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[CFP National Championship 2019] La saison 2018 de Clemson

Retour sur la saison 2018 des Tigers de #2 Clemson.

Crédit photo : Joshua S. Kelly-USA TODAY Sports

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En prélude à la saison 2018 de College Football, les pronostics sur le nom des deux protagonistes les plus sérieux à un voyage en Californie du Nord le 7 janvier 2019 n’ont pas fait dans l’originalité. Pourquoi changer son fusil d’épaule lorsque les deux vainqueurs des trois dernières éditions ont continué à empiler le talent comme Américains et Russes les têtes nucléaires ? Alabama et Clemson ont donc eu la faveur de la vaste majorité des journalistes, coaches, fans et tout autre individu quelque peu intéressé par la discipline.

Oui, Georgia et Ohio State ont également pointé le bout de leurs nez dans ces pronostics d’avant-saison mais pas de quoi empêcher les fans du Crimson Tide et des Tigers de bien dormir la nuit. Et, dans une saison qui n’a pas connu de grosses surprises dans les conférences Power 5 (les cinq favoris ont tous remporté leurs conférences respectives), Alabama et Clemson ont, comme attendu, tracé leur chemin jusqu’à Santa Clara et la finale du championnat universitaire. Si Alabama n’a connu que peu de difficultés pour parvenir au tout dernier match de la saison, le chemin de Clemson a été légèrement plus chaotique mais somme toute également plutôt tranquille.

Avant la confrontation entre les deux monstres du College Football pour la quatrième année consécutive, et la troisième fois en finale, petit retour sur les saisons respectives des deux équipes.

#2 Clemson Tigers

Dans une conférence ACC affaiblie par les médiocres saisons de Miami (7-6, 4-4), Virginia Tech (6-7, 4-4) ou encore Florida State (5-7, 3-5), #2 Clemson n’a pas eu beaucoup à suer pour remporter le titre sans la moindre défaite. Mieux, les Tigers sont également restés invaincus hors conférence et se sont logiquement qualifiés pour le playoff, leur quatrième participation consécutive.

Si la mise en bouche contre Furman (48-7) n’a été qu’une formalité en ouverture de la saison, le match contre les Paladins a été l’occasion de découvrir tout le talent de QB Trevor Lawrence. Alternant les snaps avec QB Kelly Bryant, le joueur de première année a surclassé son ainé (3 TD à 1), prélude à un bouleversement de hiérarchie à venir. Ce premier match a aussi confirmé l’émergence du joueur de deuxième année RB Travis Etienne dont la production offensive s’est avérée déterminante dans la saison de #2 Clemson.

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Le plus gros test pour #2 Clemson a été son déplacement à College Station où les Tigers ont dû résister à un retour en fanfare de Texas A&M pour s’imposer d’une courte marge (28-26). Ce match a exposé l’une des (relatives) faiblesses de #2 Clemson : sa défense aérienne. Si les Aggies ont été étouffés au sol, ils se sont gavés dans les airs avec 430 yards.

Cette petite frayeur a été vite oubliée et #2 Clemson n’a eu aucun problème à disposer de Georgia Southern (38-7) avant d’entamer son calendrier de conférence. La première équipe à se frotter au tenant du titre, Georgia Tech, a volé en éclat (49-21) grâce à une grosse performance de QB Trevor Lawrence (4 TD) et une défense contre la course qui n’a accordé que moins de 150 yards à la triple option des Yellow Jackets.

Le coup de tonnerre de la saison des Tigers est arrivé avant son match contre Syracuse : RB Kelly Bryant, battu par Trevor Lawrence pour le poste de QB #1, a annoncé son transfert, laissant le groupe de quarterbacks sans véritable solution de rechange éprouvée. Cruelle fin de carrière à #2 Clemson pour le successeur de Deshaun Watson qui, contrairement à la star des Houston Texans, n’est pas parvenu à battre Alabama en finale nationale. Les Tigers se sont donc retrouvés contre Syracuse amputés de leur ancien QB titulaire et ont dû batailler ferme pour se défaire de l’Orange (27-23) qui les avaient battus la saison passée. Les 3 TD de Travis Etienne ont sauvé la peau de #2 Clemson qui a dû faire face à la sortie en cours de match de Trevor Lawrence, violemment remué sur un choc.

Ce match contre Cuse marquerait-il le début d’une fissure dans l’armure des Tigers ? Wake Forest l’aurait bien espéré mais ses espoirs n’auront duré que l’espace d’un demi quart temps et le premier des trois touchdowns de RB Travis Etienne. Retour aux affaires pour #2 Clemson qui terminera la punition infligée aux Demon Deacons (63-3) avec QB Chase Brice, qui avait tout juste permis aux Tigers de sauver leur tête contre Syracuse.

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La montée en puissance de #2 Clemson s’est confirmée contre NC State (41-7). Travis Etienne y est à nouveau allé de ses 3 TD mais c’est surtout la performance défensive des Tigers qui a impressionné, empêchant le futur pro QB Ryan Finley (156 yards et 2 interceptions) d’exprimer tout son talent.

C’est peut-être contre Florida State, atomisée par #2 Clemson (10-59) pour la plus large défaite à domicile de son histoire, que l’on a pu mesurer le gouffre qui sépare #2 Clemson du reste de la conférence ACC. Trevor Lawrence (314 yards et 4 TD) s’est amusé avec la défense des Seminoles et les Tigers ont même gagné du terrain au sol en… défense en limitant FSU à -21 yards. DL Christian Wilkins s’est même offert un TD au sol derrière un block de son quarterback.

Autant dire que Louisville, dont le début de saison était catastrophique jusque-là, est arrivé en Caroline du Sud dans ses petits souliers et en est reparti à poil et avec près de quatre-vingt points dans la musette (16-77). Le « Fridge Package » de #2 Clemson, qui utilise ses hommes de ligne défensive dans son jeu au sol, a encore frappé dans cette rencontre, cette fois Trevor Lawrence marquant à la course derrière un block de Christian Wilkins.

Puis, Boston College (27-7) et Duke (35-6) ont également rendu les armes contre les Tigers. Le match contre les Eagles était très attendu du coté de Boston depuis que BC avait réintégré le Top 25 mais les Tigers, sans être nécessairement convaincants, ont assuré le boulot et l’essentiel.

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C’est surtout pour leur dernier match hors conférence, contre le rival South Carolina et la puissante SEC, que l’on attendait #2 Clemson. Malgré l’ampleur du score final (56-35), les Tigers ont montré quelques lacunes, accordant 600 yards aux Gamecocks dont 510 (et 5 TD) dans les airs. Mais, comme ce qui compte avant tout c’est d’avoir plus de points que l’adversaire à la fin du match, mission accomplie pour #2 Clemson qui a terminé sa saison régulière invaincue avec une nouvelle performance offensive impressionnante (393 yards à la passe et 351 yards à la course pour un total de 754 yards et 7 TD au sol).

La finale de conférence contre Pitt (8 yards à la passe dans ce match) sera une formalité (42-10) et, comme attendu, #2 Clemson terminera à la deuxième place du classement CFP, synonyme de qualification au playoff.

Donné favoris de près de deux touchdowns contre #3 Notre Dame, les Tigers ont dû jouer cette rencontre sans DL Dexter Lawrence, l’une de leurs pièces maitresses en défense, suspendu pour ce match pour usage de substance illicite. Qu’à cela ne tienne, DE Clelin Ferrell et DE Austin Bryant se sont chargés d’annihiler l’attaque du Fighting Irish (248 yards au total) tandis que QB Trevor Lawrence (327 yards et 3 TD) et RB Travis Etienne (109 yards et 1 TD) assuraient la facile victoire (30-3) et la qualification pour la finale nationale, leur troisième en quatre ans.

Membre de la Football Writers Association of America (FWAA), Blaise Collin est un passionné de football universitaire et de NFL, passé par l'Idaho et basé en Californie depuis 2018. Après avoir contribué au site elitefoot.com, il a rejoint la rédaction de 4th&Goal en 2013. Il partage désormais sa vision du football sur The Blue Pennant et sur footballamericain.com.

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Alabama, champion national !

Mené par une nouvelle performance exceptionnelle du vainqueur du trophée Heisman, WR DeVonta Smith, le Crimson Tide de #1 Alabama s’impose largement 52-24 face à #3 Ohio State offrant ainsi un 7ème titre de champion national à Nick Saban.

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Un WR DeVonta Smith inarrêtable, un RB Najee Harris insaisissable et un QB Mac Jones toujours impeccable : portée par son trio magique, l’attaque explosive du Crimson Tide a offert une démonstration de sa toute-puissance (621 yards) à l’occasion d’un National Championship Game remporté facilement 52-24 face à une équipe des Buckeyes de #3 Ohio State totalement dépassée.

Le dernier match de cette saison de College Football très incertaine et menacée d’annulation au cours de l’été dernier se conclut finalement par un résultat on ne peut plus prévisible : #1 Alabama (13-0) est sacré champion national pour la 6ème fois de l’ère Nick Saban à la tête du Crimson Tide. Pour le coach du programme de Tuscaloosa (Alabama), il s’agit d’un 7ème titre qui lui permet ainsi de dépasser une autre Légende du College Football, Paul « Bear » Bryant, pour devenir le head coach le plus couronné de l’Histoire.

Mais la grande star de ce National Championship Game aura été le receveur senior WR Devonta Smith. Bien qu’il n’ait joué qu’à peine plus d’une mi-temps, le vainqueur du trophée Heisman 2020 a écoeuré à lui tout seul la défense des Buckeyes. Une performance exceptionnelle qui entre dans l’Histoire du College Football Playoff : 12 réceptions, 215 yards et 3 TDs. En 1ère mi-temps !

Blessé à la main au retour des vestiaires, WR DeVonta Smith a regardé la 2ème mi-temps de la sideline sans trop stressé : l’écart au tableau d’affichage ayant déjà été creusé dans les deux premiers quart-temps, la victoire finale du Crimson Tide ne faisait guère de doute.

WR DeVonta Smith, Ohio State – Crédit photo : Alabama Athletics

Malgré une tentative de résistance en début de ce match, #3 Ohio State (7-1) ne pouvait tout simplement pas tenir le rythme effréné imposé par l’attaque du Crimson Tide. Pour sa dernière sortie au niveau NCAA avant de faire le saut chez les professionnels, QB Justin Fields (17/33, 194 yards, 1 TD et 67 yards au sol) était-il à 100% suite à son violent choc reçu aux côtes en demi-finale face à Clemson ? On ne le saura peut-être jamais. Toujours est-il qu’il n’a pas l’impact attendu par les fans de #3 Ohio State dans cette finale nationale.

Les Buckeyes ne pouvaient pas plus mal entrer en matière dans ce National Championship Game : après avoir perdu le toss, ils ont été obligés de dégager le ballon suite à un 3-and-out sur lequel leur running back vedette RB Trey Sermon s’est blessé à l’épaule. Diagnostic catastrophique : match terminé pour le coureur #1 d’Ohio State. Ouch !

Et le premier drive du Crimson Tide ne fût pas pour rassurer les fans des Buckeyes. En 12 jeux, #1 Alabama remonta le ballon sur 78 yards pour finalement ouvrir le score sur un 4ème down transformé en TD par RB Najee Harris (79 yards au sol, 2 TD et 7 réceptions, 79 yards, 1 TD). Son 25ème TD de la saison.

La réaction de #3 Ohio State se devait d’être immédiate au risque de voir cette finale nationale rapidement tourner en faveur du Crimson Tide. Elle est le sera. RB Master Teague (65 yards au sol, 2 TDs) remplit parfaitement son rôle de backup et TE Jeremy Ruckert nous offrit à une main l’une des réceptions les plus spectaculaires de la soirée avant que le running back numéro 2 des Buckeyes égalise sur une course extérieure de 8 yards. 7-7.

Les deux équipes se lancèrent alors dans un véritable mano a mano. À un TD de WR DeVonta Smith, #3 Ohio State répliqua par le second TD au sol de RB Master Teague après que le quarterback de #1 Alabama, QB Mac Jones (36/45, 464 yards, 5 TDs), ait commis un fumble récupéré par le linebacker des Buckeyes, LB Baron Browning.

RB Najee Harris (#22), Alabama – Crédit photo : Alabama Athletics

Ce turnover piqua au vif l’attaque des champions de conférence SEC qui appuyèrent encore un peu plus sur l’accélérateur grâce à des schémas offensifs diaboliques du coordinateur offensif Steve Sarkisian (notamment de multiples motions pour libérer ses receveurs) et à une sensationnelle performance de son joueur vedette, WR DeVonta Smith. Déjà très en jambe en début de match, ce dernier devint alors complètement inarrêtable ajoutant un 2ème, puis un 3ème TD sur réception portant son total à la mi-temps à 12 réceptions pour 215 yards (nouveau record du National Championship Game) !

Et comme RB Najee Harris ajouta lui aussi son second TD du match, #1 Alabama rentra aux vestiaires avec une confortable avance de 35-17. Tout semblait réussir à QB Mac Jones (25 sur 30, 342 yards, 4 TD en 1ère mi-temps) qui paraissait alors en plein contrôle de son match. Tout l’inverse d’un QB Justin Fields (6 sur 15, 90 yards et 29 yards au sol) malmené par la pression défensive du Crimson Tide et incapable de trouver le moindre rythme dans le jeu aérien.

La deuxième mi-temps ne sera finalement qu’une simple copie conforme de la première : malgré l’absence de son receveur #1, l’attaque du Crimson Tide a continué d’accumuler les yards et de conclure ses drives par des points au tableau d’affichage. Après un FG sur sa première possession du 3ème quart-temps, #1 Alabama ajouta deux autres TDs sur les deux drives suivants sur une réception de WR Slade Bolden et sur un TD au sol de RB Najee Harris (son 3ème du match). 52-24 à 13:15 de la fin du match. Game over.

Après deux saisons sans titre national (et une année 2020 sans playoffs), le Crimson Tide remporte une victoire éclatante et termine ainsi invaincu pour la première depuis 2009. Le programme de Tuscaloosa retrouve également sa place au sommet de la hiérarchie du College Football.

Résumé en vidéo

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Alabama vs Ohio State : l’ultime preview

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The Blue Pennant vous propose une couverture exceptionnelle du CFP National Championship Game 2021 qui verra s’affronter le Crimson Tide d’Alabama et les Buckeyes de #3 Ohio State, lundi 11 janvier prochain.

#1 Alabama (12-0) vs #3 Ohio State (7-0)

CFP NATIONAL CHAMPIONSHIP
Miami, Floride
Hard Rock Stadium
Lundi 11 janvier 2021
20h00 (heure locale, 02h00 en France)

AlabamaOhio State
Nick SabanCoachRyan Day
12-0
Champion de la SEC
Fiche en 20207-0
Champion de la Big Ten
48.2 (#2 National)Points marqués43.5 (#5 National)
19.5 (#20 National)Points accordés21.0 (#24 National)
29.1Écart moyen21.4

Jusqu’au coup d’envoi, toute la rédaction s’est mis sur le pont pour vous présenter une série d’articles quotidiens concernant ce duel entre le champion de conférence SEC et les champions nationaux en titre :

– Présentation du match dans l’épisode 135 du Podcast.
Le Hard Rock Stadium, stade aux multiples visages.
– Le face-à-face à chaque poste.
Les clés du match.
Les pronostics de la rédaction.

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[National Championship 2021] Les clés du match

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Dans le cadre de sa série d’articles de présentation du CFP National Championship 2021, The Blue Pennant vous propose de découvrir les clés de ce match entre #1 Alabama et #3 Ohio State.

L’état de santé de Justin Fields

Ce fût d’abord le pouce face à Northwestern en finale de conférence Big Ten, puis les côtes lors du Sugar Bowl face à #2 Clemson. Le redshirt sophomore QB Justin Fields assure qu’il sera à 100% pour cette finale nationale mais son parcours jusqu’au Hard Rock Stadium de Miami a été semé d’embûches et il suffit de voir les fans des Buckeyes retenir leur souffle à chaque fois que leur quarterback vedette tombe à terre pour comprendre son importance sur les performances de son équipe.

La grande force de QB Justin Fields est sa mobilité : sa capacité à s’extraire de la pression dans la poche pour prolonger un jeu qui peut sembler mal embarqué, mais aussi la menace permanente que représente son aptitude à gagner des yards au sol grâce à une vitesse de course étonnante pour un quarterback. Ainsi, les défenses doivent toujours être en alerte. Cette mobilité agit comme un aimant : un linebacker ou un defensive back peuvent oublier leur assignation en tentant de le stopper libérant ainsi des receveurs dans l’open space.

Un Justin Fields diminué serait catastrophique pour les Buckeyes. On a pu le voir en début de saison : le visage de l’attaque est bien différent lorsqu’il n’est pas à son top niveau et sans cette double menace qu’il représente, le jeu offensif de #3 Ohio State peut s’avérer unidimensionnel. Ce serait une aubaine pour une équipe du Crimson Tide capable d’anéantir n’importe quel jeu au sol.

La ligne défensive d’Ohio State face à la ligne offensive d’Alabama

On pensait que l’attaque des Tigers de LSU l’an dernier serait la meilleure que l’on verrait au niveau universitaire avant un bon moment. Pourtant, la version 2020 de l’escouade offensive du Crimson Tide n’a pas grand chose à envier à celle des champions nationaux 2019.

Le danger vient de partout. Sous-estimé en début de saison, QB Mac Jones est passé du statut de game manager à celui de gunslinger, puis à celui de vainqueur du trophée Davey O’Brien (meilleur QB de la saison). Il su développer une incroyable connection avec ses receveurs DeVonta Smith, John Metchie et Jaylen Waddle (qui sera de retour de blessure pour ce match). Et comme si cela ne suffisait pas, #1 Alabama peut également compter sur le vainqueur du trophée Doak Walker (meilleur running back), RB Najee Harris. Une invraisemblable collection de playmakers offensifs capables de renverser n’importe quelle défense.

Les Buckeyes savant que pour garder espoir de renverser les champions de conférence SEC, ils devront imposer une certaine pression sur le backfield offensif adversaire. L’objectif sera double : empêcher QB Mac Jones de distribuer ses passes dans un fauteuil et stopper les envolées au sol de RB Najee Harris. Une performance que la ligne défensive de #3 Ohio State a déjà réussi il y a 10 jours face à #2 Clemson en limitant l’impact de RB Travis Etienne et en jouant dans la tête de QB Trevor Lawrence pendant 60 minutes.

À l’inverse de l’époque Chase Young, la pression défensive des Buckeyes en 2020 vient davantage de l’intérieur que de l’extérieur. Ainsi, DT Tommy Togiai et DT Garrett Haskell, qui restent tous les deux sur une sensationnelle performance face aux Tigers de #2 Clemson, auront un rôle déterminant. Le pass rush des Buckeyes a également de beaux arguments avec la présence de DE Jonathan Cooper, DE Tyreke Smith et du revenant DE Zach Harrison. Ce groupe de defensive linemen sait qu’il devra réussir collectivement le meilleur match de sa saison. Car en face, se dressera face à eux la meilleure ligne offensive du pays incarnée le vainqueur du trophée Outland : LT Alex Leatherwood.

Un rayon d’espoir pour #3 Ohio State : l’absence pour ce match du meilleur joueur de centre de la saison, C London Dickinson.

L’impact de RB Trey Sermon

Transféré d’Oklahoma au cours de l’intersaison 2020, RB Trey Sermon est arrivé à #3 Ohio State avec de grandes ambitions : se joindre à une équipe capable de gagner le titre national et faire monter sa cote en vue de la draft NFL. Et ses débuts n’ont pas été à la hauteur… jusqu’à un match sensationnel réussi face à Northwestern lors du Big Ten Championship Game. Ce jour-là, il a accumulé 331 yards pour 2 TD en 29 portés de ballon. Deux semaines plus tard, il va remettre ça face à l’une des meilleures défenses du pays, celle de #2 Clemson en gagnant 193 yards au sol pour 1 TD.

Son éclosion a été l’un des éléments-clé de cette fin de saison réussie des Buckeyes. À force de répétition à l’entrainement, il a su développer un étonnant synchronisme à sa ligne offensive. Le résultat est spectaculaire : toujours très patient, il sait s’engoufrer dans les failles créées par les guards et les tackles au moment opportun et sa capacité à gagner de nombreux yards après le premier contact en fait un joueur ultra-précieux.

Le rôle des linebackers du Crimson Tide sera ainsi primordial. Or, LB Dylan Moses, LB Christian Harris, LB Christopher Allen et LB Joshua McMillian n’a pas toujours brillé par leur constance au cours de cette saison 2020. Une contre-performance de leur part pourrait s’avérer catastrophique pour #1 Alabama.

CB Shaun Wade face à WR DeVonta Smith

Parfois critiqué en 2020 en raison de performances inconstantes durant la saison régulière, le junior CB Shaun Wade semble avoir retrouvé depuis deux matchs son appétit et son niveau de jeu. En demi-finale face à #2 Clemson, il a été l’un des éléments majeurs de l’excellente prestation défensive des Buckeyes lors de leur large victoire 49-28. Le coaching staff a mis un place des systèmes qui lui permette de se retrouver sur son île, en défense man-to-man; une situation où il exprime le mieux son plein potentiel.

Face à #1 Alabama, il aura le rôle essentiel de ralentir le meilleur receveur du pays et vainqueur du trophée Heisman 2020 : WR DeVonta Smith. Ces deux prospects NFL se retrouveront probablement les dimanches après-midi dans quelques mois mais leur premier affrontement direct aura lieu lors de ce National Champioship Game. Le cornerback des Buckeyes a déjà déclaré son impatience de se confronter au meilleur joueur de la saison. L’impact de WR DeVonta Smith est tel sur le jeu offensif de son équipe que si CB Shaun Wade réussissait à le relantir voire à prendre l’ascendant sur son adversaire, l’attaque du Crimson Tide pourrait quelque peu dérailler et donner de meilleures chances de victoire à #3 Ohio State.

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[National Championship 2021] Le face-à-face par poste

A quelques heures du choc entre #1 Alabama et #3 Ohio State à l’occasion du CFP National Championship Game 2021, tour d’horizon des forces en présence à chaque poste.

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Ce lundi, Miami sera le théâtre de la septième finale des playoffs de College Football. Un rendez-vous entre deux places fortes de première division universitaire (dix participations à eux deux) qui s’affrontent, paradoxalement, pour la toute première fois à ce stade de la compétition.

Outsider contre Clemson, lors du Sugar Bowl, Ohio State peut-il de nouveau mettre à mal le favori Alabama ? Dans quels secteurs sont-ils le plus susceptible de le faire ? Tour d’horizon, avec les face-à-faces sur chaque position.

Quarterbacks

Alabama : Moins flashy que Tua Tagovailoa, mais tout aussi rassurant. Troisième du vote pour le trophée Heisman 2020, QB Mac Jones a semblé monter en puissance tout au long de la saison pour conserver les standards aériens de l’attaque du Tide. Certes bien entouré mais rapidement privé d’un de ses playmakers, avec Jaylen Waddle, le junior a compilé 4 036 yards, 36 touchdowns et 4 petites interceptions en affrontant Notre Dame et les défenses de la conférence SEC. Capable de se montrer serein dans la poche, il termine avec un taux de précision à 77% qui pourrait se révéler précieux dans les moments clutches.

Ohio State : Est-il encore utile de présenter QB Justin Fields ? Concurrent annoncé de Trevor Lawrence dans l’optique du premier choix de la prochaine draft, le Buckeye a paradoxalement soufflé le chaud et le froid dans cette saison raccourcie d’Ohio State. Ses stats sont plus qu’honorables, avec 1 906 yards, 21 touchdowns et 6 interceptions, le tout agrémenté de 316 yards et 5 passages dans l’en-but par le biais du sol. Mais quel visage de Justin Fields verra-t-on du côté de Miami ? Celui inquiétant contre Indiana et Northwestern, avec 5 picks enregistrés sur ces deux seules sorties ? Ou celui détonnant et impitoyable au moment de punir la naïveté défensive de Clemson ? Sa mobilité sera en tout cas un atout de taille contre une défense loin d’être parfaite cette année à Tuscaloosa …

Avantage : Alabama. L’expérience pour Justin Fields, la constance pour Mac Jones. C’est sans doute l’un des duels à distance les plus indécis de cette preview, mais au vu de sa saison 2020, le quarterback du Tide part avec un léger ascendant qu’il lui faudra confirmer au Hard Rock Stadium.

QB Mac Jones, Alabama – Crédit photo : Kevin C. Cox, Getty Images

Running backs

Alabama : En annonçant son retour à Alabama en 2020, RB Najee Harris avait pris pour beaucoup un risque inconsidéré. Un an plus tard, le Tide s’en frotte les mains. Car non content d’être inarrêtable, de par sa puissance et son incroyable polyvalence, le senior a souvent été le débloqueur de situation, à l’image de ses cinq touchdowns récents contre Florida, en finale SEC, et affiche des statistiques plus délirantes qu’en 2019 (1 733 yards et 27 TD cumulés) … avec moins de matches joués. Son saut spectaculaire au-dessus de Nick McCloud, au Rose Bowl, a rappelé qu’il était plus qu’une force brute, à savoir une menace imprévisible qu’il sera compliqué de stopper sur l’ensemble d’une rencontre.

Ohio State : Si, à ‘Bama, un colosse se présente au sein du backfield offensif, Ohio State pourrait se présenter en Floride avec un monstre à deux têtes. Attendu comme le successeur de JK Dobbins, le redshirt sophomore RB Master Teague a sorti les Buckeyes de mauvais pas comme lors de sa belle sortie (169 yards, 2 TD) contre Indiana. Reste à savoir s’il sera en mesure de participer à cette rencontre, lui qui est sorti sur blessure contre Northwestern et qui avait été privé du Sugar Bowl, contre Clemson. Son absence a en tout cas permis à son partenaire RB Trey Sermon de franchir un pallier. Coureur émérite mais fragile, arrivé d’Oklahoma, pendant l’intersaison, le numéro 8 a tout simplement pulvérisé la concurrence sur les trois derniers matches de la saison, affichant 636 yards et 4 touchdowns sur cette période, dont plus de la moitié face à Northwestern, en finale Big Ten, effaçant des tablettes des ténors de la position, comme Eddie George. S’il poursuit sur sa lancée, Ohio State a toutes les chances d’inscrire de nouveau son nom au palmarès de la finale nationale.

Avantage : Alabama. Trey Sermon a un tout autre niveau depuis un mois, mais compliqué de ne pas pencher vers Najee Harris de par l’impact et l’aisance du bonhomme.

WR Garrett Wilson, Ohio State – Crédit photo : Mike Mulholland, mLive

Receveurs / Tight ends

Alabama : Jerry Jeudy et Henry Ruggs en NFL, Jaylen Waddle rapidement out saison. Cette situation avait de quoi interroger sur le potentiel du Tide à rebondir au sein de l’escouade de receveurs. Résultat : un titre de Heisman Trophy, le premier depuis 29 ans pour un receveur, décerné à WR DeVonta Smith (1 641 yards, 20 TD), tout simplement éblouissant sur l’ensemble des sorties de sa franchise. Longtemps considéré comme une menace essentiellement profonde, le junior a étoffé son jeu, faisant usage de sa vitesse, de ses tracés et de ses très bonnes mains pour faire frapper le tonnerre. A ses côtés, le canadien WR John Metchie a aussi pris ses responsabilités avec l’absence prématurée de Waddle. Avec 835 yards et 6 touchdowns, il semble le go-to-guy annoncé pour la saison prochaine. WR Slade Bolden (254 yards) et TE Miller Forristall (253 yards, TD) sont aussi pas mal incorporés dans le jeu aérien, mais laisse de plus en plus de places au bluffant TE Jahleel Billingsley (260 yards, 3 TD), tight end d’une folle mobilité et qu’on a déjà vu … comme retourneur.

Ohio State : C’est habituellement le point fort au sein des équipes de Ryan Day. Grâce à d’imposantes classes de recrutement, les Buckeyes savent s’appuyer sur des receveurs d’impact, à même de prendre la suite de profils comme Michael Thomas ou Terry McLaurin. Le junior WR Chris Olave est la nouvelle pépite sur la position. En forme, celui qui a catché le plus de ballons à Colombus, en 2020, est un cauchemar à couvrir, ayant obtenu 660 yards et 7 touchdowns sur une campagne raccourcie et sans avoir joué la finale de conférence. Principalement receveur de possession, il compose avec l’explosif WR Garrett Wilson (673 yards, 5 touchdowns) une doublette complémentaire et redoutable. Derrière, pourtant, les solutions sont moins nombreuses qu’en 2019. Elles existent tout de même, au vu des récentes intégrations de WR Jameson Williams (140 yards, 2 TD) et des tight ends TE Jeremy Ruckert (115 yards, 5 TD) et TE Luke Farrell (37 yards, TD). Les deux true freshmen WR Julian Fleming et WR Jaxson Smith-Njigba (103 yards et un TD à eux deux) pourraient bien sûr être amenés à sortir du chapeau, si besoin.

Avantage : Alabama. Que de cas de conscience sur ces positions offensives. Ohio State a du réservoir, mais tout cela apparait bien dilué par rapport à la force de frappe du nouveau Heisman Trophy et de ses partenaires.

LT Alex Leatherwood, Alabama – Crédit photo : John Bazemore, AP

Ligne offensive

Alabama : Forte de l’incroyable campagne offensive d’Alabama, la O-Line a forcément reçu tous les honneurs en cette fin de saison. Reconnue meilleure ligne offensive du pays (Joe Moore Award), avec le meilleur tackle (LT Alex Leatherwood) et le meilleur lineman intérieur (C Landon Dickerson) de l’année, le quintet se présente avec de grosses assurances et une agressivité capable de faire mouche sur le pass pro, mais aussi en phase active sur le run block. Si Dickerson devrait manquer le rendez-vous final de la saison, la rotation du poste (LG Deonte BrownOL Chris OwensRG Emil EkyiorOL Pierce QuickRT Evan Neal) ne seront pas de trop pour ouvrir encore la voie royale. 

Ohio State : Contre Clemson, elle a démontré qu’elle était un facteur de poids pour faire des différences. Malgré la récente  blessure de LG Harry Miller sur l’intérieur, la ligne offensive d’Ohio State est collectivement appliquée et une vraie machine en ce qui concerne le run block. Derrière le « vétéran » LT Thayer Munford et les prospects intrigants RG Wyatt Davis et C Josh Myers, Justin Fields a de quoi composer pour disséquer à la passe ou au sol ses adversaires.

Avantage : Alabama. La force de dissuasion est indéniable pour Ohio State, mais le Crimson Tide présente peut-être plus de certitude sur le pass pro, avec 17 sacks concédés en 12 matches.

DE Zach Harrison, Ohio State – Crédit photo : Rich Graessle / Icon Sportswire via Getty Images

Ligne défensive

Alabama : Dans le système 3-4 du coordinateur Pete Golding, le rôle de la ligne défensive est très souvent prépondérant. Ce n’est pas un hasard si le Tide a sorti bon nombre de joueurs d’impact sur la position, comme par exemple Jarran Reed, Jonathan Allen, Da’Ron Payne ou Quinnen Williams. Cette année, peu de têtes dépassent, mais la rotation est tout bonnement ébouriffante. Le leader de ce groupe est, sans contest, le junior DE Christian Barmore, auteur de 7 sacks cette saison et meilleur plaqueur du premier rideau. Il compose avec NT DJ Dale (21 plaquages) et DE Philadarian Mathis (31 plaquages) un trio massif, qui peut souffler quand DE Justin EboigbeDE Byron YoungDE LaBryan Ray et le true freshman NT Tim Smith (70 plaquages à eux quatre) peuvent entrer.

Ohio State : Difficile de sortir chaque année des Nick Bosa ou Chase Young, et cette saison, le talent sera avant tout collectif sur ce premier rempart de la défense de Colombus. Très présent sur le run stop, DT Tommy Togiai et DT Haskell Garrett (45 plaquages et 6 sacks et demi cumulés) font de l’intérieur une base solide, mais quid des edge rushers ? DE Jonathon Cooper (3 sacks et demi) s’est montré décisif contre Clemson mais doit augmenter son volume de jeu, tout en espérant le retour du jeune DE Zach Harrison, en compétition avec DE Tyreke Smith, et annoncé comme la future vedette de la position (2 sacks cette année).

Avantage : Alabama. Pas de profils qui crèvent l’écran, mais sans doute plus de possibilité dans l’escarcelle de Nick Saban pour tenter de fatiguer la ligne offensive opposée.

LB Dylan Moses, Alabama – Crédit photo : Daily Mountain

Linebackers

Alabama : Quel visage du côté de Miami ? Epicentre de l’inconstance défensive de ‘Bama cette année, le deuxième rideau sera scruté au moment de devoir stopper Trey Sermon et le jeu au sol des Buckeyes. Il faut dire que si le pass rush est monté en puissance, dans le sillage du duo LB Will AndersonLB Christopher Allen (13 sacks à eux deux), le run stop a soufflé le chaud et le froid, avec des instincts parfois piégeux pour les durs à cuire LB Christian Harris et LB Dylan Moses. Leur binôme est en tout cas complémentaire, au point de n’avoir laissé que des miettes à LB Jaylen Moody et LB Joshua McMillon.

Ohio State : Pas toujours épargné par les blessures, ce secteur de jeu a semblé sur courant alternatif en 2020, mais a à sa disposition un groupe plutôt polyvalent. LB Tuf Borland et LB Baron Browning (58 plaquages cumulés) pour contrer la course et le duo LB Pete WernerLB Justin Hilliard pour tenter de dissuader le jeu aérien et optimiser les erreurs adverses (2 fumbles forcés, 3 recouverts et une interception comme bilan). Sans être flashy, ce groupe est motivé comme jamais, à l’issue de sa campagne senior, face à un défi de la hauteur de Najee Harris. Ohio State a d’ailleurs été la deuxième meilleure formation du pays sur le run stop cette saison, avec 89 yards concédés par match. Dans une conférence Big Ten souvent armée dans ce secteur.

Avantage : Ohio State. Les caractéristiques ne sont pas les mêmes de chaque côté, mais sur l’aspect purement run stop et sur l’expérience, les Buckeyes ont des arguments à faire valoir.

CB Devyn Banks, Ohio State – Crédit photo : The Lantern

Defensive backs

Alabama : La reconstruction du backfield défensif n’a pas pris beaucoup de temps. Avec le meilleur cornerback annoncé de la prochaine draft (CB Patrick Surtain II), l’un des défensive backs les plus agressifs au plaquage (CB Josh Jobe) et une doublette de safeties capables de soutenir rapidement dans la boite (FS Major WrightSS Jordan Battle), le Tide conserve un dernier rideau intimidant bien que moins opportuniste contre la passe qu’à l’accoutumée. Un état de fait que certaines jeunes perles tendent de contredire, avec l’éclosion successive de DB DeMarcco HellamsDB Malachi Moore et DB Brian Branch (13 passes défendues à eux trois). A n’en pas douter, les solutions seront multiples pour tenter de mettre à mal un Justin Fields plus qu’inspiré dans le jeu profond, en demi-finales.

Ohio State : A l’inverse d’Alabama, la profondeur n’est pas le maître-mot sur un secteur qui a perdu Jeffrey Okudah et Jordan Fuller l’an passé. Le nouveau coordinateur défensif Kerry Coombs a tout de même ses hommes de confiance, avec un duo de cornerbacks CB Shaun WadeCB Sevyn Banks (9 passes défendues, 2 interceptions dont un Pick-6) pas toujours rassurant mais qui plie sans rompre. Plein centre, SS Josh Proctor est le box safety attitré et laisse plus de liberté à DB Marcus Williamson, un coup free safety un coup nickelback selon les besoins de ses coaches. Ce quatuor, susceptible d’être appuyé par DB Marcus Hooker si nécessaire, a fait taire les critiques lors de prestations défensives abouties contre Northwestern et Clemson. Alabama est donc prévenu.

Avantage : Alabama. Physique, rapide, profonde. Cette escouade a une longueur d’avance sur une formation des Buckeyes en mission mais toujours en période de transmission.

K Will Reichard, Alabama – Crédit photo : Crimson Tide Photos / UA Athletics

Équipes spéciales

Alabama : C’est l’un des plus d’Alabama cette année : l’atout du jeu au pied, surtout sur le poste de kicker. En alternance l’an passé, K Will Reichard est devenu le titulaire indiscutable cette année, et n’a pas manqué une seule tentative (13/13 sur field goal, 77/77 sur extra-point). Le gagne-terrain a été correct, avec une moyenne de 37 yards glané par P Charlie Scott et S Sam Johnson. On retiendra aussi les nombreuses possibilités qu’incarnent PR DeVonta SmithPR Slade Bolden et KR Jahleel Billingsley sur les phases de retour, avec un touchdown au compteur pour le nouvel Heisman Trophy.

Ohio State : Absent tout au long du mois de novembre, K Blake Haubeil a repris place comme botteur en chef de l’équipe et affiche un pourcentage excellent sur extra-point (24/24) et mais reste en manque de réglages sur field goal (5/7). Ce n’est pas le cas de son coéquipier P Drue Chrisman (45,5 yards de moyenne), considéré comme l’un des meilleurs à son poste et qui revient au moment opportun, après avoir été positif à la Covid. Sur retour de coup de pied, PR Garrett Wilson et le couteau-suisse KR Demario McCall sont des mobylettes qui n’ont pas encore trouvé l’en-but sur équipes spéciales cette saison.

Avantage : Alabama. Autant de playmakers sur retours, mais un avantage indéniable sur le poste de kicker, tant Reichard a semblé propre cette année. C’était encore difficilement envisageable il y a peu, mais dans les moments chauds, c’est bien le botteur du Tide qui a les meilleurs arguments.

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