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College Football Report – Semaine 14

Retour sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football avec le ton décalé de Verchain.

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The College Football Report By Verchain Presented By The Blue Pennant is brought to you by the Jackson State University Prancing J-Settes.

 

Et comme vous avez été sages toute la saison, vous avez droit aux highlights de la saison de ces mêmes J-Settes…

 

Ainsi parlait Verchain

Verchain pense. Alors Verchain écrit. C’est son côté Rain Man. Feel free to insult me in the comments section.

#NotImpressed

Je me rends compte qu’on n’a pas encore eu de traduction d’article cette saison. Eh bien, le plus bel article de la saison, le voilà. Publié le 7 novembre dernier sur le site de ESPN.

Moonshine et les Mountaineers : La tradition de West Virginia.

Jake Trotter, ESPN Staff Writer (traduction libre par Verchain)

MORGANTOWN, W. Va – Par une matinée de samedi de début d’automne, l’odeur du Moonshine flotte déjà partout à travers les collines entourant Mountaineer Field. C’est un parfum typiquement Ouest Virginien.

« Ce truc a des racines profondes », affirme Sharon Harvey à propos du whiskey à forte teneur en alcool alors qu’elle pénètre dans le Milan Puskar Stadiume. Le grand-père d’Harvey a immigré en Virginie Occidentale depuis la Pologne, s’est trouvé un job dans une compagnie minière exploitant le charbon et, pendant un moment, a eu son propre alambic.

Harvey a grandi à Fayetteville, l’une de ces petites villes éparpillées à travers la Virginie Occidentale, et est devenue la première dentiste de Richwood, une autre petite ville, à 60 kilomètres de là.

« Il y avait ce type qui venait pour se faire nettoyer les dents », dit Harvey, « Et puis, une fois l’intervention terminée, je devais aller ouvrir la porte de derrière, et il déchargeait un tonneau de Moonshine pour le dentiste, en guise de paiement. »

Pour tous ceux qui pique-niquent autour du stade, l’anecdote d’Harvey n’a rien d’extraordinaire. Avec le football à WVU, le Moonshine est un facteur d’appartenance dans l’état des Mountaineers.

Un lien qui unit les générations. Qui rassemble les familles. Et transforme les inconnus en amis.

« Le Moonshine, c’est une partie de notre patrimoine », affirme Darrell Brown, de Burnsville, qui vient de ravitailler le pique-nique qu’il fréquente habituellement sur le Parking Bleu, en face du JW Ruby Memorial Hospital, qui se tient sur le trottoir en face du stade. « C’est un moyen de rapprocher les gens ».

Les origines du Moonshine de Brown remontent à la Prohibition. Son arrière grand-père a été mortellement blessé par balle par les agents du Trésor alors qu’il transportait de la gnôle. Brown a encore en sa possession la recette de son arrière grand-père – « Plus vous distillez lentement, meilleur c’est », explique-t-il – mais il en consomme rarement. « J’en amène pour tout le monde, par contre ».

Les bocaux de Moonshine ne sont pas facilement visibles pour celui qui découvre la scène du tailgating à Morgantown. En fait, ils sont plutôt bien planqués, en attendant d’être sortis quand un ami ou un membre de la famille arrive – ou même quand un fan d’une autre équipe, que ce soit Kansas, Oklahoma ou Texas – pointe le bout de son nez.

Une production illégale de Moonshine, dans un alambic improvisé, dans une cabane du sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

« Je dois vous prévenir d’une chose » déclare Tim Wolfe de Morgantown. « Ne croyez pas que les habitants de Virginie Occidentale ne sont que des péquenauds qui boivent du Moonshine et bla bla bla… Nous ne sommes pas comme ça. Le Moonshine est un moyen d’unir les générations. C’est une partie de notre histoire. Et la Virginie Occidentale est une belle et grande famille ».

Et ils aiment avoir de la visite. « On est toujours là ‘Hey, venez. Goûtez le Moonshine, prenez un sandwich au pepperoni », avance Matt Comer, de Barboursville, dont les deux fils Evan et Andrew vivent à Morgantown. « Et puis, comme ça, on devient en quelque sorte de bons amis. »

Richard Marsh, un avocat en immobilier de Clarksburg, comprend bien l’attrait du Moonshine. Il y a une douzaine d’années, il s’est mis à organiser son pique-nique d’avant match. De plus en plus, des gens qu’il ne connaissait pas ont commencé à se ruer sur son emplacement pour la compagnie, les travers de porc, et le Moonshine.

Des heures avant le coup d’envoi, le pique-nique de Marsh, en face de la fac de droit, est déjà assailli par d’anciens inconnus comme Dustin Fitz, qui est arrivé la nuit précédente en voiture du New Jersey. « Lorsque j’étais à la fac ici, Richard organisait déjà le meilleur des pique-nique », affirme Fitz. « Je suis comme un genre de walk-on ici ! »

La réserve actuelle de Moonshine de Marsh lui vient d’une rencontre heureuse d’il y a deux ans. Il pensait alors acheter un coffre pour armes à un ami de son frère. Lorsque le vendeur découvrit que Marsh n’était pas un procureur procédurier, il proposa d’ajouter un carton de Moonshine parfumé à la pêche, fermé par un ruban adhésif noir, pour 70$ de plus. « Aujourd’hui, c’est lui mon fournisseur de Moonshine », s’esclaffe Marsh.

Ce n’est pas si difficile de trouver un « fournisseur de Moonshine » en Virginie Occidentale, selon Marsh. « La plupart des flics de l’état connaissent quelqu’un qui peut leur dénicher du Moonshine », dit-il. « Un gars qui a appris à fabriquer le Moonshine – probablement de son grand-père. C’est juste un de ces trucs typiques de la Virginie Occidentale, vous voyez ? »

John Hoffman de Philadelphie boit une gorgée de Moonshine maison lors d’une fête chez Eric Gresak avant un match de WVU Stephanie Strasburg for ESPN

En Virginie Occidentale, la production de Moonshine est aussi ancienne que l’Etat lui-même. La combinaison de céréales produites localement et d’eau pure des rivières accorde aux Virginiens les ingrédients nécessaires à la production d’un spiritueux rentable. « Les anciens vendaient directement du Moonshine plutôt que des céréales, parce que la demande était plus forte, et le produit moins cher à transporter. » affirme Mark Sohn, un professeur d’université du Kentucky à la retraite, qui a écrit un livre de recettes des Appalaches.

Durant les années 20, la Prohibition n’a fait qu’amplifier la production à travers les Appalaches, alors que la demande allait croissant. « La Virginie Occidentale produisait une grande quantité de Moonshine pour les mafieux des villes du côté de Youngstown, Cincinnati ou Chicago » déclare Payton Fireman, un avocat de Morgantown. « Ensuite, un distributeur venait charger les tonneaux et les envoyait vers le Nord ».

Ensuite, pendant les décennies suivantes, les Virginiens fabriquèrent du Moonshine pour améliorer l’ordinaire. « Il n’y avait pas d’état providence à l’époque. Pas d’aides gouvernementales » ajoute Harvey. « Il fallait bien se débrouiller. »

Et hormis les mines et le bûcheronnage, il n’y avait pas beaucoup de manières de gagner beaucoup d’argent en Virginie Occidentale. « Vous pouviez toujours entendre ‘on a eu de nouvelles bottes à Noël, parce que Papa, ben, il a fabriqué du Moonshine, l’a vendu et ça lui a fait de l’argent pour Noël’ », dit Fireman, « Les gens devaient fabriquer du Moonshine pour avoir un peu d’argent. Ici, c’est un coin difficile, même si les habitants de Virginie Occidentale bossent dur. »

Fireman a d’ailleurs ouvert la première distillerie légale de Virginie Occidentale depuis la Prohibition en 1999, après un vrai marchandage avec le gouverneur pendant près d’un an. L’idée lui est venue lorsqu’il était chez son mécanicien, qui avait un bocal de Moonshine fabriqué par ses soins à son garage. « Il avait un goût horrible, mais ça m’a fait réfléchir » ajouter Fireman. Ce dernier se mit alors à étudier les lois de l’état et établit une déclaration à soumettre aux autorités. Il obtint d’abord une licence fédérale, ce qui finit par convaincre l’état d’accorder son autorisation.

Suivant le chemin ouvert par Fireman, plus d’une douzaine de distilleries légales sont apparues, comme Pinchgut Hollow à Fairmont. Pinchgut vend 4 parfums : blé noir, pêche au miel, tarte aux pommes et la plus costaude, la grain de maïs, tous ces parfums pouvant être dégustés sur le site de production.

Distiller du Moonshine demeure légal en Virginie Occidentale uniquement pour ceux qui ont une licence. En produire sans licence est un délit passible d’une amende et d’une peine de prison. Cela dit, aux dires d’une procureure que Marsh connaît du côté de Harrison County, personne n’a jamais été inculpé pour production de Moonshine durant ses trente années de service.

Jay Nowak, le chef de la police de Summersville, ne se souvient pas d’avoir jamais arrêté quelqu’un pour production de Moonshine dans sa ville, tout au moins sous sa mandature.

Bien qu’on trouve facilement du Moonshine produit légalement en magasin de nos jours, vous trouverez plus facilement un drapeau des Panthers de Pitt devant Mountaineer Field qu’une bouteille de ce liquide autorisé. « Bien sur, vous pouvez allez dans un magasin d’alcool et acheter du Moonshine, mais celui que vous voyez là est du Moonshine maison, illégal » affirme Rusty Walker, de Duck, désignant un des bocaux qu’il vient de sortir de sa caisse. « C’est ça qui est cool. »

« Et puis, je vous le dit [le Moonshine légal] a un goût de m****, aussi, pour être vraiment honnête avec vous »

Le parking du Milan Puskar Stadium est envahi de tailgaters, dont une grande partie consomment sans doute du Moonshine. « C’est sans doute une des plus vieilles traditions de l’état », affirme l’ancien joueur de WVU et de la NFL Owen Schmitt, présent ce jour-là parmi la foule.. Stephanie Strasburg for ESPN

Le Moonshine artisanal se décline en une quantité illimitée de goûts différents, ce qui rend chaque stand de pique-nique unique. Ce jour là, on pouvait trouver sur les parkings Blue et Brown, liste non exhaustive, des Moonshine à la myrtille, cerise noire, caramel, caramel salé, croquant à la cannelle, raisin blanc et bonbon à l’orange. « Vous pouvez produire à peu près tout ce que vous voulez » affirme Walker, qui venait juste de faire fondre des bonbons verts Jolly Rancher dans sa caravane pour concocter du Moonshine goût pomme verte.

Walker a appris à distiller du Moonshine dans un cours de chimie au lycée à Braxton County. Il devait réaliser un exercice revenant à fabriquer quelque chose en lien avec la chimie et lui et son partenaire de travaux dirigés ont décidé de mettre au point un alambic. « On a eu un A », s’amuse-t-il.

Assis aux côtés de Wlaker, Darrell Brown nous présente les différents parfums de Moonshine qu’il a amenés, qui comprennent un ‘tarte aux pommes’ et un ‘banane au chocolat’. Brown n’utilise pas de bocaux, pour sa part. Pour économiser de l’argent, il collecte des bouteilles vides d’alcool dans les bars, et les remplit avec son Moonshine. « Celle que je préfère, c’est la bouteille de Crown Royal », affirme Brown, « Elle est facile à prendre en main. Vous n’allez pas la laisser tomber, car on a une bonne prise dessus. Et puis, ces bocaux, ça revient cher à la longue… »

Bien que chaque stand de pique-nique a ses différents parfums, quasiment tous ont un produit particulier : « L’éclair Blanc », sans goût particulier. Alors que la plus forte des versions légales du Moonshine titre environ 50 degrés, « L’éclair Blanc » artisanal peut titrer 85 degrés… Voire plus…

« Je fais du Moonshine parfumé parce que je veux que chacun ait une dégustation à sa convenance » affirme Walker. « Mais si vous voulez du pur Moonshine, on peut se boire ça comme ça… »

La plupart des inventions culinaires a son accompagnement parfait. Les cheeseburgers ont les frites. Le beurre de cacahuète la confiture. De côté de Mountaineer Field, le Moonshine a ses petits pains au pepperoni, l’autre indispensable des pique-nique de Virginie Occidentale.

« A la fin de mes études, j’ai parcouru le pays pour trouver du boulot. Je pensais que tout le monde avait des petits pains au pepperoni » avance Brad Favro de Morgantown. « Je pensais qu’on en trouvait partout… eh bien non, en fait… »

L’histoire des petits pains au pepperoni remonte aux mines de charbon, qui employaient de nombreux immigrants italiens. « On ne pouvait pas se payer grand chose à l’époque, mais on avait toujours de quoi faire de la pâte à pain, on ajoutait du pepperoni et du fromage, et on avait son petit pain au pepperoni » avance Comer. « Et puis, aussi, il faut dire que quand on descendait dans la mine, on pouvait emmener son petit pain au pepperoni, ça conservait bien même là en bas. Comme c’était pratique à transporter et que la viande se conservait bien au milieu du petit pain, c’était le repas parfait. Alors, les mineurs descendaient dans les mines avec leur petit pain au pepperoni, c’était le repas du mineur ».

Comme le Moonshine, on peut acheter des petits pains au pepperoni dans la plupart des boulangeries ou des épiceries de Virginie Occidentale. Mais les meilleurs sur les stands de pique-nique sont faits maison, de recettes transmises dans les familles sur plusieurs générations. « Nos mères à tous les deux en faisaient », affirme Tracy Comer, la femme de Matt, qui enseigne en ce moment à sa lycéenne de fille, Mady, comment faire des petits pains au pepperoni. « C’est le snack ultime ! »

Cet été, Le Mountaineer, la mascotte au mousquet de West Virginia, a apporté des petits pains au pepperoni cuisinés par sa mère aux journées médias de la Big 12 à Frisco, Texas, pour les faire déguster aux journalistes présents.

Basiquement, le petit pain au pepperoni consiste en une bande de pâte blanche enroulée autour d’une rondelle de pepperoni. À la cuisson, le pepperoni fond doucement dans la pâte, créant une délicieuse combinaison.

Les différentes recettes ancestrales, cependant, génèrent de nombreux débats sur la meilleure manière de les réaliser. « Elle pense que tout est dans le pepperoni », dit Jeff Wiles en parlant de son épouse Tammy. « Moi, je pense que c’est le pain qui fait tout. »

On partage le Moonshine autour d’un feu devant le Milan Puskar Stadium après la victoire de West Virginia contre Baylor le 25 octobre. Stephanie Strasburg for ESPN

Summersville est une petite bourgade située presque à l’opposé de Morgantown sur la carte de l’état. Et pourtant, c’est comme si toute la ville s’était délocalisée sur les parkings autour du Milan Puskar Stadium. Nowak tient audience sur la gauche. A droite, Bucky Frame, Randy Taylor, Greg Sproles, Mike Hughes et un ophtalmologue que tout le monde appelle Eddy P. se passent un bocal et boivent à leur tour. « Dans une ville de 3000 habitants, vous allez en retrouver une centaine comme eux, ici. », affirme Aaron Maloney, qui avait un oncle qui faisait du Moonshine.

Ceux de Summersville affirment qu’ils ont le meilleur Moonshine du monde. « Nous venons du centre de l’état, près des montagnes, et c’est de là que viennent des litres de Moonshine parce que nous avons la meilleure eau », selon Michael Young. « Nos recettes de Moonshine datent d’il y a plusieurs générations. Ce truc sur Discovery Channel, ‘Moonshiners’, a donné naissance à quelques vocations… Mais ce n’est pas la même chose que pour ceux dont le grand-père distillait… »

Cette partie du Parking Bleu n’a pas d’emplacements réservés pour les stands de pique-nique. Mais comme les fidèles devant une église, les gens de Summersville garent leurs pick-ups et remorques aux mêmes emplacements, semaine après semaine, à chaque match à domicile. Ils se saluent les uns les autres en s’envoyant des grandes lampées de Moonshine. – « Celui-là, c’est du vrai, ça te brûle tout le temps que ça descend », affirme un gars de Summersville après avoir essayé un ‘Eclair Blanc’ offert part un concitoyen – et ils attendent que les fans de l’équipe adverse se pointent. « Le football de West Virginia et le Moonshine marchent main dans la main, ce sont deux choses qui unissent les gens. », affirme Ellis Frame, le fils de Bucky. « Les fans des autres équipes arrivent, et ils sont là, genre :’ bon, les gars, on sait que vous en avez, on est là pour goûter’ ».

« C’est ce qui me plaît le plus dans la Big 12 : rencontrer tous ces gens »

Wiles et John Maloney, le père d’Aaeon, sont fans des Mountaineers depuis si longtemps qu’ils se souviennent d’un temps où l’équipe n’appartenait à aucune conférence, du temps de Don Nehlen. À eux deux, ils ont du manquer au pire six matchs à domicile depuis l’époque où Major Harris était le quarterback, à la fin des années 80.

Lorsqu’Aaron a eu 5 ans, John Maloney commença à emmener son fils avec lui à Mountaineer Field. Maintenant qu’Aaron est marié à la fille de Wiles, Rachel, avec laquelle il a deux enfants, et John Maloney et Wiles ont transmis le flambeau à leur petit fils, Colin, 8 ans, qu’ils amènent au match.

« Nous n’avons pas d’équipe professionnelle dans l’état », dit Wiles, « Les Mountaineers, c’est tout ce qui importe. »

Un distillateur, dont les Moonshines au goût pêche ou tarte aux pommes sont populaires aux pique-nique des Moutaineers, produit une fournée quelque part dans le sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

Alors que le Moonshine passe de main en main, l’optimisme emplit l’air. West Virginia présente son effectif le plus complémentaire sans doute des dix dernières années, avec une attaque de feu menée par Will Grier, qui pourrait bien devenir le premier Mountaineer finaliste du Heisman depuis Harris.

La semaine précédente, Grier a mené West Virginia à sa plus palpitante victoire, et peut être la plus importante, depuis que l’université a rejoint la Big 12 il y a six ans. Mené d’un touchdown avec 16 secondes à jouer, à Texas, Grier trouve son receveur Gary Jennings pour une passe de 33 yards pour TD. Mais, au lieu de botter une transformation et égaliser pour disputer la prolongation, Dana Holgorsen tente une conversion à deux points, et Grier propulsa ses Mountaineers à une victoire dramatique, après avoir été mené, avec une course de deux yards pour gagner le match.

« Lorsqu’on parle de l’état, du programme, des gens qui sont impliqués dans tout ça, on espère que tout compte pour eux »,sourit Grier en ce samedi soir. « Eux, ils comptent beaucoup pour moi… Et c’était un bonheur indescriptible d’arracher cette victoire pour eux… »

Derrière les exploits de Grier, West Virginia contre son chemin vers le championnat de la Big 12, et soudainement, elle est entrée dans la course au playoff. Et pourtant, les fans des Mountaineers demeurent quelque peu fatalistes suite à tant de défaites désespérantes. [NDT : article publié le 7 novembre]

« On a eu notre lot de déceptions », déclare Wiles alors que son beau-fils, Aaron Maloney, évoque la défaite de 2007 contre Pittsburgh, qui a poussé West Virginia hors du match pour le championnat national. « On a été dans cette position tellement souvent », poursuit Wiles. « On a été juste au sommet, et on a dérapé à la dernière minute tellement souvent ».

Pour l’instant, les Virginiens se sentent au somment, unis derrière les Mountaineers — et par quelques gouttes de Moonshine.

« Ils vont bien ensemble, non ? » rigole Walker. « Ces deux là sont là depuis longtemps. Et ils sont notre héritage ».

 

Quickies*

*parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé

  • This Week In Les Miles…

  • Apparemment, les gazeuses larguées sur les racailles de Paris on porté jusqu’à l’Idaho..

  • Et on croirait bien que le commish de la Pac12, Larry Scott, est aussi populaire qu’un certain président français en ce moment…

Verchain wishes you a happy New Year

Enfin, on y est. Le bout de la route. On est à quelques heures de la dernière représentation du grand cirque qu’est la publication du classement du College Football Playoff par nos amis de la mafia du Comité de Sélection à l’instant d’écrire ces lignes…

Le verdict est déjà tombé. Certains pleurent, d’autres non. Et pourtant, sans augmentation du prix des consommations, votre ami Verchain vous donne ce qu’aurait donné le classement si le Comité avait un peu de jugeotte… Ou peut-être que le Comité jugera comme Verchain… On s’en fout, non ?

Tout d’abord, un petit classement qui va bien :

1 – Alabama
2 – Clemson
3 – Notre Dame
4 – Oklahoma
5 – Georgia
6 – Ohio State
7 – UCF
8 – LSU
9 – Washington
10 – Michigan
11 – Texas
12 – Florida

Normalement, on n’aura pas besoin d’aller au-delà.

Oklahoma nous a rendu un sacré service en ne laissant pas Texas s’emparer du titre de la Big 12. Je pense sincèrement qu’une victoire de Texas condamnait la Big XII en vue d’un playoff. Mais elle n’aurait pas nécessairement envoyé la Big Ten en playoff. J’en viens presque à penser que le Comité aurait pu considérer la défaite des Bulldogs de Georgia contre Alabama en finale de la SEC comme suffisamment convaincante pour classer les Dawgs devant Ohio State et sa défaite au format XXXL face à Purdue.

 

‘Nuff said, right ?

 

Sur la base de ce classement, mon playoff idéal nous ramènera sans doute une nouvelle finale Alabama – Clemson. Avec deux belles demi-finales :

Orange Bowl : Alabama Crimson Tide – Oklahoma Sooners
Cotton Bowl : Clemson Tigers – Notre Dame Fighting Irish

Finale : Tide – Tigers. Roll Tide.

Je me suis fait apostropher d’ailleurs ce vendredi par un vieux ricain sur le marché de Noël de Strasbourg. Je portais mon beau hoodie bleu marine et orange aux couleurs des Tigers d’Auburn, et un « Roll Tide » des familles a retenti. Un signe, je vous dis… Bon, j’ai aussi eu droit à un War Eagle par une vieille américaine un peu plus loin… #MyLife…

Pour le reste du plateau :

Rose Bowl : respect du contrat de base : Pac12 contre Big Ten : Washington – Ohio State. Et donc encore un match avec Dani…

 

Sugar Bowl : Big XII vs SEC : Texas – Georgia.

Pour les deux bowls suivants, le Comité a le droit de faire ce qu’il veut, ces deux trucs n’étant pas en contrat avec une conférence. Le champion de l’ACC étant qualifié pour le playoff, il n’y a pas de règle de substitution pour la conférence, ce qui nous privera de Maddie le jour du nouvel an… Dommage…

 

UCF représentera le Group of Five, les Knights sortent de leur plus belle victoire de la saison, en finale contre Memphis qui a donné tout ce qu’elle a pu… Il y aurait du sens à placer une nouvelle fois UCF au Peach Bowl, pour des raisons de proximité…

Alors… Peach Bowl : UCF – Florida.

Fiesta Bowl : LSU – Michigan.

Et si le programme ne vous plait pas…

Verchain’s Crush of the Week – Non-Football Edition

En me promenant sur les programmes de séries à venir, votre ami Verchain est tombé sur une série qui l’intéresse, qui se passe dans l’espace, qui s’appelle Origin. Au casting, une actrice française qui sera donc le crush de cette dernière semaine : Nora Arnezeder (à vos souhaits).

 

 

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

Essayons donc de finir la saison en beauté. J’ai quand même fait un tour assez exhaustif des meilleurs groupes de cheerleaders du pays. Alors, je ne sais plus trop quoi vous proposer… On va faire à l’ancienne pour la dernière : Randomizing !

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est tout pour aujourd’hui. Alors…

 

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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Texas et Oklahoma bientôt dans la SEC ?

Séisme à venir dans le monde du College Football : les Longhorns et les Sooners envisageraient très sérieusement de quitter la Big 12 pour rejoindre la meilleure conférence du pays.

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Crédit photo : Getty Images

C’est la bombe de ce jeudi soir : Texas et Oklahoma, deux membres fondateurs de la conférence Big 12, ont contacté la SEC pour leur faire part de leur intérêt de se joindre la meilleure conférence du pays.

Selon Brent Zwerneman du Houston Chronicle, l’annonce de leur prochain déménagement pourrait même être officielle d’ici les deux prochaines semaines.

Selon Brett McMurphy de Stadium, l’intérêt serait partagé entre la SEC et les deux universités actuellement membres de la Big 12.

Selon Jason Whitely de WFAA, Texas et Oklahoma ont l’intention d’informer les instances dirigeantes de la Big 12, dès la semaine prochaine, qu’elles ne renouvelleront pas leur affiliation au terme de l’actuel contrat TV qui se termine en 2025.

C’est d’ailleurs le contrat TV en cours entre la Big 12 et ESPN/FOX qui pourrait être le principal frein à un départ anticipé des Longhorns et des Sooners vers la SEC. Comme le rappel Dennis Dodd de CBS, les clauses du contrat qui lie la Big 12 et ESPN/FOX assure à la Big 12 de conserver les droits TV des universités qui quitteraient la conférence avant la fin de l’accord actuel. Texas et Oklahoma ne pourraient pas vivre sans l’argent issu de leur contrat TV.

Interrogé lors du 3ème jour des SEC Media Days, le commissionnaire de la SEC, Greg Sankey, a refusé de faire le moindre commentaire concernant cette information qui pourrait largement bouleverser le visage du College Football. Selon Chuck Carlton du Dallas Morning, il a simplement déclaré qu’il ne s’agissait que de spéculation.

L’université Oklahoma a été la première à faire un commentaire en déclarant « le paysage des sports universitaires est en constant changement. Nous ne pouvons pas commenter toutes les rumeurs anonymes ».

Évidemment, la possible arrivée de Texas dans la SEC ne réjouit pas son voisin Texas A&M qui est actuellement la seule fac du Texas faisant partie de la SEC.

En effet, la présence des Longhorns serait catastrophique pour les Aggies qui bénéficient aujourd’hui d’une situation favorable et non-concurrentielle concernant le recrutement. Texas reste la place forte du football dans le Lone Star State. Texas A&M ne pourrait pas lutter en étant avec les Longhorns dans la conférence la plus prestigieuse du College Football. C’est d’ailleurs la principale raison qui a motivé les Aggies à quitter la Big 12 pour la SEC en 2012.

Le Directeur athlétique de Texas A&M s’est d’ailleurs empressé de réagir en déclarant « Nous voulons rester la seule équipe de la SEC au Texas. Il y a des raisons pour lesquelles nous avons quitté la Big 12 : être seul et avoir notre propre identité ».

Pour rappel, Texas A&M et Missouri ont quitté la Big 12 pour la SEC en 2012 portant à 14 le nombre de membres de la Southeastern Conference.

Oklahoma reste sur 6 titres de champion de conférence Big 12. Le dernier des Longhorns de Texas remonte à 2009.

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Le « Horns Down » sera probablement sanctionné cette saison

Alors que la polémique entourant ce signe « Horns down » enfle depuis plusieurs années, la conférence Big 12 a décidé d’agir en établissant de nouvelles règles pour dissuader les adversaires de Longhorns de l’utiliser.

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Crédit photo : Caitlyn Epes/The Daily

La Big 12 pénalisera probablement les adversaires de Texas s’ils font le symbole des « cornes baissées » (Horns down) sur le terrain, a déclaré jeudi le coordinateur des officiels Greg Burks.

« Si vous faites un Horns down à un joueur de Texas en tant qu’adversaire, ce sera probablement une pénalité anti-sportive », a-t-il déclaré lorsqu’on lui a posé des questions sur la moquerie.

Burks a ajouté que si un joueur faisait le même geste à la foule, ce ne serait « probablement » pas une faute.

« S’il vous plaît, notez tous que j’ai dit » probablement « . Nous devons tenir compte de l’intention et de la situation. Nous laisserons le soin aux responsables », a déclaré Burks.

Les joueurs de Texas utilisent le geste « Hook em » comme signe de ralliement, mais l’utilisation par les adversaires du « Horns down » a été une situation délicate pour les officiels. Il y a deux ans, Burks a posé des questions sur ce signe et a reconnu que les fans voulaient une réponse définitive sur le geste.

La Big 12 a fait de ce genre de moquerie l’une des priorités pour les officiels. En vertu de nouveaux règlements de la ligue, il est interdit aux groupes de musique, aux systèmes audio/vidéo ou d’éclairage des écoles de créer des distractions pour les adversaires et d’essayer de perturber les signaux d’une infraction.

Ce changement vient en partie en réponse à la tentative d’Oklahoma State de distraire le botteur texan Cameron Dicker en plaçant des lignes jaunes sur un grand panneau vidéo derrière les poteaux de but lors d’un match la saison dernière. Dicker n’a pas donné le coup de pied et l’entraîneur Tom Herman a déclaré plus tard qu’il avait contacté les responsables du Big 12 au sujet de la distraction.

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Fin de l’amateurisme en NCAA : les étudiants peuvent profiter de leur droit à l’image

Le Board of Directors de la Division I a approuvé un règlement provisoire qui permet désormais aux athlètes universitaires de percevoir des revenus en vertu de leur droit à l’image.

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Un véritable séisme. C’était annoncé depuis plusieurs mois et la date fatidique du 1er juillet se rapprochait à grands pas… mais c’est maintenant officiel : la NCAA a été contrainte de retirer le principe d’amateurisme de ses réglements en révoquant la fameuse Bylaw 12 afin de permettre aux athlètes-étudiants d’être rémunérés en vertu de leurs droits à l’image, à l’utilisation de leur nom ou de toute forme de ressemblance (Name, Image and Likeness, NIL).

Lors d’une réunion organisée mercredi 30 juin 2021, le Division I Board of Directors (conseil d’administration de la Division I de la NCAA) a approuvé un règlement provisoire encadrant la rémunération des droits NIL des athlètes universitaires. Ces derniers pourront désormais gagner de l’argent grâce à des contrats de sponsoring ou de promotion publicitaire tout en conservant leur éligibilité au niveau NCAA. Une Révolution. Ni plus ni moins.

L’amateurisme était la pierre angulaire de la NCAA depuis sa création, en 1906, mais depuis une décennie, la pression s’est accrue de la part des tribunaux et de législateurs de plusieurs États américains ainsi que du gouvernement fédéral. Et la pression s’est intensifiée au cours des deux dernières années : des dizaines d’États ont adopté des lois encadrant les droits NIL des athlètes universitaires (pour clairement couper l’herbe sous le pied de la NCAA) dont certaines vont entrer en vigueur… ce 1er juillet 2021, mettant la NCAA dans une position intenable.

La pression est même venue de la Cour Suprême qui a statué la semaine dernière, à l’unanimité, contre la NCAA rappelant au passage à la principale instance dirigeante des sports universitaires aux États-Unis qu’elle doit se soumettre à la Loi antitrust (qui régit les positions de monopole) comme tout le monde.

« Le nouveau règlement préserve le principe essentiel qui assure que les sports universitaires ne permettent pas d’être payé pour jouer », a déclaré Sandra Jordan, présidente du Conseil des présidents de la Division II et chancelière de l’Université de Caroline du Sud Aiken. «Il renforce également les principes clés d’équité et d’intégrité dans l’ensemble de la NCAA et maintient des règles interdisant les incitations au recrutement inappropriées. Il était important que toutes les nouvelles règles maintiennent ces principes. »

La décision de la Cour Suprême a indiscutablement forcé la main de la NCAA qui a été contraint de mettre en place ce règlement provisoire en attendant l’adoption d’une Loi fédérale… si elle est votée un jour !

Car la NCAA espérait convaincre les législateurs fédéraux de voter une Loi encadrant les droits NIL qui s’appliquerait à l’ensemble des athlètes universitaires du pays afin de renverser les Lois promulguées individuellement par certains États. En vain donc.

Les athlètes universitaires auront donc la possibilité de monétiser leur nom, image et ressemblance à partir du 1er juillet, quel que soit l’État dans lequel ils se trouvent.

« Avec la variété des Lois des États adoptées à travers le pays, nous continuerons à travailler avec le Congrès pour développer une solution qui apportera de la clarté au niveau national », a déclaré le président de la NCAA, Mark Emmert. « L’environnement actuel – à la fois juridique et législatif – nous empêche de fournir une solution plus permanente et le niveau de détail que méritent les étudiants-athlètes. »

Que sont les droits NIL exactement ?

Les droits à l’image, à l’utilisation d’un nom ou toute forme de ressemblance (NIL) sont des droits dont bénéficient tous les américains. Chaque américain peut ainsi, individuellement, être rémunéré en vendant ces droits dans le cadre d’un contrat avec une entreprise tierce.

Jusqu’à l’annonce historique du mercredi 30 juin 2021, tous les athlètes universitaires étaient obligés de renoncer à ces droits lorsqu’ils obtenaient une scholarship (bourse d’étude) ou lorsqu’ils prenaient part à une compétition sportive disputée sous le maillot d’une université membre de la NCAA sous peine d’être exclus. Ce ne sera plus le cas désormais.

Chronologie d’une Révolution qui a pris deux ans

30 septembre 2019 : La Californie adopte une Loi proposée par la sénatrice Nancy Skinner qui interdit aux universités de punir les athlètes acceptant de l’argent dans le cadre de sponsoring pendant leurs études universitaires. L’entrée en application de cette Loi est prévue en 2023. La NCAA a alors qualifié cette Loi de « menace existentielle » pour les sports amateurs universitaires.

29 octobre 2019 : Le Board of Governors de la NCAA convient à l’unanimité qu’il est temps de moderniser ses règlement encadrant les droits NIL. Le conseil d’administration ordonne aux trois divisions de la NCAA d’établir des règles d’ici janvier 2021 qui permettront aux athlètes de gagner de l’argent tout en maintenant « le modèle collégial ».

29 avril 2020 : Un groupe de travail nommé par la NCAA expose ses suggestions sur la façon dont la Division I devrait modifier ses règlements concernant les droits NIL afin d’imposer un certain nombre de « garde-fous » pour sauver ce qui peut l’être de l’amateurisme. Le conseil de la Division I a officiellement soumis ces suggestions en novembre 2020 et prévoit de les soumettre à un vote en janvier 2021.

12 juin 2020 : La Floride adopte à son tour une Loi encadrant les droits NIL des athlètes universitaires avec une date d’entrée en vigueur prévue le… 1er juillet 2021, ce qui réduit considérablement le temps nécessaire à la NCAA pour créer un règlement national uniforme. Le temps joue contre la NCAA qui voit d’ailleurs l’Alabama, l’Arizona, le Mississippi et le Nouveau-Méxique voter des Lois similaires, quelques semaines plus tard, dans le sillage de la Floride.

22 juillet 2020 : Lors d’une audience au Sénat américain à Washington DC, le président de la NCAA, Mark Emmert, réitère sa demande d’aide au Congrès afin qu’il crée une Loi fédérale encadrant les droits NIL qui s’appliquerait donc à l’ensemble des athlètes universitaires. Pris par surprise, Mark Emmert s’est alors vu exhorter par plusieurs sénateurs d’entreprendre d’importantes réformes de la NCAA (bien au-delà des droits NIL) s’il voulait l’aide de Capitol Hill.

10 décembre 2020 : Le sénateur Roger Wicker présente un projet de Loi fédérale qui autoriserait certains accords NIL et créerait également une exemption de la Loi antitrust protégeant la NCAA de certains types de poursuites judiciaires futures.

16 décembre 2020 : La Cour Suprême a accepté d’entendre l’appel de la NCAA contre la décision d’un juge fédéral dans le procès « Alston contre la NCAA ». Bien qu’elle ne soit pas directement liée aux droits NIL, la décision de la Cour Suprême dans cette affaire pourrait avoir une incidence sur le contrôle exercé par la NCAA sur la définition de l’amateurisme à l’avenir.

11 janvier 2021 : Le conseil de la Division I de la NCAA décide de repousser indéfiniment son vote sur les règles relatives aux droits NIL citant les préoccupations suscitées par une lettre du Ministère de la Justice qui met en garde la NCAA concernant une éventuelle position de monopole. Mark Emmert, président de la NCAA, se dit « frustré et déçu » par ce retard.

31 mai 2021 : La Cour Suprême entend les plaidoiries dans le procès antitrust Alston v. NCAA… et questionne la validité de l’amateurisme de la NCAA au regard des énormes profits engrangés par les universités tout en exprimant des inquiétudes de voir une multiplication de décisions judiciaires qui pourraient conduire à la destruction d’une tradition américaine.

18 juin 2021 : Six commissionnaires de conférence (y compris ceux de l’ACC, de la SEC et du Pac-12) proposent un nouveau plan qui rendrait les universités individuellement responsables de la création de leurs propres règlements sur les droits NIL. La nouvelle proposition a fait surface après que le Sénat ait clairement indiqué, en juin, qu’une Loi fédérale n’était pas imminente.

Quels sont les États américains qui ont légiféré et quand leurs Lois prennent-elles effet ?

Vingt-quatre États ont officiellement voté des Lois encadrant les droits NIL des athlètes universitaires. Pour douze d’entre-eux, ces Lois entrent en vigueur dès le 1er juillet 2021 : Alabama, Florida, Georgia, Illinois, Kentucky, Mississippi, Nebraska, New Mexico, Ohio, Oregon, Pennsylvanie et Texas. Il faudra attendre le 23 juillet dans l’État d’Arizona.

Onze autres États américains ont voté des Lois concernant les droits NIL qui prendront effet dans les quatre prochaines années : Arkansas (2022), California (2023), Colorado (2023), Maryland (2023), Michigan (2022), Montana (2023), Nevada (2022), New Jersey (2025), Oklahoma (au plus tard en 2023), South Carolina (2022) et Tennessee (2022).

Comment les athlètes-étudiants peuvent-ils gagner de l’argent ?

Ce règlement provisoire encadrant les droits NIL des athlètes universitaires ouvre la porte à plusieurs opportunités générant des revenus comme par exemple :

  • des contrats publicitaires.
  • la vente d’autographes.
  • la vente de marchandising.
  • des publications sponsorisées et des publicités sur les réseaux sociaux (Instagram, Twitter, Youtube).
  • la détention de chaines Youtube et des vidéos Twitter.
  • des leçons privées.

La NCAA n’a introduit aucune règle interdisant aux boosters de payer les athlètes universitaires tant que ces paiements ne sont pas directement liés à leurs performances sportives ou ne correspondent pas à une incitation à des fins de recrutement. Toutefois, il y a encore une zone grise à propos des boosters dans de nombreuses nouvelles Lois d’État. Certaines pourraient nécessiter une interprétation plus approfondie avant que l’on ne sache clairement à quel point les boosters peuvent être impliqués dans le paiement des athlètes universitaires dans ces États.

À noter que les athlètes universitaires pourront également se faire représenter par des agents afin de défendre leurs intérêts. Ces nouvelles relations s’accompagnent cependant d’une mise en garde majeure. Les agents peuvent aider avec les offres NIL mais leurs contrats ne peuvent pas stipuler qu’ils représenteraient l’athlète dans les négociations futures si ce dernier devenait professionnel. D’ailleurs, la NFLPA a déjà averti les agents sportifs professionnels de tenir compte de ces restrictions.

Les universités peuvent-elles payer directement les athlètes universitaires ?

Non. Les universités ne sont toujours pas autorisées de rémunérer les joueurs directement en vertu des droits NIL ou pour toute autre raison.

Par ailleurs, certaines nouvelles lois d’État interdisent également aux universités de conclure des accords pour leurs athlètes. De son côté, la NCAA n’interdit rien tant que les universités n’utilisent pas le règlement provisoire NIL afin de payer insidieusement les athlètes universitaires pour jouer ou comme outil de recrutement.

Quelles sont les restrictions ?

Les nouvelles Lois d’État et les éventuels règlements élaborés par les universités créent une variété (parfois incohérente) de restrictions pour les athlètes universitaires selon l’endroit où ils se trouvent. Ce qui posera assurément des problèmes d’équité à très court terme.

Dans certains États, les athlètes universitaires ne peuvent pas faire la promotion d’alcool, de tabac ou de jeux d’argent. D’autres États ont ajouté des restrictions concernant l’utilisation par les athlètes-étudiants des logos de l’université ou tout autre document protégé par le droit d’auteur dans le cadre de leurs activités rémunérées.

La plupart des États et des universités interdisent également aux athlètes de signer des accords qui entrent en conflit avec les contrats de sponsoring de l’université. Par exemple, un joueur de football d’une équipe portant des équipements Nike ne serait pas autorisé à porter des chaussures Adidas pendant les matchs. Cependant, dans la plupart des cas, cet athlète pourrait toutefois promouvoir une entreprise de chaussures autre que Nike lorsqu’il ne joue pas ou en dehors des activités de l’équipe.

Mais la principale restriction reste l’interdiction absolue de rémunérer les athlètes universitaires dans le cadre de leur pratique sportive. Personne ne peut offrir 100$ à un joueur à chaque TD inscrit. Personne ne peut non plus offrir 25 000$ à un lycéen s’il s’engage avec telle université. Les revenus doivent être explicitement liés aux droits NIL.

Combien peuvent espérer gagner les athlètes-étudiants ?

Selon plusieurs experts notamment spécialisés dans les réseaux sociaux, les revenus générés par les droits NIL pourraient s’élever à plusieurs centaines de milliers de $ par année (voire même des millions de $) pour les athlètes universitaires les plus renommés.

Les athlètes universitaires vedettes ont des centaines de milliers de fans sur les réseaux sociaux. La promotion d’un produit via une chaîne YouTube, une publication Twitter ou un compte Instagram peut valoir plus de 10 000 $ par publication pour un étudiant qui a une présence authentique et active sur les réseaux sociaux. Plusieurs sociétés, telles que Opendorse et INFLCR, existent déjà pour aider les athlètes professionnelles à augmenter leur nombre d’abonnés et à se connecter avec des annonceurs. Certains athlètes peuvent également obtenir certains revenus avec Cameo, une application qui permet aux fans de payer des centaines voire des milliers de $ aux athlètes en échange d’une vidéo personnalisée.

Toutefois, pour la très grande majorité des athlètes universitaires, il faudra peut-être se contenter de quelques milliers de $. Au mieux.

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Actualité

South Dakota State renverse le Bison, Delaware remporte le titre de la Colonial

Le résumé complet de la week 10 de la saison FCS 2021 de printemps.

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Crédit photo : GoJacks.com

Cette saison FCS de printemps 2021 n’a pas manqué d’obstacles et d’embûches mais nous y voilà : on connait désormais les 10 équipes qualifiées automatiquement pour les playoffs auxquels vont s’ajouter 6 programmes choisis par le comité de sélection, dimanche 18 avril.

On connaissait déjà l’identité de 5 de ces 10 équipes qualifiées. Se sont ajoutés à cette liste #4 South Dakota State, #7 Delaware, #15 VMI, Holy Cross et Davidson.

Retrouvez ci-dessous un résumé des événements importants de cette semaine dans la FCS :

Le Dakota Marker pour South Dakota State

Les Jackrabbits de #4 South Dakota State (5-1) récupèrent le Dakota Marker pour la première fois depuis 2017 en mettant un terme à la série de 32 victoires consécutives du Bison de #4 North Dakota State au Fargodome.

Une victoire 27-17 acquise notamment grâce à un superbe 4ème quart-temps au cours duquel QB Mark Gronowski (10-14, 149 yards et 126 yards au sol) a une nouvelle fois démontré pourquoi il sera l’un des favoris pour le titre de Freshmen of the Year dans la FCS.

Alors que le score était de 17-17 à l’entrée des 15 dernières minutes, K Cole Frahm a donné les devants 20-17 aux Jackrabbits sur un FG de 24 yards qui concluait un long drive de plus de 9 minutes. #4 South Dakota State a pris un avantage définitif lorsque QB Mark Gronowski transperça le rideau défensif du Bison pour une sensationnelle course de 55 yards.

Trois jeux plus tard, le freshman RB Isaiah Davis donnera 10 points d’avance à SDSU.

Avec ce succès, #4 South Dakota State remporte le titre de co-champion de la Missouri Valley Football Conference (à égalité avec Missouri State) et s’offre un ticket automatique pour les FCS Playoffs en raison d’un plus grand nombre de victoire que les Bears. Il s’agit d’une 9ème participation d’affilée pour les Jackrabbits.

Malgré cette défaite qui met également un terme à sa série de 9 titres de conférence consécutifs, #2 North Dakota State (6-2) conserve toutes ses chances de participer aux playoffs en tant qu’invité « at-large ».

Delaware devant James Madison dans la Colonial

Les Blue Hens de #7 Delaware (5-0) n’ont pas tremblé. Ils savaient qu’une victoire face au rival #10 Villanova leur ouvrirait la voie des playoffs et peut-être même d’une qualification automatique. Comme d’habitude, les Poulets Bleus se sont basés sur leur Delaware Wing T pour mettre à mal la défense des Wildcats. Une victoire 27-20 qui leur donne le titre de division CAA North… et une place automatique pour les Playoffs.

Delaware, champion de la CAA North 2021 – Crédit photo : Mark Campbell

Malgré leur place de #1 du pays au classement FCS Top 25 et leur succès 23-6 face au rival Richmond, les Dukes de #1 James Madison (5-0) n’ont pas bénéficié de cette place automatique pour les playoffs : Dukes et Blue Hens ont terminé à égalité mais les directeurs athlétiques de la CAA ont finalement choisi Delaware par un vote organisé samedi soir.

Toutefois, #1 James Madison reste favori pour obtenir la tête de série #1 lors de la publication du bracket des FCS Playoffs.

VMI remporte un premier titre de champion de conférence depuis 1977

En remportant le Military Classic of the South face au voisin The Citadel, les Keydetes de #15 Virginia Military Institute (6-1) remporte officiellement le titre de champion de la conférence Southern (SoCon), leur premier depuis 1977.

Cette victoire signifie également une première participation aux FCS Playoffs de l’Histoire du programme de Lexington (Virginie). C’est encore une fois le duo QB Seth Morgan (25/34, 328 yards, 3 TD) / WR Jakob Herres (11 réceptions, 123 yards, 1 TD) qui a sonné la charge pour une équipe de #15 VMI qui remporte deux victoires consécutives face aux Bulldogs pour la première fois depuis 1995-96.

Holy Cross conserve son titre de la Patriot League

Sous l’impulsion de l’excellent freshman QB Matthew Sluka (3 TDs dont 2 au sol), les Crusaders ont rapidement pris les commandes 17-0 et n’ont plus jamais regardé dans le retroviseur pour finalement s’imposer 33-10 face à Bucknell lors du tout premier Patriot League Football Championship Game. Holy Cross conserve ainsi son titre de conférence et obtient du même coup son billet automatique pour les FCS Playoffs.

Holy Cross Crusaders, champion de la Patriot League 2021 – Crédit photo : Holy Cross Athletic

Le TD absurde de QB Daniel Smith

Le quarterback des Wildcats de #10 Villanova est un magicien. Lors cette week 10, il a réussi l’un TD les plus spectaculaires et inattendus de l’année 2021 !

Les résultats complets

Voici ci-dessous tous les résultats des principaux matchs de cette week 10 dans la FCS :

Le tableau des 10 qualifiés automatiques

Voici ci-dessous la liste des 10 équipes bénéficiant d’une qualification pour les FCS Playoffs via une place automatique attribuée à chacun des champions de conférence éligible (la SWAC et la MEAC y ont renoncé) :

Razzia de la Missouri Valley sur les places « at-large » ?

En plus de ces 10 équipes automatiquement qualifiées, 6 autres équipes seront choisies par le comité de sélection des playoffs lors de Selection Sunday diffusé sur ESPNU à 11h30 (17h30 FR).

Les défaites de #10 Villanova et #11 Richmond ainsi que celle de #17 Southeastern Louisiana, #23 Mercer et #25 Incarnate Word ouvrent la voie une domination outrageuse de la conférence Missouri Valley puisque pas moins de 4 de ses membres pourraient bénéficier d’une invitation « at-large ».

Au terme de cette week 10 de la saison FCS, voici la liste des favoris pour les 6 places restantes pour les Playoffs :

  • Eastern Washington (Big Sky)
  • James Madison (CAA)
  • Missouri State (Missouri Valley)
  • North Dakota (Missouri Valley)
  • North Dakota State (Missouri Valley)
  • Southern Illinois (Missouri Valley)

Calendrier des FCS Playoffs

Tous les matchs jusqu’à la finale nationale seront joués sur campus.

Playoff Selection Show : Dimanche 18 avril 2021 à 11h30 (17h30 FR). Diffusé sur ESPNU donc sur ESPN Player.
Premier Tour : Weekend du 24 avril 2021.
Quart de Finale : Weekend du 1er mai 2021.
Demi-finale : Samedi 8 mai 2021 sur le réseau ESPN donc sur ESPN Player.
Championship Game (Toyota Stadium, Frisco, Texas) : Dimanche 16 mai 2021 à 14h00 (20h00 FR) sur ABC donc sur ESPN Player.

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