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NFL Draft

NFL Star Academy – Week 14

Loïc Baruteu fait le tour de l’actualité de la draft NFL 2020 : les news, conseil de classe, speed dating, etc… on se croirait à la Star Ac’ !
Vous saurez tout sur les futures stars du dimanche.

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Il s’en est passé des choses depuis la dernière mise à jour de cette chronique : Tua est cassé en deux, les Dolphins gagnent des matches de football, Joe est désormais number one dans le petit cœur de pas mal de scouts et plusieurs underclassmen bien en vue ont déjà prévu de s’inscrire à la prochaine draft. On fait le tour, avec un début de mock draft parce que des fois c’est marrant, un bilan des futures stars du college football, des rookies NFL qui ont plus ou moins bien géré la transition vers la Ligue et évidemment des futurs Hall of Famers qui seront sur la grande scène à Indianapolis pour la Draft NFL 2020.

Fil d’actu’

Forcément, la grosse affaire du moment, celle qui fait trembler les scouts NFL, surtout en Floride, c’est la blessure de QB Tua Tagovailoa (Alabama). Le petit prodige de Nick Saban est attendu dans la Ligue depuis le moment où il a posé un pied sur un terrain pour décrocher un titre national avec le Tide et la sérieuse blessure qui l’accable, pour laquelle il est passé sur le billard, devrait lui faire manquer un long moment. Si les premiers retours sont positifs, ce genre de blessure peut également gâcher une carrière et certaines franchises pourraient y réfléchir à deux fois avant de le sélectionner à la draft, surtout dès les tout premiers choix. Le quarterback pourrait également décider de se remettre de sa blessure et de rester à Alabama un an de plus pour faire remonter sa cote. Pour l’heure, le joueur a décidé de prendre son temps et d’en discuter avec la mifa. À suivre sur TBP, du lundi au dimanche, 24h/24.

Coup dur pour Oklahoma qui devra boucler la saison sans TE Grant Calcaterra. Le tight end, attendu de pied ferme en NFL dès 2020 après une campagne freshman mirifique l’an dernier, a choisi de mettre un terme à sa carrière dans le football sur le conseils de plusieurs médecins. Grant a subi plusieurs commotions au cours de ses années dans le foot et son cerveau doit déjà être dans un sacré état. Le joueur a obtenu son diplôme en mai et aurait décidé de rentrer en Californie afin de devenir pompier. Pas sûr que pompier là-bas soit plus safe cependant.

À quelques heures du choc de l’année face à Bama, LB Michael Divinity avait quitté les Tigers pour « raisons personnelles » et il est désormais de retour dans l’équipe. Le senior était un joueur important du pass rush de LSU, bien que sa contribution ait diminué avec le retour de blessure de DE K’Lavon Chaisson. Ed Orgeron n’avait pas fermé la porte à un éventuel retour de Divinity et le voilà donc revenu pour donner un coup de main aux Tigers en playoffs.

SS Bubba Bolden (Miami, FL) s’est malencontreusement pété la cheville en célébrant la première interception de sa carrière avec les Hurricanes, tamponné par un coéquipier. Transféré de USC, il n’a disputé que cinq rencontres cette année et sera donc sur le banc jusqu’au bout, en attendant une autre chance en 2021. Redshirt sophomore, il lui reste encore deux ans d’éligibilité au niveau universitaire.

OMG my god, DE Chase Young a donc manqué deux rencontres alors qu’Ohio State avait décidé de mettre son meilleur joueur de tous les temps sur le banc. Apparemment, il se serait passé un truc en 2018 qui pourrait poser problème avec les règlements musclés de la NCAA et les Buckeyes avaient décidé de prendre les devants. Autrement dit, ils ont sans doute une taupe à Indianapolis. Chase aurait emprunté de l’argent à un ami de la famille et il y a évidemment un passage dans le règlement du sport universitaire qui l’interdit. On attend les conclusions de l’enquête et de la NCAA, qui a quand même autre chose à faire en ce moment, mais la cote du joueur ne devrait pas être touchée malgré son immonde délit. En attendant le top 3 à la draft, Chase a tranquillement été désigné Big Ten Defensive Player of the Year, même avec deux matches en moins.

L’événement de l’année, que dis-je, de ce siècle, c’est évidemment le fait que LSU s’est trouvé une attaque qui inscrit des points et que du coup les Tigers ne se sont pas fait étrangler à Tuscaloosa cette année. Ce bon vieux Eric Edholm de Yahoo Sports nous avait pondu un papier intéressant sur le cauchemar des scouts pour couvrir ce genre de méta-rencontre, avec une liste de prospects NFL longue comme le bras à la fin.

Florida State, qui a déjà perdu son coach, a terminé la saison sans DT Marvin Wilson qui était peut être le meilleur joueur de toute l’équipe. Le junior s’est fracturé la main et devra donc rester sur le banc, avant de probablement se présenter à la prochaine draft où les estimations l’envoyaient au premier tour avant sa blessure, visiblement bénigne.

Ready to Rumble

Chaque année, de plus en plus de prospects underclassmen, c’est-à-dire des joueurs qui ne sont pas des seniors, s’inscrivent à la grande foire aux bestiaux annuelle de la NFL. Certains n’ont pas le temps et ont déjà annoncé leur fin de carrière universitaire alors que la saison n’est pas encore totalement bouclée.

C’est le cas de LB Josh Uche (Michigan), qui a déjà accepté son invitation au Senior Bowl. Le joueur a également promis de jouer jusqu’au bout avec les Wolverines alors que la mode ces dernières années est de faire l’impasse sur les bowls pour éviter une blessure synonyme de chute dans les boards des scouts.

RB Anthony McFarland (Maryland), WR Gabriel Davis (UCF), WR Isaiah Hodgins (Oregon State), DE Yetur Gross-Matos (Penn State), WR Laviska Shenault (Colorado), C Trystan Colon-Castillo (Missouri), C Michael Menet (Penn State), WR Jalen Reagor (TCU), TE Albert Okwuegbunam (Missouri), DT Jordan Elliott (Missouri), TE Pat Freiermuth (Penn State), TE Cole Kmet (Notre Dame), OT Liam Eichenberg (Notre Dame) et RB JJ Taylor (Arizona) forment la longue liste de joueurs déjà décidés à évoluer en NFL au plus tôt.

Top 10 Mock

1. Cincinnati Bengals : QB Joe Burrow, LSU
Sacreblue, les Bengals seraient en fait l’équipe la plus nulle de la Ligue cette année ? Le titre honorifique, jalousement disputé, échoit pour l’heure à la franchise de Cincinnati, qui ne peut que compter sur une progression fulgurante/magique de son nouveau quarterback Ryan Finley pour inverser la tendance mais c’est mal barré. Sinon, il y aura la draft, avec la sensation QB Joe Burrow. Le quarterback de LSU gagne autant que les Bengals perdent et la réunion des deux pourrait provoquer des étincelles. Plus personne ne se pose la question de savoir si Burrow, qui était quand même bien pris pour une merde avant la saison, a le calibre pour le first pick, ça semble couler de source.

2. New York Giants : DE Chase Young, Ohio State
Un scénario idéal pour les Giants, qui ont déjà foiré leur saison de toutes façons. Ce pick vaut très cher avec DE Chase Young et OT Andrew Thomas encore disponibles et capables de répondre immédiatement à des besoins majeurs. La franchise du New Jersey pourrait être très, très, très tentée quand même de s’occuper de son pass rush en carton avec le Buckeye. Avec ses 16.5 sacks en neuf matches cette année et une probable place de finaliste du Heisman Trophy, Young est beaucoup trop talentueux pour que les Giants fassent l’impasse sur le meilleur prospect de cette classe.

3. Washington Redskins : OT Andrew Thomas, Georgia
Impensable que dans une configuration semblable, les Redskins puissent zapper le meilleur offensive lineman de cette classe, à moins d’une catastrophe majeure, généralement une vidéo avec un bong de deux mètres dans une piaule d’étudiant ou une arrestation pour possession d’arme, au choix. Trent Williams a promis de ne plus jamais jouer pour les Redskins et il faut quelqu’un pour bichonner le nouveau messie de la capitale Dwayne Haskins. OT Andrew Thomas est un mammouth qui a protégé un futur quarterback NFL toute l’année à Georgia et qui ne devrait pas avoir trop de mal avec la transition au niveau supérieur après une carrière dans la SEC.

4. Miami Dolphins : WR Jerry Jeudy, Alabama
Mesdames et messieurs, nous vivons une période excitante. La blessure de Tua Tagovailoa a rebattu les cartes dans la tête des experts qui ne résistent pas maintenant à l’envie d’envoyer QB Justin Herbert à Miami, alors que le Duck réalise une superbe saison avec Oregon. Mais les Dolphins auront un énorme tas de pognon à distribuer cet été et ils pourraient bien essayer d’attirer Cam Newton, en fin de contrat et potentiellement sur le départ. Le QB deviendrait instantanément la figure de proue d’une franchise jeune et talentueuse, avec trois choix de premier tour en 2020 et deux en 2021. Pourquoi pas commencer avec WR Jerry Jeudy, comparé à Julio Jones dans le genre receveur gigantesque et véloce, pour donner tout de suite une cible de talent à Cam.

5. Atlanta Falcons : DE AJ Epenesa, Iowa
Atlanta a absolument besoin de renfort dans le pass rush et la sélection de DE AJ Epenesa n’est pas si évidente tant le joueur parait encore un peu brut mais sa marge de progression est énorme et c’est bien ce qui pourrait tenter les Falcons. Son match face à Nebraska avec 14 tackles et 2 sacks a notamment marqué les esprits. DE Yetur Gross-Matos de Penn State est également en bonne position dans les récentes évaluations et pourrait aussi bien être le choix ici selon les préférences d’Atlanta et les résultats des joueurs au Combine.

DT Derrick Brown, Auburn – Crédit photo : Auburn Athletics

6. Detroit Lions : DT Derrick Brown, Auburn
Largement considéré comme le meilleur interior DL de cette cuvée, DT Derrick Brown est le genre de joueur capable d’apporter une contribution immédiate au sein d’une équipe de Detroit qui aurait besoin d’un coup de main en défense. L’imposant Tiger s’est d’ailleurs illustré dans l’Iron Bowl face à Alabama avec 7 tackles dont 3.5 TFL. Ancien prospect cinq étoiles, Brown vient de boucler sa troisième saison comme titulaire avec Auburn et son avenir chez les pros est déjà tracé.

7. Arizona Cardinals : OT Tristan Wirfs, Iowa
À l’heure actuelle des choses, OT Tristan Wirfs est le deuxième meilleur prospect au poste de left tackle, et de loin. Polyvalent, il peut évoluer à gauche ou à droite et sa position sur l’un ou l’autre côté dépendra du recrutement des Cards durant la free agency alors que les deux tackles titulaires de l’équipe seront libres au printemps. Arizona pourrait aussi se tourner vers une nouvelle cible pour Kyler Murray alors que Larry Fitzgerald devrait prendre sa retraite et devra définir ses priorités, sachant que cette classe est blindée de receveurs de qualité.

8. Jacksonville Jaguars : LB Isaiah Simmons, Clemson
C’est redevenu la lose extrêmement vite à Jacksonville, au point que pas mal de monde devrait se faire virer. Prévoyant, Jalen Ramsey s’est déjà barré depuis un moment et son absence a quand même fait très mal aux Jags. Pour le remplacer, il y a du choix chez les prospects mais peut être pas forcément de cornerback méritant le huitième choix, en dépit de l’émoi provoqué par Jeffrey Okudah parmi les experts. LB Isaiah Simmons est un défenseur hors pair, baladé entre linebacker et safety avec Clemson mais qui s’impose clairement comme un LB NFL avec les qualités athlétiques pour s’imposer au plus haut niveau. Sa cote pourrait bien exploser dans les mois qui précèdent la draft, d’où sa potentielle sélection dès le top 10. Explosif, agressif, dominant en couverture aérienne, il serait un renfort de poids pour des Jaguars qui ont également perdu Telvin Smith, désormais retraité du football, et qui ont besoin d’aider un peu Myles Jack.

9. New York Jets : OT Jedrick Wills, Alabama
Sam Darnold prouve parfois qu’il est l’un des meilleurs espoirs de la Ligue au poste de quarterback mais le problème est qu’il est bien trop irrégulier. Les stats montrent que le quarterback des Jets est affreusement mauvais lorsqu’il est sous pression et bâtir une ligne offensive robuste sera la clé de son développement à New York. OT Jedrick Wills est un monstre de puissance, pas forcément très en vue pour l’heure mais dont la cote devrait grimper à l’approche de la draft lorsque ses mérites seront reconnus. S’il devrait être plus à l’aise à droite pour débuter dans la Ligue, il n’est pas à exclure qu’il soit aligné comme left tackle et ses résultats athlétiques au Combine donneront déjà des indications.

10. Los Angeles Chargers : QB Justin Herbert, Oregon
QB Justin Herbert n’a pas encore reçu son label qualité malgré une très belle saison et les franchises devraient être frileuses à l’idée de le sélectionner trop haut. La régression de Philip Rivers est néanmoins évidente et les Chargers n’auront probablement pas un tel choix pour leur futur franchise quarterback au deuxième tour. Le quarterback d’Oregon pourrait éventuellement apprendre derrière son aîné si Rivers prolonge à Carson ou bien se voir rapidement confier la charge de l’attaque. Autrement, les Chargers ont besoin d’aide sur la ligne offensive et pourraient se tourner vers OT Austin Jackson dont la cote grimpe en flèche, voire un cornerback ou un receveur selon les besoins post-free agency.

DE Carlos Basham, Wake Forest – Crédit photo : Wake Forest Athletics

Conseil de classe

DE Carlos Basham, Wake Forest
vs Syracuse – 6 tackles, 0.5 TFL, 1 BrUp
17 TFL et 10 sacks cette saison pour Carlos, une incroyable progression depuis sa saison 2018 à 4.5 sacks. Le pass rusher de Wake Forest, aussi balèze qu’athlétique, est un futur every-down player en NFL avec le potentiel pour être sélectionné dès le milieu du premier tour, surtout au sein d’une classe de defensive ends pas forcément quantitative.
Résultat : des efforts qui vont payer. En dollars.

SS Grant Delpit, LSU
vs Texas A&M – 3 tackles, 1 BrUp, 1 int
De grosses interrogations apparaissent au sujet de Grant, préalablement projeté dans le top 10, une fenêtre trop ambitieuse pour un joueur qui rate beaucoup de plaquages. Le safety est tout simplement l’un des défenseurs qui ratent le plus de plaquage depuis le début de la saison au niveau FBS. La cote de Grant fond comme neige au soleil, malgré la superbe saison de LSU, et il parait maintenant un peu tard pour le safety qui pourrait tout de même émerger au premier tour. De retour de blessure face aux Aggies, le safety s’est illustré avec sa seconde interception de la saison.
Résultat : des lacunes évidentes malgré un talent certain.

DE Marlon Davidson, Auburn
vs Alabama – 2 tackles
Marlon fait partie de ces gars qui devraient émerger dans les prochains mois, un sleeper comme on les appelle. Sa belle technique pour le poste et son one man show face au Bulldog Andrew Thomas, a priori le meilleur left tackle de cette classe, font de lui un prospect intéressant, probablement capable de franchir un palier dans la Ligue et de se faire une place quelque part au sein d’une rotation. S’il n’a pas énormément pesé statistiquement face à Bama, ses 7.5 sacks cette saison sont révélateurs.
Résultat : mention pas mal.

CB Parnell Motley, Oklahoma
vs Oklahoma State – 6 tackles, 2 FF, 1 FR, 1 BrUp, 1 int
Il y a deux ans, à Stillwater, Parnell avait pris la misère par James Washington et s’était retrouvé sur le banc. On peut considérer qu’il a pris sa revanche sur les Cowboys cette année avec un fumble provoqué et récupéré, ainsi que deux interceptions, dont une injustement annulée. Les experts l’envisagent plutôt en queue de draft mais sa capacité à se surpasser pourrait bien convaincre une franchise à la recherche d’un cornerback pour la rotation dans le slot. Le processus de scouting au printemps prochain devrait faire évoluer significativement la cote du Sooner dans un sens ou l’autre.
Résultat : stakhanoviste.

OT Alex Taylor, South Carolina State
vs Norfolk State
Chaque année, des offensive linemen de facs modestes se mettent en évidence au Senior Bowl et Alex est déjà comparé à Ali Marpet alors qu’il a obtenu son invitation pour le fameux match des seniors. L’immense tackle pourra se confronter à une opposition plus robuste que celle qu’il connait, avec à la clé un ticket pour la NFL dès la prochaine draft. Ancien prospect deux étoiles, Alex brille surtout pour bloquer dans les jeux de course même si ses qualités de protection de passe semblent évidentes, bien qu’intermittentes. Avec un peu de temps pour se développer, il pourrait devenir une valeur sûre à son poste.
Résultat : encouragements.

LB Isaiah Simmons, Clemson
vs South Carolina – 10 tackles, 2 TFL, 1 sack, 1 BrUp
À l’époque où Isaiah était minot et pratiquait l’athlétisme, les autres parents le surnommaient « LeBron » car sa grande taille et sa vitesse faisaient de lui un homme parmi des enfants. Puis le prodige athlétique s’est tourné vers le football, comme receveur et free safety, et ses coaches l’ont surnommé « Slimmons » parce que ça lui allait mieux comme surnom vu que LeBron James était cinq à six fois plus épais que lui. Isaiah s’est rapidement imposé, jouant sur sa vitesse ébouriffante et sa détermination qui en font un playmaker à n’importe quel endroit du terrain. Un peu boudé par les programmes majeurs lors de son recrutement parce que personne ne savait comment le faire jouer, il a finalement atterri à Clemson, en manque de defensive backs. Depuis, le Tiger est devenu l’un des meilleurs prospects du pays, le linebacker du futur, capable de couvrir un slot receiver, de stopper la course avant la ligne de scrimmage ou encore de couvrir le terrain sideline-to-sideline. En un mot comme en cent, Isaiah est un three-down linebacker comme la NFL en cherche désespérément alors que les attaques de type spread sont presque devenues une norme.
Résultat : félicitations du jury, qui se lève pour applaudir.

Isaiah « Slimmons »

TE Albert Okwuegbunam, Missouri
vs Arkansas – 0 rec
À l’aube de la saison, Albert était vu comme un futur premier tour de draft pour ses qualités de receveur mais les choses ne se passent pas toujours comme prévu et le tight end a beaucoup souffert du départ de Drew Lock pour la NFL. Sa production a fortement chuté, au point de ne pas toucher le cuir à Arkansas, et il n’a pas non plus développé ses faibles capacités de bloqueur, ce qui fait dire aux experts que le joueur de Mizzu devrait glisser au second, voire au troisième tour.
Résultat : aurait sans doute mieux fait de redoubler.

WR Michael Pittman, USC
vs UCLA – 13 rec, 104 rec, 2 TD
Michael a été rapidement impliqué dans le jeu aérien dès ses premiers pas sur le campus de USC mais personne n’aurait imaginé une telle trajectoire, alors que le massif playmaker a été désigné MVP des Trojans cette saison et finaliste du Biletnikoff Award décerné au meilleur receveur du pays. Il a été l’un des facteurs importants des débuts réussis du jeune quarterback Kedon Slovis, en particulier sur de longues passes dans la profondeur parfois hasardeuses. Cette classe de receveurs est blindée mais le physique imposant de Michael pourrait faire la différence avec un bon Combine.
Résultat : en progression constante, prêt pour le niveau suivant.

WR Chase Claypool, Notre Dame
vs Stanford – 3 rec, 63 yds, 2 TD
Chase a clairement émergé comme le receveur numéro un à Notre Dame, en particulier dans les moments décisifs, comme avec sa réception pour 26 yards sur 4 & 10 qui a sauvé les miches des Irish avant leur touchdown vainqueur contre Virginia Tech. Attention aux drops cependant. Selon l’analyste Scott Wright, la capacité du joueur à s’illustrer également en special teams pourrait faire la différence à la draft pour se démarquer au sein d’une classe de receveurs surchargée. Surtout, la progression de Chase semble encore inachevée alors qu’il a bouclé le mois de novembre avec 30 réceptions pour 455 yards et 8 touchdowns.
Résultat : bon élève, studieux, appliqué.

LB Terrell Lewis, Alabama
vs Auburn – 1 tackle, 1 TFL
Absent toute la saison 2018 sur blessure, Terrell est tranquillement revenu au plus haut niveau et se pose aujourd’hui comme l’un des meilleurs pass rushers du pays. Pas mal de monde l’envisage au premier tour, avec son gabarit énorme qui n’empiète pas sur ses capacités athlétiques. Reste à voir si le relâchement du Tide contre Auburn joue contre lui et si ses performances dans les ateliers techniques du Combine suivent.
Résultat : sérieux.

QB Case Cookus, Northern Arizona
vs Idaho – 29/51 (56.9%), 450 yds, 3 TD
Le meilleur prospects de FCS depuis Jimmy Garoppolo devrait trouver sa place à la draft, malgré un dossier médical salé. FCS National Freshman of the Year en 2015 pour sa première saison à la tête des Lumberjacks après 40 touchdowns inscrits, Case avait passé la plupart du temps blessé lors des deux années suivantes, avant de revenir en forme en 2019. Si un no name QB devait surgir par surprise dans le top 10 à la draft, ce serait probablement lui tant sa production et son gabarit en font un prospect d’élite aux yeux des scouts.
Résultat : de retour au sommet malgré les épreuves.

LB Akeem Davis-Gaither, Appalachian State – Crédit photo : App State Athletics

Speed Dating

LB Akeem Davis-Gaither, Appalachian State
Classe : SR
Taille : 188 cm, comme Donald Trump lol.
Poids : léger.
Signe astrologique : petit mais costaud.

Les experts nous décrivent Akeem comme un garçon avec une « fluidité naturelle ». Ok, chacun son truc. Forcément, ça peut quand même servir. Surtout en couverture de passe, un domaine où le linebacker assure à mort avec des mimiques de cornerback pour pister les tight ends ou les slot receivers. Explosif, le Mountaineer semble souvent en avance sur les running backs adverses qui essaient de s’échapper du backefield et son excellente technique de plaquage lui permet généralement de terminer l’action lui-même. Il fallait quand même bien un « mais » et le modeste gabarit du joueur en est un. Ce qui ne l’a pas empêché de finir Sun Belt Defensive Player of the Year et de se présenter comme un linebacker capable d’apporter un soutien immédiat en couverture aérienne, de quoi faire réfléchir les quarterbacks adverses avant de lancer et donc de laisser plus de temps au pass rush. Avec quelques kilos en plus, quand même.

Programme

Utah vs Oregon, Santa Clara (CA)
Pac-12 Championship Game
Le samedi 7 décembre à 2h (GMT+1)
Le suspense dans la Division South a bien failli nous achever mais c’est finalement Utah, au mérite, qui s’impose et qui va se retrouver contre Oregon, beau vainqueur de Division North par TKO. Des prospects à la pelle des deux côtés et surtout une belle confrontation entre l’exceptionnelle OL des Ducks et la defensive line en forme de moissonneuse-batteuse des Utes ; DE Bradley Anae et NT Leki Fotu auront l’occasion de se mettre en évidence devant les scouts face à OG Shane Lemieux, C Jake Hanson et OT Calvin Throckmorton. Forcément, la performance de QB Justin Herbert sera observée sous moult angles et ralentis mais QB Tyler Huntley sera également scruté. Sans oublier TE Jacob Breeland et CB Deommodore Lenoir pour Oregon et RB Zack Moss et CB Jaylon Johnson pour Utah qui ont tous une chance d’être appelé à la prochaine draft.

Baylor vs Oklahoma, Arlington (TX)
Big 12 Championship Game
Le samedi 7 décembre à 18h (GMT+1)
Quel suspense pour le titre de Big 12 entre deux équipes à 11-1 alors que les Sooners se sont vautrés contre Kansas State et que Baylor a chuté face à… Oklahoma. Oh mon dieu, c’est l’heure de la revanche on dirait. Les Bears s’étaient inclinés de peu, 31-34, et les vedettes WR Denzel Mims, DT James Lynch et DT Bravvion Roy seront à nouveau en danger face à l’armada des Sooners, à moitié composée de futurs joueurs pros, dont WR CeeDee Lamb, très probable choix du top 15, C Creed Humphrey, QB Jalen Hurts, LB Kenneth Murray ou encore DT Neville Gallimore.

Georgia vs LSU, Atlanta (GA)
SEC Championship Game
Le samedi 7 décembre à 22h (GMT+1)
Grosse bagarre en perspective entre les deux meilleures équipes de SEC cette saison et deux potentiels candidats aux playoffs. LSU est un véritable pipeline à talent NFL depuis de nombreuses années et les Tigers s’apprêtent à fournir pléthore de prospects capables de faire la diff chez les pros, notamment CB Kristian Fulton, SS Grant Delpit, DT Rashard Lawrence, LB K’Lavon Chaisson, LB Jacob Phillips, WR Justin Jefferson et évidemment QB Joe Burrow. On devrait retrouver toute la clique en playoffs mais attention à QB Jake Fromm, bien protégé derrière OT Andrew Thomas et OG Solomon Kindley.

Ohio State vs Wisconsin, Indianapolis (IN)
Big Ten Championship Game
Le dimanche 8 décembre à 2h (GMT+1)
La revanche, peut être, pour les Badgers face aux Buckeyes. Une occasion, certaine, de voir s’affronter à nouveau bon nombre des meilleurs prospects de Big Ten, avec au casting à Ohio State DE Chase Young, aspirant au Heisman Trophy, CB Jeffrey Okudah, LB Malik Harrison, RB JK Dobbins, OT Thayer Munford, OG Jonah Jackson ou encore CB Shaun Wade. En face, on espère que ça ira mieux cette fois pour RB Jonathan Taylor, qui avait été contenu avec 52 minuscules yards. Il devra compter sur l’un des meilleurs centers de cette classe C Tyler Biadasz, tandis que les défenseurs LB Zack Baun et LB Chris Orr auront fort à faire de leur côté.

QB Sam Howell, North Carolina (#7) – Crédit photo : Kevin C. Cox/Getty Images

The Future is Today

Depuis quelques années, les coaches ne sont carrément plus frileux à l’idée de lancer un quarterback true freshman dans le grand bain. À USC par exemple, c’est presque devenu une tradition. Après la blessure dès le premier match de JT Daniels, true freshman en 2018, c’est la recrue QB Kedon Slovis (USC) qui a pris la relève contre toute attente ; 24 touchdowns, 9 interceptions, c’est le bilan de l’ancien prospect trois étoiles cette saison. En Pac-12 toujours, QB Jayden Daniels (Arizona State) a assuré également, de même que QB Sam Howell (North Carolina), désigné ACC Rookie of the Year. Il sera intéressant de suivre la progression de QB Taulia Tagovailoa (Alabama), le petit frère de Tua, en lice pour succéder à son frangin l’année prochaine si celui-ci décide de passer pro.

QB Tanner Morgan (Minnesota) n’est plus un freshman, lui, mais le sophomore a complètement explosé à la face de la planète cette saison et les Gophers ont réalisé une saison historique dans son sillage. À suivre.

L’une des plus énormes sensations de toute l’année, c’est évidemment le true freshman WR David Bell (Purdue) et ses 791 yards en 65 réceptions pour 5 touchdowns. Privés de Rondale Moore, les Boilermakers n’ont pas cherché longtemps avant de trouver un playmaker capable d’assurer l’intérim en l’absence du meilleur joueur de Purdue et le tandem Moore-Bell devrait causer des migraines aux coaches de Big Ten l’année prochaine.

Chez les true freshmen toujours, personne n’a raté la saison folle de CB Derek Stingley (LSU), titulaire d’entrée de jeu pour suppléer Greedy Williams, désormais en NFL. Le cornerback n’a que 18 ans mais il figure déjà en tête des meilleurs cornerbacks de Power Five selon PFF. Derek sera sans doute dans Madden 23 avec une note de 99 comme rookie.

On a aussi beaucoup vu RB Zach Charbonnet (Michigan), qui a résolu à lui tout seul le problème de jeu au sol des Wolverines, oklm. Ce qui n’a pas forcément arrangé l’hémicrânie perpétuelle de Jim Harbaugh. DB Verone McKinley (Oregon) s’est posé en patron dans une défense des Ducks pas mal efficace cette saison et le Texan pourrait chercher à se mettre en évidence sur la scène nationale l’an prochain avant de se présenter potentiellement à la draft 2021 comme underclassman. Un autre redshirt freshman a brillé de l’autre côté du pays, DE Gregory Rousseau (Miami, FL), qui s’est promené cette saison avec 12 sacks, dont 3 face à Pittsburgh puis 4 contre Florida State, mazette. Le sophomore LB Micah Parsons (Penn State) sort également d’une remarquable saison avec 95 tackles, soit le meilleur total des Nittany Lions pour la seconde année consécutive. En vingt cinq rencontres en carrière, le linebacker a compilé 178 tackles et 4.5 sacks et la NFL l’attend déjà de pied ferme.

Pour finir, avec les OL, une denrée rare ces dernières années à la draft, PFF a désigné OT Penei Sewell (Oregon) Pac-12 Player of the Year d’après une combinaison de statistiques qui montrent un niveau de jeu record aussi bien en protection de passe que dans le jeu au sol. Le left tackle de Justin Herbert sera junior l’an prochain et éligible à la draft 2021, une issue très probable alors que Sewell possède déjà deux ans d’expérience avec Oregon. Sophomore également, OT Darian Kinnard (Kentucky) s’est imposé progressivement comme left tackle titulaire depuis la fin de sa saison freshman en 2019 et ses mérites ont été reconnus cette année. OG Nick Rosi (Toledo), OG Josh Rivas (Kansas State), C Tyler Linderbaum (Iowa) ou encore OG Alijah Vera-Tucker (USC) seront à surveiller après des débuts de carrière prometteurs.

Graines de Millionnaires

Cette année, Mr Irrelevant s’appelle Caleb Wilson. L’ancien tight end de UCLA a eu chaud après avoir sauté sa dernière année de fac pour s’inscrire à la draft mais il a finalement bien été sélectionné, avec l’ultime choix des Arizona Cardinals au septième tour. Ancien walk-on à USC sous les ordres de son père Chris Wilson, il avait choisi d’être transféré à UCLA après le renvoi de son papoune. Aujourd’hui, Caleb se planque peinard dans le désert sur le practice squad des Cards en attendant mieux. Peut être.

On approche des playoffs et certains rookies n’ont pas encore su bien se mettre en évidence. C’est le cas de DT Quinnen Williams (Alabama/NY Jets) avec 23 tackles et 1.5 sacks via la rotation sur la ligne 3-4 des Jets. Troisième choix de la draft 2019, une production plus importante était quand même attendue, surtout avec le trade en milieu de saison de Leonard Williams. Il faut dire que le système dans lequel le rookie évolue ne lui permet pas forcément de briller dans le pass rush, surtout en passant la moitié du temps sur la sideline mais le ciel est la limite pour l’imposant lineman.

La plus grosse déception 2019 demeure toutefois DE Clelin Ferrell (Clemson/Oakland) qui a vécu une première saison compliquée. Le maigre bilan du pass rusher avec 3.5 sacks fait un peu pitié face à LB Josh Allen (Kentucky/Jacksonville) et ses 9 sacks, qui lui était préféré par les experts avec le quatrième choix des Raiders et qui fait le bonheur des Bills. Pire, Ferrell est éclipsé au sein de sa propre équipe par un autre rookie, DE Maxx Crosby (Eastern Michigan/Oakland), sélectionné au quatrième tour et auteur de 7.5 sacks. Avec un an d’expérience derrière lui et, en espérant, une meilleure secondary à Oakland en 2020, Ferrell devrait remettre les pendules à l’heure.

Pas facile non plus pour QB Dwyane Haskins (Ohio State/Washington), avec son bilan de 2 touchdowns pour 6 interceptions mais la situation catastrophique chez les Redskins, avec une ligne offensive en vrac, un jeu au sol bancal et un groupe de receveurs limité, sans oublier le coach viré au milieu de la saison, n’arrange rien. On jugera l’an prochain la valeur du nouveau franchise quarterback de Washington, déjà le sixième titulaire du poste chez les Skins depuis 2018.

On suivra également la progression d’autres rookies pas encore NFL-ready mais en bonne voie pour l’exercice 2020, comme DT Jerry Tillery (Notre Dame/LA Chargers), 28e choix en 2019, ou DE LJ Collier (TCU/Seattle), sélectionné juste après, éclipsé par les vétérans Jadeveon Clowney et Ezekiel Ansah. Ce dernier arrive au terme de son contrat avec les Seahawks et Collier aura sans doute l’opportunité de se mettre en évidence plus régulièrement l’année prochaine.

Au rang des déceptions toujours, on trouve forcément les Bengals, derniers de la Ligue et qui ont bien foiré leur draft. Si la blessure grave de OT Jonah Williams (Alabama/Cincinnati) dès l’offseason ne pouvait évidemment pas être anticipée, le choix de TE Drew Sample (Washington/Cincinnati) au deuxième tour laisse pantois alors que le joueur n’a quasiment pas été utilisé cette saison, avec 5 malheureuses réceptions pour 30 yards. Enterré au fond du depth chart, l’ancien Huskie pourrait avoir sa chance l’an prochain si Tyler Eifert n’est pas re-signé par les Bengals au printemps.

On se penchera la semaine prochaine sur les rookies qui ont fait le taff cette année et qui s’inscrivent dans la durée en NFL, comme DE Nick Bosa (Ohio State/San Francisco), RB Josh Jacobs (Alabama/Oakland) ou encore LB Devin Bush (Michigan/Pittsburgh). Teasing.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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3 commentaires

3 Comments

  1. Tamoul-a-moustache

    7 décembre 2019 at 14h44

    Ah ça fait plaisir de voir cette NFL academy de retour ! 🙂

    On sait si certaines universités engendrent de meilleurs résultats pour leurs draftés (comme si les recrues de Bama sous-performent par rapport à leur numéro de choix ou inversement si les recrues de Temple sur-performent par ex) ?

  2. Loïc Baruteu

    8 décembre 2019 at 03h55

    Danke!
    Le programme d’où vient le joueur n’est pas forcément un argument massue dans le processus de scouting à mon avis. Évidemment, les programmes majeurs ont les meilleurs coaches pour faciliter le développement des joueurs et les meilleures recrues donc plus de potentiels futurs pros.
    Par contre il peut y avoir une tendance, comme lorsque les scouts NFL se méfiaient des running backs de Nick Saban après Mark Ingram et Trent Richardson qui arrivaient déjà cramés chez les pros.

    • Tamoul-a-moustache

      11 décembre 2019 at 08h46

      Je t’avais pas répondu mais merci 🙂
      Ça m’étonne souvent de voir des recrues 3/4 étoiles vouloir toujours aller dans le top 10 des universités pour n’y jouer souvent qu’une saison ou deux titulaires grand max quand un programme moins prestigieux pourrait leur offrir l’opportunité de jouer et se développer 3 ou 4 ans avec de bons coachs

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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