elle pénètre dans le Milan Puskar Stadiume. Le grand-père d’Harvey a immigré en Virginie Occidentale depuis la Pologne, s’est trouvé un job dans une compagnie minière exploitant le charbon et, pendant un moment, a eu son propre alambic.

Harvey a grandi à Fayetteville, l’une de ces petites villes éparpillées à travers la Virginie Occidentale, et est devenue la première dentiste de Richwood, une autre petite ville, à 60 kilomètres de là.

« Il y avait ce type qui venait pour se faire nettoyer les dents », dit Harvey, « Et puis, une fois l’intervention terminée, je devais aller ouvrir la porte de derrière, et il déchargeait un tonneau de Moonshine pour le dentiste, en guise de paiement. »

Pour tous ceux qui pique-niquent autour du stade, l’anecdote d’Harvey n’a rien d’extraordinaire. Avec le football à WVU, le Moonshine est un facteur d’appartenance dans l’état des Mountaineers.

Un lien qui unit les générations. Qui rassemble les familles. Et transforme les inconnus en amis.

« Le Moonshine, c’est une partie de notre patrimoine », affirme Darrell Brown, de Burnsville, qui vient de ravitailler le pique-nique qu’il fréquente habituellement sur le Parking Bleu, en face du JW Ruby Memorial Hospital, qui se tient sur le trottoir en face du stade. « C’est un moyen de rapprocher les gens ».

Les origines du Moonshine de Brown remontent à la Prohibition. Son arrière grand-père a été mortellement blessé par balle par les agents du Trésor alors qu’il transportait de la gnôle. Brown a encore en sa possession la recette de son arrière grand-père – « Plus vous distillez lentement, meilleur c’est », explique-t-il – mais il en consomme rarement. « J’en amène pour tout le monde, par contre ».

Les bocaux de Moonshine ne sont pas facilement visibles pour celui qui découvre la scène du tailgating à Morgantown. En fait, ils sont plutôt bien planqués, en attendant d’être sortis quand un ami ou un membre de la famille arrive – ou même quand un fan d’une autre équipe, que ce soit Kansas, Oklahoma ou Texas – pointe le bout de son nez.

Une production illégale de Moonshine, dans un alambic improvisé, dans une cabane du sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

« Je dois vous prévenir d’une chose » déclare Tim Wolfe de Morgantown. « Ne croyez pas que les habitants de Virginie Occidentale ne sont que des péquenauds qui boivent du Moonshine et bla bla bla… Nous ne sommes pas comme ça. Le Moonshine est un moyen d’unir les générations. C’est une partie de notre histoire. Et la Virginie Occidentale est une belle et grande famille ».

Et ils aiment avoir de la visite. « On est toujours là ‘Hey, venez. Goûtez le Moonshine, prenez un sandwich au pepperoni », avance Matt Comer, de Barboursville, dont les deux fils Evan et Andrew vivent à Morgantown. « Et puis, comme ça, on devient en quelque sorte de bons amis. »

Richard Marsh, un avocat en immobilier de Clarksburg, comprend bien l’attrait du Moonshine. Il y a une douzaine d’années, il s’est mis à organiser son pique-nique d’avant match. De plus en plus, des gens qu’il ne connaissait pas ont commencé à se ruer sur son emplacement pour la compagnie, les travers de porc, et le Moonshine.

Des heures avant le coup d’envoi, le pique-nique de Marsh, en face de la fac de droit, est déjà assailli par d’anciens inconnus comme Dustin Fitz, qui est arrivé la nuit précédente en voiture du New Jersey. « Lorsque j’étais à la fac ici, Richard organisait déjà le meilleur des pique-nique », affirme Fitz. « Je suis comme un genre de walk-on ici ! »

La réserve actuelle de Moonshine de Marsh lui vient d’une rencontre heureuse d’il y a deux ans. Il pensait alors acheter un coffre pour armes à un ami de son frère. Lorsque le vendeur découvrit que Marsh n’était pas un procureur procédurier, il proposa d’ajouter un carton de Moonshine parfumé à la pêche, fermé par un ruban adhésif noir, pour 70$ de plus. « Aujourd’hui, c’est lui mon fournisseur de Moonshine », s’esclaffe Marsh.

Ce n’est pas si difficile de trouver un « fournisseur de Moonshine » en Virginie Occidentale, selon Marsh. « La plupart des flics de l’état connaissent quelqu’un qui peut leur dénicher du Moonshine », dit-il. « Un gars qui a appris à fabriquer le Moonshine – probablement de son grand-père. C’est juste un de ces trucs typiques de la Virginie Occidentale, vous voyez ? »

John Hoffman de Philadelphie boit une gorgée de Moonshine maison lors d’une fête chez Eric Gresak avant un match de WVU Stephanie Strasburg for ESPN

En Virginie Occidentale, la production de Moonshine est aussi ancienne que l’Etat lui-même. La combinaison de céréales produites localement et d’eau pure des rivières accorde aux Virginiens les ingrédients nécessaires à la production d’un spiritueux rentable. « Les anciens vendaient directement du Moonshine plutôt que des céréales, parce que la demande était plus forte, et le produit moins cher à transporter. » affirme Mark Sohn, un professeur d’université du Kentucky à la retraite, qui a écrit un livre de recettes des Appalaches.

Durant les années 20, la Prohibition n’a fait qu’amplifier la production à travers les Appalaches, alors que la demande allait croissant. « La Virginie Occidentale produisait une grande quantité de Moonshine pour les mafieux des villes du côté de Youngstown, Cincinnati ou Chicago » déclare Payton Fireman, un avocat de Morgantown. « Ensuite, un distributeur venait charger les tonneaux et les envoyait vers le Nord ».

Ensuite, pendant les décennies suivantes, les Virginiens fabriquèrent du Moonshine pour améliorer l’ordinaire. « Il n’y avait pas d’état providence à l’époque. Pas d’aides gouvernementales » ajoute Harvey. « Il fallait bien se débrouiller. »

Et hormis les mines et le bûcheronnage, il n’y avait pas beaucoup de manières de gagner beaucoup d’argent en Virginie Occidentale. « Vous pouviez toujours entendre ‘on a eu de nouvelles bottes à Noël, parce que Papa, ben, il a fabriqué du Moonshine, l’a vendu et ça lui a fait de l’argent pour Noël’ », dit Fireman, « Les gens devaient fabriquer du Moonshine pour avoir un peu d’argent. Ici, c’est un coin difficile, même si les habitants de Virginie Occidentale bossent dur. »

Fireman a d’ailleurs ouvert la première distillerie légale de Virginie Occidentale depuis la Prohibition en 1999, après un vrai marchandage avec le gouverneur pendant près d’un an. L’idée lui est venue lorsqu’il était chez son mécanicien, qui avait un bocal de Moonshine fabriqué par ses soins à son garage. « Il avait un goût horrible, mais ça m’a fait réfléchir » ajouter Fireman. Ce dernier se mit alors à étudier les lois de l’état et établit une déclaration à soumettre aux autorités. Il obtint d’abord une licence fédérale, ce qui finit par convaincre l’état d’accorder son autorisation.

Suivant le chemin ouvert par Fireman, plus d’une douzaine de distilleries légales sont apparues, comme Pinchgut Hollow à Fairmont. Pinchgut vend 4 parfums : blé noir, pêche au miel, tarte aux pommes et la plus costaude, la grain de maïs, tous ces parfums pouvant être dégustés sur le site de production.

Distiller du Moonshine demeure légal en Virginie Occidentale uniquement pour ceux qui ont une licence. En produire sans licence est un délit passible d’une amende et d’une peine de prison. Cela dit, aux dires d’une procureure que Marsh connaît du côté de Harrison County, personne n’a jamais été inculpé pour production de Moonshine durant ses trente années de service.

Jay Nowak, le chef de la police de Summersville, ne se souvient pas d’avoir jamais arrêté quelqu’un pour production de Moonshine dans sa ville, tout au moins sous sa mandature.

Bien qu’on trouve facilement du Moonshine produit légalement en magasin de nos jours, vous trouverez plus facilement un drapeau des Panthers de Pitt devant Mountaineer Field qu’une bouteille de ce liquide autorisé. « Bien sur, vous pouvez allez dans un magasin d’alcool et acheter du Moonshine, mais celui que vous voyez là est du Moonshine maison, illégal » affirme Rusty Walker, de Duck, désignant un des bocaux qu’il vient de sortir de sa caisse. « C’est ça qui est cool. »

« Et puis, je vous le dit [le Moonshine légal] a un goût de m****, aussi, pour être vraiment honnête avec vous »

Le parking du Milan Puskar Stadium est envahi de tailgaters, dont une grande partie consomment sans doute du Moonshine. « C’est sans doute une des plus vieilles traditions de l’état », affirme l’ancien joueur de WVU et de la NFL Owen Schmitt, présent ce jour-là parmi la foule.. Stephanie Strasburg for ESPN

Le Moonshine artisanal se décline en une quantité illimitée de goûts différents, ce qui rend chaque stand de pique-nique unique. Ce jour là, on pouvait trouver sur les parkings Blue et Brown, liste non exhaustive, des Moonshine à la myrtille, cerise noire, caramel, caramel salé, croquant à la cannelle, raisin blanc et bonbon à l’orange. « Vous pouvez produire à peu près tout ce que vous voulez » affirme Walker, qui venait juste de faire fondre des bonbons verts Jolly Rancher dans sa caravane pour concocter du Moonshine goût pomme verte.

Walker a appris à distiller du Moonshine dans un cours de chimie au lycée à Braxton County. Il devait réaliser un exercice revenant à fabriquer quelque chose en lien avec la chimie et lui et son partenaire de travaux dirigés ont décidé de mettre au point un alambic. « On a eu un A », s’amuse-t-il.

Assis aux côtés de Wlaker, Darrell Brown nous présente les différents parfums de Moonshine qu’il a amenés, qui comprennent un ‘tarte aux pommes’ et un ‘banane au chocolat’. Brown n’utilise pas de bocaux, pour sa part. Pour économiser de l’argent, il collecte des bouteilles vides d’alcool dans les bars, et les remplit avec son Moonshine. « Celle que je préfère, c’est la bouteille de Crown Royal », affirme Brown, « Elle est facile à prendre en main. Vous n’allez pas la laisser tomber, car on a une bonne prise dessus. Et puis, ces bocaux, ça revient cher à la longue… »

Bien que chaque stand de pique-nique a ses différents parfums, quasiment tous ont un produit particulier : « L’éclair Blanc », sans goût particulier. Alors que la plus forte des versions légales du Moonshine titre environ 50 degrés, « L’éclair Blanc » artisanal peut titrer 85 degrés… Voire plus…

« Je fais du Moonshine parfumé parce que je veux que chacun ait une dégustation à sa convenance » affirme Walker. « Mais si vous voulez du pur Moonshine, on peut se boire ça comme ça… »

La plupart des inventions culinaires a son accompagnement parfait. Les cheeseburgers ont les frites. Le beurre de cacahuète la confiture. De côté de Mountaineer Field, le Moonshine a ses petits pains au pepperoni, l’autre indispensable des pique-nique de Virginie Occidentale.

« A la fin de mes études, j’ai parcouru le pays pour trouver du boulot. Je pensais que tout le monde avait des petits pains au pepperoni » avance Brad Favro de Morgantown. « Je pensais qu’on en trouvait partout… eh bien non, en fait… »

L’histoire des petits pains au pepperoni remonte aux mines de charbon, qui employaient de nombreux immigrants italiens. « On ne pouvait pas se payer grand chose à l’époque, mais on avait toujours de quoi faire de la pâte à pain, on ajoutait du pepperoni et du fromage, et on avait son petit pain au pepperoni » avance Comer. « Et puis, aussi, il faut dire que quand on descendait dans la mine, on pouvait emmener son petit pain au pepperoni, ça conservait bien même là en bas. Comme c’était pratique à transporter et que la viande se conservait bien au milieu du petit pain, c’était le repas parfait. Alors, les mineurs descendaient dans les mines avec leur petit pain au pepperoni, c’était le repas du mineur ».

Comme le Moonshine, on peut acheter des petits pains au pepperoni dans la plupart des boulangeries ou des épiceries de Virginie Occidentale. Mais les meilleurs sur les stands de pique-nique sont faits maison, de recettes transmises dans les familles sur plusieurs générations. « Nos mères à tous les deux en faisaient », affirme Tracy Comer, la femme de Matt, qui enseigne en ce moment à sa lycéenne de fille, Mady, comment faire des petits pains au pepperoni. « C’est le snack ultime ! »

Cet été, Le Mountaineer, la mascotte au mousquet de West Virginia, a apporté des petits pains au pepperoni cuisinés par sa mère aux journées médias de la Big 12 à Frisco, Texas, pour les faire déguster aux journalistes présents.

Basiquement, le petit pain au pepperoni consiste en une bande de pâte blanche enroulée autour d’une rondelle de pepperoni. À la cuisson, le pepperoni fond doucement dans la pâte, créant une délicieuse combinaison.

Les différentes recettes ancestrales, cependant, génèrent de nombreux débats sur la meilleure manière de les réaliser. « Elle pense que tout est dans le pepperoni », dit Jeff Wiles en parlant de son épouse Tammy. « Moi, je pense que c’est le pain qui fait tout. »

On partage le Moonshine autour d’un feu devant le Milan Puskar Stadium après la victoire de West Virginia contre Baylor le 25 octobre. Stephanie Strasburg for ESPN

Summersville est une petite bourgade située presque à l’opposé de Morgantown sur la carte de l’état. Et pourtant, c’est comme si toute la ville s’était délocalisée sur les parkings autour du Milan Puskar Stadium. Nowak tient audience sur la gauche. A droite, Bucky Frame, Randy Taylor, Greg Sproles, Mike Hughes et un ophtalmologue que tout le monde appelle Eddy P. se passent un bocal et boivent à leur tour. « Dans une ville de 3000 habitants, vous allez en retrouver une centaine comme eux, ici. », affirme Aaron Maloney, qui avait un oncle qui faisait du Moonshine.

Ceux de Summersville affirment qu’ils ont le meilleur Moonshine du monde. « Nous venons du centre de l’état, près des montagnes, et c’est de là que viennent des litres de Moonshine parce que nous avons la meilleure eau », selon Michael Young. « Nos recettes de Moonshine datent d’il y a plusieurs générations. Ce truc sur Discovery Channel, ‘Moonshiners’, a donné naissance à quelques vocations… Mais ce n’est pas la même chose que pour ceux dont le grand-père distillait… »

Cette partie du Parking Bleu n’a pas d’emplacements réservés pour les stands de pique-nique. Mais comme les fidèles devant une église, les gens de Summersville garent leurs pick-ups et remorques aux mêmes emplacements, semaine après semaine, à chaque match à domicile. Ils se saluent les uns les autres en s’envoyant des grandes lampées de Moonshine. – « Celui-là, c’est du vrai, ça te brûle tout le temps que ça descend », affirme un gars de Summersville après avoir essayé un ‘Eclair Blanc’ offert part un concitoyen – et ils attendent que les fans de l’équipe adverse se pointent. « Le football de West Virginia et le Moonshine marchent main dans la main, ce sont deux choses qui unissent les gens. », affirme Ellis Frame, le fils de Bucky. « Les fans des autres équipes arrivent, et ils sont là, genre :’ bon, les gars, on sait que vous en avez, on est là pour goûter’ ».

« C’est ce qui me plaît le plus dans la Big 12 : rencontrer tous ces gens »

Wiles et John Maloney, le père d’Aaeon, sont fans des Mountaineers depuis si longtemps qu’ils se souviennent d’un temps où l’équipe n’appartenait à aucune conférence, du temps de Don Nehlen. À eux deux, ils ont du manquer au pire six matchs à domicile depuis l’époque où Major Harris était le quarterback, à la fin des années 80.

Lorsqu’Aaron a eu 5 ans, John Maloney commença à emmener son fils avec lui à Mountaineer Field. Maintenant qu’Aaron est marié à la fille de Wiles, Rachel, avec laquelle il a deux enfants, et John Maloney et Wiles ont transmis le flambeau à leur petit fils, Colin, 8 ans, qu’ils amènent au match.

« Nous n’avons pas d’équipe professionnelle dans l’état », dit Wiles, « Les Mountaineers, c’est tout ce qui importe. »

Un distillateur, dont les Moonshines au goût pêche ou tarte aux pommes sont populaires aux pique-nique des Moutaineers, produit une fournée quelque part dans le sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

Alors que le Moonshine passe de main en main, l’optimisme emplit l’air. West Virginia présente son effectif le plus complémentaire sans doute des dix dernières années, avec une attaque de feu menée par Will Grier, qui pourrait bien devenir le premier Mountaineer finaliste du Heisman depuis Harris.

La semaine précédente, Grier a mené West Virginia à sa plus palpitante victoire, et peut être la plus importante, depuis que l’université a rejoint la Big 12 il y a six ans. Mené d’un touchdown avec 16 secondes à jouer, à Texas, Grier trouve son receveur Gary Jennings pour une passe de 33 yards pour TD. Mais, au lieu de botter une transformation et égaliser pour disputer la prolongation, Dana Holgorsen tente une conversion à deux points, et Grier propulsa ses Mountaineers à une victoire dramatique, après avoir été mené, avec une course de deux yards pour gagner le match.

« Lorsqu’on parle de l’état, du programme, des gens qui sont impliqués dans tout ça, on espère que tout compte pour eux »,sourit Grier en ce samedi soir. « Eux, ils comptent beaucoup pour moi… Et c’était un bonheur indescriptible d’arracher cette victoire pour eux… »

Derrière les exploits de Grier, West Virginia contre son chemin vers le championnat de la Big 12, et soudainement, elle est entrée dans la course au playoff. Et pourtant, les fans des Mountaineers demeurent quelque peu fatalistes suite à tant de défaites désespérantes. [NDT : article publié le 7 novembre]

« On a eu notre lot de déceptions », déclare Wiles alors que son beau-fils, Aaron Maloney, évoque la défaite de 2007 contre Pittsburgh, qui a poussé West Virginia hors du match pour le championnat national. « On a été dans cette position tellement souvent », poursuit Wiles. « On a été juste au sommet, et on a dérapé à la dernière minute tellement souvent ».

Pour l’instant, les Virginiens se sentent au somment, unis derrière les Mountaineers — et par quelques gouttes de Moonshine.

« Ils vont bien ensemble, non ? » rigole Walker. « Ces deux là sont là depuis longtemps. Et ils sont notre héritage ».

 

Quickies*

*parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé

  • This Week In Les Miles…

  • Apparemment, les gazeuses larguées sur les racailles de Paris on porté jusqu’à l’Idaho..

  • Et on croirait bien que le commish de la Pac12, Larry Scott, est aussi populaire qu’un certain président français en ce moment…

Verchain wishes you a happy New Year

Enfin, on y est. Le bout de la route. On est à quelques heures de la dernière représentation du grand cirque qu’est la publication du classement du College Football Playoff par nos amis de la mafia du Comité de Sélection à l’instant d’écrire ces lignes…

Le verdict est déjà tombé. Certains pleurent, d’autres non. Et pourtant, sans augmentation du prix des consommations, votre ami Verchain vous donne ce qu’aurait donné le classement si le Comité avait un peu de jugeotte… Ou peut-être que le Comité jugera comme Verchain… On s’en fout, non ?

Tout d’abord, un petit classement qui va bien :

1 – Alabama
2 – Clemson
3 – Notre Dame
4 – Oklahoma
5 – Georgia
6 – Ohio State
7 – UCF
8 – LSU
9 – Washington
10 – Michigan
11 – Texas
12 – Florida

Normalement, on n’aura pas besoin d’aller au-delà.

Oklahoma nous a rendu un sacré service en ne laissant pas Texas s’emparer du titre de la Big 12. Je pense sincèrement qu’une victoire de Texas condamnait la Big XII en vue d’un playoff. Mais elle n’aurait pas nécessairement envoyé la Big Ten en playoff. J’en viens presque à penser que le Comité aurait pu considérer la défaite des Bulldogs de Georgia contre Alabama en finale de la SEC comme suffisamment convaincante pour classer les Dawgs devant Ohio State et sa défaite au format XXXL face à Purdue.

 

‘Nuff said, right ?

 

Sur la base de ce classement, mon playoff idéal nous ramènera sans doute une nouvelle finale Alabama – Clemson. Avec deux belles demi-finales :

Orange Bowl : Alabama Crimson Tide – Oklahoma Sooners
Cotton Bowl : Clemson Tigers – Notre Dame Fighting Irish

Finale : Tide – Tigers. Roll Tide.

Je me suis fait apostropher d’ailleurs ce vendredi par un vieux ricain sur le marché de Noël de Strasbourg. Je portais mon beau hoodie bleu marine et orange aux couleurs des Tigers d’Auburn, et un « Roll Tide » des familles a retenti. Un signe, je vous dis… Bon, j’ai aussi eu droit à un War Eagle par une vieille américaine un peu plus loin… #MyLife…

Pour le reste du plateau :

Rose Bowl : respect du contrat de base : Pac12 contre Big Ten : Washington – Ohio State. Et donc encore un match avec Dani…

 

Sugar Bowl : Big XII vs SEC : Texas – Georgia.

Pour les deux bowls suivants, le Comité a le droit de faire ce qu’il veut, ces deux trucs n’étant pas en contrat avec une conférence. Le champion de l’ACC étant qualifié pour le playoff, il n’y a pas de règle de substitution pour la conférence, ce qui nous privera de Maddie le jour du nouvel an… Dommage…

 

UCF représentera le Group of Five, les Knights sortent de leur plus belle victoire de la saison, en finale contre Memphis qui a donné tout ce qu’elle a pu… Il y aurait du sens à placer une nouvelle fois UCF au Peach Bowl, pour des raisons de proximité…

Alors… Peach Bowl : UCF – Florida.

Fiesta Bowl : LSU – Michigan.

Et si le programme ne vous plait pas…

Verchain’s Crush of the Week – Non-Football Edition

En me promenant sur les programmes de séries à venir, votre ami Verchain est tombé sur une série qui l’intéresse, qui se passe dans l’espace, qui s’appelle Origin. Au casting, une actrice française qui sera donc le crush de cette dernière semaine : Nora Arnezeder (à vos souhaits).

 

 

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

Essayons donc de finir la saison en beauté. J’ai quand même fait un tour assez exhaustif des meilleurs groupes de cheerleaders du pays. Alors, je ne sais plus trop quoi vous proposer… On va faire à l’ancienne pour la dernière : Randomizing !

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est tout pour aujourd’hui. Alors…

 

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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The Blaze of Glory – Chapitre 34 : Big Ten is back !

Blaise Collin revient sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football et décerne sa « Blaze of Glory ».

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Trente-quatrième édition (2020 – Semaine 3) de cette chronique consacrée à l’actualité du College Football. Comme ce qui compte avant tout c’est que les joueurs de Nebraska ne sont jamais allés à l’hôtel on va surtout se concentrer sur les conférences Power 5. Désolé Jackson State, mais l’arrivée de Deion Sanders au poste de Head Coach n’intéresse personne…

I’ll be back (Partie 1)

Arnold Schwarzenegger n’y est pour rien mais grâce à l’intervention divine de Donal Trump, des joueurs de Nebraska, des médecins universitaires de la conférence, des joueurs, parents de joueurs, enfants de joueurs, coaches, parents de coaches, enfants de coaches, fans, parents de fans et enfants de fans d’Ohio State, du gars qui a inventé les tests covid rapides, du Pape, de la patte de lapin de BoG et d’un marabout qui passait ses vacances à Chicago et s’est retrouvé bloqué par la pandémie à dormir au pied du siège social de la Big Ten… BIG TEN FOOTBALL IS BAAAAACK!!!!!

La Big Ten reprendra le 24 octobre avec huit matchs de conférence et s’achèvera le 19 décembre par le Big Ten Championship Game et des oppositions inter-divisions qui mettront aux prises les équipes ayant terminé au même classement dans leurs divisions respectives. Donc, pour faire simple : 1er contre 1er (Championship Game) et 2ème contre 2ème jusqu’à 7ème contre 7ème (c’est-à-dire Rutgers – Illinois)

Les gros matchs incluent : Minnesota – Michigan (24 octobre), Penn State – Ohio State (31 octobre), Michigan – Wisconsin (14 novembre), Minnesota – Iowa (14 novembre), Penn State – Iowa (21 novembre), Michigan – Penn State (28 novembre), Wisconsin – Minnesota (28 novembre), Ohio State – Michigan (12 décembre), Iowa – Wisconsin (12 décembre).

Jim Harbaugh, Michigan – Crédit photo : Tim Fuller-USA TODAY Sports

Heureux qui comme Harbaugh…

En supposant que les grosses écuries de la Big Ten sont :

East : Ohio State, Penn State, Michigan
West : Wisconsin, Minnesota, Iowa

Chacune des trois équipes de chaque division affrontera les deux autres et, dans les rencontres inter-divisions, on aura droit à :

Ohio State : personne
Penn State : Iowa
Michigan : Wisconsin, Minnesota
Wisconsin : Michigan
Minnesota : Michigan
Iowa : Penn State

En plus des deux favoris de chaque division, les Wolverines devront également croiser le fer avec le « petit frère » Michigan State, ce qui n’est jamais une partie de plaisir. La rumeur « Ryan Day, l’entraineur en chef des Buckeyes, aurait pondu lui-même le calendrier » n’est pas fondée…

Pour être tout à fait complet, la Big Ten est repartie du calendrier initial et a enlevé un adversaire à chaque équipe : Michigan a perdu Purdue tandis qu’Ohio State a perdu Iowa (mais oui, BoG vous assure que Ryan Day n’y est pour rien !).

Liberté, égalité, farfadet

D’après Lou Holtz, l’ancien iconique entraineur de Notre Dame récemment récompensé de la Médaille Présidentielle de la Liberté (une sorte d’équivalent de la Légion d’Honneur) par son ami Donald Trump, le président américain serait intervenu auprès de Kevin Warren, le Commissaire de la conférence Big Ten, pour qu’il revienne sur sa décision d’annuler la saison automnale de football et ce dans l’intérêt des joueurs qui veulent disputer la saison mais n’ont aucun poids dans les décisions prises par les plus hautes instances de la conférence.

Nous vivons donc dans un monde merveilleux peuplés de farfadets et de marmites remplies d’or cachées à l’extrémité d’arcs-en-ciel où le gentil Président des États-Unis se préoccupe à ses (nombreuses) heures perdues du bien-être d’un millier de jeunes athlètes à majorité noirs parce que, au fond, il a bon cœur, le Président.

Et puis on a Ahmaud Arbery, George Floyd, Breonna Taylor… Merci, Coach Holtz, elle n’est vraiment pas volée cette médaille…

Bill Moos, Nebraska – Crédit photo : Kayla Wolf, AP

Pas content

Après avoir fait tout un foin et collé un procès à la conférence Big Ten, Nebraska et ses joueurs ont eu ce qu’ils attendaient : une saison de football à l’automne.

Ils eurent beaucoup d’enfants et vécurent… STOP ! ARRETEZ DE NOUS PERSECUTER !

Le Directeur Athlétique des Huskers, Bill Moos, n’était pas content à la découverte du calendrier de son équipe qui ouvrira sa saison à Ohio State. Les trois adversaires initiaux de la division Est pour les Cornhuskers étaient Ohio State et Rutgers en déplacement et Penn State à la maison. Dans le nouveau calendrier, le match à Rutgers a été supprimé et NU affrontera les deux ogres de la Big Ten lors de leurs première et quatrième rencontres et, pour ne rien arranger, Wisconsin viendra à Lincoln la semaine après le match à Columbus.

Tout ça n’est pas okay du tout avec ce bon Bill. Notant que Nebraska jouera cinq équipes du Top 25 contre deux pour Ohio State, Bill Moos a exprimé son mécontentement. « J’ai une bonne équipe et un grand entraineur qui mérite une pause ici et là pour pouvoir commencer à repartir sur la bonne voie et être compétitif dans la Big Ten West ». Après tout, souligne-t-il, le déplacement à Ohio State sera le « premier match post-covid » et c’est « une tâche gigantesque pour une jeune équipe ». Et ce bon Bill de continuer : « Première fois dans un vol charter, première fois à l’hôtel, première fois à porter des masques sur la touche, première fois avec des sifflets électroniques, tout va être nouveau ».

Donc, pour résumer : l’AD de Nebraska veut le respect et la reconnaissance de la Big Ten mais sans avoir à la gagner sur le terrain. Ah oui, jouer Ohio State et Penn State, c’est vraiment injuste vu que personne d’autre n’affronte les deux équipes à part le tiers de la conférence qui a le privilège de jouer contre elles en division Est. Et puis, pauvres joueurs de Nebraska qui vont devoir voyager en temps de covid dans leur propre avion et aller, ô Mon Dieu, dans un hôtel. C’est tout à fait injuste parce que toutes les autres équipes du pays jouent soit à domicile soit à moins de quatre heures de route, à part, voyons… une bonne trentaine d’équipes FBS chaque week-end. Oui, mais, bon, ces équipes ne sont pas Nebraska. Pourquoi plus personne ne nous respecte-t-il ???

La première rumeur comme quoi le Nebraska aurait perdu tout respect en Big Ten en prenant une fessée à domicile contre Ohio State l’an passé (7-48) n’est pas fondée…

La seconde rumeur comme quoi Kevin Warren, le Commissaire de la conférence Big Ten, aurait volontairement chargé le calendrier de Nebraska en punition au caca nerveux des Huskers lors de l’annulation initial de la saison n’est pas non plus fondée…

Pas pas content

Un qui n’a rien dit lorsque le calendrier de son équipe est sorti est Jim Sterk, le Directeur Athlétique de Missouri.

Avec dix matchs de conférence en SEC cette saison, chaque équipe a reçu deux nouveaux adversaires de la division opposée. Mizzou doit bien évidemment affronter Florida et Georgia dans la SEC East. Ses adversaires de la division West étaient initialement Arkansas et Mississippi State. Les Tigers ont récupéré Alabama à la maison en ouverture de la saison et se rendront à LSU deux semaines plus tard. Pas suffisamment de quoi piquer une crise, apparemment…

Crédit photo : Dennis Dodd / CBS Sports

I’ll be back (Partie 2)

Toujours rien à voir avec ce bon Arnold, pourtant ancien Gouverneur de Californie, mais la Pac-12 est aussi en pleine discussion pour reprendre le football à l’automne. Les dates possibles de reprise sont le 31 octobre ou le 7 novembre ce qui correspondrait à une saison à huit ou sept matchs.

I’ll be back (Partie 3)

Jaylen Mayfield (OL, Michigan), Rashod Bateman (WR, Minnesota), Wyatt Davis (OG, Ohio State) and Shaun Wade (CB, Ohio State) ont annoncé vouloir revenir jouer la saison dans leurs équipes respectives après avoir initialement fait l’impasse pour préparer la Draft NFL. Pour certains, qui ont déjà engagé des agents, il faudra une dispense de la NCAA pour récupérer leur éligibilité.

Micah Parsons (LB, Penn State) et Rondale Moore (WR, Purdue) pourraient suivre.

La SEC à l’heure Big 12 (qui est à l’heure de la NFL)

La Big 12 avait annoncé les conditions à remplir par les équipes de la conférence pour pouvoir disputer leurs matchs, celles là-même que Baylor n’a pas rempli ce week-end. La SEC a fait de même avec des conditions très similaires : un minimum 53 joueurs, dont 7 joueurs de ligne offensive, 4 joueurs de ligne défensive et 1 QB.

Comme en Big 12, les équipes peuvent décider de joueur même sans remplir les quotas.

Ça, c’est fait !

Un qui n’aura pas trop à s’en faire des conditions requises par la SEC est Ed Orgeron. L’entraineur en chef du champion national en titre LSU a candidement annoncé que la majorité de ses joueurs avait attrapé le virus.

Dans son esprit, c’est une bonne chose puisque la SEC n’impose pas de test pendant 90 jours après rétablissement, en raison des anticorps développés, et il suppose donc qu’il disposera de quasiment tout son effectif pour le début de la saison le 26 septembre.

Ce que l’histoire ne dit pas c’est comment cette majorité de joueurs a été initialement infectée…

La rumeur comme quoi les autorités médicales de Louisiane feraient la gueule est vraisemblablement fondée…

Crédit photo : Fox CFB

Séries en cours

En battant The Citadel (49-0), Clemson a remporté son 31ème match consécutif de saison régulière, battant le précédent record de l’ACC établi entre 2013 et 2015 par… Florida State (si, si, BoG vous assure qu’il fût un temps peu éloigné où les Seminoles étaient bons à ce truc de football). QB Trevor Lawrence (8/9, 168 yards, 3 TD / 1 course, 2 yards, 1 TD) a augmenté son nombre de passes complétées sans interception de huit unités pour atteindre 276. C’est la plus longue série en cours en FBS et 3ème dans l’histoire de la conférence ACC dont le record est détenu par Russell Wilson (379 en 2009-10).

Notre Dame est encore loin du record de l’ACC (que le Fighting Irish ne pourra de toute façon jamais battre – mais faut-il ne jamais dire jamais ?) mais les Domers ont signé contre USF (52-0) leur 20ème succès de rang à South Bend, leur plus longue série depuis les années 40. La nouvelle série en cours dépasse les 19 victoires à domicile obtenues entre 1987 et 1990 mais est encore loin du record de l’école et ses 38 matchs gagnés de suite à la maison entre 1919 et 1927.

Boston College a chipé cinq ballons contre Duke lors de son premier match de la saison (26-6). C’est le second match d’ouverture d’affilé au cours duquel les Eagles volent cinq ballons après une performance similaire en 2019 contre Virginia Tech (35-28).

Série plus en cours

QB D’Eriq King (18/30, 325 yards, 3 TD) a été impressionnant lors de la victoire de Miami à Louisville (34-47) mais il n’a pas marqué au sol contre les Cardinals, mettant fin à sa série de seize matchs avec au moins une passe et une course de touchdown. Contre les Cards, les Hurricanes ont marqué leur plus gros nombre de points contre une équipe classée depuis les 56 points passés en 2002 à #18 Virginia Tech (56-45) en clôture de la saison régulière. Cette année-là, les Canes avait affronté, et perdu contre, Ohio State en finale du championnat national (24-31 2OT).

Lors de la pénible victoire d’Oklahoma State contre Tulsa (16-7), RB Chuba Hubbard (27 courses, 93 yards, 1 TD) n’a pas passé la barre des 100 yards, mettant fin à sa série de onze matchs consécutifs au-dessus de la centaine. Le match a également vu QB Spencer Sanders (2/2, 23 yards / 5 courses, 9 yards) sortir sur blessure à la cheville. Cela pourrait expliquer la piteuse performance des Cowboys, même s’ils ne s’étaient pas non plus montrés brillants avec leur quarterback titulaire aux commandes. OK State a accordé six sacks au Golden Hurricane qui n’en avait enregistré que quatorze en 2019. Si Tulsa n’avait pas rendu un zéro pointé (0-12) en troisième tentative et avait concédé un peu moins de 120 yards de pénalité, les visiteurs auraient peut-être pu créer l’exploit. A l’inverse, ils ont continué sur leur lancée de 2019 (130ème et dernier de FBS avec 79.1 yards de pénalité par match) et OSU a accordé son plus petit nombre de points depuis 2017 et un 41-3 à Kansas.

Crédit photo : Derick Hingle, USA Today Sports

Une mi-temps bien négociée

Apparemment, Navy a appris à plaquer dans le vestiaire à la mi-temps de son match à Tulane (27-24). Écrabouillés par BYU (3-55) la semaine passée, les Midshipmen avaient été victimes d’un manque d’entrainement au placage, de l’aveu même du Head Coach Ken Niumatalolo.

Et l’histoire semblait partie pour se répéter puisque le Green Wave menait 24-0 à la mi-temps. En fait d’histoire, c’est le plus gros renversement de score de celle de Navy qui s’est passé en seconde période avec un 27-0 infligé par la marine américaine qui a dompté la vague verte.

Matchs grippés

Comme chaque semaine (?), il y a quelques matchs qui ont été reportés pour raisons liées au COVID-19. Cette semaine, les malades (probablement pas imaginaires) sont :

Baylor – Houston : le match avait été planifié au dernier moment parce que les adversaires des deux équipes prévus ce week-end (Louisiana Tech pour les Bears et Memphis pour les Cougars) ont dû renoncer pour raisons d’épidémie. C’est maintenant Baylor qui ne remplit pas les conditions nécessaires mises en place par la Big 12 et se voit dans l’obligation d’annuler la rencontre.

North Carolina – Charlotte : la première rencontre entre les voisins de Caroline du Nord (Chapel Hill est à deux heures de route de Charlotte) a été annulée en raison du manque de joueurs de ligne offensive du côté des 49ers.

Virginia – Virginia Tech : le match du week-end a été remis au 12 décembre après la découverte de cas positifs dans l’effectif des Hokies. Ces derniers ont dû suspendre leurs entrainements pour quatre jours.

Matchs poubelles

Comme chaque semaine, il y a quelques matchs qui ne méritaient pas l’attention de BoG au quatrième quart temps. Florilège, par ordre alphabétique :

Clemson a écartelé The Citadel (49-0) en une mi-temps. Dabo Swinney a proposé de laisser courir l’horloge en seconde période mais les Bulldogs ont refusé d’écourter la rencontre et ont tenu tête (0-0) aux vice-champions nationaux qui avait, il faut bien l’avouer, envoyer une palanquée de remplaçants sur le terrain (mais tout de même…).

Notre Dame a écrabouillé USF (52-0), son plus gros blanchissage depuis un 58-0 infligé à Pittsburgh en 1944.

UCF a corrigé Georgia Tech (49-21) mais n’aura plus guère d’opportunités d’impressionner le Comité de Sélection du College Football Playoff.

Cuillère de bois

Après s’être inclinée à Pittsburgh (10-21), Syracuse a désormais perdu onze matchs consécutifs à l’extérieur contre une équipe classée. Le dernier succès de l’Orange loin de ses terres remonte à 2010 et une victoire à #19 West Virginia (19-14).

Pas sûr que la série s’arrête cette saison si la ligne offensive de Cuse ne fait pas rapidement des progrès. En 2019, Syracuse avait terminé 128ème de FBS avec 50 sacks accordés, soit un peu plus de deux par matchs. En 2020, l’Orange a accordé sept sacks lors de chacun de ses deux premiers matchs. Résultat des courses : 16 points marqués en deux matchs.

RB Ricky Person Jr, North Carolina State – Crédit photo : ACC Media

Tops

Un flambeau pour… QB Ian Book (12/19, 143 yards / 4 courses, 9 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns au sol lors de la victoire de Notre Dame sur USF (52-0).

Un brasier pour… RB Kenneth Walker III (27 courses, 131 yards, 3 TD) et ses trois touchdowns lors de la défaite de Wake Forest à NC State (42-45).

Un feu d’artifice pour… RB Ricky Person Jr. (1/1, 2 yards, 1 TD / 14 courses, 99 yards, 2 TD / 2 courses, 10 yards) pour son touchdown à la passe et ses deux touchdowns à la course lors de la victoire de NC State contre Wake Forest (45-42).

Flops

Un pétard mouillé pour… Mike Norvell qui a contracté le covid à une semaine d’un match crucial des Seminoles à Miami que l’entraineur en chef de Florida State regardera des tribunes.

Un seau d’eau pour… Georgia Tech et ses quatre fumbles dont trois perdus lors de la défaite contre UCF (21-49).

Un naufrage titanesque pour… QB Chase Brice (23/42, 217 yards, 2 INT) et ses deux interceptions et fumble perdu lors de la défaite de Duke contre Boston College (6-26).

Dernier carré

Et le playoff sera…

#1 Ohio State – #4 Oklahoma
#2 Clemson – #3 Alabama

Désolé Florida/Georgia, votre place au Playoff vient d’être donnée à Ohio State. Avec le retour aux affaires de la Big Ten, et en supposant que la conférence ne sera pas forcée de reporter trop de matchs, les Buckeyes sont favoris pour remporter le titre de conférence. Sans réelle possibilité de juger les conférences entre elles, le fameux test visuel sera prépondérant et tOSU est bourrée de talent à tous les postes. Si les Bucks remportent la Big Ten comme prévu, il n’y aura que peu de raisons de les laisser en dehors du Playoff.

Clemson a été tenu en échec 0-0 par The Citadel en seconde mi-temps du match entre Tigers et Bulldogs. Cela pourrait être la preuve, sur le terrain, de quelques faiblesses… Naaaah, on plaisante ! Clemson pourrait joueur toutes ses secondes mi-temps avec ses remplaçants et tout de même remporter la conférence ACC.

Alabama ouvre sa saison à Missouri ce week-end. On verra si la bande à Saban a faim. Si c’est le cas…

La Big 12 est encore pire que la Pac-12 qui ne joue même pas mais Oklahoma reste un adversaire de valeur un casque et une épaulière au-dessus de tout le monde dans sa conférence. A moins de deux défaites, pour l’instant improbables au vu des prestations de leurs petits camarades, les Sooners devraient valider leur ticket après avoir remporté un nouveau titre de conférence.

Ruth Bader Ginsburg – Crédit photo : Rebecca Gibbian, AP

Blaze of Glory

Cette semaine, l’auréole de gloire revient à Ruth Bader Ginsburg qui nous a quitté en fin de semaine dernière. Oui, ça n’a rien à voir du tout avec le football et l’ancienne championne des Droits de la Femme ne portait sans doute aucun intérêt au football universitaire, d’autant qu’elle a fait ses études à Cornell et à Columbia qui ne sont pas exactement Alabama et USC (mais pour faire du Droit, c’était mieux). BoG encourage les lecteurs de TBP qui ne seraient pas familier avec Ruth Bader Ginsburg à rechercher « Notorious RBG » sur leur moteur de recherche préféré et à aller faire une bise à leurs mères, épouses et/ou filles. RIP RBG.

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CB Shaun Wade revient à Ohio State

Le cornerback vedette des Buckeyes d’Ohio State revient sur sa décision de ne pas jouer en 2020.

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Le football est de retour dans la conférence Big Ten tout comme l’un de ses meilleurs éléments défensifs : CB Shaun Wade.

Quelques jours après avoir annoncé qu’il ne jouerait plus avec les Buckeyes pour se concentrer pour la draft NFL 2021, le cornerback d’Ohio State change d’avis et devient le second joueur NCAA à faire un « opt back » après son coéquipier, le All-American OG Wyatt Davis.

Ces retours de CB Shaun Wade et de OG Wyatt Davis est un développement significatif pour les Buckeyes dans leur course au titre national en 2020. En deux saisons sur le campus de Columbus, CB Shaun Wade a réussi 57 plaquages, 4 INTs et 2 sacks. Il est actuellement considéré comme un potentiel choix du Top 15 lors de la draft NFL en 2021.

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La Big Ten de retour le 24 octobre !

Un mois après avoir annulé l’ensemble de ses sports d’automne, la Big Ten revient sur sa décision : sa saison de football débutera finalement le week-end du 23-24 octobre.

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Crédit photo : Joe Robbins/Getty Images

Football is back dans la conférence Big Ten. Ou presque.

Un peu plus d’un mois après avoir annulé l’ensemble des compétitions de ses sports d’automne lors d’un vote à 11-3 (Ohio State, Iowa et Nebraska avaient voté contre), la conférence Big Ten a annoncé, mercredi 16 septembre, que la saison de football débutera finalement le week-end du 23-24 octobre prochain.

L’accès à des tests covid-19 antigènes à résultats rapides et une meilleure connaissance des impacts du nouveau coronavirus sur la santé des étudiants-athlètes (notamment sur le plan cardiaque) ont amené les présidents et chanceliers des universités de la conférence Big Ten à revoir leur position.

Pour reprendre ses activités, la Big Ten a renforcé ses protocoles sanitaires. Ainsi, un joueur testé positif devra attendre 21 jours avant de retourner sur le terrain. De plus, tout programme dont au moins 5% de l’effectif est testé positif devra immédiatement suspendre ses entrainements et devra annuler son prochain match.

Avec un début de saison prévue le 23-24 octobre et une finale de conférence qui devrait se tenir le 19 décembre (comme la conférence SEC), les équipes de la Big Ten pourront donc être en course pour une place en College Football Playoff.

Le calendrier 2020 de la conférence Big Ten, qui sera publié dans les prochains jours, devrait être composé de 8 matchs. Les champions des deux divisions East et West s’effronteront lors du Big Ten Championship Game, comme d’habitude.

Petite nouveauté : tous les équipes joueront un 9ème match « croisé » entre le 2ème, 3ème, 4ème, etc… de chaque division ce qui fait un total de 9 matchs même pour les programmes qui ne joueront pas le Big Ten Championship Game.

Depuis plusieurs semaines, de nombreux joueurs charismatiques de la conférence avaient plaidé en faveur du retour du football dès cet automne. Le quarterback des Buckeyes d’Ohio State faisaient partie d’entre-eux, lui qui avait lancé une pétition ayant reçu 300 000 signatures. Il n’a donc pas tardé pour exprimer sa satisfaction du retour du football dans la conférence Big Ten

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La réception de l’année par Jeremiah Haydel ?

Alors que les Bobcats de Texas State étaient menés 14-7 par SMU, WR Jeremiah Haydel a réussi une monumentale réception à une main pour un TD spectaculaire. Catch of the Year ?

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