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NFL Draft

NFL Star Academy – Prospects Rankings: Defense

Après avoir fait le tour de l’actualité de la draft NFL tout au long de la saison, Loïc Baruteu vous propose son classement par poste des meilleurs prospects de cette cuvée 2020. Vous saurez tout sur les futures stars défensives du dimanche après-midi.

Publié

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1. Chase Young, Ohio State (underclassman)
TOP 5
Tout simplement le meilleur joueur de cette classe. Malgré ses deux matches manqués pour une stupide affaire comme la NCAA les aime, Chase a terminé la saison 2019 avec 16.5 sacks. Son gabarit et ses capacités athlétiques et techniques en font un futur All-Pro alors que son intelligence de jeu le rend dangereux sur chaque action. Le gars est tellement attendu en NFL qu’il s’est permis de se faire désirer en ne participant pas aux ateliers du combine. Sauf surprise de dernière minute, les Redskins devraient le choisir avec le deuxième choix au premier tour.

2. K’Lavon Chaisson, LSU (underclassman)
1ST ROUND
Pass rusher hors pair, K’Lavon devrait trouver sa place dans n’importe quel système pro, qu’il soit aligné comme 4-3 DE ou 3-4 OLB. Extrêmement rapide en dépit de sa grande taille, il correspond parfaitement au profil recherché aujourd’hui par les franchises NFL, surtout avec son excellente technique de pass rusher. Le champion national a encore besoin de prendre de la masse pour assurer contre la course et se défaire plus facilement des linemen de la Ligue mais il semble bien parti pour se faire un nom, si les pépins physiques le laissent tranquille.

3. AJ Epenesa, Iowa (underclassman)
1ST-2ND ROUND
AJ a fait le yo-yo dans les boards depuis un an, passant de l’ombre à la lumière, parfois même comparé à Chase Young, avant de s’effondrer au combine avec des résultats bien en-dessous des attentes. Heureusement, son physique idéal combiné à son explosivité délirante en font toujours un prospect de choix, en compétition pour une place au premier tour. Ses trois campagnes exceptionnelles avec Iowa devraient parler pour lui, sans oublier des performances remarquables en 2019 face à USC, et Austin Jackson, ou Nebraska.

4. Terrell Lewis, Alabama
1ST-2ND ROUND
+ Pass rusher explosif, imposant et puissant
+ L’un des meilleurs à son poste au Senior Bowl
+ Un fort potentiel pas encore totalement exploité

– Un historique de blessure encombrant : il a seulement joué le match d’ouverture en 2017 et a manqué toute la saison 2018

5. Yetur Gross-Matos, Penn State (underclassman)
1ST-2ND ROUND
Pas mal de red flags pour Yetur, cité dans une affaire judiciaire de bizutage à Penn State et pas terrible du tout au combine. Sa progression a été freinée par son nouveau rôle de nose tackle dans la défense 2019 des Nittany Lions mais il reste le même joueur qu’il était en 2018 avec 8 sacks, c’est-à-dire un excellent pass rusher capable de produire des stats régulièrement. Reste à voir quelle franchise fera abstraction de ses red flags.

6. Jon Greenard, Florida
2ND ROUND
Pas forcément brillant au combine, Jon devrait tout de même trouver une place au second tour étant donné le manque de pass rushers de qualité cette année. Plutôt imposant, le Gator possède une belle palette technique et a fait étalage de ses qualités athlétiques au combine. Son superbe match face à l’OL en forme de bunker de Georgia lui vaut de nombreux admirateurs parmi les scouts. Reste à voir si son dossier médical un peu chargé jouera contre lui.

7. Curtis Weaver, Boise State (underclassman)
2ND-3RD ROUND
Difficile de conjecturer du sort de Curtis à la draft tant ses évaluations varient. Certains scouts estiment que le Bronco est trop limité physiquement pour s’imposer en NFL tandis que d’autres apprécient beaucoup son agressivité et sa production à Boise State. Son rôle idéal sera probablement celui de linebacker à l’aile dans une défense 3-4. Avec pas mal d’entraînement pour gommer ses défauts techniques.

8. Bradley Anae, Utah
2ND-3RD ROUND
+ Très productif à Utah avec notamment 30 sacks en quatre saisons
+ Bonne prestation au Senior Bowl

+ Excellente technique dans le pass rush
– Un gabarit un peu léger
– Chrono tout pourri au 40-yard dash lors du combine
– Doit absolument progresser en défense contre la course et en couverture aérienne pour durer en NFL

9. Jabari Zuniga, Florida
3RD-4TH ROUND
+ A pris la bonne décision en revenant à Florida et se présente à la draft au top de sa forme
+ 4.64 secondes au 40-yard dash, le second meilleur chrono chez les DL, et 29 reps au bench press, la cinquième meilleure perf’
+ Gabarit idéal pour la NFL, il a joué à différents postes en défense

– Sept matches manqués sur blessure en 2019
– Manque d’intelligence de jeu

10. Kenny Willekes, Michigan State
3RD-4TH ROUND
11. Jason Strowbridge, North Carolina
3RD-4TH ROUND

13. Darrell Taylor, Tennessee
4TH-5TH ROUND
+ Deux saisons productives de suite avec Tennessee
+ Gros gabarit et belle puissance

– Senior Bowl correct, sans plus
– Attendu comme un leader pour sa dernière saison avec les Vols, il n’a pas forcément haussé son niveau de jeu ou celui de son équipe
– Suspendu en 2017 après s’être battu à l’entraînement avec un coéquipier

14. Khalid Kareem, Notre Dame
4TH-5TH ROUND

15. Nick Coe, Auburn (underclassman)
4TH-5TH ROUND

16. James Lynch, Baylor (underclassman)
4TH-5TH ROUND

17. Oluwole Betiku, Illinois (underclassman)
4TH-5TH ROUND

18. Alton Robinson, Syracuse
5TH-6TH ROUND

19. Chauncey Rivers, Mississippi State
5TH-6TH ROUND

20. Christian Rector, USC
5TH-6TH ROUND

21. Trevis Gipson, Tulsa
5TH-6H ROUND

22. DJ Wonnum, South Carolina
5TH-6TH ROUND

1. Derrick Brown, Auburn
TOP 10
Ok, c’est bon, Derrick sera le premier DT sélectionné. Déjà pas mal apprécié des scouts à la fin de la saison pour ses performances et son excellent caractère, le Tiger a tout défoncé au combine avec des résultats impressionnants aux ateliers athlétiques pour un joueur de son gabarit, aux mensurations idéales. Explosif, massif, il ne manque qu’un peu d’expérience au joueur pour le voir retourner ses adversaires le dimanche.

2. Javon Kinlaw, South Carolina
1ST ROUND
En-dehors des doutes sur son caractère, Javon est un prospect attrayant. Attendu au tournant en 2019, il a répondu présent, avec 6 sacks et 2 passes déviées. Désigné meilleur joueur du Senior Bowl, le joueur sait mettre à profit son immense gabarit et son explosivité au service de son équipe. Javon est tellement agressif sur le terrain qu’on pourrait presque qualifier ça de violence. Il doit encore travailler sa technique et son agilité mais semble le bon parti pour construire un avenir solide.

3. Justin Madubuike, Texas A&M (underclassman)
1ST-2ND ROUND
+ 11.5 TFL et 5.5 sacks en 2019
+ Dominateur dans le jeu, comme face à l’OL de haut niveau de Georgia

+ Suffisamment athlétique pour pourchasser les scramble QB
+ Fort potentiel comme pass rusher
– Une éthique de travail suspecte
– Parfois en retard dans l’action car manque d’explosivité
– Gabarit un peu modeste pour dominer au niveau NFL

4. Raekwon Davis, Alabama
2ND ROUND
Alabama nous a habitué à pondre des DL de haute qualité depuis plusieurs années et cette cuvée ne déroge pas à la règle. Raekwon est un exceptionnel défenseur contre le jeu au sol et devrait surtout miser là-dessus pour trouver un job, ce qui limite quand même un peu sa potentielle utilité au sein d’une défense, avec le jeu pro résolument tourné vers la passe. Gigantesque, explosif et athlétique, Raekwon peut facilement occuper tout le centre de la ligne adverse et ses qualités de pass rusher, entrevues au cours de sa carrière, devraient pouvoir être exacerbées avec le bon développement.

5. Neville Gallimore, Oklahoma
2ND-3RD ROUND
Un peu frileux en raison des faiblesses de Neville dans le pass rush, les scouts ont néanmoins été rassurés au Senior Bowl où le joueur s’est montré habile dans l’exercice. De quoi imaginer un avenir lumineux pour le Sooner, auparavant considéré comme un two-down player mais visiblement capable de progresser pour devenir le three-down player dont les franchises rêvent pour un joueur de sa corpulence. Malgré tout, quelques doutes persistent sur la capacité du joueur à devenir une référence en NFL en raison de quelques lacunes techniques et physiques.

6. Marlon Davidson, Auburn
2ND-3RD ROUND
Marion semble très apprécié des franchises NFL, qui louent son intelligence de jeu et sa technique lui permettant de combler ses faiblesses contre le jeu de course. Le Tiger est suffisamment athlétique pour être aligné à l’aile ou à l’intérieur en tant que pass rusher mais il devra impérativement progresser pour contrer le jeu au sol sous peine de finir remplaçant sur le long terme. Néanmoins, sa polyvalence devrait être un atout à court terme pour la franchise qui lui offrira une place sur son roster.

7. Ross Blacklock, TCU (underclassman)
2ND-3RD ROUND
+ Bons résultats au combine dans les ateliers athlétiques pour un joueur de sa taille
+ Extrêmement explosif, quasi impossible à bloquer, il joue comme un DE avec le gabarit d’un DT

– Une seule saison productive, en 2019, avec 40 tackles et 3.5 sacks
– Absent sur blessure en 2018, son dossier médical intéresse énormément les franchises
– Trop souvent au sol, doit se montrer plus endurant pour générer plus de sacks

8. Jordan Elliott, Missouri (underclassman)
2ND-3RD ROUND
+ Encore un peu brut mais avec un fort potentiel
+ S’est taillé un corps en béton armé depuis son arrivée à Missouri
+ Sait parfaitement se servir de ses mains dans tous les aspects du jeu

– Pass rusher médiocre
– Pas assez réactif au snap, ce qui le fait partir avec du retard et lui fait manquer beaucoup de big plays
– Trop irrégulier avec Missouri, les experts estiment qu’il aurait dû rester une saison de plus à la fac

9. DaVon Hamilton, Ohio State
3RD-4TH ROUND

10. Leki Fotu, Utah
3RD-4TH ROUND
+ Très massif, futur nose tackle
+ Athlétique pour un joueur de sa corpulence
+ Déterminé en matches et à l’entraînement

– Limité par ses grosses faiblesses dans le pass rush à un rôle de two-down player
– Généralement en difficulté face au double team

11. Larrell Murchison, NC State
3RD-4TH ROUND

12. Rashard Lawrence, LSU
3RD-4TH ROUND

13. Benito Jones, Mississippi
4TH-5TH ROUND

14. McTelvin Agim, Arkansas
4TH-5TH ROUND
+ McTelvin a fait le buzz pendant le Senior Bowl avec ses belles performances
+ Polyvalent, peut évoluer DE ou DT dans une défense 4-3
+ Playmaker au niveau universitaire

+ Peut devenir un bon interior pass rusher avec de l’entraînement
– Tendance à lâcher le ballon des yeux pendant qu’il essaie de se défaire du bloc adverse
– Manque de technique et de maîtrise de son physique

15. Robert Windsor, Penn State
5TH-6TH ROUND

16. Khalil Davis, Nebraska
5TH-6TH ROUND

17. Raequan Williams, Michigan State
5TH-6TH ROUND

18. Darrion Daniels, Nebraska
6TH-7TH ROUND

19. David Moa, Boise State
6TH-7TH ROUND

1. Kenneth Murray, Oklahoma (Underclassman)
1ST ROUND
Kenneth débarque en NFL avec l’étiquette de tackling machine, après 335 tackles en trois saisons à Oklahoma, devenant indispensable aux Sooners dès son année freshman. Son superbe chrono au 40-yard dash, le sixième meilleur parmi tous les linebackers, confirme ses capacités de sideline-to-sideline linebacker capable de couvrir tout le terrain aussi bien qu’un safety. Kenneth s’est également imposé comme un playmaker hors pair grâce à sa polyvalence pour défendre contre la course, blitzer le quarterback et traquer le running back, ainsi que sa technique de plaquage sans faille. Un peu d’expérience du niveau pro lui sera nécessaire pour développer sa vision du jeu et se sentir à l’aise au milieu de la défense mais le champion de Big 12 possède le potentiel pour briller en NFL.

2. Malik Harrison, Ohio State
2ND-3RD ROUND
+ Deux saisons productives comme titulaire à Ohio State
+ Des performances remarquées au Senior Bowl et au combine
+ Agressif et imposant pour un ILB

+ Presque toujours impliqué dans l’action
– Pas très instinctif, devrait progresser avec l’expérience
– Manque d’agilité et de discipline pour assurer en man coverage

3. Troy Dye, Oregon
2ND-3RD ROUND
Considéré comme une future superstar pendant toute sa carrière à Oregon après une campagne freshman brillante, Troy n’a cependant jamais atteint le niveau espéré. Néanmoins, son leadership, son intelligence de jeu, ses stats et ses progrès constants en pass coverage en font un prospect intéressant comme ILB, aussi bien dangereux sur blitz que face au jeu de course. Reste à voir si son physique longiligne, pas idéal pour un linebacker pro, et son manque de puissance lui permettent de durer en NFL.

4. Anfernee Jennings, Alabama
3RD-4TH ROUND
Rouleau compresseur contre la course au milieu de la défense, Anfernee est cependant un boom-or-bust prospect car pas mal de scouts estiment qu’il ne sera jamais plus qu’un bon remplaçant en NFL. Utilisé comme 3-4 OLB à Alabama, ses faiblesses dans le pass rush devraient cependant le faire plutôt évoluer au milieu de la défense. Contrairement à beaucoup de joueurs encore bruts, l’ancien capitaine du Tide possède une technique irréprochable qui lui permet d’infiltrer régulièrement le backfield adverse, une qualité qui devrait en faire une menace sur blitz. Son développement sera décisif.

5. Jordyn Brooks, Texas Tech
3RD-4TH ROUND
+ Athlétique et rapide, le profil recherché pour un linebacker aujourd’hui
+ Gabarit adéquat pour la NFL et excellent sens du jeu
+ Linebacker polyvalent, pouvant évoluer à toutes les positions
+ Jordyn a enregistré au minimum 84 tackles par saison au cours des quatre dernières années comme titulaire avec Texas Tech

– En difficulté face aux blocs
– Ne sait pas quoi faire en couverture de zone

6. Michael Divinity, LSU
4TH-5TH ROUND
Suspendu à deux reprises en 2019, a priori pour des tests anti-drogues positifs à plusieurs reprises, Michael a manqué huit rencontres au total mais s’est pointé comme une fleur en finale nationale pour recevoir sa bague. Les scouts sont méfiants concernant son caractère et c’est pourquoi il est si loin dans les boards après avoir brillé en 2018 comme partenaire de Devin White en défense. Bien bâti, polyvalent, avec des bras de DE, il sait se montrer aussi efficace comme pass rusher qu’au milieu de la défense comme ILB. Pas mal de red flags cependant, dont un combine un peu foireux qui fait douter de son dévouement pour le football, et le joueur au talent incroyable pourrait finir comme UDFA si les franchises ne le sentent pas.

7. Evan Weaver, Cal
4TH-5TH ROUND
+ Toujours impliqué pour stopper l’action
+ 159 tackles en 2018 et 181 tackles (!) en 2019
+ Capitaine à Cal, réputé pour être un coéquipier modèle
+ Patient et doté d’une lecture du jeu surnaturelle

– Physique ingrat pour un MLB pro
– Pas assez athlétique pour véritablement pouvoir s’imposer en NFL

8. Joe Bachie, Michigan State
4TH-5TH ROUND

9. Shaquille Quarterman, Miami (FL)
5TH-6TH ROUND
+ Productif avec les Canes depuis sa saison freshman
+ Très solide, n’a pas manqué un seul match en carrière
+ Joueur régulier et volontaire

– Faible en couverture de passe, doit impérativement s’améliorer pour être au niveau pro
– Pas assez rapide pour correspondre au profil recherché de sideline-to-sideline linebacker

10. Jacob Philips, LSU
5TH-6TH ROUND

11. Shaun Bradley, Temple
5TH-6TH ROUND

12. Markus Bailey, Purdue
5TH-6TH ROUND

13. Logan Wilson, Wyoming
5TH-6TH ROUND

14. Konie Rogers, West Georgia
6TH-7TH ROUND

15. Krys Barnes, UCLA
6TH-7TH ROUND

1. Isaiah Simmons, Clemson (underclassman)
TOP 10
Déjà largement attendu par la NFL alors que les experts estiment qu’il pourrait être choisi dès le quatrième choix des New York Giants, Isaiah a pété le combine en deux. Son chrono de 4.39 au 40-yard dash est loin devant ses concurrents et le joueur a fini dans le top 3 aux vertical et broad jumps, de quoi confirmer ses formidables qualités athlétiques. Aligné sur l’aile dans une défense 4-3 ou à l’intérieur dans une 3-4, Isaiah possède le potentiel pour rapidement devenir une référence à son poste, dans une Ligue qui privilégie désormais les linebackers rapides.

2. Patrick Queen, LSU (underclassman)
1ST-2ND ROUND
+ Montée en puissance en 2019 avec une présence défensive de plus en plus imposante, notamment en playoffs
+ Suffisamment athlétique pour couvrir des tight ends et des running backs
+ Dangereux sur blitz et en pass coverage
+ Bonne vision du jeu qui pourrait lui permettre de jouer ILB dans une 3-4

– Trop souvent bloqué par un lineman ou un tight end
– Pas encore assez réactif contre les phases au sol
– Titulaire tardivement dans sa carrière à LSU, manque d’expérience et doit donc continuer son développement

3. Zach Baun, Wisconsin
1ST-2ND ROUND
Zach a fait le buzz après une saison 2019 plus que réussie, bouclée sur 76 tackles et 12.5 sacks. Son explosivité, son agilité et son excellente technique de plaquage en font une menace permanente dans le pass rush. C’est bien simple, Zach a passé sa vie dans le backfield adverse pendant sa saison senior avec Wisconsin et les experts le comparent même à Kyle Van Noy. Le Badger devrait cependant être limité par son gabarit modeste à un rôle de linebacker dans une défense 3-4 mais possède le potentiel pour exploser en NFL s’il peaufine sa technique, qu’il délaisse au profit de ses qualités athlétiques naturelles.

4. Akeem Davis-Gaither, Appalachian State
2ND-3RD ROUND
Profil atypique pour Akeem avec son gabarit et sa vitesse de safety qui lui permettent d’être très souvent au plus près de l’action ; le joueur a compilé 209 tackles lors de ses 27 derniers matches et s’est régulièrement montré décisif. Son profil de playmaker, sur blitz et contre le jeu au sol notamment, en font un prospect d’intérêt pour de nombreuses franchises. Son gabarit pourrait cependant lui jouer des tours face à des adversaires NFL bien plus massifs que ceux qu’il a affronté avec Appalachian State, ce qui pourrait lui valoir des déconvenues lors des confrontations avec des linemen dans le pass rush.

5. Julian Okwara, Notre Dame
2ND-3RD ROUND
Comme son frangin Romeo Okwara des Detroit Lions, Julian a été formé à Notre Dame pour devenir un pass rusher de qualité. Malheureusement, sa saison 2019 n’a pas été à la hauteur des attentes alors que le joueur a été complètement dominé par Andrew Thomas contre Georgia. Pour l’heure, il semble taillé pour occuper un rôle d’OLB dans une 3-4, grâce à ses qualités en pass coverage, mais devrait pouvoir prendre de la masse et évoluer sur la ligne défensive avec le développement adéquat, où son explosivité et sa rapidité d’exécution font des merveilles.

6. Willie Gay, Mississippi State (underclassman)
3RD-4TH ROUND
+ Impressionnant chrono de 4.46 secondes au 40-yard dash pour un joueur de son gabarit
+ Puissant, rugueux, déterminé
+ Bonne intelligence de jeu

– Suspendu huit matches lors de la saison 2019 pour avoir enfreint le règlement de l’équipe
– Doit ajuster ses trajectoires pour être plus réactif

7. Josh Uche, Michigan
3RD-4TH ROUND
Utilisé comme edge rusher à Michigan, Josh a tout de même confié s’être entraîné pendant toutes ces années dans un rôle de SLB et c’est une bonne nouvelle car le Wolverine est un peu frêle pour occuper le même rôle en NFL. Il devrait cependant convenir à merveille comme SLB et a donc pris les devants. Ses exceptionnelles qualités de pass rusher devraient faire des miracles s’il confirme la transition vers un poste de linebacker, avec la capacité de couvrir. À condition que les pépins physiques demeurent de l’histoire ancienne.

8. Casey Toohill, Stanford
4TH-5TH ROUND
+ Nette progression en 2019 avec 57 tackles et 8 sacks
+ Spécialiste du pass rush grâce à son explosivité et son agilité

+ Grosse marge de progression avec plus de muscle et d’expérience
– Obligé de se remplumer pour être plus puissant
– Pas assez athlétique pour être efficace en couverture aérienne
– En difficulté pour se dégager des blocs

9. David Woodward, Utah State (underclassman)
4TH-5TH ROUND

10. Carter Coughlin, Minnesota
4TH-5TH ROUND
Après deux saisons productives comme titulaire avec Minnesota en 2017 et 2018, Carter était attendu au tournant en 2019 mais n’a pas eu le rendement espéré comme DE et son potentiel n’est peut être pas si intéressant que prévu. Il devrait faire un bon joueur de special teams en attendant de développer sa technique comme pass rusher, limité à un rôle de linebacker par son gabarit un peu chétif pour un edge rusher pro. Les scouts demeurent cependant impressionnés par ses instincts et son sens du jeu, sans oublier son appétit pour les big plays, et une franchise devrait certainement le sélectionner avant la fin de la draft en espérant développer ses belles qualités en pass coverage.

11. Cam Brown, Penn State
4TH-5TH ROUND

12. Kamal Martin, Minnesota
4TH-5TH ROUND
+ Net progrès en 2019 pour confirmer les attentes placées en lui
+ Efficace contre le jeu au sol

– Lacunes techniques à combler
– Pas assez réactif par manque de vision du jeu
– Souvent perdant dans les duels avec les bloqueurs
– Blessé au genou en 2019, suspendu pour violation du règlement de l’équipe en 2018

13. Bryce Huff, Memphis
4TH-5TH ROUND

14. Michael Pinckney, Miami (FL)
5TH-6TH ROUND

15. Francis Bernard, Utah
5TH-6TH ROUND

16. Tipa Galeai, Utah State
6TH-7TH ROUND

17. Mykal Walker, Fresno State
6TH-7TH ROUND

18. Kaisean Lucier-South, UCLA
6TH-7TH ROUND

19. Davion Taylor, Colorado
6TH-7TH ROUND

1. Jeff Okudah, Ohio State (underclassman)
TOP 15
Il se murmure depuis un bon moment déjà que Jeff pourrait partir dans le top 3 si les Lions jettent leur dévolu sur lui. Effectivement, le cornerback semble de loin le meilleur prospect à son poste cette année. Rare combinaison de taille et de vitesse fulgurante, le Buckeye a les atouts en main pour devenir un shutdown CB en NFL. Comme pas mal de cornerbacks sortis d’Ohio State, il aime cependant le jeu physique et devra faire attention aux pénalités chez les pros. Dans l’ensemble, Jeff est un prospect exceptionnel, doté de qualités physiques rares et d’une technique irréprochable, de quoi l’envoyer probablement dans le top 10.

2. Damon Arnette, Ohio State
1ST-2ND ROUND
Comme son coéquipier Jeff Okudah, Damon est un cornerback très instinctif, physique et agressif. Polyvalent, il est capable de couvrir un receveur en man ou zone mais également d’occuper l’intérieur comme nickel CB. Les scouts s’inquiètent toutefois de son caractère délicat, ce qui pourrait lui valoir de perdre des places à la draft. S’il doit être uniquement jugé sur ses qualités physiques et ses performances avec Ohio State, Damon possède le talent pour être choisi au premier tour.

3. Trevon Diggs, Alabama
1ST-2ND ROUND
Ancien receveur avec Alabama, Trevon s’est concentré sur le poste de cornerback en 2018 et n’a cessé de monter en gamme depuis. Ses 3 interceptions et 8 passes déviées en 2019 parlent pour lui, au sein d’une défense qui a affronté quelques cadors. Son développement n’est cependant pas achevé et il devrait être souvent en difficulté pour ses débuts en NFL en dépit de ses qualités athlétiques et de son instinct naturel. Il faudra se montrer patient mais Trevon a le potentiel d’un futur titulaire pro.

4. Kristian Fulton, LSU
1ST-2ND ROUND
Le Raymond Poulidor de LSU, celui qui a été dans l’ombre de Greedy Williams en 2018 et du true freshman Derek Stingley en 2019, va enfin pouvoir prendre son envol. Kristian possède effectivement le talent pour occuper le premier rôle de CB d’une franchise NFL, même si ses faiblesses contre Clemson en finale nationale n’ont pas joué en sa faveur. Un bon combine plus tard et le joueur est revenu dans les faveurs des scouts, même si le premier tour semble un peu ambitieux. Au passage, on ne devrait pas lui tenir rigueur d’avoir essayé de tricher à un test anti-dopage de la NCAA en 2017 en utilisant l’urine d’un autre joueur. Tout le monde le fait.

5. Cameron Dantzler, Mississippi State (underclassman)
1ST-2ND ROUND
+ Productif à Mississippi State : 83 tackles, 17 passes déviées et 4 interceptions entre 2018 et 2019
+ Vaillant, instinctif et très réactif en couverture de zone

– À côté de ses pompes au combine avec un chrono misérable de 4.64 au 40-yard dash
– Son physique trop frêle fait douter les scouts de sa longévité au niveau pro et de ses capacités de couverture face à des receveurs plus massifs

6. CJ Henderson, Florida (underclassman)
1ST-2ND ROUND
+ Gabarit idéal pour couvrir des receveurs imposants comme la NFL en fait de plus en plus
+ Excellentes qualités de couverture grâce à sa vitesse, son agilité et sa technique
+ Très bonnes mains pour contrer ou attraper le ballon dans les airs

– Ne sait tout simplement pas plaquer, un vrai problème pour la NFL, surtout contre la course

7. Bryce Hall, Virginia
2ND-3RD ROUND
+ Gros gabarit qui lui permet de jouer physique
+ Production phénoménale à Virginia avec 24 passes déviées en 2018 et 4 en 2019 avant sa blessure

– Blessé, justement, avec une fracture de la cheville qui pourrait inquiéter certaines franchises
– En difficulté face à des profils de receveurs explosifs par manque de vitesse
– Joueur de système press-man avant tout, limité donc

8. Jeff Gladney, TCU
2ND-3RD ROUND
Jeff est un très bon cornerback, capable d’effacer un receveur en ne le lâchant jamais d’une semelle. Néanmoins, les scouts sont un peu effrayés par sa taille, à l’heure où les receveurs sont de plus en plus gigantesques. Il pourrait donc être utilisé principalement comme nickel CB avec ses qualités de blitzer et en press coverage. Exclu du match face à Texas Tech pour targeting, Jeff est un joueur très agressif et c’est ce qui a fait de lui un cornerback redouté au niveau universitaire.

9. Jaylon Johnson, Utah
2ND-3RD ROUND

10. AJ Terrell, Clemson (underclassman)
2ND-3RD ROUND
+ Excellent athlète, bonne capacité pour suivre son adversaire après le snap
+ Opposé aux meilleures équipes universitaires avec Clemson, dont une victoire en finale nationale contre Alabama en 2018

– Complètement sous l’eau en finale nationale face à LSU
– De longues jambes et donc un centre de gravité assez haut, gênant pour plaquer
– Doit prendre de la masse et progresser en couverture s’il veut durer en NFL

11. Noah Igbinoghene, Auburn (underclassman)
2ND-3RD ROUND

12. Troy Pride, Notre Dame
3RD-4TH ROUND
+ Bon combine avec un excellent chrono au 40-yard dash pour l’ancien sprinter de l’équipe d’athlé de Notre Dame
+ Excellente réactivité pour s’adapter à l’action

– En difficulté pour jouer le ballon dans les airs et accorde trop de réceptions à ses vis-à-vis
– Technique de plaquage à revoir pour progresser en défense contre la course
– N’a pas confirmé les attentes placées en lui pour sa saison senior

13. Shyheim Carter, Alabama
3RD-4TH ROUND
+ Utilisé surtout comme slot CB à Alabama mais peut aussi jouer safety
+ 22 titularisations avec le Tide dans le rôle de STAR (hybride CB/S)
+ Très bonne performance au Senior Bowl

– Limité par son gabarit et sa vitesse de pointe en-dessous de la moyenne
– Son manque d’agilité et de fluidité pourrait lui faire défaut en NFL selon le poste qu’il sera amené à occuper

14. Stanford Samuels, Florida State (underclassman)
3RD-4TH ROUND

15. Darnay Holmes, UCLA
3RD-4TH ROUND
+ Polyvalent, peut évoluer comme safety
+ L’un des piliers de la défense des Bruins ces dernières saisons avec 8 interceptions en trois ans

– Pas terrible au Senior Bowl devant les scouts
– Petit gabarit pour un cornerback pro
– Manque parfois de réactivité et peut se faire piéger au début du tracé de son vis-à-vis

16. Reggie Robinson, Tulsa
3RD-4TH ROUND
17. Lamar Jackson, Nebraska
4TH-5TH ROUND
18. Nevelle Clark, UCF
4TH-5TH ROUND

19. Essang Bassey, Wake Forest
4TH-5TH ROUND
+ Pourrait exceller dans un rôle de slot CB
+ 42 passes déviées et 5 interceptions en trois ans avec Wake Forest

– Complètement aux fraises pendant le Senior Bowl
– Limité au rôle de slot CB par son gabarit et son incapacité à couvrir des receveurs imposants

20. Lavert Hill, Michigan
4TH-5TH ROUND

21. Michael Ojemudia, Iowa
4TH-5TH ROUND

22. Javelin Guidry, Utah (Underclassman)
4TH-5TH ROUND

23. L’Jarius Sneed, Louisiana Tech
5TH-6TH ROUND

24. Dane Jackson, Pittsburgh
5TH-6TH ROUND

25. John Reid, Penn State
5TH-6TH ROUND

1. Xavier McKinney, Alabama
1ST ROUND
Ce qui fait la valeur de Xavier comme prospect, c’est surtout sa capacité à être partout sur le terrain. Ses 95 tackles, 5 sacks avec 5 passes déviées et 3 interceptions sont assez explicites. Sans oublier 4 forced fumbles. Son gabarit et ses remarquables capacités athlétiques en font une menace dans tous les aspects défensifs. Le joueur du Tide pourra facilement évoluer comme box safety, free safety ou strong safety au niveau NFL étant donné sa polyvalence incroyable. Pour ne rien gâcher, Xavier est un joueur extrêmement malin capable de minimiser ses faiblesses face à des receveurs massifs avec beaucoup d’agressivité. Un prospect sûr pour les franchises à la recherche d’un safety.

2. Kyle Dugger, Lenoir-Rhyne
1ST-2ND ROUND
Imposant, rapide, explosif, Kyle est probablement l’un des prospects de FCS les plus prometteurs depuis plusieurs années. Ses qualités athlétiques lui permettent de couvrir le terrain en profondeur tandis que son gabarit massif en fait une menace contre la course. Le joueur doit maintenant prouver qu’il peut jouer au même niveau face à une opposition bien plus rude, en progressant notamment sur sa vision du jeu pour ne plus se reposer uniquement sur ses réflexes de Jedi. Avec ses 6 TD sur punt return en carrière, Kyle pourrait même donner un sérieux coup de main dans cet exercice.

3. Grant Delpit, LSU (underclassman)
1ST-2ND ROUND
+ Grosse production à LSU : 193 tackles, 24 passes déviées et 8 interceptions en trois ans
+ Très physique, capable de se confronter aux tight ends et de limiter le jeu au sol
+ Dangereux dans le backfield adverse

+ Énorme potentiel s’il développe sa technique et sa vision du jeu
– Décevant en 2019 comparé à sa saison 2018 mais jouait blessé
– Doit absolument se muscler et prendre du poids pour évoluer comme strong safety en NFL, le rôle qui lui convient le mieux
– Doit apprendre à plaquer, ça devient gênant

4. Jeremy Chinn, Southern Illinois
2ND ROUND
La moitié des scouts pensent que Jeremy devrait jouer linebacker en NFL et l’autre moitié l’envisagent plutôt comme safety. C’est dire la polyvalence du joueur, capable d’occuper pratiquement tous les rôles en défense. Régulier comme un coucou suisse durant sa carrière à Southern Illinois, il s’est particulièrement fait remarquer lors du Senior Bowl et durant les entretiens avec les franchises. Son physique exceptionnel fait saliver les experts qui lui reprochent cependant sa faible intelligence de jeu. Jeremy est plus un athlète exceptionnel qu’un vrai joueur de football et doit donc progresser de ce côté.

5. Ashtyn Davis, Cal
2ND-3RD ROUND
+ Fort potentiel
+ Excelle en zone coverage
+ Extrêmement athlétique et imposant, pourrait être utilisé comme cornerback chez les pros

– Pas assez physique pour la NFL, par restriction physique ou manque d’agressivité
– Manque d’expérience et doit donc développer ses instincts

6. Antoine Winfield, Minnesota
2ND-3RD ROUND
Antoine correspond totalement à la définition de ballhawk avec ses 7 interceptions en 2019, sa parfaite maîtrise du jeu et ses instincts naturels. En même temps, Junior est le fiston d’Antoine Winfield, cornerback NFL trois fois All-Pro. Bien entraîné par papa, le safety est titulaire à Minnesota depuis sa saison true freshman malgré plusieurs grosses blessures et a même été désigné All-American la saison passée. Pas forcément imposant, ni athlétique, son exceptionnelle intelligence de jeu lui permet d’apporter une présence intimidante en défense, avec pas mal de turnovers.

7. Antoine Brooks, Maryland
3RD-4TH ROUND
+ Leader sur le terrain
+ Musculature impressionnante
+ Explosif au départ de l’action et très instinctif

– Pas vraiment de rôle défini pour l’instant
– Pas assez discipliné pendant les phases de jeu
– Pas assez grand pour jouer le ballon dans les airs

8. Jordan Fuller, Ohio State
3RD-4TH ROUND

9. JR Reed, Georgia
3RD-4TH ROUND
+ Remarquablement intelligent, excellente connaissance du jeu
+ Technique de plaquage parfaite
+ Gros gabarit pour couvrir les TE et les slot WR imposants
+ Finaliste du Jim Thorpe Award en 2019
+ Fils et neveu d’anciens joueurs NFL

– Pas assez athlétique pour jouer sideline-to-sideline
– Doit développer sa force et sa masse pour pouvoir jouer box safety

10. Khaleke Hudson, Michigan
4TH-5TH ROUND

11. Terrell Burgess, Utah
4TH-5TH ROUND

12. Julian Blackmon, Utah
4TH-5TH ROUND

13. Geno Stone, Iowa (underclassman)
5TH-6TH ROUND

14. Reggie Floyd, Virginia Tech
5TH-6TH ROUND

15. Jaylinn Hawkins, Cal
5TH-6TH ROUND

16. Damar Hamlin, Pittsburgh
5TH-6TH ROUND

17. Jalen Elliott, Notre Dame
5TH-6TH ROUND

18. Marcelino Ball, Indiana
6TH-7TH ROUND

19. Rodney Clemons, SMU
6TH-7TH ROUND

Membre de l'équipe de The Blue Pennant depuis septembre 2013, Loïc s'est trimballé à travers les États-Unis en 2017 pour mieux comprendre le pas-si-petit monde du college football. Seulement deux contraventions pour excès de vitesse sur 20 000 km. Intime de Mark Sanchez, Sam Darnold et des cheerleaders de Wisconsin, promo '76. Label qualité TBP et Sécurité routière.

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NFL Draft

Pourquoi faire l’impasse sur la saison 2020 est une mauvaise idée en vue de la draft NFL ?

Publié

le

Crédit photo : USA Today

Les jours passent aux Etats-Unis sans que l’ampleur de la pandémie ne faiblisse. Dans ce contexte, on voit de plus en plus fleurir sur les sites spécialisés et dans leurs podcasts des scénarios possibles qui permettraient de faire face à la situation.

Le dernier recours avant l’apocalypse que constituerait une annulation totale de la saison est le report du calendrier de quelques semaines, voire de quelques mois. Un certain nombre de conférences en FCS et en D2 proposent de faire se dérouler la saison de football sur le premier semestre de 2021 à compter de janvier, en même temps que les sports dits « de printemps ».

Selon certaines sources, cette solution ne serait pas viable pour la FBS et son vivier pléthorique de futurs picks de draft. L’argument principal avancé est la rigidité du planning NFL qui, pour des raisons financières notamment, ne s’adaptera pas à ce calendrier décalé. Ainsi dans cette hypothèse, les joueurs disputeraient leurs matches de championnat universitaire entre janvier et avril tout en se rendant disponibles à compter de fin février pour la saison des combines puis pour la draft en avril. Certains observateurs pointent donc du doigt une surcharge du calendrier et un risque accru de blessure pour l’organisme des joueurs, allant jusqu’à suggérer que les joueurs feraient mieux de faire l’impasse sur la saison pour préparer convenablement leur transition vers le monde professionnel.

Par exemple, Trevor Lawrence pourrait faire partie des joueurs tentés par ce choix. Il est vrai que le quarterback ces Tigers de Clemson est un prospect attendu très haut, probablement un « top-5 lock », et que ses performances depuis deux saisons pourraient largement lui servir de garantie pour assurer son avenir en NFL.

Pour autant, certains arguments laissent penser que le cas de Trevor Lawrence tienne beaucoup plus de l’exception que de l’exemple et que la draft 2021 soit encore bien loin d’être scellée…

QB Trevor Lawrence, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Parce que certains sont dos au mur et seront obligés de jouer

L’offseason 2020 a été animée par la valse des quarterbacks qui ont décidé de changer d’université. On peut citer les seniors Jamie Newman, D’Eriq King, KJ Costello ou encore Feleipe Franks, tous de très bons joueurs de College Football. Pourtant du fait du manque de linéarité dans leur parcours sportif, il est aujourd’hui très difficile de définir leur draft stock. Que vaut D’Eriq King, QB double menace si flamboyant et efficace en 2018 mais auteur d’une saison 2019 quasi blanche ? Serait-il raisonnable pour un GM NFL de le sélectionner en avril 2021 alors que son dernier match officiel remonterait (dans le cas d’une impasse sur 2020) au 20 septembre 2019 avec une défaite à Tulane où il a lancé 1 interception et s’est fait sack 3 fois ?

En regardant le verre à moitié plein cette fois-ci, on comprend que cette saison 2020 est une belle opportunité de briller. Que se passerait-il si Jamie Newman décrochait un titre national avec Georgia en battant successivement Clemson et Ohio State en playoffs ? Les pessimistes diront que Georgia est passé parce que Trevor Lawrence, Travis Etienne et consorts n’étaient pas là. Mais les optimistes verront un QB qui n’avait même pas une présaison complète pour s’adapter à sa nouvelle équipe et les a néanmoins menés au sommet, qui plus est contre une équipe de Clemson qui aura assurément des underclassmen déjà compétitifs cette année.

Même lors d’une saison décalée, le College Football sera regardé, célébré, analysé et demeurera une vitrine pour ces prospects pour « showcase » leurs qualités et actualiser leur valeur marchande.

Ce même calcul est valable pour les joueurs victimes de blessure pendant la saison 2019 comme le senior WR d’Oklahoma State Tylan Wallace. Le Cowboy avait été contraint de manquer la majeure partie de l’année en raison d’une dure blessure à un ligament antérieur du genou (ACL). Wallace avait même prévu de se présenter à la draft 2020. Ses plans sont donc tombés à l’eau et bien qu’il était attendu au 1er voire au 2nd tour l’an dernier, cette blessure va assurément jeter un doute sur son profil : il arrive que les joueurs victimes de blessures aux ACL portent des séquelles durables et ne soient plus jamais en mesure d’atteindre le même niveau de qualités athlétiques qu’avant. Il est donc évident que la saison 2020 est clé pour lui dans sa quête d’un contrat rookie bien juteux.

Parce que la fenêtre de tir est terriblement réduite et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté

Pour beaucoup de fans, la draft se résume à un événement annuel très attendu qui vient mêler sport et live trading. On a tendance à ne voir que des numéros de picks divisés en plusieurs tours, sans penser aux implications financières sous-jacentes.

Chaque année, près de 250 joueurs sont sélectionnés via le processus de draft parmi plus de 16 000 joueurs éligibles (soit 1,5% de chances d’être choisi). Autrement dit, la draft est un véritable champ de bataille pour les prospects. A en juger par le montant moyen garanti des contrats de chaque tour (pour 2019 : 17M – 1er tour, 4M – 2nd tour, 1M – 3e tour…), on comprend également que (très) rares sont les joueurs qui parviennent à se démarquer en haut du panier. Passé un certain seuil, les joueurs vont être sélectionnés sur de l’intangible, sur des critères évalués de manière subjective et différente par chacune des équipes NFL qui voudront bien passer du temps à examiner leur cas. Leur position sur le draft board devient alors volatile, avec une élasticité très élevée au niveau des contrats offerts.

Dans une récente interview, Aaron Rodgers a indiqué qu’avant de trade up pour Jordan Love lors du 1er round de la draft 2020, le board des Packers avait des vues sur les receveurs Brandon Aiyuk (Arizona State) et Tee Higgins (Clemson). Aiyuk est par la suite sélectionné avec le 25e spot par les Niners et Higgins par les Bengals au 33e spot (toute première sélection du second tour). Instinctivement, on est tenté de dire qu’au niveau contrat, un écart de 8 places ne va pas changer grand-chose. Pour autant, les contrats d’Aiyuk et Higgins présentent plusieurs différences.

WR Tee Higgins, Clemson – Crédit photo : Rich Barnes-USA TODAY Sports

Impact sur les contrats NFL

En tant que 1st Rounder, Aiyuk a droit à un contrat de 4 ans avec une 5e année sous forme de team option (et dont le montant est indexé sur les 25 plus gros salaires – sans compter les 2 plus gros – à la position de WR; concrètement si l’équipe décide de lever l’option, Aiyuk a la garanti de voir son salaire augmenter fortement). Higgins, quant à lui, dispose d’un contrat de 4 ans sans 5e année optionnel. Il faut aussi avoir à l’esprit que le base salary de chaque spot de draft est défini à l’avance. Il représente un certain pourcentage du montant total allouable aux rookies draftés et augmente en fonction de la position sur le board. De plus, il y a un léger effet de pallier entre les rounds 1 et 2. Ainsi, Aiyuk a signé un contrat valorisé à hauteur de 12.5M de dollars (avec 6M de signing bonus) tandis qu’Higgins seulement 8.5M (et 4M de signing bonus), soit un écart brut de 4M. De plus, 12.5M soit 100% du contrat d’Aiyuk est garanti contre 6M soit 70% pour Higgins. Plus on descend sur le board de la draft, moins la part de salaire garanti est élevée…

Il existe une multitude de règles peu connus de ce type qui sont pourtant essentielles pour les joueurs. Contrairement à des sports tels que le basketball et le baseball, le football s’est progressivement structuré avec une ligue majeure qui donnait énormément de pouvoir aux franchises vis-à-vis de joueurs historiquement peu libres de leurs mouvements. En comparaison à la NBA et à la MLB, les contrats de la plupart des joueurs demeurent précaires et constituent une vraie source de préoccupation au moment de la draft.

Un autre exemple de bas de tableau permet de montrer l’intérêt de grappiller quelques places pour se faire drafter en bout de 7e round plutôt que de signer un contrat d’agent libre non-drafté. Les joueurs sélectionnés entre les rounds 3 et 7 signent un contrat de 4 ans et sont éligibles pour le Proven Performance Escalator (PPE). Le PPE est un mécanisme qui fait automatiquement augmenter le salaire de la 4e année de contrat d’un joueur lorsqu’il atteint certains objectifs définis à l’avance tels que participer a minima à 35% des snaps (offensif ou défensif) de son équipe au cours de la saison. Quand le PPE est déclenché, le salaire est donc revu à la hausse et équivaut désormais au render plancher pour un agent libre restreint (moins les bonus et incentives éventuels). Ce système a par exemple permis à Alvin Kamara, drafté dans le 3e round en 2017, de gagner en 2020 plus d’un million de dollars de salaire additionnel (en passant de 978 000 à 2 147 000 dollars).

Le piège des credited & accrued seasons

On dit qu’un joueur remplit une credited season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe (active ou inactive) lors de 3 matches minimum au cours de cette saison. De même, un joueur remplit une accrued season lorsqu’il est inscrit dans le roster d’une équipe pour 6 matches minimum au cours d’une saison.

Ces critères sont très importants pour les joueurs. Le nombre de credited seasons qu’un joueur a enregistré va par exemple déterminer le salaire minimum pour lequel il est éligible par la suite. Par exemple en 2018, un rookie sans expérience avait droit à 480 000 dollars minimum. La même année, un joueur avec 4 credited season avait droit à 790 000 dollars. Le nombre de credited season va aussi impacter les pensions d’assurance vie, d’handicap et de retraite que la NFL est susceptible de verser à ses anciens.

Les accrued season, quant à elles, vont jouer sur le statut d’un joueur à l’issue de son contrat. Jusqu’à deux accrued seasons, le joueur est en situation d’exclusive right free agent : son équipe peut lui offrir un contrat d’un an au minimum mais le joueur n’a pas le droit de négocier avec d’autres équipes. Après une troisième accrued season il devient restricted free agent et enfin après quatre accrued seasons, il obtient le statut d’unrestricted free agent : il est libre de négocier avec d’autres équipes, obtenir le meilleur contrat possible sans être bridé par son équipe initiale.

Toute cette démarche illustre l’importance de bien se placer sur le tableau de la draft. Plus un joueur monte haut sur le board, plus son contrat comportera des garantis qui le lieront en profondeur au club : salaire garanti en cas de blessure, prime pour le joueur / impact négatif sur le salary cap si l’équipe tentait de s’en séparer pendant sa convalescence, etc. Au début de sa carrière le joueur est dans une course contre-la-montre pour obtenir ses credited et accrued seasons. Il est donc important pour lui de disposer du plus d’arguments possibles dès la draft pour sécuriser sa position dans le roster, s’assurer qu’il n’est pas sur la sellette et qu’il pourra remplir ses saisons le plus vite possible. C’est par exemple pour cela qu’il vaut mieux se faire drafter au 7e round et signer un contrat plus « engageant » de 4 ans plutôt que rejoindre une équipe en tant qu’undrafted free agent pour seulement 3 ans.

Ce détour technique dans les règles contractuelles de la NFL permet donc de comprendre dans les faits la différence que peut faire une petite dizaine de spots pour un joueur en termes de sécurité de l’emploi, de rémunération et de perspectives futures.

Ce groupe de joueurs « intouchables » est-il si conséquent que ça ?

Posez-vous la question. Vous êtes GM NFL et que vous avez besoin d’un Running Back titulaire. Vous voyez Travis Etienne faire l’impasse sur la saison mais Chubba Hubbard montrer ses talents contre des « gros » tels que Oklahoma et Texas, qui choisissez-vous ? A l’inverse si Hubbard fait l’impasse mais Etienne réalise un carton plein contre Notre Dame et North Carolina, votre décision est-elle différente ?

Ce calcul qui consiste à « sit » sur une saison 2020 décalée est beaucoup plus complexe qu’il y parait et fait intervenir des facteurs externes qui peuvent faire perdre au joueur le contrôle de son avenir. Même pour le haut du panier, il peut y avoir des conséquences long terme. On évoquait tout à l’heure la 5e année d’option des joueurs draftés au 1er tour. Une autre règle stipule que pour cette 5e année de contrat, les joueurs draftés entre les places 1 et 10 n’ont pas le même régime que les joueurs draftés entre les places 11 et 32. Un joueur issu du top 10 de draft verra son salaire de la 5e année indexé sur la valeur du transition tag pour un joueur de sa position (qui tient compte des 10 plus gros salaires à la position). Un joueur hors du top 10 aura son salaire indexé seulement sur les 25 plus gros salaires à sa position (en excluant en plus les deux salaires les plus élevés).

DE Myles Garrett, Texas A&M – Crédit photo : Troy Toarmina, USA Today

Prenons l’exemple de la draft 2017. Au premier tour, on retrouve les Defensive Ends Myles Garrett (#1 overall, donc dans le top 10) et Derek Barnett (#14, hors top 10). Ces deux joueurs ont vu leur 5th-year option levée par leurs équipes respectives. En 2021, Myles Garrett gagnera donc 15M de dollars (somme pas inclue dans l’extension de contrat qu’il a signée par la suite) contre 10M de dollars pour Barnett soit un écart de 5M.

On peut donc voir la situation de la manière suivante. Il est évident qu’un nombre restreint de joueurs talentueux jouit d’une hype qui les met beaucoup plus à l’abris que les autres face à d’éventuels risques en ces temps de pandémie. Bien que le risque soit moindre pour ces superstars en devenir, une impasse sur la saison à venir constituerait quand même un manque à gagner, ne serait-ce que d’un point de vue contractuel. Quand on descend dans la hiérarchie, une retrouve une masse de prospects beaucoup plus homogène qui a encore tout à prouver et pour qui les places vont coûter cher. Ces joueurs se trouvent dans leur propre version du dilemme du prisonnier : si tout le monde décide de faire saison blanche, il y aura statu quo. Mais ce statu quo n’est pas à l’avantage de tous : quid des joueurs qui n’ont pas pu se mettre en lumière en 2019 au même titre que les autres ? Intervient alors une logique égoïste bien que justifiable qui va faire tomber les premiers dominos et retransformer le college football, comme tous les ans, en une gigantesque salle de marché Gordon Gekko-esque où chaque prospect cherchera à tirer son épingle du jeu.

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NFL Draft

LSU égale le record de la draft NFL avec 14 joueurs sélectionnés

Quatre mois après son titre de champion national remporté au Superdome de La Nouvelle-Orléans, l’université Louisiana State a été la grande vedette de la draft NFL 2020 égalant un record détenu depuis 2004 par les Buckeyes d’Ohio State.

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le

Crédit photo : LSU Athletics

Jeudi soir, LSU avait déjà égalé un record que l’on pensait imbattable avec 5 joueurs sélectionnées au 1er tour rejoignant ainsi la fantastique génération 2004 des Hurricanes de Miami.

Le lendemain, 5 autres anciens joueurs des Tigers ont fait leur valise pour une franchise NFL. Avec 10 joueurs draftés dans les 3 premiers tours, LSU a également égalé le record qu’Ohio State avait établi en 2016.

Le 3ème jour de la draft n’a fait que renforcer cette incroyable domination du programme de Bâton-Rouge. Deux autres joueurs ont été choisis au 4ème tour, puis la sélection de LS Blake Ferguson par les Dolphins de Miami a permis aux Tigers de réécrire les livres d’Histoire de la conférence SEC avec 13 joueurs draftés la même année. Finalement, les Seahawks de Seattle ont choisi TE Stephen Sullivan avec le 251ème pick au 7ème tour pour porter à 14 le nombre de joueurs récemment sacrés champions nationaux à être draftés dans la NFL.

Le fils du légendaire receveur Randy Moss, le tight end Thaddeus Moss, est le seul joueur éligible à avoir été laissé de côté. Il a finalement signé un contrat avec les Redskins de Washington comme agent libre.

Récapitulatif des joueurs de LSU draftés en 2020

Pick Joueur Équipe Poste
1 Joe Burrow Bengals QB
20 K’Lavon Chaisson Jaguars LB
22 Justin Jefferson Vikings WR
28 Patrick Queen Ravens LB
32 Clyde Edwards-Helaire Chiefs RB
44 Grant Delpit Browns S
61 Kristian Fulton Titans CB
69 Damien Lewis Seahawks G
83 Lloyd Cushenberry Broncos C
97 Jacob Phillips Browns LB
108 Saahdiq Charles Redskins OT
131 Rashard Lawrence Cardinals DT
185 Blake Ferguson Dolphins LS
251 Stephen Sullivan Seahawks TE
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NFL Draft

LSU égale un record NCAA après 3 tours de draft NFL

Avec 10 anciens joueurs sélectionnés lors des deux premiers jours de la draft NFL, l’université Louisiana State égale le record établi par la promotion 2016 des Buckeyes d’Ohio State.

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le

Crédit photo : Kevin Cox, Getty Images

On pensait le record de la génération Nick Bosa-Ezekiel Elliott des Buckeyes 2016 serait quasi-inégalable… QB Burrow et les Tigers de LSU, récents champions nationaux, ont pourtant fait aussi bien avec 10 joueurs sélectionnés lors des 3 premiers tours de la draft NFL 2020.

Dès jeudi 23 avril, LSU a établi un nouveau record de l’université avec 5 joueurs draftés au 1er tour. QB Joey Burrow a donné le ton en étant le 1st pick par les Bengals de Cincinnati. Puis, LB K’Lavon Chaisson (#20, Jacksonville), WR Justin Jefferson (#22, Minnesota), LB Patrick Queen (#28, Baltimore) et RB Clyde Edwards-Helaire (#32, Kansas City) ont complété uen soirée historique pour les Tigers.

Le lendemain S Grant Delpit a été sélectionné par les Browns de Cleveland avec le 44ème choix avant que CB Kristian Fulton ne file chez les Titans du Tennessee en fin de 2ème tour (#61). OG Damian Lewis (#69, Seattle), C Lloyd Chushenberry (#83, Denver) et LB Jacob Phillips (#97, Cleveland) ont été choisi au 3ème tour.

La version 2019 du Rivalry game Alabama-LSU restera assurément dans l’Histoire : 18 joueurs ayant participé à ce choc de la division SEC West ont été sélectionnés lors des trois premiers tours puisque 8 joueurs du Crimson Tide ont également été choisi par une franchise NFL lors des deux premières soirées de cette draft NFL 2020.

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NFL Draft

Joe Burrow rejoint Cam Newton dans un club exclusif

Premier joueur sélectionné lors du 1er tour de la draft NFL 2020, QB Joey Burrow devient le 2ème joueur à avoir remporté le titre national et le Heisman trophy et été drafté avec le premier pick lors de la même année.

Publié

le

Crédit photo : USA Today

On pensait que Cam Newton ne serait jamais rejoint dans ce cercle très fermé. Baker Mayfield (ex-Oklahoma) avait échoué en 2017, battu par Georgia en demi-finale du College Football Playoff lors du Rose Bowl. En 2018, QB Kyler Murray a marché dans les pas de son prédécesseur chez les Sooners en étant battu en demi-finale des playoffs par Alabama.

Ces deux-là ont bien remporté le trophée Heisman suivi quelques semaines plus tard par une sélection au 1er tour de la draft NFL. Il leur manquait ce titre national que Joe Burrow est allé chercher au Superdome de La Nouvelle-Orléans, en janvier 2020.

En 2010, Cam Newton (ex-Auburn) avait réussi le premier à réussir cet exploit dans toute l’Histoire du College Football. Une semaine après un fantastique comeback contre Alabama et un titre de conférence SEC remporté contre South Carolina, son équipe d’Auburn est venu à bout d’Oregon lors du BCS National Championship. Entre temps, le quarterback des Tigers avait mis la main sur le trophée Heisman. En avril 2011, il sera finalement sélectionné par les Panthers de Carolina avec le premier pick de la draft NFL.

Hier soir, QB Joe Burrow a écrit une nouvelle page de sa fantastique histoire. Sans surprise car il était le grand favori, l’ancien quarterback vedette de LSU a été drafté par les Bengals de Cincinnati.

Pour rappel, QB Joe Burrow a établi plusieurs records NCAA lançant notamment 60 passes de TDs pour un total de 65 TDs offensifs. Ses 5671 yards à la passe accumulés en 2019 représentent la 3ème meilleure performance de l’Histoire du College Football.

Comme si elle avait encore besoin d’un argument pour le prouver : la SEC impose donc encore un peu plus sa domination sur le College Football…

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