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NFL Draft

NFL Star Academy – Week 4

Chaque semaine, Loïc Baruteu fait le tour de l’actualité de la draft NFL 2020 : les news, conseil de classe, speed dating, etc… on se croirait à la Star Ac’ !
Vous saurez tout sur les futures stars du dimanche.

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Fil d’actu’

Ça s’emballe à toute vitesse du côté des mocks draft puisque la Draft NFL 2020 se précise, à quelques mois près. Déjà, on est passés à ça de se retrouver avec QB Joe Burrow (LSU) en first pick après ses débuts d’anthologie cette saison. Ensuite, Miami n’est même plus favori pour le premier choix avec les New York Jets et les Bengals qui se tirent aussi la bourre pour être la franchise la plus nulle de l’année. On rappelle quand même que les Dolphins possèdent le choix de premier tour des Pittsburgh Steelers et que celui-ci pourrait valoir cher.

Même si Burrow ou QB Tua Tugavailoa (Alabama) font du super boulot cette saison, y a-t-il un quarterback dans la classe qui fait mieux que QB Justin Herbert (Oregon) ? 14 touchdowns pour aucune interception, 75% de passes complétées pour 1 127 yards en quatre matches, allô quoi.

En juillet dernier, ESPN avait lancé une enchère sur eBay, oui ça existe encore, pour obtenir le privilège d’annoncer un choix de draft à Vegas en 2020. Quelqu’un a pété en deux son PEL pour s’offrir le truc, pour $21 300 (et $7.75 de frais de port), après 89 enchères. Bien joué.

Ça n’a pas trop d’intérêt au regard de la prochaine draft mais le kicker des Sooners K Calum Sutherland (Oklahoma) risque bien de ne jamais se retrouver en NFL. Le sophomore a été arrêté pour « public intoxication », la définition créative des forces de police pour dire que le gars était bourré dans la rue. Son coach Lincoln Riley s’est déclaré déçu mais ça n’ira sans doute pas plus loin. Du coup les joueurs de football n’ont plus de passe-droit avec la police ?

QB Case Cookus, Northern Arizona – Crédit photo : nauathletics.com

Conseil de classe

QB Case Cookus, Northern Arizona
vs Illinois State – 32/56 (57.1%), 357 yds, 4 TD, 2 int
Il paraît que Case est le prochain quarterback à sortir d’une fac moisie et à se retrouver propulsé franchise QB en NFL. Ça reste à voir. Pour l’instant, le leader des Lumberjacks arrose à tout-va, et ça marche plutôt pas mal. Belle revanche pour le joueur, qui avait manqué toute la saison 2018 sur blessure. Case est aujourd’hui dans la liste des prétendants au Walter Peyton Award et on le compare à Jimmy Garoppolo, qui sortait lui-aussi d’un programme un peu pérave (Eastern Illinois).
Résultat : a tout à prouver et tout à y gagner.

DE Darrell Taylor, Tennessee
vs Florida – 6 tackles
Il y a une semaine, le coach des Vols Jeremy Pruitt estimait que Darrell est capable de bien mieux que ce qu’il a donné à voir cette saison, après une campagne 2018 épatante. Pour sa défense, le pass rusher de Tennessee n’est pas franchement dans la meilleure position pour briller avec toute l’attention qui lui est portée par les adversaires des Volunteers, mais il faut reconnaître qu’un seul petit sack en quatre matches, c’est loin d’impressionner les scouts NFL.
Résultat : dilettante.

QB Shea Patterson, Michigan
vs Wisconsin – 14/32 (43.8%), 219 yds, 2 TD, 1 int
Bon, on a vu contre Wisconsin que la ligne offensive de Michigan ne ressemble à rien et c’est peut être pour ça que l’attaque est si poussive, mais de toutes façons Shea a eu sa chance et n’a pas su la saisir. Remplacé en cours de match par son backup Dylan McCaffrey, le chouchou de Jim Harbaugh est quand même revenu en jeu après que son remplaçant se soit fait à moitié décapité sur targeting des Badgers. Ça n’a rien changé au score et Shea a même bouclé la rencontre avec un pourcentage en-dessous de 50%. Même si son coach a décidé de le garder comme titulaire avec la blessure de McCaffrey, on sait tous que l’ancien QB cinq étoiles ne sera pas sélectionné à la draft après un an et demi d’affreuses performances. Du coup, on arrête de parler de lui maintenant.
Résultat : cancre 4 ever.

DE Julian Okwara, Notre Dame
vs Georgia – 2 tackles
Quelqu’un a vu Julian sur le terrain contre Georgia ? Pourtant il était bien là, complètement muselé par la ligne offensive des Bulldogs. C’est dommage parce que les scouts NFL aiment bien voir des pass rushers dominants face à des OL de haut niveau mais ça n’a pas réussi au Fighting Irish, qui descend un peu dans les estimations de draft, passant du deuxième au troisième tour. Un trou dans le budget de quelques milliers de dollars, quand même.
Résultat : doit réagir avant la fin de l’année.

CB Jeff Gladney, TCU
vs SMU – 4 tackles, 0.5 TFL, 0.5 sack, 3 BrUp
Au sein d’une classe de recrutement qui s’annonce assez puissante, Jeff est en bonne position. Peut être même dans le trio de tête. Déjà cinq passe déviées pour lui en trois rencontres, dont trois face à Southern Methodist alors qu’il défendait sur le talentueux Reggie Roberson. Ses Horned Frogs se sont même permis d’écraser Purdue il y a deux semaines. Jeff y est forcément pour quelque chose tant il pèse en couverture aérienne. Imposant, véloce, il est pour l’heure envisagé au second tour mais une saison sur la même lancée que ses récentes performances pourrait l’envoyer tutoyer les sommets.
Résultat : se maintient à haut niveau, encouragements.

CB Paulson Adebo, Stanford
vs Oregon – 1 tackle
On s’attendait à une rencontre un peu disputée avant le début de la saison mais depuis le début calamiteux du Cardinal, on savait que Stanford allait se faire défoncer contre Oregon. Le match valait surtout pour la confrontation entre Paulson et l’attaque aérienne des Ducks, dirigée par Justin Herbert. Paulson a été transparent. Voilà. Il n’a pas du tout pesé en défense et s’est même fait étaler par le tight end d’Oregon Jacob Breeland pour un touchdown. Le cornerback demeure l’un des meilleurs prospects à son poste mais sa valeur descend petit à petit et ça serait bien de faire quelque chose avant que ça ne dérape complètement pour lui.
Résultat : doit absolument se reprendre, son avenir professionnel en dépend.

RB Jonathan Taylor, Wisconsin
vs Michigan – 23 att, 203 yds, 2 TD
On s’emballe pas mal sur Jonathan depuis sa perf’ contre les Wolverines, on le voit même dans le top 15 de certains mocks draft. Faut quand même avouer que la défense de Michigan était à la rue et que la ligne offensive de Wisconsin est l’une des meilleures du pays jusqu’ici. Sur 203 yards au sol, seulement 87 ont été gagnés après contact, ce qui signifie quand même que le running back est pas mal aidé par son OL. Bon, Jonathan n’est peut être pas le nouveau Ezekiel Elliott ou Saquon Barkley mais il reste quand même un excellent coureur et devrait quand même trouver une place vers le second tour, sauf si une franchise lui saute dessus avant. Une franchise avec une bonne ligne offensive, si possible.
Résultat : sait profiter des opportunités.

DT Leki Fotu, Utah
vs USC – 2 tackles, 1 TFL, 1 FF
La prochaine star NFL des Utes a marché sur USC, même si Utah s’incline au final dans cette rencontre mine de rien importante pour la suite de la saison. C’est lui qui a envoyé le jeune quarterback Kedon Slovis au vestiaire avec un énorme plaquage, propre cependant. C’est aussi lui qui a provoqué un fumble sur une course adverse. Intraitable, le senior est dans les starting blocks pour la suite de sa carrière. On va finir par surnommer Utah « DLU ».
Résultat : en pleine forme.

DE Carter Coughlin, Minnesota – Crédit photo : Zach Bolinger/Icon Sportswire via Getty Images

Speed Dating

DE Carter Coughlin, Minnesota
Classe : SR
Taille : 195 cm.
Poids : 0,11 tonne.
Signe astrologique : Clark Kent dans
Smallville.

Ouais, Carter joue à Minnesota et tout le monde est d’accord pour dire que c’est pas non plus un top programme national, mais Carter était quand même un prospect quatre étoiles à l’époque, qui flirtait même avec la cinquième étoile. Quand on est originaire d’Eden Prairie dans le Minnesota, c’est probablement le pied de jouer pour la plus grosse fac du coin. Carter a donc bien fait honneur à sa réputation depuis, avec douze matches joués lors de son année freshman et un statut de titulaire depuis. En plus, le pass rusher travaille bien à l’école et a été récompensé dans la Academic All-Big Ten en 2018. Pour info, Carter étudie les affaires et le marketing (Business & Marketing Education). Mais pour son avenir proche, c’est sur les terrains NFL que ça va se jouer, avec potentiellement une sélection dès le premier tour de la draft. On aura probablement l’occasion de reparler de lui plus tard dans la saison.

Programme

Texas Tech @ Oklahoma, Norman (OK)
Le samedi 28 septembre à 18h (GMT+1)
Ça aurait pu sentir l’upset mais en territoire Sooner ça sent quand même mauvais pour Texas Tech. On aimerait quand même bien voir ce que donne LB Jordyn Brooks des Red Raiders face à une grosse attaque comme celle d’Oklahoma. Titulaire depuis sa saison freshman, le senior aura du boulot face à QB Jalen Hurts, WR CeeDee Lamb et RB Trey Sermon. Attention à WR TJ Vasher, bien capable de mettre la misère à une défense des Sooners qui alignera évidemment son joyau LB Kenneth Murray.

Washington State @ Utah, Salt Lake City (UT)
Le dimanche 29 septembre à 4h (GMT+1)
Déjà un match clé pour deux équipes prétendantes au titre de leur division respective en Pac-12, après une défaite au compte chacune. Avantage Utah pour l’instant, même si WR Easop Winston et ses huit touchdowns en quatre matches devraient faire très mal à CB Jaylon Johnson, monstrueux l’an dernier mais pas encore tout à fait au point en 2019.

Virginia @ Notre Dame, South Bend (IL)
Le samedi 28 septembre à 21h30 (GMT+1)
On sait qu’il y a du beau linge, comme d’habitude, chez les Irish mais c’est surtout l’opposition entre CB Bryce Hall de Virginia et WR Chase Claypool qui vaut le détour. Les deux joueurs possèdent le gabarit parfait pour leur position chez les pros, jouent au haut niveau depuis le début de la saison et devraient se la donner bien comme il faut sur chaque snap offensif de Notre Dame.

Mississippi State @ Auburn, Auburn (AL)
Le dimanche 29 septembre à 1h (GMT+1)
Les Bulldogs auront besoin de talent pour répondre à une équipe d’Auburn encore invaincue. NT Lee Autry et LB Willie Gay ont beaucoup à prouver, tandis que DB Brian Cole et CB Cameron Dantzler doivent confirmer leur statut pour être appelés en première partie de draft. Né au Nigéria, LT Prince Tega Wanogho a trouvé sa place à gauche de la ligne des Tigers et pourrait bien s’inviter assez haut à la draft si les performances suivent. Mais c’est surtout DT Derrick Brown qui tient le haut de l’affiche à Auburn et sa cote grimpe en flèche depuis le début de l’année.

WR Wan’Dale Robinson, Nebraska – Crédit photo : huskers.com

The Future is Today

On le savait avant le début de la saison et il l’a confirmé, CB Derek Stingley (LSU) est le prochain grand espoir de DBU. Les Tigers n’ont pas perdu au change malgré le départ de Greedy Williams en NFL puisque le true freshman est absolument phénoménal depuis le début de l’année. Face à Vanderbilt, il s’est baladé avec cinq plaquages, trois passes déviées et une interception.

Un autre freshman a brillé, en attaque cette fois-ci, et pour Nebraska : WR Wan’Dale Robinson (Nebraska), recrue quatre étoiles. 89 yards au sol pour un touchdown et 8 réceptions pour 79 yards et deux touchdowns contre Illinois pour le natif du Kentucky, qui sait un peu tout faire en attaque. WR CT Thomas (Boise State) s’est également mis en évidence, face à Air Force, avec un superbe touchdown à la réception. Junior, il pourrait se présenter à la prochaine draft mais devrait quand même revenir à Boise pour profiter de son entente avec Hank Bachmeier, nouveau quarterback vedette des Broncos, et se mettre encore plus en évidence, surtout que cette classe de receveurs 2020 semble bouchée.

Si USC s’est imposé dans la mini-finale de Division South contre Utah en Pac-12, c’est en grande partie grâce à sa ligne défensive cauchemardesque, menée par le redshirt sophomore DT Jay Tufele (USC) et le true freshman DE Drake Jackson (USC). Alors que le second est comparé à DE Leonard Williams (New York Jets) depuis son arrivée sur le campus et le spring camp, le premier est quant à lui considéré comme le meilleur interior pass rusher depuis DT Jurrell Casey (Tennessee Titans).

Au passage, un petit mot pour QB Dorian Thompson-Robinson (UCLA) qui s’est permis d’inscrire sept touchdowns, cinq par les airs et deux au sol, contre Washington State, dans ce match zinzin dont tout le monde a entendu parler. Les défenses étaient en vacances mais le quarterback des Bruins, dans sa deuxième année, a fait preuve d’un énorme sang froid pour finir avec la victoire après un début de match compliqué. Mention également à QB Anthony Gordon (Washington State), qui a lui inscrit neuf touchdowns à la passe. Le remplaçant de Gardner Minshew est senior mais son nom n’est pas trop entendu dans les discussions concernant la draft. Gordon a déjà inscrit 21 touchdowns cette saison. Ok.

QB Daniel Jones, New York Giants – Crédit photo : Elsa/Getty Images

Graines de Millionnaires

Et voilà, le règne d’Eli Manning avec les New York Giants est terminé. Celui qui a terrassé à deux reprises les invincibles Patriots au Super Bowl a donc cédé sa place au rookie QB Daniel Jones (Duke/NY Giants), pour la première victoire des Giants cette année. Critiqué au moment de sa sélection en sixième position de la draft, l’ancien Blue Devil a sorti le grand jeu avec 63,9% de passes complétées et quatre touchdowns, dont deux à la course. BG.

Après trois matches, on peut déjà dégager quelques favoris pour les récompenses individuelles de fin d’année. En défense, DE Josh Allen (Alabama/Jacksonville) continue de peser pour les Jaguars, avec deux sacks en trois matches, et FS Darnell Savage (Maryland/Green Bay) et LB Devin Bush (Michigan/Detroit) pour le titre de NFL Defensive Rookie of the Year.

Ça sera plus compliqué de départager les joueurs offensifs si ça continue comme ça, même si WR Marquise Brown (Oklahoma/Baltimore) et WR Terry McLaurin (Ohio State/Washington) sont au-dessus de la mêlée pour l’heure. Derrière, RB Josh Jacobs (Alabama/Oakland), QB Gardner Minshew (Jacksonville) et QB Kyler Murray (Oklahoma/Arizona) restent en embuscade. D’ailleurs, on reparlera de la Minshew Mania si la bulle n’éclate pas d’ici la semaine prochaine.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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2 commentaires

2 Comments

  1. DOWN

    2 octobre 2019 at 08h40

    Je trouve cette chronique vraiment excellente.

    • Loïc Baruteu

      3 octobre 2019 at 19h20

      <3

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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