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Preview 2018 : conférence SEC

Avec deux programmes au National Championship l’an passé et un 5ème titre national pour Alabama en 9ans, la conférence SEC a fait taire ses détracteurs en réaffirmant qu’elle est la meilleure conférence du pays.

Crédit photo : Kevin C. Cox/Getty Images

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Si la Big Ten a passé une partie de la saison dernière à s’auto-proclamer meilleure conférence du pays, lorsque le mois de janvier est arrivé, ce sont bien deux programmes de la SEC qui étaient opposés lors du National Championship. Froide réalité.

L’absence des champions de la Big Ten (Ohio State) et de la Pac-12 (USC) en College Football Playoff ont semé la controverse, en décembre dernier, mais les démonstrations d’Alabama et de Georgia en demi-finale nationale ont démontré que le comité de sélection avait eu raison offrant ainsi à tous les fans de College Football un match au final d’anthologie. Alabama a remporté son 5ème titre de champion national en 9 ans et le Crimson Tide sera encore le grand favori en 2018… avec les Bulldogs de Georgia dans son sillage.

Prédictions 2018 dans la conférence SEC

Champion 2018 : Alabama.
Champion de division East : Georgia.
Champion de division West : Alabama.
MVP : QB Drew Lock, Missouri.
Meilleur joueur offensif : QB Tua Tagovailoa, Alabama.
Meilleur joueur défensif : LB Devin White, LSU.
Freshman de l’année : CB Tyson Campbell, Georgia.
Prospects NFL à suivre : QB Drew Lock (Missouri), WR AJ Brown (Ole Miss), OT Jonah Williams (Alabama), OL Greg Little (Ole Miss), DL Jeffery Simmons (Mississippi State), DL Raekwon Davis (Alabama), DE Marlon Davidson (Auburn), DT Derek Brown (Auburn), DE Cece Jefferson (Florida), DE Jonathan Ledbetter (Georgia).

Du 14 août au 22 août 2018, The Blue Pennant vous a présenté les principaux programmes de la conférence SEC :
Alabama Crimson Tide.
Auburn Tigers.
Florida Gators.
Georgia Bulldogs.
LSU Tigers.
Mississippi State Bulldogs.
Ole Miss Rebels.
South Carolina Gamecocks.
Texas A&M Aggies.
Tennessee Volunteers.

Tour d’horizon dans la conférence SEC

Saban pour un 7ème titre ?

À peine les confettis étaient ramassés sur le terrain du Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta que le programme d’Alabama faisait face à l’incertitude. Les coordinateurs offensifs (Brian Daboll) et défensifs (Jeremy Pruitt) allaient plier bagages et plus d’une douzaine de titulaires allaient faire le saut chez les pros de la NFL. Puis, pour la première fois depuis une éternité, Alabama n’assemblera pas la meilleure promotion de recrues du pays, ni même de la SEC. Lorsque septembre arrivera, le Crimson Tide sera bien différent de celui qui a débuté la saison passée. Pourtant, qu’on ne s’y trompe pas. Quand les polls de pré-saison seront publiés, c’est bien le Crimson Tide que retrouverez #1. La raison ? Nick Saban et son « process ».

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S’il parvient à conserver le titre national remporté la saison dernière, le coach du Crimson Tide égalera le record de la légende Bear Bryant avec 6 titres nationaux remportés à Alabama. Mais il deviendra le coach le plus titré de l’Histoire du College Football, lui qui a également gagné un titre à LSU (en 2003). Bear Bryant a mis 19 ans pour réussir un tel exploit (avec 2 titres encore contestés). Nick Saban pourrait remporter un 6ème titre… en 10 ans ! À lui seul, il possède aujourd’hui plus de titres nationaux que l’ensemble de tous les autres coachs de l’élite du College Football encore en activité. En remportant un titre supplémentaire, il mettrait fin à tout débat. Il sera le G.O.A.T.

La valse des coachs

Les attentes sont toujours substantielles dans la SEC; c’est donc sans surprise que les directions athlétiques sont impatientes et que la moindre saison décevante est souvent sanctionnée par des changements dans le coaching staff.

Deux puissances de la SEC ont ainsi fait le ménage : Tennessee a mis fin à la galère Butch Davis tandis que Jim McElwain a été remercié à Florida. Après des recherches chaotiques, les Volunteers ont finalement trouvé en Jeremy Pruitt (ex-coordinateur défensif d’Alabama) celui qui doit relancer un programme qui n’a plus remporté sa division East depuis 2007. À Florida, Dan Mullen (ex-Mississippi State) fait son retour chez les Gators après avoir été celui qui a développé un certain… Tim Tebow.

Après l’échec Kevin Sumlin, les Aggies de Texas A&M ont sorti le carnet de chèques (75 millions de $ sur 10 ans) pour aller débaucher Jimbo Fisher à Florida State. Mississippi State a mis la main sur l’assistant-coach le plus convoité de l’intersaison, Jim Moorhead (ex-Penn State), pour succéder à Dan Mullen. Ole Miss a confirmé Matt Luke dans ses fonctions (il assurait l’intérim après le renvoi de Hugh Freeze) et Arkansas a tourné la page Bret Bielema pour entamer une mini-Révolution en engageant Chad Morris (ex-SMU) et son attaque spread. On vous l’a dit : une vraie valse !

L’année des quarterbacks ?

OK. On vous a déjà fait le coup l’an passé… mais cette saison, on vous le jure, c’est bien « The Year of Quarterbacks » dans la SEC ! 12 des 14 programmes pourront compter sur leur quarterback titulaire de l’an passé et plusieurs d’entre-eux sont déjà sur la liste des candidats au trophée Heisman. On n’a pas vu ça dans la SEC depuis des lustres.

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Le senior QB Drew Lock (Missouri) a terminé #1 du pays avec 44 TD à la passe ce qui lui a valu une sélection dans l’équipe All-SEC. Pour plusieurs observateurs, il est le quarterback le plus « NFL-Ready » du pays. Si un autre joueur peut lui tenir la comparaison, il s’agit du senior QB Jarrett Stidham. Coéquipier modèle et combatif, il a réussi sa transition entre Baylor et Auburn. Mais il n’est pas du tout impossible qu’à la fin de la saison, le trophée de champion national soit soulevé par le sophomore QB Jake Fromm (bilan de 12-2 comme titulaire à Georgia). À ceux qui doutaient de sa capacité à élever son niveau de jeu dans les moments cruciaux, il a répondu par deux fantastiques performances lors du Rose Bowl et en finale nationale. Finalement, il a été privé du titre par un autre phénomène freshman, QB Tua Tagovailoa. Héroïque en 2ème mi-temps du dernier National Championship, il a pris le relais d’un QB Jalen Hurts en déroute avant d’offrir le titre de champion à Alabama grâce à 3 passes de TD après la pause.

Mais le talent est aussi du côté de Mississippi State avec le dual-threat QB Nick Fitzgerald. QB Jake Bentley (South Carolina), QB Kyle Shurmur (Vanderbilt) et QB Jordan Ta’amu (Ole Miss) sont également de retour après de convaincantes saisons 2017. À Texas A&M, Jimbo Fisher pourrait transformer QB Nick Starkel (ou QB Kellen Mond) en un solide leader. Même Tennessee pourrait être compétitif au poste de quarterback grâce au transfert du senior QB Keller Chryst (ex-Stanford) !

Nos prédictions

Division East

Champion de la division en 2017 grâce à une défense étouffante, à un jeu au sol dévastateur et à un QB true freshman sensationnel (Jake Fromm), Georgia sera favori pour conserver son titre cette saison, et ce, malgré la perte de 7 titulaires en défense. Le talent est partout en attaque et avec l’aide de la meilleure promotion de recrues du pays en 2018, les Bulldogs semblent un ton au-dessus des trois outsiders : Florida, South Carolina et Missouri.

Florida avait représenté la division en finale de conférence en 2015 et 2016 mais les déboires de l’attaque des Gators et une saison 2017 catastrophique ont été fatales à coach McElwain remplacé par Dan Mullen (ex-Mississippi State). Missouri peut compter sur le meilleur QB de la conférence, QB Drew Lock, tandis que South Carolina pourrait avoir l’une des meilleures attaques de la conférence. Tennessee entame sa reconstruction avec un nouveau coach.

1. Georgia Bulldogs

En 2017 : 13-2, 7-1 SEC. Champion de conférence.
Prédiction : 11-2, 7-1 SEC.
Match décisif : à LSU, 13 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Jacob Eason, RB Nick Chubb, RB Sony Michel, WR Javon Wims, OT Isaiah Wynn, ILB Roquan Smith, OLB Lorenzo Carter, LB Davin Bellamy.
Joueurs à suivre : QB Jake Fromm, RB D’Andre Swift, WR Demetris Robertson, WR Terry Godwin, WR Riley Ridley, DT Julian Rochester, DL Jonathan Ledbetter, CB Deandre Baker, S J.R. Reed.
Future star : RB Zamir White.

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Quelques mois après avoir manqué de peu de remporter leur premier titre de champion national depuis 1980, les Bulldogs seront encore dans la course en 2018. Certes, le départ pour la NFL de ILB Roquan Smith laisse un trou béant au sein d’une défense qui a limité ses adversaires à 16.4 points en moyenne l’an dernier mais le coeur expérimenté de cette escouade est de retour pour encadrer la meilleure promotion de recrues du pays en 2018. QB Jake Fromm a réussi une saison freshman sensationnel forçant le titulaire, QB Jacob Eason, sur le banc. Pourtant, son statut de QB#1 pourrait être contesté par le phénoménal true freshman 5-étoiles QB Justin Fields. Quelque soit le quarterback titulaire, il bénéficiera du soutien d’un backfield offensif en or (D’Andre Swift, Elijah Holyfield) et d’un groupe de receveurs ultra-talentueux (Tony Godwin, Demetris Robertson, Nicole Herdman, Riley Ridley). Si Georgia parvient à éviter les contre-performances inattendues, le duel face à Auburn (10 novembre) pourrait être le seul obstacle vers une saison régulière invaincue.

2. Florida Gators

En 2017 : 4-7, 3-5 SEC.
Prédiction : 8-4, 5-3 SEC.
Match décisif : contre Georgia, le 27 octobre.
Joueurs-clés partis : WR Antonio Callaway, DT Taven Bryan, DB Duke Dawson, K Eddy Pineiro, P Johnny Townsend.
Joueurs à suivre : RB Jordan Scarlett, RB Lamical Perine, WR Van Jefferson, WR Tyrie Cleveland, DE Cece Jefferson, DB Chauncey Gardner-Johnson, CB Marco Wilson, CB C.J. Henderson.
Future star : CB Marco Wilson.

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Les Gators ont réussi l’un des plus beaux coups de l’intersaison en engageant le convoité Dan Mullen (ex-Mississippi State) au poste de head coach. Florida s’attend à des résultats immédiats. Malgré un total de 4 petites victoires remportées l’an dernier, le talent reste important dans tous les secteurs de l’effectif. Bien que Dan Mullen est avant tout un stratège offensif, c’est par la défense que les Gators devraient construire leurs succès en 2018. Six titulaires sont de retour dont DL Cece Jefferson (blessé en début de saison) et LB David Reese. La ligne défensive et le backfield défensif sont parmi les meilleurs de la conférence SEC. Offensivement, le chantier est plus grand. Depuis 5 ans, les Gators font partie des plus mauvaises attaques de la conférence SEC (335.9 yards en 2017, #110 du pays). Toutefois, deux running backs expérimentés (Jordan Scarlett, Lamical Perine) et un quarterback au talent indiscutable (Feleipe Franks) pourraient permettre l’émergence d’une attaque retrouvée. Un calendrier plutôt favorable fera l’affaire de Dan Mullen qui tentera de doubler le nombre de victoires par rapport à l’an dernier.

3. Missouri Tigers

En 2017 : 7-6, 4-4 SEC.
Prédiction : 7-5, 4-4 SEC.
Match décisif : contre Georgia, le 22 septembre.
Joueurs-clés partis : RB Ish Witter, WR J’Mon Moore, DE Marcell Frazier, S Anthony Sherrils, S Kaleb Prewett.
Joueurs à suivre : QB Drew Lock, RB Damarea Crockett, WR Emmanuel Hall, TE Albert Okwuegbunam, RT Paul Adams, DT Terry Beckner, LB Cale Garrett, LB Terez Hall.
Future star : DL Jordan Elliott.

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En 2017, peu d’équipes ont connu un tel renversement de situation en milieu de saison. La question que tout le monde se pose : est-ce que cela peut durer ? Offensivement, tous les voyants sont au vert. QB Drew Lock est fidèle au poste pour diriger une escouade qui devra trouver un successeur au receveur J’Mon Moore (WR Emmanuel Hall ?). Cependant, cette attaque aura peut-être une période d’adaptation suite au départ du coordinateur offensif Josh Heupel à UCF. Son remplaçant, Derek Dooley, pourra compter sur le sous-estimé junior RB Damarea Crockett. Défensivement, les Tigers ont connu des hauts et des bas mais les 42 points accordés en moyenne contre des équipes qualifiées à un bowl a de quoi inquiéter. Le poste de defensive end, habituellement une force du programme, est particulièrement préoccupant. Toutefois, Missouri a tout d’une équipe du Top 25. Si les Tigers conservent le momentum de la fin de saison régulière 2017, ils seront en lutte pour la 2ème place dans la division SEC East.

4. South Carolina Gamecocks

En 2017 : 9-4, 5-3 SEC.
Prédiction : 7-5, 4-4 SEC.
Match décisif : contre Missouri, le 6 octobre.
Joueurs-clés partis : TE Hayden Hurst, DT Taylor Stallworth, LB Skai Moore, DB Chris Lammons, S D.J. Smith.
Joueurs à suivre : QB Jake Bentley, WR Deebo Samuel, WR Bryan Edwards, OL Zack Bailey, LB Bryson Allen-Williams, CB Rashad Fenton.
Future star : LB Rosendo Louis.

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Les Gamecocks ont été chanceux l’an dernier gagnant 6 matchs par moins de 8 points grâce à l’opportunisme de leur défense (différentiel de turnovers de +11). Répéter un tel exploit en 2018 est quasi-inespéré pour la troupe de coach Will Muschamp. Mais il n’en aura peut-être pas besoin. L’attaque expérimentée de South Carolina (8 titulaires de retour), désormais dirigé par le coordinateur offensif Bryan McClendon et ses systèmes accélérés, peut compter sur un trio de playmakers fantastiques (QB Jake Bentley, WR Deebo Samuel, WR Bryan Edwards). L’exécution offensive sera cruciale car la défense a perdu des éléments-clés durant l’intersaison. Le backfield défensif est notamment inquiétant. Si Bryan McClendon trouve le bon rythme rapidement, le plateau des 9 victoires est accessible.

5. Tennessee Volunteers

En 2017 : 4-8, 0-8 SEC.
Prédiction : 6-6, 3-5 SEC.
Match décisif : contre Kentucky, le 10 novembre.
Joueurs-clés partis : RB John Kelly, TE Ethan Wolfe, OL Jashon Robertson, CB Rashaan Gaulden, P Trevor Daniel.
Joueurs à suivre : QB Keller Chryst, RB Ty Chandler, WR Jauan Jennings, WR Brandon Johnson, WR Marquez Callaway, OL Trey Smith, NT Shy Tuttle, LB Darrin Kirkland, LB Daniel Bituli, FS Nigel Warrior.
Future star : RB Ty Chandler.

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Pour la première fois de leur Histoire, les Volunteers n’ont pas gagné le moindre match de conférence SEC en une saison au terme d’une campagne 2017 chaotique. Pour succéder à Butch Jones, l’ancien coordinateur défensif d’Alabama, Jeremy Pruitt, a été embauché au poste de coach principal après des tergiversations non-moins chaotiques. Il hérite d’une équipe avec de nombreuses interrogations des deux côtés du ballon. Et pour ne rien arranger, le calendrier des Vols est l’un des plus compliqué de la conférence SEC. La défense a souffert l’an dernier, particulièrement contre la course (251.3 yards accordés au sol, #126 du pays). Le passé de Jeremy Pruitt et le retour de LB Darrin Kirkland pourrait améliorer ce secteur de jeu… mais c’est toujours l’incertitude dans les tranchées et dans le backfield défensif. La ligne offensive a appris une bonne nouvelle avec le retour sur les terrains du prometteur OT Trey Smith. L’ajout de QB Keller Chryst (ex-Stanford) et le retour en grâce de WR Jauan Jennings sont également des points positifs pour une attaque aux abonnés absents la saison dernière (19.8 points en moyenne par match, #118 du pays)

6. Kentucky Wildcats

En 2017 : 7-6, 4-4 SEC.
Prédiction : 5-7, 2-6 SEC.
Match décisif : contre South Carolina, le 29 septembre.
Joueurs-clés partis : QB Stephen Johnson, WR Garrett Johnson, OT Kyle Meadows, LB Courtney Love, K Austin MacGinnis.
Joueurs à suivre : QB Terry Wilson, RB Benny Snell, WR Tavin Richardson, WR Dorian Baker, TE CJ Conrad, LB Jordan Jones, LB Josh Allen, CB Derrick Baity, S Mike Edwards.
Future star : QB Terry Wilson.

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L’an passé, Kentucky était à deux jeux – face à Florida et Ole Miss – de remporter un total de 6 victoires en match de conférence SEC ! La mauvaise nouvelle : les Wildcats débuteront la saison 2018 après avoir perdu 4 de leurs 5 derniers matchs de la saison dernière. Pire : Kentucky commencera l’année sans un seul QB ayant pris un snap dans l’élite du College Football. Tous les espoirs seront mis entre les mains de l’ancien Duck d’Oregon, QB Terry Wilson, qui arrive du Junior College et de RB Benny Snell dont l’objectif est toujours de réécrire les livres d’Histoire de l’université. L’inquiétude est plus importante du côté des receveurs suite au départ de Garrett Johnson. Avec 8 titulaires de retour, la défense devrait démontrer certains progrès. Si le poste de quarterback parvient à afficher une certaine stabilité, les Wildcats pourraient participer à un bowl pour une 3ème année consécutive.

7. Vanderbilt Commodores

En 2017 : 5-7, 1-7 SEC.
Prédiction : 4-8, 1-7 SEC.
Match décisif : contre Tennessee, le 24 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Ralph Webb, WR Trent Sherfield, DT Nifae Lealao, LB Oren Burks, S Ryan White.
Joueurs à suivre : QB Kyle Shurmur, RB Ke’Shawn Vaughn, WR Kalija Lipscomb, RG Bruno Reagan, DE Dare Odeyingbo, LB Charles Wright, CB JoeJuan Williams, S LaDarius Wiley.
Future star : TE Ben Bresnahan.

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Après une fin de saison 2016 prometteuse, tout s’est écroulé pour Vanderbilt en 2017. Les Commodores ont été dominés par près de 125 yards en moyenne en match de conférence. Certes, QB Kyle Shurmur (26 TD à la passe l’an dernier) est de retour mais ce n’est pas le cas de RB Ralph Webb et des trois meilleurs receveurs de l’équipe. Les nouveaux-venus RB Ke’Shawn Vaughn et WR Alex Stump devront contribuer de façon immédiate. Vanderbilt a accordé près de 7 yards par jeu en match de conférence SEC… coach Derek Mason a donc donné les responsabilités du play-calling à son ancien collègue de Stanford, Jason Tarver. L’escouade défensive a beaucoup souffert contre le jeu au sol en 2017 et semblait incapable de créer des turnovers (9 seulement l’an passé). Avec seulement 4 titulaires de retour ce côté du ballon, les espoirs de participation à un bowl sont assez minces.

Division West

Auburn a surpris tout le monde en remportant la redoutable division West en battant Alabama et Georgia au mois de novembre. Les Tigers se sont finalement effondrés en finale de conférence face à Georgia. La troupe de coach Malzahn tentera de défendre son titre de division tandis qu’Alabama cherchera à conserver son titre… national !

Malgré le départ de 14 titulaires, le Crimson Tide reste la référence de la division et de la conférence. Sa défaite dans l’Iron Bowl l’a privé de SEC Championship Game en 2017 mais coach Nick Saban a pris sa revanche en s’imposant face à Georgia en finale nationale. Avec une attaque redoutable menée et une défense bourrée de talent, Alabama est le grand favori pour reconquérir son bien.

Auburn et Mississippi State semblent les mieux armés pour contester la suprématie du Crimson Tide. L’arrivée de Jimbo Fisher à Texas A&M devrait relancer les Aggies mais il faudra patienter avant de les voir se mêler à la lutte au titre. LSU chercher toujours son attaque.

1. Alabama Crimson Tide

En 2017 : 13-1, 7-1 SEC. Champion national.
Prédiction : 13-0, 8-0 SEC. Champion de conférence.
Match décisif : contre Auburn, le 24 novembre.
Joueurs-clés partis : WR Calvin Ridley, DL Da’Ron Payne, ILB Rashaan Evans, S Ronnie Harrison, DB Minkah Fitzpatrick.
Joueurs à suivre : QB Tua Tagovailoa, RB Damien Harris, RB Najee Harris, WR Jerry Jeudy, WR Henry Ruggs, OL Jonah Williams, C Ross Pierschbacher, DL Raekwon Davis, LB Mack Wilson, LB Dylan Moses, LB Anfernee Jennings.
Future star : WR Jerry Jeudy.

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Grosse surprise : le Crimson Tide d’Alabama est le grand favori pour remporter un 6ème titre de champion national en 10 ans. Vainqueur du dernier National Championship Game, l’équipe de coach Saban est bourrée de talent en défense mais c’est peut-être en attaque que le champion national est le plus prometteur en raison de l’émergence du sophomore QB Tua Tagovailoa. Effrayant. Le quarterback hawaiien est peut-être le meilleur joueur recruté par Nick Saban à ce poste. Pour favoriser son développement, il aura pour cible un trio de receveurs prêts à tout casser (Jerry Jeudy, Henry Ruggs III, Davonta Smith) en succession de Calvin Ridley. Comme d’habitude, le backfield offensif est dense (Damien Harris, Najae Harris) et la ligne offensive est la meilleure de la conférence SEC. Défensivement, DL Da’Ron Payne sera regretté et le secondary est en reconstruction mais le talent des jeunes pousses parait inépuisable. Les ambitions de Nick Saban de remporter un 6ème titre à Tuscaloosa sont intacts et il faudra encore être très fort pour écarter cette équipe d’Alabama.

2. Auburn Tigers

En 2017 : 10-4, 7-1 SEC.
Prédiction : 10-2, 6-2 SEC.
Match décisif : à Alabama, le 24 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Kerryon Johnson, DE Jeff Holland, OL Austin Golson, S Tray Matthews, PK Daniel Carlson.
Joueurs à suivre : QB Jarrett Stidham, WR Darius Slayton, WR Ryan Davis, DE Marlon Davidson, DT Derrick Brown, LB TD Moultry, LB Deshaun Davis, LB Darrell Williams, CB Jamel Dean, K Anders Carlson.
Future star : K Anders Carlson.

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Les Tigers d’Auburn ont réussi l’impensable en 2017 : mettre un terme au règne d’Alabama sur la division SEC West… avant de perdre les deux matchs les plus importants de leur saison face à Georgia (finale de conférence) et face à UCF (Peach Bowl). Pour se maintenir au top, coach Malzahn devra remplacer des joueurs-clés des deux côtés du ballon. Pour sa 2ème saison à la tête de l’attaque, QB Jarrett Stidham sera privé du soutien de RB Kerryon Johnson et évoluera derrière une ligne offensive remaniée. Les groupes de running backs (Kam Martin, JaTarvious Whitlow) et de receveurs (Ryan Davis, Darius Slayton, Nate Craig-Myers) sont prometteurs. En défense, DE Jeff Holland et CB Carlton Davis, deux jouers partis pour la NFL, laissent un trou béant. Mais Auburn a un point commun avec le rival Alabama : le talent est inépuisable sur le ligne défensive et le second rideau. À l’inverse de l’an dernier, le calendrier des Tigers ne leur est pas favorable en 2018 (deux déplacements à Georgia et à Alabama). Toutefois, tout pourrait se jouer dans l’Iron Bowl. Encore une fois.

3. Mississippi State Bulldogs

En 2017 : 9-4, 4-4 SEC.
Prédiction : 9-3, 5-3 SEC.
Match décisif : à LSU, le 20 octobre.
Joueurs-clés partis : WR Donald Gray, OT Martinas Rankin, LB Dez Harris, CB Tolando Cleveland, P Logan Cooke.
Joueurs à suivre : QB Nick Fitzgerald, RB Aeris Williams, RG Darryl Williams, DE Montez Sweat, DL Jeffery Simmons, DE Gerri Green, LB Erroll Thompson, SS Mark McLaurin.
Future star : WR Stephen Guidry.

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Fraichement arrivé de Penn State, coach Joe Moorehead bénéficiera d’une situation idéale pour sa première saison chez les Bulldogs : 16 titulaires sont de retour dans une équipe qui a terminé la saison dernière avec un bilan de 9-4. Sa première priorité : dessiner une attaque autour du dynamique QB Nick Fitzgerald. Le quarterback senior était classé #3 de la SEC pour le nombre de yards offensifs et il sera de retour à 100% après avoir subi une sévère blessure de la cheville lors de l’Egg Bowl. Il sera protégé par une excellente ligne offensive qui a permis à RB Aeris Williams d’atteindre le plateau des 1000 yards au sol l’an dernier. Avec un front seven quasi-inchangé, la défense devrait être capable de garder le rythme après avoir limité ses adversaires à 20.9 points par match en 2017. De plus Mississippi State bénéficie d’un calendrier favorable (réceptions de Florida, Auburn et Texas A&M). Ainsi, les Bulldogs pourraient très bien flirter avec les 10 victoires en 2018.

4. LSU Tigers

En 2017 : 9-4, 6-2 SEC.
Prédiction : 8-4, 5-3 SEC.
Match décisif : contre Mississippi State, le 20 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Danny Etling, RB Derrius Guice, WR DJ Chark, C Will Clapp, DE Christian Lacouture.
Joueurs à suivre : QB Joe Burrow, WR Jonathan Giles, TE Foster Moreau, LB Garrett Brumfield, RG Ed Ingram, DT Rashad Lawrence, LB Devin White, CB Andreaz « Greedy » Williams, SS John Battle.
Future star : WR Jonathan Giles.

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Habitués du Top 25, les Tigers semblent avoir des ambitions revues à la baisse à l’aube de cette saison 2018. Encore une fois, l’attaque est le sujet de toutes les discussions. Steve Ensminger a été promu de son rôle de coach des tight ends au poste de coordinateur offensif en remplacement de Matt Canada. Il a promis des progrès dans le jeu aérien. Les arrivées du senior QB Joe Burrow (ex-Ohio State) et de la star montante WR Jonathan Giles (ex-Texas Tech) pourraient enfin débloquer un secteur de jeu déficient depuis… une éternité ! Il le faudra car l’incertitude règne au niveau d’un backfield offensif orphelin de RB Derrius Guice. Défensivement, seuls 5 titulaires de l’an dernier sont de retour mais ce n’est pas le talent qui manque (LB Devin White, LB K’Lavon Chaisson, DB Andreaz Williams). Une baisse de performance n’est pas à attendre dans ce domaine. Le calendrier pourrait être fatal à LSU : match d’ouverture contre Miami, des déplacements à Texas A&M et Auburn et des matchs crossover contre Georgia et Florida. Ouch ! Ça sent la fin pour coach Ed Orgeron ?

5. Texas A&M Aggies

En 2017 : 7-6, 4-4 SEC.
Prédiction : 7-5, 4-4 SEC.
Match décisif : contre LSU, le 24 novembre.
Joueurs-clés partis : RB Keith Ford, WR Christian Kirk, WR Ramion Ratley, DT Zaycoven Henderson, S Armani Watts.
Joueurs à suivre : QB Nick Starkel, RB Trayveon Williams, WR Jhamon Ausbon, TE Jace Sternberger, DE Landis Durham, LB Tyrel Dodson, DB Donovan Wilson.
Future star : LB Anthony Hines.

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Comme l’a démontré les 75 millions de $ sur 10 ans accordés à coach Jimbo Fisher (ex-Florida State), Texas A&M met les moyens pour – enfin – briller dans la division SEC West. Sous les ordres de Fisher, les Seminoles ont atteint le plateau des 10 victoires à 6 reprises lors des 8 dernières années. C’est le type de succès attendu à College Station et un impact immédiat de l’ancien Seminole est attendu dès 2018. L’an passé, les Aggies ont fait confiance en la jeunesse à des postes clés. Cette expérience pourrait payer sous la direction du nouveau coordinateur défensif Mike Elko (ex-Notre Dame). Vrai stratège offensif, Jimbo Fisher devrait permettre à l’attaque de rester compétitive malgré la perte du playmaker WR Christian Kirk. Les Aggies n’auront pas le droit d’avoir du retard à l’allumage avec des matchs contre Clemson et Alabama en septembre. Cependant, si ce groupe jeune et talentueux se développe comme attendu, Texas A&M peut viser une place dans le Top 25 final au terme de cette saison.

6. Ole Miss Rebels

En 2017 : 6-6, 3-5 SEC.
Prédiction : 5-7, 1-7 SEC.
Match décisif : contre Mississippi State, le 22 novembre.
Joueurs-clés partis : QB Shea Patterson, RB Jordan Wilkins, WR Van Jefferson, DE Marquis Haynes, DL Breeland Speaks, LB Demarquis Gates.
Joueurs à suivre : QB Jordan Ta’amu, WR AJ Brown, WR DK Metcalf, WR DeMarkus Lodge, LT Greg Little, C Sean Rawlings, DT Benito Jones, CB Ken Webster, S Zedrick Woods.
Future star : DB Vernon Dasher.

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Malgré le scandale qui a amené au renvoi du coach Hugh Freeze quelques jours avant le début de la saison, coach Matt Luke a démontré sa capacité de diriger un programme FBS. Personne ne s’attendait à ce qu’Ole Miss remporte 6 victoires en 2017. Comme l’an passé, le défi de Matt Luke sera de motiver son équipe malgré la suspension de bowl en fin d’année. L’attaque devrait continuer d’inscrire beaucoup de points au tableau d’affichage en raison de la présence de l’un des meilleurs groupes de receveurs du pays (AJ Brown, DeKaylin Metcalf, DeMarkus Lodge) et de l’étonnant QB Jordan Ta’Amu. Ce secteur offensif pourrait même être inarrêtable si un successeur de RB Jordan Wilkins peut émerger rapidement. Finalement, le destin des Rebels en 2018 est entre les mains d’une défense qui s’est fait marcher dessus en match de conférence l’an dernier (270.5 yards au sol accordés en moyenne par match !). Si le front seven parvient à resserrer les rangs, Ole Miss pourrait être la belle surprise de la saison dans la SEC.

7. Arkansas Razorbacks

En 2017 : 4-8, 1-7 SEC.
Prédiction : 5-7, 1-7 SEC.
Match décisif : contre Ole Miss, le 13 octobre.
Joueurs-clés partis : QB Austin Allen, RB David Williams, C Frank Ragnow, NG Bijhon Jackson, CB Henre’ Toliver.
Joueurs à suivre : OG Hjalte Froholdt, DL McTelvin Agim, DE Randy Ramsey, LB Dre Greenlaw, LB De’Jon Harris, CB Ryan Pulley, FS Santos Ramirez.
Future star : DE Gabe Richardson.

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Arkansas est un programme en transition. L’attaque innovante du nouveau coach principal, Chad Morris, prendra du temps à s’installer mais le recrutement dans le Texas réussi par l’ancien de SMU devrait aider les Razorbacks à réduire la période d’adaptation entre un système pro-style et des schémas de type « spread ». Arkansas est toujours à la recherche d’un QB#1 qui devra évoluer derrière une ligne poreuse l’an dernier. Ainsi, l’attaque devra miser sur son excellent duo de running backs (Devwah Whaley, Chase Hayden). Défensivement, les Razorbacks ont terminé bon dernier dans la SEC pour la 3ème année consécutive. Toutefois, le nouveau coordinateur défensif, John Chavis, comptera sur le retour de 7 titulaires. Un calendrier avantageux devrait permettre à Arkansas de limiter les dégâts mais il faudra de la patience avant de revoir les Razorbacks dans un bowl game.

Fondateur et rédacteur en chef de The Blue Pennant, Morgan Lagrée couvre le College Football depuis plus de 10 ans. En 2016, Morgan fût le premier reporter à couvrir le CFP National Championship Game pour un média francophone. Il co-anime le Podcast Bowl. Expert NFL et NBA. Grand amateur de la NHL. Fan ultime des Red Sox de Boston (MLB). Ancien étudiant de l'université McGill. #Redmen4Life

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Preview 2020 : USC Trojans

Les Trojans ont fait un grand ménage au sein du programme et ils comptent sur QB Kedon Slovis pour faire de nouveau de USC la forteresse du college football de la côte Ouest.

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Crédit photo : Stephen Dunn/Getty Images

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Conférence Pac-12

Division South
 

En 2019 : 8-5, 7-2 Pac-12. Holiday Bowl : défaite contre Iowa (24-49)
Head coach : Clay Helton, 5e année (40-22) – Résultats en carrière : 40-22.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 18, 8 en attaque, 9 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : WR Michael Pittman, OT Austin Jackson, OT Drew Richmond, DE Christian Rector, LB John Houston.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, WR Tyler Vaughns, WR Amon-Ra St Brown, OL Alijah Vera-Tucker, DT Jay Tufele, DE Drake Jackson, LB Palaie Gaoteote, CB Chris Steele, CB Isaac Taylor-Stuart, CB Olaijah Griffin, SS Talanoa Hufanga.

Vague de fraîcheur sur la Californie alors que de gros efforts ont été réalisés pour débarrasser USC de sa réputation sulfureuse ; nouveau président de l’université, nouveau directeur des sports et refonte complète du coaching staff défensif. Le seul qui échappe à la moulinette jusqu’ici, c’est bel et bien l’éternel coach Clay Helton, prêt à entamer sa cinquième saison à la tête des Trojans.

Aussi bien apprécié de sa hiérarchie et de ses joueurs pour son caractère que conspué par la fanbase des Trojans pour sa mauvaise gestion sportive, il sera l’une des attractions de la saison en college football. En cas de nouvelle campagne décevante, Helton devrait finalement faire ses valises. Si le programme de LA a bouclé 2019 avec des victoires sur chaque équipe de la Division South, il manque encore la recette pour s’imposer face aux grosses oppositions, comme Washington, Notre Dame, Oregon ou Iowa.

Avec son bilan famélique de 13-12 sur les deux dernières saisons et deux classes de recrutement consécutives bien en-dessous des standards à USC, l’objectif minimum pour Clay Helton sera de remporter le titre de Division South qu’il n’a remporté qu’une seule fois, en 2017, en dépit d’un des rosters les plus talentueux du pays chaque saison. Avec des vétérans et des playmakers plein l’effectif, les Trojans ont les ressources pour aller encore plus loin, à condition de progresser significativement en défense et de ne pas s’effondrer à nouveau sous la pression.

QB Kedon Slovis (#9) – Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

L’attaque aérienne comme plan de bataille

L’arrivée de Graham Harrell comme coordinateur offensif l’an dernier a bousculé l’attaque traditionnelle de USC. Le système Air Raid établi par l’ancien disciple de Mike Leach, bien qu’extrêmement basique et composée surtout de passes courtes, a complètement explosé dès sa première année d’instauration, malgré un quarterback titulaire true freshman aux manettes.

Il faut dire que QB Kedon Slovis (3 502 yards, 30 TD, 9 INT en 2019 est le candidat parfait pour diriger cette attaque et il a pu le montrer dès l’an dernier. Désormais sophomore, probablement plus malin et patient, des qualités qui lui ont parfois manquées l’an dernier, il figure déjà parmi les prétendants au Heisman Trophy. Le jeune premier avait raflé le poste l’an dernier après la blessure de JT Daniels, aujourd’hui transféré à Georgia. Légère inquiétude cependant concernant la capacité à rester entier toute la saison, alors que Slovis a manqué plusieurs rencontres l’an dernier sur blessure. Malgré les départs de Daniels et Jack Sears (Boise State), la présence du vétéran QB Matt Fink (648 yards, 4 TD, 5 INT) en doublure et le transfert du senior QB Mo Hasan en provenance de Vanderbilt devraient cependant rassurer les pessimistes

Évidemment, si le système Air Raid a fonctionné aussi bien à USC avec un quarterback sans expérience, c’est aussi grâce au talent délirant de l’escouade de receveurs. Réputé ces dernières années pour avoir sorti Robert Woods, Marqise Lee, Nelson Agholor, Juju Smith-Schuster et Michael Pittman, USC pourra encore compter sur un groupe de très haut niveau. Comme en 2019, l’attaque devrait s’articuler sur des passes courtes avant de profiter des qualités de playmaker des receveurs pour remonter le ballon au maximum.

Si Pittman est parti, WR Amon-Ra St Brown (77 réceptions, 1 042 yards, 6 TD) et WR Tyler Vaughns (74 réceptions, 912 yards, 6 TD) sont largement capables d’assurer, avec le retour sur l’extérieur du jeune WR Drake London (39 réceptions, 567 yards, 5 TD), également joueur de basketball à USC et true freshman en 2019. L’ancien prospect cinq étoiles et équipier de St Brown à Mater Dei, WR Bru McCoy, est attendu au tournant après une année redshirt imposée pour son histoire rocambolesque de transfert depuis USC vers Texas, avant de faire le chemin inverse quelques semaines plus tard. Le true freshman WR Gary Bryant, l’une des deux seules recrues quatre étoiles de l’équipe en 2020, devrait rapidement jouer un rôle au sein de cette attaque.

Bien que secondaire, le jeu au sol pourra compter sur un groupe blindé avec les vétérans RB Vavae Malepeai (503 yds, 6 TD) et RB Stephen Carr (396 yds, 5 TD), ainsi que les sophomores RB Markese Stepp (307 yds, 3 TD) et RB Kenan Christon (373 yds, 2 TD). L’approche initiale devrait être celle d’un running back by committee avec des portées partagées équitablement en attendant l’hypothétique émergence d’un coureur comme titulaire. On s’attend évidemment à pas mal de passes à destination des running backs  pour ouvrir des espaces.

WR Amon-Ra St Brown (#8) – Crédit photo : USC Athletics

L’OL fait également peau neuve avec le retour de Tim Drevno comme coach, après un exil à Michigan. La protection de passe sera déterminante dans la réussite offensive des Trojans alors qu’il s’agissait du gros point faible de USC en 2019 et la lourde perte d’Austin Jackson à gauche devrait être compensée par l’ancien guard All-Pac-12 OL Alijah Vera-Tucker, qui assurera donc le rôle de left tackle. Avec OT Jalen McKenzie désormais indéboulonnable à droite et C Brett Neilon et OG Andrew Vorhees à l’intérieur, cette ligne doit montrer des progrès significatifs si les huit freshmen en réserve contribuent efficacement à la rotation.

Plus d’expérience et toujours autant de talent en défense

La défense retrouve presque tous ses titulaires, avec une relève déjà assurée pour compenser les quelques départs. Le coaching staff a cependant subi un lifting radical. Clancy Pendergast a donc été remercié et l’ancien coordinateur défensif de Texas Todd Orlando sera chargé de remettre sur pieds une défense apathique en 2019. Vu comme un choix par défaut par la fanbase californienne, l’embauche d’Orlando s’accompagne d’un changement de système, avec le passage à une défense 3-4.

Impopulaire à Texas où les fans et les joueurs des Longhorns attendaient son éviction, le nouveau DC des Trojans pourra faire ses débuts en Californie avec un groupe complet et talentueux à disposition. DT Jay Tufele (42 plaquages, 6.5 pour perte dont 4.5 sacks), l’un des meilleurs à son poste à l’Ouest, et DE Drake Jackson (46 plaquages, 11.5 pour perte dont 5.5 sacks), Freshman All-American en 2019, auront pour objectif de limiter les big plays pour une défense qui a terminé l’an passé au 101e rang national.

Le départ du titulaire de longue date John Houston pourrait être préjudiciable, à moins que l’ancien prospect cinq étoiles LB Palaie Gaoteote (58 plaquages, 3 pour perte) ne passe le cap espéré pour sa troisième saison. Il sera accompagné d’une constellation d’anciennes recrues quatre ou cinq étoiles, avec LB Jordan Iosefa (38 plaquages, 4 pour perte dont 2 sacks, 4 passes défendues en 2018) et LB Kana’i Mauga (59 plaquages, 7 pour perte dont 3 sacks, 1 INT) pour contrôler le milieu de la défense. Ce dernier avait assuré l’intérim l’an passé en l’absence sur blessure de Iosefa.

DL Jay Tufele (#78) – Crédit photo : Alicia de Artola/Reign of Troy

Très efficace contre la passe l’an dernier malgré de nouveaux titulaires, la secondary des Trojans doit cependant faire mieux dans les plaquages pour éviter les nombreux big plays encaissés en 2019. Heureusement, les trois vedettes CB Olaijah Griffin (37 plaquages, 9 passes défendues), CB Chris Steele (35 plaquages, 5 passes défendues) et CB Isaac Taylor-Stuart (36 plaquages, 1 INT) ont plus d’expérience et devraient provoquer bien plus de turnovers. DB Greg Johnson (35 plaquages, 1 sack, 4 passes défendues, 2 INT) sera de retour comme nickelback où il s’était imposé, avec l’hydre à deux têtes FS Isaiah Pola-Mao (73 plaquages, 5.5 pour perte, 1.5 sack, 4 INT) – SS Talanoa Hufanga (90 plaquages, 7.5 pour perte dont 3.5 sacks, 3 passes défendues) en couverture. Trop souvent blessé, ce dernier reste l’un des tout meilleurs safeties du pays et un joueur polyvalent capable d’évoluer un peu partout sur le terrain.

Les special teams pourraient également passer un cap avec le recrutement du réputé Sean Snyder comme entraîneur, tandis que le kicker, le punter et le long snapper des Trojans seront tous de retour. Le nombre impressionnant de joueurs explosifs dans l’effectif laisse envisager une importante rotation pour retourner les coups de pieds afin de conserver les joueurs frais.

Conclusion

Après des années à faire les gros titres des journaux pour un tas de frasques extra-sportives, USC est déterminé à faire le ménage et un grand coup de balai a été donné au sein de l’encadrement. L’objectif de revenir au plus haut niveau a également engendré de profonds changements dans le coaching staff. Encore rescapé, Clay Helton aura besoin de résultats sur le terrain cette année avec un titre de division. C’est le minimum pour un effectif pétri de playmakers et de talents à tous les postes. Pour rêver en grand, il faudra forcément faire mieux contre les programmes majeurs au calendrier, face à qui USC n’a absolument pas à rougir en termes de qualité d’effectif et de star power. En difficulté dans le recrutement et au niveau sportif, le programme de LA se doit de retrouver son niveau historique de forteresse du college football de la côte Ouest. Même si Helton est l’incarnation parfaite de la devise des Trojans, “Fight On”, alors qu’il se bat pour son poste depuis des années, il lui manque sans doute ce truc qui différencie un bon coach d’un grand coach et ses heures semblent compter à LA, sauf progression notoire et résultats à la hauteur en 2020. Le principal espoir des fans de USC demeure ainsi Kedon Slovis, qui pourrait sauver son coach et son équipe avec ses performances comme l’avait fait Sam Darnold il y a quelques années.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’attaque aérienne dévastatrice de Graham Harrell et Kedon Slovis.
– Une secondary au potentiel délirant.
– Beaucoup de titulaires de retour en 2020.

Points faibles
– Des remplaçants inexpérimentés au sein de l’OL.
– Le front seven devra vite s’adapter au nouveau système 3-4.
– Un recrutement bancal lors des deux dernières saisons.

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Preview

Preview 2020 : UCLA Bruins

Une attaque aérienne en progrès mais une défense perméable et des résultats décevants : assistons-nous déjà aux derniers jours de l’ére Chip Kelly à UCLA ?

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Crédit photo : Scott Chandler

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Conférence Pac-12

Division South
 

En 2019 : 4-8, 4-5 Pac-12.
Head coach : Chip Kelly, 3e année (7-17) – Résultats en carrière : 53-24.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 10, 7 en attaque, 3 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Joshua Kelley, WR Theo Howard, TE Devin Asiasi, OL Chris Murray, DB Darnay Holmes.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Demetric Felton, WR Kyle Philips, WR Chase Cota, DE Osa Odighizuwa, NT Otito Ogbonnia, CB Jay Shaw, SS Stephan Blaylock, FS Quentin Lake.

Déjà la troisième année pour Chip Kelly à Westwood et il faut bien avouer que l’ancien coach d’Oregon a connu un retour chaotique dans la conférence Pac-12. Attendu comme le messie par les Bruins, son aura n’a pas encore su faire la différence. À sa décharge, la mission impossible qu’il a acceptée, celle de remettre UCLA à sa place historique parmi les programmes majeurs du college football, demande du temps et de la patience.

Surtout, le style explosif de Kelly a été repris à toutes les sauces en Pac-12 et personne n’est plus pris de court par le génie offensif de l’ex-coach des Philadelphia Eagles. C’est ce qui explique la désillusion vécue l’an dernier, alors que les fans s’attendaient à des signes de progression pour la deuxième année du coach à la tête de la fac de LA. Au final, UCLA a bouclé la saison sur un pathétique bilan de 4-8, presque devenu un standard, sans participation à un bowl.

Les plus virulents estiment que l’équipe a même régressé lors des deux dernières années, les autres reconnaissent une progression modeste qui s’explique notamment par une ribambelle de blessures et l’inexpérience d’un effectif encore jeune. Néanmoins, il faut souligner l’irrégularité chronique qui a caractérisé les Bruins en 2019, tandis que les joueurs de Chip Kelly étaient encore en course pour le titre de division en novembre, signe d’une Division South où personne n’émerge réellement. Reste à voir quelle est la place de UCLA dans la chaîne alimentaire de la Pac-12 cette saison, après des années à servir de punching ball.

QB Dorian Thompson-Robinson – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Please stand up

Titulaire depuis l’arrivée de Kelly en Californie, QB Dorian Thompson-Robinson (2 701 yards, 21 TD, 12 INT en 2019) reprendra donc son poste, tenu avec plus ou moins de brio durant sa jeune carrière. Capable du meilleur, comme face à Washington State en 2019 avec ses 7 touchdowns, comme du pire, il est encore trop irrégulier pour permettre à UCLA de se reposer uniquement sur lui. C’est pourquoi un concurrent de taille a débarqué sur le campus de Westwood, QB Colson Yankoff, transféré de Washington et ancien prospect de renom, afin de bousculer la hiérarchie si besoin est.

Point faible des Bruins depuis de trop longues années, la ligne offensive semble toujours aussi fragile, malgré la présence de OT Sean Rhyan et du solide OT Jake Burton sur les extérieurs. Le polyvalent OL Duke Clemens sera chargé d’occuper un rôle de guard ou de center mais l’effectif reste mince, surtout depuis le transfert de Chris Murray vers Oklahoma. L’intérieur de la ligne devrait souffrir toute la saison si aucun signe de progression ne transpire d’une OL régulièrement en difficulté.

Il ne s’agit cependant pas de la seule faiblesse offensive à UCLA puisque l’escouade de receveurs semble assez faible, avec plusieurs pertes, dont trois transferts au poste de tight end et le départ du vétéran Theo Howard pour Oklahoma. Le meilleur receveur de retour n’est autre qu’un running back et WR Kyle Philips (60 réceptions, 681 yards, 5 TD), spécialiste du slot, est attendu comme le leader de l’unité après avoir établi le record de réceptions pour un freshman à UCLA.

WR Chase Cota (25 réceptions, 350 yards, 3 TD) et WR Jaylen Erwin (32 réceptions, 339 yards, 2 TD) sont également priés de passer un cap, ce qui devrait se faire si le quarterback titulaire le permet avec un niveau de jeu satisfaisant. Les jeunes WR Charles Njoku et WR Logan Loya, recrue quatre étoiles, attendent leur moment pour briller et il devrait arriver très rapidement.

WR Kyle Phillips – Crédit photo : Joe Akira/Daily Bruin staff

Le jeu au sol semble finalement être la véritable force de cette équipe, malgré le départ de Joshua Kelley pour la NFL. Le vétéran RB Demetric Felton (331 yards, 1 TD et 55 réceptions, 594 yards, 4 TD), meilleur coureur et receveur de retour cette année, devrait occuper le rôle de titulaire. Ancien receveur, il offre cependant peu de garanties derrière une ligne instable. Il sera ainsi épaulé par l’imposant RB Brittain Brown, transfuge de Duke, de retour après une blessure grave. RB Kazmeir Allen (63 yards) pourrait également se mettre en évidence, peut être même suffisamment pour s’attribuer le rôle de titulaire.

Une défense aérienne souvent enrhumée

Même combat pour la défense, qui se bat contre elle-même la plupart du temps. 113e défense du pays en 2019, avec 34.8 points de moyenne encaissés par match, elle n’est clairement pas la priorité de Chip Kelly, ni le point fort des Bruins. Le coordinateur défensif Jerry Azzinaro a pourtant été retenu mais il devrait être le premier fusible à sauter en cas de déroute de UCLA en 2020.

Avec 570 yards et 9 touchdowns concédés face à Anthony Gordon de Washington State ou encore 515 yards et 4 touchdowns inscrits par Kedon Slovis de USC l’an dernier, la défense aérienne est clairement le secteur le plus en difficulté. Le départ du leader Darnay Holmes, cornerback des New York Giants aujourd’hui, ne devrait cependant pas porter préjudice à un groupe plus expérimenté et suffisamment fourni.

CB Jay Shaw (30 plaquages, 1 fumble forcé, 1 int) et CB Rayshad Williams (33 plaquages, 2 passes défendues), les deux cornerbacks les plus expérimentés du groupe, devraient assurer la transition, épaulés du nouveau venu CB Obi Eboh, transféré de Stanford et déjà très expérimenté. Mais la bonne nouvelle pour le nouveau coach des DB Brian Norwood, c’est la profondeur et le niveau du groupe de safeties, constitué de S Stephan Blaylock (86 plaquages, 3 passes défendues,), leader en plaquages l’an dernier, S Elisha Guidry (32 plaquages) et S Quentin Lake (18 plaquages), tous suffisamment doués pour faire progresser une secondary qui a besoin de faire beaucoup mieux pour répondre aux attentes de Chip Kelly. Le renfort de S Qwuantrezz Knight sera également le bienvenu, l’ancien joueur de Kent State ayant choisi de terminer sa carrière universitaire sous le soleil californien.

DE Osa Odighizuwa (#92) – Crédit photo : UCLA Bruins

Avec une ligne défensive qui semble la meilleure alignée par Kelly depuis son arrivée, la défense contre la course devrait prendre une nouvelle dimension alors qu’il s’agissait déjà du point fort des Bruins l’an dernier. Le senior DE Osa Odighizuwa (46 plaquages, 10 pour perte, 3.5 sacks) fait son retour en patron de la défense, soutenu par l’imposant duo formé de DT Tyler Manoa (19 plaquages) et DT Otto Ogbonnia (12 plaquages, 1 sack) à l’intérieur. Il reste à espérer qu’un pass rush efficace puisse soutenir la secondary pour éviter les naufrages vécus en 2019 par la défense.

C’est la plus grande inconnue à l’heure actuelle, compte tenu du fait que les quatre linebackers titulaires l’an dernier ne font plus partie de l’équipe. De jeunes talents seront ainsi lancés dans le grand bain, comme le sophomore LB Carl Jones ou la recrue LB Damian Sellers, qui seront priés de rapidement se mettre au niveau. Ils pourront compter sur l’expérience de LB Bo Calvert (7 plaquages) et LB Leni Toailoa (33 plaquages, 7 pour perte dont 2.5 sacks), bien que les deux joueurs n’aient pas vu le terrain aussi souvent qu’espéré. LB Caleb Johnson, transféré de junior college, pourrait également apporter une contribution bienvenue à une escouade en totale reconstruction. Il ne faudra pas non plus compter sur des special teams qui devront se trouver de nouveaux titulaires aux rôles clés de kicker et punter.

Conclusion

L’embauche de Chip Kelly par UCLA avait retourné la Pac-12 il y a trois ans, après quelques années sous l’impulsion mitigée de Jim Mora, renvoyé au lendemain d’une énième défaite face au rival USC. L’ancien coach d’Oregon et des Philadelphia Eagles ne pourra pas jouir de son crédit éternellement et des résultats concrets, c’est-à-dire des victoires, sont attendus rapidement, en particulier au sein d’une Division South où personne n’émerge vraiment comme un favori indiscutable.

Programme réputé historiquement, situé sous le soleil californien, avec un superbe campus et un stade mythique, le Rose Bowl, UCLA se doit de faire rêver à nouveau. Les Bruins se montrent déjà plus entreprenants sur le plan du recrutement mais aucun leader ou star ne semble émerger du groupe, année après année. Il faudra montrer des signes de progression et se qualifier au minimum pour un bowl afin de conforter le projet de Chip Kelly et sauver sa place alors que la fanbase s’impatiente depuis déjà trop longtemps.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3

Résumé

Points forts
– Le jeu au sol si la ligne offensive le permet.
– Du talent chez les receveurs.
– La défense contre le jeu de course.

Points faibles
– La défense contre le jeu aérien.
– Pas de star ou de playmaker dans l’effectif.
– Une stagnation inquiétante malgré l’arrivée de Chip Kelly.

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Preview

Preview 2020 : Oregon Ducks

Malgré la perte de QB Justin Herbert, les Ducks d’Oregon possèdent toujours une attaque explosive et ils pourront compter sur la meilleure défense de la conférence Pac-12 pour rester dans la course au titre national.

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Crédit photo : Scott Boldt

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Ducks d’Oregon.

Oregon Ducks

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 12-2, 8-1 Pac-12. Rose Bowl : victoire contre Wisconsin (28-27).
Head coach : Mario Cristobal, 3e année (21-7) – Résultats en carrière : 48-54.
Coordinateur offensif : Joe Moorhead.
Coordinateur défensif : Andy Avalos.
Titulaires de retour : 15, 6 en attaque, 7 en défense, kicker, punter.
Joueurs-clés partis : QB Justin Herbert, OG Shane Lemieux, C Jake Hanson, LB Troy Dye.
Joueurs à suivre : QB Tyler Shough, QB Anthony Brown, RB CJ Verdell, WR Johnny Johnson, OT Penei Sewell, NT Jordon Scott, DE Kayvon Thibodeaux, LB Isaac Slade-Matautia, CB Thomas Graham, S Jevon Holland

Il y a six ans, Oregon bataillait en finale des playoffs avec à sa tête le vainqueur du Heisman Trophy, la légende, Marcus Mariota. Il y a quatre ans, les Ducks bouclaient leur saison sur un bilan atroce de 4-8. Devenu une référence sous la direction de Chip Kelly, le programme d’Eugene a rapidement sombré, jusqu’à se laisser dépasser par Washington ou Stanford dans sa propre division.

Heureusement, Mario Cristobal a remis les choses en ordre. Intronisé head coach à la suite d’une pétition signée par 70 joueurs d’Oregon exigeant sa nomination à la tête de l’équipe, il n’aura pas fallu longtemps pour remettre Eugene sur la carte. En 2019, Cristobal a conduit les Ducks au titre de conférence Pac-12, remporté face à Utah, et au Rose Bowl, grâce à une victoire disputée sur Wisconsin.

C’est aussi grâce à l’impact immédiat d’une classe de recrutement 2019 qui a rendu jaloux les rivaux d’Oregon. Avec une seconde classe consécutive dans le top 15 national cette année, l’effectif est blindé de talent et de jeunes joueurs prêts à devenir la référence à leur poste. De quoi envisager l’avenir sous les meilleurs auspices, et ce dès 2020.

Retour aux sources

Nouveau coach pour l’attaque, qui accueille ainsi Joe Moorhead, ancien coach de Mississippi State et coordinateur offensif réputé. Le nouveau bras droit de Cristobal devrait faire évoluer une attaque qui a montré des signes de progression évidents l’an dernier et qui espère capitaliser sur ses nombreux playmakers.

RB CJ Verdell (#7) – Crédit photo : Jaime Valdez-USA TODAY Sports

La tâche ne sera cependant pas aisée pour reconstruire une attaque qui a perdu son quarterback vedette, Justin Herbert, désormais joueur des Los Angeles Chargers, et la quasi totalité de sa ligne offensive. Heureusement, le seul titulaire de retour sur l’OL n’est autre que OT Penei Sewell, vainqueur de l’Outland Trophy en 2019, déjà considéré comme le meilleur prospect NFL au niveau universitaire à l’heure actuelle. Intraitable, le left tackle des Ducks sera essentiel pour protéger le nouveau QB, ouvrir la voie au jeu de course et assurer le rôle de leader d’une ligne en reconstruction.

Il pourra compter sur les nouveaux venus à ses côtés, le jeune OT Steven Jones et OL Alex Forsyth, joueur polyvalent dans le style de l’ex-Duck Calvin Throckmorton. Si le turnover sera important avec la perte de quatre titulaires sur la ligne, il faut souligner le talent particulier de Mario Cristobal pour construire des OL de très haut niveau et la qualité présente dans l’effectif laisse envisager une transition en douceur. Il faudra au moins ça pour profiter d’une escouade de coureurs prête à tout renverser en Pac-12.

RB CJ Verdell (1 220 yards, 8 TD en 2019) est de retour à son poste, toujours assisté du sprinter RB Travis Dye (658 yards) et de RB Cyrus Habibi-Likio (337 yards, 10 TD). Le groupe a ce qu’il faut pour s’imposer comme la meilleure brigade de coureurs de Pac-12. De quoi retirer un peu de pression des épaules du nouveau quarterback, en l’occurrence le sophomore QB Tyler Shough (144 yards, 3 TD), pro style passer qui attend son heure. Le jeune joueur a eu le temps d’apprendre dans l’ombre de Justin Herbert et devrait assurer la continuité.

Pour jouer le rôle de doublure, Oregon a accueilli QB Anthony Brown, transféré de Boston College, un joueur déjà expérimenté au niveau universitaire. La recrue QB Jay Butterfield, l’un des meilleurs du pays à son poste, devrait profiter d’une année redshirt sauf pépin imprévu.

Enfin, le groupe de receveurs est suffisamment fourni en quantité et en qualité pour garantir un jeu aérien à la hauteur des espérances d’une fanbase exigeante, puisque les vétérans WR Johnny Johnson (57 réceptions, 836 yards, 7 TD) et WR Jaylon Redd (50 réceptions, 465 yards, 7 TD) seront assistés de WR Devon Williams, transféré de USC, et du jeune WR Bryan Addison (18 réceptions, 203 yards, 1 TD), attendu au tournant après avoir été recruté en grandes pompes en 2018. Sans oublier les nombreux autres jeunes receveurs de talent de l’effectif, notamment le prospect quatre étoiles WR Kris Hutson.

OT Penei Sewell (#58) – Crédit photo : Oregon Athletics

Fear the Quack

Pas d’inquiétudes du côté de la défense, avec Andy Avalos déjà bien en place depuis l’an dernier. Les adversaires des Ducks risquent de voir déferler une tempête orange, jaune fluo, verte, ou quelque soit la couleur de l’uniforme, à chaque snap. En 2019, les Ducks ont fini à la première position en Pac-12 en sacks et ont provoqué énormément de turnovers.

On retrouvera donc le style ultra explosif cher à l’ancienne fac de Phil Knight, le bien connu PDG de Nike, et ce malgré le départ du quarterback défensif Troy Dye. L’unité défensive d’Oregon récupère énormément de titulaires cette année, et surtout de playmakers, puisque 11 des 13 meilleurs plaqueurs sont de retour.

À commencer par DE Kayvon Thibodeaux (35 plaquages, 14 pour perte 9 sacks), l’une des meilleures recrues du pays en 2019, déjà auteur de 9 sacks lors de sa saison true freshman au sein de la rotation. Avec les mammouths NT Jordon Scott (32 plaquages) et DT Austin Faoliu (39 plaquages, 5 pour perte, 2 sacks) à côté, cette ligne défensive a le potentiel pour faire partie des meilleures DL au niveau national. La profondeur pourrait être l’inquiétude majeure mais, une fois encore, le recrutement à la pointe ces deux dernières années devrait palier au problème de rotation.

Pour combler le départ de Troy Dye donc, Andy Avalos s’appuiera sur le duo de top prospects cinq étoiles LB Justin Flowe et LB Noah Sewell à l’intérieur, avec le vétéran LB Isaac Slade-Matautia (62 plaquages, 6.5 pour perte dont 1.5 sack, 11 passes défendues) prêt à prendre la direction de l’escouade de linebackers. LB Mase Funa (26 plaquages, 8.5 pour perte, 4 sacks) devrait également être un pilier du groupe dans un rôle de linebacker hybride sur l’extérieur.

DE Kevin Thibodeaux (#5) – Crédit photo : NBC Sports

Petite particularité à Oregon : le pass rush qui vient de partout, même de la secondary. Une secondary qui risque de faire du bruit, avec les retours des seniors CB Thomas Graham (64 plaquages, 5 pour perte, 10 passes défendues, 2 INT) et CB Deommodore Lenoir (47 plaquages, 2.5 pour perte, 7 passes défendues, 1 INT), qui ont senti qu’il se passe quelque chose à Eugene actuellement et qui ont donc repoussé d’un an leurs velléités de rejoindre la NFL. Ils seront assistés du jeune CB Mykael Wright (21 plaquages, 4 passes défendues, 1 INT), futur star défensive, et d’un groupe de safeties sans égal en Pac-12 : FS Jevon Holland (66 plaquages, 4.5 pour perte, 4 passes défendues, 1 INT, 1 TD), SS Brady Breeze (62 plaquages, 3 passes défendues, 2 INT, 3 TD), le vétéran SS Nick Pickett (45 plaquages, 6 passes défendues, 1 INT) et l’étoile montante FS Verone McKinley (46 plaquages, 4 INT).

On s’attend donc à pas mal de turnovers du côté de la défense des Ducks avec des playmakers à toutes les positions. Oregon pourra également sur ses special teams avec des returners d’exception sur les coups de pied, tandis que le choix sera difficile au poste de kicker avec plusieurs vétérans déjà dans le roster et deux recrues cinq étoiles au poste. De quoi éviter de nouvelles déconvenues dues à des field goals manqués.

Conclusion

Il y a tellement de talent au sein de cette équipe qu’elle devrait facilement terminer dans le top 3 des différents classements offensifs et défensifs de Pac-12. Reste à voir si ce sera suffisant pour prétendre à une place en playoffs. Oregon doit surtout éviter ses classiques sorties de route et profiter à fond de ses playmakers, en particulier en défense. Jeune mais expérimentée, extrêmement douée, cette équipe des Ducks cuvée 2020 est suffisamment armée pour battre n’importe qui au sein de sa conférence et réaliser le doublé en Pac-12.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4.2

Résumé

Points forts
– Une défense pleine de playmakers à tous les postes.
– Le groupe de running backs le plus effrayant à l’Ouest du Mississippi.
– Un coaching staff qui maîtrise recrutement et développement.

Points faibles
– La ligne offensive à reconstruire rapidement.
– Un nouveau quarterback pour prendre la relève de Justin Herbert.
– Éviter les erreurs de parcours habituelles.

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Preview

Preview 2020 : Washington Huskies

Fin de l’ère Chris Petersen, nouveau coaching staff, nouveau QB : les Huskies devront encore se reposer sur leur défense pour espérer retrouver une place au Pac-12 Championship Game.

Publié

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Crédit photo : Washington Athletics

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Washington Huskies

Conférence Pac-12

Division North
 

En 2019 : 8-5, 4-5 Pac-12. Las Vegas Bowl : victoire contre Boise State (38-7).
Head coach : Jimmy Lake, 1ère année.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Pete Kwiatkowski & Ikaika Maloe.
Titulaires de retour : 13, 4 en attaque, 8 en défense, kicker.
Joueurs-clés partis : QB Jacob Eason, RB Salvon Ahmed, WR Aaron Fuller, TE Hunter Bryant, OT Trey Adams, C Nick Harris, FS Myles Bryant.
Joueurs à suivre : QB Kevin Thomson, QB Jacob Sirmon, RB Richard Newton, WR Jalen McMillan, OL Jaxson Kirkland, DT Levi Onwuzurike, DE Sav’ell Smalls, LB Edefuan Ulofoshio, CB Kyler Gordon, DB Elijah Molden.

L’ère Chris Petersen est désormais terminée à Washington. L’ancien coach de Boise State, qui a conduit les Huskies en playoffs, à une victoire au Rose Bowl et deux titres de conférence Pac-12, a décidé de suspendre sa carrière d’entraîneur. Il laisse les clés à son ancien coordinateur défensif, Jimmy Lake, qui devra donc remettre en ordre l’un des programmes majeurs de la côte Ouest ces dernières années, en dépit de nombreux départs en attaque.

Il faut le dire, malgré un bilan de 8-5, Washington a été l’une des déceptions de la saison 2019. Les Huskies n’ont pas su répondre aux attentes au sein de la conférence Pac-12, battus par Cal, Stanford, Oregon, Utah et Colorado. Avec les multiples départs en attaque, en particulier celui du quarterback Jacob Eason, le chantier est important mais la défense de Jimmy Lake pourrait bien s’imposer comme l’une des références au niveau national et assurer une transition en douceur. En attendant le retour au sommet, avec une classe de recrutement 2020 dans le top 20 national et au second rang en Pac-12, derrière les rivaux d’Oregon.

Un besoin vital de leadership

Il y avait du talent au sein d’une attaque qui a énormément déçu en 2019, terminant la saison à la huitième place de leur conférence au niveau offensif. Seulement quatre titulaires seront de retour cette année mais l’optimisme est de rigueur alors que Jimmy Lake a embauché John Donovan comme coordinateur offensif. L’ancien assistant de James Franklin à Vanderbilt et Penn State a passé les dernières années en NFL, chez les Jacksonville Jaguars, et il aura à disposition un effectif de qualité.

RB Richard Newton (#28) – Crédit photo : SI

Au sol, il faudra compter sur le puissant RB Richard Newton (498 yards et 10 TD en 2019), auteur de 11 touchdowns en 2019, dont 10 à la course, en seulement dix rencontres comme remplaçant. Il devrait logiquement devenir l’un des piliers d’une attaque qui se cherche de nouveaux leaders. La ligne offensive en reconstruction pourra compter sur les retours de OL Jaxson Kirkland, probable futur left tackle après avoir occupé le poste de right guard l’an dernier, et de OG Luke Wattenberg.

Pour les accompagner, les Huskies ont de la ressource grâce à un recrutement à la pointe et une formation efficace qui fait dernièrement de Washington un pipeline d’offensive linemen vers la NFL. La recrue quatre étoiles C Myles Murao devrait prendre la succession de Nick Harris, avec le jeune et immense OT Nate Kalepo comme potentiel right tackle et future star de la ligne.

Cette attaque aura cependant besoin de playmakers dans le jeu aérien, principalement au poste primordial de quarterback. Jacob Eason et son bras canon partis, QB Jacob Sirmon (19 yards) devait assurer la relève. Neveu de Peter Sirmon, DC à Cal, et cousin de Jackson Sirmon, linebacker à Washington, il faisait office de favori pour le onze de départ… avant l’arrivée au printemps de QB Kevin Thomson, le Big Sky Offensive Player of the Year en 2019, transféré de Sacramento State (FCS) pour jouer sa saison senior avec les Huskies. Il sera peut-être le QB d’expérience qui permettra une transition en douceur avant l’éclosion des deux quarterbacks prometteurs de l’effectif : la recrue quatre étoiles QB Ethan Garbers et le redshirt freshman QB Dylan Morris en remplaçants.

Évidemment, le casting de receveurs sera essentiel à la réussite du nouveau quarterback titulaire et Washington aura besoin de déterminer son go-to receiver rapidement. Les prétendants sont nombreux, entre les sophomores WR Terrell Bynum (368 yards, 2 TD) et WR Ty Jones (491 yards, 6 TD), sans oublier WR Puka Nacua (168 yards, 2 TD), titulaire à trois reprises comme freshman avant sa blessure. La recrue quatre étoiles WR Jalen McMillan pourrait également voir son talent éclore précocement. Enfin, il faudra compter sur TE Cade Otton (344 yards, 2 TD), l’un des meilleurs à son poste au sein de la conférence Pac-12.

DT Levi Onwuzurike – Crédit photo : Getty Images

Si l’attaque progresse aussi rapidement que la défense l’an passé et que les leaders attendus émergent, les Huskies devraient à nouveau marcher sur leurs adversaires et retrouver leur lustre récent.

Jeunesse et expérience

Ainsi, la défense se retrouve cette année comme le point fort du programme de Seattle. Décimée l’an dernier, elle a dû se reconstruire avec dix nouveaux titulaires et a forcément connu des moments compliqués, jusqu’à monter en puissance et s’imposer en atout pour les Huskies. Les performances en fin de saison face à Washington State et Boise State en sont la preuve, pour un groupe qui a terminé troisième meilleure défense de Pac-12 en 2019, en dépit d’une secondary blindée de freshmen et des lacunes en couverture chez les linebackers.

Cette saison, Pete Kwiatkowski pourra ainsi compter sur l’une des meilleures secondaries du pays malgré sa jeunesse, avec la présence de DB Elijah Molden (79 plaqueurs, 5.5 pour perte, 13 passes défendues, 3 fumbles forcés, 4 INT), référence à son poste et attendu de pied ferme en NFL. Aligné comme nickelback, il sera le patron d’une escouade de sophomores, dont le futur taulier CB Kyler Gordon (32 plaqueurs, 4 passes défendues), ainsi que CB Trent McDuffie (45 plaqueurs, 1 INT), FS Cameron Williams (32 plaqueurs, 3 INT) et SS Asa Turner (19 plaqueurs, 1 INT), tous les quatre titulaires en 2019 comme freshmen. Avec le vétéran CB Keith Taylor (59 plaqueurs, 2 pour perte, 5 passes défendues) pour assurer la rotation, il devrait être difficile d’avancer par les airs face aux Huskies.

Surtout que le pass rush devrait passer un cap. Construite autour des deux linemen DT Josiah Bronson (23 plaqueurs, 2 sacks) et la superstar DT Levi Onwuzurike (45 plaqueurs, 2 sacks), la défense de Washington comptera sur DE Ryan Bowman (34 plaqueurs, 9.5 pour perte dont 5.5 sacks, 3 fumbles forcés, 1 INT) et DE Joe Tryon (41 plaqueurs, 12.5 pour perte dont 8 sacks) pour mettre la pression sur les quarterbacks d’en face, avec la recrue vedette DE Sav’ell Smalls en remplaçant. Prospect cinq étoiles, il était considéré comme le troisième meilleur joueur du pays à son poste au sein de la classe de recrutement 2020.

CB Elijah Molden – Crédit photo : Alika Jenner, Getty Images

Derrière la ligne défensive, une importante rotation devrait s’effectuer pour les deux rôles de linebacker, avec le retour du jeune LB Edefuan Ulofoshio (47 plaqueurs, 3 sacks), titulaire à trois reprises l’an dernier et récompensé d’une bourse d’études. Probable futur patron du groupe, il sera flanqué de LB Jackson Sirmon (28 plaqueurs) ou LB MJ Tafisi (13 plaqueurs), sans compter les nombreux freshmen prêts à prendre des responsabilités.

C’est donc une défense blindée de playmakers qui devrait porter Washington cette saison, alors que les special teams devraient également se mettre en valeur. Les Huskies ont recruté le meilleur punter de junior college en 2020, P Triston Brown.

Conclusion

En 2019, Washington a déçu. Malgré une attaque explosive, la défense faisait peau neuve et les Huskies ont connu des ratés qui ne pardonnent pas. C’est le même son de cloche cette saison, de l’autre côté du ballon, avec une attaque qui doit se trouver sept nouveaux titulaires, dont un quarterback. Le départ de Chris Petersen, malgré une transition en douceur avec la promotion interne de Jimmy Lake, devrait en outre légèrement chambouler les systèmes et les esprits.

Le nouveau coach en place pourra toutefois se reposer sur une défense en béton armé pour faire oublier les incertitudes en attaque, avec de nombreux joueurs de très grand talent, en particulier au sein de la secondary. Un bon début pour faire face à la menace grandissante d’Oregon, de retour au top en Pac-12 et dans le recrutement.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts
– L’une des meilleures défenses du pays.
– Un recrutement d’élite pour un effectif très talentueux.
– Un nouveau coaching staff dans la continuité.

Points faibles
– L’attaque n’a pas encore de leader établi.
– Beaucoup de nouveaux titulaires du côté offensif.
– De nouveaux systèmes de jeu à maîtriser et un nouveau QB.

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