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[CFP National Championship 2019] Le face-à-face à chaque poste

A quelques heures du choc entre #1 Alabama et #2 Clemson à l’occasion du CFP National Championship Game 2019, tour d’horizon des forces en présence à chaque poste.

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C’est devenu un classique de la nouvelle ère du College Football ! #1 Alabama et #2 Clemson se retrouvent pour la quatrième fois de suite en playoffs, la troisième fois lors de la finale nationale.

Et comme souvent, les Tigers feront figure d’outsiders au moment de croiser la route du Tide. Est-ce justifié ? Élément de réponse, avec les face-à-faces, poste par poste, pour les deux programmes.

Quarterbacks

Alabama : Ces dernières années, Alabama arrivait en finale nationale avec des interrogations au poste de quarterback. Cette saison ne fera pas exception à la règle, mais pour des raisons différentes. Deuxième du dernier vote pour le Heisman Trophy, derrière Kyler Murray, QB Tua Tagovailoa a surfé sur sa passe victorieuse lors du sacre de ‘Bama en 2017. Avec 3 671 yards, 41 touchdowns et 4 interceptions, l’Hawaiien a écrasé la concurrence un temps envisagée avec QB Jalen Hurts. Certes, le numéro 13 a montré des failles lors de la finale de conférence SEC, mais sa prestation aboutie contre Oklahoma a rassuré bon nombre d’observateurs. Autre facteur d’importance : la santé du joueur, souvent amené à quitter le terrain prématurément. Dans ce cas, Nick Saban devra de nouveau compter sur un Hurts au niveau, comme ce fut le cas lors du finish haletant face à Georgia.

Clemson : Comme à Alabama, QB Trevor Lawrence est la nouvelle pépite qui a bouleversé la hiérarchie sur la position. Alternant un temps avec Kelly Bryant en début de saison, le Géorgien de naissance a pris le pouvoir fin septembre pour ne plus le lâcher. Sa bonne vision du jeu et son aptitude à rester calme en toute circonstance seront des atouts majeurs pour Clemson. Fort d’un bon casting de receveur, le true freshman a distribué en 2018, avec 2 933 yards, 27 touchdowns et 4 interceptions. Son remplaçant, QB Chase Brice, a su dépanner quand il le fallait, au lendemain du transfert de Bryant. Mais la différence de niveau semble assez flagrante, comme l’a démontré le match face à Syracuse.

Avantage : Alabama. Les deux quarterbacks ont été bons, mais Tagovailoa a l’expérience en sa faveur. De plus, avec ce qu’a montré Hurts en finale de conférence SEC, Alabama semble paré à une éventuelle blessure de son maître à jouer dans les airs.

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Running backs

Alabama : Longtemps le principal facteur offensif du Crimson Tide, le jeu au sol est devenu un simple complément sous la coupe de Mike Locksley. Mais même quand les vagues sont rares, elles peuvent faire boire la tasse. Comme souvent, le backfield offensif est très fourni, emmené par le physique senior RB Damien Harris (1 020 yards cumulés, 9 touchdowns). Un leader du vestiaire qui a pris sous sa coupe deux futures vedettes annoncées de la NFL : l’explosif RB Najee Harris (724 yards, 4 TD) et le couteau-suisse RB Josh Jacobs (824 yards et 15 touchdowns cumulés), précieux lors de la finale de conférence. En cas de blessure, le sophomore RB Brian Robinson Jr. a déjà rendu de fiers services, avec 2 passages par l’en-but adverse cette saison.

Clemson : Si ‘Bama a un comité de coureur intimidant, Clemson a trouvé son porteur de balle en chef. Rarement depuis C.J. Spiller, les Tigers avaient possédé un running back de l’envergure de RB Travis Etienne. Explosif et doté d’une bonne vision, le sophomore a confirmé sa bonne fin de saison passée et a porté Clemson à bout de bras dans les quelques moments de doute. Résultat : une fiche de 1 573 yards et 22 touchdowns au sol, ce qui en fera, à n’en pas douter, la principale menace offensive des Tigres. Son poids dans l’attaque locale n’empêche pas l’apport de backups aux dents longues. RB Tavien FeasterRB Adam Choice et RB Lyn-J Dixon ont enregistré 1 512 yards et 17 touchdowns à eux trois. Ils ne seront pas de trop pour tenter de fatiguer l’imposant run stop adverse.

Avantage : Clemson. C’est clairement discutable, mais l’abondance de choix a parfois desservi Alabama, avec un jeu au sol parfois en manque de rythme. Même sans vrai running back numéro 1 du côté du Tide, la différence est infime.

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Receveurs – Tight-ends

Alabama : Pour être un prétendant crédible au Heisman Trophy, Tua Tagovailoa a pu compter sur une multitude de cibles sur le campus de Tuscaloosa. Son « go-to-guy » incontestable est WR Jerry Jeudy, auteur de 1 176 yards et 13 touchdowns et annoncé comme le receveur à suivre en vue de la draft 2020. A ses côtés, de multiples solutions profondes comme WR Henry Ruggs III (738 yards, 11 TD) et le héros de la dernière finale nationale, WR DeVonta Smith (638 yards, 6 TD). Le true freshman WR Jaylen Waddle (823 yards, 7 TD) a aussi confirmé tout le bien que l’on pensait de lui en devenant un véritable avaleur d’espace. Outre ce casting impressionnant sur les extérieurs, Alabama peut aussi compter sur des tight ends complémentaires, que ce soit TE Irv Smith (667 yards, 7 TD) et ses bonnes mains ou TE Hale Hentges et ses facultés de bloqueur.

Clemson : Habituelle force des Tigers, le poste de receveur n’a pas déçu non plus en 2018. Comme pour Alabama, ce sont quatre joueurs qui comptent au moins 40 réceptions cette saison et ont rendu cette attaque aérienne imprévisible. WR Tee Higgins (855 yards, 11 TD) est la cible prioritaire de Lawrence, mais WR Amari Rodgers (540 yards, 4 TD) a aussi pris de l’importance au fur et à mesure des semaines. Pour les épauler, WR Justyn Ross s’est mué en véritable machine à big plays, avec 8 touchdowns et un ratio de 20 yards par ballon catché (847 yards au total). Plus sur la possession, le senior WR Hunter Renfrow est moins explosif mais tout aussi décisif, quand il s’agit des moments chauds. C’est d’ailleurs lui qui avait capté le touchdown du titre, en 2016, des mains de Deshaun Watson. Dans un système qui se veut très écarté, d’autres cartes peuvent être sorties de la manche, comme les remplaçants WR Diondre Overton et WR Trevion Thompson (352 yards et 3 TD à eux deux).

Avantage : Clemson. Une explosivité similaire mais un panel de profil un poil plus différent pour les joueurs de Dabo Swinney.

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Ligne offensive

Alabama : Si le Tide est devenu aussi dominant dans les airs, c’est aussi grâce à ses excellentes classes de tackles. Annoncé comme un futur premier tour de la draft 2019, LT Jonah Williams compose avec RT Jedrick Wills un rideau de fer sur le pass pro. A tel point que RG Alex Leatherwood a dû se recentrer pour pouvoir jouer titulaire. C Ross Pierschbacher est le leader de cette escouade et a su encadrer le revenant LG Lester Cotton, de retour dans les starters après la suspension de LG Deonte Brown face à Oklahoma. Qu’on se le dise, ce quintet sera très difficile à bousculer !

Clemson : Moins de gros noms sur le papier, mais une homogénéité qui a fait mouche pour faciliter la tâche de Trevor Lawrence et Travis Etienne. Si C Justin Falcinelli n’avait pas manqué un match pour blessure, 4 des 5 joueurs de l’escouade auraient joué l’intégralité de la saison. La star de ce groupe n’est autre que le senior LT Mitch Hyatt, titulaire indiscutable depuis son arrivée sur le campus. Tous deux guards de formation, LG John Simpson et RT Tremayne Anchrum ont su délivrer d’énormes brèches sur le jeu au sol. RG Gage Cervenka complète cette escouade, mais RG Sean Pollard est parfaitement à même de le suppléer.

Avantage : Alabama. Deux groupes complets et homogènes, mais avec une force physique indéniable du côté du Tide.

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Ligne défensive

Alabama : A n’en pas douter, nous passons désormais à des escouades qui pourraient détenir le destin du match entre leurs mains. Car Alabama possède un front-3 tout bonnement délirant ! Ancienne pépite et recrue 5 étoiles, DE Raekwon Davis (53 plaquages, dont 5 et demi pour perte) s’est retrouvé malgré lui dans l’ombre de ses deux compères du premier rideau : DE Isaiah Buggs, meilleur sackeur de son équipe avec 9 unités, et surtout NT Quinnen Williams (67 plaquages, 8 sacks) absolument dominateur sur l’ensemble de la saison. Non content d’être un trio hyper athlétique, ce groupe se veut polyvalent et est parfaitement capable de brouiller les pistes pour le quarterback adverse. Les backups DE LaBryan Ray et DE Philadarian Mathis seraient titulaires dans beaucoup d’autres programmes, mais leur heure devrait rapidement venir.

Clemson : Certes, Clemson a appris avec regret la suspension de sa star DT Dexter Lawrence pour la fin de saison. La faute à une consommation (involontaire ?) de produits interdits. Est-ce la fin des espoirs pour les Tigers ? Pas si sûr, car l’agressivité et le pass rush restent les armes majeures de ce premier rideau. Meilleur sackeur des siens, avec plus de 11 maltraitances sur quarterback adverse, DE Clelin Ferrell est un premier tour de draft annoncé et compose un dangereux duo avec DE Austin Bryant (8 sacks en 2018). Au centre de la ligne, si Lawrence fera défaut, ce ne sera pas le cas de DT Christian Wilkins (13 plaquages pour perte, 5 sacks, 2 passes défendues, 2 fumbles recouverts) capable de sévir sur de nombreux secteurs de jeu. Qui pour l’épauler ? Sans doute DT Albert Huggins, qui a montré de bonnes choses lors du Cotton Bowl. DT Nyles Pinckney a aussi à cœur de prendre sa chance dans le principal événement universitaire de la saison. Abondance de biens ne nuit pas, et Clemson l’a bien compris, en recrutant DE Xavier Thomas, prospect 5 étoiles l’an passé. Son apport et sa rotation sur la ligne défensive ne seront pas de trop pour mettre à mal Tua Tagovailoa.

Avantage : Alabama. Plus versatile, la ligne a aussi l’avantage d’être complet. Une donnée précieuse sur un match d’une telle importance.

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Linebackers

Alabama : Si l’attaque a changé ses bonnes vieilles habitudes, la défense est restée fidèle à elle-même, en faisant du poste de linebacker une place forte de son escouade. Et à coup de recrues 5 étoiles, Nick Saban possède un solide casting pour stopper les velléités adverses. Le junior MLB Mack Wilson (65 plaquages, 5 passes défendues) est sans aucun doute la pièce angulaire de ce deuxième rideau. Digne successeur de Reuben Foster, il est la tour de contrôle de la défense du Tide et le joueur que les coureurs cherchent à tout prix à éviter. Il n’est d’ailleurs pas passé loin du Butkus Award, récompensant le meilleur linebacker universitaire au pays. Son impact a permis à son compère WLB Dylan Moses de se régaler, en enregistrant le plus grand nombre de plaquages pour son équipe, soient 82. Sur les extérieurs, le pass rusher en chef s’appelle SLB Christian Miller, auteur de 8 sacks depuis le début de la saison. Problème : le linebacker strong-side traîne une douleur aux ischios et pourrait être suppléé par le polyvalent senior SLB Jamey Mosley, déjà sollicité en fin de saison passée, lors de la cascade de blessures sur la position. Électron libre, JACK Anfernee Jennings se charge de brouiller les pistes pour l’attaque adverse et cela a plutôt bien fonctionné depuis le début de la campagne de ‘Bama (5 sacks et demi, 10 passes défendues, 2 fumbles recouverts). Un casting taille XXL qui ferait presque oublier l’absence longue durée de LB Terrell Lewis, pour une déchirure des ligaments.

Clemson : Le poste de linebacker est moins fourni côté Tigers. Mais les titulaires ont clairement des arguments à faire valoir. Avec 73 plaquages cette saison, MLB Tre Lamar est le run stopper en chef du coordinateur Brent Venables, et son association avec WLB Kendall Joseph (76 plaquages) a fait des ravages en Caroline du Sud. Non content d’avoir un rôle crucial dans un front 4-2 souvent utilisé par les Tigers, les deux hommes peuvent recevoir l’appui de SLB/S Isaiah Simmons, dont la taille se veut dissuasive sur la couverture profonde et les lancers intermédiaires. Il sait aussi finir les actions au sol, ce qui en fait le meilleur plaqueur de son programme en 2018. Backup de luxe, WLB J.D. Davis a montré des aptitudes sur la poursuite quand on a fait appel à lui.

Avantage : Malgré le dur labeur du trio des Tigers, cette position reste fort logiquement une chasse gardée d’Alabama.

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Defensive backs

Alabama : Minkah Fitzpatrick. Ronnie Harrison. Levi Wallace. Anthony Averett. Pendant l’intersaison, Alabama a quasiment dû remplacer l’ensemble de son backfield défensif en raison de départs vers la NFL. Mais Nick Saban a souvent (toujours ?) un coup d’avance. Cette saison 2018 a notamment permis l’émergence de SS Deionte Thompson (75 plaquages, 6 passes défendues), incroyable athlète aussi à l’aise contre le sol que sur la couverture. Plus jeune, son binôme FS Xavier McKinney n’a pas non plus chômé, avec un total de 9 passes bâtées et 2 interceptions pour un Pick-6. Sur le poste de cornerback, la relève a un peu plus souffert et la blessure prématurée de CB Trevon Diggs n’a pas aidé. Transfuge d’LSU, CB Saivion Smith a soufflé le chaud et le froid, mais a montré de belles ressources face à Georgia, avec un total de 11 plaquages. De l’autre côté, le true freshman CB Patrick Surtain II n’a cessé de confirmer son statut de joueur prometteur. Mais son inexpérience reste encore à mettre à son débit. Le nickelback STAR Shyheim Carter a donné pleine satisfaction à son coordinateur Tosh Lupoi, au vu de ses 10 passes défendues et de ses interceptions systématiquement retournés pour des touchdowns.

Clemson : Un groupe solide mais irrégulier. Certes, CB Trayvon Mullen est la vedette incontestable de ce secondary, de par son aptitude à contrecarrer les receveurs adverses et a d’ailleurs été souvent évité par les quarterbacks adverses. Mais peut-il être un facteur décisif ? A l’image d’un Mackensie Alexander il y a quelques saisons, Mullen est hyper athlétique mais n’a pas enregistré la moindre interception en 2018. Pour ne rien arranger, son compère CB A.J. Terrell est souvent un « gambleur » et en dépit de 2 picks cette année, ses instincts restent largement perfectibles. Cet état de fait est tout aussi vrai pour FS Tanner Muse et SS K’Von Wallace dont les performances peuvent varier en fonction de l’humeur du jour. Demandez donc à Texas A&M et South Carolina qui s’étaient régalés dans les airs !

Avantage : Alabama. Moins de fougue, mais une discipline qui peut être salvatrice dans ce genre de situation.

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Équipes spéciales

Alabama : C’est assez rare pour être signalé mais les botteurs de Tuscaloosa ne sont plus aussi affreux que ces dernières années. Certes, K Joseph Bulovas a déjà manqué quatre (!) extra-points depuis le début de la saison, mais son ratio sur field goal est assez encourageant. Sur les punts, le walk-on P Mike Bernier a pris le meilleur sur le freshman P Skyler Delong et ne l’a plus lâché, avec un bon ratio de 37 yards par coup de pied. Sur les phases de retour, les explosifs KR Josh Jacobs et PR Jaylen Waddle se chargeront de faire parler la poudre.

Clemson : Botteur des Tigers depuis son année freshman, K Greg Huegel vit une étrange saison, car avec un ratio de 66%, il connait son pire bilan sur le campus. Tout comme Bulovas, il sera donc à scruter de près dans les moments forts. Son coéquipier P Will Spies a lui été plus convaincant en 2018, avec une moyenne de 39 yards par coup de chausson. Sur les retours, les Tigers ont aussi de quoi faire, avec notamment PR Amani Rodgers sur les phases de punt. Sur kickoffs, KR Derion Kendrick a suppléé Cornell Powell, lors de la blessure de ce dernier. Il va devoir avant tout surveiller la protection de balle, au vu de son fumble presque fatal face à Notre Dame, lors du Cotton Bowl.

Avantage : Egalité. A un moment, choisir pour choisir … à quoi bon ?!

Grand fan de football américain. Spécialiste du football français, de la NFL et du College Football. Rédacteur à The Blue Pennant depuis 2015 et à touchdownactu.com. Animateur sur Radiossa, la radio du football américain.

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National Championship

LSU, champion national !

Les Tigers de #1 LSU entrent dans la Légende du College Football en concluant la meilleure saison de l’Histoire d’un programme de l’élite par un titre national incontestable au terme d’un National Championship Game remporté 42-25 face aux Tigers de #3 Clemson.

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Crédit photo : Alika Jenner/Getty Images

Portés par une performance exceptionnelle de QB Joe Burrow, les Tigers de #1 LSU (15-0) concluent cette saison 2019 par un véritable point d’exclamation en s’imposant 42-25 face aux champions sortants, les Tigers de #3 Clemson (14-1) !

Avec cette 7ème victoire de l’année contre une équipe classée dans le Top 10 (!!!), QB Joe Burrow (31/49, 463 yards, 5 TD et 1 TD au sol) et les Tigers ont peut-être réussi la meilleure saison d’un programme de l’élite dans l’Histoire récente du College Football. #1 LSU est ainsi couronné pour la 4ème fois de son Histoire (1958, 2003, 2007, 2019) et pour la 1ère fois de la courte ère du College Football Playoff.

#1 LSU met ainsi fin à la malédiction en devenant le premier champion national à avoir débuter les playoffs en étant classé #1.

Avec ses 5 passes de TD dans ce match, Joe Burrow établit un nouveau record FBS avec un total de 60 TD à la passe réussis cette saison. Il bat ainsi le record de Colt Brennan (Hawaii) de 2006 (58). Avec cette victoire, QB Joe Burrow devient également le premier quarterback de l’ère College Football Playoff à remporter le Heisman Trophy et le titre de champion national.

Cette défaite met un terme à l’incroyable série de 29 victoires consécutives des Tigers de #3 Clemson qui abandonnent leur titre de champion national remporté l’an dernier face à Alabama. C’est aussi la première défaite au niveau universitaire de QB Trevor Lawrence (18/37, 234 yards, 0 TD), qui avait débuté sa carrière par un bilan de 25-0.

Résumé en vidéo

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National Championship

LSU vs Clemson : l’ultime preview

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The Blue Pennant vous propose une couverture exceptionnelle du CFP National Championship Game 2020 qui verra s’affronter les Tigers de #1 LSU et les Tigers de #3 Clemson, lundi 13 janvier prochain.

#1 LSU (14-0) vs #3 Clemson (14-0)

CFP NATIONAL CHAMPIONSHIP
La Nouvelle-Orléans, Louisiane
Mercedes-Benz Superdome
Lundi 13 janvier 2020
19h00 (heure Centrale, 02h00 en France)

Jusqu’au coup d’envoi, toute la rédaction se met sur le pont pour vous présenter une série d’articles quotidiens concernant ce duel entre le champion de conférence SEC et les champions nationaux en titre :

Présentation du match dans l’épisode 106 du Podcast.
La saison des Tigers de LSU.
La saison des Tigers de Clemson.
Le face-à-face à chaque poste.
Les stars du match.

Et n’oubliez pas : à partir du vendredi 10 janvier 2020, notre rédacteur en chef et reporter, Morgan Lagrée, sera sur place pour couvrir l’événement ! Vous pourrez suivre de l’intérieur et en temps réel, les différents événements médiatiques via notre compte Twitter @thebluepennant pour des LIVE exclusifs.

Vous aurez un accès privilégié aux coulisses de cet événement planétaire avec des videos Live et un montage quotidien !

Le samedi 11 janvier, vous pourrez suivre les Media Days en direct du Xavier University of Louisiana (XULA) Convocation Center de La Nouvelle-Orléans (à partir de 8h30, 15h30 en France).

Le lendemain, dimanche 12 janvier, ce sera l’heure des conférences de presse des deux coachs finalistes, en direct du Grand Ballroom de l’hôtel Sheraton New Orleans (à partir de 9h, 16h00 en France).

Enfin, le lundi 13 janvier, Morgan Lagrée sera sur le terrain du Mercedes-Benz Superdome de La Nouvelle-Orléans jusqu’au coup d’envoi, puis accrédité en tribune de presse pour vous proposer un récit au plus près de l’action !

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National Championship

[CFP National Championship 2020] Les stars du match

Découvrez les joueurs à suivre lors du National Championship Game 2020 entre #1 LSU et #3 Clemson.

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Plusieurs d’entre-eux brilleront bientôt sous d’autres cieux le dimanche après-midi, d’autres tomberont peut-être dans l’anonymat d’ici quelques mois mais à l’approche du National Championship 2020, ils sont considérés comme les stars qui fouleront le turf du Mercedes-Benz Superdome, lundi 13 janvier.

Découvrez les joueurs à suivre lors de la finale nationale entre #1 LSU et #3 Clemson :

LSU Tigers

Joe Burrow

Quarterback
Senior
Stats : 371/478, 5208 yards, 55 TD, 6 INT et 311 yards au sol, 4 TD.

QB Joe Burrow, LSU Tigers – Crédit photo : Getty Images

Une saison exceptionnelle. Peut-être la meilleure saison d’un quarterback dans l’Histoire du College Football. Quasiment assuré d’être le 1er pick lors de la prochaine draft NFL, le quarterback senior de LSU récemment honoré du trophée Heisman a battu tous les records offensifs du programme de Bâton-Rouge (et de la SEC) avec ses 5208 yards à la passe, ses 55 passes de TD contre seulement 6 interceptions… et un % d’efficacité hors norme (77.6% !). S’il réussissait 3 passes de TD lors de ce National Championship Game, il égalerait un record NCAA que l’on pensait intouchable : les 58 TD à la passe de Colt Brennan (Hawaii) en 2006.

Clyde Edwards-Helaire

Running back
Junior
Stats : 199 courses, 1304 yards, 16 TD et 50 réceptions, 399 yards.

RB Clyde Edwards-Helaire, LSU Tigers – Crédit photo : Getty Images

Révélation de la saison 2018, « CEH » a pris une dimension supplémentaire en 2019. Joueur au petit gabarit mais à la puissance exceptionnelle, il a poursuivi la tradition des running backs ultra-efficace de LSU. Mais ses mains sûres et son explosivité lui ont aussi permis d’être régulièrement utilisé dans le jeu aérien. Ralenti par les blessures en fin de saison, il sera à 100% pour ce National Championship Game.

Ja’Marr Chase

Receveur
Sophomore
Stats : 75 réceptions, 1559 yards, 18 TD.

WR Ja’Marr Chase, LSU Tigers – Crédit photo : Getty Images

Avec presque 21 yards par réception, il a été l’arme fatale de QB Joe Burrow tout au long de la saison remportant finalement le Biletnikoff Award 2019 récompensant le meilleur receveur du pays. Si son compère Justin Jefferson (voir ci-dessous) lui a fait de l’ombre lors du Peach Bowl contre Oklahoma, il pourrait bien être la grande vedette de ce National Championship.

Justin Jefferson

Receveur
Junior
Stats : 102 réceptions, 1434 yards, 18 TD.

WR Justin Jefferson, LSU Tigers – Crédit photo : Marianna Massey/Getty Images

En une saison, il a quasiment doublé sa production offensive ! Frère de l’ancien quarterback titulaire des Tigers de LSU, Jordan Jefferson, il a crevé l’écran en demi-finale, lors du Peach Bowl face à Oklahoma, en réussissant 4 TD sur réception… en 1ère mi-temps !

K’Lavon Chaisson

Linebacker
Redshirt sophomore
Stats : 58 plaquages, 13.5 plaquages pour perte, 6.5 sacks.

LB K’Lavon Chaisson, LSU Tigers – Crédit photo : Getty Images

Nommé capitaine défensif pour son leadership naturel, il a parfaitement rebondi cette saison après une année 2018 gâchée par une blessure du genou ce qui lui a valu une sélection dans la 1ère équipe All-SEC en 2019. Il pourrait avoir un rôle capital pour ralentir RB Travis Etienne et mettre de la pression sur QB Trevor Lawrence dans le backfield offensif de Clemson.

Grant Delpit

Safety
Junior
Stats : 59 plaquages, 3.5 pour perte, 1 sack, 2 interceptions.

S Grant Delpit, LSU Tigers – Crédit photo : Jonathan Bachman, Getty Images

Il a débuté la saison comme le leader du backfield défensif de LSU et a confirmé son statut devenant le premier joueur de LSU à remporter le Jim Thorpe Award récompensant le meilleur defensive back du pays.

Derek Stingley Jr

Cornerback
Freshman
Stats : 36 plaquages, 15 passes défendues, 6 interceptions.

CB Derek Stingley Jr, LSU Tigers – Crédit photo : Todd Kirkland, Getty Images

Premier joueur true freshman à être titularisé au sein de la défense de LSU depuis 1985, cet ancien prospect 5 étoiles a progressé tout au long de la saison jusqu’à devenir l’un des éléments-clés de la résurgence défensive du programme de Bâton-Rouge en fin de saison. Ses deux interceptions sur QB Jake Fromm (Georgia) en finale de SEC l’ont définitivement fait entrer dans le cercle des superstars de Tigers.

Clemson Tigers

Trevor Lawrence

Quarterback
Sophomore
Stats : 250/370, 67.6% d’efficacité, 3431 yards, 36 TD, 8 INT et 514 yards au sol, 8 TD.

QB Trevor Lawrence, Clemson Tigers – Crédit photo : Getty Images

Futur #1 de la draft NFL en 2021, il a démarré sa saison en douceur, voire au ralenti, commettant 5 interceptions lors de ses 3 premiers matchs. À l’image de sa performance en deux temps lors du Fiesta Bowl contre Ohio State, il a su parfaitement rebondir sans être affecté par des débuts décevants. Malgré sa jeunesse, il est déjà habitué à la pression des playoffs. Quarterback intelligent, précis et mobile, il a su développer son jeu au sol ce qui en fait une arme quasi-inarrêtable. Il sera assurément l’un joueur déterminant de ce National Championship Game.

Travis Etienne

Running back
Junior
Stats : 192 courses, 1536 yards, 18 TD et 32 réceptions, 396 yards et 4 TD.

RB Travis Etienne, Clemson Tigers – Crédit photo : Getty Images

Tout comme QB Trevor Lawrence, il a débuté le saison au ralenti avant de retrouver tout son volume de jeu à partir du mois d’octobre. Running back puissant et véloce, il tourne à plus de 8 yards par course depuis le coup d’envoi de la saison 2018. Essentiellement ulilisé pour ses aptitudes au sol jusqu’en septembre dernier, il s’est transformé cette saison en un receveur ultra-efficace comme en témoigne ses deux TD dans les airs réussis face à Ohio State lors du Fiesta Bowl.

Tee Higgins

Receveur
Junior
Stats : 56 réceptions, 1115 yards, 13 TD.

WR Tee Higgins, Clemson Tigers – Crédit photo : Getty Images

Sa sortie en début de Fiesta Bowl suite à un choc à la tête a forcé le coaching staff de Clemson à ajuster son plan de match. C’est dire l’impact qu’il a sur la productivité du jeu offensif des champions nationaux. Relayé au rôle de receveur #2 de l’équipe après l’explosion de WR Justyn Ross lors de la finale nationale 2019, il a retrouvé son statut de #1 en se réaffirmant comme la cible préférée de QB Trevor Lawrence. Grâce à sa taille et une étonannte capacité à se défaire des défenseurs adverses en un-contre-un, il est quasiment indéfendable dans la red zone.

Jackson Carman

Left tackle
Sophomore

LT Jackson Carman, Clemson Tigers – Crédit photo : Fred Kfoury III / Getty Images

Originaire de l’Ohio, il a snobbé Urban Meyer et les Buckeyes pour devenir la pierre angulaire de la ligne offensive des Tigers de Clemson. Pourtant, il a eu la lourde tâche de succéder à Mitch Hyatt dont il a assumé la responsabilité à la perfection. Son rôle face au front seven explosif de LSU sera primordial.

Isaiah Simmons

Linebacker/Safety
Junior
Stats : 97 plaquages, 14.5 pour perte, 7 sacks, 3 interceptions, 6 passes défendues.

LB/DB Isaiah Simmons, Clemson Tigers – Crédit photo : Andrew Dieb, Getty Images

C’est l’homme à tout faire de la défense des Tigers de LSU. Défenseur ultra-polyvalent, il a un rôle hybride entre un linebacker et un defensive back. Sa position sur le terrain change quasiment à chaque match ce qui rend la tâche des coordinateurs offensifs très difficile lors de la préparation des matchs.

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National Championship

[CFP National Championship 2020] Le face-à-face à chaque poste

A quelques heures du choc entre #1 LSU et #3 Clemson à l’occasion du CFP National Championship Game 2020, tour d’horizon des forces en présence à chaque poste.

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Ce lundi, la Nouvelle-Orléans abrite la sixième finale du College Football Playoff. L’occasion de voir une quatrième confrontation en cinq ans entre Clemson et un programme de la SEC.

Mais pas d’Alabama cette fois-ci. C’est un autre ogre du Sud-Est des Etats-Unis, LSU, qui se dresse sur la route des champions en titre, le tout à domicile. Quels tigres comptent rugir le plus fort, du côté du SuperDome ? Petite revue d’effectif, avec le face-à-face annuel …

Quarterbacks

LSU : Sans trop de surprise, Louisiana State est la meilleure attaque de la saison, avec un peu plus de 48 points par match. Et QB Joe Burrow est tout sauf étranger à ce phénomène. Monté clairement en puissance, par rapport à la saison dernière, l’ancien d’Ohio State a affolé les compteurs tout au long de sa campagne, avec 5 208 yards, 55 touchdowns et 6 petites interceptions, s’offrant au passage le titre de Heisman Trophy. Ses 8 touchdowns personnels ont donné le ton pour épingler Oklahoma lors du Peach Bowl et aucun coordinateur défensif n’a su franchement l’arrêter, au vu de ses nombreuses improvisations couronnées de succès. A domicile, le numéro 9 entend bien briller …

Clemson : On en attendait monts et merveilles, au lendemain d’une campagne 2018 terminée en trombe avec le titre national. Mais QB Trevor Lawrence a pris le temps cette année. Discret voire critiqué en début de saison, celui qui est déjà annoncé comme le premier choix de draft 2021 a élevé son niveau de jeu semaine après semaine, à l’image de sa prestation d’abord compliquée puis conclue avec brio lors du Fiesta Bowl, contre Ohio State. Pour sa première vraie année comme starter, l’intéressé affiche un solide 3 431 yards, 36 touchdowns et 8 interceptions. Intelligent dans le jeu, il est aussi mobile que Burrow, comme l’a montré son impressionnant touchdown à la course en demi-finales face aux Buckeyes.

QB Joe Burrow, LSU – Crédit photo : Brett Davis-USA TODAY Sports

Avantage : LSU. Si Lawrence a l’expérience et le vent en poupe, que dire de Burrow qui a joué un niveau au-dessus tout au long de la saison.

Running backs

LSU : A Baton-Rouge, les coureurs changent, mais l’efficacité reste. Troisième running back titulaire sur les trois dernières années, RB Clyde Edwards-Helaire a assuré la tradition locale avec un jeu au sol déroutant, à l’image de ses appuis et de ses spins moves. Mais l’arsenal du junior est complet, avec une vraie possibilité d’être explosif et dangereux en sortie de backfield. Au-delà de ses 1 300 yards et 16 touchdowns inscrits à la course, il a capté 50 ballons pour quasiment 400 yards. Son apport dans le domaine a d’ailleurs été capital lors d’un succès qui l’était tout autant sur les terres d’Alabama. Touché aux ischios en demi-finales, « CEH » a vu l’apport non négligeable de son remplaçant. RB Chris Curry est un coureur plus traditionnel mais doté d’une bonne vision et d’une accélération non moins redoutable. Cela lui avait permis d’aller chercher 89 yards face aux Sooners. Si besoin, les freshmen et anciennes recrues 5 étoiles RB John Emery et RB Tyrion Davis-Price ont largement les épaules pour prendre la suite.

Clemson : Valeur sûre des Tigers, depuis maintenant deux ans, RB Travis Etienne (1 536 yards, 18 touchdowns) a soufflé le chaud et le froid en 2019. Auteur d’un mois de septembre plutôt en demi-teinte, à l’image de son quarterback, le natif de Louisiane a repris sa bonne marche par la suite avec sept rencontres à plus de 100 yards. Globalement mis de côté par ses coaches lors du Fiesta Bowl, il a tout de même trouvé le moyen d’inscrire deux touchdowns à la réception, dont celui de la victoire finale. Derrière lui, le sophomore RB Lyn-J Dixon (636 yards, 6 touchdowns) a les dents longues, dans l’optique d’une future place de titulaire en 2020.

RB Travis Etienne, Clemson – Crédit photo : The State

Avantage : match nul. L’éclair contre la tornade. Etienne a un bagage plus approfondi, mais Edwards-Helaire compose avec une aussi grande polyvalence et un comité de choix pour le suppléer au besoin.

Receveurs/Tight-Ends

LSU : Souvent la grande force du programme. Les Odell Beckham, Jarvis Landry et autres D.J. Chark ont cédé la vedette à un trio tout bonnement injouable cette année. Le sophomore WR Ja’Marr Chase a notamment été le dynamiteur offensif des Tigers sur le jeu profond. Avec un total de 1 559 yards et 18 touchdowns, il a été le joueur le plus productif de la saison régulière, collectant plus de 20 yards par réception. Une machine à big plays. Plus utilisé dans le jeu intermédiaire, le junior WR Justin Jefferson (18 touchdowns aussi) a été un joueur précieux sur troisième tentative, à l’image de ses prestations dantesques à Texas et contre Oklahoma. Dans n’importe quelle autre équipe, WR Terrace Marshall (625 yards, 12 touchdowns) serait le « go-to-guy » attitré. Mais à Louisiana State, il ne gêne pas pour exploiter les brèches laissées par les camarades, comme ce fut le cas en finale de conférence, contre Georgia. Impliqué de plus en plus dans le jeu aérien, en fin de saison, TE Thaddeus Moss, fils de Randy, est une énième option dont profitera pleinement Joe Burrow si nécessaire.

Clemson : Une escouade à réaction. Passé receveur numéro 2 en fin de saison dernière, le junior WR Tee Higgins a remis les choses au clair en réalisant une campagne à 1 115 yards et 13 touchdowns, redevenant la principale menace aérienne des Tigers. Il faut dire que les espaces offerts par la future star annoncée WR Justyn Ross (789 yards, 8 TD) ont dû aider. Le sophomore a parfois souffert contre Jeffrey Okudah en demi-finales mais a su pallier l’absence ponctuelle de son partenaire, un temps touché à la tête. Les deux hommes, épaulés par WR Diondre Overton, WR Amari Rodgers et les freshmen WR Joe Ngata et WR Frank Ladson, ont le gabarit et les tracés pour mettre en difficulté le backfield adverse.

WR Ja’Marr Chase, LSU – Crédit photo : Jonathan Bachman/Getty Images

Avantage : au vu des chiffres étourdissants, et de l’apport supplémentaire d’un tight end, difficile de ne pas parier sur LSU. Mais l’écart n’est sans doute pas si monstrueux.

Ligne offensive

LSU : Une ligne offensive qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Récompensée du Joe Moore Award, le mois dernier, en tant que meilleure O-Line de l’année, l’escouade des Tigers a concrétisé l’énorme travail du coach de position, James Cregg, depuis la saison passée. Incisif, notamment sur le run block, ce groupe démontre une incroyable homogénéité, derrière les deux seniors LG Adrian Magee et RG Damien Lewis. A leurs côtés, les juniors LT Saahdiq CharlesC Lloyd Cushenberry et RT Austin Deculus sont difficiles à bouger et font déjà partie des futurs prospects qui font saliver la NFL. La concurrence est rude sur le poste, à tel point que le junior G Donavaughn Campbell et le sophomore G Ed Ingram se contentent de peu de snaps.

Clemson : Souvent snobée au fil des années, la ligne offensive de Clemson sait faire étalage de son talent quand il le faut. Etonnante en finale nationale l’an passé, elle a aussi surpris les observateurs contre Ohio State, en ayant à l’usure une défense physique et en maitrisant la principale menace défensive du pays, Chase Young. Pour ne rien arranger, le groupe Tiger arrive à maturité avec pas moins de quatre seniors émérites, LG Jim SimpsonC Gage CervenkaRG Sean Pollard et RT Tremayne Anchrum. Mais c’est bien le sophomore LT Jackson Carman, ancienne recrue 5 étoiles qui sera le principal lieutenant de Trevor Lawrence, pour laisser au quarterback le temps de briller un peu plus. Souvent utilisé face aux Buckeyes, le sophomore LG Matt Brockhorst aura l’occasion de sortir du chapeau, le jeu au sol ayant parfois souffert lors du Fiesta Bowl.

Lloyd Cushenberry III (#79) et Thomas Perry (#78), LSU – Crédit photo : Crescent City Sports

Avantage : LSU. Difficile de ne pas donner l’ascendant au véritable rouleau-compresseur made in Louisiane.

Ligne défensive

LSU : Dans les tranchées, Louisiana State sait se faire respecter. Si la ligne offensive fait peur, la D-Line propose également un panel d’athlète hors-norme et ô combien intimidant. La vedette de ce premier rideau est sans conteste le senior DE Rashard Lawrence (25 plaquages), qui a mis sur la touche l’ancien transfert de Texas Tech, DE Breiden Fehoko. Mais c’est bien le sophomore NT Tyler Shelvin (39 plaquages) qui explose cette saison et tend à devenir un aimant à double-teams. Souvent gêné par les blessures, le junior DE Glen Logan profite de son binôme DE Neil Farrell pour mettre une pression précieuse sur les actions auxquelles il participe.

Clemson : La page s’est tourné, mais le potentiel est bel et bien là. L’an passé, les Tigers ont dit au revoir à leurs historiques « 4 fantastiques » Clelin Ferrell, Christian Wilkins, Dexter Lawrence et Austin Bryant. Douze mois plus tard, le vrai leader de ce groupe reste encore à identifier, mais la rotation est encore plus sauvage. Le freshman DT Tyler Davis (42 plaquages, 9 et demi pour perte) a été le lineman le plus sollicité par Brent Venables et semble avoir une complémentarité naissante avec le sophomore DT Jordan Williams, belle surprise de la fin de saison. Capable de suppléer Dexter Lawrence au pied levé, après la suspension de ce dernier en 2018, le senior DT Nyles Pinkney a les atouts pour se distinguer si besoin. Sur les extérieurs, le sophomore et ancien 5 étoiles DE Xavier Thomas n’a pas encore confirmé tous les grands espoirs placés en lui. Mais son gabarit et son apport sur le run stop en font une pièce à ne surtout pas sous-estimer. Le junior DE Justin Foster et le sophomore DE Logan Rudolph complètent ce groupe, de même que le polyvalent DL K.J. Henry, autre ancienne grosse recrue du campus de Caroline du Nord.

DT Rashard Lawrence (#90), LSU Tigers – Crédit photo : Paul Spinelli

Avantage : LSU. Plus de physique et d’expérience pour tenter de contrecarrer la ligne adverse.

Linebackers

LSU : Habituelle force du programme, à l’image des joueurs NFL Deion Jones et Devin White, l’escouade de linebackers est solide, faute de mieux. Dotée d’incroyables athlètes, les Tigers ont collecté 182 plaquages avec leur duo central MLB Jacob Phillips et WLB Patrick Green, mais la tendance à ne pas s’appliquer aux plaquages peut coûter cher. Sur les extérieurs, le besogneux OLB Damone Clark a suppléé OLB Michael Divinity Jr., un temps écarté du groupe pour des raisons personnelles. Cet ancien capitaine défensif devrait d’ailleurs enfin retrouver les siens lors de cette finale nationale. La star de ce groupe, voire de cette défense, est bien sûr le sophomore OLB K’Lavon Chaisson (58 plaquages, dont 13 et demi pour perte), phénomène physique capable d’être aussi redoutable sur le rush que sur la couverture et la poursuite. Comme pour Chase Young à Ohio State, il sera la boussole de cette défense.

Clemson : Si le premier rideau manque de certitude, en termes d’expérience, ce n’est pas vraiment le cas plein centre. Car le junior LB/S Isaiah Simmons n’a cessé de se développer depuis son arrivée en defensive back, au point de devenir le meilleur plaqueur et le meilleur sackeur de son équipe en 2019 (97 plaquages, 7 sacks), de même qu’un potentiel futur top 10 de la draft. Capable de jouer partout pour perturber la décision du quarterback, il a le profil d’un free safety dans le corps d’un middle linebacker. Il est notamment l’auteur d’une interception lors du Fiesta Bowl, contre Ohio State. A ses côtés, le senior WLB Chad Smith et le junior MLB James Skalski sont des joueurs de devoir qui pourront compter sur l’explosivité d’un autre futur grand sur la position, le sophomore WLB Baylon Spector.

OLB Isaiah Simmons, Clemson – Crédit photo : John Byrum/Icon Sportswire via Getty Images

Avantage : Clemson. Moins talentueux sur le papier, ce groupe est paré au combat, avec peu de plaquages cassés cette saison. Avec le joueur du back-seven le plus polyvalent du pays, les Tigers ont en plus un profil hybride capable de menacer le Heisman Trophy 2019.

Defensive backs

LSU : « DBU », vous connaissez ? Si cette appellation a été quelque peu galvaudée en début de saison, à Texas, le backfield défensif s’est parfaitement repris sur le reste de l’exercice. Avec 15 passes défendues et 6 interceptions, le true freshman CB Derek Stingley Jr. semble déjà le taulier de son escouade et a su faire oublier les errements du super prospect FS Grant Delpit contre la course et le côté gambler de CB Kristian Fulton et NB Kary Vincent Jr. Loin d’être le plus flashy, SS JaCoby Stevens est en revanche appliqué, à l’image de ses 85 plaquages, 5 sacks, 6 passes défendues et 3 interceptions depuis le début de la saison.

Clemson : Si on voulait résumer grossièrement, on dirait « fourni au milieu, inquiétant sur les extérieurs ». Car sur le poste de safety, les Tigers ont pas mal de références. Les seniors FS Tanner Muse et SS K’Von Wallace (112 plaquages cumulés) ont « grandi » ensemble sur le campus et composent un duo de solides cogneurs. Pour les assister, le junior FS Nolan Turner plus doué dans les airs et apte à réaliser de nombreux jeux décisifs à l’image de son interception de la victoire, en demi-finales. Parlant d’interception importantissime, le junior CB A.J. Terrell en connait un rayon dans ce domaine, lui qui avait lancé les Tigers vers le titre national l’année dernière avec un Pick-6. Mais comme souvent avec les cornerbacks des Tigers, l’excès d’enthousiasme peut être à double tranchant, avec des instincts trompeurs et des gains en conséquence. Les sophomores CB Derion Kendrick et CB Mario Goodrich doivent aussi gagner en assurance dans ce domaine.

CB Derek Stingley Jr, LSU Tigers – Crédit photo : LSU Sportsnet

Avantage : LSU. Avec certaines stars à 80%, le backfield des Tigers a souvent impressionné. Si elles se montrent vraiment sous un grand jour, l’addition peut être salée.

Équipes spéciales

LSU : Malgré un énième changement de kicker, les Tigers se sont montrés assez corrects dans l’exercice cette saison, avec un ratio de 21 sur 26 sur field goal pour le freshman K Cade York. On notera tout de même 4 extra-points laissés en cours de route par le botteur de Louisiane. Sur phases de punt, P Zach von Rosenburg est seul maître à bord et s’est montré à l’aise avec une moyenne de 42 yards par coup de pied. Enfin, sur retour, KR Clyde Edwards-Helaire s’est contenté de 18 yards par action, pour 9 yards du côté de PR Derek Stingley sur les phases de punt. Deux touchdowns ont tout de même été inscrits par LSU dans ce domaine cette année, par l’intermédiaire du linebacker PR Micah Baskerville et du receveur PR Trey Palmer.

Clemson : Le junior P Will Spiers est globalement dans les mêmes eaux que son homologue d’LSU (42,5 yards), mais sur le poste de kicker, les inquiétudes demeurent … Le sophomore K B.T. Potter a été impeccable sur les conversions, mais a affiché un trop gros déchet pour les field goals, avec un petit 12/20 et un coup de pied encore vendangé contre Ohio State. Sur retour, malgré la rotation entre KR Travis EtienneKR Joe NgataPR Derion Kendrick et PR Amari Rodgers, aucun touchdown n’a été inscrit par l’escouade de Dabo Swinney, mais une moyenne de 25 yards a été décrochée sur les phases de kickoff.

Avantage : LSU. Un brin plus clutch dans le jeu au pied.

Récapitulatif

ClemsonLSU
QuarterbacksX
Running backsXX
Receveurs/Tight-EndsX
Ligne offensiveX
Ligne défensiveX
LinebackersX
Defensive backsX
Équipes spécialesX
 
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