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NFL Draft

NFL Star Academy – Week 3

Chaque semaine, Loïc Baruteu fait le tour de l’actualité de la draft NFL 2020 : les news, conseil de classe, speed dating, etc… on se croirait à la Star Ac’ !
Vous saurez tout sur les futures stars du dimanche.

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Fil d’actu’

Au travers d’un article prophétique, Yahoo Sports s’est demandé si le futur choix des Miami Dolphins, qui donnent tout pour le first pick, serait intéressé de porter la tunique un peu honteuse de la franchise floridienne. L’hypothèse est donc que QB Tua Tagovailoa (Alabama), QB Justin Herbert (Oregon) ou DE Chase Young (Ohio State), soit les trois principaux candidats pour le premier choix, seraient peut être frileux à l’idée de jouer pour une équipe en totale reconstruction et qu’ils pourraient opposer leur veto comme l’avaient fait John Elway ou Eli Manning en leur temps.

ESPN s’est associé à PlayStation cette année pour nous pondre un nouveau genre de classement farfelu sur les prospects NFL. Un co-branding quand même plus crédible que celui entre PFF et une marque de saucisses, mais qui n’apporte pas forcément grand chose au débat. Ça s’appelle le Player Impact Rating et on se retrouve avec des étudiants-athlètes notés comme les pros dans Madden. De quoi fantasmer en attendant le retour de NCAA Football sur consoles, un jour peut être.

Né avec six doigts à chaque main, le coureur RB Khalil Herbert (Kansas), qui n’a pas de lien avec Justin Herbert à notre connaissance, n’aura pas pu en profiter pour porter le ballon puisqu’il a été opéré dès son plus jeune âge et en porte aujourd’hui les stigmates. Ce qui ne l’empêche pas de briller avec les Jayhawks de Les Miles cette année, comme sur cette incroyable course de 82 yards pour un touchdown face à toute la défense de Boston College. Senior, il a très peu de chances d’être sélectionné à la draft en 2019 mais on sait que les Américains aiment bien les histoires comme ça donc pourquoi pas.

Sale nouvelle pour Alabama, qui se paie déjà un paquet de blessés en défense. Dernier arrivé à l’infirmerie, DE LaBryan Ray a subi une opération pour sa blessure au pied, de quoi le mettre sur la touche probablement toute la saison, au minimum six matches. Il reste néanmoins une année d’éligibilité au joueur en 2020 pour se remettre et revenir en forme pour viser la Draft NFL 2021.

Yahoo Sports, toujours, établit un parallèle entre la demande croissante pour des receveurs à grande vitesse en NFL et la classe 2020 qui compte dans ses rangs pas mal de profils de ce type, entre WR Jerry Jeudy (Alabama), WR Henry Ruggs (Alabama), WR CeeDee Lamb (Oklahoma), WR Tylan Wallace (Oklahoma State), WR Tee Higgins (Clemson), WR Sage Surratt (Wake Forest), WR Tyler Vaughns (USC), WR Tyler Johnson (Minnesota) ou encore WR Laviska Shenault (Colorado). Pas mal de prétendants donc, entre le premier et le troisième tour, dans une Ligue qui se tourne historiquement de plus en plus vers le jeu aérien.

On en parlait la semaine dernière, il apparaissait au premier tour dans le mock draft de CBS Sports, QB Jordan Love (Utah State) se fraie son petit bonhomme de chemin vers la NFL. 247Sports s’est un peu plus penché sur le quarterback, au travers d’un papier très américain sur le parcours du gamin et qui aborde le décès de Love senior comme source de détermination pour le leader offensif des Aggies. Ces dernières années, plusieurs franchises n’ont pas hésité à aller chercher tout en haut des QB de programmes modestes pour prendre les commandes, comme Carson Wentz (North Dakota State, 2nd overall 2016) ou Josh Allen (Wyoming, 7th overall 2018).

OL Shane Lemieux, Oregon – Crédit photo : GoDucks.com

Conseil de classe

OG Shane Lemieux, Oregon
vs Montana
Au sein d’une attaque explosive comme celle d’Oregon, avec un quarterback dual threat qui n’hésite pas à prendre ses jambes à son coup, l’OL a besoin de joueurs mobiles capables de se projeter vers l’avant. C’est exactement la description de Shane, qui se définit lui-même néanmoins comme meilleur run blocker. Preseason All-American, le guard se retrouve souvent au second rideau pour faire avancer le jeu au sol, qu’il s’agisse d’un coureur ou de Justin Herbert qui aime bien se balader dans la défense. Ces dernières années, Shane a pu faire ses armes face à des monstres comme NT Vita Vea (Tampa Bay Buccaneers), NT Harrison Phillips (Buffalo Bills) ou DT Hercules Mata’afa (Minnesota Vikings) et ne devrait pas avoir trop de mal à assurer la transition vers la Ligue.
Résultat : félicitations du jury.

CB Kristian Fulton, LSU
vs Northwestern State – 1 BrUp
On l’attend beaucoup au tournant cette année car il est le seul cornerback vétéran de la secondary des Tigers et il a eu quelques difficultés pour l’instant, en particulier face à Texas avec une interférence de passe et un touchdown pour sa pomme. Néanmoins, Kristian reste un prospect de premier choix, pas forcément le plus athlétique, surtout après ses multiples blessures, mais un cornerback solide capable de passer un nouveau cap en NFL. Il devrait cependant glisser dans la hiérarchie des CB, derrière des profils plus explosifs comme Paulson Adebo de Stanford. Son duel face au receveur Kalija Lipscomb de Vanderbilt nous apportera probablement plus d’information pour évaluer sa progression.
Résultat : ne doit pas se reposer sur ses lauriers.

WR Amari Rodgers, Clemson
vs Syracuse – 4 rec, 121 yds, 2 TD
Amari est le rejeton de Tee Martin, champion national comme QB avec Tennessee, ancien coordinateur offensif de USC et aujourd’hui assistant chez les Vols. Beau pedigree pour le joueur, dont la cote monte après une fulgurante convalescence pour une blessure des ligaments croisés du genou et des performances dignes de son rang. C’est bien simple, Amari a tout simplement battu Syracuse à lui tout seul avec ses deux touchdowns quand les Orangemen ont inscrit six petits points. On entendra forcément parler de lui à nouveau d’ici la prochaine draft, où il pourrait décider de s’inscrire.
Résultat : absences répétées mais retour au top de sa forme, à confirmer.

DE Kenny Willekes, Michigan State
vs Arizona State – 7 tackles, 2 TFL, 0.5 sack
Pour sa cinquième et dernière année, Kenny n’a plus le droit à l’erreur : il doit s’affirmer maintenant s’il espère être appelé dans les premiers à la draft. Ce qui ne devrait pas manquer tant le joueur s’est montré dominant en ce début de saison, même dans la défaite face à Arizona State où il n’a rien pu faire malgré ses cinq QB hurries. Ancien walk-on, il a été désigné All-American en 2018 et figure parmi les prétendants au premier tour en cas de performances régulières. Pour l’anecdote, Kenny s’est également illustré au rugby lorsqu’il était en high school.
Résultat : souhait professionnel en bonne voie.

QB Jalen Hurts, Oklahoma
vs UCLA – 15/20 (75%), 289 yds, 3 TD, 14 att, 150 yds, 1 TD
On se demandait si la mayonnaise allait prendre à Oklahoma pour l’ancien QB de Nick Saban, et pour l’instant la réponse est plutôt positive. À tel point qu’on commence à se dire que les Sooners pourraient faire le coup du chapeau avec un troisième vainqueur du Heisman Trophy consécutif. Jalen a calmé les sceptiques et semble maintenant s’affirmer comme un prospect de choix pour les franchises NFL, ou du moins pour nos amis les gourous des mocks draft qui projettent désormais le quarterback au premier tour, potentiellement à Indianapolis ou à Oakland. Jalen a inscrit neuf touchdowns à la passe cette année en trois matches, pour aucune interception, et quatre TD à la course.
Résultat : tient littéralement son destin entre ses mains.

WR Tyler Johnson, Minnesota
vs Georgia Southern – 10 rec, 140 yds, 3 TD
Tyler aurait pu partir assez haut à la dernière draft après s’être affirmé en 2018 comme un receveur dominant, comme on dit quand un gars martyrise les défenses adverses. Discret en début de saison contre Fresno State et South Dakota State, le Gopher a retrouvé son panache dans la victoire serrée face à Georgia Southern avec trois touchdowns, ses trois premiers de l’année. Exactement ce que voulaient voir les scouts qui apprécient le receveur, productif et excellent route-runner.
Résultat : un peu de relâchement mais les bonnes habitudes reviennent.

TE Charlie Taumoepeau, Portland State
Bye
Pas facile de se faire voir quand on évolue dans une sous-conférence, la Big Sky, au sein d’une équipe qui n’excite personne, Portland State. Il faut savoir se montrer au bon moment. Face à des équipes FBS par exemple. L’an dernier, contre Nevada et Oregon, Charlie avait totalisé huit réceptions, 255 yards et quatre touchdowns. Aujourd’hui, on connait donc un peu mieux le tight end, aligné parfois comme receveur face à des cornerbacks car il possède la vitesse pour aller chercher la profondeur et pour multiplier les big plays. On devrait probablement le voir au Senior Bowl, puis à la draft.
Résultat : montre des qualités évidentes, à confirmer aux examens.

FS Myles Bryant, Washington
vs Hawaii – 4 tackles, 1 TFL, 1 sack, 2 int
Washington a bien rebondi après sa défaite face à Cal, contre une équipe d’Hawaii qui s’est quand même payée deux écuries de Pac-12 en début de saison, les médiocres Arizona et Oregon State. C’est aussi en partie grâce à Myles qui s’est donné du mal, avec deux interceptions au compteur. Tour de contrôle de la secondary des Huskies, le vétéran a de belles chances d’être appelé dans les premiers tours de la draft s’il persiste sur sa lancée. Son passif avec Washington parle en tout cas pour lui et sa polyvalence comme safety ou cornerback pourrait jouer en sa faveur auprès des franchises NFL.
Résultat : excellent élément, félicitations.

TE Josiah Deguara, Cincinnati – Crédit photo : gobearcats.com

Speed Dating

TE Josiah Deguara, Cincinnati
Classe : SR
Taille : Larry Fitzgerald.
Poids : Luke Kuechly.
Signe astrologique : Cindirella.

La trajectoire classique, l’histoire de la moche aux lunettes et à la frange qui termine fille la plus populaire du lycée et qui serre le quarterback de l’équipe. Josiah n’a pas de lunettes, ni de frange et, aux dernières nouvelles, il ne sort pas avec son QB mais il revient de loin. Prospect deux étoiles en 2015, Josiah s’est démerdé pour trouver une fac pas trop dégueu pour faire ses armes et devenir tranquillement le démon offensif qu’il représente aujourd’hui pour les Bearcats. Les scouts NFL l’aiment bien et son nom pourrait sortir du chapeau à partir du deuxième tour s’il négocie bien sa dernière année à la fac. Pour info, ça se prononce « Duh-gwah-ruh ».

Programme

Michigan @ Wisconsin, Madison (WI)
Le samedi 21 septembre à 18h (GMT+1)
QB Shea Patterson ne sera probablement pas sélectionné à la draft mais le practice squad c’est bien aussi. Pourtant, il peut quand même compter sur WR Donovan People-Jones et WR Tarik Black, deux receveurs très appréciés des scouts. C’est aussi le cas de OG Ben Bredeson et CB Lavert Hill, qui couleront peut être des jours plus heureux chez les pros qu’à Ann Arbor. Du côté de Wisconsin, OG Tyler Biadasz et RB Jonathan Taylor seront les prochains appelés à la draft pour représenter les Badgers en NFL.

Auburn @ Texas A&M, College Station (TX)
Le samedi 21 septembre à 21h30 (GMT+1)
Auburn s’est fait une belle réputation avec sa ligne défensive monstrueuse, composée de DT Derrick Brown, potentiel choix de top 10, DT Nick Coe, qui vise le premier tour, et DT Marlon Davison, plutôt prévu en milieu de draft. Les Aggies auront aussi plusieurs futurs pros en défense, en particulier DT Justin Madubuike et LB Anthony Hines mais ces deux-là auront fort à faire contre OT Prince Tega Wanogho, un autre beau bébé des Tigers.

Notre Dame @ Georgia, Athens (GA)
Le dimanche 22 septembre à 2h (GMT+1)
Grosse affiche avec des Bulldogs qui reçoivent Notre Dame, éternel prétendant au titre qui lose toujours à un moment ou un autre. L’occasion de suivre en direct une opposition de choix entre LT Andrew Thomas, qu’on annonce dans le top 10, et les talentueux pass rushers des Golden Domers, DE Julian Okwara et DE Khalid Kareem. QB Jake Fromm devrait se sentir tout de même en sécurité derrière Thomas, OG Solomon Kindley et OG Ben Cleveland, prétendants à la draft. Les Bulldogs aligneront deux autres futurs pros, SS JR Reed et RB D’Andre Swift. Attention à CB Troy Pride, WR Chase Claypool et WR Chris Finke chez Notre Dame, que l’on devrait également tous retrouver en tuniques NFL l’an prochain.

Colorado @ Arizona State, Tempe (AZ)
Le dimanche 22 septembre à 4h (GMT+1)
Mine de rien, on devrait assister à du spectacle dans cette affiche pas hyper sexy de Pac-12, avec évidemment WR Laviska Shenault en ballotage cette saison pour le statut de meilleur prospect à son poste. Il sera opposé à CB Chase Lucas, qui vise aussi la NFL. Autre opposition de qualité, celle entre DT Mustafa Johnson de Colorado face à RB Eno Benjamin des Sun Devils, qui déçoit un peu pour l’instant.

WR Sage Surratt, Wake Forest – Crédit photo : Brian Westerholt/Sports On Film

The Future is Today

La Draft NFL 2021, c’est bientôt. Plus qu’un an et demi à attendre. RT Sam Cosmi (Texas) et LT Penei Sewell (Oregon) rendent déjà l’attente insupportables alors que les deux sophomores se tirent la bourre pour le statut de meilleur offensive tackle de la cuvée 2021. Le Longhorn est néanmoins favori pour l’heure, grâce à des dispositions physiques fantastiques et un potentiel à peine exploité.

Redshirt sophomore, WR Sage Surratt (Wake Forest) est parti sur les chapeaux de roue avec 372 yards et 3 touchdowns en trois rencontres. On a parlé de lui un peu plus tôt, il fait partie de ces receveurs extrêmement véloces qui plaisent aux franchises NFL par les temps qui courent. L’ancien commit de Harvard pourrait même choisir de faire l’impasse sur la saison 2020 avec les Demon Deacons puisqu’il est potentiellement éligible à la prochaine draft.

Chez les freshmen, on retiendra les performances de QB Dillon Gabriel (UCF) qui a démantelé la défense de Stanford avec 347 yards et 4 touchdowns, LB Dee Winters (TCU), qui s’impose progressivement comme un des piliers de la défense des Horned Frogs, et QB Hank Bachmeier (Boise State) qui remet les Broncos sur la map avec un bilan de trois victoires et zéro défaite jusqu’ici. Ce dernier est le quarterback qui prend le plus de coups au pays d’après EPSN. RB Zach Charbonnet (Michigan) et LB Mase Funa (Oregon) font également honneur à leur statut de top prospect 2019 avec des performances égales depuis le début de la saison.

D’autres freshmen ont fait sensation au cours des trois premières semaines et font déjà saliver les scouts, en particulier DT DJ Dale (Alabama), comparé à DT Daron Payne (Washington Redskins), lancé plus vite que prévu dans le grand bain après la cascade de blessures du Tide en défense. Attention à WR George Pickens (Georgia), hyper explosif et déjà annoncé comme une future star dès l’année prochaine avec les départs prévus de plusieurs receveurs des Bulldogs. Enfin, Clemson s’assure une transition en douceur sur la ligne défensive, son point fort depuis longtemps, avec l’émergence de DT Tyler Davis (Clemson), surnommé « Baby Dex » en référence au first rounder DT Dexter Lawrence (New York Giants).

Graines de Millionnaires

Une semaine après être devenu le premier rookie de l’histoire de la NFL à inscrire plusieurs touchdowns de plus de quarante yards pour son premier match pro, WR Marquise « Hollywood » Brown (Oklahoma/Baltimore) a surfé sur la vague avec huit réceptions pour 86 yards contre Arizona. D’autres receveurs ont brillé en Week 2, principalement WR Terry McLaurin (Ohio State/Washington) avec son touchdown face à Dallas et WR DK Metcalf (Ole Miss/Seattle).

LB Chase Winovich (Michigan/New England) continue de surprendre au sein de la pire équipe de tous les temps en NFL. L’ancien Wolverine s’affirme comme un véritable menace dans le pass rush et sera probablement l’un des piliers de la défense floridienne s’il n’est pas échangé d’ici là.

Du côté du New Jersey, les galères continuent pour CB Deandre Baker (Georgia/NY Giants), qui se fait démolir depuis deux matches par ses adversaires et qui s’est fait afficher devant les médias par son équipier CB Janoris Jenkins. L’ancien shutdown cornerback des Bulldogs semble complètement transformé en NFL, régulièrement dépassé par les receveurs adverses, alors que les consignes qui lui sont assignées ne sont pas forcément les plus avisées.

Sélectionné légèrement plus haut au premier tour, RB Josh Jacobs (Alabama/Oakland) s’en sort beaucoup mieux pour sa part. Le running back des Raiders reste sur une moyenne de 5.3 yards par course, et surtout 4.2 de ces yards après un contact. PFF le classe tout simplement en première place des meilleurs running backs de NFL après deux rencontres.

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

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Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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