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102nd Rose Bowl Game – Iowa vs. Stanford

Présentation du 102ème Rose Bowl de l’Histoire entre les Hawkeyes d’Iowa et le Cardinal de Stanford.

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Suivez notre reporter, Loïc Baruteu, qui est à Pasadena pour couvrir le Rose Bowl via notre compte Twitter @TBPRoseBowl

Rencontre mythique de fin de saison, le Rose Bowl de Pasadena accueille deux opposants au style de jeu similaire, que personne n’attendait à un tel niveau sur le terrain cette année et qui ont longtemps fait office de prétendants aux playoffs. Il s’agira de la première rencontre de l’histoire des deux programmes.


IOWA HAWKEYES

Pour les Hawkeyes, le Rose Bowl n’est qu’un lot de consolation. Invaincus durant douze matches et favoris pour une qualification en playoffs, les joueurs de Kirk Ferentz se sont malheureusement effondrés en finale de conférence Big Ten face à Michigan State. Néanmoins, les Hawkeyes n’ont pas joué au Rose Bowl depuis une trentaine d’années et la déferlante de fans d’Iowa sur la côte Ouest atteste de l’importance de cette rencontre.

Les moments forts

Iowa @ Wisconsin, W 10-6 (03/10)
Iowa @ Northwestern, W 40-10 (17/10)
Iowa vs. Michigan State, L 13-16 (Big Ten Championship)

Les Hawkeyes n’ont manqué aucun des grands rendez-vous de leur division, face aux dangereux adversaires classés que représentaient Wisconsin et Northwestern. C’est leur unique défaite, face à Michigan State en finale de Big Ten, qui leur a coûté cher.

Les joueurs à surveiller

QB C.J. Beathard, Iowa – Crédits photo : Cliff Jette/The Gazette

QB C.J. Beathard
Inconnu au bataillon avant le début de la saison, C.J. Beathard s’est révélé comme un élément clé de l’attaque des Hawkeyes. Passeur fiable, capable de gagner des yards à la course, il s’est parfaitement fondu dans le moule offensif d’Iowa.

RB Jordan Canzeri
Avec 12 touchdowns à la course, Jordan Canzeri s’est également affirmé comme l’un des joueurs majeurs de l’attaque des Hawkeyes. Pour son dernier match avec Iowa, il devrait donner du fil à retordre au solide front seven du Cardinal.

WR Matt VandeBerg
Plus du double de réceptions captées par Matt VandeBerg par rapport au second meilleur receveur des Hawkeyes. C’est dire son importance dans le jeu aérien. Vraisemblablement opposé au cornerback Ronnie Harris, le défi sera de taille dans ce match.

ILB Josey Jewell
C’est son nom qui est le plus revenu dans les conversations d’avant-match. Pour Stanford, il sera le joueur à éviter pour progresser efficacement en attaque. Josey Jewell est indubitablement le linebacker le plus efficace d’un groupe pourtant redoutable, qui devrait poser de gros problèmes à la ligne offensive pourtant solide du Cardinal.

CB Desmond King
Véritable star de l’équipe, Desmond King a été désigné meilleur defensive back du pays par plusieurs médias après une saison étincelante. Il sera notamment chargé de défendre face aux robustes tight ends de Stanford. Pour l’heure, il n’a toujours pas annoncé sa décision de rester à Iowa l’an prochain ou de partir pour la NFL.

STANFORD CARDINAL

Troisième participation au Rose Bowl en quatre ans pour le Cardinal. C’est peu de dire que Josh Shaw a su poursuivre la dynastie victorieuse de Stanford en Pac-12 après le départ de Jim Harbaugh. Avec les saisons décevantes d’Oregon, USC et UCLA et la baisse de régime d’Utah, le Cardinal n’a pas manqué l’opportunité de décrocher un troisième titre de champion de conférence en quatre ans.

Les moments forts

Stanford @ Northwestern, L 6-16 (05/09)
Stanford vs. California, W 35-22 (21/11)
Stanford vs. Notre Dame, W 38-36 (28/11)
Stanford vs. USC, W 41-22 (Pac-12 Championship)

Hésitant face à Northwestern en ouverture de la saison, le Cardinal a enchaîné une série de victoires impressionnante, malgré une défaite contre Oregon, pour se présenter en finale de conférence et écraser USC.

Les joueurs clés

RB Christian McCaffrey, Stanford – Crédits photo : Getty Images

QB Kevin Hogan
Kevin Hogan est apparu concentré et déterminé cette semaine. Le quarterback a l’opportunité de laisser sa marque à Stanford et au Rose Bowl avec une seconde victoire dans ce match en trois participations. Parfaitement adapté au plan d’attaque de David Shaw, Hogan s’est avéré le digne héritier d’Andrew Luck à Stanford.

RB Christian McCaffrey
Finaliste du Heisman Trophy cette année, le sophomore Christian McCaffrey a largement dépassé les attentes placées en lui au début de l’année. Intraitable en attaque et en special teams, il a battu le record légendaire de Barry Sanders en all-purpose yards et a mis au supplice USC en finale de conférence. Il sera l’attraction offensive principale du Cardinal.

OG Joshua Garnett
Joshua Garnett est aussi attachant en-dehors du terrain que redoutable dans le jeu. Désigné meilleur offensive guard de la saison par la plupart des médias, il est l’un des grands artisans de la réussite de Stanford dans le jeu au sol et dans la protection de passe. Il est l’élément principal d’une redoutable ligne offensive.

DE Brennan Scarlett
Leader de la ligne défensive de Stanford, Brennan Scarlett sera forcément une menace pour l’OL des Hawkeyes. Avec 7 TFL, 4.5 sacks et 2 forced fumbles cette saison, le defensive end pèse dans le pass rush et les Hawkeyes devront se méfier de lui.

ILB Blake Martinez
En Pac-12, Blake Martinez est habitué aux quarterbacks qui courent et il sera un adversaire sérieux pour Beathard. Monstre physique, le capitaine de la défense du Cardinal sera également chargé d’empêcher le jeu au sol adverse de progresser.

Les impressions sur place

Après une semaine de festivités et de marathon médiatique, les deux équipes auront sûrement à cœur d’en découdre. Pour Iowa, il s’agit d’une question d’honneur pour ne pas terminer une saison débutée avec douze victoires par une série de deux défaites consécutives. Pour Stanford, l’objectif est de remporter un second Rose Bowl en trois participations et de laisser une empreinte sur cette rencontre mythique.

Dans les deux cas, ces deux équipes se battent pour leur légitimité alors qu’aucune d’entre elles n’était considérée comme un potentiel outsider en début de saison et qu’elles ont échoué aux portes des playoffs.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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Podcast Bowl – Episode 142 : Spécial Preview de la Pac-12

Traumatisée par une saison 2020 chaotique, la Pac-12 retrouve une certaine normalité… et espère placer une équipe en playoffs (Oregon ?) pour la 1ère fois depuis 2017.

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On poursuit nos previews 2021 avec notre présentation complète de la conférence de la côte ouest américaine, la Pac-12.

Grégory Richard et Morgan Lagrée vous présentent les 12 programmes de la Pac-12. Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?

Vous saurez tout à l’aube du début de saison 2021 dans la Pac-12.

Au programme :

  • Oregon a-t-il le quarterback pour faire un Three-peat ? La der des ders pour Clay Helton à USC ? Et si les Bruins de Chip Kelly étaient l’équipe surprise ? La jeunesse d’Arizona State prendra-t-elle le pouvoir ?
  • Hot seat : quel coach de la Pac-12 est le plus menacé ?
  • Nos pronostics.

Bonne écoute !

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Preview 2021 : USC Trojans

Un effectif talentueux, de nombreux playmakers dans tous les secteurs, le meilleur QB de la Pac-12 : mais que manque-t-il aux Trojans de USC pour retrouver le premier plan national ?

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Crédit photo : Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Trojans de USC.

USC Trojans

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 5-1 (5-0 Pac-12).
Head coach : Clay Helton, 6e année (45-23). Résultat en carrière : 45-23.
Coordinateur offensif : Graham Harrell.
Coordinateur défensif : Todd Orlando.
Titulaires de retour : 15, 8 en attaque, 7 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Stephen Carr, WR Amon-Ra St. Brown, WR Tyler Vaughns, OT Elijah Vera-Tucker, DT Marlon Tuipulotu, DT Jay Tufele, LB Palaie Gaoteote, CB Olaijah Griffin, S Talanoa Hufanga.
Joueurs à suivre : QB Kedon Slovis, RB Keaontay Ingram, WR Drake London, WR Bru McCoy, DT Ishmael Sopsher, DE Drake Jackson, DE Korey Foreman, CB Chris Steele, S Isaiah Pola-Mao.

Sixième année à la tête des Trojans pour le décrié Clay Helton, qui affiche un palmarès bien maigre de 45-23 à USC, dont un faible 2-3 en bowls : une hérésie pour les fans et les boosters. Si l’histoire entre le coach et la fac californienne avait bien débuté, avec une victoire épique au Rose Bowl en 2017 et un titre de conférence Pac-12 en 2018, la suite s’est nettement compliquée, au point que Helton est constamment pointé du doigt. Difficile cependant de casser le contrat du coach, protégé en 2020 par un parachute doré d’une valeur exorbitante de 20 millions de dollars, une somme impensable en période de pertes financières dues au Covid.

Néanmoins, USC pourrait finir par se séparer de Clay Helton en 2021 puisque ses indemnités en cas de licenciement s’élèveront à 10 millions de dollars cette saison, un montant plus abordable pour la riche fac privée de Los Angeles. En attendant, le coach bénéficiera du bénéfice du doute et d’un effectif à la fois expérimenté et extrêmement talentueux, malgré de nombreux départs pour la NFL ou sur transfert.

Avec une attaque annoncée comme renversante, blindée de playmakers et protégée par une OL en progrès, et une défense qui voit le retour de nombreux piliers, USC espère au moins remporter le titre de Division South, déjà acquis l’an passé, pour remporter cette fois-ci la Pac-12. Avec dans un coin de la tête l’objectif de s’inviter pour la première fois au College Football Playoff.

USC doit mieux protéger QB Kedon Slovis

Les Trojans vont jouer par les airs, beaucoup, passionnément, à la folie. Graham Harrell, disciple de Mike Leach et de l’attaque Air Raid, connait bien son groupe pour sa troisième année comme coordinateur offensif et il dispose surtout de QB Kedon Slovis (1921 yards à la passe, 17 TD, 7 INT en 6 matchs en 2020), l’un des favoris pour le Heisman Trophy, désormais junior et titulaire depuis 2019. Malgré un spring practice en dents de scie, le quarterback est devenu le vrai leader de cette attaque et ses qualités de passe en font un pion parfait dans le jeu de Harrell.

QB Kedon Slovis, USC – Crédit photo : Keith Birmingham, Pasadena Star-News

Si le jeune quarterback n’a pas été franchement aidé par une ligne offensive un peu à la ramasse l’an dernier en protection de passe, les choses devraient s’améliorer cette saison avec des joueurs plus expérimentés et une concurrence saine à plusieurs postes, notamment celui de right tackle où le vétéran OT Jalen McKenzie a été bousculé pendant le spring practice par le redshirt freshman OT Jonah Monheim, top prospect en 2019. Le rôle de left tackle, précédemment occupé par Austin Jackson puis Elijah Vera-Tucker, deux choix de premier tour à la draft NFL, échoira au freshman OT Courtland Ford qui s’est révélé au printemps et qui aura donc la lourde tâche de succéder aux deux superstars.

Beaucoup de talent au skill positions

Comme d’habitude, le groupe de receveurs des Trojans est blindé en qualité, et ce malgré les pertes d’Amon-Ra St. Brown et Tyler Vaughns, deux des cibles les plus prolifiques de Slovis ces deux dernières années. Heureusement, la vedette WR Drake London sera là, promue au rang de cible numéro un, épaulé par l’ancien prospect cinq étoiles WR Bru McCoy et WR KD Nixon, transféré de Colorado. Les freshmen WR Gary Bryant et WR Michael Jackson devraient également apporter leur pierre à l’édifice.

Enfin, le jeu au sol ne sera encore qu’un prétexte pour surprendre l’adversaire, alors qu’il n’est absolument pas au centre du système offensif des Trojans (97.3 yards au sol, #120 National). Surtout après les départs de RB Stephen Carr à Indiana et RB Markese Stepp à Nebraska. Il ne reste désormais que le vétéran RB Vavae Malepeai et RB Keaontay Ingram, débarqué en provenance de Texas cette saison, pour faire souffler Slovis et ses receveurs. L’un des deux devrait émerger comme coureur principal alors que Mike Jinks, coach des running backs, envisage de changer sa stratégie qui consistait à impliquer plusieurs joueurs dans la rotation. Un volte-face qui s’explique par les médiocres résultats des Trojans au sol en 2020.

USC ajoute le prospect #1 du recrutement 2021 à un solide front four

USC voulait take back the West (« re-conquérir l’Ouest ») cette année au niveau du recrutement et l’objectif numéro un, le prospect cinq étoiles numéro un du pays, DE Korey Foreman, a rejoint les Trojans après une intense cour de Clay Helton. Il devrait vraisemblablement entrer dans la rotation mais il n’est pas assuré d’un rôle de titulaire puisque DE Drake Jackson est la superstar de cette défense californienne, attendu au premier tour de la prochaine draft et déjà ultra dominant au spring practice, et que le vétéran DE Nick Figueroa a assuré en 2020.

DL Drake Jackson (#99), USC – Crédit photo : Sean M. Haffey/Getty Images

Le plus gros chantier défensif se trouve ainsi à l’intérieur de la ligne, après les départs de Jay Tufele et Marlon Tuipulotu pour la NFL, celui de Caleb Tremblay pour Tennessee, sans oublier l’absence sur blessure de DT Brandon Pili. Le coaching staff travaillera donc avec un groupe quasi inédit, renforcé par le transfuge d’Alabama DT Ishmael Sopsher (#5 DT, #47 National du recrutement 2019), ancien top prospect du Crimson Tide. Le redshirt freshman DT Jamar Sekona a quant à lui retourné le spring practice et la recrue quatre étoiles NT Jay Toia est déjà prêt physiquement pour le jeu universitaire. Avec en outre un DT Tuli Tuipulotu impressionnant au printemps, cette ligne défensive pourrait finalement s’avérer le point fort de la défense, contre toute attente.

Un backfield défensif déplûmé

À moins que la secondary ne continue sur sa lancée, en dépit du départ de Talanoa Hufanga pour la NFL. L’ancien Pac-12 Defensive Player of the Year laisse un vide énorme au sein de la défense des Trojans mais le vétéran S Isaiah Pola-Mao devrait assurer la succession, avec ses 121 plaquages et 5 interceptions en carrière. Le renfort de S Xavion Alford sera le bienvenu, dans un groupe de defensive backs qui inclut de nombreux cadors de Pac-12 ; l’ancien prospect cinq étoiles CB Chris Steele et CB Isaac Taylor-Stuart formeront l’une des paires les plus solides du pays, avec CB Greg Johnson ou encore DB Max Williams en soutien. Il faudra également compter sur le top prospect CB Ceyair Wright pour donner un coup de main régulier.

Le milieu de la défense sera tenu par les vétérans LB Ralen Goforth et LB Kana’i Mauga suite au départ de Palaie Gaoteote pour Ohio State. Goforth prendra donc la place de ce dernier, déjà auréolé d’une grosse expérience avec USC. Cette défense paraît en tout cas suffisamment équilibrée et expérimentée pour progresser sous la direction du defensive coordinator Todd Orlando, dans sa seconde année à LA, et s’imposer comme l’une des meilleures de la conférence. Du côté des Trojans, on espère évidemment faire mieux dans la red zone, le point faible en 2020, tout en conservant les habitudes de turnovers prises l’an passé.

S Isaiah Pola-Mao (#21), USC – Crédit photo : Harry How, Getty Images

Les Trojans ne manquent jamais de joueurs explosifs à faire évoluer sur retours de coups de pied et une solide rotation devrait s’établir, même si les titulaires dans l’exercice en 2020 sont tous partis, à l’exception de Gary Bryant.

Chez les spécialistes, l’Australien P Ben Griffiths sera de retour pour une troisième saison comme titulaire alors que sa moyenne de 46,4 yards par punt en 2020 est la meilleure à USC depuis 2003. Le sophomore K Parker Lewis sera le kicker des Trojans pour la seconde année consécutive, après avoir terminé 20e au rang national en field goals en tant que true freshman, avec 60% de touchbacks sur ses kickoffs. Pour finir, le vétéran LS Damon Johnson sera long snapper pour une cinquième saison en 2021.

Calendrier

Pour la première fois depuis 2009, les Trojans joueront tous leurs matches de saison régulière les samedis. En apparence accessible, ce calendrier ne le sera pas tant que ça, avec trois opposants hors-conférence tous classés dans le top 25 l’an dernier. Cependant, avec sept matches à domicile contre cinq à l’extérieur, USC espère bien profiter de l’avantage du terrain, bien que les déplacements à Notre Dame et Arizona State s’annoncent périlleux, avec de possibles surprises à Washington State, Colorado ou California, des équipes en forme récemment.

Si les Trojans éviteront Oregon et Washington au calendrier cette année, le match d’ouverture face au champion régnant de Mountain West San Jose State ne sera pas une partie de plaisir. En conférence, USC recevra Stanford, Oregon State, Utah, Arizona et UCLA, avant de conclure la saison régulière face à BYU, qui s’était imposé en 2019 contre les joueurs de Clay Helton.

La fac de LA peut espérer s’inviter en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas, même si les Trojans perdent une ou deux rencontres au calendrier, mais il faudra sans doute être quasi parfait pour accrocher l’une des quatre places disponibles pour des playoffs qui se jouent presque traditionnellement sans équipe de Pac-12.

Source : FBS schedules

Conclusion

Après une saison régulière 2020 réussie, conclue par cinq victoires en cinq matches, USC s’est écrasé en finale de conférence Pac-12 face à une équipe d’Oregon qui remplaçait Washington, privé de match pour cause de Covid. Cette année, avec un groupe expérimenté, un quarterback dans la meilleure forme de sa carrière et des systèmes de jeu bien établis, l’objectif est clair : remporter la conférence Pac-12. Il faudra déjà s’imposer au sein d’une division robuste, qui compte Arizona State, Utah et potentiellement UCLA comme outsiders sérieux.

Les Trojans espèrent ainsi faire du bruit au niveau national et se rapprocher d’une place en playoffs qui leur échappe depuis la création du CFP en 2014. Il faudra pour ça se montrer plus réguliers que lors des campagnes précédentes et éviter les erreurs de débutant de la part d’un coach dans sa sixième année à la tête du programme. En cas de nouvelle désillusion, Clay Helton devrait ainsi faire ses adieux à la cité des anges, pour le plus grand bonheur de fans qui n’attendent qu’une seule chose : le retour au premier plan national de USC.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
4

Résumé

Points forts :
– Le meilleur quarterback de la Pac-12.
– De nombreux playmakers offensifs.
– Un front fort intimidant.

Points faibles :
– Une ligne offensive dysfonctionnelle.
– Un backfield défensif en chantier.
– Un coach condamné.

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Preview 2021 : UCLA Bruins

Chip Kelly possède son effectif le plus expérimenté depuis son arrivée à Westwood : les Bruins de UCLA menés par QB Dorian Thompson-Robinson seront-ils l’équipe surprise de la Pac-12 en 2021 ?

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Crédit photo : bruinsnation.com

50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Bruins de UCLA.

UCLA Bruins

Pac-12

Division South
 

En 2020 : 3-4 (3-4 Pac-12).
Head Coach : Chip Kelly, 4e année (10-21). Résultat en carrière : 56-28.
Coordinateur offensif : Justin Frye.
Coordinateur défensif : Jerry Azzinaro.
Titulaires de retour : 19, 9 en attaque, 10 en défense.
Joueurs-clés partis : RB Demetric Felton, DE Osa Odighizuwa, CB Elijah Gates.
Joueurs à suivre : QB Dorian Thompson-Robinson, RB Zach Charbonnet, RB Brittain Brown, WR Kyle Philips, TE Greg Dulcich, C Sam Marrazzo, LB Caleb Johnson, LB Bo Calvert, S Quentin Lake, DB Qwuantrezz Knight.

En 1919, le programme de football de la branche sud de l’Université de Californie à Westwood est créé, sous le nom de Southern Branch Grizzlies. Les débuts de l’équipe ne sont guère glorieux mais la fin des années 1920 et le changement d’appellation vers UCLA Grizzlies, puis UCLA Bruins, marque le début d’une longue tradition de victoires pour un programme qui remporte le titre national en 1954.

Quel rapport avec Chip Kelly, qui aborde sa quatrième saison sur un siège éjectable après une arrivée tonitruante à UCLA comme fils prodigue de la Pac-12 ? Sa série actuelle de trois saisons sans bilan de victoires positif est la plus longue depuis le début des années 20, quand les Bruins s’appelaient donc les Southern Branch Grizzlies. Autant dire une éternité.

On se souvient que Jim Mora, lui-aussi considéré à son arrivée comme le futur sauveur d’un programme en perte de vitesse, avait été renvoyé au terme de la conférence de presse suivant une défaite face à USC au Coliseum, le 18 novembre 2017. Kelly pourrait bien connaitre le même sort; l’ancien d’Oregon a eu carte blanche pour composer son staff, bâtir son équipe après trois cycles de recrutement et surtout distiller sa science du jeu offensif. Un échec jusque-là mais cette saison 2021 s’annonce comme un véritable tournant, qui conclura potentiellement le passage du coach à LA en cas de nouvelle défaillance ou qui lui permettra de sauver sa tête si la mayonnaise prend enfin.

La montée en puissance de DTR

Lorsque le célèbre Chip Kelly a signé à Westwood, il faut avouer qu’on s’attendait à une déferlante de points du côté de Pasadena. Il aura cependant fallu attendre 2020 pour retrouver un semblant de l’attaque explosive mise en place à Oregon, avec 455 yards et 35 points en moyenne par match.

QB Dorian Thompson-Robinson, UCLA – Crédit photo : Ashley Landis, AP

Le mérite en revient d’abord à une ligne offensive enfin efficace après des années de naufrage dans ce domaine. Il faut croire que Justin Frye, coordinateur offensif et coach de ligne, a fait du bon travail de ce côté-là.

L’an dernier, la ligne des Bruins a permis au jeu de course de s’installer à la 12ème place nationale au classement des meilleurs jeux au sol tout en protégeant efficacement QB Dorian Thompson-Robinson (1 120 yards à la passe, 65% d’efficacité, 12 TD, 4 INT et 306 yards au sol, 3 TD en 5 matchs joués en 2020), enfin en position de briller pour sa 3ème année comme titulaire à UCLA. Plus précis et efficace à la passe mais également redoutable pour progresser à la course, il sera l’un des éléments principaux de la réussite ou de l’échec des Bruins cette saison.

Un jeu au sol redoutable

Parmi les dix titulaires offensifs de retour figurent donc les cinq joueurs de ligne alignés l’an passé, dont le vétéran C Sam Marrazzo, leader incontesté et pilier de l’OL, et OT Sean Rhyan. Malgré le départ du meilleur coureur Demetric Felton vers la NFL, Chip Kelly pourra compter sur RB Brittain Brown (543 yards au sol, 4 TD) et RB Kazmeir Allen pour assurer la transition, avec en guest star RB Zach Charbonnet, ancien top prospect transféré de Michigan où il avait brillé pour sa saison freshman. Il ne fait aucun doute que les Bruins devraient donc à nouveau se reposer sur un jeu au sol très solide, en espérant être épargnés par les blessures.

Le jeu aérien, emmené par Thompson-Robinson donc, profitera de la présence de TE Greg Dulcich (26 réceptions, 517 yards, 5 TD), probable futur prospect NFL, et de l’imposant TE Mike Martinez, sans oublier évidemment le junior WR Kyle Philips (38 réceptions, 370 yards, 2 TD), leader au nombre de réceptions lors des saisons 2019 et 2020. Là encore, UCLA a su profiter d’un portail des transferts en plein effervescence pour attirer du talent avec WR Kam Brown, ancien de Texas A&M, destiné à rapidement contribuer au secteur offensif. Enfin, WR Logan Loya pourrait bien être la révélation de la saison s’il justifie son statut de jeune espoir, au sein d’une attaque qui devrait continuer sur sa belle lancée pour permettre aux Bruins de gagner enfin des matches.

LB Caleb Johnson (#40), UCLA – Crédit photo : UCLA Athletics

Un pass rush très agressif

Après deux saisons catastrophiques en 2018 et 2019, l’arrivée de Brian Norwood comme assistant au coach principal a changé la donne; si le coordinateur défensif Jerry Azzinaro, qui suit Chip Kelly depuis l’époque Oregon, avec un passage aux Eagles et aux Niners en NFL, semblait sur la sellette, il a finalement conservé son poste mais a pu profiter du souffle apporté par les systèmes de Norwood, ancien coordinateur défensif de Navy. En 2020, les Bruins ont ainsi dominé la Pac-12 en moyenne de sacks par match (3.29) et de yards concédés par portée (3.6).

De quoi envisager la saison 2021 avec des étoiles dans les yeux alors que la défense a perdu un seul titulaire, la superstar Osa Odighizuwa, sélectionné au troisième tour de la dernière draft, qui pourrait cependant manquer aux Bruins au centre de la ligne. Le staff espère trouver en NT Otito Ogbonnia (16 plaquages, 1.5 pour perte, 1.5 sacks), DT Tyler ManoaDE Mitchell Agude (24 plaquages, 9 pour perte dont 2.5 sacks, 3 fumbles forcés) et DE Datona Jackson (15 plaquages, 2.5 pour perte) une rotation capable de faire oublier l’ancien mastodonte.

Norwood et Azzinaro espèrent probablement capitaliser sur leur réussite défensive de l’an passée, basée sur des pass rushers agressifs et explosifs, en particulier le vétéran LB Caleb Johnson (44 plaquages, 7 pour perte, 5.5 sacks, 1 INT). UCLA s’est même arrangé pour faire venir du renfort de poids, en l’occurrence les linebackers LB Ale Kaho, ancien top prospect transféré d’Alabama, et LB Jordan Genmark Heath, en provenance de Notre Dame. Avec en plus un LB Bo Calvert (28 plaquages) taille patron pour contrôler le milieu de la défense et le vétéran LB Martell Irby, ancien running back absent en 2020 sur blessure, enfin de retour, la profondeur est assurée.

Une défense en déficit de turnovers en 2020

Au niveau de la secondary, le spring practice a montré la même tendance qu’en fin de saison dernière : un manque de capacité à créer des turnovers (seulement 11 en 7 matchs en 2020) et un manque de cohésion et d’automatisme responsables de beaucoup de yards accordés.

L’un des leaders de l’escouade, S Quentin Lake (33 plaquages, 1 INT), et la recrue DB Devin Kirkwood ont fait sensation, mais il ne fait aucun doute que S Stephan Blaylock (42 plaquages, 2 INT) et CB Obi Eboh (19 plaquages, 2 pour perte, 1 sack) sauront se mettre en valeur au sein d’une unité qui retrouve tous ses éléments de 2020. En particulier l’excellent DB Qwuantrezz Knight (39 plaquages, 4.5 pour perte, 1 sack, 1 fumble récupéré, 1 TD), leader vocal et tour de contrôle de cette secondary depuis son poste de nickelback.

DB Qwuantrezz Knight (#24), UCLA – Crédit photo : Kelvin Kuo, AP

Cette défense est donc attendue comme l’une des plus féroces de Pac-12 cette année, avec des joueurs expérimentés qui ont montré une vraie progression en 2020 et qui espèrent ainsi s’affirmer comme la principale ressource de cette équipe de UCLA.

K Nicholas Barr-Mira a réussi 6 field goals sur 7 l’an dernier et 30 conversions de touchdown sur 31, de quoi lui assurer de conserver son rôle de titulaire en 2021. Même continuité au poste de punter où P Luke Akers, fils de l’ancien kicker NFL David Akers, reprendra sa place après sa première campagne comme titulaire l’an dernier. Reste à voir si la couverture et les retours feront mieux après une saison moyenne dans ces secteurs en 2020, avec un Kyle Philips qui n’a pas été transcendant sur retours de punt.

Calendrier

Malheureusement pour Chip Kelly, les Bruins n’auront pas le calendrier le plus simple du pays en 2021, loin de là. Si le match d’ouverture face à Hawaii à Pasadena est largement à la portée de UCLA, il faudra enchaîner face à LSU la semaine suivante pour la toute première apparition des Tigers au Rose Bowl, puis Fresno State, l’un des cadors du Group of Five. En ce qui concerne la Pac-12, les joueurs de Kelly se déplaceront à Stanford, Arizona, Washington, Utah et USC et un bilan positif à l’extérieur serait une superbe performance.

UCLA recevra également de gros clients au Rose Bowl outre LSU et Fresno State puisqu’il faudra affronter Arizona State à Pasadena début octobre et Oregon fin octobre pour le Homecoming. Enfin, les hommes de Kelly recevront Colorado mi-novembre après une semaine de repos pour ce qui devrait être une victoire, avant de conclure la saison régulière avec la réception de Cal.

Source : FBS Schedule

Conclusion

Débarqué en grandes pompes en 2017 pour un contrat de cinq ans, l’ancien coach d’Oregon était censé rendre au programme de Westwood sa gloire passée et se repositionner comme l’une des grosses écuries de la côte Ouest. Son bilan étant ce qu’il est après trois saisons, bien pâle, Kelly pourrait donc prendre la porte rapidement si la situation ne s’améliore pas, surtout au regard de ses nombreuses sorties de route, comme son obstination à conserver un defensive coordinator complètement largué depuis quatre ans.

Il convient cependant de laisser le bénéfice du doute à l’ancien artificier de génie de la Pac-12, qui a révolutionné le jeu offensif de la côte pacifique lors de son passage à Oregon. Premièrement, car les quatre défaites subies en 2020 l’ont été par six points d’écart maximum, avec une courte défaite contre Oregon au Autzen Stadium, face à USC, et au terme de deux prolongations contre Stanford. Deuxièmement, car l’attaque et la défense des Bruins ont énormément progressé l’an dernier. Et troisièmement, pour finir, parce que cette équipe construite patiemment par Chip Kelly ressemble enfin à quelque chose avec ses 19 titulaires de retour.

Avec une ligne offensive digne d’un programme majeur de Pac-12 et des playmakers en nombre, UCLA pourrait finalement renverser la situation et signer sa première saison au bilan positif sous l’ère Chip Kelly, à condition d’afficher une solidité défensive qui a longtemps manqué aux Bruins de l’ancien coach d’Oregon et de maîtriser un calendrier qui s’annonce déjà épuisant. Il faudra au minimum se qualifier pour un bowl de fin de saison, un objectif qui échappe au programme de Westwood depuis 2017 et une défaite au Cactus Bowl contre Kansas State.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.4

Résumé

Points forts :
– Le QB le plus explosif de la Pac-12.
– Une ligne offensive expérimentée.
– Un pass rush dominant.

Points faibles :
– Manque de profondeur au poste de receveur.
– Une inconstance générale.
– La défense aérienne.

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Preview 2021 : Washington Huskies

Portés par un jeu au sol au fort potentiel et une défense de fer, les Huskies de Washington ont les armes pour jouer les premiers rôles dans la Pac-12 North.

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50 previews en 50 jours, c’est une série estivale de 50 présentations exclusives préparées par toute l’équipe TBP afin de vous permettre de tout savoir concernant la prochaine saison de College Football. On retrouve aujourd’hui les Huskies de Washington.

Washington Huskies

Pac-12

Division North
 

En 2020 : 3-1.
Head Coach : Jimmy Lake, 2e année (3-1). Résultat en carrière : 3-1.
Coordinateur offensif : John Donovan.
Coordinateur défensif : Bob Gregory.
Titulaires de retour : 17, 9 en attaque, 8 en défense.
Joueurs-clés partis : WR Puka Nacua, DT Levi Onwuzurike, LB Joe Tryon, CB Elijah Molden, CB Keith Taylor.
Joueurs à suivre : QB Dylan Morris, TE Cade Otton, OT Jaxson Kirkland, LB Edefuan Ulofoshio, LB Ryan Bowman,CB Brendan Radley-Hiles, CB Trent McDuffie.

Si le programme de football de Washington est aujourd’hui une référence au sein de la conférence Pac-12, il revient de loin. Un an après leur second titre national en 1991, les Huskies ont subi de lourdes sanctions imposées par la NCAA et la Pac-10 pour une affaire on ne peut plus classique à cette époque du College Football de joueurs payés par les boosters. S’ensuit une période de disette, avant un retour aux premiers rangs de Pac-10 sous Rick Neuheisel entre 1999 et 2004, coach finalement accusé de multiples violations des règles universitaires concernant le recrutement. Les Huskies touchent définitivement le fond en 2008 sous Tyrone Willingham, avec un affreux bilan de 0-12. À cette période où la conférence Pacific réfléchit à l’intégration de nouveaux programmes, Washington semble menacé de céder sa place. Heureusement, la Pac-10 décide de s’étendre et devient la Pac-12 en 2012, alors que Steve Sarkisian a déjà remis le programme des Huskies sur les bons rails.

En 2014, Chris Petersen, coach de Boise State convoité par de grands programmes à travers le pays, est embauché pour remplacer Sarkisian avec la réussite que l’on connait aujourd’hui; champion de conférence Pac-12 en 2016 et 2018, invité au College Football Playoff en 2016, Washington s’impose désormais comme un cador sur la côte ouest, champion de Division North l’an dernier sous la direction de Jimmy Lake, successeur de Petersen.

Les Huskies ont dû céder leur place en finale de conférence à Oregon au terme d’une saison 2020 galère minée par la pandémie mais le retour à un calendrier plus commun devrait leur permettre de laisser exprimer tout leur talent après plusieurs années d’un recrutement de haut niveau.

Incertitude au poste de quarterback…

Depuis l’exceptionnelle saison 2016 de Jake Browning, les Huskies n’ont pas été gâtés au poste de quarterback; Browning a finalement régressé en 2017 et 2018, tandis que son successeur Jacob Eason n’a pas su reprendre le flambeau en 2019. Convaincant lors des quatre sorties de Washington l’an dernier, QB Dylan Morris semble néanmoins en mesure de mettre fin à cette mauvaise série, dans un système offensif très conservateur porté sur le jeu au sol en 2020. Dans sa deuxième année, le coordinateur offensif John Donovan pourrait cependant donner plus de responsabilités au quarterback sophomore.

QB Dylan Morris, Washington – Crédit photo : Ted Warren, AP

Menacé pendant le spring practice par deux nouveaux quarterbacks, la recrue cinq étoiles QB Sam Huard et le transfuge de Colorado State QB Patrick O’Brien, Morris semble cependant le mieux armé pour conserver le poste de titulaire. Le fall camp permettra de trancher, même si le fils de Damon Huard et neveu de Brock Huard, deux anciens quarterbacks des Huskies avec une belle carrière NFL, semble encore trop inexpérimenté tandis qu’O’Brien sort d’une saison décevante en 2020.

Le quarterback titulaire sera en tout cas bien protégé derrière la ligne offensive la plus imposante de l’histoire de Washington, qui retrouve ses cinq titulaires, dont le gigantesque OG Ulumoo Ale, le vétéran C Luke Wattenberg, de retour pour une sixième saison, et OT Jaxson Kirkand, 1st-Team All-Pac-12 l’an passé. Avec TE Cade Otton, également 1st-Team All-Pac-12 et considéré comme l’un des meilleurs bloqueurs du pays à son poste, le backfield offensif des Huskies semble extrêmement bien entouré.

…compensée par un jeu au sol ultra-dominant

Le jeu au sol sera au centre de l’attention après une campagne 2020 où Washington s’est beaucoup reposé sur ce secteur pour l’animation offensive. Les Huskies ont utilisé quatre running backs l’an dernier dans leur rotation, et tous sont de retour. Le junior RB Richard Newton apparaît comme le chouchou du coach, après 11 touchdowns en 2019 comme freshman, mais il devra s’imposer comme numéro un face aux seniors RB Sean McGrew et RB Kamari Pleasant, tous deux dans leur sixième année, sans oublier RB Cameron Davis, impliqué dans les quatre rencontres disputées par les Huskies l’an dernier.

John Donovan devrait donc se reposer à nouveau sur son jeu au sol, porté par quatre coureurs expérimentés et une ligne offensive en béton armé, en attendant peut être de trouver une vraie cible numéro un dans le jeu aérien. Le départ de Puka Nacua sur transfert a fait mal mais WR Ja’Lynn Polk, transféré de Texas Tech, espère bien s’affirmer dans ce rôle, à moins que l’un des vétérans WR Terrell BynumWR Jalen McMillan ou WR Rome Odunze ne s’impose comme go-to guy du quarterback titulaire. On suivra attentivement le développement de la recrue WR Jabez Tinae, potentiel joyau d’une solide classe 2021.

TE Cade Otton, Washington – Crédit photo : Ben Margot, AP

Cette attaque des Huskies semble donc en mesure de continuer à gagner des matches au sein d’une Division North qui s’annonce disputée, avec presque l’intégralité de ses titulaires de retour et une marge de progression intéressante aux postes clés dans le jeu aérien.

Du changement dans la continuité en défense

La nouveauté en défense, c’est surtout le départ du coordinateur défensif Pete Kwiatkowski pour Texas, où exerce désormais l’ancien coach des Huskies Steve Sarkisian. Washington a néanmoins choisi la continuité avec la promotion de Bob Gregory au poste; l’ancien coach des linebackers et des special teams depuis 2016 est membre du staff depuis l’arrivée de Chris Petersen à Seattle, en 2014. Reste à voir si la philosophie défensive sera chamboulée ou si Gregory continuera sur la lancée de son prédécesseur.

Malheureusement, il faudra se passer de LB Zion Tupuola-Fetui, l’une des révélations en 2020, après sa blessure au tendon d’Achille durant le spring practice, synonyme de fin de saison précoce. Attendu comme l’un des pass rushers les plus féroces du pays après sept sacks en quatre matches, il devrait faire son retour en 2022. Washington pourra néanmoins se reposer sur des joueurs de qualité pour le pass rush, avec l’expérimenté LB Ryan Bowman dans sa sixième année, l’ancienne recrue cinq étoiles LB Sav’ell Smalls prêt à assumer son statut et le transfuge de Texas A&M DE Jeremiah Martin, révélation du spring practice.

Au milieu de la défense, Bob Gregory aura à disposition un tandem de choc, entre la star montante et ancien walk-on LB Edefuan Ulofoshio, 2nd-Team All-Pac-12 en 2020, et LB Jackson Sirmon. Titulaires l’an dernier, tous deux sophomores, ils seront d’une importance capitale pour soutenir une secondary en chantier.

S Asa Turner, Washington – Crédit photo : AP Photo/Ted S. Warren

Effectivement, les Huskies ont besoin de deux nouveaux cornerbacks titulaires suite aux départs d’Elijah Molden et Keith Taylor. CB Trent McDuffie et CB Kyler Gordon devraient prendre leurs responsabilités, après une sélection 2nd-Team All-Pac-12 pour le premier, tandis que CB Brendan Radley-Hiles, transféré d’Oklahoma après trois saisons comme titulaire, est un renfort de poids pour le rôle de nickel cornerback orphelin du génie Molden. Les postes de safeties seront sans doute soumis à une rotation intensive, tant les deux titulaires S Asa Turner et S Alex Cook n’ont pas convaincu la saison passée. Avec DB Kyler Gordon et le redshirt freshman S Jacobe Covington en embuscade, il faut ainsi s’attendre à voir tourner les joueurs à ces postes.

Pour finir avec le nerf de la guerre, les tranchées, malgré la perte préjudiciable du mammouth Levi Onwuzurike, le retour de DT Tuli Letuligasenoa après sa blessure en 2020 devrait être extrêmement bénéfique pour une ligne défensive qui alternera avec DT Sam Taimani et DT Faatui Tuitele. Avec plus de 400 kg au total pour ces trois beaux specimens, c’est un euphémisme de conclure que l’avant-garde défensive sera solidement ancrée sur sa ligne de scrimmage.

Les Huskies ont investi en special teams ces dernières années, avec deux joueurs boursiers aux postes de kicker et punter. K Peyton Henry est déjà titulaire depuis trois saisons alors que P Race Porter reprendra son statut de titulaire pour une seconde année consécutive et Washington n’a pas vraiment de souci à se faire pour ses équipes spéciales.

Calendrier

Après une mise en jambe face à un sparring-partner largement à la portée des Huskies, Montana en l’occurrence, le déplacement à Michigan pourrait s’avérer très délicat. Malgré tout, les principales difficultés au calendrier de Washington, Oregon et Arizona State, deux favoris pour le titre de leur division respective, se joueront à domicile sous la pluie de Seattle. Reste à voir si les Huskies feront un sans faute en conférence, au sein d’une Pac-12 qui se cannibalise chaque année. Oregon State, Stanford et Arizona à l’extérieur pourraient poser problème mais Washington évitera USC et Utah, deux adversaires coriaces que l’équipe de Jimmy Lake pourrait retrouver en finale de conférence le 3 décembre à Las Vegas.

Conclusion

Champion de Division North avec un bilan de 3-1 en 2020, la saison passée tronquée a ressemblé à un tour de chauffe pour un programme des Huskies en transition suite au départ de Chris Petersen. Blindé à tous les postes après des années d’un recrutement judicieux et qualitatif, avec presque tous les titulaires de retour, grâce notamment à l’extension de l’éligibilité des seniors à six ans suite au Covid, il ne reste plus aux Huskies qu’à maîtriser un calendrier homogène. À condition d’affirmer son identité offensive, entre philosophie conservatrice portée sur le jeu au sol et adaptation au football moderne tourné vers la passe.

Le changement de direction défensive, avec le passage de témoin entre Pete Kwiatkowski et Bob Gregory, ne devrait pas entraîner de profonde révolution pour un groupe qui s’est affirmé comme l’atout des Huskies en 2020. Avec l’émergence annoncée de différents jeunes joueurs à tous les niveaux, Washington fait peur à la Pac-12 et cherchera évidemment à s’inviter en playoffs. Au sein d’une conférence visiblement plus compétitive que la saison dernière, le programme de Seattle devra éviter les erreurs de parcours, souvent synonymes de game over, en dépit de son coaching staff paradoxalement expérimenté mais jeune sur divers postes à responsabilité.

Évaluation
  • Attaque
  • Défense
  • Équipes spéciales
  • Coaching
  • Potentiel
3.6

Résumé

Points forts :
– Une ligne offensive All-conference.
– Un backfield offensif fourni.
– Du leadership sur le second rideau défensif.

Points faibles :
– Incertitude au poste de quarterback.
– Absence d’un vrai receveur #1.
– Un pass rush en chantier.

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