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NFL Draft

NFL Star Academy – Prospects Rankings: Offense

Après avoir fait le tour de l’actualité de la draft NFL tout au long de la saison, Loïc Baruteu vous propose son classement par poste des meilleurs prospects de cette cuvée 2020. Vous saurez tout sur les futures stars offensives du dimanche après-midi.

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Mes chers compatriotes, nous sommes en guerre. Surtout aux États-Unis. Mais pas assez pour que la Draft NFL 2020 soit annulée puisque nous aurons droit à un live de Roger Goodell depuis son sous-sol pour annoncer les choix du premier tour. Le Combine a eu lieu, certains Pro Days également, mais pas de traversée en bateau du bassin du Bellagio à Las Vegas pour les 58 top prospects donc, qui ont reçu à la place des caméras pour se filmer à la maison. #stayhome

1. Joe Burrow, LSU
TOP 5
Joe a cassé Clemson en deux avec ses 5 touchdowns en finale nationale, en plus du Heisman Trophy et de sa future statue à LSU. Il a tout pris, n’a rien laissé aux autres et se prépare mentalement à signer le plus gros contrat de la draft puisqu’il ne fait aucun doute que les Bengals le choisiront avec le premier choix. Le roi du bal de promo.

2. Tua Tagovailoa, Alabama (underclassman)
TOP 15
Sans une cascade de blessures ces dernières saisons, Tua serait peut être devant Joe Burrow en terme de talent. Le quarterback d’Alabama, champion national en 2018, possède les capacités pour prendre les rênes d’une attaque NFL mais son passif médical joue contre lui. Sans parler de son ridicule 13 au Wonderlic, contre 40 pour Nate Stanley ou 34 pour Joe Burrow. Assez nul pour un QB.

3. Justin Herbert, Oregon
1ST ROUND
Justin aurait pu tenter sa chance l’an dernier mais il a choisi de revenir à Oregon, où il a déroulé, peinard, toute la saison. Les Ducks affichent un bilan de 10-2 et une victoire au Rose Bowl, avec 32 touchdowns pour Justin, contre 6 interceptions. Reste à voir si une équipe estime pouvoir en faire un franchise quarterback NFL.

4. Jacob Eason, Washington (underclassman)
2ND-3RD ROUND
Transféré de Georgia, Jacob a réalisé une belle saison avec les Huskies pour 23 touchdowns et 8 interceptions. Il aurait cependant dû rester à Washington pour se défaire de son irrégularité et améliorer ses fondamentaux, notamment la puissance de ses passes, parfois trop fortes.

5. Jalen Hurts, Oklahoma
3RD-4TH ROUND
+ Jalen a prouvé qu’il pouvait diriger deux attaques majeures, à Alabama et Oklahoma
+ Bon combine avec des passes précises et puissantes

– Ne sait pas toujours bien lire la défense et choisit trop souvent de courir avec le ballon
– Mauvais pocket passer
– On lui aurait suggéré de passer fullback en NFL mais Jalen a refusé les drills aux autres positions que QB

6. Jordan Love, Utah State
3RD-4TH ROUND
Jordan a connu des hauts et des bas, avec une saison 2019 médiocre comparée à sa belle saison 2018 qui l’avait affiché sur les radars des scouts NFL. Pas mal d’experts considèrent qu’il est le prospect le plus overrated cette année.

7. Jake Fromm, Georgia
4TH-5TH ROUND
+ Clutch
– Sa précision de passe : moins de 50% face à LSU, Auburn, Missouri et Texas A&M
– Loin d’avoir le bras le plus puissant de cette classe

8. Steven Montez, Colorado
4TH-5TH ROUND

9. James Morgan, Florida International
4TH-5TH ROUND
+ Belles performances au East-West Shrine Bowl, au Senior Bowl et au combine
+ Suivi par les scouts depuis plusieurs saisons
– A joué à un niveau plus faible que d’autres prospects

10. Nate Stanley, Iowa
5TH-6TH ROUND

11. Khalil Tate, Arizona
5TH-6TH ROUND

12. Cole McDonald, Hawaii
6TH-7TH ROUND

13. Nick Tiano, Chattanooga
7TH ROUND-UDFA

14. Anthony Gordon, Washington State
7TH ROUND-UDFA

15. Shea Patterson, Michigan
7TH ROUND-UDFA

1. D’Andre Swift, Georgia (underclassman)
1ST-2ND ROUND
Pour les scouts, D’Andre is the new Alvin Kamara. Three-down starter, il s’est montré productif avec Georgia et s’est mis en évidence au combine, avec d’excellents résultats aux ateliers athlétiques. Grâce à la qualité du backfield des Bulldogs, il n’a pas été trop surmené et débarque encore tout frais.

2. JK Dobbins, Ohio State (underclassman)
1ST-2ND ROUND
Comme de nombreux running backs d’Ohio State, JK arrive chez les pros précédé d’une excellente réputation. Évidemment, avec plus de 2 000 yards pour 21 touchdowns en 2019, le Buckeye a tapé dans l’œil des scouts. Titulaire depuis sa saison freshman, il devrait rapidement trouver ses marques au niveau supérieur.

3. Jonathan Taylor, Wisconsin (underclassman)
1ST-2ND ROUND
On se souvient de la saison Freshman de Jonathan, en compétition à l’époque pour le Heisman Trophy après des débuts en fanfare. Avec 4.39 secondes au 40-yard dash, il a prouvé qu’il possède les qualités pour renverser le jeu en NFL. Jonathan pourrait même partir dans le top 15 en fonction des besoins des franchises.

4. Clyde Edwards-Helaire, LSU (underclassman)
2ND-3RD ROUND
Membre éminent de l’attaque de feu de LSU, Clyde a même participé au jeu aérien avec ses 55 réceptions pour 453 yards et 1 TD. Au sol, le Tiger affiche un bilan de 1 414 yards pour 16 TD, avec une moyenne de 6.6 yards par course. Coureur coriace, rapide et intelligent, il devrait rapidement être amené à faire parler de lui chez les pros.

5. Cam Akers, Florida State (underclassman)
2ND-3RD ROUND
Derrière une ligne offensive en piteux état depuis deux ans, Cam a tout de même montré de belles capacités, lui permettant d’afficher un bilan de 1 144 yards et 14 TD au sol en 2019. Il avait déjà passé la barre des 1 000 yards sur la saison lors de sa campagne Freshman en 2018. Ses qualités de receveur devraient jouer en sa faveur.

6. Zack Moss, Utah
3RD-4TH ROUND
+ 6 yards de moyenne par course pour 1 416 yards et 15 TD en 2019
+ Power back avec la vitesse et les qualités pour soutenir le jeu aérien nécessaires pour un RB titulaire en NFL

– Très utilisé à Utah, opéré du ménisque en 2018, son dossier médical devrait être déterminant
– Problèmes de fumble par le passé

7. AJ Dillon, Boston College
3RD-4TH ROUND
Derrick Henry a marqué les esprits lors des derniers playoffs NFL et certaines franchises avec un jeu au sol bancal pourraient se tourner vers la même stratégie que les Titans : courir tout droit avec un gros running back. AJ Dillon est le prospect qui correspond le plus à ce profil, même s’il devra probablement se contenter d’un rôle de power back uniquement. Malgré une belle progression dans le jeu aérien en 2019, il n’est pas assez polyvalent pour espérer diriger le jeu au sol d’une attaque pro.

8. Lamical Perine, Florida
3RD-4TH ROUND
+ En dépit d’une OL boiteuse, il s’est créé ses propres opportunités de big plays
+ Très productif à Florida
+ Prototype du running back, il pourrait devenir un bon titulaire avec de l’entraînement et de l’expérience

– N’assure pas en protection de passe
– Pas toujours dans le bon tempo

9. Joshua Kelley, UCLA
4TH-5TH ROUND
10. Eno Benjamin, Arizona State
4TH-5TH ROUND

11. Ke’Shawn Vaughn, Vanderbilt
4TH-5TH ROUND
+ Belles performances au Senior Bowl
+ Un style de course tout en puissance
+ Bon receveur et bon bloqueur

– Ne cherche pas assez à éviter le contact
– Peut faire un bon backup en NFL mais sans doute pas un titulaire sur le long terme

12. Darius Anderson, TCU
4TH-5TH ROUND

13. Anthony McFarland, Maryland
5TH-6TH ROUND

14. Patrick Taylor, Memphis
5TH-6TH ROUND

15. JJ Taylor, Arizona (underclassman)
5TH-6TH ROUND

16. Raymond Calais, Louisiana-Lafayette
5TH-6TH ROUND

17. Tony Jones, Notre Dame (underclassman)
5TH-6TH ROUND

1. Jerry Jeudy, Alabama (underclassman)
TOP 15
Gros combine pour Jerry : au top pendant les entretiens d’après les rapports des scouts, il a également confirmé sa belle vitesse de pointe au 40-yard dash. Pas mal pour l’imposant receveur, forcément comparé à Julio Jones. Le joueur du Tide n’a pas forcément de faiblesse et il pourra compter sur ses qualités de route runner et de playmaker pour s’imposer rapidement comme cible prioritaire d’une attaque pro.

2. CeeDee Lamb, Oklahoma (underclassman)
TOP 15
Pour les experts, CeeDee est l’un des choix les plus sûrs de cette classe. La franchise qui le sélectionnera pourra disposer d’un receveur complet, peut être pas le plus rapide au sprint longue distance, mais bien l’un des plus doués cette année. Avec plus de 2 000 yards et 25 TD cumulés lors des deux dernières saisons, il débarque en NFL avec un solide bagage.

3. Henry Ruggs, Alabama (underclassman)
1ST ROUND
La commotion cérébrale subie au Citrus Bowl ne semble pas avoir affecté la cote d’Henry alors que ses qualités de vitesse délirantes en font l’un des chouchous de ce groupe de prospects : 4.27 secondes au 40-yard dash pour le joueur au combine, soit le meilleur chrono chez les WR cette année, de loin. Si ses statistiques ne sont pas aussi impressionnantes que ses concurrents étant donné l’intense turnover chez les receveurs à Alabama, son potentiel est énorme.

4. Justin Jefferson, LSU (underclassman)
1ST-2ND ROUND
+ Travaille dur à l’entraînement et challenge ses coéquipiers pour en tirer le meilleur
+ 1 540 yards et 18 TD en 2019, sans oublier une finale nationale où il s’est promené
+ Top performer au 40-yard dash avec un joli chrono de 4.43

– Doit travailler sur la séparation avec son défenseur et pourrait souffrir du press coverage pour ses débuts en NFL

5. Tee Higgins, Clemson (underclassman)
1ST-2ND ROUND
Avec sa grande taille, son envergure et ses capacités athlétiques, la cible favorite de Trevor Lawrence est un cauchemar dans la red zone. Au sein d’une escouade de receveurs chargée à Clemson, Tee a tout de même survolé les débats avec 25 TD sur les deux dernières saisons. Il pourrait être sélectionné dès la seconde partie du premier tour.

6. Chase Claypool, Notre Dame
1ST-2ND ROUND
Le gigantesque receveur de Notre Dame s’est mis en évidence au combine, top performer au 40-yard dash et au bench press. Pas mal pour Chase, qui confirme ainsi qu’il n’est pas qu’une grande tige. Ses 1 037 yards et 13 TD en 2019 parlent pour lui et ses récents progrès en vitesse pure après une longue préparation entre le Senior Bowl et le combine sont une preuve de sa détermination.

7. Brandon Aiyuk, Arizona State
2ND-3RD ROUND
Brandon s’est révélé à la face du monde pour sa dernière année avec les Sun Devils, en bouclant l’exercice avec 1 192 yards et 8 TD. Une progression fulgurante par rapport à sa saison junior en 2018, qui laisse penser que le receveur peut encore progresser. Imposant, il s’est rattrapé au combine d’avoir manqué le Senior Bowl sur blessure en finissant top performer aux broad et vertical jumps.

8. Jalen Reagor, TCU (underclassman)
2ND ROUND
+ Extrêmement explosif et dangereux en open field
+ Excellent joueur de special teams pour les retours de coups de pied

+ Futur playmaker NFL avec le bon entraînement et le bon QB
– Facilement déboussolé par un press coverage rugueux

9. Denzel Mims, Baylor
2ND ROUND
+ Joueur majeur depuis trois ans à Baylor, avec 28 TD en trois saisons
+ Bon Senior Bowl et troisième meilleur chrono chez les WR au combine
+ Pourrait partir dès le premier tour si une franchise l’apprécie

– Manque parfois de concentration
– Doit apprendre à utiliser son important gabarit face aux DB physiques

10. KJ Hamler, Penn State (underclassman)
2ND-3RD ROUND

11. Laviska Shenault, Colorado
2ND-3RD ROUND
Comparé à Juju Smith-Schuster, Leviska s’est imposé en 2018 comme l’un des meilleurs receveurs du pays, avant de décevoir l’an passé, pas aidé par l’irrégularité de son QB et plusieurs blessures. C’est surtout son dossier médical qui intéresse les franchises NFL, alors que le joueur s’est fait opérer après le combine. Considéré comme l’un des bijoux de ce groupe, sa cote a largement baissé après des entretiens individuels peu concluants au combine.

12. Michael Pittman, USC
2ND-3RD ROUND
+ Impressionnants chronos au 20-yard shuttle et au 3-cone drill pendant le combine
+ Receveur imposant et très productif à USC malgré deux QB true freshman en 2018 puis 2019

+ Joueur intelligent, bon bloqueur et capitaine à USC
– Pourrait cependant être limité par sa vitesse en NFL

13. Tyler Johnson, Minnesota
2ND-3RD ROUND
+ Imposant et suffisamment véloce pour occuper un rôle important chez les pros
+ Excelle avec le ballon dans les mains après la réception grâce à un contrôle impressionnant de son corps

– Pas assez rapide pour s’imposer comme receveur numéro un dans une franchise NFL
– A choisi de ne pas participer aux ateliers des WR au combine pour se concentrer sur le Pro Day, finalement annulé pour cause d’épidémie

14. Collin Johnson, Texas
3RD ROUND

15. Gabriel Davis, UCF (Underclassman)
3RD ROUND

16. Lynn Bowden, Kentucky
3RD ROUND

17. Antonio Gandy-Golden, Liberty
3RD ROUND
+ Des mains très sûres et un gabarit imposant difficile à bousculer pour un DB
+ Extrêmement productif avec Liberty : 2 433 yards et 20 TD entre 2018 et 2019, pour une moyenne de 16.2 yards par réception

– Comme la plupart des grands receveurs, manque de vitesse et son chrono n’a pas rassuré au combine

18. Donovan People-Jones, Michigan (Underclassman)
3RD-4TH ROUND

19. Kalija Lipscomb, Vanderbilt
3RD-4TH ROUND

20. Quintez Cephus, Wisconsin (Underclassman)
4TH ROUND

21. Bryan Edwards, South Carolina
4TH ROUND

22. Quartney Davis, Texas A&M
4TH ROUND

23. John Hightower, Boise State
4TH ROUND

24. Isaiah Hodgins, Oregon State (Underclassman)
4TH-5TH ROUND

25. KJ Hill, Ohio State
4TH-5TH ROUND

26. KJ Osborn, Miami (FL)
5TH-6TH ROUND

27. Jauan Jennings, Tennessee
5TH-6TH ROUND

28. Trishton Jackson, Syracuse (Underclassman)
5TH-6TH ROUND

1. Cole Kmet, Notre Dame
2ND ROUND
Avec ses superbes performances au combine, Cole a tapé du poing sur la table et devrait être le premier tight end sélectionné. Pourtant, pas mal de scouts doutent de ses capacités puisque le Golden Domer est avant tout un type gigantesque qui pourrait faillir dans le jeu aérien en NFL, peut être trop rapide pour lui. En bref, peu de certitudes mais les experts s’accordent au moins sur le fait que Cole ne devrait pas être sélectionné avant le deuxième tour.

2. Adam Trautman, Dayton
2ND-3RD ROUND
Beaucoup d’avis divergents au sujet d’Adam ; pour certains scouts, c’est un diamant brut à polir pour en extraire un talent certain, pour d’autres c’est un tight end un peu trop limité pour occuper un rôle majeur. Ses statistiques délirantes (916 yards, 14 TD en 2019) et sa solide prestation au Senior Bowl jouent en sa faveur mais ses faiblesses athlétiques ont été exposées au combine. Adam pourrait partir entre le deuxième et le quatrième tour et le suspense est terrible.

3. Thaddeus Moss, LSU (underclassman)
2ND-3RD ROUND
Imposant, athlétique, le fils de Randy est un véritable cauchemar en un contre un et il l’a largement prouvé avec LSU l’an dernier, notamment en finale nationale où il a inscrit 2 TD. Si Thaddeus ne s’est pas entraîné au combine, ses qualités sont évidentes et il devrait rapidement intégrer le système offensif de la franchise qui l’adoptera, en dépit de lacunes à gommer pour bloquer.

4. Colby Parkinson, Stanford (underclassman)
3RD ROUND
Nouvelle cuvée de tight end made in Stanford, même si 2020 n’est pas le plus grand millésime produit par le programme californien. Colby devrait néanmoins s’assurer pas mal de temps de jeu en NFL s’il sait mettre son grand gabarit à profit. Il aurait pu rester une année de plus à Palo Alto mais a décidé de s’émanciper après trois ans comme contributeur important de l’attaque.

6. Albert Okwuegbunam, Missouri (underclassman)
3RD-4TH ROUND
Sans ses multiples red flags, Albert serait probablement le prospect numéro un à son poste cette année : avec un temps zinzin de 4.49 secondes au 40-yard dash, devant Brycen Hopkins et ses 4.66, le TE a confirmé des dispositions athlétiques phénoménales pour un gars qui semble taillé dans un tronc d’arbre. Sans oublier sa saison 2017 exceptionnelle qui en faisait un grand espoir à son poste. On lui reproche cependant son immaturité, son irrégularité, son flegme et son incapacité à monter en puissance ces deux dernières années. Ça fait beaucoup, assez en tout cas pour le faire chuter dans les boards.

6. Jared Pinkney, Vanderbilt
4TH ROUND

7. Hunter Bryant, Washington
4TH-5TH ROUND
+ 825 yards en 55 réceptions et 3 TD en 2019, l’un des meilleurs bilans à son poste
+ Très bon receveur, concentré et habile de ses mains
– Limité par sa taille, ne pourra sans doute pas être utilisé pour bloquer comme sixième OL
– Un chrono abominable au 40-yard dash au combine pour un receiving tight end

8. Dalton Keene, Virginia Tech
4TH-5TH ROUND

9. Josiah Deguara, Cincinnati
4TH-5TH ROUND
+ Petit mais costaud et très bon receveur
+ Dangereux dans la red zone : 7 TD en 2019

– Effacé au Senior Bowl

10. Harrison Bryant, FAU
4TH-5TH ROUND

11. Brycen Hopkins, Purdue
4TH-5TH ROUND

12. Devin Asiasi, UCLA (underclassman)
5TH-6TH ROUND

13. Jacob Breeland, Oregon
5TH-6TH ROUND

14. Charlie Taumoepeau, Portland State
6TH-7TH ROUND

15. Stephen Sullivan, LSU
6TH-7TH ROUND

1. Tristan Wirfs, Iowa (underclassman)
TOP 15
Si la compétition est serrée pour définir le premier OT de cette classe, Tristan a marqué son territoire à Indianapolis ; considéré comme un right tackle ou un guard il y a quelques mois, ses résultats impressionnants au combine, en particulier au 40-yard dash, en font désormais le favori pour être le premier left tackle sélectionné. Imposant, athlétique et excellent bloqueur, il pourrait devenir une référence à son poste avec de l’entraînement et l’expérience du jeu tant son potentiel est effrayant.

2. Jedrick Wills, Alabama (underclassman)
1ST ROUND
Jedrick sort d’un combine très réussi, ce qui fait penser aux experts qu’il pourrait partir dans le top 10 sans problème. Auparavant envisagé comme right tackle, son poste à Alabama depuis 2018 pour bloquer le côté aveugle du gaucher Tua Tagovailoa, il semble suffisamment bien bâti et athlétique pour occuper le flanc gauche en NFL.

3. Andrew Thomas, Georgia (underclassman)
1ST ROUND
Longtemps considéré comme le meilleur prospect au poste de left tackle, et de loin, Andrew a vu sa cote fondre comme neige au soleil ces derniers mois. S’il ne s’est pas forcément mis en évidence au combine comme ses concurrents, son excellente campagne 2019 et sa réputation en font un futur left tackle de premier choix. Aussi bon pour bloquer en protection de passe que pour le jeu au sol, Andrew possède la technique et l’aisance naturelle pour exceller en NFL.

4. Mekhi Becton, Louisville (underclassman)
1ST-2ND ROUND
Mekhi est gigantesque et c’est surtout ce qui fait sa valeur. Les scouts sont impressionnés par ses capacités athlétiques pour un tel gabarit, ce qui pourrait même en faire le premier left tackle sélectionné. Néanmoins, en plus de doutes sur son intérêt pour le football, le Cardinal s’est fait choper au test anti-drogues de la NFL. Ce qui pourrait définitivement refroidir pas mal de franchises.

5. Josh Jones, Houston
1ST-2ND ROUND
Pas mal de monde considère Josh comme un mystère : reach au premier tour, steal au deuxième tour, difficile de savoir où il sera sélectionné. Encore brut, son énorme potentiel et ses qualités physiques font néanmoins saliver les scouts, qui le préfèrent pour l’heure en right tackle ou back-up qu’en left tackle titulaire.

6. Austin Jackson, USC (underclassman)
1ST-2ND ROUND
+ Excellent combine, dans le top 10 des OL au 40-yd dash, bench press, vertical jump et broad jump
+ Explosif, extrêmement athlétique
+ Fort potentiel de progression, aussi bien technique que physique

– Joueur brut, pas mal de lacunes techniques à travailler

7. Prince Tega Wanogho, Auburn
2ND ROUND
Débarqué du Nigeria pour devenir le nouveau LeBron James, son rêve de gosse, l’immense Prince Tega s’est finalement mis au football au high school avant continuer sa progression à Auburn. Si certains scouts le considèrent l’égal des top prospects au poste, les inquiétudes sur son envie de jouer au football devraient le faire chuter dans les boards. Encore un peu brut pour débuter comme left tackle, Prince Tega aura besoin du développement adéquat pour atteindre le niveau que les experts attendent de lui.

8. Trey Adams, Washington
2ND ROUND
+ Efficace en protection de passe et pour ouvrir la voie au sol
+ Suffisamment imposant, rapide et agile pour évoluer comme left tackle en NFL

– Blessé au genou en 2017 puis au dos en 2018 ; son dossier médical est son pire ennemi
– Pas assez dominant au niveau universitaire pour faire partie des cadors de sa classe

9. Isaiah Wilson, Georgia (underclassman)
2ND ROUND
+ Gabarit monstrueux et qualités athlétiques évidentes
+ Large envergure pour bloquer les pass rushers sur l’extérieur
+ Puissant et efficace pour empêcher le bull rush

– Irrégulier par manque de concentration
– Right tackle à Georgia, il aurait peut être dû retourner à la fac pour jouer left tackle

10. Ezra Cleveland, Boise State (underclassman)
2ND-3RD ROUND
+ Top 3 au 40-yard dash et top 5 au bench press lors du combine
+ Pourrait profiter de la pénurie de left tackles de qualité en NFL pour grimper au second tour
+ Bonne technique pour bloquer

– Manque de puissance et d’agressivité pour la NFL, devrait jouer right tackle

11. Matt Peart, Connecticut
2ND-3RD ROUND

12. Yasir Durant, Missouri
3RD-4TH ROUND

13. Charlie Heck, North Carolina
3RD-4TH ROUND

14. Terrance Steele, Texas Tech
4TH-5TH ROUND

15. Lucas Niang, TCU
4TH-5TH ROUND

16. Tyre Phillips, Mississippi State
5TH-6TH ROUND

17. Cameron Clark, Charlotte
5TH-6TH ROUND

18. Alex Taylor, South Carolina State
5TH-6TH ROUND

19. Colton McKivitz, West Virginia
5TH-6TH ROUND

20. Jake Driscoll, Auburn
5TH-6TH ROUND

1. Shane Lemieux, Oregon
2ND-3RD ROUND
Agressif, technique, Shane est une plaie en face à face et il s’est illustré pendant quatre ans comme left guard à Oregon, devenant l’un des meilleurs joueurs à son poste de conférence Pac-12 et du pays. C’est surtout sa détermination et sa hargne qui plaisent aux scouts et qui pourraient faire de lui un choix de deuxième tour.

2. Robert Hunt, Louisiana-Lafayette
3RD ROUND
+ Excellent en protection de passe
+ Imposant mais extrêmement athlétique, un profil très rare
+ Futur titulaire chez les pros avec le bon entraînement

– Ancien OT à Louisiana-Lafayette, considéré comme guard par les scouts NFL car pas encore assez puissant
– Dans l’ensemble, pas assez mûr et doit travailler sa puissance et sa technique

3. Solomon Kindley, Georgia
3RD-4TH ROUND
Suivi depuis un moment par les scouts, Solomon Kindley a pris un peu trop d’embonpoint l’an passé et fait désormais un peu peur aux franchises. Ses kilos superflus qui le ralentissent l’exposent notamment aux débordements de pass rushers rapides, un problème qui devrait s’accentuer en NFL où le rythme est plus élevé. Avec le bon régime, il devrait toutefois briller chez les pros grâce à sa puissance monstrueuse pour faire avancer le jeu au sol.

4. Logan Stenberg, Kentucky
3RD-4TH ROUND
Logan n’a pas perdu de temps au Senior Bowl pour se mettre en évidence, dès les premiers entraînements. Son agressivité, sa puissance et son gabarit en font un bloqueur redoutable dans le jeu au sol. Il devra néanmoins progresser en protection de passe et éviter d’enchaîner les pénalités comme à Kentucky. Des signes de progression évidents en 2019 et son éthique de travail remarquable laissent penser que Logan pourrait rapidement s’améliorer et faire un excellent titulaire.

5. Netane Muti, Fresno State
4TH-5TH ROUND
+ Une rep de moins seulement que le record au bench press du combine, 45 par Mitch Petrus en 2010
+ Prototype du guard NFL

– Énormément de pépins physiques : saison blanche en 2016 et seulement deux matches disputés en 2018

6. Calvin Throckmorton, Oregon
4TH-5TH ROUND
+ Solide et régulier à Oregon, titulaire depuis 2016
+ Polyvalent : il a joué left tackle, center, right guard et right tackle au cours de sa carrière avec les Ducks

+ Très intelligent d’après les scouts
– S’est fait marcher dessus au Senior Bowl
– Des mensurations pas idéales pour la NFL

7. Damien Lewis, LSU
4TH-5TH ROUND

8. Ben Bartch, St. John’s
4TH-5TH ROUND
+ Sa prestation appréciée au Senior Bowl face à des DL de Power Five devrait lui permettre d’être sélectionné en deuxième partie de draft
+ Gabarit idéal et réflexes au top
+ Ancien coureur de 110m haies, athlétique pour son poste

– Peu d’expérience au poste
– Doit se renforcer musculairement

9. Ben Bredeson, Michigan
5TH-6TH ROUND

10. Hakeem Adeniji, Kansas
5TH-6TH ROUND

11. John Simpson, Clemson
5TH-6TH ROUND

12. Jonah Jackson, Ohio State
6TH ROUND

13. John Molchon, Boise State
6TH-7TH ROUND

1. Tyler Biadasz, Wisconsin
2ND ROUND
Impliqué depuis 2017, titulaire depuis 2018, Tyler n’est pas étranger au fait que Jonathan Taylor affiche des statistiques historiques. Malgré un match difficile contre Ohio State l’an dernier, il a tenu son rôle de pilier de l’OL des Badgers avec brio et c’est un excellent bloqueur capable d’être rapidement impliqué en NFL.

2. Cesar Ruiz, Michigan
2ND-3RD ROUND
Titulaire pendant trois ans à Michigan, Cesar arrive chez les pros auréolé d’un superbe combine. Aussi efficace pour bloquer en protection de passe et pour faire avancer le jeu au sol, il devrait très prochainement occuper un rôle de titulaire.

3. Lloyd Cushenberry, LSU
3RD-4TH ROUND
+ Puissant, avec de longs bras
+ Explosif et technique

– Limité pour bloquer dans le jeu de course
– N’occupe pas assez l’espace

4. Matt Hennessy, Temple
3RD-4TH ROUND
Utilisé comme OT et OG à Matt Hennessy, Matt sort d’une belle saison 2019 et son combine prouve sa progression, surtout en puissance. Il n’est peut être pas assez mûr pour la NFL et les experts estiment qu’il aurait dû rester un an de plus à Temple mais les franchises semblent l’avoir apprécié lors des entretiens.

5. Nick Harris, Washington
4TH-5TH ROUND
+ Peut faire un bon titulaire NFL si son développement suit
+ Athlétique, puissant

– Un peu léger pour la NFL avec ses 1m86
– Joueur de système, limité

6. Trystan Colon-Castillo, Iowa
5TH-6TH ROUND

7. Keith Ismael, San Diego State
5TH-6TH ROUND

8. Darryl Williams, Mississippi State
5TH-6TH ROUND

9. Jake Hanson, Oregon
5TH-6TH ROUND

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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1 commentaire

1 commentaire

  1. Robert

    25 avril 2020 at 09h18

    Super article, continuez comme ça

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

Publié

le

Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

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Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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