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NFL Draft

NFL Star Academy – Week 9

Chaque semaine, Loïc Baruteu fait le tour de l’actualité de la draft NFL 2020 : les news, conseil de classe, speed dating, etc… on se croirait à la Star Ac’ !
Vous saurez tout sur les futures stars du dimanche.

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Fil d’actu’

Beaucoup de scouts au match entre Ohio State et Northwestern, seize au total, ainsi que cinq GM.

Toujours selon Eric Edholm de Yahoo Sports, pas moins de six quarterbacks ont le talent pour partir dans le top 10 : Tua Tagovailoa (Alabama) évidemment, Justin Herbert (Oregon), Joe Burrow (LSU), Jacob Eason (Washington), Jalen Hurts (Oklahoma) et Jordan Love (Utah State). Eric se permet même un parallèle avec la classe 1983 qui compte trois Hall of Famers (John Elway, Jim Kelly, Dan Marino) mais pour l’heure rien ne permet d’affirmer que les QB envoyés au premier tour en 2020 ne sauront assurer la transition dans une NFL résolument tournée vers la passe.

RB Maurice Washington « ne fait pas partie de l’équipe à l’heure actuelle ». C’est la sentence à la Denis Brogniart annoncée par Scott Frost, coach de Nebraska, après que son running back sophomore ait été cité dans une affaire de « alleged revenge porn case » en Californie. Stay classy, my friends. Frost a cependant laissé la porte ouverte pour un retour du joueur dans l’équipe et il faudra sans doute attendre le dénouement des procédures judiciaires, en décembre, pour en savoir plus sur le futur du joueur.

La SEC n’a pas eu de quarterback sélectionné au premier tour depuis Johnny Manziel (Texas A&M) en 2014 et cette cuvée 2020 pourrait marquer l’Histoire avec QB Tua Tagovailoa (Alabama), QB Joe Burrow (LSU) et QB Jake Fromm (Georgia) tous considérés comme des choix de premier tour. Tagovailoa est toujours envisagé comme le top pick à venir pour les Miami Dolphins malgré sa récente blessure bénigne.

Les Dolphins, qui devraient être récompensés à la fin d’une saison de tanking intense par le premier choix de la draft donc, seraient quand même bien emmerdés parce qu’ils ont besoin d’un quarterback mais que DE Chase Young (Ohio State) réalise une saison de malade mental. Le gars a passé 4 sacks et 2 fumbles forcés à Wisconsin, pourtant un gros client. On parle énormément de lui pour le Heisman Trophy, et ça va même jusqu’à remettre en question la légitimité du trophée en question étant donné qu’il sera forcément remis à un joueur offensif. Certains analystes sont tellement excités qu’ils estiment que Young est un meilleur prospect que Myles Garrett il y a quelques années. La stratégie des Dolphins pourrait donc se tourner vers le pass rusher avec le top pick, avant de sélectionner un des nombreux top quarterbacks avec l’un de ses deux autres choix de premier tour, hérités des Steelers et des Texans.

Pour remercier LT Penei Sewell (Oregon) d’avoir bloqué efficacement contre les Huskies il y a deux semaines, RB Cyrus Habibi-Likio (Oregon) a tenu à le remercier (l’empoisonner ?) avec un mac’n’cheese maison. Le tackle est un élément prépondérant de la ligne des Ducks cette année et fait beaucoup parler de lui, déjà régulièrement encensé par un autre équipier, RB CJ Verdell (Oregon).

La belle histoire guimauve de la semaine qu’on adore, rapportée par Bri Amaranthus pour NBC Sports, celle des frangins WR Michael Pittman (USC) et WR Mycah Pittman (Oregon) qui s’affrontent ce week-end en Pac-12. Michael, senior, domine la conférence en yards à la réception et s’est affirmé comme un joueur vital pour les Trojans, tandis que Mycah, freshman, a récemment effectué des débuts prometteurs sous les couleurs des Ducks.

Mike Farrell de Rivals est revenu sur la façon dont les prospects sont étudiés au high school et s’est aidé de plusieurs exemples, notamment DE Chase Young (Ohio State), QB Kellen Mond (Texas A&M) ou encore QB Skylar Thompson (Kansas State) pour savoir si les scouts de Rivals avaient visé dans le mille il y a quelques années, lorsque ces futurs joueurs NFL portaient encore le teddy de leur équipe de high school, et il n’a pas hésité à se flageller lorsqu’ils se sont plantés.

OL Calvin Throckmorton, Oregon – Crédit photo : Getty Images

Conseil de classe

OL Calvin Throckmorton, Oregon
vs Washington State
Dans la victoire des Ducks contre Washington State, Calvin a fêté sa quarante-sixième titularisation consécutive avec Oregon. Désigné Pac-12 Offensive Lineman of the Week contre Washington il y a deux semaines, Calvin est l’un des piliers de la ligne offensive des Ducks, qui s’affirme comme l’une des meilleures du pays cette année. Reste à déterminer si le joueur sera aligné à droite ou à l’intérieur de la ligne en NFL mais il devrait probablement retrouver un rôle de guard chez les pros.
Résultat : régulier et appliqué, passage au niveau supérieur.

QB Brian Lewerke, Michigan State
vs Penn State – 16/34 (47.1%), 165 yds, 1 int
Seulement 11 touchdowns en huit rencontres cette saison pour le quarterback de Spartans qui piétinent avec leur bilan de 4-4. Face à Penn State, Brian était sans doute in the kitchen tellement il était transparent sur le terrain, avec moins de la moitié de ses passes complétées et une interception, sa quatrième cette année. En dépit de conditions difficiles et d’une adversité féroce, il n’a pas su élever son niveau de jeu et a montré les mêmes faiblesses habituelles, c’est-à-dire une difficulté à se montrer précis et à ne pas saisir les bonnes opportunités. Difficile de l’imaginer ailleurs que sur un practice squad.
Résultat : bonnet d’âne.

RB JK Dobbins, Ohio State
vs Wisconsin – 20 att, 163 yds, 2 TD, 3 rec, 58 yds
JK est une star nationale cette année, qui fait couler beaucoup d’encre avec ses performances dignes d’un ancien running back des Buckeyes qui aime se promener le nombril à l’air sur les sidelines NFL. Encore mieux, JK est le premier coureur de l’histoire d’Ohio State à atteindre mille yards lors de ses saisons freshman, sophomore et junior, malgré un temps de jeu réduit puisqu’il termine généralement les matches sur le banc pour se reposer quand les Buckeyes dominent leur sujet. Les analystes s’enflamment sur le joueur, lui font remporter le Heisman Trophy, l’envoient au premier tour, et surtout le considèrent comme le meilleur running back de cette classe, devant Jonathan Taylor.
Résultat : major de promo. À l’aise.

OL Josh Jones, Houston
vs Southern Methodist
La question se posait de savoir si Josh pourrait évoluer comme offensive tackle en NFL, poste qu’il occupe actuellement avec Houston. La réponse est visiblement non. Complètement submergé par les edge rushers de SMU, il a surtout montré que sa seule chance de jouer dans la Ligue serait éventuellement de se décaler à l’intérieur de la ligne comme guard où ses capacités limitées de bloqueur seraient moins exposées.
Résultat : devrait penser à une réorientation post-études.

OT Matt Peart, Connecticut (#65) – Crédit photo : Ian Bethune/The UConn Blog

OT Matt Peart, Connecticut
vs Massachussets
Connecticut s’est récemment fait virer de la conférence AAC et il faut dire qu’ils sont tellement nuls que ça paraît légitime ; les Huskies n’ont pas remporté le moindre match de conférence en deux ans et n’ont pas sorti de joueur NFL en 2019. Avant la saison, les scouts estimaient cependant le right tackle comme un potentiel choix de fin de draft, entre le cinquième et le septième tour, Matt s’étant taillé une belle réputation dès ses débuts comme redshirt freshman en 2016. Depuis, silence radio. Le lineman n’a jamais paru progresser et ses faiblesses, un jeu trop en dilettante et une attitude nonchalante, semblent l’avoir définitivement grillé. Désolé UConn mais ça semble peu probable qu’un Husky soit sélectionné en 2020.
Résultat : recalé.

LB Mykal Walker, Fresno State
vs Colorado State – 5 tackles, 2 TFL, 1.5 sacks
Avant la saison dernière, tout le monde s’en foutait royalement d’un joueur transféré de Azusa Pacific, une fac évangélique de Californie, vers le modeste programme de Fresno State. Jusqu’à ce que Mykal termine l’exercice avec 87 plaquages, dont 4,5 sacks, sans oublier 1 interception et 7 passes déviées. Aujourd’hui, on s’intéresse déjà un peu plus au linebacker, aligné à l’extérieur dans une défense 3-4 en 2019 et désormais posté au milieu de la défense Ce qui impressionne surtout cette saison, c’est la facilité avec laquelle Mykal a effectué la transition de pass rusher vers ILB. Évidemment, le Bulldog devra beaucoup compter sur ses performances avant la draft, qu’il s’agisse d’une probable participation à un senior bowl ou au Combine. Mykal devrait faire les affaires d’une franchise NFL à la recherche de profondeur et de qualité en special teams, avec une sélection estimée au quatrième ou cinquième tour.
Résultat : ne dispose pas de facilités mais travaille dur pour atteindre ses objectifs.

C Cesar Ruiz, Michigan
vs Notre Dame
Ça fait quelques semaines que Cesar fait le buzz parmi les scouts et la perf’ des Wolverines contre Notre Dame, en particulier celle du center, abonde dans le sens des scouts. Le center de Michigan est actuellement considéré comme un choix de second ou troisième tour, alors qu’il s’est montré quasiment parfait face à la DL des Irish, avec 303 yards au sol pour l’équipe de Jim Harbaugh. Athlétique, solide, volontaire, Cesar semble en bonne voie pour être l’un des premiers joueurs à son poste sélectionnés en 2020.
Résultat : bon élève.

WR Whop Philyor, Indiana
vs Nebraska – 14 rec, 178 yds
On pensait que Whop est un prénom pourri pour son gosse mais il s’agit en fait d’un surnom. Le receveur des Hoosiers s’appelle en réalité Mister. C’est un prénom, visiblement. Comme quoi on peut se taper des parents un peu originaux et réussir dans la vie. Whop, ou Mister donc, est l’une des bonnes surprises de l’année au sein d’une équipe d’Indiana qui fait son trou avec un joli bilan de 5-2. À Nebraska, le receveur a signé son troisième match de l’année avec au moins dix réceptions et cent yards au compteur. Encore junior, Whop pourrait choisir de rester à la fac pour faire grimper sa cote mais ses deux belles campagnes consécutives en 2018 et 2019 pourraient le tenter à s’inscrire à la prochaine draft.
Résultat : discret mais efficace.

LB Omari Cobb, Marshall (#31) – Crédit photo : Herdzone

Speed Dating

LB Omari Cobb, Marshall
Classe : SR
Taille : 1m95 les bras baissés.
Poids : 102 kg, poids de forme.
Signe astrologique : Anthony Mackie/Nate Ruffin dans
We Are Marshall.

Qui est Omari Cobb ? Un étudiant consciencieux, désigné Student of the Week à Marshall ? Un retwitter fou qui partage sur son compte perso tout ce qui passe devant son écran ? Un cauchemar pour l’attaque de FAU ? Tout ça en même temps. Avec ses 11 plaquages, 1 sack et 1 passe déviée contre les Owls, Omari a fait un joli carton et le capitaine du Herd, senior cette année, marque le coup alors que les scouts ne l’envisageaient pas à la draft. Son gabarit et sa vitesse de pointe pourraient faire parler de lui au Combine, histoire de montrer à tout le monde qu’il n’est pas devenu un linebacker aussi redoutable contre la course sans raison.

Programme

Georgia vs Florida, Jacksonville (FL)
Le samedi 2 novembre à 20h30 (GMT+1)
Les Gators n’ont peut être pas de superstar au poste de receveur mais le groupe est blindé, avec WR Van Jefferson, WR Freddie Swain ou WR Trevon Grimes qui pourraient bien tous atterrir en NFL, et CB Eric Stokes sera donc soumis à rude épreuve toute la soirée mais le joueur des Bulldogs a le talent pour dominer et le redshirt sophomore pourrait partir dès cette saison si ses performances suivent. Ce sera également l’occasion d’en voir plus sur LT Andrew Thomas face aux pass rushers de Florida DE Jon Greenard et DE Jabari Zuniga.

Miami (FL) @ Florida State, Tallahassee (FL)
Le samedi 2 novembre à 20h30 (GMT+1)
Saisons pourries en Floride, avec les deux rivaux à 4-4 pour l’instant. Malgré tout, on trouve quelques prospects intéressants des deux côtés, en particulier RB Cam Akers et DT Marvin Wilson pour les Seminoles, et LB Michael Pinckney et LB Shaquille Quarterman chez Miami (FL). Le running back pourrait passer une sale soirée face aux linebackers des Hurricanes, qui seront épaulés par DE Jonathan Garvin et DE Trevon Hill. La défense de Florida State ne sera pas en reste, avec LB Dontavious Jackson, CB Levonta Taylor et DT Cory Durden tous intéressés par une place dans la Ligue en 2020.

Utah @ Washington, Seattle (WA)
Le samedi 2 novembre à 21h (GMT+1)
LT Trey Adams et C Nick Harris sont deux futurs pros qui ont rendu la ligne offensive des Huskies extrêmement difficile à bousculer, mais le défi est toujours de taille face aux Utes et leurs defensive linemen. DT Leki Fotu et DE Bradlee Anae seront deux gros clients alors que leur nom grimpe dans les boards. Ils auront pour mission de déstabiliser QB Jacob Eason, qui espère également être appelé en NFL en 2020.

Southern Methodist @ Memphis, Memphis (TN)
Le dimanche 3 novembre à 0h30 (GMT+1)
Un match intéressant de par son duel de quarterbacks, avec QB Shane Buechele pour SMU et QB Brady White pour Memphis. Les deux joueurs ont été transférés de facs de Power 5 et sont juniors mais une belle saison pourrait leur valoir une place dès la prochaine draft. Pour l’instant, White semble un meilleur prospect, déjà prêt sur certains aspects qui échappent encore à Buechele, qui avait perdu son poste à Texas au profit de Sam Ehlinger. C’est quand même FS Rodney Clemons de SMU qui pourrait être le plus haut sélectionné des trois alors qu’il réalise une superbe saison.

RB Markese Stepp, USC (#30) – Crédit photo : Katie Chin, USCTrojans

The Future is Today

Ok, donc il y a deux semaines on parlait du redshirt freshman RB Markese Stepp (USC) qui réalisait des débuts tonitruants avec les Trojans, et là c’est un autre coureur de la même fac qui s’est complètement révélé ; face à la modeste défense d’Arizona, RB Kenan Christon (USC) s’est promené avec 103 yards et 2 touchdowns en huit courses, avant d’inscrire son premier touchdown à la réception contre Colorado la semaine dernière. Kenan est un vrai bolide, recordman de l’État de Californie au 100m au niveau high school, déjà comparé à Reggie Bush, originaire de San Diego également. À suivre.

Le redshirt freshman RB Kenneth Gainwell (Memphis) continue sa jolie première saison avec les Tigers et on se demande un peu ce que le joueur ne sait pas faire ; réceptions, courses, Kenneth est partout à la fois et il a déjà marqué 11 touchdowns au sol pour 3 par les airs cette année. On n’oublie pas RB Javon Williams (Southern Illinois), redshirt freshman également, et ses 4 touchdowns au sol contre South Dakota, pour un total de 11 touchdowns sur la saison.

Privé de Rondale Moore, Purdue s’est trouvé un autre playmaker à tout faire avec WR David Bell, déjà désigné deux fois Big Ten Freshman of the Week cette saison avec ses 4 touchdowns et 653 yards en sept rencontres. Chip Kelly s’est également trouvé un freshman de folie, WR Kyle Philips, nommé Pac-12 Freshman of the Week avec ses 10 réceptions pour 100 yards et 2 touchdowns contre Stanford. L’une des rares satisfactions des Bruins et une lueur d’espoir pour l’avenir.

Graines de Millionnaires

C’est la mi-saison en NFL, de quoi avoir déjà suffisamment de recul pour juger un peu la réussite des franchises à la dernière draft. Chris Wesseling de NFL.com a d’ailleurs sorti son top 10 des meilleures classes, avec les Jaguars de QB Gardner Minshew (Washington State/Jacksonville) en tête évidemment. Derrière, on trouve Oakland et San Francisco complète le podium, en particulier grâce à DE Nick Bosa (Ohio State/San Francisco), archi-favori pour le titre de NFL Defensive Rookie of the Year à l’heure actuelle.

Ce sont cependant les New York Giants qui ont fait le plus jouer leurs rookies en cette première partie de saison avec 2 907 snaps, contre 2 418 pour les Jaguars derrière. Dans le top 10, on trouve quand même surtout des équipes de bas de tableau.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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