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NFL Draft

NFL Star Academy – Week 7

Chaque semaine, Loïc Baruteu fait le tour de l’actualité de la draft NFL 2020 : les news, conseil de classe, speed dating, etc… on se croirait à la Star Ac’ !
Vous saurez tout sur les futures stars du dimanche.

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Les Dolphins donnent vraiment tout pour ce first pick 2020, c’est beau, avec une superbe défaite contre des Redskins qui ont viré leur coach et qui ne savent pas trop qui est leur QB. On sait déjà que Miami prendra un quarterback de toutes façons, mais qui ? Encore quelques mois de mocks draft plus ou moins farfelues avant d’avoir la réponse.

Fil d’actu’

L’un des favoris ultimes pour le premier tour de la draft, CB Bryce Hall (Virginia), s’est pété la jambe contre Miami (FL) et manquera donc le reste de la saison. Le joueur s’est fait opérer dimanche et aucune estimation n’a été faite concernant la durée de sa convalescence. Senior, Hall est l’un des cornerbacks les plus estimés de cette classe et sa blessure ne devrait pas trop l’handicaper à la draft.

La draft inaugurale de la XFL s’est déroulée mardi et mercredi, avec pas mal de noms bien connus : QB Connor Cook (Michigan State/Houston Roughnecks), RB Elijah Hood (North Carolina/LA Wildcats), OT Kyle Murphy (Stanford/DC Defenders) ou encore DE Kony Ealy (Missouri/Houston Roughnecks). La XFL démarrera le 8 février, après le Super Bowl, et s’achèvera fin avril. Ça risque de faire un peu cheap ce truc quand même.

Mort de lol quand le running back Todd Gurley (LA Rams) s’est pointé en conférence de presse avec un t-shirt « NCAA Not Concerned About Athletes ». Balec. Todd était à Georgia avant, il connait bien l’hypocrisie du milieu, avec son diplôme en « pré-business ». Il s’agit évidemment de la réaction du joueur en soutien au Fair Pay to Play Act mis en place en Californie, qui prendra effet en 2023 et qui permet aux étudiants-athlètes d’être rémunérés pour les droits sur leur image. Le légendaire coach de l’équipe universitaire de basketball de Duke, Mike Krzyzewski et le joueur des Golden State Warriors Raymond Green ont également apporté leur appui dans la volonté d’un changement des règlements de la NCAA. Todd Gurley avait été suspendu en 2014 avec Georgia pour avoir touché $3,000 en signant des autographes. L’ancien linebacker NFL Brian Bosworth avait également porté un t-shirt symbolique à l’encontre de la NCAA en 1987, à l’Orange Bowl, avec le message « NCAA National Communists Against Athletes ».

Une petite histoire de The Associated Press revient sur le parcours fumeux de Willie James Barley, ce gars qui voulait tellement signer Robert Quinn, le pass rusher des Dallas Cowboys aujourd’hui, qu’il s’est un peu oublié et que son pognon s’est retrouvé dans la poche de l’ancien Tar Heel. Oups. Aujourd’hui interdit d’exercer, donc probablement viré de sa boîte d’agent, Barley a en prime écopé de 18 mois de probation et de 12 à 25 mois de sursis. Ça, c’est mon champion.

Pas de WR Theo Howard à la draft en 2020 puisque le receveur a décidé de quitter Westwood et UCLA. Recrue quatre étoiles en 2016, il n’a disputé qu’un seul match cette saison avec les Bruins, pour aucune réception. Theo a déjà enfilé son redshirt, peinard, et s’est inscrit sur le portail des transferts. Il restera au receveur une année d’éligibilité avec l’équipe qu’il aura choisi de rejoindre dès l’an prochain. Quoi qu’il en soit, Chip Kelly s’en tape un peu.

LB Try Dye, Oregon – Crédit photo : Daniel Gluskoter/Icon Sportswire via Getty Images

Conseil de classe

LB Troy Dye, Oregon
vs Colorado – 4 tackles, 0.5 TFL
Ça fait presque trois ans maintenant que Troy est la vedette de la défense des Ducks et cette saison ne déroge pas à la règle. Pourtant, dans le reste du pays, tout le monde s’en fout un peu d’un linebacker aux statistiques faméliques (21 plaquages en six rencontres). Qu’en pensent les scouts ? Après un démarrage sur les chapeaux de roue contre Auburn, dans la défaite, Troy ne tourne pas à plus de quatre plaquages par match depuis mais Oregon est invaincu dans le même temps donc bon. C’est toujours mieux quand un linebacker est productif mais les franchises ne s’arrêteront pas forcément à ça au moment de le juger. Ça aurait quand même été pas mal si le joueur avait passé un palier cette année et sa cote à la draft ne semble plus si haute que lors de ses surprenants débuts comme freshman.
Résultat : doit persévérer.

OT Thayer Munford, Ohio State
Bye.
Le left tackle des Buckeyes ne jouera peut être pas cette semaine et ce pourrait bien être une perte d’envergure tant il a stabilisé le côté gauche de la ligne offensive. Thayer n’est que junior mais sa valeur s’envole depuis le début de la saison et il pourrait se faire une place bien au chaud en NFL dès 2020 s’il évite les blessures et les contre-performances alors que les Buckeyes attaquent la partie compliquée de leur calendrier.
Résultat : encouragements.

WR Devin Duvernay, Texas
vs Oklahoma – 8 rec, 54 yds
Ancien champion d’État du Texas au 100m en high school, Devin est un client sérieux, comme il l’a prouvé à Grant Delpit lors de leur confrontation directe. Le safety des Tigers a bien compris que le Longhorn n’est pas seulement une flèche mais aussi un gars physique et l’un des meilleurs joueurs offensifs de Texas, contre toute attente. Nommé capitaine en cours de saison, Devin est un joueur extrêmement véloce, agressif, polyvalent car il retourne les coups de pied en special teams, avec toutes les mensurations pour se faire une place en NFL, même au sein d’une classe blindée en receveurs. Il ne fait aucun doute que le receveur jouera chez les pros en 2020, comme son couz Kyler Murray, dont il semble assez proche. Réunion de famille dans l’Arizona ?
Résultat : félicitations.

FS Kyler Dugger, Lenoir-Rhyne
vs Tusculum – 3 tackles, 1 TFL.
Depuis les débuts de leur programme de football en 1907, les Lenoir-Rhyne Bears n’ont sorti que deux joueurs NFL, le tight end Craig Keith en 1993 et le defensive end John Milem en 2000. Et bientôt Kyler en 2020. Le safety de seconde division est régulièrement cité quand il s’agit de nommer un joueur de petite fac capable d’être sélectionné assez haut, avec un buzz qui devrait s’intensifier jusqu’à la fin de la saison. Évidemment, l’opposition est faible en face mais Kyler est un joueur productif depuis trois ans, carré, rapide, qui devra assurer ses entretiens pré-draft avec les franchises NFL s’il veut partir dès le second tour comme les experts l’envisagent.
Résultat :

CB Essang Bassey, Wake Forest
vs Louisville – 6 tackles.
Après trois années d’expérience comme titulaire, Essang est prêt à faire le grand saut. Son modeste gabarit le prédestine plutôt à un rôle de slot cornerback en NFL, ce qui devrait le faire descendre dans les prévisions de draft au sein d’une classe de CB dense. Ce qui n’a pas empêché Chris Trapasso de CBS Sports d’envoyer Essang aux Kansas City Chiefs au premier tour de leur mock draft. Le capitaine de Wake Forest n’est pas étranger à la réussite des Demon Deacons cette saison, même si la défense a sombré contre Louisville.
Résultat : doit mieux faire.

QB Jake Fromm, Georgia
vs South Carolina – 28/51 (54.9%), 295 yds, 1 TD, 3 int.
Ça y est, Georgia s’est vautré et il faut un coupable. Pas de problème, ce sera Jake qui n’a pas assuré contre South Carolina avec plusieurs turnovers, entre interceptions et fumble. En plus, les experts ont trouvé qu’il n’a pas les épaules pour prendre le jeu à son compte et qu’il se repose plutôt sur ses équipiers, de quoi refroidir les scouts qui veulent un vrai mâle alpha pour diriger les rênes d’une franchise NFL. Du coup, Jake a disparu des mocks draft, qui se limitent généralement au premier tour à cette période de l’année.
Résultat : passé de chouchou de la maîtresse à cancre de la classe.

FS Jeremy Chinn, Southern Illinois – Crédit photo : Twitter/@ChinnJeremy2

Speed Dating

FS Jeremy Chinn, Southern Illinois
Classe : SR
Taille : 1m92 quand même.
Poids : le quintal.
Signe astrologique :
float like a butterfly, sting like a bee.

Jeremy est le roi de la promo ; en FCS, tout le monde connait son nom. Capitaine à Southern Illinois, Freshman All-American en FCS en 2016, le safety est également sur la watch list du Senior Bowl, une invitation qui ferait du bien au CV maigrelet d’un joueur de Southern Illinois au moment de se pointer pour les entretiens avec les franchises avant la draft. Ce serait aussi l’occasion de briller avec son instinct et ses qualités physiques, histoire de faire rentrer son nom dans le crâne de tout le monde. On se souviendra de lui en tout cas, Jeremy pourrait bien également être la reine du bal à la prochaine draft, le conte de fée que les Américains adorent.

Programme

Ohio State @ Northwestern, Evanston (IL)
Le samedi 19 octobre à 2h30 (GMT+1)
On va pas se le cacher, c’est surtout du côté des Buckeyes qu’il faudra lorgner, avec DE Chase Young en lice pour le first pick, CB Jeffrey Okudah considéré comme un choix du top 10, et bien d’autres gars qui devraient être appelés au cours de la draft : RB J.K. Dobbins, LB Tuf Borland, LB Malik Harrison, DE Jonathon Cooper ou encore CB Damon Arnette. En face, c’est moins fourni mais LB Paddy Fisher a toujours ses chances pour faire bonne figure.

Wisconsin @ Illinois, Champaign (IL)
Le samedi 19 octobre à 18h (GMT+1)
Football champagne à Champaign, lol. Wisconsin se déplace à Illinois avec ses habituels têtes d’affiche, RB Jonathan Taylor, C Tyler Biadasz, LB Zack Baun ou encore DT Isaiahh Loudermilk. On en profitera pour surveiller DE Oluwole Betiku, dont on a déjà causé, qui casse le game avec les Fighting Illini cette saison : déjà 7 sacks en 2019 pour l’ancien joueur de USC. On surveillera au passage son équipier DE Bobby Roundtree, bien revenu après une grave blessure spinale au printemps.

Boise State @ Brigham Young, Provo (UT)
Le dimanche 20 octobre à 4h15 (GMT+1)
Affiche sympa entre BYU, qui a bousculé du beau monde cette saison, et les fringants Broncos, de retour sur la scène nationale. On suivra évidemment DE Curtis Weaver, l’âme de la défense de Boise State, ainsi que son partenaire en défense LB Mykal Walker et le meilleur tight end de Mountain West TE Jared Rice. Du côté de BYU, DT Khyiris Tonga se donne à fond pour se présenter comme underclassman à la draft, tout comme TE Matt Bushman, junior lui-aussi.

CB Verone McKinley, Oregon – Crédit photo : Eric Evans Photo

The Future is Today

Oregon s’est baladé contre Colorado, maîtrisant totalement l’attaque adverse grâce à une défense aérienne monstrueuse, dirigée par le surprenant freshman CB Verone McKinley (Oregon) et ses deux interceptions, remportant au passage la distinction de Pac-12 Defensive Player of the Week.

Originaire de l’Indiana, RB Markese Stepp (USC) s’était d’abord engagé avec Notre Dame avant de passer complètement à l’ennemi avec USC. De plus en plus impliqué dans le jeu de course poussif des Trojans, le freshman s’est promené contre les Irish avec des portées de balle zinzins, comme celle-ci où il trimballe la moitié de la défense adverse sur son dos.

Visiblement pressé de se présenter à la draft NFL, OG Jack Anderson (Texas Tech) manquera malheureusement la fin de la saison et devrait donc décaler ses projets professionnels d’un an. Dommage pour le joueur dont les performances cette année lui promettaient effectivement une place à la prochaine draft. En attendant son retour en forme l’an prochain, c’est donc le freshman OL Weston Wright (Texas Tech) qui reprend son poste. Il se peut d’ailleurs qu’on entende reparler de Wright d’ici un an ou deux.

Graines de Millionnaires

On a bien avancé dans la saison pro, qu’en est-il de nos rookies superstars ? QB Daniel Jones (Duke/NY Giants) s’est pris la défense des Patriots dans les dents, y a encore du boulot. Dans le même match, LB Chase Winowich ( ) a inscrit un touchdown oklm en special teams sur un punt contré. Toujours dans le même match, le champion universitaire DT Dexter Lawrence (Clemson/NY Giants) s’est un peu essuyé les pieds sur le champion NFL Tom Brady. « Sexy Dexy » a aussi fait un peu le buzz chez les Giants pour sa danse de célébration de sack assez naze.

On parle régulièrement des rookies qui assurent mais on ne pointe pas assez du doigt ceux qui se trouent depuis le début de la saison et c’est pas très équitable quand même. Donc on va se pencher un peu sur les choix de premier tour qui ne sont pas encore à la hauteur des attentes. Par exemple, C Garrett Bradbury (NC State/Minnesota), recruté pour apporter une meilleure protection sur les jeux de passe et qui n’apporte finalement pas grand chose à Kirk Cousins, qui finit souvent sous pression.

On peut aussi dénoncer LB Rashan Gary (Michigan/Green Bay), le pari des Packers au douzième choix de la draft, qui affiche 20% de plaquages ratés, c’est pas rien. On savait que son développement demanderait du temps et les Packers ont l’effectif pour faire tourner et ne pas trop compter sur Gary, qui joue actuellement moins de 40% des snaps défensifs.

De manière générale, la classe 2019 que l’on louait pour ses pass rushers est encore mitigée de ce côté-là : DE Clelin Ferrell (Clemson/Oakland) et DE Montez Sweat (Mississippi State/Washington) ne sont pas non plus au niveau attendu mais il est évidemment bien prématuré pour les considérer comme des bust.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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