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College Football Report – Semaine 14

Retour sur l’actualité de la semaine dans le petit monde du College Football avec le ton décalé de Verchain.

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The College Football Report By Verchain Presented By The Blue Pennant is brought to you by the Jackson State University Prancing J-Settes.

 

Et comme vous avez été sages toute la saison, vous avez droit aux highlights de la saison de ces mêmes J-Settes…

 

Ainsi parlait Verchain

Verchain pense. Alors Verchain écrit. C’est son côté Rain Man. Feel free to insult me in the comments section.

#NotImpressed

Je me rends compte qu’on n’a pas encore eu de traduction d’article cette saison. Eh bien, le plus bel article de la saison, le voilà. Publié le 7 novembre dernier sur le site de ESPN.

Moonshine et les Mountaineers : La tradition de West Virginia.

Jake Trotter, ESPN Staff Writer (traduction libre par Verchain)

MORGANTOWN, W. Va – Par une matinée de samedi de début d’automne, l’odeur du Moonshine flotte déjà partout à travers les collines entourant Mountaineer Field. C’est un parfum typiquement Ouest Virginien.

« Ce truc a des racines profondes », affirme Sharon Harvey à propos du whiskey à forte teneur en alcool alors qu’elle pénètre dans le Milan Puskar Stadiume. Le grand-père d’Harvey a immigré en Virginie Occidentale depuis la Pologne, s’est trouvé un job dans une compagnie minière exploitant le charbon et, pendant un moment, a eu son propre alambic.

Harvey a grandi à Fayetteville, l’une de ces petites villes éparpillées à travers la Virginie Occidentale, et est devenue la première dentiste de Richwood, une autre petite ville, à 60 kilomètres de là.

« Il y avait ce type qui venait pour se faire nettoyer les dents », dit Harvey, « Et puis, une fois l’intervention terminée, je devais aller ouvrir la porte de derrière, et il déchargeait un tonneau de Moonshine pour le dentiste, en guise de paiement. »

Pour tous ceux qui pique-niquent autour du stade, l’anecdote d’Harvey n’a rien d’extraordinaire. Avec le football à WVU, le Moonshine est un facteur d’appartenance dans l’état des Mountaineers.

Un lien qui unit les générations. Qui rassemble les familles. Et transforme les inconnus en amis.

« Le Moonshine, c’est une partie de notre patrimoine », affirme Darrell Brown, de Burnsville, qui vient de ravitailler le pique-nique qu’il fréquente habituellement sur le Parking Bleu, en face du JW Ruby Memorial Hospital, qui se tient sur le trottoir en face du stade. « C’est un moyen de rapprocher les gens ».

Les origines du Moonshine de Brown remontent à la Prohibition. Son arrière grand-père a été mortellement blessé par balle par les agents du Trésor alors qu’il transportait de la gnôle. Brown a encore en sa possession la recette de son arrière grand-père – « Plus vous distillez lentement, meilleur c’est », explique-t-il – mais il en consomme rarement. « J’en amène pour tout le monde, par contre ».

Les bocaux de Moonshine ne sont pas facilement visibles pour celui qui découvre la scène du tailgating à Morgantown. En fait, ils sont plutôt bien planqués, en attendant d’être sortis quand un ami ou un membre de la famille arrive – ou même quand un fan d’une autre équipe, que ce soit Kansas, Oklahoma ou Texas – pointe le bout de son nez.

Une production illégale de Moonshine, dans un alambic improvisé, dans une cabane du sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

« Je dois vous prévenir d’une chose » déclare Tim Wolfe de Morgantown. « Ne croyez pas que les habitants de Virginie Occidentale ne sont que des péquenauds qui boivent du Moonshine et bla bla bla… Nous ne sommes pas comme ça. Le Moonshine est un moyen d’unir les générations. C’est une partie de notre histoire. Et la Virginie Occidentale est une belle et grande famille ».

Et ils aiment avoir de la visite. « On est toujours là ‘Hey, venez. Goûtez le Moonshine, prenez un sandwich au pepperoni », avance Matt Comer, de Barboursville, dont les deux fils Evan et Andrew vivent à Morgantown. « Et puis, comme ça, on devient en quelque sorte de bons amis. »

Richard Marsh, un avocat en immobilier de Clarksburg, comprend bien l’attrait du Moonshine. Il y a une douzaine d’années, il s’est mis à organiser son pique-nique d’avant match. De plus en plus, des gens qu’il ne connaissait pas ont commencé à se ruer sur son emplacement pour la compagnie, les travers de porc, et le Moonshine.

Des heures avant le coup d’envoi, le pique-nique de Marsh, en face de la fac de droit, est déjà assailli par d’anciens inconnus comme Dustin Fitz, qui est arrivé la nuit précédente en voiture du New Jersey. « Lorsque j’étais à la fac ici, Richard organisait déjà le meilleur des pique-nique », affirme Fitz. « Je suis comme un genre de walk-on ici ! »

La réserve actuelle de Moonshine de Marsh lui vient d’une rencontre heureuse d’il y a deux ans. Il pensait alors acheter un coffre pour armes à un ami de son frère. Lorsque le vendeur découvrit que Marsh n’était pas un procureur procédurier, il proposa d’ajouter un carton de Moonshine parfumé à la pêche, fermé par un ruban adhésif noir, pour 70$ de plus. « Aujourd’hui, c’est lui mon fournisseur de Moonshine », s’esclaffe Marsh.

Ce n’est pas si difficile de trouver un « fournisseur de Moonshine » en Virginie Occidentale, selon Marsh. « La plupart des flics de l’état connaissent quelqu’un qui peut leur dénicher du Moonshine », dit-il. « Un gars qui a appris à fabriquer le Moonshine – probablement de son grand-père. C’est juste un de ces trucs typiques de la Virginie Occidentale, vous voyez ? »

John Hoffman de Philadelphie boit une gorgée de Moonshine maison lors d’une fête chez Eric Gresak avant un match de WVU Stephanie Strasburg for ESPN

En Virginie Occidentale, la production de Moonshine est aussi ancienne que l’Etat lui-même. La combinaison de céréales produites localement et d’eau pure des rivières accorde aux Virginiens les ingrédients nécessaires à la production d’un spiritueux rentable. « Les anciens vendaient directement du Moonshine plutôt que des céréales, parce que la demande était plus forte, et le produit moins cher à transporter. » affirme Mark Sohn, un professeur d’université du Kentucky à la retraite, qui a écrit un livre de recettes des Appalaches.

Durant les années 20, la Prohibition n’a fait qu’amplifier la production à travers les Appalaches, alors que la demande allait croissant. « La Virginie Occidentale produisait une grande quantité de Moonshine pour les mafieux des villes du côté de Youngstown, Cincinnati ou Chicago » déclare Payton Fireman, un avocat de Morgantown. « Ensuite, un distributeur venait charger les tonneaux et les envoyait vers le Nord ».

Ensuite, pendant les décennies suivantes, les Virginiens fabriquèrent du Moonshine pour améliorer l’ordinaire. « Il n’y avait pas d’état providence à l’époque. Pas d’aides gouvernementales » ajoute Harvey. « Il fallait bien se débrouiller. »

Et hormis les mines et le bûcheronnage, il n’y avait pas beaucoup de manières de gagner beaucoup d’argent en Virginie Occidentale. « Vous pouviez toujours entendre ‘on a eu de nouvelles bottes à Noël, parce que Papa, ben, il a fabriqué du Moonshine, l’a vendu et ça lui a fait de l’argent pour Noël’ », dit Fireman, « Les gens devaient fabriquer du Moonshine pour avoir un peu d’argent. Ici, c’est un coin difficile, même si les habitants de Virginie Occidentale bossent dur. »

Fireman a d’ailleurs ouvert la première distillerie légale de Virginie Occidentale depuis la Prohibition en 1999, après un vrai marchandage avec le gouverneur pendant près d’un an. L’idée lui est venue lorsqu’il était chez son mécanicien, qui avait un bocal de Moonshine fabriqué par ses soins à son garage. « Il avait un goût horrible, mais ça m’a fait réfléchir » ajouter Fireman. Ce dernier se mit alors à étudier les lois de l’état et établit une déclaration à soumettre aux autorités. Il obtint d’abord une licence fédérale, ce qui finit par convaincre l’état d’accorder son autorisation.

Suivant le chemin ouvert par Fireman, plus d’une douzaine de distilleries légales sont apparues, comme Pinchgut Hollow à Fairmont. Pinchgut vend 4 parfums : blé noir, pêche au miel, tarte aux pommes et la plus costaude, la grain de maïs, tous ces parfums pouvant être dégustés sur le site de production.

Distiller du Moonshine demeure légal en Virginie Occidentale uniquement pour ceux qui ont une licence. En produire sans licence est un délit passible d’une amende et d’une peine de prison. Cela dit, aux dires d’une procureure que Marsh connaît du côté de Harrison County, personne n’a jamais été inculpé pour production de Moonshine durant ses trente années de service.

Jay Nowak, le chef de la police de Summersville, ne se souvient pas d’avoir jamais arrêté quelqu’un pour production de Moonshine dans sa ville, tout au moins sous sa mandature.

Bien qu’on trouve facilement du Moonshine produit légalement en magasin de nos jours, vous trouverez plus facilement un drapeau des Panthers de Pitt devant Mountaineer Field qu’une bouteille de ce liquide autorisé. « Bien sur, vous pouvez allez dans un magasin d’alcool et acheter du Moonshine, mais celui que vous voyez là est du Moonshine maison, illégal » affirme Rusty Walker, de Duck, désignant un des bocaux qu’il vient de sortir de sa caisse. « C’est ça qui est cool. »

« Et puis, je vous le dit [le Moonshine légal] a un goût de m****, aussi, pour être vraiment honnête avec vous »

Le parking du Milan Puskar Stadium est envahi de tailgaters, dont une grande partie consomment sans doute du Moonshine. « C’est sans doute une des plus vieilles traditions de l’état », affirme l’ancien joueur de WVU et de la NFL Owen Schmitt, présent ce jour-là parmi la foule.. Stephanie Strasburg for ESPN

Le Moonshine artisanal se décline en une quantité illimitée de goûts différents, ce qui rend chaque stand de pique-nique unique. Ce jour là, on pouvait trouver sur les parkings Blue et Brown, liste non exhaustive, des Moonshine à la myrtille, cerise noire, caramel, caramel salé, croquant à la cannelle, raisin blanc et bonbon à l’orange. « Vous pouvez produire à peu près tout ce que vous voulez » affirme Walker, qui venait juste de faire fondre des bonbons verts Jolly Rancher dans sa caravane pour concocter du Moonshine goût pomme verte.

Walker a appris à distiller du Moonshine dans un cours de chimie au lycée à Braxton County. Il devait réaliser un exercice revenant à fabriquer quelque chose en lien avec la chimie et lui et son partenaire de travaux dirigés ont décidé de mettre au point un alambic. « On a eu un A », s’amuse-t-il.

Assis aux côtés de Wlaker, Darrell Brown nous présente les différents parfums de Moonshine qu’il a amenés, qui comprennent un ‘tarte aux pommes’ et un ‘banane au chocolat’. Brown n’utilise pas de bocaux, pour sa part. Pour économiser de l’argent, il collecte des bouteilles vides d’alcool dans les bars, et les remplit avec son Moonshine. « Celle que je préfère, c’est la bouteille de Crown Royal », affirme Brown, « Elle est facile à prendre en main. Vous n’allez pas la laisser tomber, car on a une bonne prise dessus. Et puis, ces bocaux, ça revient cher à la longue… »

Bien que chaque stand de pique-nique a ses différents parfums, quasiment tous ont un produit particulier : « L’éclair Blanc », sans goût particulier. Alors que la plus forte des versions légales du Moonshine titre environ 50 degrés, « L’éclair Blanc » artisanal peut titrer 85 degrés… Voire plus…

« Je fais du Moonshine parfumé parce que je veux que chacun ait une dégustation à sa convenance » affirme Walker. « Mais si vous voulez du pur Moonshine, on peut se boire ça comme ça… »

La plupart des inventions culinaires a son accompagnement parfait. Les cheeseburgers ont les frites. Le beurre de cacahuète la confiture. De côté de Mountaineer Field, le Moonshine a ses petits pains au pepperoni, l’autre indispensable des pique-nique de Virginie Occidentale.

« A la fin de mes études, j’ai parcouru le pays pour trouver du boulot. Je pensais que tout le monde avait des petits pains au pepperoni » avance Brad Favro de Morgantown. « Je pensais qu’on en trouvait partout… eh bien non, en fait… »

L’histoire des petits pains au pepperoni remonte aux mines de charbon, qui employaient de nombreux immigrants italiens. « On ne pouvait pas se payer grand chose à l’époque, mais on avait toujours de quoi faire de la pâte à pain, on ajoutait du pepperoni et du fromage, et on avait son petit pain au pepperoni » avance Comer. « Et puis, aussi, il faut dire que quand on descendait dans la mine, on pouvait emmener son petit pain au pepperoni, ça conservait bien même là en bas. Comme c’était pratique à transporter et que la viande se conservait bien au milieu du petit pain, c’était le repas parfait. Alors, les mineurs descendaient dans les mines avec leur petit pain au pepperoni, c’était le repas du mineur ».

Comme le Moonshine, on peut acheter des petits pains au pepperoni dans la plupart des boulangeries ou des épiceries de Virginie Occidentale. Mais les meilleurs sur les stands de pique-nique sont faits maison, de recettes transmises dans les familles sur plusieurs générations. « Nos mères à tous les deux en faisaient », affirme Tracy Comer, la femme de Matt, qui enseigne en ce moment à sa lycéenne de fille, Mady, comment faire des petits pains au pepperoni. « C’est le snack ultime ! »

Cet été, Le Mountaineer, la mascotte au mousquet de West Virginia, a apporté des petits pains au pepperoni cuisinés par sa mère aux journées médias de la Big 12 à Frisco, Texas, pour les faire déguster aux journalistes présents.

Basiquement, le petit pain au pepperoni consiste en une bande de pâte blanche enroulée autour d’une rondelle de pepperoni. À la cuisson, le pepperoni fond doucement dans la pâte, créant une délicieuse combinaison.

Les différentes recettes ancestrales, cependant, génèrent de nombreux débats sur la meilleure manière de les réaliser. « Elle pense que tout est dans le pepperoni », dit Jeff Wiles en parlant de son épouse Tammy. « Moi, je pense que c’est le pain qui fait tout. »

On partage le Moonshine autour d’un feu devant le Milan Puskar Stadium après la victoire de West Virginia contre Baylor le 25 octobre. Stephanie Strasburg for ESPN

Summersville est une petite bourgade située presque à l’opposé de Morgantown sur la carte de l’état. Et pourtant, c’est comme si toute la ville s’était délocalisée sur les parkings autour du Milan Puskar Stadium. Nowak tient audience sur la gauche. A droite, Bucky Frame, Randy Taylor, Greg Sproles, Mike Hughes et un ophtalmologue que tout le monde appelle Eddy P. se passent un bocal et boivent à leur tour. « Dans une ville de 3000 habitants, vous allez en retrouver une centaine comme eux, ici. », affirme Aaron Maloney, qui avait un oncle qui faisait du Moonshine.

Ceux de Summersville affirment qu’ils ont le meilleur Moonshine du monde. « Nous venons du centre de l’état, près des montagnes, et c’est de là que viennent des litres de Moonshine parce que nous avons la meilleure eau », selon Michael Young. « Nos recettes de Moonshine datent d’il y a plusieurs générations. Ce truc sur Discovery Channel, ‘Moonshiners’, a donné naissance à quelques vocations… Mais ce n’est pas la même chose que pour ceux dont le grand-père distillait… »

Cette partie du Parking Bleu n’a pas d’emplacements réservés pour les stands de pique-nique. Mais comme les fidèles devant une église, les gens de Summersville garent leurs pick-ups et remorques aux mêmes emplacements, semaine après semaine, à chaque match à domicile. Ils se saluent les uns les autres en s’envoyant des grandes lampées de Moonshine. – « Celui-là, c’est du vrai, ça te brûle tout le temps que ça descend », affirme un gars de Summersville après avoir essayé un ‘Eclair Blanc’ offert part un concitoyen – et ils attendent que les fans de l’équipe adverse se pointent. « Le football de West Virginia et le Moonshine marchent main dans la main, ce sont deux choses qui unissent les gens. », affirme Ellis Frame, le fils de Bucky. « Les fans des autres équipes arrivent, et ils sont là, genre :’ bon, les gars, on sait que vous en avez, on est là pour goûter’ ».

« C’est ce qui me plaît le plus dans la Big 12 : rencontrer tous ces gens »

Wiles et John Maloney, le père d’Aaeon, sont fans des Mountaineers depuis si longtemps qu’ils se souviennent d’un temps où l’équipe n’appartenait à aucune conférence, du temps de Don Nehlen. À eux deux, ils ont du manquer au pire six matchs à domicile depuis l’époque où Major Harris était le quarterback, à la fin des années 80.

Lorsqu’Aaron a eu 5 ans, John Maloney commença à emmener son fils avec lui à Mountaineer Field. Maintenant qu’Aaron est marié à la fille de Wiles, Rachel, avec laquelle il a deux enfants, et John Maloney et Wiles ont transmis le flambeau à leur petit fils, Colin, 8 ans, qu’ils amènent au match.

« Nous n’avons pas d’équipe professionnelle dans l’état », dit Wiles, « Les Mountaineers, c’est tout ce qui importe. »

Un distillateur, dont les Moonshines au goût pêche ou tarte aux pommes sont populaires aux pique-nique des Moutaineers, produit une fournée quelque part dans le sud de la Virginie Occidentale. Stephanie Strasburg for ESPN

Alors que le Moonshine passe de main en main, l’optimisme emplit l’air. West Virginia présente son effectif le plus complémentaire sans doute des dix dernières années, avec une attaque de feu menée par Will Grier, qui pourrait bien devenir le premier Mountaineer finaliste du Heisman depuis Harris.

La semaine précédente, Grier a mené West Virginia à sa plus palpitante victoire, et peut être la plus importante, depuis que l’université a rejoint la Big 12 il y a six ans. Mené d’un touchdown avec 16 secondes à jouer, à Texas, Grier trouve son receveur Gary Jennings pour une passe de 33 yards pour TD. Mais, au lieu de botter une transformation et égaliser pour disputer la prolongation, Dana Holgorsen tente une conversion à deux points, et Grier propulsa ses Mountaineers à une victoire dramatique, après avoir été mené, avec une course de deux yards pour gagner le match.

« Lorsqu’on parle de l’état, du programme, des gens qui sont impliqués dans tout ça, on espère que tout compte pour eux »,sourit Grier en ce samedi soir. « Eux, ils comptent beaucoup pour moi… Et c’était un bonheur indescriptible d’arracher cette victoire pour eux… »

Derrière les exploits de Grier, West Virginia contre son chemin vers le championnat de la Big 12, et soudainement, elle est entrée dans la course au playoff. Et pourtant, les fans des Mountaineers demeurent quelque peu fatalistes suite à tant de défaites désespérantes. [NDT : article publié le 7 novembre]

« On a eu notre lot de déceptions », déclare Wiles alors que son beau-fils, Aaron Maloney, évoque la défaite de 2007 contre Pittsburgh, qui a poussé West Virginia hors du match pour le championnat national. « On a été dans cette position tellement souvent », poursuit Wiles. « On a été juste au sommet, et on a dérapé à la dernière minute tellement souvent ».

Pour l’instant, les Virginiens se sentent au somment, unis derrière les Mountaineers — et par quelques gouttes de Moonshine.

« Ils vont bien ensemble, non ? » rigole Walker. « Ces deux là sont là depuis longtemps. Et ils sont notre héritage ».

 

Quickies*

*parce qu’un petit coup vite fait, c’est bon pour la santé

  • This Week In Les Miles…

  • Apparemment, les gazeuses larguées sur les racailles de Paris on porté jusqu’à l’Idaho..

  • Et on croirait bien que le commish de la Pac12, Larry Scott, est aussi populaire qu’un certain président français en ce moment…

Verchain wishes you a happy New Year

Enfin, on y est. Le bout de la route. On est à quelques heures de la dernière représentation du grand cirque qu’est la publication du classement du College Football Playoff par nos amis de la mafia du Comité de Sélection à l’instant d’écrire ces lignes…

Le verdict est déjà tombé. Certains pleurent, d’autres non. Et pourtant, sans augmentation du prix des consommations, votre ami Verchain vous donne ce qu’aurait donné le classement si le Comité avait un peu de jugeotte… Ou peut-être que le Comité jugera comme Verchain… On s’en fout, non ?

Tout d’abord, un petit classement qui va bien :

1 – Alabama
2 – Clemson
3 – Notre Dame
4 – Oklahoma
5 – Georgia
6 – Ohio State
7 – UCF
8 – LSU
9 – Washington
10 – Michigan
11 – Texas
12 – Florida

Normalement, on n’aura pas besoin d’aller au-delà.

Oklahoma nous a rendu un sacré service en ne laissant pas Texas s’emparer du titre de la Big 12. Je pense sincèrement qu’une victoire de Texas condamnait la Big XII en vue d’un playoff. Mais elle n’aurait pas nécessairement envoyé la Big Ten en playoff. J’en viens presque à penser que le Comité aurait pu considérer la défaite des Bulldogs de Georgia contre Alabama en finale de la SEC comme suffisamment convaincante pour classer les Dawgs devant Ohio State et sa défaite au format XXXL face à Purdue.

 

‘Nuff said, right ?

 

Sur la base de ce classement, mon playoff idéal nous ramènera sans doute une nouvelle finale Alabama – Clemson. Avec deux belles demi-finales :

Orange Bowl : Alabama Crimson Tide – Oklahoma Sooners
Cotton Bowl : Clemson Tigers – Notre Dame Fighting Irish

Finale : Tide – Tigers. Roll Tide.

Je me suis fait apostropher d’ailleurs ce vendredi par un vieux ricain sur le marché de Noël de Strasbourg. Je portais mon beau hoodie bleu marine et orange aux couleurs des Tigers d’Auburn, et un « Roll Tide » des familles a retenti. Un signe, je vous dis… Bon, j’ai aussi eu droit à un War Eagle par une vieille américaine un peu plus loin… #MyLife…

Pour le reste du plateau :

Rose Bowl : respect du contrat de base : Pac12 contre Big Ten : Washington – Ohio State. Et donc encore un match avec Dani…

 

Sugar Bowl : Big XII vs SEC : Texas – Georgia.

Pour les deux bowls suivants, le Comité a le droit de faire ce qu’il veut, ces deux trucs n’étant pas en contrat avec une conférence. Le champion de l’ACC étant qualifié pour le playoff, il n’y a pas de règle de substitution pour la conférence, ce qui nous privera de Maddie le jour du nouvel an… Dommage…

 

UCF représentera le Group of Five, les Knights sortent de leur plus belle victoire de la saison, en finale contre Memphis qui a donné tout ce qu’elle a pu… Il y aurait du sens à placer une nouvelle fois UCF au Peach Bowl, pour des raisons de proximité…

Alors… Peach Bowl : UCF – Florida.

Fiesta Bowl : LSU – Michigan.

Et si le programme ne vous plait pas…

Verchain’s Crush of the Week – Non-Football Edition

En me promenant sur les programmes de séries à venir, votre ami Verchain est tombé sur une série qui l’intéresse, qui se passe dans l’espace, qui s’appelle Origin. Au casting, une actrice française qui sera donc le crush de cette dernière semaine : Nora Arnezeder (à vos souhaits).

 

 

Make our cheerleaders great again !

They ARE the reason why we LOVE College Football. And they are in the College Football Report. Enjoy.

Essayons donc de finir la saison en beauté. J’ai quand même fait un tour assez exhaustif des meilleurs groupes de cheerleaders du pays. Alors, je ne sais plus trop quoi vous proposer… On va faire à l’ancienne pour la dernière : Randomizing !

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est tout pour aujourd’hui. Alors…

 

Après trois années à commenter le football sous toutes ses formes, Verchain a rejoint la rédaction de The Blue Pennant en 2013 pour vous proposer son College Football Report et quelques autres fantaisies, en exclusivité.

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College Gameday : le guide de la week 5

Suivez le guide pour découvrir le programme complet de la 5ème semaine de la saison régulière de College Football.

Publié

le

Crédit photo : Kevin C. Cox/Getty Images

Voici le programme complet de la week 5 de la saison 2021 :

Le Match de la Semaine

#12 Ole Miss (4-0) @ #1 Alabama (4-0)

Bryant-Denny Stadium, Tuscaloosa, Alabama
Samedi 2 octobre à 15h30 (21h30 en France)
CBS

Pronostic : Alabama 38, Ole Miss 24.

Samedi 2 octobre

À partir de 18h00

#8 Arkansas (4-0) @ #2 Georgia (4-0)

Sanford Stadium, Athens, Géorgie
Samedi 2 octobre à 12h00 (18h00 en France)
ESPN

Pronostic : Arkansas 17, Georgia 14.

#14 Michigan (4-0) @ Wisconsin (1-2)

Camp Randall Stadium, Madison, Wisconsin
Samedi 2 octobre à 12h00 (18h00 en France)
FOX

Pronostic : Michigan 27, Wisconsin 20.

#7 Cincinnati (4-0) @ #9 Notre Dame (4-0)

Notre Dame Stadium, South Bend, Indiana
Samedi 2 octobre à 14h30 (20h30 en France)
NBC

Pronostic : Notre Dame 34, Cincinnati 23

Autres matchs

  • Louisiana-Monroe @ #16 Coastal Carolina à 14h30 (20h30 en France)
  • Louisville @ #24 Wake Forest à 12h30 (18h30 en France)
  • Tennessee @ Missouri à 12h00 (18h00 en France)
  • Charlotte @ Illinois à 12h00 (18h00 en France)
  • Pittsburgh @ Georgia Tech à 12h00 (18h00 en France)
  • Duke @ North Carolina à 12h00 (18h00 en France)
  • Minnesota @ Purdue à 12h00 (18h00 en France)
  • Texas @ TCU à 12h00 (18h00 en France)
  • Memphis @ Temple à 12h00 (18h00 en France)
  • Western Michigan @ Buffalo à 12h00 (18h00 en France)
  • Toledo @ UMass à 12h00 (18h00 en France)
  • Appalachian State @ Georgia State à 14h00 (20h00 en France)
  • USC @ Colorado à 14h00 (20h00 en France)
  • Eastern Michigan @ Northern Illinois à 14h00 (20h00 en France)

À partir de 21h30

#3 Oregon (4-0) @ Stanford (2-2)

Stanford Stadium , Palo Alto, Californie
Samedi 2 octobre à 15h30 (21h30 en France)
ABC

Stanford vs Oregon – Crédit photo : USA TODAY Sports


Pronostic : Oregon 31, Stanford 20.

Autres matchs

  • #6 Oklahoma @ Kansas State à 15h30 (21h30 en France)
  • #10 Florida @ Kentucky à 18h00 (00h00 en France)
  • #11 Ohio State @ Rutgers à 15h30 (21h30 en France)
  • Louisiana Tech @ #23 NC State à 18h00 (00h00 en France)
  • Troy @ South Carolina à 15h30 (21h30 en France)
  • Florida International @ Florida Atlantic à 15h30 (21h30 en France)
  • Syracuse @ Florida State à 15h30 (21h30 en France)
  • Texas Tech @ West Virginia à 15h30 (21h30 en France)
  • Central Florida @ Navy à 15h30 (21h30 en France)
  • Tulane @ East Carolina à 15h30 (21h30 en France)
  • Central Michigan @ Miami (Ohio) à 15h30 (21h30 en France)
  • Ohio @ Akron à 15h30 (21h30 en France)
  • Bowling Green @ Akron à 15h30 (21h30 en France)
  • Nevada @ Boise State à 15h30 (21h30 en France)
  • South Florida @ SMU à 16h00 (22h00 en France)
  • Arkansas State @ Georgia Southern à 16h00 (22h00 en France)
  • Army @ Ball State à 17h00 (23h00 en France)
  • Washington State @ California à 17h30 (23h30 en France)
  • UNLV @ UTSA à 18h00 (00h00 en France)
  • Southern Miss @ Rice à 18h30 (00h30 en France)
  • Air Force @ New Mexico à 18h30 (00h30 en France)

À partir de 01h00

#21 Baylor (4-0) @ #19 Oklahoma State (4-0)

Boone Pickens Stadium, Stillwater, Oklahoma
Samedi 2 octobre à 19h00 (01h00 en France)
ESPN2

Oklahoma State vs Baylor – Crédit photo : Field Level Media

Pronostic : Oklahoma State 24, Baylor 20.

Indiana (2-2) @ #4 Penn State (4-0)

Beaver Stadium, University Park, Pennsylvanie
Samedi 2 octobre à 19h30 (01h30 en France)
ESPN2

Autres matchs

  • Mississippi State @ #15 Texas A&M à 19h00 (01h00 en France)
  • #22 Auburn @ LSU à 21h00 (03h00 en France)
  • Boston College #25 Clemson à 19h30 (01h30 en France)
  • Marshall @ Middle Tennessee à 19h00 (01h00 en France)
  • Liberty @ UAB à 19h00 (01h00 en France)
  • Kansas @ Iowa State à 19h00 (01h00 en France)
  • Western Kentucky @ #17 Michigan State à 19h30 (01h30 en France)
  • Uconn @ Vanderbilt à 19h30 (01h30 en France)
  • Northwestern @ Nebraska à 19h30 (01h30 en France)
  • Louisiana @ South Alabama à 20h00 (02h00 en France)
  • Washington @ Oregon State à 21h00 (03h00 en France)

À partir de 04h00

Arizona State (3-1) @ UCLA (3-1)

Rose Bowl, Pasadena, Californie
Samedi 2 octobre à 22h30 (04h30 en France)
FS1

RB Joshua Kelley, UCLA – Crédit photo : Ralph Fresco, AP

Pronostic : UCLA 31, Arizona State 24.

Autres matchs

  • New Mexico State @ San Jose State à 22h30 (04h30 en France)
  • #14 Iowa State @ UNLV à 22h30 (04h30 en France)
  • Fresno State @ Hawaii à 23h00 (05h00 en France)

Bons matchs à tous !

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Actualité

Le guide complet de la week 0

Coup d’envoi de la saison 2021 avec 5 matchs au programme dont l’opposition intra-Big Ten West entre les Fighting Illini d’Illinois et les Cornhuskers de Nebraska.

Publié

le

Football is back !

Après des mois d’attente, le College Football fait son retour dans des conditions plus proches de celles que nous connaissions avec la pandémie de coronavirus qui a semé la chaos à travers le monde et sur la saison 2020. Tailgates et spectateurs dans les stades. La saison 2021 sera celle du retour aux ambiances enflammées !

Cinq matchs au programme de cette week 0 mais aucune équipe classée. Toutefois, l’affrontement entre Nebraska et Illinois sera l’occasion d’une belle opposition de coachs tandis qu’on surveillera une éventuelle explosion offensive du côté du Rose Bowl.

Voici le programme complet de cette 1ère semaine de la saison 2021 :

Le Match de la Semaine

Nebraska (0-0) @ Illinois (0-0)

Memorial Stadium, Champaign, Illinois
Samedi 28 aout 2021 à 13h00 (19h00 en France)
FOX

Nebraska vs Illinois 2020 – Crédit photo : Nebraska Athletics

Coup d’envoi de la saison 2021 avec ce clash entre deux équipes de la division Big Ten West, match qui devait initialement se dérouler en Irlande mais qui aura finalement lieu sur le campus des Fighting Illini d’Illinois en raison de la situation sanitaire mondiale. Les centres d’intérêt ne manquent pas dans ce match qui verra s’opposer deux coachs sous pression pour ce match de la week 0. Scott Frost (Nebraska) est sur le hot seat après trois saisons décevantes à la tête des Cornhuskers de Nebraska (12-20, 9-17). Il voit cette rencontre comme une superbe occasion de débuter la saison sur une bonne note face à une adversaire revanchard après sa défaite 41-23 subie à Lincoln en 2020. De son côté, Bret Bielema fait son retour dans la Big Ten après un passage par la SEC. L’ancien head coach de Wisconsin (bilan de 68-24) aura à coeur de frapper un grand coup pour son premier match sur la sideline d’Illinois.
QB Adrian Martinez (Nebraska) saura-t-il retrouver sa forme de 2018 ? Une bonne prestation pour ce premier match pourrait lui donner un certain momentum même si c’est certainement par le sol que les Huskers tenteront d’imposer leur tempo face à l’une des plus mauvaises défenses contre la course de la Big Ten. Ce premier affrontement de la saison pourrait d’ailleurs tourner à une vraie bataille des tranchées car l’identité offensive des Fighting Illini sera également orientée vers le sol avec l’arrivée de Bielema. Turnovers et big plays partageront les deux équipes. Avantage Nebraska.
Pronostic : Nebraska 24, Illinois 20.

À partir de 20h00

Connecticut (0-0) @ Fresno State (0-0)

Bulldog Stadium, Fresno, Californie
Samedi 28 aout 2021 à 14h00 (20h00 en France)
CBS Sports Network

Voilà maintenant deux ans que les Huskies de Connecticut n’ont plus foulé une pelouse en match officiel. Et leur situation a bien changé depuis : ils ont quitté l’AAC pour devenir indépendant. Le Montréalais QB Zack Zergiotis devrait être à la baguette de l’attaque de UConn après avoir réussi 1782 yards et 9 TDs en 2019. Pour Fresno State, l’objectif est clair : rebondir après une saison dernière décevante (3-3). 2020 n’a pas été facile pour coach Kalen DeBoer qui prenait la succession d’un Jeff Tedford parti subitement à la retraite au terme de la saison 2019. Fresno State espère jouer les premiers rôles dans la Mountain West. Victoire indispensable pour QB Jake Haener et les Bulldogs à une semaine d’un match de gala face à Oregon.
Pronostic : Fresno State 31, Connecticut 13.

QB Dorian Thompson-Robinson, UCLA – Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

À partir de 21h30

Hawaii (0-0) @ UCLA (0-0)

Rose Bowl, Pasadena, Californie
Samedi 28 aout 2021 à 15h30 (21h30 en France)
ESPN

Année cruciale pour Chip Kelly chez les Bruins de UCLA. Si le virage identitaire a été entamé, il doit maintenant se concrétiser par des résultats positifs et ça commence par battre les Rainbow Warriors d’Hawaii en match d’ouverture de cette saison 2021. Hawaii n’a jamais battu UCLA (bilan de 0-3). On peut s’attendre à une belle opposition et du spectacle entre deux quarterbacks double-menace : QB Dorian Thompson-Robinson (UCLA) face à QB Chad Cordeiro (Hawaii). On surveillera également le duel entre WR Kyle Phillips (UCLA) et CB Cortez Davis (Hawaii), deux des meilleurs playmakers de chacune des deux équipes.
Pronostic : UCLA 42, Hawaii 24.

À partir de 03h30

UTEP (0-0) @ New Mexico State (0-0)

Aggie Memorial Stadium, Las Cruces, Nouveau-Mexique
Samedi 28 aout 2021 à 15h30 (21h30 en France)

Dana Dimel et les Miners de UTEP ont fait d’indéniables progrès en 2020 mais ce fût essentiellement face à des équipes FCS. Il faudra confirmer ces bonnes dispositions en 2021 et si possible dès la week 0 lors de ce match face à une équipe de New Mexico State qui a opt out en 2020 et qui s’est fait ridiculiser par une équipe de Tarleton State (FCS) au cours du printemps. Le jeu au sol devrait être prépondérant du côté des Aggies suite au retour de RB O’Maury Samuels (ex-Michigan) et de RB Juwan Price, leur leader offensif ce printemps. Pas certain que cela compense une défense de New Mexico State en totale reconstruction.
Pronostic : UTEP 34, New Mexico State 24.

QB Nick Starkel, San Jose State – Crédit photo : Jose Figueroa

À partir de 04h00

Southern Utah (0-0) @ San Jose State (0-0)

CEFCU Stadium, San Jose, Californie
Samedi 28 aout à 22h00 (04h00 en France)
CBS Sports Network

Révélations de la saison dernière dans la Mountain West, les Spartans de San Jose State ont remporté leur premier titre de champion de conférence depuis 1991 en s’imposant face à Boise State. Avec un effectif de retour au quasi-complet autour de QB Nick Starkel, les Spartans sont de nouveau ambition dans une division West de la Mountain West relevée. Une victoire est indispensable pour coach Brent Brennan et sa troupe.
Pronostic : San Jose State 31, Southern Utah 17.

Bonne saison 2021 à tous !

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Actualité

Preview 2021 : Ole Miss Rebels

L’arrivée de Lane Kiffin et l’éclosion de QB Matt Corral ont remis Ole Miss sur la carte. Est-ce que ce sera suffisant pour faire des Rebels de vrais prétendants dans la SEC West ?

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Rebels d’Ole Miss.

Ole Miss Rebels

SEC

Division West
 

En 2020 : 5-5 , 4-4 en SEC. Victoire 26-20 contre Indiana lors de l’Outback Bowl.
Head coach : Lane Kiffin, 2ème année (5-5). Bilan en carrière : 66-39.
Coordinateur offensif : Jeff Lebby.
Coordinateur défensif : DJ Durkin & Chris Partridge.
Titulaires de retour : 13, 8 en attaque, 4 en défense, punter.
Joueurs clés partis : WR Elijah Moore, TE Kenny Yeboah, OL Royce Newman, DE Ryder Anderson, K Luke Logan.
Joueurs à suivre : QB Matt Corral, RB Jerrion Ealy, WR Braylon Sanders, LB Sam Williams, FS AJ Finey.

L’arrivée de Lane Kiffin l’été dernier a fait d’Ole Miss un des principaux divertissements de la SEC. Son attaque de feu et sa défense inexistante nous ont offert quelques matches mémorables, notamment un rivalry game explosif contre Alabama où les deux équipes ont cumulé 111 points.

Après une 1ère saison très encourageante, le head coach des Rebels aborde donc 2021 avec la volonté de régler la mire : épurer le jeu de QB Matt Corral, améliorer le blocking game de la ligne offensive et absolument resserrer le coverage en défense. Les attentes autour de l’équipe et de son QB junior montent donc d’un cran, d’autant qu’Ole Miss a la chance de ne pas affronter Florida ni Georgia cette année…

Un QB candidat pour le Heisman

La saison 2020 de QB Matt Corral a en effet été à l’image de son équipe : du talent, une capacité à faire parler la foudre à n’importe quel moment, mais encore beaucoup de travail. Après avoir validé sa place de starter aux dépens de John Rhys Plumlee, le Californien enregistre 29 passes de TD mais également 70.9% de completion (2e Power Five – 200 attempts minimum) et rating de 177.6 (4e Power Five), soit une ligne statistique qui ne le place pas si loin que ça des prétendants au Heisman Trophy.

QB Matt Corral, Ole Miss – Crédit photo : Mississippi Athletics

Malheureusement, Corral a aussi marqué par son inconstance et ses deux improbables « turnovers parties » : 5 interceptions contre LSU et 6 contre Arkansas, soit 11 INTs en deux matches pour un total de 14 sur l’ensemble de la saison. La fourchette haute est donc très (très) haute, reste à savoir s’il parviendra à gagner en efficacité.

De nouvelles cibles et une ligne offensive qui joue gros

Ce gain d’efficacité passera nécessairement par une meilleure ligne offensive. L’an passé, Corral était le 2e QB le plus pressé de la SEC derrière QB Kyle Trask, résultant une fois sur cinq en un sack (stats PFF). En termes de protection de passe, la ligne offensive des Rebels se classe 10e sur 14 à l’échelle de la conférence : seuls Vanderbilt, South Carolina, Mississippi State et Tennessee ont fait pire en 2020. Pour cette nouvelle saison, l’équipe perd son « mullet guy » en chef OL Royce Newman (drafté par les Packers) mais accueille C Orlando Umana en provenance d’Utah. La ligne comptera également LT Nick Broeker et RG Ben Brown, tous deux nommés dans les preseason All-SEC Teams.

La ligne offensive devra également hausser son niveau dans le jeu au sol (8e de SEC) afin de mettre au mieux sur orbite un trio de running backs composé de RB Jerrion Ealy, RB Snoop Conner et RB Henry Parrish Jr qui s’annonce intéressant au vue de la saison passée (1400 yards au sol et 13 touchdowns).

Dans les airs, Ole Miss perd ses deux cibles les plus productives puisque WR Elijah Moore et TE Kenny Yeboah sont partis en NFL… et se retrouvent tous les deux chez les New York Jets. En 2020, les deux joueurs combinaient pour 113 réceptions, 1 700 yards et 14 touchdowns. On s’attend donc à voir d’autres joueurs prendre le relai comme WR Dontario Drummond et WR Jonathan Mingo chez les receveurs, voire même le freshman 4-étoiles WR Marc Britt II, ainsi que TE Casey Kelly et TE Hudson Wolfe chez les Tight Ends.

RB Jerrion Ealy, Ole Miss – Crédit photo : Thomas Graning, AP

Travaux express pour retaper la défense

Avec 38 points encaissés par match en moyenne, la défense des Rebels se situe dans les bas-fonds de la FBS. Cette incapacité à générer des stops a empêché l’équipe de croire à l’upset contre Florida et Auburn et aurait même pu s’avérer coûteuse lors des victoires contre Kentucky et South Carolina.

Lane Kiffin et son équipe de recruteurs se sont donc activés comme jamais pour hausser le niveau de cette escouade. Ainsi, sur les deux premiers niveaux de la depth chart, on ne compte pas moins de six nouveaux joueurs arrivés par transfert ce printemps. Ole Miss est par exemple allé puisé dans les réservoirs de JuCo pour renforcer sa ligne défensive pour ajouter DE Tariqious Tisdale et NT Isaiah Iton en complément de EDGE Sam Williams, auteur de 4 sacks l’automne passé.

Sur le second rideau, on retrouvera le trio de plaqueurs productifs LB Jacquez Jones, LB Lakia Henry et LB MoMo Sanogo qui sera complété par deux prospects 4-étoiles : le sophomore LB Jakivuan Brown et le freshman LB Demon Clowney.

Enfin, l’énorme chantier sera la secondary. PFF classait Ole Miss 12e de SEC en termes de coverage l’an dernier. L’équipe conserve le sophomore DB AJ Finley, qui avait compilé 7 passes défendues, 40 plaquages en solo et 3 interceptions l’an dernier ainsi que DB Keidron Smith (38 plaquages en solo et 6 passes défendues). Viennent s’ajouter DB Otis Reese et DB Miles Battle, deux anciens prospects 4-étoiles qui entrent dans leur 3e et 4e années mais qui sortent d’une saison encore trop peu productive. On pourrait même voir en action les true freshmen de haut rang Tysheem Johnson et Markevious Brown.

Côté special team, le punter redshirt senior K Mac Brown est de retour et a été sélectionné dans l’All-SEC Team de présaison. Il devrait partager les kicks avec le freshman P Caden Costa. Côté returners peu de surprise, les principaux WR et RB prendront leurs responsabilités. Cela inclut entre autres Dontario Drummond et Jerrion Ealy.

Coach staff et calendrier

Il y a encore eu pas mal de changements dans le staff cette offseason. Si Lane Kiffin conserve ses adjoints, on dénote quatre nouveaux coaches de position, aux postes de DL, OL, TE et special teams, soit des postes clefs compte tenu des résultats de l’an dernier.

Le calendrier 2021 d’Ole Miss est assez clément. Comme évoqué plus haut, les Rebels évitent Florida et Georgia mais également Kentucky et Missouri en matches inter-division. Il n’y a pas non plus de difficulté apparente dans le calendrier hors conférence : Louisville, Austin Peay, Tulane et Liberty. L’équipe a même la chance de jouer LSU et Texas A&M à domicile.

Conclusion

Ole Miss sera donc une équipe qu’il faudra scruter de près en début de saison. Du fait d’un QB à fort potentiel, d’un calendrier avantageux et de nombreuses actions correctives mises en place par le staff pour remédier aux problèmes de l’an dernier, on est tenté d’être optimistes et de croire que les planètes sont alignées. Dans le meilleur des cas, on est en droit d’espérer un bilan de 9-3, les Rebels risquant de laisser des plumes contre Bama, Texas A&M et éventuellement contre un troisième adversaire. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’« overhype ». Mississippi State comme Oklahoma ont montré l’an dernier qu’on ne construit pas une défense en un an à coût de prospects issus de community college. Peut-être ne faut-il pas non plus sous-estimer les pertes d’Elijah Moore et Kenny Yeboah en attaque, tant leur rôle était central. Ole Miss est donc tout autant capable de se faire surprendre en match d’ouverture au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta contre Louisville et d’essuyer une défaite cuisante lors de l’Egg Bowl qui arrive en toute fin de saison. Fourchette basse : 7-5.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Éauipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la SEC ?
– Un groupe de running backs fourni.
– Des recrues pleine de promesses en défense.

Points faibles :
– Manque de profondeur au poste de receveur.
– Un pass rush inexistant.
– La plus mauvaise défense contre la passe de la SEC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Éauipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la SEC ?
– Un groupe de running backs fourni.
– Des recrues pleine de promesses en défense.

Points faibles :
– Manque de profondeur au poste de receveur.
– Un pass rush inexistant.
– La plus mauvaise défense contre la passe de la SEC.

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A vos marques, prêts, pariez !

Plus d’une dizaine d’états américains ont légalisé les paris sportifs en 2021 : profitons donc de l’occasion pour regarder ce que les bookmakers anticipent pour cette nouvelle saison de College Football.

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La saison 2021 de College Football démarre dans un peu moins de deux semaines et les parieurs sont dans les starting blocks, encore plus que d’habitude. Depuis le confinement, l’industrie des paris sportifs est en pleine mutation. Plus d’une dizaine d’états américains ont légalisé les paris sportifs en 2021, décentralisant ainsi une pratique dont le cœur se situait jusqu’ici à Las Vegas, Nevada. Depuis son entrée en bourse en janvier 2019, le cours l’entreprise DraftKings, référence des paris sportifs et des fantasy leagues outre-Atlantique, a été multiplié par 5, passant de 10 à plus de 50 dollars. Profitons donc de l’occasion pour regarder ce que les bookmakers nous réservent et ce qu’ils anticipent pour cette nouvelle saison.

Note méthodologique : les cotes citées dans cet article sont tirées du site BetMGM.com et arrêtées au mercredi 11 août 2021 à 18h heure française. Ce site a l’avantage de présenter les cotes dans un format tel qu’on le connaît en France. Une cote de 1.25 s’écrirait -400 dans le format US.

Pas besoin de mettre son nez dans les chiffres pour s’avoir qu’une fois encore, le quatuor Alabama, Clemson, Ohio State & Oklahoma ressort largement en tête, que ça soit pour le titre national pour les titres respectifs de conférence. En revanche, les « odds » font surgir d’autres tendances moins évidentes qu’il sera bon d’avoir en tête avant le début de la saison.

National Championship & Playoffs : qui pour jouer les trouble-fêtes ?

Les quatre équipes citées ci-dessus sont donc favorites pour aller en playoffs, avec des cotes qui n’excèdent pas 1.50. Néanmoins, cet ordre est chamboulé quand il s’agit de choisir le vainqueur final. Si Alabama (3.50) et Clemson (5.50) sont en pole pour un remake de l’an passé, Georgia (6.00) vient s’intercaler devant Ohio State (7.00) et Oklahoma (9.00). On s’attend donc à ce qu’Oklahoma survole à nouveau dans une Big 12 faible avant de chuter face aux plus gros. A l’inverse, le chemin de Georgia vers les playoffs semble plus tortueux avec des déplacements à Clemson (en opening), Auburn ou encore Florida. De son côté, Ohio State paye certainement le départ de Justin Fields au poste de QB.

Parmi les principaux poursuivants dans la course aux playoffs on retrouve donc Georgia (2.60) puis Iowa State (5.50) et ses returning starters presque trop hypés, ainsi que Texas A&M (6.00) puis un surprenant trio de Pac-12 composé d’Oregon, USC et… Washington (tous à 7.00). Viennent ensuite Notre Dame (8.00), Florida et Wisconsin (9.00). Seul vrai représentant du Group of Five, Cincinnati dispose d’une jolie cote de 12.00, qui place les Bearkats devant des équipes telles que Penn State, Utah ou encore Michigan.

Indécision totale en Pac-12, statu quo dans le reste du Power Five

On s’attend à une nouvelle fois à une domination de Clemson en ACC, loin devant UNC et Miami. Aucune de ces deux équipes n’affrontera les Tigers en saison régulière mais toute deux auront un choc hors-conférence (respectivement Notre Dame et Alabama). Concernant la Big 12, on espère un duel plus équilibré que l’an dernier entre les Sooners et des Cyclones revanchards. Comme d’habitude, l’effet « cette année c’est la bonne » booste la cote de Texas. TCU point également le bout de son nez, fort d’une attaque qui a tourné à 30 points par match l’an dernier.

En Big Ten, Ohio State est assurément favori devant Wisconsin. Penn State est sous la barre des 10 : on espère donc que la série des cinq défaites d’affilée pour démarrer la saison 2020 n’ait été qu’un simple passage à vide. Iowa, qui aurait pu finir invaincu l’automne passé sans des défaites de 4 points à Purdue et 1 point contre Northwestern, est aussi dans le mix.

Pour ceux qui aiment veiller tard, il faudra suivre la Pac-12 qui s’annonce plus ouverte que jamais avec 5 équipes avec une cote de 7.00 ou moins. Oregon est favori d’une courte tête. Malgré une saison ultra tronquée et une défense pas forcément convaincante, Washington est le principal adversaire des Ducks. Le pool de prétendants est complété par USC qui semble avoir retrouvé son efficacité ainsi qu’Arizona State et Utah, deux équipes qui n’ont pas joué un seul match avant décembre l’an dernier.

Enfin en SEC, Alabama est candidat à sa propre succession. En fin de cycle l’an dernier, la cote Florida chute lourdement (peut-être trop ?…) et le voisin Georgia est donc favori à l’Est. Texas A&M reste bien placé malgré le jeune Haynes King qui aura la lourde tâche de remplacer Kellen Mond.

Quelques faits à retenir dans le Group of Five

Dans la Conference USA, Marshall, UAB et UTSA se tiennent tous les trois entre 3.70 et 4.00. Les Roadrunners constituent un pari intéressant puisqu’ils n’ont pas Marshall ni Florida Atlantic sur leur calendrier de régulière contrairement à l’an dernier. En dépit d’une saison 2020 parfaite, San José State n’est pas attendu au tournant cette année en Mountain West. Les Spartans (7.00) sont derrière Boise State et son nouveau coach Andy Avalos (1.87) ainsi que Nevada (5.00). A noter que les Falcons d’Air Force ont une cote de 31.00, deux ans après leur superbe bilan de 11-2. Belle histoire de la « pandemic season », Coastal Carolina conserve un beau standing avec une cote de 2.75, juste derrière Louisiana, favori de Sun Belt (2.30). Enfin en AAC, Cincinnati (1.50) se détache nettement d’UCF (5.00). Sans Shane Buechele, SMU coule (26.00). Memphis, Tulsa, Tulane et Houston sont tous entre 10.00 et 15.00.

3 défaites pour TAMU ? 10-win Coastal Carolina ? Envol des Rockets de Toledo ?

Pour rappel : BetMGM donne la possibilité de faire un pari « over / under » sur le nombre de victoires de chaque équipe de FBS sur la saison à venir. Un nombre référence de victoires est donné et le parieur a le choix entre deux cotes, associées à « plus » ou « moins » de victoires que le nombre référence. Par exemple, le nombre de victoires de Tennessee est fixé à 6. La cote de l’over est de 2.00 et l’under est de 1.84. Sur ce type de paris, les cotes sont généralement basses et proches l’une de l’autre, de sorte que les bookmakers soient rentables peu importe l’issue du match.

Clemson et Alabama mènent la danse avec 11.5 victoires. Ohio State et Oklahoma sont à 11. Texas A&M est à 9.5 malgré une seule défaite l’an dernier et des victoires contre Florida, Auburn et LSU. Il y a donc possiblement 2 à 3 défaites sur le calendrier des Aggies. Ceux-ci accueilleront Alabama à Kyle Field le 9 octobre mais auront également deux déplacements périlleux en novembre à Oxford (Ole Miss) et Baton Rouge (LSU) en clôture.

Notre Dame se retrouve avec un surprenant total de 8.5 victoires. Le programme de South Bend a en effet un calendrier qui peut s’avérer piégeux avec un match contre Wisconsin sur terrain neutre et des oppositions à domicile contre Cincinnati, USC et North Carolina, trois équipes susceptibles de s’insérer dans la première moitié de l’AP Poll.

NC State a un total de 6.5 victoires, assez faible compte tenu de la saison prometteuse de laquelle le programme sort (bilan de 8-4 avec deux défaites en trois points ou moins) et le peu de départs auquel la Wolfpack a fait face pendant l’offseason.

Après une saison de defending champion très décevante, LSU est attendu au rebond avec un total de 8.5. Ça serait 3 à 4 victoires de plus qu’en 2020, où les Tigers avaient essuyé des revers cinglants, notamment contre Mississippi State (34-44) et Missouri (41-45).

Dernier fait notoire, Toledo possède le meilleur total de la conférence MAC avec 8.5, un point de plus que Buffalo et Ball State, les deux finalistes de l’an dernier. Vite, c’est le moment de grimper dans le bandw… dans la fusée ! Rendez-vous donc le 28 août pour faire le plein d’upsets et observer les premiers paris gagnants. Nous vous rappelons au passage qu’il faut être majeur pour parier mais que de toutes façons si vous êtes domiciliés en France… aucun site ne propose de miser sur le College Football.

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